Le 25 mars dernier, j’ai, dans un courrier adressé à mes patients, et qui fut relayé aimablement par Néosanté[1] et Santé-Nature-Innovation[2], exposé mon point de vue de médecin de terrain afin de préciser les différences fondamentales entre cause, facteurs déclenchants et aggravants dans l’expression des symptômes que présente un malade, par exemple lors d’infections.

 
Il est souvent difficile pour la grande majorité des populations secouée par le flot constant d’informations parfois contradictoires voire effrayantes, notamment relayées par les médias nationaux, régionaux ou le web, de rester serein face à cette maladie appelée COVID-19[3].
 
Le stress[4] étant caractérisé par une absence de solution lors d’un vécu de menace, j’ai souhaité apporter ma modeste contribution afin d’éclairer ce que peut être un facteur aggravant et de là, permettre une meilleure compréhension à cette épidémie.
 
Il n’est bien sûr pas question ici de me substituer à mes confrères qui, seuls, sont en mesure d’évaluer le statut immunitaire de leurs patients, mais de m’appuyer sur des bases scientifiques solides pour argumenter mon propos.
 
En bonne intelligence et toute logique, si l’on adopte la croyance en un virus responsable du désastre sanitaire actuel, le port d’un masque et de gants, l’usage de gels hydro-alcooliques virucides, le confinement et l’éviction de contacts avec nos contemporains lors de sorties éventuelles, sont, en première ligne, des comportements sains à adopter.
Et ce d’autant plus que l’on présente un ou plusieurs facteurs de risque sur lesquels nous reviendrons plus en détail.
 
Cependant, cette conception semble incomplète, voire simpliste.
 
En effet, la cause d’un phénomène est l’expression des forces en jeu qui en sont responsables comme l’attraction terrestre provoque la chute d’objets.
Pour plus d’informations, merci de lire mon précédent courrier accessible en notes 1 et 2.
 
Un facteur déclenchant est, comme son nom l’indique, ce qui va le déclencher, comme par exemple le fait de lâcher un objet, qui de ce fait tombera s’il est soumis à un champ gravitationnel.
 
Un ou des facteurs aggravants sont très importants pour comprendre les modalités d’expressions dudit phénomène observé. Par exemple, une chute libre, en pente douce ou avec un parachute d’un objet, changeront radicalement le déroulement de celle-ci.
 
Pour clarifier mon propos, je me bornerai dans cette lettre à ne pointer qu’un seul facteur aggravant qui m’est apparu capital dans l’expression des symptômes du COVID-19.
 
De traitements actuels ou à venir
Les thérapeutiques proposées par le Pr Didier Raoult[5], à savoir l’hydroxychloroquine[6] (HCQ) et l’azithromycine[7] ont rencontré une écoute mitigée du gouvernement[8] qui dit s’être conformé aux recommandations du comité d’experts[9] nommés par ce même gouvernement.
 
Le retrait de la vente et l’interdiction faite au corps médical de prescrire l’HCQ est en désaccord avec les stratégies d’autres pays concernés[10] par l’épidémie, ce qui a généré une certaine perplexité au sein de la population française[11].
 
La comparaison des résultats obtenus selon les schémas thérapeutiques retenus par les différents experts sur les cinq continents, permettront à distance de l’épidémie de retenir les meilleures politiques de santé.
 
Enfin, un traitement est nouvellement avancé comme un grand espoir chez les patients hospitalisés et repose sur la prescription d’un médicament utilisé, de même que l’hydroxychloroquine, chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde[12], le tocilizumab[13].
Nous y reviendrons.
 
De la vaccination
Partant de l’affirmation que ce coronavirus[14] présente à lui seul la dangerosité qui lui est accordée, la vaccination massive est présentée comme une solution efficace, fiable, préventive et sécure, applicable sans discernement à toute la population, même si l’entreprise est très loin de présenter toutes les garanties nécessaires[15].
 
