Deux impasses et une issue

portrait de Yves RasirÀ l’heure d’écrire ces lignes,  je guette la sortie imminente d’un livre très attendu dans le milieu des médecines alternatives   « Gagner la lutte contre le cancer : la découverte dont la République n’a pas voulu ». Fera-t-il sensation ? Je crains malheureusement que non. Écrit par la fille de Mirko Beljanski, cet ouvrage entend démontrer que le brillant biologiste décédé il y a 20 ans a été injustement persécuté en France et que ses recherches sont aujourd’hui  validées dans des universités américaines. Je suis sceptique parce que j’ai connu à l’époque plusieurs médecins prescrivant les fameux « produits Beljanski » et n’obtenant guère de succès avec leurs patients cancéreux. Je suis sceptique également parce que le cas emblématique de François Mitterrand, soigné avec ces poudres à base de plantes, est indûment brandi comme  preuve de leur efficacité. Un cas clinique ne prouve rien et l’ex-président français a survécu onze années à un cancer de la prostate, ce qui est loin d’être rare. Enfin, je suis sceptique parce que le chercheur maudit a lui même succombé au cancer suite à ses condamnations ordinales et judiciaires.  Dans Néosanté, il nous est déjà arrivé d’évoquer les propriétés anticancéreuses de certaines substances naturelles, notamment l’armoise, la racine de pissenlit, la vitamine C ou le cannabis. Nous le ferons encore le mois prochain en publiant en ligne un article sur l’Aloe arborescens, une variété prometteuse d’aloès. Mais au grand jamais nous ne ferons miroiter que la phytothérapie pourra un jour faire aboutir « la guerre contre le cancer ». Cette approche belliqueuse et matérialiste nous semble vouée à l’échec puisque les vraies cause de la maladie sont invisibles pour les microscopes. D’ailleurs, l’actualité vient nous rappeler que les principes actifs végétaux peuvent très bien faire merveille in vitro et sur les animaux mais être inopérants chez l’être humain : comme vous le lirez dans le Néosanté d’octobre, les vertus prêtées au thé vert sont aujourd’hui contredites par les études épidémiologiques !

Tout comme la complémentation alimentaire, le changement de nourriture et la restriction de nourriture (autrement dit la pratique du jeûne) sont des méthodes qui, si elles peuvent aider à prévenir et contenir le cancer, n’en sont pas pour autant des remèdes absolus. Dans ses livres, le Dr Laurent Schwartz avance que la combinaison d’un régime cétogène et de quelques molécules naturelles  peut  faire reculer le crabe en oxygénant  les mitochondries (centrales énergétiques  de la cellule) et en modulant leur acidité.  Dans son dernier bouquin, le cancérologue en rupture de ban prétend même que cette « approche révolutionnaire de la médecine » pourrait augurer de la fin des maladies, rien que ça ! On cherchera pourtant en vain les références scientifiques justifiant d’allumer pareil espoir, le Dr Schwartz admettant lui-même  qu’il s’agit d’un pari personnel et non d’une théorie vérifiée. De plus, des chercheurs belges viennent de découvrir que la cellule cancéreuse ne se goinfre pas seulement de sucre mais aussi de graisse, ce qui sape quelque peu les  fondements de la thérapie cétogénique.  À la restriction glucidique, il faudrait ajouter un sévère rationnement lipidique pour obtenir des résultats probants. Or si le jeûne complet permet seulement de tenir le cancer en respect, on ne voit pas comment un régime quelconque pourrait suffire à le guérir. Ce n’est pas en affamant le corps qu’on va durablement  réparer les blessures de l’âme à l’origine des maux tumoraux. Ce sont elles qu’il faut cicatriser en priorité ! 

Si elles méritent une place dans la médecine oncologique, la phytothérapie et la nutrithérapie génèrent, à notre avis, un optimisme exagéré. Pour nous, ce sont des impasses qui montreront tôt ou tard leurs limites. Tant que le processus de cancérisation sera envisagé comme un mécanisme insensé et anarchique, toutes les médecines  feront chou blanc. Paradoxalement, c’est du côté de l’allopathie conventionnelle que des signaux encourageants se manifestent. Naguère, nous vous avons narré la spectaculaire conversion psychosomatique du Dr David Khayat.  À présent, c’est le renommé professeur Jean-Benjamin Stora qui fait son coming out : dans une interview à Medscape, ce médecin psychosomaticien vient de déclarer que, selon lui, « toutes les maladies sont psychosomatiques », à commencer par le cancer du sein dont il a  maintes fois constaté dans sa patientèle féminine qu’il succédait à un choc émotionnel.  Voilà un propos qui incitera peut-être d’autres médecins « classiques » à se pencher sur les racines psychiques du cancer. Mais à mes yeux, c’est du côté des détracteurs du dépistage que se situe la plus réjouissante disruption médicale. Dans l’interview qu’il nous a accordée et qui paraîtra dans le prochain numéro de notre mensuel, le Dr Bernard Duperray  ne se contente pas de dénoncer l’immense scandale de la mammographie systématique ne diminuant pas la mortalité globale et entraînant surdiagnostics angoissants et surtraitements mutilants. Le radiologue souligne que le naufrage du dépistage remet en cause le paradigme actuel et qu’il met en lumière le phénomène des rémissions spontanées.  Comprendre comment des malades guérissent du cancer sans recevoir de traitement et sans  rien changer à leurs habitudes de vie, c’est LE défi qu’il identifie comme urgent et primordial. Or la compréhension des guérisons inespérées  ouvrira immanquablement la porte à celle de la somatisation  des conflits existentiels. Telle est la vraie issue que Néosanté continuera de privilégier.

L’endomètre aime les grossesses

portrait de Yves RasirDes chercheurs danois ont entrepris d’explorer la relation entre les grossesses et le risque de cancer de l’endomètre, cette muqueuse qui recouvre la paroi interne de l’utérus et qui s’épaissit au début de chaque cycle menstruel en vue d’accueillir un éventuel embryon. Ils ont suivi 2,3 millions de Danoises de 1978 à 2014, période durant laquelle il y a eu 3,2 millions de naissances et 670.000 grossesses interrompues.  L’examen des données a indiqué une forte association entre la première grossesse et un moindre risque de cancer de l’endomètre, avec une protection supplémentaire à chaque grossesse. La réduction du risque était sensiblement égale pour les grossesses menées à terme et pour les grossesses interrompues.  Ni les facteurs socio-économiques, l’âge de la mère, l’obésité, la durée de la grossesse ou les fausses couches n’ont modifié les résultats de cette étude publiée dans le British Medical Journal : elle démontre indubitablement que le fait de tomber enceinte, surtout une première fois, protège puissamment la femme  contre le cancer gynécologique le plus fréquent en France.
 
Pour les chercheurs, ces constatations vont à l’encontre de l’hypothèse « œstrogènes »,  selon laquelle le risque de cancer de l’endomètre augmente avec le nombre d’années de menstruations (de la puberté à la ménopause) et diminue avec les années de grossesse et l’utilisation de contraceptifs oraux.  Les scientifiques penchent plutôt pour un mécanisme survenant dans les premières semaines suivant la conception, à savoir le triplement du taux de progestérone. C’est cette augmentation rapide du ratio progestérone/œstrogènes qui produirait l’effet protecteur. Il pourrait également s’agir d’une protection préalablement conférée  par la capacité à concevoir, autrement dit par la fertilité. Mais au-delà de ces postulats hormonaux, qu’est-ce qui explique que les femmes ayant porté un ou plusieurs enfants sont moins vulnérables que les autres ? Dans sa newsletter du 30 août, le Dr Olivier Soulier commente la recherche et apporte un éclairage très cru : tout organe qui ne sert pas est plus à risque de se cancériser.  C’est pourquoi les cancers de l’utérus et du sein sont plus fréquents chez les femmes privées de maternité comme les religieuses, ainsi que l’avait montré le Dr Michel Moirot dans ses travaux il y a 50 ans.  C’est  aussi  pour cette raison, avance le médecin lillois,  que le cancer du larynx frappe plus souvent dans les communautés monastiques imposant le silence et que  l’exceptionnel cancer de la verge est moins rare chez les moines s’astreignant à l’abstinence. Pour le Dr Soulier,  c’est  cette mutilation fonctionnelle volontaire qui fragilise un organe et c’est « l’inaccompli qui rend malade ».
 
L’étude danoise apporte effectivement du crédit à la lecture psychobiologique de l’endomètre. Destiné à la nidification de l’œuf, ce tissu est nécessairement réceptif au vécu relatif à la sexualité et à la procréation. Selon la médecine nouvelle du Dr Hamer, tout cancer est un « programme turbo » et celui de l’endomètre serait de rendre l’utérus plus apte à accueillir la vie. Une tumeur à cet endroit serait en quelque sorte un bébé symbolique,  la manifestation que la reproduction est impossible dans la réalité, ou trop conflictuelle pour aboutir. Pour l’endométriose, le conflit est  plutôt de ne pas pouvoir nidifier correctement,  au bon endroit. Selon la localisation  ectopique du tissu endométrique (ovaire, vessie, muscle utérin, etc…), le biodécodage permet d’appréhender les facettes du choc émotionnel et ses différentes tonalités, la principale étant évidemment la perte de chance reproductive. Avec cette étude mettant en lumière l’effet protecteur de la grossesse, il est encore plus évident  que l’endomètre est affecté  par les problématiques à répercussion conceptionnelle. Ce qui est troublant, c’est que la protection n’est pas diminuée par les avortements ou les fausses couches, comme si la seule fécondation de l’ovule et quelques semaines de couvaison suffisaient à apaiser la femme sur son aptitude à devenir mère. Comme si, pour Mère Nature,  l’accomplissement de la conception était plus important que son aboutissement procréatif. À méditer par celles et ceux qui sont enclin(e)s à banaliser les méthodes contraceptives et à mésestimer leur impact sanitaire….

Un autre livre oublié

portrait de Yves RasirQuand il a fait ses fabuleuses découvertes, et surtout la principale d’entre elles sur le sens biologique des maladies, le Dr Ryke Geerd Hamer a eu le grand tort de se poser lui-même sur un piédestal et de se vanter d’avoir tout compris avant tout le monde. Il fut effectivement un génial découvreur,  pionnier d’une toute nouvelle médecine, mais il aurait dû savoir que l’influence majeure du stress psycho-émotionnel dans la genèse des maladies n’était pas niée ni négligée  par l’ensemble de la profession médicale. Avant ou en même temps que lui, bien d’autres précurseurs avaient émis l’idée qu’une pathologie somatique peut très bien trouver sa source dans les tourments de l’âme et les blessures affectives. Passe encore que le médecin allemand ignorât les travaux anglo-saxons d’un Hans Selye ou d’un Carl Simonton.  Passe encore que les œuvres françaises de Michel Moirot ou Henri Laborit lui fussent inconnues. On peut aussi comprendre que le livre confidentiel du cancérologue belge Georges Ceulemans (« Le cancer pour qui, pourquoi, comment »)ne soit pas parvenu sur sa table de lecture. En revanche, on pige mal pourquoi le Dr Hamer a snobé l’apport immense de la psychanalyse, et singulièrement celui de Georg Walter Groddeck, qualifié par Freud d’« analyste incomparable ».  Allemand et médecin lui-aussi,  Groddeck a publié au début du XXesiècle plusieurs ouvrages attribuant au psychisme un rôle central  dans les dérèglements du corps. Dans « Le livre du Ça », il va même jusqu’à soutenir que cette énergie pulsionnelle inconsciente suscite la maladie à des fins de survie : une intuition hamérienne avant la lettre ! Ce n’est pas pour rien que dans ses  numéros 40 à 42, la revue Néosanté a publié une série d’articles  sur Georg Groddeck : constamment réédités par la prestigieuse maison Gallimard, ses ouvrages sont des briques fondatrices de la médecine du sens ! 

