Ce sont souvent les études qui font le moins de bruit qui mériteraient d’en faire beaucoup. Celle  qui a été menée en Belgique par Sciensano (L’institut  Scientifique de Santé Publique) en collaboration avec les universités d’Anvers et de Liège, est  même de celles qui auraient  dû faire la une de tous les médias du monde entier. Pourquoi ? Parce qu’elle indique que les soignants n’ont certainement pas payé un lourd tribut à l’épidémie de grippe covid,  contrairement à ce que ces mêmes médias  et les autorités sanitaires racontent depuis le début du Corona Circus ! Pendant un an, l’équipe de recherche a observé la séroprévalence contre le sars-cov-2 au sein des « travailleurs de santé de première ligne », c’est-à-dire les médecins généralistes libéraux et ceux qui officient en maisons médicales ou en polycliniques. Un total de 2680 professionnels du soin  ont été recrutés pour l’étude et testés du 24 décembre 2020 au 8 janvier 2021, soit avant le lancement de la campagne de vaccination dans leur secteur. Résultat : 15,1% de ces participants à la recherche  possédaient des anticorps contre le coronavirus, signe qu’ils avaient été en contact avec lui.
 
 L’implacable conclusion

À l’instar du test PCR, le test sérologique n’est pas un outil de diagnostic et ne permet pas de savoir si l’infection est ancienne ou récente. Mais à l’inverse de la méthode génomique,  c’est un instrument indiquant fiablement qu’un individu a rencontré une particule précise et que son système immunitaire a réagi à sa présence. Il y a donc 15,1% des médecins généralistes et autres prestataires de soins primaires qui ont développé une immunité adaptative face à l’agent infectieux pointé comme responsable de la « terrible pandémie ». Preuve que ces héroïques soldats engagés sur le front et peu équipés  couraient un  plus grave danger ? Justement non : les chercheurs belges surveillent aussi la séroprévalence parmi le personnel hospitalier.   Or au début de janvier 2021,  autrement dit avant  que le vaccin ne vienne complètement chambouler ce type d’observation en suscitant la création artificielle d’anticorps, celle-ci oscillait aux alentours de 17 %.  Plus fort encore : les scientifiques ont comparé leurs résultats à ceux de la population générale représentée, pour la circonstance, par les donneurs de sang.  Or à la fin décembre,  16,3% des échantillons sanguins analysés hébergeaient des anticorps spécifiquement dirigés contre le sars-cov-2 ! Les preuves sont  donc là que les valeureuses blouses blanches n’ont pas été davantage touchées que le commun des mortels.   C’est d’ailleurs écrit en toutes lettres dans la conclusion de l’étude : « Les prestataires de soins de première ligne ne possèdent pas un pourcentage plus élevé d’anticorps, malgré le plus grand risque de contamination lié à leur métier. »  
 
L’intenable contradiction
 
Mais bien évidemment, les gardiens du dogme covidiste s’empressent d’enfiler leurs œillères pour avancer une  hypothèse : « Cela peut être le signe que ce groupe a correctement fait usage du matériel de protection individuelle, comme les gants  et les masques buccaux, et qu’il a appliqué correctement les mesures de prévention et de contrôle des infections, ce qui a permis d’obtenir l’effet souhaité ».  C’est toujours comme ça avec la science pasteurienne :  quand la réalité  infirme ses postulats, elle se réfugie dans l’explication hautement spéculative. Elle adapte le récit  a posteriori pour faire coïncider les constats de terrain avec la théorie. En admettant que celle-ci soit bonne, comment se fait-il alors que les soignants de première ligne se soient plaints pendant des mois d’être démunis de matériel de protection ? Comment se fait-il que le manque initial de masques, introuvables durant l’hiver 2020, ne se soit pas traduit par davantage de contaminations chez les généralistes ?  Comment se fait-il que leur équipement léger fasse aussi bien que les scaphandres hermétiques revêtus par les soignants hospitaliers ? Et comment se fait-il, surtout, que la population générale soit encore plus porteuse d’anticorps que les intrépides combattants du fléau viral ?  Admettons à nouveau que la supposition soit correcte et qu’à force de gestes-barrières, de gel hydro-alcoolique et d’écrans de plastique, les toubibs et infirmières soient passés à travers les vagues de contaminations sans être éclaboussés outre-mesure. Alors comment les gouvernements et les médias peuvent-ils encore soutenir que les soignants ont payé un lourd tribut à l’épidémie ? Pour rappel, les autorités belges et françaises ne divulguent pas les chiffres de mortalité parmi le personnel de soin. Chez nous, Sciensano est capable de dire que 2000 blouses blanches ont été hospitalisées pour covid au printemps 2020 mais est incapable de dire combien sont sorties les pieds devant, ce qui est se moquer du monde. Le foutage de gueule consiste surtout à proclamer une chose et son contraire et à prétendre que les  travailleurs médicaux sont des héros ayant succombé en nombre tout en se félicitant qu’ils aient échappé aux agents viraux grâce à leurs protections. Depuis l’avènement de sa majesté Macron 1er sur le trône de France, je sais que la mode du « en même temps » fait des ravages dans les cerveaux  et que beaucoup de gens de pouvoir peuvent tenir des propos  parfaitement contradictoires. Mais là, on nage dans le surréalisme le plus complet : soit les soignants ont heureusement bien évité le virus,  soit ils lui ont malheureusement payé une forte rançon en termes de vies perdues. Un praticien de santé n’est pas un chat de Schrödinger et ne peut pas être à la fois mort et vivant. Les données concrètes et vérifiées  – pas plus d’anticorps chez eux  que dans la population générale – indiquent clairement où se situe la vérité.
 
