Pour Alain Moenaert, « le corps est la boîte à lettres de l’âme, et la maladie un recommandé lorsque nous avons oublié de relever le courrier. »  Qu’est-ce que cela veut dire ? Le corps est l’expression tangible, visible, mesurable, de nos besoins profonds, spirituels, ou simplement biologiques, selon nos croyances. L’âme s’exprime par le corps et lorsque nous ne l’écoutons pas, lorsque nous ne relevons pas les messages, le courrier, les émotions, le corps utilise un mégaphone,  un amplificateur : c’est la maladie.
Une  autre manière de présenter cela est de parler des deux cerveaux. Ils sont aussi difficiles à harmoniser qu’un homme et une femme sous le même toit !  Tant leurs besoins, leurs perceptions de l’univers, leur fonctionnement sont aux antipodes. Et pourtant la survie de chacun dépend bien évidemment de l’autre…
– le cerveau droit a une perception intuitive et  globale de l’univers ; pour lui il n’y a aucune séparation, tout est un et en mouvement. L’ego n’existe pas car il n’y a pas de séparation. Le temps n’existe pas, il n’y a que l’instant présent. Tout est relié à tout.
– le cerveau gauche a une perception stable, structurée de l’univers. Il découpe tout ce qu’il perçoit pour l’organiser, séquencer. Il sépare. C’est l’apparition de l’ego, la sensation d’être unique.
Lors d’un drame, également appelé  biochoc, comment vont réagir ces deux réalités ? Laquelle va prendre le dessus ? Allons-nous être rationnel,  orgueilleux, cerveau gauche, ou  intuitif, relié, émotif, cerveau droit ?
Chaque cerveau a ses avantages et ses inconvénients :
– le cerveau gauche est un bon organisateur, il accède à ses nombreuses expériences et peut prendre des décisions adaptées, mais comme il se vit séquencé, séparé, autonome , il se croit suffisant, c’est ce que nous appelons le domaine de l’ego, avec l’inconvénient de se couper des autres et de leurs expériences.
– Le cerveau droit est plein d’amour, d’intuition, de reliance aux autres, mais c’est un émotionnel qui ne sait vivre que le moment présent. Il ne sait pas prévoir, ni tirer la leçon d’une expérience.
Ainsi, une nouvelle définition du biochoc serait de parler de séparation, de divorce, de clivage entre les deux cerveaux, droit et gauche.  Lors du choc  nous n’avons plus accès aux ressources du cerveau gauche, c’est-à-dire aux expériences,  aux capacités de pouvoir décider, organiser, on se sent  démuni et notre survie  ou notre confort individuel, personnel ,sont menacés, mis à mal. Et nous n’avons plus accès non plus aux ressources du cerveau droit, à l’intuition, aux autres ; on se sent seul, le moment présent n’est qu’ inconfort.
Que serait alors la prévention ?
Cela serait peut-être devenir responsable, c’est-à-dire avoir des réponses,  qui viennent du cerveau droit et du cerveau gauche. Cela demande, je crois, un réel entraînement. Dans ce cadre, la prévention revient à stimuler nos deux cerveaux régulièrement et à quantité égale, de manière harmonieuse : compréhension et sensation, comptabilité et peinture, religion et spiritualité, conformisme  et spontanéité, etc. Et lorsqu’un de ces deux pôles est en excès, nous avons à développer l’autre en urgence.

La thérapie en décodage est le plus souvent centrée sur un réveil du cerveau droit, l’accès aux ressentis, aux émotions, à une autre forme de créativité que de créer une maladie ou un symptôme. Malheureusement, souvent, les thérapeutes souffrent d’un excès quasi tumoral du cerveau gauche: il leur faut comprendre, comprendre, comprendre, sinon c’est l’angoisse ! Alors, messieurs, mesdames, mettez de temps à autre de côté vos claviers d’ordinateur pour vous saisir de crayons de couleur…

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Psycho-bio-thérapeute, maître praticien en PNL, Christian Flèche est l’un des principaux formateurs en décodage biologique en France et à l’étranger. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parus aux éditions Le Souffle d’or : notamment « Mon corps pour me guérir » et « Décodage biologique des maladies ».
Info : www. biodecodage.com