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Mais d’autres que lui mériteraient également d’être sortis de l’oubli. Au siècle dernier, la pensée matérialiste et mécaniste n’avait pas encore envahi les académies de médecine  et l’art de guérir pouvait sans honte envisager le patient dans sa globalité. Sans crainte d’être mis au ban ou envoyés au bûcher, de grands noms de la médecine pouvaient se permettre d’afficher leurs convictions psychosomatiques. En France, ce fut le cas du Dr Erich Stern (1889-1959) : psychiatre et psychopédagogue de grande réputation,  cet Allemand d’origine juive avait émigré à Paris  dans les années 30 pour fuir  le nazisme. De 1950 à 1956, il a travaillé à la faculté de médecine de la Sorbonne et fut chargé de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). C’est d’ailleurs à ce titre qu’il publie en 1955, aux éditions Payot,  son œuvre majeure : « Les conflits de la vie, causes des maladies ». Cet épais volume est préfacé par  le Dr Pierre de Graciansky,  médecin des hôpitaux de Paris et professeur à l’Académie de Médecine. Or que dit ce livre  devenu très rare et dont je me suis procuré difficilement un exemplaire ? Rien de moins que son titre, déjà sans équivoque, mais beaucoup plus aussi car il repose à la fois  sur la longue expérience clinique de son auteur et sur la littérature médicale de l’époque. « À notre époque, écrit précisément Erich Stern dans son avant-propos, on ne pourra guère nier que des facteurs psychiques, en particulier des facteurs affectifs, sont susceptibles d’influer dans une large mesure sur les processus somatiques ».  Et il ajoute un peu plus loin « qu’il n’existe actuellement aucun secteur de la médecine pour lequel le point de vue psycho-somatique n’ait son importance ».On peut difficilement être plus clair quant à son intention de montrer que toutes les maladies trouvent, au moins en partie, leur origine dans les conflits de la vie…
 
Et de fait : le corps de l’ouvrage consiste à en fournir, sinon les preuves,  du moins les plus sérieuses présomptions. Des maladies de l’enfance à celles de la vieillesse en passant par tous les troubles d’appareils (respiratoire, cardio-vasculaire, génital, gastro-intestinal, urinaire, nerveux,  endocrinien, etc.), le Dr Stern passe en revue la quasi-totalité des pathologies connues en son temps pour en affirmer la causalité psycho-émotionnelle,  se basant sur ses multiples observations et  les validant  par des données glanées chez d’autres auteurs. Plus fort encore : il consacre tout un chapitre aux « facteurs psychiques dans la tuberculose », chapitre qui est lui-même une synthèse actualisée de l’ouvrage « Psychologie du tuberculeux » publié par lui en 1925. Avec un aplomb qui laisse pantois,  le chercheur du CNRS prétend donc trente ans plus tard que cette maladie infectieuse entretemps « vaincue » par les antibiotiques ne se déclenche pas n’importe quand chez n’importe qui ! Mais on peut comprendre l’audace de Stern parce qu’il  ne se sent pas isolé et qu’il peut se référer  à  beaucoup d’autres travaux médicaux. Il cite par exemple un certain Pierre Delore, dont je n’ai pas retrouvé la biographie : « On sait notamment combien l’émotion, surtout si elle est violente, répétée ou prolongée , peut intervenir dans nombres de circonstances pathologiques : diabète, goitre exophtalmique, ictère, maladie de Raynaud, clochers hypertensifs, dermatoses (prurit, urticaire, œdème de Quinke, eczéma, psoriasis…), migraine, asthmes, accidents d’ordre anaphylactique divers…, à tel point que le choc émotif a pu être considéré comme antigène ».  Delore écrit en outre : « Il appartiendra à la médecine de rechercher si certaines maladies ne sont pas constituées déjà sur le plan psychique avant de l’être sur le plan physique, anatomo-clinique ».Parmi de nombreuses citations percutantes,  j’en épingle une autre : « Dans beaucoup de cas, l’apparition de la maladie est précédée d’un trouble de l’inconscient auquel elle se substitue plus ou moins complètement d’une manière métastasique. Il existe une sorte de suppléance entre les états psychiques et les états organiques ».Ce sont les propos d’un dénommé René Allendy, médecin et psychanalyste. Ou encore celle-ci : « les facteurs affectifs interviennent dans toutes les maladies et dans toutes les conditions ». Ce sont les mots de Pierre-Léon  Abrami, professeur de clinique médicale, lors d’une leçon inaugurale à la faculté de Médecine de Paris. Il y a près de 500  références bibliographiques dans « Les conflits de la vie causes des maladies »… 
 
En préambule de son œuvre, Erich Stern  rappelle que les médecins ont de tout temps reconnu que «  la vie émotive avait un rapport avec la maladie », mais que c’est seulement la « mécanisation de la médecine » qui a relégué cette évidence dans l’ombre. Et il assène : « La médecine nouvelle qu’on peut opposer à cette médecine mécanisée ne renonce à aucune des grandes découvertes techniques, bactériologiques, chimiques, etc…, mais elle proclame le droit de cité de la psychologie dans la médecine. Elle veut s’occuper de l’individu tout entier. » Comment ? Le médecin-chercheur décrit une consultation idéale à ses yeux : « Il ne suffit pas de connaître la constitution somatique du malade, il faut encore essayer de connaître ce que Meng appelle sa situation, c’est-à-dire ses relations avec son entourage, ses occupations, ses préoccupations, sa sexualité, sa tension intérieure, son sentimentde sécurité ou d’insécurité, les dangers qui le menacent et les difficultés qu’il voudrait éviter (…).   Dans chaque cas, il faut, en  plus de l’examen somatique, pratiquer un examen psychologique ; il faut observer la personnalité du malade, les troubles de sa vie affective, ses conflits.  Les racines les plus profondes de nombreuses maladies doivent être recherchées dans ce domaine. (…)».  On croirait lire du Hamer ou du Sabbah dans le texte ! Mais attendez, vous n’avez encore rien lu : bien avant le médecin allemand et son émule marseillais,  Stern a  perçu toute l’importance du ressenti émotionnel, comme en témoigne ce passage : « Si tous les êtres, les plus normaux et les plus sains ont leurs difficultés dans la vie, seule une partie d’entre eux tombe malade. Les déceptions, les échecs ne manquent à personne. Ce ne sont pas eux qui jouent le rôle fondamental dans la maladie ; plus important est de savoir comment le sujet y réagit (…) Ainsi apparaît l’importance de connaître l’histoire du sujet car de nombreux troubles ont leurs racines dans un passé lointain ». 
 
 Il y a plus de 60 ans,  le Dr Erich Stern avait donc jeté les bases du décodage psychobiologique  en conseillant aux thérapeutes de rechercher chez leurs patients  leurs conflits programmants, les événements conflictuels les ayant inconsciemment amenés à somatiser, et surtout le ressenti émotionnel généré par l’événement.  Quand on lit cet ouvrage, on est ébahi par les similitudes théoriques et pratiques entre « la médecine nouvelle » appelée de ses vœux par Stern  et la « neue germanische medizin »  du Dr Hamer. Et a posteriori, on se demande comment le premier a pu échapper aux foudres de sa corporation. L’illustre psychiatre n’a été ni chassé de l’université, ni débarqué du CNRS, ni  radié de l’Ordre des Médecins,  ni sommé d’abjurer ses thèses hérétiques, ni bien sûr accusé de charlatanisme et de « dérive sectaire ».  Il est tombé dans l’oubli mais n’a jamais été persécuté pour ses opinions et sa manière d’exercer son métier. Comme quoi, les temps ont bien changé et l’ouverture des esprits était bien plus grande dans les années 50 !  Imaginez un instant le scandale que produirait aujourd’hui l’édition, sous la plume d’un médecin réputé, d’un ouvrage intitulé « Les conflits de la vie, causes des maladies ».  Imaginez que son préfacier, à l’instar du professeur De Graciansky, écrive que « des modifications somatiques peuvent être déclenchées par des stimuli psychiques au même titre que des microbes ou leurs toxines » , que « les réactions physiologiques liées aux émotions et aux états affectifs peuvent troubler les fonctions de n’importe quel organe »et que « le domaine de la psycho-somatique peut s’étendre à toute la médecine, au sens large du terme ». En ultime hommage à ce livre oublié et à son auteur, je vous laisse méditer cette ultime citation, en vous suggérant  de lire « stress » (un mot qui n’existait pas à l’époque) au lieu de « tension » : « On conçoit que la mise en évidence de cette tension et des mécanismes inhibiteurs qui peuvent se situer dans les couches les plus profondes du psychisme puisse apporter au sujet un soulagement voire une guérison complète ».  Guérir par la prise de conscience : c’était vraiment un dangereux gourou, ce docteur Stern !

Restons sur terre !

portrait de Yves RasirÀ l’occasion des 50 ans d’Apollo 11, on a eu droit cet été à la présentation exaltée du nouveau rêve américain : retourner sur la lune et envoyer un vol habité sur Mars. En collaboration ou en compétition avec quelques multimilliardaires ne sachant plus comment dépenser leur fortune, la NASA envisage en effet  d’expédier des astronautes sur la planète rouge durant la décennie 2030. Projet réaliste ou fantasme irréalisable ? Sur le plan technique, on peut raisonnablement penser que l’exploit n’est pas hors de portée. Pour accomplir cette mission d’au moins 900 jours (sans compter le trajet retour), différentes agences spatiales ont déjà imaginé un vaisseau capable de produire la nourriture des habitants et de recycler leurs déchets liquides et solides. L’urine jouerait d’ailleurs un rôle capital puisqu’elle permettrait d’abreuver les passagers et de les alimenter en faisant pousser des micro-algues nutritives. Mais il reste un énorme problème à résoudre : comment maintenir les voyageurs en vie et en bonne santé dans un environnement aussi hostile aux Terriens que nous sommes ? 
 
Le premier défi à relever est évidemment celui de l’impesanteur. L’absence de gravité a de très lourdes conséquences pour les organismes humains.  En 2017, l’astronaute français Thomas Pesquet a passé six mois dans la station spatiale internationale. À son retour, il  avait perdu la moitié de sa masse musculaire (notamment au niveau du cœur, qui est un muscle), sa densité osseuse avait diminué de 6% et il mesurait 6 centimètres de plus que lorsqu’il est parti. S’il a retrouvé depuis sa taille normale et  si son système musculo-squelettique ne semble pas avoir subi de dommage irréversible, il est clair qu’un séjour plus long aurait pu lui être fatal. L’accélération du rythme cardiaque et la baisse de  la tension artérielle exigent en tout cas des hommes échappant aux forces gravitationnelles une excellente condition physique. Le deuxième problème à résoudre est celui de la radioactivité. Beaucoup d’entre nous l’ignorent, mais l’espace est une véritable centrale nucléaire à ciel ouvert, où le rayonnement ionisant peut vous tuer un être vivant non protégé en quelques minutes. Provenant du soleil ou du fin fond du cosmos, les rayons mortels vous dézinguent rapidement l’érythropoïèse, c’est-à-dire le processus de fabrication des globules rouges dans la moelle osseuse. Pour dépasser l’orbite terrestre, il faut de surcroît franchir la « ceinture de Van Allen »,  sorte de couverture électromagnétique à triple épaisseur qui concentre les rayons cosmiques. Cette barrière radioactive est tellement pathogène que certains théoriciens du complot doutent de la véracité des missions Apollo ! 
 
