Évolution, révolution !

Certains d’entre vous se sont étonnés que le Néosanté de mars dernier ne consacrait pas son dossier du mois au sujet santé du moment, à savoir bien évidemment la pandémie Covid-19. Les mêmes lecteurs seront sans doute surpris que le numéro d’avril soit totalement muet sur le sujet, hormis deux Santéchos (voir page suivante) qui en traitent indirectement puisqu’ils parlent des graves effets psychologiques de la quarantaine et des effets désastreux du stress sur l’immunité. La raison de cette abstention est simple : depuis fin janvier, la crise sanitaire du coronavirus est abordée chaque semaine dans la newsletter électronique Néosanté Hebdo qui est envoyée gratuitement tous les mercredis aux personnes inscrites. Si vous ne l’avez pas encore fait, inscrivez-vous à cette infolettre hebdomadaire à partir de la page d’accueil de notre site. Visitez aussi les archives (colonne de gauche) car vous y trouverez de nombreuses informations et réflexions intéressantes sur la pandémie en cours, à contre-courant de la psychose virophobique dont nous accablent les journaux et les télés. Le rythme et la souplesse du numérique permettent de coller à l’actualité tandis qu’un article dans le mensuel fournirait des données déjà dépassées au moment de leur publication. Désolé pour celles et ceux qui n’ont pas internet et ne reçoivent pas de courriel ! Mais qu’ils se rassurent : dans quelques mois, lorsque ce « Corona Circus » se sera calmé et que l’hystérie médico-politico-médiatique sera retombée comme un soufflé, nous reviendrons sur cette vraie-fausse épidémie et nous tirerons les leçons de cette gigantesque intoxication de l’opinion publique. Les menteurs, manipulateurs et autres vendeurs de peur ne perdent rien pour attendre !

En attendant, nous respectons notre programme éditorial et nous publions un dossier captivant sur un sujet qui ne l’est pas moins : la médecine évolutionniste. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Normal, cette branche de la médecine scientifique est née aux États-Unis et est encore très mal connue en Europe. Les livres en français fleurissent depuis quelques années mais ces ouvrages sont encore assez confidentiels. Comme son nom l’indique, la médecine évolutionniste opère la jonction avec la théorie de l’évolution de Charles Darwin, et plus particulièrement avec son concept fondamental de sélection naturelle. Puisque la nature sélectionne les organismes les mieux adaptés à leur environnement, il est logique d’envisager les êtres vivants comme des structures assez bien conçues et munies d’instruments d’autorégulation plutôt bien fichus. Or cette vision change tout ! À la lumière de l’évolutionnisme, les chercheurs et médecins sont en effet occupés à révolutionner l’art de soigner les maladies et d’en prévenir l’apparition. Quelques exemples ? Ils nous disent que la fièvre ou l’inflammation sont des symptômes à ne pas combattre car ces mécanismes permettent d’accélérer l’auto-guérison des maladies infectieuses. Rejoignant les travaux de l’obstétricien Michel Odent, ils nous disent aussi que les accouchements surmédicalisés sont une calamité, notamment par leurs répercussions sur le microbiote des enfants. À propos du microcosme bactérien, ils nous expliquent que l’antibiorésistance est inexorable puisque, selon les lois de la sélection naturelle, les souches les plus costaudes s’adaptent aux médicaments biocides. Adhérant à « l’hypothèse de l’hygiène », ils sont également d’avis que la hantise des microbes et l’excès d’asepsie favorisent grandement les allergies et les troubles auto-immuns. Même les parasites ayant co-évolué avec l’être humain trouvent grâce aux yeux de la médecine évolutionniste. Et d’ailleurs, certains traitements d’avant-garde consistent à réintroduire des vers dans l’intestin ! Bref, l’ « EvoMed » s’apparente bien davantage à l’hygiénisme naturopathique qu’à la médecine allopathique classique.

La convergence avec la médecine nouvelle du Dr Hamer et la biologie totale du Dr Sabbah relève également de l’évidence : s’ils n’emploient pas exactement les mêmes mots, les médecins évolutionnistes nous disent finalement que les maladies sont des solutions de survie que les êtres vivants développent pour s’adapter à des facteurs de stress. Même le cancer ? Même le cancer ! Dans son livre « L’abominable secret du cancer », le biologiste Frédéric Thomas souligne l’impasse de la chimio et les erreurs du paradigme actuel considérant le processus cancéreux comme anarchique et hasardeux. Cette évolution de la vision oncologique a des allures de grande révolution. Plus frappant encore : la lecture évolutionniste des pathologies mène à leur… décodage biologique. Un psychiatre belge, le Dr Albert Demaret, a montré la voie pour les pathologies mentales. Ce féru d’éthologie avait notamment observé que les grands dépressifs se comportaient comme les animaux n’osant plus lutter pour un territoire, ou que les anorexiques ressemblaient furieusement aux animaux altruistes se dévouant au clan. Ses travaux passionnants sont aujourd’hui redécouverts et mis en lumière par de jeunes chercheurs. Certes, il faudra encore un peu de temps avant que l’ensemble du corps médical réalise que toutes les maladies sont des
« mémoires de l’évolution ». (*) Mais quand elles sont plusieurs et bien visibles, les hirondelles annoncent véritablement le printemps.
Yves RASIR
(*) Je fais bien sûr ici référence au livre « Et si les maladies étaient des mémoires de l’évolution ? » du Dr Robert Guinée, meilleur connaisseur de l’œuvre du Dr Hamer.