Cependant, du simple point de vue d’un virus agressif, de nombreuses énigmes sont difficilement explicables comme le souligne Monsef Benkirane[16] qui affirme : « Il nous reste aussi tout à apprendre sur la façon dont il (le virus) se réplique, dont il déjoue le système immunitaire, pourquoi ce virus est hautement pathogène chez certaines personnes et pas du tout chez d’autres etc…, afin de pouvoir élaborer des stratégies thérapeutiques efficaces incluant le développement d’un vaccin[17] ».
 
Ainsi, de nombreuses équipes de chercheurs à travers le monde s’emploient à développer les techniques les plus sophistiquées[18].
 
Même sous cet angle, force est de constater qu’il serait mal venu de se contenter d’un tel expédient car il y a un monde entre l’observation en laboratoire d’un virus et l’expression clinique d’une population au contact de son environnement.
 
Le credo vaccinal repose en effet sur un changement de l’état immunitaire[19] du patient censé ne plus présenter, ou d’une façon atténuée, les signes d’infection attendus[20], en tentant de jongler sur les ressors connus des outils mis en place par l’évolution afin de permettre une adaptation optimale à l’environnement.
 
En conséquence, je souhaite relever un paradoxe majeur, car entre le statut non vacciné et vacciné, la seule différence réside en l’injection d’un produit fabriqué par l’homme, sorte de leurre immunitaire d’origine industrielle.
 
Par cette action, la peur d’un agent agresseur deviendrait donc obsolète, d’où l’espoir d’ailleurs que la vaccination suscite.
Il n’y a pas d’intervention sur le virus sauvage et la prévention est basée sur une tentative de modifier artificiellement l’insondable complexité du système immunitaire. Quête bien périlleuse lorsqu’on agit par la force, avec une connaissance parcellaire des dynamiques naturelles.
 
Cela revient à comprendre cependant et avec évidence que les symptômes sont bien en relation avec la réponse immunitaire des patients et non par une action directe d’un virus.
 
Ainsi, avec la prise en compte de ce que l’on nomme couramment le terrain en médecine, la très grande variété des symptômes observés s’éclaircit.
En effet, le spectre s’étend du porteur sain, totalement silencieux cliniquement au patient succombant en réanimation ou ailleurs, en passant par de nombreuses variations : du nez qui coule, une toux plus ou moins sévère ou un tableau nettement critique, ce qui est totalement inexplicable si l’on s’en tient uniquement à la théorie d’un virus tueur.
 
Comme expliqué dans mon précédent courrier, il est absolument capital de ne pas confondre facteur déclenchant (le virus), facteurs aggravants (dont nous allons aborder certains aspects ci-après) et cause (la nécessité de s’adapter à l’environnement).
 
A quoi peuvent donc être dûes ces disparités aussi nombreuses que les patients 
eux-mêmes?
 
La réponse se trouve au niveau de l’état immunitaire dans lequel se trouve le sujet à l’instant « T ».
A l’évidence, toute réaction à l’environnement est totalement inféodée aux ressources disponibles qui vont de la configuration génétique, au statut en oligoéléments et vitamines, au bon fonctionnement des organes, à l’état émotionnel et mental au moins.
 
Il appartient au corps médical d’observer les tableaux cliniques et d’en tirer les conséquences[21].
 
Les connaissances acquises des nombreuses épidémies du passé et leur analyse minutieuse ont mis à jour des réactions immunitaires hautement sophistiquées[22] résultant de l’évolution des êtres vivants confrontés à un environnement changeant sur des milliards d’années[23].
 
Le déclenchement de ces réactions étant associé aux contacts avec des agents microbiens de tous genres, il fut conclu une relation de cause à effet, oubliant la nécessaire adaptation des populations, c’est à dire une compréhension du système immunitaire comme promoteur capital de cette action, tout comme les systèmes nerveux et hormonal.
 
