Au départ, je voulais titrer cet éditorial « La meilleure de l’année ». Je me suis ravisé car je n’ai plus envie d’user d’humour au second degré. La pire blague de cette deuxième année de mascarade covidiste, c’est la prétendue supériorité de l’immunité vaccinale sur l’immunité naturelle. Depuis un siècle et demi, l’église pasteurienne et son clergé prêchent qu’il vaut mieux éviter la maladie en la simulant artificiellement au moyen des vaccins. Mais jamais les grands prêtres de cette religion n’avaient osé prétendre que la maladie était moins immunisante que son ersatz vaccinal. Jamais les adeptes de la piqûre n’avaient osé insinuer qu’elle faisait mieux que la nature et que la protection procurée par l’injection était meilleure que celle apportée par l’infection. Ce temps est révolu et les fanatiques de la seringue affirment désormais que son contenu surpasse le mécanisme d’immunité innée ou acquise naturellement au contact de l’agent infectieux. C’est ici que l’on voit que le Corona Circus vire au délire transhumaniste : en « augmentant » les capacités du corps humain, la science du vaccin entend se poser en créatrice d’une nouvelle réalité où la technologie prendrait le pas sur la biologie et les ressources de la vie. Faire croire que le vax anticovid est un rempart plus efficace que le covid lui-même est donc essentiel au projet plandémiste. Si les foules gobent qu’un produit industriel est plus performant que la très complexe immunisation naturelle offerte par la maladie, elles pourront désormais avaler n’importe quel mensonge et n’importe quel médicament censé améliorer leur santé. 

 

Couper les ailes de ce canard est par conséquent très important. C’est pourquoi le présent numéro de Néosanté les cisaille trois fois plutôt qu’une. Dans la deuxième partie des extraits de son livre « Les vaccins en question » (lire page 11 et suivantes), la biologiste Pamela Acker explique clairement que la vaccination ne suffit pas à conférer une véritable immunité contre un agent pathogène. L’ancienne chercheuse universitaire est même d’avis qu’en fonctionnant dans l’ordre inverse de celui conçu pour l’organisme, la vaccination pourrait entraîner une atrophie globale de la réponse immunitaire innée. Et qu’en visant des micro-organismes spécifiques, elle peut rendre plus vulnérable à d’autres infections ou à d’autres maladies non infectieuses. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la vaccinologue repentie a fait un sacré chemin vis-à-vis des vaccins ! Histoire de saper l’escroquerie médicale en cours, j’ai également demandé à Pryska Ducœurjoly de lui consacrer un dossier dédié (lire page 4 et suivantes) et d’énumérer les raisons pour lesquelles l’immunité du vaccin est moins bonne que celle générée par le virus. Bien sûr, notre journaliste n’a pas conçu son long papier à la seule force de ses connaissances profanes. Pour rédiger cet article démystifiant, elle a fait une nouvelle fois appel aux éclairages de la microbiologiste Hélène Banoun, par ailleurs pilier du CSI (Conseil Scientifique Indépendant) mis sur pied par Réinfo Covid. Celle-ci épluche assidûment toutes les études qui sortent et elle n’y a pas encore déniché le moindre élément accréditant la fable officielle de la supériorité vaccinale. Bien au contraire, les données indiquent que les infectés sont nettement mieux protégés que les injectés, tant sur le plan de l’immunité humorale que sur celui de l’immunité cellulaire, laquelle est tellement bien activée par la maladie que le vaccin, en comparaison, est risiblement inefficace. À propos de l’immunité adaptative, Hélène apporte une précision à mon sens capitale : les personnes qui ont « fait » le covid peuvent très bien ne pas avoir d’anticorps mesurables et un test sérologique négatif ne signifie nullement qu’il y a déficit immunitaire. L’immunité, c’est un système tellement sophistiqué qu’on peut être durablement protégé sans émettre le signal que les défenses ont été mobilisées. 

 

Et d’ailleurs, il serait temps d’abandonner ce vocabulaire militaire. Les microbes ne nous attaquent pas et ce n’est pas une guerre, ni offensive ni défensive,  que nous avons à mener contre eux. Il y a un an, nous avions interviewé le Dr Louis Fouché et ce dernier nous avait déjà épatés par sa vision des relations entre les êtres vivants et les virus. Pour ce médecin pourtant « classique », il y aurait lieu de parler de « rapports diplomatiques », et non de confrontation belliqueuse, entre l’Homme et le microcosme. À l’occasion de la sortie de son livre « Tous résistants dans l’âme », le Dr Fouché nous a accordé un second entretien (lire page 27 et suivantes) et il se confirme qu’entre lui et le paradigme pasteurien, la rupture est consommée. L’anesthésiste-réanimateur considère carrément que le concept immunologique opposant le « soi » et le « non-soi » est obsolète. À ce crédo dépassé, il préfère à présent une vision « écosystémique » axée sur les notions de coopération et de complémentarité, où les germes ne sont plus traités en ennemis mais en partenaires de notre évolution. Personnellement, je suis un peu déçu que le courageux docteur ayant contracté le covid peu après son départ forcé de l’hôpital où il exerçait ait quand même décidé de combattre le mal avec de l’ivermectine. Je pense en effet que cette solution allopathique n’est pas la meilleure qui soit. Pour 2022, je fais le vœu que la fausse science des vaccins soit définitivement enterrée et que le vrai potentiel des médecines naturelles ne soit plus ignoré. 

Yves RASIR 

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