BIOLOGIE TOTALE : qui se goure où ?

 

Suite au reportage diffusé dans le JT de la RTBF du dimanche 3 juin, l’organisateur du symposium contesté apporte quelques précisions et opère plusieurs rectifications.

Ce samedi 2 juin, s’est tenu à Bruxelles le « 1er Symposium International sur la compréhension biologique des maladies », organisé par les Editions Néosanté, éditeur bruxellois de la revue du même nom et du livre « Le sens des maux » .  Suite à des articles dans La Libre Belgique, la RTBF a consacré un reportage à cette manifestation, lequel reportage été diffusé dimanche  dans le JT de 19h30 de la RTBF.  Estimant que ce reportage ne rendait pas compte  du symposium avec l’objectivité journalistique qu’il était en droit d’attendre,  l’éditeur Yves Rasir a réagi par voie de communiqué :

1)   Contrairement à ce qui  a été dit à la RTBF, le symposium n’était pas un symposium de biologie totale, mais un symposium consacré « à la compréhension biologique des maladies ».  Un des intervenants n’avait d’ailleurs acquis aucune connaissance en biologie totale,  une approche développée dans les années 90 par le médecin marseillais Claude Sabbah, dont il n’a jamais suivi les formations.

2)   Les  orateurs n’étaient pas non plus des « adeptes » de la « médecine nouvelle du Dr Hamer », quatre d’entre eux n’ayant jamais rencontré le médecin allemand, ni a fortiori suivi son enseignement.

3)   Ni l’organisateur ni les orateurs ne sont  par ailleurs des « disciples » du Dr Hamer ». Ce vocabulaire s’appliquant aux sectes et aux religions est en l’occurrence complètement inapproprié. Quand elle interroge un médecin classique, la RTBF le présente-t-elle comme un « adepte » de la chimiothérapie ou un « disciple » de Pasteur ?  Lorsqu’un éditeur publie un auteur, en est-il forcément l’  « adepte » ou le « disciple » ? Le fait que notre maison d’édition soit «  dans la ligne de mire de l’Observatoire des Sectes » n’autorisait nullement Mr Régis De Rath à parler du symposium en ces termes. Cet organisme a déjà été condamné pour ses amalgames et nous nous réservons  le droit de demander réparation en justice pour la même raison.

4)   Le journaliste savait pertinemment que ce  symposium était ouvert au public et  qu’il n’était pas la réunion des membres d’un mouvement quelconque.  Il y  avait dans l’assistance des gens qui n’avaient jamais entendu parler de biologie totale, et beaucoup d’autres qui n’en connaissaient que vaguement les principes.  Qualifier toutes ces personnes d’ « adeptes de la biologie totale » n’est donc pas seulement une erreur  factuelle et une formulation calomnieuse, c’est aussi une faute intentionnelle dictée par le souci manifeste de désinformer le téléspectateur.

5)   Utilisé avec  une partialité évidente, ce vocabulaire « sectaire » est d’autant plus incongru que le journaliste a lui-même sélectionné dans nos propos le passage où nous soulignons « qu’il faut pouvoir distinguer l’homme  de ses théories médicales » : autant nous trouvons intéressantes les découvertes  scientifiques du Dr Hamer, autant nous refusons de cautionner ses opinions « extramédicales » et d’être assimilés à ses supporters inconditionnels. Si Mr De Rath était resté plus longtemps, il aurait d’ailleurs entendu des propos très péjoratifs envers le Dr Hamer et certaines de ses théories.  Drôle de secte,  où le  grand gourou est ainsi malmené !

6)   Il est parfaitement exact que le Dr Hamer propage des idées antisémites indéfendables, auxquelles nous ne voulons absolument pas être assimilés. Mais nous revendiquons haut et fort le droit de présenter  son approche psychosomatique de la maladie et d’en débattre. Car faut-il brûler et interdire toutes les idées et inventions de « créateurs » antisémites ? Dans lequel cas, il faudrait arrêter d’écouter Wagner et de lire Balzac ou Céline. Il faudrait aussi déclarer hors-la-loi la religion protestante et fermer  plusieurs universités, au motif que Luther et Erasme détestaient les Juifs. Nous reconnaissons volontiers que la personnalité du Dr Hamer n’est guère reluisante. Mais encore une fois, nous ne sommes pas d’accord de jeter le bébé (ses travaux et recherches) avec l’eau du bain (ses idées paranoïaques et conspirationnistes). Nous sommes confortés dans notre attitude par le fait que plusieurs médecins ayant  repris et adopté les « lois biologiques » du Dr Hamer  sont  d’ascendance juive.