En réponse aux thèses complotistes, la NASA a fait valoir que différents stratagèmes (trajectoire de  la fusée, calculs pour éviter les éruptions solaires, combinaisons isolantes, blindage en aluminium de la capsule…) avaient permis de minimiser l’exposition et que celle-ci n’avait jamais dépassé celle d’une radio des poumons, soit 2 millisieverts alors qu’un travailleur du secteur nucléaire peut légalement encaisser 20 millisieverts sans dépasser les normes. On peut cependant avoir des doutes sur l’innocuité des doses reçues :  en 2016, une étude publiée dans la revue Scientific Reports a montré que les expéditions lunaires avaient laissé des traces sévères. Sur les 24 participants du programme Apollo, huit sont  déjà décédés, et la plupart de maladies cardiovasculaires, ce qui représente une incidence 5 fois plus élevée que chez les astronautes trépassés sans avoir volé. Une expérience sur animal a renforcé les soupçons.  En les  exposant aux types de radiations subies par les astronautes d’Apollo, les chercheurs ont observé de graves atteintes des artères chez des souris.  Cette même étude relevait que le moindre apport d’oxygène aux muscles avait certainement endommagé les circuits neuronaux des conquérants de la lune et qu’un cerveau humain avait peu de chance de supporter un voyage sur Mars. Le scepticisme est encore monté d’un cran en ce début d’année 2019 : une étude parue dans Science a comparé les données (épi)génétiques des frères jumeaux  astronautes Scott et Mark Kelly. Le premier a séjourné 342 jours dans la station spatiale internationale en 2015,  tandis que le deuxième demeurait sur terre.  À son retour, Scott était porteur d’aberrations chromosomiques et la méthylation de son ADN était modifiée, notamment dans la partie du génome régissant les cellules immunitaires. Bref, même quand il ne traverse pas la ceinture de Van Allen, l’être humain envoyé dans l’espace risque très gros et n’est pas apte  à y faire de vieux os.
 
Pour être effectués, les vols habités lointains devraient aussi affronter un autre péril, à savoir les microbes embarqués.  En mars dernier,  une équipe de la NASA a signalé que le virus de l’herpès,  intervenant dans l’herpès mais aussi dans la varicelle, le zona et très probablement dans la maladie d’Alzheimer,  était mystérieusement « activé » chez les astronautes.   En analysant des échantillons de salive, sang et urines de 112 membres d’équipage, les scientifiques ont mesuré une virulence anormale chez 61 d’entre eux ! Certes, le réveil du virus n’a pas toujours entraîné de symptômes et seulement six astronautes ont souffert d’une poussée d’herpès. Par une audacieuse déduction psychosomatique, la NASA a  même officiellement déclaré que le stress psychologique pouvait expliquer la répercussion biologique. Il n’empêche que cet étrange comportement viral en contexte spatial  pose de sérieuses questions sur la viabilité des expéditions martiennes.  Les auteurs de l’étude estiment que les « virus latents » pourraient grandement mettre en danger la vie des astronautes. Last but not least, il leur faudrait également triompher d’une menace bactérienne.  Malgré tous les efforts de désinfection avant décollage,  les engins spatiaux sont en effet toujours contaminés par divers germes. Ce microbiome résistant est composé de bactéries, de champignons et même d’archées, des microorganismes unicellulaires  pourtant rudimentaires. Or selon des  chercheurs californiens, il se pourrait que tout ce microcosme se développe… grâce aux agents nettoyants employés pour l’éliminer. La bactérie la plus  récalcitrante se nourrit littéralement de l’alcool isopropylique censé l’exterminer ! Dans l’atmosphère confinée et artificielle d’un vaisseau spatial, un microbe clandestin n’est pas rien et les risques d’épidémie sont bien réels ….
 
Si je raconte tout ça, ce n’est pas pour doucher les enthousiasmes tintinesques ou torpiller les rêves julesverniens.  Je suis même persuadé que l’ingéniosité des ingénieurs va nous épater et que les obstacles sanitaires n’annuleront pas les voyages interplanétaires. S’il veut absolument aller sur Mars, l’Homme finira par y arriver ! Mais à mes yeux, c’est cette volonté qui mérite d’être interrogée et contestée. Tous les problèmes de santé affectant ou guettant les astronautes prouvent par l’absurde que le bipède humain est fait pour habiter sur terre et pas ailleurs. Quand bien même son organisme pourrait s’adapter et supporter une exil extraterrestre,  sa vulnérabilité actuelle témoigne  que sa maison est ici, sur notre belle boule bleue.  Le plancher des vaches est aussi celui des primates vaguement évolués que nous sommes ! Pour moi, la conquête spatiale est pure folie. Sans compter la pollution qu’elle engendre et le colossal gaspillage des ressources naturelles et financières qu’elle entraîne, elle entretient le mythe pathologique d’un avenir radieux par-delà les cieux. Or je crois – c’est ici une question de foi – que l’aventure humaine n’est pas de s’aventurer dans le cosmos (du moins physiquement). Le mot « humus » et le mot « humanité » ayant les mêmes racines, celle-ci se déshumaniserait en s’arrachant du sol qui l’a vu naître. À l’inverse,  Homo Sapiens ferait preuve d’une grande sagesse s’il s’explorait d’abord lui-même et s’il étudiait en priorité son biotope pour en préserver la beauté et l’hospitalité. « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’Univers et les Dieux », disait Socrate.  Comme devise avisée, je ne vois pas mieux. 
 

Une galette royale

portrait de Yves RasirIl y a tout juste un an, je n’en menais pas large :  le vol d’une enveloppe contenant des dizaines de chèques nous avait mis en grande difficulté financière. Grâce à votre soutien, nous avons cependant maintenu le navire à flot.  Il y a 6 mois, j’étais à nouveau inquiet pour notre survie : je venais de découvrir que Google étranglait notre site  en nous déréférençant et que Facebook censurait nos publications en manipulant ses algorithmes. Mais rien n’y fait : tous ces vents contraires ne nous empêchent pas de garder le cap et de continuer à publier notre « revue internationale de santé globale » axée sur le sens psychobiologique des maladies.  Mieux : un taux de réabonnement très encourageant m’a récemment permis de recruter une jeune journaliste pleine de talent pour réaliser des enquêtes et reportages.  Si cette nouvelle collaboratrice a été surprise du premier sujet que je lui proposais,  elle a cependant  relevé le défi avec brio.  Son article est paru dans le Néosanté de juillet-août  et il  porte sur la « placentophagie », autrement dit sur  la consommation de cet organe qui nourrit le fœtus pendant le séjour utérin mais qui est généralement jeté à la poubelle des maternités comme un vulgaire déchet. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, manger le placenta n’est pas une excentricité de stars hollywoodiennes mais un geste sensé qui est courant dans le monde animal et présent dans plusieurs traditions humaines, notamment la médecine chinoise. Et si le placenta était un véritable alicament ? Après tout, son étymologie renvoie  au mot latin signifiant « gâteau » ou « galette », et c’est  un concentré de  précieux nutriments. Au cours de ses recherches, Viviane a également découvert que le placenta était aussi utilisé en cataplasme au siècle dernier par certains médecins. Selon un témoignage retrouvé, l’application de ce « remède » sur des plaies dangereusement  infectées permettait de les cicatriser efficacement ! En guise de bienvenue à notre nouvelle plume, je reproduis ci-dessous son premier et passionnant « papier ». Je ne doute pas que cet article vous donnera envie de lire les prochains et c’est pourquoi j’ai prolongé (voir « offre de la semaine »)la promotion de 25% sur les nouveaux abonnements à la version imprimée de Néosanté. Le lectorat supplémentaire nous permettra d’améliorer encore notre contenu rédactionnel et de vous étonner encore en explorant des sentiers de santé naturelle peu fréquentés, cette audace étant en quelque sorte notre marque de fabrique.  

Le paracétamol, ce toxique holistique

portrait de Yves RasirDans la revue Néosanté, nous recensons les études scientifiques et les alertes  sur  le danger des médicaments.  Nous estimons que ça fait partie de notre job  de relater que les « remèdes » chimiques et allopathiques présentent souvent de graves inconvénients et font parfois plus de mal que de bien. Les scandales à répétition (Médiator, Dépakine, Lévothyrox…) témoignent que le système de mise sur le marché est défaillant et que de nombreuses molécules n’auraient jamais dû être autorisées en raison de leur nocivité. Dans notre mensuel, nous pointons tout particulièrement les effets pervers de substances couramment prescrites (statines, inhibiteurs de la pompe protons, antibiotiques…) ou même délivrées sans ordonnance comme les fébrifuges, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens et les  antidouleurs à base de paracétamol. Cette dernière catégorie constitue une bonne part du chiffre d’affaires des pharmacies et parapharmacies. Rien qu’en France,  plus de 200 médicaments (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan…) contiennent du paracétamol et leur consommation avoisine le milliard de boîtes par an. En l’espace de 10 ans (2006-2017), les ventes ont augmenté de 53 % ! Dopé par la publicité et sa duplicité, ce succès commercial est d’autant plus choquant que la liste  des effets secondaires du paracétamol ne cesse de s’allonger et que leur gravité est de plus en plus reconnue. Sa toxicité pour le foie ne fait tellement plus de doute que les autorités françaises viennent d’imposer la mention « surdosage = danger » écrite en rouge sur l’emballage. Une dose trop élevée peut en effet détruire les cellules hépatiques et expédier  au cimetière si on ne  remplace  pas  rapidement l’organe. Selon  l’ANSM, l’abus de paracétamol serait même la cause principale des greffes du foie pratiquées en France !
 
Mais il y a, à notre avis, encore plus inquiétant : ce médicament banal  possède l’étrange propriété d’annihiler les émotions positives. En 2016 déjà, des chercheurs en psychologie américains avaient fait l’étonnante découverte que le paracétamol réduit la compassion ressentie face à la détresse d’autrui. Quand on les  a confrontés à des récits censés susciter l’empathie, les participants de l’étude à qui on avait préalablement administré le médicament ont manifesté moins de sensibilité et ont rapporté un moindre sentiment de pitié que les sujets sous placebo.  Tout se passe comme si la prise de  l’antidouleur diminuait aussi la souffrance perceptible chez quelqu’un d’autre ! Les mêmes scientifiques de l’Université de l’Ohio ont poursuivi leurs travaux et ont effectué le même genre d’expériences couplées à de l’imagerie cérébrale. Publiée en mars dernier dans la revue Frontiers in Psychology,  leur nouvelle étude démontre que le paracétamol amoindrit également ce que les psy appellent « l’empathie positive », c’est-à-dire l’émotion agréable que l’on ressent lorsque notre prochain vit quelque chose de bien en notre présence, par exemple  un événement heureux ou la  réception d’une bonne nouvelle. « Être content pour lui » n’est pas une formule creuse car nous partageons réellement  sa satisfaction, scanner du cerveau à l’appui montrant que les zones cérébrales de la motivation et du bien-être émotionnel  sont activées. Or la prise d’1 g de l’antalgique suffit à faire baisser cette impression de participer au bonheur d’autrui, et ce dès une heure après l’absorption du médicament ! 
 
