Leçons d’une syndémie

« Une pandémie, je ne sais pas ce que c’est, ça n’existe pas ». Prononcée au tout début de la grande mascarade, cette phrase du Pr Didier Raoult est malheureusement passée inaperçue dans le tohu-bohu médiatique. C’est très dommage car l’infectiologue marseillais avait bien précisé sa pensée en ajoutant que « toute épidémie est une maladie liée à l’écosystème qui la voit naître » et que c’est l’écosystème qui doit être étudié pour espérer la combattre. Or dès l’entame de l’épidémie, il est apparu clairement que la grippe covid avait soigneusement sélectionné son écosystème, à savoir l’Occident et les sociétés très occidentalisées. Quand on voit que l’Europe et les deux continents américains totalisent 83% des cas et 91% des décès attribués au coronavirus, il n’est guère permis de douter que le fléau prétendument infectieux est en réalité l’expression d’un désastre sanitaire à la causalité toute différente. Dans son éditorial du 26 septembre 2020, Richard Horton, rédacteur en chef de la prestigieuse revue The Lancet, a pour sa part déclaré que « le covid-19 n’est pas une pandémie », mais bien une syndémie, autrement dit la conjonction d’une maladie virale et d’un ensemble de pathologies non transmissibles s’octroyant le rôle principal. L’émergence de cette notion de syndémie dans un grand journal médical est à mon sens très encourageante car elle témoigne d’une prise de conscience historique : le microbe n’est rien, ou pas grand-chose, sur un terrain qui ne lui est pas propice.

Encore faut-il bien analyser le terrain et tirer les leçons de sa dégradation. Dans Néosanté, c’est ce que nous faisons depuis des mois, notamment à travers la rubrique Modèle paléo (page 24). Après avoir pointé l’importance capitale des carences en vitamine D et vitamine C, notre chroniqueur Yves Patte a montré que le diabète et l’obésité étaient des facteurs de risque tellement majeurs qu’ils devraient être considérés comme les enjeux de santé prioritaires. Dans son article de ce mois-ci, notre expert paléo explique précisément que le mode de vie paléolithique – un régime alimentaire et un niveau d’activités physiques se rapprochant de ceux de nos lointains ancêtres – est assurément la meilleure prévention qui soit de la syndémie. Cet article tape dans le mille car une étude scientifique américaine (lire page 4) vient justement de mettre en évidence la relation entre la sévérité de la maladie et le niveau de sédentarité de ses victimes. Les plus inactifs ont deux fois plus de risque d’entrer en soins intensifs et de décéder du covid que les personnes s’activant au moins 150 minutes par semaine. Le mois dernier, nous avons également mis en relief que l’hyperventilation chronique avait probablement fait le lit des détresses respiratoires aiguës et qu’il fallait d’urgence retrouver de meilleures manières de respirer. Mais saviez-vous que le déficit en vitamine C – encore elle ! – ne participe pas peu à la mauvaise oxygénation du sang ? C’est une pièce cruciale que nous versons au dossier syndémique dans le premier écho de la rubrique Nutri-Infos (lire page 25). Mieux respirer et mieux se nourrir pour mieux s’oxygéner seront cependant des stratégies peu efficaces si l’air que nous incorporons est de piètre qualité. À juste titre, les autorités sanitaires nous invitent à bien ventiler les espaces fermés pour éviter que leur atmosphère devienne délétère. Elles attirent cependant très peu l’attention sur le taux d’humidité alors qu’il est notoire que la sécheresse de l’air fragilise les muqueuses nasales et facilite ainsi les troubles respiratoires. Pire : les instances médicales incitent à purifier notre environnement aérien par des dispositifs de filtration et de stérilisation sophistiqués, comme si la présence de particules virales en suspension était un facteur causal à redouter. Paranoïa pasteurienne, quand tu nous tiens ! Or il y a une influence atmosphérique bien plus utile à prendre en compte, à savoir sa composition ionique. Les ions négatifs sont bien plus positifs que les ions chargés positivement et c’est en ionisant négativement son biotope gazeux qu’on l’assainit à bon escient. On peut toutefois se passer d’appareils et se contenter d’aller régulièrement respirer un air plus sain, par exemple celui des bords de mer ou celui qui nous enchante les bronches à proximité des cascades. Nous vous rappelons cet instrument naturel de santé dans l’article figurant en fin de revue (lire pages 28 à 30).

Somme toute, la lutte rationnelle contre la syndémie covid implique de s’attaquer à ses racines non infectieuses et de restaurer les équilibres que l’écosystème occidental(isé) a la funeste manie de perturber. La guerre contre le virus est une ineptie qui devrait sauter aux yeux des dirigeants politiques si la santé publique était réellement à leur agenda. Selon le virologue allemand Stephan Lanka, ce qu’on appelle virus sont simplement des fragments de cellules dont il n’a jamais été prouvé qu’ils causent quoi que ce soit. Non seulement leur caractère pathogène est sujet à caution mais leur existence même mériterait révision. Selon le trublion teuton, la science virologique contemporaine devrait logiquement conclure qu’elle a fait fausse route et que les débris cellulaires observés au microscope électronique et mesurés par tests PCR ne sont en rien responsables de l’éclosion des maladies dites contagieuses. Le Dr Lanka est une voix isolée mais vous savez qu’à Néosanté, nous accordons grand intérêt aux opinions ultra-minoritaires car elles sont souvent avant-gardistes. Surtout quand elles proviennent d’Allemagne…
Yves RASIR