Cocorico : les médecins belges sont à la pointe de la Médecine Nouvelle ! A la suite de son confrère namurois Robert Guinée (*), le bruxellois Michel Henrard vient en effet de publier un livre entièrement consacré aux découvertes du Dr Hamer (**). Ce sont les deux seuls ouvrages écrits sur le sujet en langue française par des docteurs en médecine qui se revendiquent ouvertement de la vision hamérienne sur le sens biologique des maladies. Fruit de plus de 20 années d’expérience, celui du Dr Henrard réussit l’exploit d’être à la fois très complet, rigoureux et accessible à tous. Nous l’avons lu dès sa sortie de l’imprimerie et interrogé son auteur.

Pourquoi ce livre «Comprendre sa maladie d’après les découvertes du Dr Hamer» ? Et pourquoi maintenant ?

La question est en soi complexe. «Comprendre sa maladie» parce que c’est une démarche qui peut aider toute personne malade à devenir plus autonome par rapport au discours de la médecine classique : le rendre moins sensible à tous les «clichés», souvent peu rassurants, qui sont véhiculés par ce discours. Et cela sans explications suffisamment fiables et répétitives ,car elles font surtout référence à des notions assez vagues comme des facteurs de risques, des tendances héréditaires et des hypothèses. Egalement lui permettre de mieux se prendre en charge, notamment dans ses options thérapeutiques. Et enfin, de diminuer la peur, voire la panique, toujours plus ou moins présente au prorata de l’ampleur de sa maladie. Le choix du Dr hamer se justifie par le fait qu’en m’informant sur la plupart des auteurs qui abordent également la relation entre notre histoire personnelle et nos maladies, j’ai constaté qu’ils s’inspiraient tous des découvertes du véritable pionnier en la matière : Le Dr Hamer. Et cela en déformant souvent une partie de ses travaux, en changeant ses termes, en faisant des amalgames avec d’autres notions qui ne sont pas nécessaires : symboliques, ésotériques, astrologiques, mythogiques, transgénérationneles, philosophiques, spirituelles et autres. Etant souvent des anciens élèves du Dr Hamer, ils ne citaient généralement même plus son nom.

Mais pourquoi avoir tant attendu ? Vous êtes un des premiers médecins à avoir rencontré et travaillé avec Ryke Geerd Hamer dès la fin des années 80…

La raison de sa parution seulement maintenant est liée au fait que suivant mes responsabilités professionnelles, je voulais d’abord longuement m’assurer de la validité de ces travaux. Je l’ai fait en deux étapes. La première a duré dix mois pendant lesquels je me suis contenté de vérifier simplement, en commençant à interroger mes patients, mais sans réellement prendre position. N’ayant pas observé d’exceptions, je me suis mis alors à intégrer quasi systématiquement cette approche dans mes consultations. Après 17 années d’une expérience grandissante, et sans jamais «croire» en autres choses que les faits que j’observais de façon constante, j’ai alors décidé de témoigner de cette expérience en consacrant trois ans à rédiger cet ouvrage.

Avec le recul, votre jugement n’a pas changé sur les découvertes hamériennes?

Non, mais j’ai aussi acquis quelques convictions personnelles que j’ai pris le soin de préciser dans le livre pour les distinguer de la stricte originalité des travaux du Dr Hamer.

S’il fallait résumer l’apport du Dr Hamer à la médecine en dix lignes ?

Je dirais qu’il a fait la synthèse entre les données actuelles et acquises de la science contemporaine et un patrimoine de connaissances qu’il reconnaît faire partie de l’humanité depuis très longtemps, et qu’il définit lui-même ainsi : «Il y a des millénaires que l’humanité fait plus ou moins consciemment l’expérience qu’en définitive toutes les maladies ont une origine psychique, et c’est devenu un acquis «scientifique» solidement ancré dans le patrimoine des connaissances universelles. Seule la médecine moderne fait de nos êtres animés un sac plein de formules chimiques.» . Sa découverte la plus importante me semble être le rôle du cerveau impliqué dans toute maladie d’origine psychique : la perturbation d’un endroit précis en fonction de la façon dont nous avons ressenti un choc psychique insurmontable et les conséquences des dysfonctionnements de ce «relais cérébral» sur le fonctionnement de l’organe qui est sous son contrôle.