Pour les chercheurs, ce phénomène est très préoccupant car la capacité de s’identifier  à une autre personne dans ce qu’elle ressent est le véritable ciment du lien social, la clé  essentielle d’un vivre ensemble harmonieux. Dans leurs commentaires, ils se demandent dans quelle mesure la consommation excessive ou régulière de paracétamol n’impacte pas dramatiquement la société américaine,  où un quart de la population en absorbe  au moins une fois par semaine. Cette surconsommation témoigne d’un mal-être social mais pourrait également en être une cause non négligeable ! De notre côté, nous retenons surtout que l’antidouleur et antipyrétique le plus populaire est un anesthésiant des émotions. Or le Dr Hamer a trouvé que la fièvre et les douleurs se manifestaient le plus souvent en phase de guérison des maladies. C’est pourquoi, à l’instar des naturopathes et des homéopathes, il déconseillait la répression de ces deux symptômes dans la mesure du possible. Dans la perspective où les pathologies procèdent de conflits psycho-émotionnels et qu’elles sont des processus naturels intelligents, les découvertes étasuniennes n’ont donc rien d’étonnant. Si elles n’apportent pas de nouvelles preuves étiologiques, ces trouvailles troublantes mettent en évidence que le « savoir ressentir» est au cœur des mécanismes pathologiques. Les médocs qui tuent la compassion et l’empathie positive sont très probablement parmi les plus nuisibles à notre santé globale. On pourrait à mon sens les qualifier de toxiques holistiques…  

Mon chien est-il zinzin ? 

portrait de Yves RasirÇa fait longtemps que je ne vous ai plus parlé de Lucky, mon fidèle collègue de bureau à quatre pattes (le collègue, pas le bureau). Si j’ai envie de causer de lui aujourd’hui, c’est parce que ce bougre d’animal m’a sorti la totale le week-end dernier, à l’occasion d’une balade en forêt : il a fait trois choses qui pourraient faire croire que ce chien est  mentalement dérangé. D’abord,  il a manifesté un étrange comportement pour un carnivore à tendance omnivore comme le sont les canidés : il a  brouté tout le long du chemin !  Mon compagnon à poils adore en effet déguster les hautes herbes bien vertes qui poussent dans les bois, qu’il mâche longuement avec délectation. Il ne se contente pas de les mâchouiller, il les avale aussi. Une fois, suite à une indigestion, j’en ai distingué des dizaines  dans son vomi.  Je ne cherche pas à le dissuader et je lui dis que s’il se prend pour un ruminant sans posséder l’appareil digestif adéquat, tant pis pour lui ! Non content de jouer aux herbivores, mon pote Lucky n’a pas  raté une occasion de s’abreuver à toutes les flaques boueuses rencontrées en cours de route. Quand il a le choix entre une eau vive bien claire et une eau croupie bien crade, il choisit toujours la deuxième.  Et il m’a encore fait le coup en rentrant de promenade : comme je lui tendais une écuelle pleine d’eau du robinet (de la très bonne, non traitée), il m’a regardé avec la tête d’un œnologue averti à qui on aurait proposé une vulgaire piquette en lieu et place d’un Médoc grand cru : son vin divin à lui, c’était de l’eau de pluie stagnant dans un vieux seau et dont il se pourléchait les babines ! 
 
Entretemps, pendant notre excursion, l’ami Lulu – c’est son surnom dans la famille – s’est livré à un curieux rituel peu ragoûtant :  il s’est roulé dans un tas de feuilles et de plumes, à un endroit où un animal carnassier avait visiblement attrapé et dépecé un oiseau.  Il fait ça à chaque fois qu’il découvre les restes putréfiés d’un volatile ou d’un petit mammifère, et ça nous agace car son pelage  devient  très malodorant. Des fois, il pue carrément la mort et on est obligé de lui donner un bain pour faire partir l’odeur pestilentielle. Nullement gêné de se barbouiller de charognes, Lucky semble au contraire en éprouver une vive satisfaction, comme si cette poussière de chairs décomposées lui faisait le plus grand bien. Alors, mon chien serait-il zinzin ?  Je n’en crois évidemment rien.  Pour moi, ces trois attitudes  (manger de l’herbe, boire de l’eau sale et se rouler dans des cadavres de bêtes) relèvent probablement d’un instinct microbiotique. La fibre végétale agirait comme un prébiotique et l’eau trouble lui apporterait  des bactéries probiotiques qui font défaut dans son intestin, tandis que les dépouilles pourries « étofferait » sa flore bactérienne cutanée. Lulu a  de la suite dans les idées car, petit, il était coprophage et raffolait notamment de la bouse de vache ! Bref, je pense que mon copain à quatre pattes n’est pas fou du tout et qu’il prend soin  d’enrichir ses microbiotes avec les microbes qu’il rencontre. Vous ai-je déjà dit que c’est un Beagle ?  Comme tous les animaux de race pure, ces chiens anglais ont été sélectionnés pour certaines  de leurs compétences – en l’occurrence la chasse au lapin – mais souffrent aujourd’hui de cette sélection raciale au niveau intestinal. Tous les autres propriétaires rencontrés m’ont confirmé que les Beagle étaient  pétomanes et abonnés aux désordres intestinaux. Ils ont du talent pour la chasse mais une dysbiose  récurrente les condamne à la chiasse. À mon avis, ils cherchent à compenser leur fragilité innée et à rééquilibrer leur terrain bactérien dès qu’ils le peuvent. 
 
Quand j’étais jeune, on a toujours eu des chiens à la maison et je n’ai jamais observé de tels comportements chez eux. Normal car  il s’agissait généralement de bâtards, de corniauds,  de zinnekes comme on dit à Bruxelles. S’ils n’ont pas de pédigrée, ces cabots issus de croisements ont  des intestins qui fonctionnent bien et ils  n’ont pas besoin d’y réimplanter des souches manquantes. En va-t-il de même des êtres humains ?  Il est permis d’en douter. S’il n’applique pas pour lui-même le racisme qu’il inflige aux bêtes d’élevage, Homo Sapiens a trouvé d’autres moyens de se nuire: la naissance par césarienne,  l’allaitement artificiel, l’excès d’hygiène dans l’enfance, le raffinage des aliments glucidiques ou l’antibiothérapie sont autant de « progrès » qui  appauvrissent le microbiome et prédisposent aux maladies. Certains polluants, de nombreux médicaments et le stress de la vie moderne sont également soupçonnés de paupériser le cerveau abdominal.  C’est pure hypothèse de ma part, mais je parierais bien que certaines pratiques sexuelles considérées comme des perversions sont en réalité des tentatives inconscientes de restaurer une flore biotique optimale. La plus extrême d’entre elles, la scatophilie, n’est-elle pas une forme non médicale de transplantation fécale ?  Comme vous le savez si vous lisez Néosanté, cette méthode consistant à « transfuser » des extraits d’excréments par voie orale ou rectale est appelée à un grand avenir. Ainsi que nous l’avions imaginé il y a huit ans, il va devenir aussi banal de donner ses selles que de donner son sang et  il y a déjà des « banques de caca » alimentées par des donneurs au profit de receveurs moins bien lotis  atteints de pathologies infectieuses rebelles aux traitements. La recherche bat son plein et il  est vraisemblable que cette technique sera étendue à un large éventail de maladies liées à des dysbioses intestinales. Bref, on va reproduire les transferts bactériens que les chiens accomplissent instinctivement lorsqu’ils évoluent en pleine nature. 
 
Mais pourquoi miser sur l’interventionnisme technologique ?  Et pourquoi attendre les symptômes avant de bichonner sa flore intestinale et de favoriser sa variété ? Comme vous le savez aussi si vous êtes lecteur régulier de notre mensuel, il existe des moyens bien plus simples et plus naturels de se revitaliser les tripes et de « biodiversifier » ses intestins, notamment l’alimentation paléo-cétogène, le jeûne intermittent et l’exercice physique. Préconisés depuis belle lurette par les bons naturopathes, ces protocoles percolent à présent dans la médecine et la diététique classiques, comme en témoigne le livre récent de la chercheuse britannique Clare Bailey.  Un magazine belge vient d’en faire un bon résumé que vous pouvez lire en cliquant ici
Pour ma part, je trouve que le dernier point  – l’activité physique –  aurait dû figurer en tête de cette liste d’astuces microbiotiques.  Dans chaque numéro  de Néosanté ou presque, on évoque des études scientifiques attestant que la pratique d’un sport ou d’une activité  corporelle soutenue apporte grand bénéfice aux bactéries qui nous habitent. Tout se passe comme si l’effort aérobique permettait aux populations bactériennes de se régénérer, se rééquilibrer et s’enrichir. Un qui a  déjà très bien compris ça, c’est ce sacré Lucky : pas fou pour deux sous,  il réclame de nombreuses et longues promenades  et il frétille de joie quand, le week-end, nous arrivons à la campagne. Mes intestins lui disent aussi merci  pour toutes ces escapades  émaillées  d’épisodes bizarres mais tellement sensés ! 
 

Un chiffre révélateur

portrait de Yves RasirDébut juillet,  les autorités sanitaires françaises ont publié les  nouvelles statistiques  sur l’incidence et la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018.  Ces données sont intéressantes puisqu’elles exposent les tendances à l’œuvre depuis une trentaine d’années dans l’hexagone. Ce rapport montre par exemple que la maladie cancéreuse  continue de frapper un nombre toujours plus grand de Français  (382.000 nouveaux cas rien qu’en 2018) malgré toutes les politiques de prévention mises en œuvre par les pouvoirs publics, ce qui reflète à tout le moins leur impuissance à endiguer le fléau. Même en faisant abstraction de l’augmentation de la population et de son vieillissement, le risque de contracter un cancer est en effet en hausse depuis trois décennies, ce qui indique bien que les causes du mal persistent et s’aggravent.  Les maigres progrès thérapeutiques ne sont que piètres victoires car les oncologues voient affluer un nombre croissant de nouveaux patients. Les aident-ils à rester en vie ?  C’est ce que semble indiquer le rapport. Quand les statisticiens neutralisent l’impact de la démographie et du vieillissement, la part de décès attribuables au cancer lui-même s’avère effectivement en léger déclin. Mais si l’on y regarde de près, on s’aperçoit que cette  diminution de la mortalité concerne uniquement  les quatre localisations (sein, prostate, colon-rectum et col de l’utérus) qui font l’objet d’un dépistage de masse. Or comme ce dernier s’accompagne de sur-diagnostics  massifs, l’évolution favorable n’est en réalité qu’une illusion. Inutile, je suppose, de vous rappeler que la détection précoce de  petites tumeurs  anodines permet de faire passer des rémissions spontanées pour des cures réussies et de justifier ainsi le business du cancer. Comme tous les autres documents du genre, le récent rapport officiel utilise habilement les chiffres pour maquiller cette mystification.
 
