La mort, c’est vital !

Grâce aux analyses statistiques de Pierre Chaillot (pour la France) et de Christophe de Brouwer (pour la Belgique), nous savons désormais ce qu’il en est : il n’y a pas (eu) de pandémie car la surmortalité toutes causes confondues ne déroge guère à la normale si l’on tient compte du vieillissement de la population, du plafonnement de l’espérance de vie et d’un « effet moisson » après quelques années de grippe légère. Annoncées comme des tsunamis, les vagues de trépas n’auraient été que clapotis sans le déferlement de mesures sanitaires plus insensées les unes que les autres. L’éphémère surplus de décès enregistré en 2020 a pour causes la déglingue de l’hôpital et l’abandon des soins, l’interdiction des traitements et la mise hors-jeu des médecins, la séquestration des aînés et leur euthanasie au Rivotril, le conseil criminel de consommer du Doliprane et le recours excessif à l’intubation comme technique d’oxygénation. Sans oublier la violence psychologique des confinements et leurs conséquences économiques qui ont entraîné une épidémie de dépressions et une hausse des suicides. Bref, c’est la peur d’un virus prétendument ravageur qui a poussé les autorités à provoquer l’excès mortalité que leur politique était censée éviter. D’une certaine manière, c’est donc la hantise de la mort qui les a conduites à prendre des décisions délétères et mortifères.

Ce paradoxe absurde ne date cependant d’hier. Cela fait des décennies que la thanatophobie s’est installée en ennemie de la vie dans nos sociétés occidentales vieillissantes. La psychologue Marie de Hennezel décrit cette involution à longueur de livres et son dernier ouvrage – L’Adieu interdit – montre que « la crise du covid » est en quelque sorte le paroxysme de la folie consistant à cacher et nier l’inexorable finitude humaine. En occultant et rejetant la mort, notre époque rejette ceux qui s’en approchent, c’est-à-dire les vieux et les malades, à qui le délire hygiéniste impose maintenant de s’en aller inhumainement, privés de la présence de leurs proches eux-mêmes sevrés des rituels de deuil. Comme le souligne également depuis longtemps le philosophe Olivier Rey, le déni de la mort va de pair avec l’idolâtrie de la vie qui en est l’exacte négation et marque l’entrée en barbarie. Devenu tout puissant, le pouvoir médical poursuit le fantasme transhumaniste d’éradiquer la mort alors que celle-ci est au cœur de tous les processus vitaux ! Car sans hiver, pas de printemps. Si les grains ne mouraient pas, les plantes ne pousseraient pas. La mort est littéralement vitale, elle est inhérente aux cycles de la nature dont notre espèce fait indissociablement partie. Et d’ailleurs, c’est la mort qui nous maintient en vie jour après jour. Si ses cellules n’étaient pas constamment renouvelées par le phénomène d’apoptose, un être humain ne serait pas viable. Lorsqu’il y a emballement cellulaire et qu’une partie de son corps refuse de mourir, ça s’appelle un cancer et c’est cette immortalité tumorale qui rend la maladie mortelle. « Dans la dualité, nous opposons la mort à la vie, mais ce n’est pas la réalité », énonce Jean-Philippe Brébion. « La Vie est mort et naissance : il faut mourir sans cesse pour naître à autre chose ».

En lisant le dossier de Carine Anselme, vous serez peut-être tenté de penser que Néosanté contribue à cette idolâtrie de la vie en faisant miroiter vitalité et jeunesse éternelles. Mais je peux vous assurer que ça n’a jamais été notre intention. Nous n’avons jamais considéré la santé comme une valeur en soi et un idéal à atteindre absolument. De notre point de vue, il est plaisant de vieillir lentement mais il n’est pas sain de surseoir au grand saut avec acharnement. Il est hautement souhaitable d’ajouter de la vie aux années mais loin de nous l’envie de vous inciter à ajouter des années à la vie à n’importe quel prix. Et surtout pas à sacrifier la liberté sur l’autel de la sécurité ! Depuis un an et demi, le principe de précaution a été dévoyé et nous vivons dans une dictature sanitaire qui ne dit pas son nom. Sous prétexte de protéger les populations, les gouvernements font avancer à toute allure un agenda de contrôle et de coercition qui aboutit aujourd’hui à une insupportable fuite en avant vaccinaliste : on va inoculer des enfants qui ne sont pas du tout menacés par la grippe covid et pour lesquels la balance bénéfices/risques du vaccin est indubitablement négative ! La médecine pasteurienne va immoler des gosses au motif qu’ils pourraient servir de réservoir au virus et lui donner l’opportunité de frapper à nouveau les vieillards et les porteurs de lourdes comorbidités. N’est-ce pas là une inversion totale de la raison et un saccage totalitaire de la morale ? Pour moi, il est urgent que les parents se lèvent contre cette tyrannie de l’injection imposée aux jeunes générations. Je sais que mes mots sont forts mais je suis d’avis qu’il faut aller jusqu’à risquer sa propre vie pour s’opposer à cette infamie. Il y a des moments dans l’Histoire où il faut oser résister, savoir sacrifier le présent au futur et affronter un pouvoir despotique pour préserver l’avenir de sa progéniture. C’est parce que certains de nos aïeux ont combattu jusqu’à la mort que nous existons aujourd’hui, sachons-nous en souvenir et faire le maximum pour que les tueurs en blouse en blanche n’approchent pas leur seringue des enfants. Pacifiquement et légalement tant que possible, autrement si nécessaire.