La première loi biologique du Dr Hamer – toute maladie est le produit d’un choc émotionnel ingérable psychiquement – vous paraît-elle toujours aussi solide ?

Oui, mais en n’oubliant pas les causes externes qu’il n’a jamais niées. Il s’agit des traumatismes divers, intoxications, irradiations, carences nutritionnelles et vitaminiques, affections génétiques. Ces facteurs n’entrent pas dans les lois et règles biologiques qu’il a mises en évidence.

Et les autres lois ?

Elles se vérifient tout autant. Mais il faut considérer à part la 5ème qu’il nomme : «La compréhension du sens des symptômes dans la nature. La Quintessence.» En effet, celle-ci n’apporte rien «sur le terrain» dans la mesure où elle n’ajoute pas d’outil technique pour comprendre la maladie; c’est plutôt une synthèse générale de toutes les autres, de l’ensemble de ses découvertes. Elle ressemble à ce qu’on pourrait appeler une philosophie de la Médecine Nouvelle. Je la trouve quand même intéressante car elle fait réfléchir sur le sens de la maladie, moins au niveau de notre histoire personnelle que dans le contexte tout entier de la nature.

Lorsqu’on vous dit que les découvertes du Dr Hamer ne sont pas validées scientifiquement, que répondez-vous ?

Qu’elles l’ont été amplement. Il existe plusieurs dizaines de protocoles de vérification, émanant de médecins et chercheurs réputés : cancérologues, chefs de service et même dans les Universités de Bratislava et Trnava en septembre 1998. En fait, tous les spécialistes qui ont voulu vérifier impartialement ces lois ont toujours conclu à leur validité.

Que vous inspirent les attaques récentes contre cette «médecine qui tue» ?

Elles ne sont pas récentes et ont commencé dès qu’il s’est mis à publier en 1981 les résultats de ses recherches. Elles se sont simplement multipliées au prorata de l’accumulation de ses travaux. Lui-même les comprend très bien au vu des enjeux économiques, idéologiques et de pouvoir qui imprègnent la médecine comme tant de secteurs de l’activité humaine. Il faut bien comprendre que la Médecine Nouvelle ne fait pas partie de ce qu’on appelle les médecines alternatives. Celles-ci proposent d’autres façons de soigner, d’ailleurs de mieux en mieux admises, mais tout en gardant la conception classique des maladies. Tandis que les travaux du Dr Hamer sont une alternative à la conception même de la maladie. D’où sa portée bien plus difficile à accepter, ce que je comprends tout aussi bien que lui. Je suis habitué à ces attaques dont je ne collectionne plus les publications. Elles ne me choquent pas, contrairement à beaucoup de mes connaissances, et notamment celles qui ont vu cette année l’émission de la RTBF (1), intitulée «la médecine qui tue». Cela m’aurait même étonné qu’on y donne la parole à un seul partisan de cette approche si éloignée de nos façons de penser et d’agir en matière de santé et de maladie.

Les découvertes du Dr Hamer permettent de comprendre les maladies. Mais sur le plan thérapeutique, permettent-elles de soigner et de guérir ?

A priori, c’est un ensemble d’outils pour comprendre et il n’y a pas de «méthode Hamer». Mais on s’aperçoit vite que cette compréhension a très souvent des conséquences sur les options thérapeutiques. Pour ne prendre qu’un exemple : si une prolifération diagnostiquée cancéreuse se révèle stable pendant des années, au point de vue clinique, symptomatique et que des interrogatoires répétés démontrent que le conflit est terminé, pourquoi imposer au patient des traitements incisifs, complexes et souvent mutilants ou ayant des effets secondaires? Il est préférable dans ce cas de ne rien faire. C’est la raison pour laquelle j’ai consacré un chapitre sur les changements en thérapeutique si on tenait compte de la compréhension de la maladie.

