L’INCROYABLE BONNE NOUVELLE

Pourquoi la médecine nouvelle du Dr Hamer et la biologie totale du Dr Sabbah suscitent-elles une telle hostilité ? Pourquoi ce que nous appelons pour notre part « la nouvelle médecine du sens » est-elle à ce point attaquée ? Dans son article de réflexion « le décodage biologique est-il une secte ? » (lire page 31), Laurent Daillie avance une explication qui me paraît pertinente : la tendance des gens à suspecter toute démarche qu’ils ne comprennent pas, qui n’est pas officielle et dont ils n’ont qu’une connaissance superficielle. Tout ce qui sort des sentiers battus s’expose en effet à être moqué et combattu, comme l’ont si bien chanté Béart et Brassens. La célèbre phrase d’Arthur Schopenhauer me semble également très éclairante: « Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. » Nous en serions actuellement au deuxième stade du processus.
Soit, l’innovation dérange. Par réflexe conservateur, une société se protège des pensées pionnières facilement taxées de révisionnisme ou de sectarisme, comme c’est le cas notamment des « repenseurs » du SIDA (lire page 18) ou des chercheurs critiques envers les vaccins (lire page 14) Mais à mon avis, un tel degré d’animosité s’explique aussi par un autre phénomène : la suspicion envers les porteurs de bonnes nouvelles. Vous savez, cette méfiance spontanée qui nous fait souvent dire « c’est trop beau pour être vrai » ou « si c’était vrai, ça se saurait ». En l’occurrence, le Dr Hamer nous apporte l’excellente nouvelle que la maladie n’existe pas, du moins dans le sens où on l’entend habituellement. Avant lui, le psychanalyste Georg Grodeck avait déjà observé que « la maladie est pour le patient un moyen de survivre ». Et le biologiste Henri Laborit qu’elle offrait une issue alternative à la lutte ou à la fuite. D’autres, comme le Dr Philippe Ransart, ont pu écrire que « la maladie cherche à guérir » le malade et non à lui nuire. Avec Hamer, la réhabilitation s’appuie sur la démonstration que la maladie est un « programme bien-fondé de la nature » et avec Sabbah qu’elle est « la solution parfaite du cerveau inconscient». Ce dernier a affiné le message en affirmant que la biologie est totale, autrement dit que la logique de vie est à l’œuvre partout et tout le temps, du plus banal dysfonctionnement jusqu’aux plus graves ennuis de santé. Je pense que là est l’objet du scandale : on ne pardonne pas à Hamer et à Sabbah de mettre à bas le dogme de la maladie maléfique et d’apporter, au fond, une toute autre vision philosophique que celle de la médecine classique.
Car si aucune pathologie n’est une ennemie, cela brouille par extension les notions du bien et du mal et nous oblige à réfléchir en profondeur. Si la maladie possède une certaine forme d’intelligence, on ne peut que s’en émerveiller et s’interroger plus avant sur le sens de l’existence humaine. Ce n’est pas pour rien que le Dr Hamer a suivi aussi des études de théologie. Ce n’est pas un hasard si ses élèves se sont aventurés du côté du symbolisme, de la kabbale, de la gnose ou de l’alchimie. Ce n’est pas surprenant qu’ un Alain Scohy, par exemple, ait intégré la foi dans sa démarche de soins et se permette d’écrire aujourd’hui que « seul l’amour guérit » (voir page 13 ), ou qu’un Léon Renard n’envisage plus de thérapie possible sans dimension spirituelle ( lire page 36 ). Dans l’article qu’il nous a envoyé et que nous avons mis en ligne sur notre site (voir page 13) l’épistémologue suisse Richard Sünder aborde carrément l’enjeu métaphysique du nouveau paradigme médical : pour lui, les quatre lois biologiques de Hamer sont autant de clés qui ouvrent l’accès à la compréhension de l’Univers, de son origine et de sa finalité. Inventeur de la « pansémiotique » (1) et auteur du livre « Médecine du mal, médecine des mots »(2), notre nouveau collaborateur conclut même son raisonnement cosmologique en approuvant St-Jean d’un péremptoire
«Au début était le Verbe» !
Au risque d’attiser l’hostilité , je suis personnellement convaincu que la médecine du sens sera au changement d’ère imminent ce que les évangiles chrétiens furent il y a deux mille ans : une incroyable bonne nouvelle qui deviendra inexorablement universelle. En attendant ce basculement, il faut bien faire avec la peur du tombeau vide, le refus d’y croire et les persécutions. Par bonheur, celles-ci n’obligent plus au martyre. Mais je ne voudrais pas terminer cet édito sans rendre hommage aux médecins qui prennent des risques en osant inaugurer cet âge de la maladie décodée comme mouvement de la vie.

Yves RASIR

(1) La pansémiotique est la théorie selon laquelle tout, dans le cosmos, est signe chargé de sens (www.pansemiotique.com)
(2) Editions Quintessence, disponible dans la médiathèque Néosanté