Comme annoncé dans mon infolettre du 5 juillet, le Dr Ryke Geerd Hamer est décédé le 2 juillet dernier à Sandefjord, en Norvège, là où il s’était réfugié depuis une dizaine d’années. Il avait 82 ans, ce qui est un peu jeune pour mourir compte tenu de son énergie vitale peu ordinaire. Cet homme était un roc que rien ne semblait pouvoir ébranler, même pas quarante ans de persécution et deux séjours en prison pour exercice illégal de la médecine. Il s’était également relevé de la mort tragique de son fils Dirk, de son cancer qui avait suivi et de la perte de son épouse, les trois événements qui lui ont permis de comprendre l’origine conflictuelle des maladies et de fonder sa révolutionnaire « Médecine Nouvelle » articulée autour de
« cinq lois biologiques de la nature » (1). Mais il y a sans doute une blessure que cet être exceptionnel n’a jamais réussi à cicatriser, celle d’être rejeté par ses pairs, d’être empêcher de pratiquer son art et de ne pas pouvoir faire valider ses découvertes par la science médicale. Contrairement à une légende entretenue par ses détracteurs, le Dr Hamer souhaitait que ses travaux soient examinés et reconnus à leur juste valeur. Il y était d’ailleurs parvenu une fois, en 1998, à l’Université de Bratislava. Il espérait encore, sinon être réhabilité de son vivant, du moins être autorisé à défendre publiquement sa vision. De source fiable, j’ai appris que le médecin allemand s’était vu récemment opposer un nouveau refus de faire expertiser ses recherches par des gens qualifiés. Peut-être est-ce l’avanie de trop qui a déclenché l’accident vasculaire fatal. Lui qui, selon beaucoup, aurait mérité plusieurs fois le prix Nobel, est mort dans l’isolement et le déshonneur. Honte à notre société capable d’ostraciser ses plus grands trouveurs de vérité !

« Hamer est mort, vive la Médecine Nouvelle ! », me suis-je exclamé dans ma lettre numérique du 5 juillet. Et c’est vrai qu’il y a de bonnes raisons de rester optimiste. L’inventeur a disparu mais son invention demeure vivante. Son œuvre se perpétue à travers les médecins et thérapeutes qui l’ont côtoyé et qui ont formé à leur tour de nombreux praticiens de santé. Sous les appellations de « médecine du sens », « biologie totale », « biodécodage » ou « psychosomatique clinique », le savoir hamérien se transmet et ne mourra jamais. Le temps finit toujours par rendre justice. Néanmoins, j’ai quelques raisons d’être inquiet à court et moyen terme. La première, c’est qu’on peut compter sur les doigts d’une main les médecins francophones directement instruits par le Dr Hamer et toujours en activité. Les autres s’en sont détournés, sans doute effrayés par la chasse aux sorcières et les accusations de dérive sectaire. Quant aux premiers élèves du mentor allemand, ils ont formé très peu de docteurs en médecine, pourtant les mieux placés pour maîtriser toute la complexité de la « neue medezin » et en saisir toutes les subtilités, notamment sur le plan de l’embryologie. Faute de combattants patentés, la lutte pour un nouveau paradigme médical peut donc encore être perdue. La deuxième raison de mon relatif pessimisme, c’est que le cœur des connaissances hamériennes, à savoir le sens BIOLOGIQUE de la maladie, est menacé d’incompréhension et de déformation. Par exemple, le Dr Thierry Janssen n’a rien pigé à cette notion quand il a écrit son livre « La maladie a-t-elle un sens ? ». Et beaucoup d’autres auteurs et formateurs lui ont emboîté le pas en faisant prévaloir l’interprétation psychologique et symbolique des pathologies. Rappelons que celles-ci sont des programmes du cerveau archaïque, des « mémoires de l’évolution » que nous avons en commun avec les végétaux et les animaux, et non les produits du seul néocortex humain. On ne peut rien comprendre à la santé et à ses troubles si on s’en tient à la psychosomatique classique déconnectée de disciplines comme l’écologie et l’éthologie. La médecine nouvelle, c’est pas de la « psy », c’est une nouvelle science de la vie embrassant les autres sciences naturelles ! D’où mon troisième motif d’inquiétude : certains ouvrages du Dr Hamer sont devenus introuvables, la diffusion de ce qui existe est confidentielle et toute la partie de son œuvre sur les maladies psychiatriques n’a pas été publiée en français. Son plus brillant élève, le Dr Claude Sabbah, n’a laissé aucun écrit et les autres ont édité des bouquins grand public qui simplifient à l’excès et parfois trahissent. S’il n’y avait pas l’ouvrage magistral du Dr Robert Guinée (2), toute la richesse de l’œuvre hamérienne pourrait rester ignorée en francophonie.

Mais ma principale raison de tempérer mon optimisme estival, c’est que Néosanté connaît de nouveaux ennuis financiers. Malgré mes efforts de recrutement, le nombre d’abonnés est en train de baisser et les problèmes de rentabilité ressurgissent. Or, nous sommes le seul journal au monde à informer sur l’approche du Dr Hamer et de ses émules ! Qui, à part nous, pourrait publier des articles de décodage comme ceux du Dr Fajeau (page 6 et suivantes) ou des témoignages comme ceux de ces cancéreuses condamnées et totalement guéries (pages 18 & page 28 et suivantes) ? Qui, à part nous, pourrait avertir que le Dr Alain Scohy a lancé une formation à la lecture des scanners cérébraux (voir page 19), un savoir hamérien lui aussi menacé ? Pour sauver le monument en péril, je pense qu’il faudrait aussi sauver notre mensuel et l’empêcher de sombrer. (Ré)abonnez-vous, abonnez vos amis, achetez et offrez les livres que nous diffusons et éditons (3) : l’avenir des géniales trouvailles du Dr Hamer dépend aussi de vous !
Yves RASIR

(1) Voir Néosanté n° 1 et suivants – (2) « Et si les maladies étaient des mémoires de l’évolution », Néosanté éditions – (3) En vente dans la boutique du site www.neosante.eu.