Certes, la recherche et l’usage de produits d’abord naturels puis surtout issus de l’industrie pharmaceutique ont permis de sauver des vies humaines, mais aujourd’hui, force est de constater que les raisonnements médicaux reposent presque exclusivement sur la prescription de molécules modifiant la réponse immunitaire, sans considérations ou presque des outils à sa disposition, alors que celle-ci est déterminante dans l’expression des symptômes. La promotion d’une adaptation correcte et durable de l’humain à son univers microbien est globalement absente.
La technologie[24] a pris le pas sur la science fondamentale[25] alors qu’elle en est issue. C’est le monde à l’envers.
 
Que peut-on comprendre de la clinique observée ?
Les patients concernés peuvent présenter de la fièvre, de la confusion, de la diarrhée, des troubles cutanées, des courbatures, une toux sèche et une perte de goût et de l’odorat qui semble prédictive d’une aggravation. Cependant, une réaction inflammatoire brutale et intense[26] fait craindre une atteinte du système respiratoire responsable de décès.
 
Une attention particulière est portée aux sujets âgés, diabétiques et/ou souffrant de pathologies cardiovasculaires tel que l’hypertension, une insuffisance respiratoire chronique, un cancer ou encore une insuffisance rénale.
 
Comme je l’avais indiqué dans mon précédent billet, le dénominateur commun de tous ces signes évoque fortement une carence en zinc[27], mais pas seulement.
Un déficit plus général en antioxydants tels que les vitamines C, E, du groupe B, en sélénium, en glutathion et/ou en omégas 3, une perturbation des différents microbiotes[28] sont associés à un grand risque de réponse défaillante du système immunitaire[29].
 
Dès le mois de décembre, les équipes chinoises et coréennes ont associé du zinc à leurs prescriptions[30] et cette pratique fut généralisée à l’international[31] et même proposée en intraveineux[32].
En France, de plus en plus de confrères conscients de cet aspect fondamental ont inclus, en sus d’autres thérapeutiques, au minimum cet oligoélément dans leurs ordonnances avec des résultats très favorables[33], ce que j’ai fait avec succès.
 
Le zinc est connu de longue date pour ses effets très nombreux, variés et indispensables pour le bon fonctionnement de l’organisme[34], y compris en cas de stress[35] ou de troubles de l’humeur[36].
Si la carence chronique en cet oligoélément est fréquente[37], elle s’aggrave encore parfois brutalement lors d’inflammations qui en sont gourmandes[38].
 
Sa prescription peut cependant nécessiter un avis spécialisé, notamment du fait de sa compétition avec le cuivre et le fer, ainsi qu’un comportement ambivalent dans certaines situations[39].
 
Mais regardons de plus près les caractéristiques en relation avec le COVID-19.
Précisons d’abord que cet oligoélément est crucial dans les infections virales[40] y compris le coronavirus[41], or il n’est pas conservé dans l’organisme et nécessite des apports quotidiens[42]. Il s’en suit une potentielle carence lors de son hyperconsommation en cas de poussée inflammatoire, notamment lors d’un orage cytokinique où il tient un rôle non négligeable[43], ce qui devient une priorité à corriger, surtout en service de réanimation[44].
 
Sans entrer dans les détails, disons que sans le zinc, le développement des virus au sein des organismes est galopant et que les oxydations[45] engendrées par les réactions inflammatoires sont insuffisamment contrôlées, provoquant des dégradations potentiellement irréversibles.
 
De l’hydroxychloroquine
De l’avis même du Pr Raoult, ce médicament agit lorsque les patients ne sont pas trop atteints mais inefficace si le tableau est dépassé. Deux études chinoises récente (1 et 4 mai 2020) confirment l’intérêt de la molécule dans l’indication du COVID-19[46] et [47].
Or, ce traitement justement agit en facilitant le transport du zinc au cœur des cellules[48], là où il est nécessaire.
Dès lors, on comprend que l’effet s’éteint dès que les stocks en cet oligoélément sont épuisés.
L’intérêt d’associer du zinc est donc clairement posé[49] voire conseillé[50].
 
De même, l’ajout de zinc améliore l’efficacité de l’azithromycine[51].
 