L’introuvable justification
 
Mais qui se soucie encore de vérité puisque la croyance a supplanté la science ? Hier, le quotidien belge Le Soir a publié une double page assez hallucinante pour expliquer «  que justifier l’efficacité de chaque mesure par une étude scientifique est un fantasme ». D’ailleurs, ce long papier ne contient aucune référence à des recherches publiées, hormis  une vaste  étude de la Deutsche Bahn (compagnie ferroviaire publique allemande) montrant que le voyage en train ne présente pas un risque particulier de contracter le covid ou une autre maladie infectieuse. Ainsi donc, le journal le plus outrancièrement aligné sur le discours officiel avoue sans fard que toutes les restrictions reposent sur du vent et que les conseillers scientifiques n’ont rien de solide pour justifier le déferlement de règlements liberticides ! L’article vaut vraiment le détour car on y trouve des propos recueillis auprès de l’épidémiologiste Marius Gilbert, un des experts les plus influents de Belgique et sans doute le plus médiatisé. Extrait choisi : « C’est assez évident que pour chaque mesure prise, il n’y a pas une étude spécifique permettant de démontrer statistiquement que la mesure est efficace .  On n’a pas d’autre choix que de fonctionner par déduction à certains moments ». Vous avez bien lu : les virocrates qui nous gouvernent par l’entremise de leurs larbins politiciens ne s’appuient donc  pas sur des données objectives mais bien sur leurs propres aptitudes déductives. Ils ne savent rien mais en déduisent que « ça doit se passer comme ça » puisque la théorie dit que la maladie se transmet par relations de proximité. Le plus violent, c’est que le sieur Gilbert se retranche derrière l’éthique pour expliquer l’absence de preuve scientifique. Concernant par exemple la fermeture des restaurants, il déclare qu’ « il y a  des tas d’études qui ne sont pas acceptables éthiquement.  On ne va pas s’amuser à mettre des gens dans des restos pour voir combien de personnes vont être contaminées ».  Et pourquoi pas, monsieur le confineur massacreur de la restauration ? Qu’est-ce qui empêche de faire l’expérience avec des volontaires ? Perso, je connais beaucoup de « complotistes » qui seraient prêts à courir le risque et à s’attabler pour la bonne cause, histoire de faire avancer la science. Dans la double page du Suaire, un seul élément apparemment probant est porté à la connaissance des lecteurs : selon les statistiques de la sécurité sociale, il y aurait eu, durant la « deuxième vague »  légèrement plus  de contaminations  chez les employés de salons de coiffure et d’esthétique que chez les autres travailleurs salariés. Mais ces chiffres sont ceux des « cas confirmés positifs » par test PCR et il coule de source que les secteurs considérés comme plus risqués ont fait l’objet d’un dépistage plus intensif.  Comme le conclut le dossier, les experts  qui ont épluché la littérature internationale afin de  rédiger un rapport spécifique sur les métiers de contact non médicaux  n’y ont rien trouvé de convaincant : « les résultats des quelques études disponibles sont jugés « incohérents », en d’autres mots insuffisants pour appuyer l’une ou l’autre décision. C’est pourtant sur ces bases « insuffisantes » que les dirigeants ont décidé de détruire l’économie et de ruiner le commerce indépendant : cherchez l’erreur…
 
Une autre étude passée sous silence
 
Il y a les études qui ne prouvent rien tout en inspirant la politique suivie et il y a les études très éclairantes qui comptent toutefois pour du beurre pour les décideurs. Relevant de la deuxième catégorie,  une étude très intéressante a été effectuée à l’Université de Liège par une équipe de premier plan. À ma connaissance, aucun « grand » média  belge ou étranger n’en a parlé et, à part le mensuel Néosanté dans son numéro d’avril ,  seule la  revue interne  du CHU liégeois y a fait écho  dans cet article. Sous la houlette de Joël Pincemail, spécialiste  mondialement reconnu du sujet,  les chercheurs belges ont évalué le niveau de stress oxydatif dans une unité de soins intensifs accueillant des  malades covid. Effectuées après 9 et 41 jours, les prises de sang sont éloquentes puisqu’elles indiquent  que les formes sévères de l’infection sont liées à une carence en  vitamines et minéraux antioxydants. Le résultat le plus frappant est que TOUS les patients en réanimation manquaient de vitamine C ! À propos de cette vitamine précieuse et quasiment miraculeuse, je  vous recommande de lire la lettre envoyée ce matin par mon confrère Xavier Bazin. Non content de lister les preuves en faveur de la vitamine C, Xavier dévoile comment les études défavorables sont manipulées pour leur faire dire l’inverse de ce qu’elles disent. On vit vraiment une époque effrayante sur le plan de la désinformation et de l’occultation de découvertes pourtant vitales. Mais ce qui est réjouissant, c’est que la chape de plomb commence quand même à se fissurer  et que des failles apparaissent dans la doctrine covidiste comme dans ses fondements pasteuriens. L’étude pilotée par Sciensano et celle réalisée à l’Université de Liège sont autant de brèches dans la théorie du germe et autant de signes nouveaux que le microbe n’est rien en regard du terrain. Des crevasses trop minces pour faire crouler le paradigme dominant ?  Mon optimisme volontariste m’incite au contraire à comparer ce dernier à un iceberg. Avant qu’il fonde au soleil, on peut attendre longtemps. Mais une petite élévation de température suffit à générer des fêlures qui vont en s’approfondissant.  Et puis un beau jour,  l’énorme bloc de glace qu’on croyait éternel  s’effondre d’une pièce et disparaît dans l’eau avec fracas. Pour moi, les petits  craquements  sont annonciateurs du grand éboulement de la patascience héritée de Pasteur. Ce n’est qu’une question de temps et  de patience.