Ce qui est étonnant, c’est que ses auteurs ne prennent même pas la peine de dissimuler leurs contradictions. Ainsi, ils attribuent en partie l’amélioration de la mortalité aux modifications positives des comportements. Mais quand il s’agit d’expliquer la dégradation de l’incidence, ils pointent également le mode de vie et certaines habitudes funestes comme le tabac et l’alcool. Autrement dit, les Français mourraient moins parce qu’ils se comportent mieux mais tomberaient plus souvent malades parce qu’ils se comportent moins bien: allez comprendre ! Ce qui est encore beaucoup plus surprenant, c’est que le principal résultat de l’analyse statistique – une évolution divergente entre hommes et femmes – n’a pas été mis en évidence et qu’il a été accueilli dans une quasi-indifférence. Le  journal Le Monde, notamment, s’est contenté de relever que « l’incidence du cancer augmente en France »  tandis que  le Quotidien du médecin   a  discrètement titré sur «  des tendances en défaveur des femmes ».  Or cet écart entre les sexes est LA révélation explosive du rapport, celle qui aurait dû faire les gros titres de tous les journaux. Jugez plutôt :  entre 1990 et 2018, les nouveaux cas de cancer ont augmenté de 65% chez l’homme et de 93% chez la femme. En refaisant le calcul après avoir éliminé le biais démographique, les experts ont trouvé que les nouveaux cas ont augmenté de « seulement »  6% pour les hommes et de… 45 % pour les femmes.  La différence est énorme, c’est un véritable gouffre qui s’est creusé depuis la fin du siècle dernier !  Sur la période considérée, l’incidence du cancer a augmenté de 0,1% par an  chez les Français et de 1,1% chez Françaises, soit un différentiel de 1 à 11 ! Même si les femmes sont plus enclines à se soumettre au dépistage systématique (lequel, je le répète,  gonfle artificiellement les diagnostics),  il est hautement improbable qu’un tel fossé soit imputable à la mammographie ou au frottis utérin. Pour expliquer cette stupéfiante divergence entre les genres, les autorités sanitaires avancent  que la gent féminine boit et fume davantage, et que le filtre des cigarettes augmenterait le danger des fumées inhalées. Cette innovation ne date pourtant pas d’hier et il est faux qu’une foultitude de femmes, au tournant du millénaire,  serait subitement devenue alcoolo et accro à l’herbe à Nicot. Elles sont plus nombreuses  qu’avant à fumer et picoler, mais pas dans des proportions qui peuvent justifier une vulnérabilité tellement accrue face au cancer.  D’ailleurs, il n’y a pas que leurs poumons et leur foie qui trinquent : représentant  33% des cancers féminins, celui du sein demeure de loin le principal fauteur de tumeurs. Difficile de tout mettre sur le dos de la bouteille et du tabagisme. Les pollutions ? Les pilules de dernière génération ? Les traitements  hormonaux de la ménopause ?  Leurs effets  délétères pour le système endocrinien sont sans doute sous-estimés mais  le mystère n’en reste pas moins épais : aucun facteur environnemental  ne suffit à expliquer qu’une telle discrimination sexiste sévisse depuis trois décennies.  Si les cancéreux sont de plus en plus souvent des cancéreuses (45% d’augmentation !), c’est qu’il s’est produit durant ce laps de temps des importants changements au détriment des femmes.
 
L’hypothèse que je privilégie est évidemment  celle du contexte sociétal et de son  corollaire psycho-émotionnel.  Que s’est-il passé depuis 1990 ? Primo, le droit de travailler s’est mué en véritable obligation.  Rares sont aujourd’hui les couples pouvant se permettre de vivre avec un seul salaire. C’est une pression supplémentaire de devoir absolument bosser et ramener de l’argent, d’autant que l’égalité n’a pas suivi dans le partage des tâches ménagères et de l’éducation des enfants. Le phénomène des « doubles journées » reste une réalité.  En outre, les femmes  exerçant un métier accèdent beaucoup plus souvent à des postes à responsabilités, avec leur lot de stress et de conflits associés. Si elles ont investi le marché du travail, les femmes sont cependant plus nombreuses à végéter dans le chômage de longue durée, synonyme de dévalorisation et d’anxiété. Secundo, de nouvelles législations  sont apparues qui facilitent le divorce et ne désavantagent plus les unions libres, si bien que les séparations (et leurs conflits qui vont de pair)  sont devenues la norme. Les liens du mariage n’ont plus rien de solide et cette fragilité, n’en déplaise aux féministes, affecte plus durement les femmes, ne fût-ce que par le risque de basculer dans la précarité. Qui dit ruptures amoureuses dit aussi déchirement de la famille et disputes pour la garde des enfants, deux conséquences également très éprouvantes pour le ressenti féminin. La troisième évolution que je discerne découle de la deuxième, à savoir qu’un nombre croissant de femmes se retrouvent seules à un âge où elles ne peuvent plus guère espérer retrouver « chaussure à leur pied ». Pour les raisons notoires que les hommes recherchent davantage la beauté et la jeunesse chez leurs partenaires  et que celles-ci sont plus sensibles à d’autres charmes.  Monogamie et espérance de vie obligent, il y a donc beaucoup plus de cœurs  féminins en rade chez les + de 40 ans : il suffit de jeter un œil sur un site de rencontres pour s’en rendre compte.  Or la solitude sentimentale prédispose à l’isolement social, ces deux formes de carences relationnelles étant reconnues corrélées au risque de développer  un cancer.  Pour le Dr Hamer ou pour le Dr Ceulemans, la détresse émotionnelle vécue sans soutien affectif serait même une voie directe vers la somatisation cancéreuse. Est-ce là la bonne explication de la sinistre augmentation de 45% en 30 ans ? Ce chiffre interpelant devrait au minimum  mener à s’interroger sur le pouvoir cancérigène des émotions conflictuelles.  
 

Soleil : les conseils qu’on ne vous donne jamais

portrait de Yves RasirOn n’y échappe pas : avec l’été,  les journaux et les télés  reprennent leurs habituels refrains héliophobes et nous matraquent qu’il faut   absolument se protéger du grand méchant soleil avec des crèmes, des lunettes et des vêtements. Et si c’était exactement le contraire qu’il fallait faire ? Dans le Néosanté de juillet, notre journaliste Emmanuel Duquoc  raconte que, dans sa jeunesse, sa peau blanchâtre bronzait difficilement et était souvent sujette aux érythèmes.  Mais aujourd’hui, elle est hâlée en permanence et  ne brûle plus jamais : comment a-t-il fait ? Je ne vais pas vous dévoiler l’entièreté de son article (il faut bien que nos abonnés conservent la primeur) mais je vais vous révéler ses  5 principaux secrets pour brunir sans rôtir. Accrochez-vous, car ces « astuces » risquent de  balayer les idées reçues et vous amener à revoir ce que vous pensiez savoir sur le bronzage raisonnable.
 

  1. Exposez-vous sans filtre

 
Qu’ils soient chimiques ou labellisés « cosmétique bio », les écrans solaires ont tous le même défaut : ils trompent la peau et lui font croire qu’elle peut être exposée longtemps au soleil sans griller. Or comme aucun filtre n’est efficace à 100% (l’écran total n’existe pas), les UV qui déjouent le barrage peuvent pénétrer l’épiderme et y exercer leurs méfaits en cas d’excès. Privée de sa réaction naturelle d’alerte (rougeur et douleur), la peau prétendument protégée est en réalité plus menacée et l’est d’autant plus que certains fabricants rajoutent à leurs produits des substances anti-inflammatoires. En inhibant l’œdème, celles-ci accroissent encore la fausse impression que le rayonnement ultra-violet n’exerce aucun effet dommageable.Pour bronzer en sécurité, mieux vaut donc vous exposer sans bouclier et faire confiance aux signaux d’inconfort qui vous dissuaderont efficacement de continuer.
 

  1. Rangez vos lunettes solaires

 
Autre croyance à déraciner : les prétendues vertus des lunettes solaires. Quel que soit leur indice de filtration UV, ces écrans oculaires ont exactement le même inconvénient que les crèmes solaires : elles trompent le cerveau et donc la peau. En filtrant le rayonnement, les lunettes noires privent en effet la rétine des informations lumineuses que celle-ci envoie en temps réel à la matière grise. Et comme les neurones ne disposent pas des bonnes données d’ensoleillement, le système nerveux ne donne pas l’ordre aux cellules cutanées de s’auto-protéger.À l’inverse, les personnes qui font l’effort d’affronter le soleil sans lunettes sombres s’aperçoivent que leur peau réagit plus vite aux abus d’UV et s’adapte mieux aux radiations intenses. C’est ce qu’a expérimenté la naturopathe et navigatrice France Guillain : à terre comme en mer, cette femme intrépide ne s’est plus protégé les yeux et a constaté que son épiderme amadouait de mieux en mieux le soleil. En appliquant la méthode, Emmanuel Duquoc a remarqué de son côté que la luminosité estivale ne l’obligeait plus à cligner sans cesse des paupières. Peaux blanches et yeux clairs ont tout intérêt à se passer de lunettes solaires !
 

  1. Exposez un maximum de peau

 
Avec ce qui précède, vous avez déjà compris qu’il vaut mieux ne pas leurrer la peau, soit directement avec des écrans, soit indirectement avec des verres faussement protecteurs. Il en va de même pour les vêtements : plus votre corps en est couvert, plus ses parties à découvert auront tendance à rougir et à brûler. Pourquoi ? Encore une fois parce que l’organisme reçoit des informations tronquées et qu’il ne perçoit plus le danger des UV dont il est bombardé. D’ailleurs, vous remarquerez que les coups de soleil surviennent plus facilement en bordure des habits, à proximité de la culotte de maillot ou de la bride du soutien-gorge : c’est bien le signe que l’épiderme souffre davantage dans les zones où on le dupe ! Naturopathe radicale mais aussi naturiste militante, France Guillain prêche volontiers pour la totale nudité face au soleil. À défaut d’adopter la tenue d’Ève ou d’Adam, couvrez-vous un minimum et ne croyez pas qu’une protection textile localisée soit très utile : votre peau risque de rougir ailleurs si vous condamnez certains endroits à la blancheur. Rien de tel que le bronzage (quasi) intégral !
 

  1. Mangez paléo

 
Tirant profit des peurs qu’elle répand, l’industrie cosméto-pharmaceutique ne pousse pas seulement à se protéger de l’extérieur : elle nous incite également à « préparer la peau » de l’intérieur et la prémunir de l’ogre solaire à grand renfort de compléments alimentaires. À en croire les publicités, il ne serait plus possible de s’exposer au soleil sans consommer toutes sortes de nutriments propices à la santé du tissu cutané. Ce que ces marchands de gélules ne précisent pas, c’est que l’alimentation permet de couvrir ces besoins particuliers : la célèbre carotte pour le bêta-carotène, la tomate pour le lycopène, le poisson gras pour les oméga-3, les fruits secs et les huiles végétales pour la vitamine E. Les autres caroténoïdes ? Vous trouverez de la zéaxanthine et de la lutéinedans les choux, les épinards ou les courges. Quant à la très tendance astaxanthine, c’est elle qui donne sa couleur rose aux crevettes, aux crustacés et au saumon sauvage. En adoptant le régime ancestral du Dr Seignal et, Emmanuel Duquoc n’a pas seulement guéri ses allergies : il a constaté que sa peau réagissait mieux au soleil qu’auparavant. Cet été-là, son épouse et leur fils d’un an,tous deux de peau claire avec taches de rousseur,ont également bruni sans rougir. Comme la saison s’y prête, passez à l’alimentation paléo en privilégiant les végétaux crus : non content de vous apporter la précieuse vitamine C, les fruits et les légumes non cuits vont vous hydrater en profondeur. Et il n’y a rien de meilleur que l’hydratation pour se dorer la peau en toute sérénité.
 

  1. N’exposez pas une peau décapée

 
Dans son article de juillet,Emmanuel a oublié de rappeler que la peau est un écosystème délicat qu’un excès d’hygiène peut venir fragiliser.Mais dans sa rubrique « Naturo pratique »,notre collaborateur a déjà maintes fois signalé qu’il n’était pas bon de se récurer trop souvent l’épiderme et de le faire avec des savons corrosifs.En agissant ainsi, on modifie le pH cutané,on perturbe le fonctionnement des glandes sébacées et on détruit le film hydro-lipidique qui nous protège naturellement. La peau possède également son propre microbioteet sa santé dépend de l’équilibre entre différentes souches bactériennes, comme dans l’intestin.Ce n’est donc pas une bonne idée de se mettre au soleil après une douche, ou, pire encore, après avoir nagé dans une piscine chlorée : on en sort complètement décapé et prêt à brûler au moindre rayon, d’autant que la fraîcheur de la baignade va donner une illusion de protection. Entre la trempette et la bronzette, il conviendra d’attendre quelques longues minutes pour que la peau reconstitue ses défenses intrinsèques. Idéalement, on fera du sport entre le bain d’eau et le bain de soleil car la sueur va accélérer le processus. Ça aussi, Emmanuel vous l’a déjà dit dans ses articles sur les bienfaits des sécrétions corporelles. Quid de l’eau de mer ? On accuse son sel de nuire à la peau mais d’autres composants viennent la nourrir et la recouvrir d’un film protecteur. Personnellement, j’ai toujours observé que mon cuir de crocodile se colorait et s’assainissait plus rapidement lorsque je le laissais sécher au soleil au lieu de le frotter avec la serviette.Pas vous ?
 