Du tocilizumab
L’inflammation est caractérisée par une augmentation sanguine très nette de substances appelées cytokines tels que l’interleukine-6[52] qui génère une diminution drastique de la concentration sanguine de zinc[53].
L’action de ce médicament consiste à limiter l’augmentation de ce marqueur[54] éclairant ainsi le soutien qu’il peut apporter.
 
L’HCQ défendue par l’équipe de Marseille dès le début de l’épidémie comme le tocilizumab présenté comme une autre ressource thérapeutique mènent tous deux sur la piste d’une carence en zinc et donc l’intérêt éventuel d’une supplémentation.
 
Des facteurs de risques :

  • Le diabète

Quel que soit les équipes médicales en charge de patients en réanimation dans le cadre du Covid-19, toutes sont unanimes pour signaler un pourcentage allant de 50 à 80% de patients obèses et/ou diabétiques[55].
 
Le diabète est caractérisé par une augmentation anormale du glucose dans le sang ce qui, à moyen et long terme, entraine des dégradations des systèmes nerveux et cardiovasculaires, de la fonction rénale entre autres[56], et augmente aussi significativement le risque d’infections.
La supplémentation en zinc est très favorable au contrôle du poids et des pathologies associées[57] et [58], notamment du fait que l’insuline, l’hormone qui permet de faire pénétrer le sucre dans les organes est zinc dépendante, ce qui fait de cet élément un antidiabétique naturel[59].
 

  • L’insuffisance rénale

Comme son nom l’indique, l’insuffisance rénale est caractérisée par une baisse de la fonction rénale puis un arrêt de celle-ci. Les reins étant des organes indispensables à la vie, il devient crucial de se substituer à eux en cas de défaillance majeure, ce que tentent les dialyses, voire les greffes d’organes.
Il est bien établi que les carences en antioxydants sont des facteurs nettement aggravants de cet état et que leur supplémentation est donc recommandée[60], le zinc étant un acteur important[61].
 

  • Les atteintes cardiovasculaires

On ne compte plus les publications faisant état du rôle prépondérant du zinc dans le cadre des maladies cardiovasculaires[62] et [63]. Avec le simple item « zinc cardiovascular » sur Pubmed[64], près de 4000 articles sont proposés à la lecture !
Et pour cause, le zinc est capital à tous les niveaux des pathologies impactant le cœur[65] et les vaisseaux[66], que ce soit l’infarctus du myocarde[67], les accidents vasculaires cérébraux[68], l’hypertension artérielle[69] ou les troubles lipidiques[70] et [71] pour ne citer que ceux-là, tant ces désordres sont sous-tendus par une oxydation chroniquement trop élevée[72].
 
La dynamique virale au sein d’un organisme fait intervenir des processus complexes dont la capacité des cellules à faire pénétrer les particules infectantes à partir de leurs membranes externes. Le virus se retrouve alors dans le cytoplasme[73] et/ou même dans le noyau[74].
Pour entrer dans les cellules, il est nécessaire que celui-ci soit d’abord « accroché » à un récepteur membranaire, en l’occurrence pour le coronavirus celui d’une enzyme, appelée ACE2[75], [76] et [77].
Or celle-ci est directement impliquée dans la régulation de la tension artérielle[78] ainsi que dans l’inflammation chronique[79].
Aussi, les sociétés savantes de pharmacologies[80] et de cardiologie[81] se sont-elles inquiétées du risque potentiel d’une sensibilité à l’infection par le SARS-CoV-2 chez les patients traités pour hypertension.
Sans entrer dans les détails, disons que cette ACE2 nécessite l’apport de zinc pour son bon fonctionnement[82].
 
Pour la petite histoire, la découverte du système rénine angiotensine[83] au sein duquel intervient l’ACE2, a découlé des travaux de chercheurs brésiliens[84] qui travaillaient à élucider l’action puissamment hypotensive du venin d’un serpent appelé Bothrops atrox, lui-même zinc dépendant[85].
 

