Si l’on tient compte de l’accroissement de la population, de son vieillissement accéléré, d’une stagnation de l’espérance de vie en Occident et d’un probable effet moisson (grippe plus mortelle après plusieurs années de grippe légère), il n’y a pas eu de surmortalité exceptionnelle en 2020. Chez les moins de 65 ans, la « terrible maladie émergente » a même manié la faux à l’envers puisque le nombre de morts dans leurs rangs est inférieur à ce que les démographes attendaient. Les chiffres officiels confirment donc que la tragédie n’a pas eu lieu et que le narratif politico-médiatique de l’épidémie s’est complètement distancié de la réalité. Dans son article (lire pages 12 à 14), Hughes Belin expose clairement que les épidémiologistes et statisticiens taxés de « rassurisme » étaient dans le bon et que le seul bilan qui vaille – la mortalité toutes causes confondues – leur donne amplement raison. Cela étant dit, on ne peut pas nier qu’un phénomène étrange s’est produit en marge de cette grippe saisonnière parfois sévère baptisée covid : une pandémie d’hypoxie silencieuse. On l’appelle également « hypoxie heureuse » parce que les patients sont inconscients de leur état de sous-oxygénation et qu’ils sont même légèrement euphoriques, comme sous l’influence d’un gaz. Lorsque le corps médical s’aperçoit du problème par l’apparition de cyanose (marques bleues sur la peau et les muqueuses), il est déjà moins une car la carence en oxygène peut rapidement déboucher sur la défaillance du foie et/ou des reins. Un peu partout dans le monde, les hôpitaux ont vu affluer de nombreux patients déjà cyanosés et qu’il a fallu placer dare-dare sous oxygène. 

 

Il est à espérer que ce phénomène hypoxique « covidien » serve de révélateur au véritable fléau qui ravage les pays industrialisés, à savoir l’hyperventilation chronique. Contrairement à une croyance aussi fausse que bien enracinée, le stress consubstantiel à nos sociétés « modernes » trépidantes n’est pas synonyme de respiration insuffisamment ventilante. Nous sommes au contraire très nombreux à hyperventiler en permanence. Nous respirons trop vite, trop fort, trop mal. Dans son article du mois de juin 2020, notre chroniqueur Yves Patte expliquait que beaucoup d’hommes et de femmes ont la mauvaise habitude d’inspirer par la bouche. Ce n’est pas un penchant anodin car l’évolution a façonné l’être humain pour qu’il inspire par le nez. Les narines font office de filtres mécaniques (notamment pour les microbes !) et l’inspiration nasale joue un rôle de filtre chimique en stimulant la synthèse du monoxyde d’azote (NO), un composé extrêmement important pour notre corps. Ce gaz est en effet un vasodilatateur pour les vaisseaux sanguins, un régulateur du système nerveux parasympathique (celui qui calme le stress) et un acteur non négligeable du système immunitaire. Dans sa chronique de juillet-août, notre spécialiste du modèle paléo examinait la façon d’expirer et faisait le même constat navrant : nous expirons trop vite, trop peu, trop mal. C’est une catastrophe car il en résulte un déséquilibre constant entre le dioxygène et le dioxyde de carbone. Plus vite on expulse le CO2 , moins on absorbe l’O2. Il y a un siècle, un individu moyen respirait 4,9 litres par minute. Nous en sommes aujourd’hui à 12 litres par minute ! Cette croissance vertigineuse de la consommation fait que nos cellules sont de moins en moins oxygénées. Le pire, c’est que nous sommes enfermés dans un cercle vicieux : nous hyperventilons parce que nous sommes stressés, nous aggravons le stress parce que nous hyperventilons. Pour échapper au piège, il faut revoir complètement sa façon de respirer, tant à l’inspir qu’à l’expir, et Yves Patte nous indiquait des solutions puisées dans la méditation et dans la tradition du Pranayama yoga (yoga du souffle). En gros, il s’agit de respirer mieux en inspirant plus calmement et en expirant plus profondément, jusqu’à vider complètement ses poumons par des exercices d’apnée. Le yoga aurait-il pu sauver les hypoxiques prétendument attaqués par un virus ? À notre avis, ce n’est pas du tout à exclure. Notre conviction est en tout cas que les patients en hypoxie ont été mal traités, sinon maltraités, et que leur hyperventilation aiguë est survenue sur un fond d’hyperventilation chronique. 

 

À nos yeux, c’est ce terrain respiratoire dégradé qui représente l’urgence sanitaire numéro un : la plupart des Occidentaux doivent réapprendre à respirer correctement ! Depuis presque un an, Néosanté tape sur ce clou et il va continuer à l’enfoncer car personne d’autre ne le fait dans le paysage médiatique. Les médias mainstream sont bien trop occupés à nous vanter des solutions pharmaceutiques ou vaccinales et les autres journaux de santé naturelle se focalisent sur les produits et nutriments favorisant l’immunité. Les uns et les autres passent à côté du fabuleux trésor gratuit que constituent la respiration et ses vertus puissamment thérapeutiques. Le souffle a en effet un incroyable pouvoir et c’est précisément sous ce titre que la journaliste Stéphanie Brillant vient de publier un livre truffé de bons conseils pratiques pour entamer une transformation personnelle de ses habitudes. En guise de dossier mensuel, nous publions de larges extraits de cet ouvrage dévoilant toutes les manières de mieux respirer et d’améliorer ainsi sa santé. La clé du souffle ouvre l’accès à un mieux-être global et peut de la sorte fermer la porte aux aléas d’une infection virale. Prêt(e)s pour la révolution de la respiration ? C’est parti ! 

 

Yves RASIR