Avec la prudence qui s’impose pour les peaux enfantines et celles à phototypes « nordiques »,je vous invite à profiter de l’été pour appliquer les 5 conseils insolites que je viens de vous partager. Et vous me raconterez à la rentrée si vos vacances ensoleillées vous ont permis de faire le plein de vitamine D sans vous transformer en homards. Rappelons à cet égard que la nature est vraiment très bien faite :moins la peau est pigmentée, plus elle est apte à synthétiser la vitamine D. Autrement dit,l’astre solaire peut prodiguer son principal bénéfice sanitaire sans exiger l’impossible des peaux claires. Rien ne sert de concourir à qui est le plus brun, il faut bronzer à point selon ses besoins.

Une sclérose éloquente

portrait de Yves RasirQuitte à heurter encore ceux qui le déplorent, je vais refaire du « décodage sauvage »  cette semaine, c’est-à-dire  me risquer à décrypter la maladie développée par une célébrité. Ce n’est pas pour jouer au thérapeute (que je ne suis pas) ni pour flatter mon ego (qui n’a pas besoin de ça) mais pour faire avancer la prise de conscience collective que j’appelle de mes vœux, à savoir celle de l’origine psycho-émotionnelle des pathologies, tant mentales que physiques.  Quand elles perdent la santé, les personnes célèbres nous rendent en effet l’immense service de montrer que la genèse de leurs maux ne doit rien au hasard ni à la fatalité : vu qu’on connaît beaucoup de leur vie publique et même privée,  on peut aisément constater que leur entrée en maladie a coïncidé avec un tournant de leur existence accompagné d’un stress intense. Pour peu que le diagnostic soit connu, on peut alors discerner le lien de causalité entre l’affection contractée et  un événement particulier survenu quelque temps auparavant. Par exemple, il ne fait pas de doute que la cécité de Ray Charles fût liée au drame d’avoir vu son jeune frère se noyer sous ses yeux, il ne fait pas un pli que la tumeur gastrique de Bernard Tapie est en lien avec ses démêlés judiciaires et il est hautement probable que le cancer bronchique de Johnny Hallyday a démarré suite à un pronostic médical anxiogène.  Parce qu’elle est divulguée dans les journaux ou des livres (auto)biographiques, l’histoire des stars permet de comprendre l’enchaînement (bio)logique entre un choc émotionnel qu’elles ont subi et la maladie dont elles vont souffrir et parfois mourir. Si la médecine dominante n’était pas engluée dans un matérialisme obtus, elle réaliserait que les patients anonymes défilant dans ses cabinets somatisent également leurs fêlures intérieures et les tourments de leurs âmes. Aidons-la donc à changer de paradigme en soulignant l’évidence que certaines personnalités gravement malades ou décédées furent psychiquement meurtries  peu avant que surviennent leurs dysfonctionnements corporels.
 
Parmi les célébrités dont le parcours médiatisé autorise les hypothèses psychosomatiques, la catégorie des hommes (et femmes) politiques me semble des plus intéressantes à observer : ce sont des êtres humains sensibles à leur réputation (forcément, ils lui doivent d’être élus) mais qui doivent aussi nuire à celle d’autrui pour gagner la prochaine élection. Dans cet univers impitoyable,  la concurrence féroce est fertile en coups bas et en cabales ourdies pour salir l’adversaire tout en se prétendant propre et probe. C’est  un milieu où les compromissions, les machinations et  les trahisons sont fréquentes.  En démocratie, la politique est un métier très dur puisque rien n’est acquis et qu’un poste obtenu est toujours à la merci d’un revers de popularité.  Or comme disaient les Romains, la roche tarpéienne est proche du capitole, ce qui signifie qu’un politicien peut rapidement déchoir et être chassé du pouvoir. Si elle trempe dans un scandale ou si son nom est  associé à une affaire pas claire,  la « bête » politique la plus rusée peut tomber de son piédestal du jour au lendemain et le payer d’une redoutable maladie. Dans mon pays, la Belgique, je pourrais vous citer plusieurs exemples éloquents,  comme celui du ministre libéral  Daniel Ducarme contraint à la démission après qu’un journal eût révélé qu’il ne payait pas ses impôts et mort peu de temps après, à 56 ans, d’un cancer fulgurant. Ou comme celui d’Anne-Lizin, maire très populaire de la ville de Huy, foudroyée d’une crise cardiaque peu après une condamnation judicaire synonyme de fin de carrière. Plus frappant encore :  le décès, l’année dernière, de Philippe Moureau, ancien maire de la commune de Molenbeek et à ce titre accusé d’avoir laissé prospérer l’islamisme radical.  Apparu quelques mois après les attentats de Paris et de Bruxelles, on ne me fera pas croire que son cancer était sans rapport avec les virulentes critiques dont il était la cible.  Mais il y a encore  un exemple plus aveuglant du lien entre déchéance politique et engrenage pathologique : la disparition, il y a quelques jours, d’Armand De Decker,  ancien ministre et ancien président du Sénat, contraint  de lâcher ses mandats parce qu’il était éclaboussé dans le sulfureux scandale du Kazakhgate. 
 
En  (très) résumé, ce personnage de premier plan était soupçonné d’avoir intrigué pour que l’homme d’affaires kazakh Patock Chodiev bénéficie d’une transaction pénale et échappe ainsi à des poursuites pour  corruption et fraude fiscale. Il aurait agi sur mandat de l’Élysée, dont l’occupant de l’époque, Nicolas Sarkozy, était lui-même sommé  par le président du Kazakhstan de secourir son compatriote en échange de juteux contrats d’armements. Armand De Decker a été mis en cause par une commission d’enquête parlementaire et il a été inculpé de trafic d’influence par la justice belge. Coupable ou innocent ? Là n’est pas la question en ce qui nous concerne : ce qui nous importe, c’est que cette inculpation prononcée en mai 2018 fut  très mal vécue par l’inculpé. En à peine plus d’un an, il a développé et a succombé à  une maladie de Charcot, également appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA). Or que nous dit ce mal ? Selon les pionniers du décodage, la SLA correspond à un «  profond conflit de dévalorisation dans la latéralité ». Pour n’avoir pas pu esquiver un danger venant de côté ou avoir été empêché de s’en défendre en se déplaçant latéralement, l’individu déclenche une paralysie. Dans la nature, cette réaction est salutaire puisqu’elle permet de « faire le mort » et d’échapper ainsi  à un prédateur. Selon Claude Sabbah, cette « solution parfaite » du cerveau inconscient peut également être adoptée par celui qui inflige le dommage latéral et qui en conçoit une profonde dévalorisation. Par exemple un mari qui frappe violemment  sa femme et s’en culpabilise énormément. Victime ou auteur d’un « sale coup », le sclérosé amyotrophique est en tout  cas aux prises avec un stress aigu où la notion de latéralité est capitale. D’ailleurs,  la maladie est très répandue chez les sportifs et les anciens sportifs de haut niveau pour qui le déplacement latéral est primordial : footballeurs, tennismen, joueurs de base-ball ou de rugby…
 
À  défaut de le connaître avec certitude, on peut imaginer ce que fut le ressenti  conflictuel « latéral » d’Armand De Decker.  S’il a été beaucoup attaqué par les partis de gauche, il a  aussi été lâché par sa formation politique,  le mouvement réformateur, généralement rangée à droite de l’échiquier. À gauche comme à droite,  Mr De Decker n’a pas vu venir la menace.  Mais avant d’être un homme de droite, il était surtout un homme de droit,  avocat de métier  et précisément poursuivi pour avoir mélangé les casquettes et usé de ses entrées politiques pour  le compte de son client. Il était aussi un homme qui se tenait bien droit et considérait la droiture  comme la plus cardinale des vertus. Même ses  plus farouches détracteurs admettent que l’ancien sénateur-bourgmestre savait respecter l’opposition avec une infinie courtoisie, distribuer équitablement le temps de parole et tenir la sienne en restant fidèle aux accords. Homme de droit(e) et de droiture, l’ex-ministre était enfin un homme de devoir qui plaçait la déontologie au sommet de ses préoccupations.  Dans une interview datant de l’année dernière, on le voit s’étouffer d’indignation qu’on puisse lui reprocher un manquement déontologique alors qu’il a longtemps présidé la commission ad hoc de son parti. À cheval sur les principes et gardien des règles éthiques, Armand De Decker  estimait incarner l’intégrité et l’honnêteté exigées des politiciens. Bref, on peut facilement se glisser dans sa peau et éprouver ce qu’il a enduré : pour lui, haut serviteur de l’État  belge et familier du Palais Royal,  cette  brutale mise de côté était tout bonnement insupportable.

D’autant qu’il ne s’est pas autorisé à réfuter les accusations et à batailler dans les médias pour restaurer son honneur. Durant toute l’enquête parlementaire, il a gardé le silence sur son dossier afin de respecter la séparation des pouvoirs et ne pas interférer avec la procédure judiciaire en cours. Cloué au pilori par ses pairs et condamné à s’expliquer au tribunal, il aurait pu au moins y plaider sa cause et rompre  le mutisme qu’il s’était imposé. Malheureusement,  la lenteur de la justice a retardé le procès dont la première audience n’était pas encore fixée. Croyait-il fermement en sortir blanchi ? Redoutait-il une sentence infamante ? Impossible à dire mais une chose est sûre : cette descente aux enfers lui a rongé la myéline, cette substance qui sert à isoler et à protéger les fibres nerveuses. En neutralisant la musculature des membres et du tronc,  y compris les muscles respiratoires et ceux de la langue, ce processus parachève parfaitement l’inhibition de l’action et empêche toute réaction. Ce qui interroge, c’est la rapidité avec laquelle l’état d’Armand De Decker s’est dégradé. En moyenne, la SLA aboutit  dans 50% des cas à la mort dans les trois ans après le début des symptômes. Certains, comme l’astrophysicien Stephen Hawking, peuvent  survivre à la maladie pendant des décennies. Ici, la progression a été beaucoup plus rapide, comme si l’intention de l’organisme était de hâter l’issue fatale. Une réflexion à cet égard en guise de conclusion : quand il décède,  les charges contre un inculpé sont  automatiquement abandonnées. On dit alors que l’action publique est éteinte. Selon la loi,  la personne trépassée est à jamais innocente puisque son sort n’est pas tranché. Le casier judiciaire d’Armand De Decker  restera vierge pour l’éternité et c’était certainement là son vœu le plus cher. Comme quoi, même la mort de quelqu’un permet de faire survivre ce qui faisait sens pour lui……

L’autre pilier de la santé

portrait de Yves RasirComme vous le savez, j’édite la revue Néosanté grâce à une équipe de collaborateurs extérieurs : des journalistes de métier et des praticiens professionnels (médecins, thérapeutes, enseignants-experts…) qui partagent notre conception globale de la santé. Sans ces derniers, le contenu rédactionnel du mensuel ne serait pas aussi riche et varié.  En tant que  rédacteur en chef, je suis bien content de pouvoir compter sur eux ! Mais quand je coiffe ma deuxième casquette – celle de secrétaire de rédaction – je suis parfois bien embêté. Ce boulot de secrétariat consiste en effet à « mettre en forme » les différents articles, c’est-à-dire à les surmonter d’un titre et d’un « chapeau » d’introduction, à insérer des intertitres et mettre des phrases en exergue, à corriger les  fautes éventuelles (syntaxe, orthographe, style…) avant l’intervention plus efficace de la correctrice et à retravailler certains passages si nécessaire. Cela implique aussi de « tailler », comme on dit dans le jargon journalistique, et donc de couper ou d’élaguer les textes trop longs. Or c’est là le péché mignon des rédacteurs amateurs : ils n’ont pas la discipline des pros de la plume et oublient parfois de respecter le lignage prévu.  Par manque de place, il faut alors raccourcir ce qui dépasse.
 