  • Les états cancéreux

Il n’y a bien sûr pas lieu ici de traiter ce sujet extrêmement complexe, mais il est à souligner qu’encore une fois nous trouvons le zinc en bonne place[86], [87] et [88], associé aux traitements proposés par les cancérologues.
 

  • De Prevotella

L’hypothèse[89], non retenue par certains biologistes[90], d’une co-infection du coronavirus avec une bactérie appelée Prevotella a fait le « buzz » sur internet fin avril.
L’idée est que cette bactérie serait responsable des symptômes soit du fait des défenses immunitaires déstabilisées, soit en étant elle-même infectée par le coronavirus.
Mais là encore, le zinc[91] est un agent majeur de contrôle de cette infection puisque nous restons encore et toujours dans le contexte de facteur déclenchant et de cause.
 

  • De l’armoise annuelle

Plus récemment, cette plante utilisée avec succès dans le paludisme[92] et [93], comme l’HCQ elle-même dérivée de l’écorce de quinquina, remède pionnier, est mise en avant pour le traitement du COVID-19, recommandé même par le Président de Madagascar, Monsieur Andry Rajoelina[94].
D’abord opposée, l’Académie de Médecine est revenue sur son premier avis[95].
L’artémisine[96] est considérée comme un principe actif de la plante, mais le zinc semble jouer un rôle central dans les atteintes paludéennes, par exemple au niveau de sa dissémination par les piqûres de moustiques[97], comme fertilisant pour augmenter le taux d’artémisine dans l’armoise[98], pour améliorer l’action de l’armoise[99] ou favoriser la réponse immunitaire[100] et [101]. La plante est elle-même riche en zinc[102].
Même sur des cultures de globules rouges infectés par le Plasmodium falciparum, agent du paludisme, le zinc se révèle posséder une action intéressante dans la mesure où il empêche la libération de fer indispensable au développement du parasite[103].
 
Conclusion
Cette revue de littérature n’a pour but que de relayer une information qui peut se révéler capitale, tant en prévention, qu’en traitement annexe et lors de la convalescence, suite de contamination par le coronavirus actuel et ceux à venir.
 
En accord avec de nombreux confrères, il apparaît que les mesures de confinement s’avèrent indispensables pour les personnes fragiles, tant que leur statut immunitaire n’est pas favorable, mais isolent la population correctement armée, notamment par un statut antioxydant satisfaisant, nécessitant pourtant d’être en relation avec les agents microbiens de son environnement afin qu’elle s’y adapte.
 
Comme le dit clairement la généticienne Alexandra Henrion-Caude dans une interview accordée à Pierre Barnérias sur ThanaTV[104] et [105], nous sommes confrontés de manière incessante aux particules virales et il est incohérent de chercher à s’en soustraire.
 
Nous aurons toujours un, voire plusieurs trains de retard sur l’émergence de pathologies infectieuses, car pour qu’elles s’expriment, il est évidemment nécessaire d’avoir eu des contacts avec des agents microbiens déclenchant une réaction immunitaire et avoir exprimé des signes de souffrance liées aux difficultés d’adaptation autrement dit, avoir été malades.
L’observation précise des patients symptomatiques permettra alors de comprendre la manière dont se déroulent les processus et d’opter pour des stratégies thérapeutiques ad hoc, dans le respect des contraintes évolutives générées par la pression du milieu dans lequel on vit et non en s’y opposant.
 
En prenant exemple sur le rôle incontesté du zinc en matière d’immunité, il est devenu clair que les schémas réactionnels que nous exprimons de façon spécifique dans le cadre d’infections, comme ici le COVID-19, sont sous-tendues largement par l’état de nos capacités d’adaptation.
 
C’est donc avec le plus grand sérieux et de manière individuelle qu’il convient d’analyser les facteurs déclenchants (ici un virus), les facteurs aggravants (une carence éventuelle en antioxydants dont le zinc, une comorbidité, la pollution chimique ou physique chronique, des stress psychologiques  etc.) et les causes (l’impériosité incontournable et constitutionnelle à s’adapter et à évoluer), ceux-ci devant être clairement dissociés sous peine d’errance médicale.
 