Comment expliquer, sans soulever le scepticisme, que la phase de réparation des maladies soit paradoxalement la plus périlleuse pour la santé ?

Il n’y a pas d’explication : c’est un fait d’observation concernant l’ensemble des affections. On constate, tous organes confondus, que la phase de réparation est dans les trois quarts des cas plus inconfortable que celle pendant laquelle le conflit est actif. Ce qui revient à dire que la majorité des patients consultent en 2ème phase. J’explique en détails dans le chapitre sur la 2ème loi les multiples raisons de cette situation apparemment paradoxale. Et je termine par le commentaire suivant, qui n’est pas une explication mais me semble pertinent : «La présence plus fréquente de l’inconfort physique en 2ème phase est pourtant un atout majeur dans le mécanisme de la maladie. Le déclenchement d’un conflit majeur est en somme celui d’un sursis et d’un compte à rebours car l’individu doit résoudre son conflit pour survivre. S’il avait toujours la perception de la souffrance physique de ses organes en plus de la douleur psychique de son ressassement où il cherche la solution, il aurait beaucoup moins de chance de s’en sortir. Quand il est par contre soulagé de son conflit, il peut alors mieux se consacrer à la réparation laborieuse.».

En quoi la Médecine Nouvelle s’écarte-t-elle de la médecine psychosomatique ?

La différence est fondamentale. Le concept de médecine psychosomatique est le seul que la médecine classique a concédé au lien pouvant exister entre notre vécu et nos maladies. Mais il ne comprend que quelques affections courantes comme la gastrite, la migraine, l’asthme, la colite, l’eczéma. Et le message sous-jacent ne peut échapper à notre entendement. Si certaines affections seulement sont psychosomatiques, cela signifie que toutes les autres ne le sont pas, qu’elles n’ont rien à voir avec le psychisme, qu’elles sont purement physiques et relèvent d’une médecine organique qui s’en trouve dès lors renforcée. En poussant plus loin son examen, ce concept est également incohérent. Prenons par exemple le cas de la colite avec ses symptômes de douleurs et de diarrhée. Pourquoi une tumeur du côlon n’a t-elle aucune relation avec un stress bien plus fort? Les cellules auraient-t-elles trouvé le moyen de se prémunir d’emblée contre des stress trop importants, et non pour des stress limités pas trop graves ? La Médecine Nouvelle pose la question essentielle de savoir si le psychisme ne joue pas ou intervient dans toutes les maladies. Et elle CONSTATE qu’il est bien à l’origine de toutes nos modifications biologiques, à l’exception bien sûr des facteurs extérieurs, comme expliqué en réponse à votre question sur la 1ère loi biologique.

Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas, vous avez été radié à vie par l’Ordre des médecins belge pour votre adhésion à la médecine du Dr Hamer. Si c’était à refaire, changeriez-vous quelque chose ?

Pas sur le fond, c’est-à-dire sur le choix essentiel que j’avais à faire. Soit faire profil bas en jouant au vilain petit canard repentant et promettant de ne plus recommencer. J’aurais alors écopé d’une suspension de quelques mois seulement, mais à quoi bon? Après j’aurais repris la même pratique et ils devaient s’en douter. Les ennuis auraient repris pour aboutir finalement à une radiation à vie. J’ai préféré jouer le jeu de la vérité, en répondant franchement à toutes leurs questions. Je leur ai même affirmé que je préférais être radié plutôt que de renoncer, non pas à des croyances, mais à une conviction née de l’expérience. Par contre, sur la forme et avec le recul, je pense que j’aurais dû être plus calme, plus posé. Mais devant le feu roulant des questions et l’agressivité croissante, je n’ai rien laissé passer dans l’incohérence de certaines de leurs réflexions, allant même jusqu’à leur poser des questions et leur présenter des cas auxquels ils ne pouvaient répondre.