Le problème, c’est que je suis un mauvais manieur de sécateur. J’éprouve des difficultés à  abréger les articles et à biffer les paragraphes excédentaires car je parviens rarement à les trouver superflus. Tout ce qu’écrivent les collaborateurs de Néosanté est tellement intéressant que j’ai bien du mal à émonder leur prose. C’est particulièrement le cas avec celle de Jean-Brice Thivent, naturopathe français renommé et titulaire de la rubrique Avantage Nature. Ses contributions sont tellement  dignes d’intérêt et tellement denses en informations et en conseils que j’hésite longtemps avant de jouer de la cisaille. Et quand je la repose, je me demande toujours si j’ai sabré à bon escient et si je n’ai pas privé le lecteur de propos passionnants ou éclairants. Pour le numéro de juillet, Jean-Brice m’a de nouveau mis dans l’embarras  puisqu’il m’a rendu un texte trop long de mille caractères. Il m’a fallu sortir les ciseaux et amputer toute une partie de l’article. C’est vraiment dommage car dans celui-ci, notre expert en naturopathie explique comment il conçoit son art et pourquoi il se distingue de nombre de ses collègues. À ses yeux, l’authentique médecine naturelle s’appuie forcément sur trois piliers dont l’un des trois est trop souvent oublié, celui de l’hygiène psycho-émotionnelle. Il faut dire que Jean-Brice est un naturopathe un peu spécial car il a également étudié la biologie totale des êtres vivants avec le Dr Claude Sabbah et le Dr Gérard Athias.  La causalité conflictuelle des maladies, ça le connaît ! Histoire de ne frustrer personne, je reproduis ci-dessous l’intégralité de son article. Pour les amoureux de la concision, rendez-vous dans le Néosanté de l’été.

Yves Rasir

L’autre pilier de la santé oublié des naturopathes

La santé est un trépied. Elle est bancale si  elle repose seulement sur deux de ses trois pieds. Or beaucoup de naturopathes se focalisent sur l’hygiène alimentaire et l’hygiène physique en négligeant l’hygiène psycho-émotionnelle.  Celle-ci implique d’examiner la cause profonde des stress pathogènes.
 
Vous connaissez sans doute comme moi des personnes qui menaient une vie des plus parfaites sur le plan de l’hygiène vitale et qui malgré tout sont « tombées malades ». J’ai connu une professeure de yoga qui vivait dans la campagne provençale à l’écart de toutes sources de pollution,  était végétarienne, pratiquait parfois le jeûne et ne mangeait que bio. Elle était active et pratiquait tous les jours du yoga ou des marches en montagne, ne fumait  pas et ne buvait pas d’alcool, ne consommait aucun produit industriel. Une vie idéale si l’on s’en tient à l’approche naturopathique de la santé.  Dans cette logique, elle aurait dû vivre centenaire, sauf qu’elle est morte d’un cancer du sein aux alentours de la quarantaine ! Pourtant elle n’a pas été irradiée ou empoisonnée par quelque polluant que ce soit (à part sans doute les traitements après la déclaration de sa maladie). Ce cas n’est hélas pas isolé, au grand étonnement de nombreux adeptes de la naturopathie ou de l’hygiénisme. On cherche alors des explications du côté de la génétique, sauf qu’en accusant les gènes, on se déresponsabilise vis-à-vis de sa santé. Si la santé est due à mes gènes, alors pourquoi essayer de la préserver par une hygiène de vie saine ?
 
Jamais deux sans trois
 
En réalité, la santé repose sur trois piliers principaux: on retrouve ces trois piliers dans de nombreuses traditions partout dans le monde. Mais comme nous allons le voir, la naturopathie moderne à tendance à en négliger deux sur les trois, devinez lesquels ?

  • L’hygiène alimentaire (diététique et nutrition)
  • L’hygiène physique (mouvement et respiration)
  • L’hygiène psycho-émotionnelle (gestion du  stress- développement personnel) 

Les naturopathes misent essentiellement sur l’hygiène alimentaire. Suivant les courants et les différentes écoles, on met l’accent sur la qualité nutritionnelle, l’équilibre acido-basique, l’alimentation dissociée, le crudivorisme, le végétalisme …et l’on pense qu’en apportant un réglage alimentaire au patient, cela suffira à le guérir de tous ses maux. L’adage d’Hippocrate « Que ton aliment soit ton médicament » ne veut pas dire qu’il est le seul médicament. Pour la Dr Kousmine, la santé repose sur un trépied. Si vous retirez un pied à une table, elle ne tient plus. Pour nous, c’est pareil. Bien manger tout en restant sédentaire ne suffit pas pour atteindre un niveau de santé optimal. Mais encore plus que le mouvement, c’est le 3ème pilier, l’axe psycho-émotionnel, qui n’est trop souvent abordé que de façon superficielle par les naturopathes. Ils pensent pour la plupart qu’en faisant  de la relaxation, de la visualisation créatrice ou même de la méditation, on parviendra à supprimer les sources de stress qui font le lit de nos maladies.
 
La naturopathie se doit d’être holistique
 
Je ne veux pas critiquer ces méthodes qui ont fait leurs preuves et que j’intègre même à mon mode de vie. Je ne dis pas non plus qu’il n’existe pas d’origine psycho-émotionnelle à nos maladies, c’est même de cela dont je vais vous parler par la suite. Je dis simplement que les techniques de gestion du stress, d’introspection, de visualisation… ne doivent pas nous faire oublier la cause profonde de nos soucis. Si comme moi, à la suite d’une séance de relaxation ou après un bon massage, vous vous sentez détendu et plus disposé à mieux vivre votre quotidien,  cela ne vous empêchera pas le lendemain d’être confronté à vos angoisses, conflits ou soucis habituels. Vous continuerez de vous faire harceler par votre patron si c’est votre problématique du moment, vous ne supporterez pas mieux les remarques de votre belle-mère et vous ne comprendrez toujours pas pourquoi vous attirez à vous toujours les mêmes types de partenaires agressifs ou encore pourquoi vous acceptez de mener une vie qui ne vous convient pas. Ce que je veux dire, c’est que la naturopathie « classique » ne propose pas d’approche causaliste sur le plan psycho-émotionnel. Elle ne propose pas une exploration et une compréhension pertinente de ce qui constitue les raisons profondes des stress majeurs de votre vie pourtant à l’origine de nombreux symptômes.  Cet aspect de la santé qui fait le lien entre la psyché, l’émotionnel (les ressentis) et le physique (soma) constitue pourtant une branche fondamentale de la naturopathie dite « holistique » (globale). On parle des origines psychosomatiques ou plutôt « psychobiologiques » de la « mal-à-dit » qui devient porteuse de sens. Nos symptômes deviennent alors l’expression de nos conflits psycho-émotionnels que nous n’arrivons pas à gérer.
 
La maladie comme adaptation
 
La revue Néosanté nous montre depuis longtemps que la maladie n’est pas un simple dérèglement ni même la marque d’une faiblesse ou d’une fatigue organique : elle est au contraire une réaction, une adaptation chargée de sens. Il faut même parfois être suffisamment en bonne santé pour « tomber malade ».  Comme le disait, CG Jung, « la maladie est l’effort que fait la nature pour guérir ». Nos maladies sont sans doute essentielles pour passer certaines étapes de notre vie et pour évoluer. Les maladies d’autonomie de l’enfance (maladies de peau type rougeole, rubéole, varicelle…) en sont un exemple connu. Après certaines maladies, les enfants sont véritablement changés et gagnent en autonomie émotionnelle. La maladie peut donc s’avérer utile à condition de l’appréhender comme un moyen de remettre en cause certains aspects de sa vie. Mais même si vous ajoutez à votre hygiène de vie la relaxation, des techniques respiratoires ou la sophrologie… cela ne vous empêchera pas d’être malade car la maladie est très souvent une étape nécessaire pour atteindre la santé. De quelle santé parle-t-on ? Être en bonne santé ne veut pas dire ne pas avoir de symptôme ou de maladie. Ce n’est que la vision physique de la santé. D’autre part, la naturopathie nous apprend à reprendre le contrôle de notre santé, à devenir des individus responsables et lucides quant aux causes de nos maladies afin de les supprimer en changeant nos comportements. Mais pouvons- nous vraiment tout contrôler ? La maladie ne prend-elle pas ses racines ailleurs que dans nos aliments, dans l’air que nous respirons, dans les cellules soi-disant sous-oxygénées ou même dans nos stress quotidiens ? 
 
Psycho-bio-généalogie
 
Pour résumer, vous aurez beau vous alimenter de la meilleure des façons, vous complémenter en nutriments essentiels, faire du sport et des exercices respiratoires tous les jours, de la méditation ou de la relaxation tous les matins, vivre dans la nature et sous un climat idéal… certes, vous augmenterez vos chances d’atteindre un bon niveau de vitalité, un état de bien-être mais cela ne vous épargnera pas la maladie ! Toutes ces techniques ne pèseront pas grand-chose pour une personne qui porte des mémoires familiales très lourdes ou qui vit une situation de harcèlement insupportable au quotidien. En revanche, le changement de regard que je viens de vous proposer sur la maladie, associé à une hygiène de vie respectueuse des lois de la biologie, vous permettra d’encaisser plus facilement les désagréments (symptômes) associés à la maladie ou à un quotidien pénible. Une naturopathie véritablement holistique gagnerait à se tourner vers les approches psycho-bio-généalogiques qui font le lien entre le corps (soma), le cerveau, l’émotionnel (ressenti) et notre histoire familiale. Car la maladie n’est pas qu’une histoire « d’encrassement humoral » ou « d’équilibre acido-basique » ! Mais je prêche ici en terrain conquis !
 
 

Jean-Brice Thivent

Le cancer se fabrique des nerfs !

portrait de Yves RasirLa nouvelle est restée confinée à la presse spécialisée alors qu’elle aurait dû faire grand bruit et faire la une de tous les médias :on vient de découvrir que les tumeurs cancéreuses étaient dotées d’un système nerveux ! Cette découverte majeure,  dont un journal médical écrit qu’ « elle fera date  dans l’histoire de l’oncologie », est le fruit des recherches menées en France à l’Institut de radiobiologie cellulaire et  moléculaire (CEA, Fontenay-aux-Roses). En 2013 déjà, la même équipe avait trouvé que les tumeurs prostatiques étaient « infiltrées » par des fibres nerveuses issues d’axones, les prolongements des neurones. Elle avait même constaté que cette infiltration était associée à la survenue et à la progression du cancer.  Mais comme ce phénomène neuro-oncologique demeurait mystérieux,  les chercheurs  ont remis l’ouvrage sur le métier. Pour leur  nouvelle étude parue dans la prestigieuse revue Nature le 19 mai dernier ils ont recruté 52 patients atteints de cancer de la prostate dont ils ont passé au crible les tissus cancéreux. Eureka : ils y ont dépisté de la doublecortine (DCX), une protéine qui est exprimée par les cellules progénitrices neuronales lors du développement embryonnaire et qui persistent  chez l’adulte dans les zones du cerveau où les neurones se renouvellent. Cette découverte atteste donc la présence de ces progéniteurs neuronaux à bonne distance de l’encéphale, leur lieu de naissance et port d’attache. Mais comment diable ces protéines cérébrales sont-elles arrivées là ? 
 