Enfin, hormis la supplémentation sur avis médical, l’apport de zinc peut être optimisé par la consommation d’huîtres, de foie de veau, de viande de bœuf et pour les végétariens, de lentilles, germes de blés, d’œufs et de shiitaké.
 
Dans l’espoir d’avoir contribué à nourrir votre réflexion en partageant ce document, je vous remercie de l’attention que vous avez portée à celui-ci.

Dr Philippe MEURIN
 


[3] De l’acronyme anglais : COronaVIrus Disease 2019
[5] Directeur de l‘Institut Hospitalo-Universitaire Infection de Marseille, mondialement connu comme l’un des plus éminents virologues.
[6] Antipaludéen de synthèse également utilisé comme thérapeutique dans les rhumatismes inflammatoires
[7] Antibiotique de la famille des macrolides, dérivés d’une molécule plus connue et commercialisée sous le nom d’érythromycine
[9] Présidé par Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine avec Luc Montagnier en 2008
[10] Comme l’Italie par exemple
[12] Caractérisée par des poussées inflammatoires récurrentes, douloureuses et délabrant les articulations concernées
[14] SARS-CoV-2 pour syndrome aigu respiratoire sévère (Severe accute respiratory syndrome) du coronavirus deuxième génération
[16] Membre de l’Institut de génétique humaine, responsable du département « Bases moléculaires de pathologies humaines »
[20] Ici : fièvre, confusion, diarrhée, absence de goût et d‘odorat et surtout syndrome de détresse respiratoire dû à l’orage cytokinique destructeur
[22] Voir par exemple le livre : « Le système immunitaire » de Peter Braham chez de boeck, 2015
[23] Le consensus actuel s’accorde à penser que les premiers êtres à coloniser la terre sont apparus il a 3,8 milliards d’années
[24] Appelée également science appliquée, elle consiste en l’application des connaissances précédemment acquises par la recherche fondamentale et l’expérimentation, et potentiellement très rentable car menant à l’industrialisation de produits commercialisables
[25] Qui met face à l’inconnu et nécessite de l’humilité
[26] L’orage cytokinique car associé à une forte libération de médiateurs de l’inflammation appelées cytokines, dont l’interleukine 6
[28] Ensemble des nombreuses espèces de microorganismes indispensables, comme des bactéries, qui colonisent notre organisme (peau, poumons, appareil digestif…)
[33] Un collectif de députés en a d’ailleurs informé le ministre de la santé dans une lettre ouverte le 3 avril : http://ericstraumann.over-blog.com/2020/04/lettre-ouverte-de-12-parlementaires-alsaciens-a-olivier-veran-traitement-covid-19.html
[37] Environ 15% de la population mondiale, surtout les personnes âgées, les diabétiques, les femmes sous pilule, les végétariens, les personnes souffrant de pathologie inflammatoire chronique entre autres, ou de déficit congénital comme dans l’acrodermatite entéropathique par exemple et certains troubles psychiatriques
[42] Hormis lors de troubles liés à son absorption, l’alimentation est sensée suffire dans la majorité des cas. On trouve du zinc dans les produits animaux et particulièrement les huitres.
[45] Rappelons que le terme « oxydation » vient de l’observation de la réaction de l’oxygène sur une substance donnée (comme la rouille). Chimiquement, elle correspond à une perte d’électron.
[73] Sorte de gel colloïdal riche en organites assurant les métabolismes
[74] Ce qui est propre aux virus ayant un génome ADN ou les rétrovirus à ARN. Comme le virus grippal, le coronavirus est à ARN et censé rester dans le cytoplasme
[75] Selon l’acronyme anglais : Agiotensin Converting Enzyme 2
[83] Système de régulation de la tension artérielle impliquant le foie, les reins, les poumons, les vaisseaux et dont la découverte a conduit à l’élaboration de médicaments antihypertenseurs de premier ordre