L’épisode de cette sanction gravissime a été très douloureux pour vous. Souhaitez-vous le commenter aujourd’hui?

Affirmer que j’ai vécu tout cela sans en être fort affecté serait frimer. La première difficulté fut la longueur de la procédure qui a duré cinq ans. Déjà fatigué par les convocations à l’Ordre, les interrogatoires de la Commission spéciale sur la validité de ma pratique et une perquisition à mon bureau qui s’est mal passée, j’ai eu des difficultés à assumer ma défense en 1ère instance, avec comme résultat une première radiation à vie. En appel, ils ont été plus «cléments» : deux ans seulement de suspension pour pouvoir m’amender. J’ai gagné le premier procès en cassation grâce à trois vices de forme. Là, les choses se sont aggravées : le jugement de cassation leur imposait un nouveau tribunal, réuni d’autres jours. Ils en avaient vraiment marre de me voir, ce qui me rendait encore plus incisif. Le prononcé fut encore une radiation à vie. Contre l’avis de mon avocat, j’ai introduit seul ma deuxième cassation. J’en avais juridiquement le droit et cela m’épargnait des frais qui s’accumulaient . Par ce fait, j’ai été débouté, ainsi qu’au dernier recours à Strasbourg où siège la Cour Européenne des droits de l’homme. Le stress n’a jamais cessé, car j’étais toujours dans la préparation de ma défense, les auditions aux tribunaux ou l’attente du verdict. La deuxième difficulté était de me sentir désormais privé d’outils très utiles dans mon métier : ne plus pouvoir prescrire des examens, des certificats et des traitements. Mais je me suis «recyclé» en faisant de mon nouveau métier (Consultant en Sciences humaines) l’objet-même de ma radiation. Je m’entretenais avec mes «clients» de ce qu’ils avaient vécu en les aidant à faire le lien avec leurs «modifications biologiques». Cela en termes simples et non médicaux, sans poser de diagnostic au sens classique. Ne pratiquant donc plus la médecine, dans son acception courante, j’ai pu continuer à faire ce qui m’intéressait le plus et à augmenter mon expérience. Je n’ai plus jamais eu d’ennuis et les clients, sachant très bien que j’étais radié, n’y attachaient aucune importance. Ce qui leur importait était mes compétences scientifiques de médecin et mon approche, deux atouts qu’aucune radiation ne pouvait m’enlever.

propos recueillis par Yves Rasir

(*) « Les maladies, mémoires de l’évolution», Dr Robert Guinée, Editions Amyris.
(**) « Comprendre sa maladie d’après les découvertes du Dr Ryke Geerd Hamer », Dr Michel Henrard, Editions Amyris.
(1) La Radio-Télévision Belge de langue française.

EXTRAIT
«le dr hamer mériterait le prix nobel»