7)   Concernant  la triste affaire d’une « victime de la biologie totale », dont fait état le reportage , nous ne pouvons que partager l’indignation de ses proches : si ce fut bien le cas,  jamais ce patient n’aurait dû être détourné de la médecine  classique. Au cours du symposium, tous les intervenants ont d’ailleurs insisté sur la précieuse utilité de plusieurs traitements conventionnels. Les dérives de thérapeutes  « parallèles » exerçant illégalement l’art de guérir  et s’arrogeant des prérogatives réservées aux médecins sont condamnables, et nous les condamnons vigoureusement. Nous sommes les premiers à souhaiter que la « nouvelle médecine du sens » que nous appelons de nos vœux soit à l’avenir exercée par des docteurs en médecine, ou en étroite collaboration avec eux. Deux remarques néanmoins :  d’une part, il est faux de dire que le jeune homme « a été tué par la biologie totale » ; jusqu’à preuve du contraire, il est mort du cancer, et il y a pour le moins abus de langage d’attribuer une autre cause à son décès,  le phénomène des rémissions spontanées indiquant bien que l’absence de traitement classique n’est pas toujours mortelle, loin de là ; d’autre part, il faut quand même rappeler que des milliers de malades meurent chaque jour sur leur lit d’hôpital, dans d’atroces souffrances et  après des années de calvaire médical. Il est étrange que cette réalité massive mobilise si peu les médias de masse, davantage avides d’exceptionnel et de sensationnel.

8)   A quoi rime l’interview de Mr Maingain ? D’abord, un seul médecin de notre panel, et non ‘tous ces médecins », a été radié en France (et encore, il avait démissionné avant de subir la sanction). Les deux autres exercent en Belgique en toute légalité et en conformité avec leurs règles déontologiques.  A notre connaissance, ils ne sont membres d’aucun mouvement à caractère sectaire. Ensuite, si nous comprenons bien les réponses du bourgmestre de Woluwe-St-Lambert, tout médecin exclu de son ordre ne devrait plus être autorisé à exprimer ses opinions  et à exercer une autre profession thérapeutique. Imaginons pareil scénario en politique : Mr Charles Michel pourrait faire interdire le FDF et priver son président  de ses droits constitutionnels? J’ose espérer que les paroles  de Mr Maingain ont dépassé sa pensée.

9)   Pour conclure – bien qu’il y aurait encore beaucoup de choses à (re)dire sur ce reportage – je tiens à préciser que nous avions invité à ce symposium des représentants de l’Ordre belge des Médecins, ainsi qu’une personne disant travailler pour l’Observatoire des Sectes  et qui nous avait menacés par téléphone . A notre connaissance, aucun d’entre eux n’a jugé bon de venir alors que la porte était grande ouverte, comme elle l’a été à l’équipe de la RTBF. Invitation avait été également lancée à la journaliste de la Libre Belgique qui avait jeté le discrédit sur ce symposium sans même – du moins  avant la parution du premier article –  prendre la peine de recouper ses sources auprès de l’organisateur : peine tout aussi perdue puisque notre consoeur  fort peu confraternelle  – je précise en effet que je suis journaliste professionnel depuis une trentaine d’années –  brillait également par son absence. La perspective d’écouter huit heures de conférences, fussent-elles passionnantes et  chaleureusement applaudies par l’assistance comme samedi dernier,  est-elle à ce point éprouvante ?  Pour ma part, j’enquête sur la « nouvelle médecine du sens » depuis plus de 20 ans.  J’ai rencontré le Dr Hamer  et je l’ai vu à l’œuvre. J’ai interviewé le Dr Sabbah et j’ai suivi – en les payant – de nombreux séminaires. Je me  suis encore formé chez d’autres médecins familiarisés  avec la médecine nouvelle, la biologie totale et/ou le décodage biologique des maladies. J’ai lu des dizaines de livres et rencontré de nombreux  patients. Mais j’ai surtout éprouvé très concrètement, dans ma vie personnelle et celle de mes proches, la validité scientifique de la révolution psychosomatique initiée indépendamment par  le neurobiologiste français Henri Laborit  et le médecin allemand Ryke Geerd Hamer. En introduction du symposium, j’ai raconté comment et pourquoi j’avais acquis la certitude absolue que la maladie avait un sens biologique,  que nous pouvions  comprendre  cette « logique de vie » et que cette prise de conscience pouvait favoriser la guérison. A l’instar de certains intervenants, j’ai  même fourni plusieurs preuves irréfutables (ou plutôt si, réfutables, selon les critères de la science) que les trouvailles hamériennes auguraient d’une profonde mutation des connaissances sur la vie, la santé et la maladie. Curieusement, Mr De Rath n’en  a rien retenu pour échafauder son reportage, que j’estime donc intellectuellement malhonnête.  Je l’invite à approfondir le sujet  et je reste disponible  envers lui et  envers tous les autres représentants de la presse qui auraient à cœur de surmonter leurs préjugés pour entamer un véritable travail informatif.

 

 

Yves RASIR

 

PS : En introduction du reportage, Mme Hadja Labib  énonce que la biologie totale est « un charabia de charlatans selon la plupart des scientifiques ». Ils doivent donc être très nombreux, ces scientifiques sceptiques qui auraient étudié la biologie totale pour pouvoir émettre un  avis  aussi péremptoire.  Je n’en connais pourtant pas un seul qui aurait suivi l’enseignement du Dr Sabbah et aurait abouti à cette conclusion négative. Mme Hadja Labib pourrait-elle me fournir, ne fût-ce qu’un seul nom ? J’attends ce renseignement avec impatience.

 

PS (2) : en autorisant la RTBF a filmer le symposium, nous avions exigé (à la demande de certains participants) que le public ne soit pas filmé ou que son anonymat soit respecté par « floutage » du visage. Cette demande n’a pas été correctement respectée et beaucoup de personnes présentes sont  facilement identifiables dans le reportage. L’organisateur leur présente ses excuses et les invite à adresser leurs griefs à la RTBF.