Déconfiner la vérité

L’autre matin, j’ai entendu un sketch très drôle à la radio. L’humoriste se demandait ingénument pourquoi il avait fallu un deuxième confinement si le premier avait marché. Et s’il n’avait pas marché, pourquoi en décider un deuxième. La vanne a fait rire tout le studio mais je me demande si les journalistes présents ont perçu la pertinence et le bon sens de ce double questionnement : les conseillers scientifiques savent-ils ce qu’ils font et où ils vont ? Les mesures qu’ils (é)dictent ont-elles une quelconque utilité dans la gestion de l’épidémie ? Ce qui est sûr, c’est que les virocrates qui nous gouvernent ne peuvent s’appuyer sur aucun précédent pour justifier le bien-fondé de leurs idées folles. La mise à l’écart des malades est une vieille technique d’endiguement mais c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’on oblige des populations en bonne santé à s’isoler. Il n’existe donc pas de science du confinement général et l’OMS n’a d’ailleurs jamais formellement recommandé cette politique. Ce qui est sûr aussi, c’est que les pays ayant choisi de confiner seulement les personnes dépistées (Japon, Vietnam, Corée…) ont obtenu de bien meilleurs résultats en termes de mortalité. Et qu’à l’inverse, les nations ayant opté pour un lockdown aveugle (France, Belgique, Espagne, Italie…) ont enregistré une surmortalité anormale au printemps et en automne. Il crève les yeux que la décision inédite d’enfermer tout le monde a produit des effets pervers et que cette voie aventureuse n’aurait jamais dû être empruntée. C’est moins le covid qui a tué que la réponse délirante apportée à ce syndrome à peine plus létal que la grippe saisonnière !

Non contentes de dissimuler cette vérité évidente, nos autorités persistent à confiner la science elle-même en se basant obstinément sur des calculs hasardeux et des modèles mathématiques foireux. C’est tout le mérite de François Jortay d’en avoir fait la démonstration à travers son analyse transdisciplinaire « Gestion des épidémies ». Ce travail nous semble tellement éclairant que nous avons décidé ce mois-ci d’en imprimer des extraits, à savoir son résumé en 15 points et son chapitre relatif à la stratégie non pharmaceutique (SNP), celle qui a précisément prévalu sur la prise en charge et le traitement des malades. Et que nous dit le chercheur belge indépendant ? « Les études en faveur de la SNP ne font qu’affirmer son efficacité sans la démontrer. Cela n’est pas de la science mais du scientisme, c’est-à-dire une forme de religion dissimulée sous un glacis pseudo-scientifique ». Après avoir creusé le sujet pendant des mois, François Jortay a fini par conclure que la seule chose certaine est l’incertitude. Et que les scientifiques devraient faire aveu d’ignorance au lieu de prétendre posséder des connaissances solides et des solutions valides. « Toutes les épidémies s’éteignent naturellement avant d’avoir contaminé 100% de la population, et la plupart avant même d’avoir atteint le taux théorique d’immunité collective, pour des raisons encore inconnues mais très probablement liées au virus lui-même et/ou aux écosystèmes dans lesquels ils évoluent ». Cela fait un siècle que les pandémies de virus « nouveaux » sont mesurées en temps réel et qu’elles disparaissent spontanément sans que se produisent des catastrophes sanitaires telles que celles prédites par les épidémiologistes alarmistes. Pour votre information, sachez que la synthèse de François Jortay a été applaudie dès sa publication par Christophe de Brouwer, qui n’est autre que le président émérite de l’école de santé publique de l’Université libre de Bruxelles, soit la plus grande université francophone de Belgique. Sur les réseaux sociaux, cette personnalité médicale de haut rang ne cesse également de dénoncer l’absurdité et la contre-productivité du confinement strict imposé à tous. Quand elles devront répondre du carnage économique et de son bilan humain tragique (explosion des dépressions, vague de suicides…), nos excellences devront expliquer pourquoi elles ont délibérément ignoré les paroles critiques et préféré s’enfoncer dans le dogmatisme antiscientifique.

Si vous nous lisez depuis le début de la mascarade coronavirale, vous savez qu’il y a deux mensonges que nous avons particulièrement à cœur de dénoncer : celui sur la prétendue efficacité des masques et celui sur le soi-disant « lourd tribut » payé par les soignants. Selon une étude portant sur 6.000 citoyens danois et récemment parue dans Annals of Internal Medicine, les infections ont été à peine moins nombreuses chez les personnes masquées (1,8%) que chez les non masquées (2,1%). Statistiquement, c’est une différence non significative et les auteurs de la recherche ont déclaré avec probité que le bénéfice n’était pas « aussi important » que ce qu’ils avaient anticipé. Pensez-vous que ce travail a fait la une des journaux et télés ? Que nenni car il ne cadrait pas avec la narration officielle ! En revanche, les médias ont moins discrètement évoqué une étude écossaise parue dans le British Medical Journal et montrant que les soignants et leurs familles ont été plus exposés au risque d’hospitalisation durant la première vague. Mais avec une stupéfiante malhonnêteté, la presse n’a pas relevé l’enseignement majeur de cette enquête, à savoir qu’en Écosse, à peine 6 des 158.445 professionnels de santé sont décédés du covid, soit 0,003 % d’entre eux ! Pour nous, c’est la preuve éclatante que le mythe contagieux ne tient pas debout et que le terrain fait tout. Rien n’arrêtera plus le déconfinement de la vérité.