Extrait de l’avant-propos du livre, dans lequel le Dr Henrard raconte sa rencontre avec le Dr Hamer.
“Comprendre sa maladie n’est pas une démarche prioritaire ni spontanée pour le patient. Avec les désagréments qu’elle entraîne, allant de l’inconfort jusqu’aux grandes souffrances, la première réaction est de souhaiter qu’elle s’arrête. Et pour cela, c’est d’abord la recherche d’une aide thérapeutique. Pendant les quinze premières années de ma pratique, je ne me posais guère plus de questions sur son origine que mes patients. J’étudiais ce qu’on appelle les médecins alternatives, y trouvant parfois quelques explications qui finalement se ramenaient à cette notion vague et polyvalente de terrain (typologies, tempéraments, constitutions, diathèses, etc.). Quelques unes se référaient à l’antroposophie dont je n’ai retenu que les notions nécessaires à son application. J’apprenais ces méthodes de soins plus douces que celles apprises à l’université, tout en gardant cette curiosité régulièrement insatisfaite de savoir comment ça marche, et pourquoi des résultats si différents d’un patient à l’autre. Pendant cette période, une lecture ou la reflexion d’un médecin plus expérimenté attirait mon attention sur la relation possible entre notre histoire personnelle et nos maladies. Mais je n’approfondissais pas, encore trop habitué dans le sens de l’efficacité thérapeutique. Le tournant décisif commence en février 89, quand je rencontre avec quelques confrères et une traductrice, le Dr Hamer à Cologne. Il changeait la conception même de la maladie, avec toutes les conséquences qu’il aurait été naïf de ne pas entrevoir. Aujourd’hui avec le recul, je pense qu’auparavant je n’étais pas prêt pour un tel changement dans mon orientation. Du point de vue thérapeutique, ce médecin me semblait on ne peut plus classique mais l’objectif de l’entretien était tout différent. Il nous parlait d’un système explicatif de la maladie qu’il mettait au point depuis une dizaine d’années, en l’appelant La Médecine Nouvelle. Il répondait à toutes nos questions et ses réponses étaient vraiment décapantes car son interprétation balayait tout ce qu’il appelait les dogmes et hypothèses de la médecine classique, ne s’en tenant qu’aux faits observés. Ses vastes connaissances, et surtout une démonstration étonnante nous laissèrent perplexes. Cette démonstration était un diagnostic très complet d’un cancer pulmonaire, sur le seul examen d’un scanner cérébral que l’un d’entre nous avait apporté comme test. Il ne pouvait donc y lire que le sexe masculin et l’âge.
Sans poser de questions, il promena sa loupe quelques minutes sur le document puis le rendit avec un diagnostic où tout y était. Un cancer pulmonaire avec atteinte bronchique et non alvéolaire, l’ensemble des symptômes (difficulté à respirer, crachats sanguinolents, grande faiblesse générale), le soi-disant bilan d’extension négatif et pas d’autre affection, le conflit résolu et dont il nous parla en résumé. Mais ici, nous ne pouvions pas encore bien comprendre, sauf ce médecin qui avait l’habitude de s’entretenir avec les problèmes récents de ses patients. Je le regardai en lui demandant confirmation sur tous les points et il me répondit “10 sur 10!”.
J’avais rapporté son ouvrage de référence “Fondement d’une Médecine Nouvelles”. Au fur et à mesure de nuits à moitié blanches devant ce livre aussi dérangeant que cohérent, le choix devenait incontournable, il fallait vérifier. Vu les responsabilités de ma position professionnelle, j’ai pris le temps. Dix mois plus tard, il donnait un premier séminaire à Bruxelles. Et après ce week-end, je me suis engagé dans une voie que je n’ai plus quittée.
Pourquoi ce livre sur les seules découvertes du Dr Hamer? Depuis le milieu des années 90, les auteurs se multiplient de plus en plus pour nous donner une explication encore plus complète. Et le choix devient difficile devant tant de conférences, formations, livres et sites internet. Mais ces voies-là, je les ai vite quittées, en m’apercevant que l’essentiel de leur contenu était presque toujours les travaux du Dr Hamer, et souvent même sans plus le citer comme pionnier. J’y trouvais par contre des amalgames très variés avec des discours symboliques, ésotériques, astrologiques, mythologiques, holistiques ou totaux, transgénérationnels, philosophiques ou spirituels, etc. Non pas que je me désintéresse de plusieurs de ces sujets, bien au contraire. Mais je préfère m’en tenir à ce que je connais et que j’ai vérifié, n’ayant encore rien découvert de plus. J’ai seulement rencontré un homme remarquable, qui aurait mérité le prix Nobel plutôt que les affronts incessants, la prison et l’exil. “