Grâce à des expériences menées sur des souris porteuses de tumeurs,  les scientifiques ont mis en évidence que les DCX quittaient la zone supra-ventriculaire du cerveau et étaient acheminées par la circulation sanguine jusqu’au foyer cancéreux. Une fois sur place, elles se différencient en neuroblastes (cellules souches nerveuses), puis en neurones adrénergiques producteurs d’adrénaline. Or l’adrénaline régule le système vasculaire et c’est probablement ce mécanisme qui favorise à son tour le développement tumoral. Reste une troublante énigme : comment les cellules migrantes font-elles pour franchir la barrière hémato-encéphalique ?  En principe, ce filtre physiologique séparant le système nerveux central et la circulation sanguine devrait empêcher l’émigration neuronale, tout comme elle contrôle étroitement l’immigration de microbes et de particules toxiques.  C’est une frontière protectrice étanche dont la barrière se lève rarement et  très sélectivement. Seulement voilà : les chercheurs ont constaté chez l’animal  des « anomalies de perméabilité » rendant possible le passage des DCX dans le sang. Ils ne savent pas si ce problème de porosité précède l’apparition du cancer sous l’effet d’autres facteurs, ou si elle est provoquée par le cancer lui-même, via des signaux émis depuis la tumeur en formation. Quoiqu’il en soit, les évadées font bien le voyage jusqu’à la prostate et la quantité de cellules DCX qui y est mesurée est parfaitement corrélée à la sévérité du cancer. C’est clairement pour mieux survivre et prospérer que les tumeurs  se fabriquent des nerfs ! 
 
Pour importante qu’elle soit, cette découverte « historique » n’est pourtant pas si révolutionnaire que ça. Depuis longtemps, on sait que les cancers solides assurent toute l’intendance nécessaire à leur croissance : ils imitent les organes et ils s’équipent en vaisseaux sanguins capables de véhiculer les nutriments indispensables à leur prolifération. On appelle ça l’angiogenèse. Depuis longtemps aussi, on sait que le système immunitaire reste étrangement passif en présence des néoplasies débutantes. Alors qu’elle dispose d’artilleurs chargés de les trucider (les lymphocytes NK ou « « Natural Killers »), l’immunité laisse parfois la vie sauve aux cellules cancéreuses et semble même se désactiver pour faciliter leur multiplication. Il n’est donc pas si étonnant que les tumeurs bénéficient également  d’un réseau nerveux pour mieux communiquer et s’implanter. Mais le pot-aux-roses dévoilé à Fontenay-aux-Roses n’en est pas moins un potentiel tournant dans l’histoire de la médecine : qui pourrait encore  désormais nier que la cancérisation est un processus extrêmement intelligent ?Va-t-on enfin prendre conscience qu’elle n’a rien d’anarchique ni de désordonné et qu’elle procède d’un véritable programme ? Bref, n’est-il pas temps de rendre justice au Dr Hamer ?  Le génial médecin allemand décédé il y a 2 ans disait déjà que le cancer n’est pas une erreur de la nature ni  un phénomène dépourvu de cohérence puisqu’entièrement piloté par le cerveau à des fins biologiques. Le moins qu’on puisse écrire, c’est que la science est en train de lui donner raison  et que la découverte  de neurones au cœur des tumeurs conforte totalement le scénario psychosomatique. Faudra pas se tromper au moment d’attribuer le prochain Nobel….

Sacrosaint ne veut pas dire sain

portrait de Yves RasirIl y a peu, un étrange article est paru dans l’un des deux quotidiens que je lis tous les jours : « Les Belges ne mangent plus assez de pain ». Étrange d’abord par son titre, manquant singulièrement de neutralité. Si le journaliste avait écrit « Les Belges ne mangent plus beaucoup de pain », il aurait parfaitement résumé son papier sans manquer à l’objectivité. Mais non, il a préféré reprendre à son compte l’opinion du nutritionniste qu’il interroge, sans mettre de guillemets.  Étrange ensuite par la source principale d’information à laquelle s’est abreuvé l’auteur : la Global Burden Diseases Study. Derrière cette mystérieuse appellation, se cache un  réseau international de chercheurs qui sont rémunérés pour examiner la mortalité et la morbidité associées aux maladies. On comprend que ce lobby d’apparence scientifique demeure relativement discret car – je vous le révèle plus loin -, son mode de financement n’est pas du tout anodin. Étrange, enfin, par l’absurdité de la thèse avancée : Les Belges, comme tous les Occidentaux, décéderaient prématurément parce qu’ils ne consomment plus assez de pain, leur consommation étant passée à 107 grammes par jour en 2018 contre un demi-kilo au début du XXe  siècle. Le raisonnement est assez bizarre car durant cette période,   l’espérance de vie a littéralement explosé dans les pays industrialisés, passant d’environ 60 ans à plus de 80 ans aujourd’hui.  A priori, ça devrait signifier qu’on se porte mieux et  qu’on mange mieux que nos aïeux.   Mais par une curieuse  négation de l’évidence, voilà que les médias veulent nous faire avaler l’inverse !
 
Le pain, c’est un peu l’ingrédient sacré de l’alimentation occidentale : on est prié de le vénérer et d’accepter sans discussion qu’il soit incontournable sur notre table. Même le langage commun a intégré cette croyance puisqu’il faudrait « gagner son pain » pour vivre, « manger ses croûtes » pour grandir et « se caler l’estomac » avec le féculent farineux à chaque repas. Alors que le carbone atmosphérique est voué aux gémonies, les hydrates de carbone céréaliers jouissent d’une aura de sainteté et sont  honorés comme un don de Dieu irremplaçable. Un don ou un cadeau empoisonné ? Dans sa rubrique « Modèle paléo » du mensuel Néosanté de mai,  Yves Patte rappelle utilement que le blé n’est cultivé que depuis 10.000 ans dans le Croissant fertile et à peine depuis 7.000 ans sur le continent européen.  Comme ce dernier est peuplé depuis 1,5 million d’années, ça signifie que l’être humainétabli en Europe s’est passé de blé durant… 99,7% de son évolution ! Certes, nos ancêtres chasseurs-cueilleurs picoraient bien les grains de quelques graminées sauvages poussant dans leur environnement, mais leur domestication et leur transformation par la cuisson sont des événements très récents dans l’histoire de l’humanité. Et ces événements constituent une catastrophe sanitaire sans précédent, comme le raconte très bien Yuval Noah Harari dans son best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité ». Avec la « révolution néolithique » et l’invention de l’agriculture, commencent les grandes épidémies et apparaissent les maladies de civilisation liées à des carences alimentaires. L’homme préhistorique est un grand gaillard à l’ossature  solide et à la dentition parfaite tandis que son successeur  éleveur-cultivateur – les squelettes antiques et les momies égyptiennes en témoignent – est doté d’une très mauvaise constitution. Contrairement à la légende, l’arrivée des céréales et des produits laitiers dans nos assiettes fut tout sauf un progrès  en matière de nutrition et de santé !
 
On peut évidemment se demander pourquoi l’Homme a adopté des aliments dépourvus d’avantage adaptatif. Alors qu’il jouissait d’une belle vie peu laborieuse à l’abri des pénuries, le chasseur-cueilleur est rapidement devenu l’esclave des quelques plantes et animaux dont il dépendait pour subsister.  Et en misant sur la culture, il s’est condamné à ne plus manger ce que lui avait toujours gracieusement procuré la nature. Les archéologues et les préhistoriens se perdent en conjectures pour expliquer ce funeste tournant, mais il y a une hypothèse qui commence à faire consensus dans les milieux universitaires : les céréales se stockent et sont par conséquent  un instrument de pouvoir qui aurait permis aux premiers Cités-États modernes d’émerger en contrôlant et en taxant les populations. Pire : c’est le grand virage agricole qui aurait accouché de la création de la guerre, forme de conflit basé sur l’assujettissement de ses propres citoyens, l’asservissement des vaincus et l’accaparement de leurs terres arables et de leurs récoltes. Dans un ouvrage fascinant  (« Homo Domesticus », éditions La Découverte), l’anthropologue américain James C. Scott vient de vulgariser  cette vision  d’autant plus décapante  qu’elle se double   d’un diagnostic pour le moins audacieux : au lieu d’apprivoiser quelques espèces animales et végétales, le bipède humain se serait laissé  domestiquer par elles, la domination du monde par  un quatuor infernal (le blé, le riz , le maïs et le soja) étant à présent accomplie ! Ce qui est sûr, c’est que l’avènement des céréales n’a en rien amélioré  la vie des peuples d’antan. Comme le récit de la Genèse le suggère,  cet appauvrissement de leur régime alimentaire a  plus que probablement été vécu comme  une expulsion du paradis et  comme une punition obligeant  à travailler dur pour obtenir une moins nourrissante nourriture. 
 
Sanctifié par le christianisme naissant, le pain attendra pourtant deux millénaires avant d’être paré de vertus diététiques :  c’est en effet en 1992 que la fameuse « pyramide alimentaire » fait des produits céréaliers le socle d’une alimentation équilibrée. Ce qu’on oublie généralement de dire, c’est que ce triangle stratifié n’a pas été conçu par une quelconque autorité de santé ni par un cénacle savant. L’idée d’imposer un diktat pyramidal a germé au sein du Ministère de l’Agriculture américain, soumis à la pression des lobbies agro-industriels et confronté à l’époque à d’énormes excédents de production. Pour les écouler, il fallait diaboliser les graisses, vanter l’apport énergétique d’origine glucidique et occulter les méfaits du gluten, la partie protéique du blé. Encore maintenant, la pyramide alimentaire officielle (légèrement remaniée en 2005) et recommandée par les diététiciens du monde entier  est en réalité la simplification visuelle du « Guide diététique pour les Américains » publié par le département agricole américain. Considérer cette publication comme un catéchisme du bien manger équivaut à prendre la Réserve fédérale pour une association caritative ou le Pentagone pour un organisme de promotion de la paix ! Fort heureusement, l’empire étasunien est aussi un terreau fertile pour les idées dissidentes. C’est aux USA, notamment à l’école de santé publique d’Harvard, que la science nutritionnelle conteste le plus vigoureusement les avantages sanitaires attribués aux denrées céréalières, en pointant notamment leur inconvénient glycémiant (les sucres dits lents ont quand même souvent un index glycémique élevé et finissent par épuiser le pancréas) et les mauvais côtés du gluten (qui n’affecte pas seulement les malades cœliaques). Et ce ne sont là que deux défauts parmi d’autres ! Savez-vous, par exemple, que le blé contient des molécules qu’on retrouve dans l’opium et qui sont aussi addictives que cette drogue dure ?  Je ne vais pas m’étendre sur le sujet et je vous renvoie à trois livres précieux si vous voulez en apprendre plus sur les dangers cachés des produits céréaliers : « Pourquoi le blé nuit à votre santé », de l’éminent cardiologue William Davis , « Ces glucides qui menacent notre cerveau », du neurologue David Permutter,  et « Gluten : comment le blé moderne nous intoxique », de Julien Venesson. Ce dernier est français et n’est « que » journaliste scientifique, mais il a acquis une solide expertise en compulsant la littérature spécialisée et en testant sur lui-même l’approche paléo-cétogène. Tout comme notre collaborateur Yves Patte, qui n’a pas (encore) écrit de bouquin mais qui, je vous le rappelle, publie actuellement une série de « mises au point sur le pain » dans la revue Néosanté. Dans son article de juin, notre expert  explique que les recherches récentes montrent que d’autres composants du blé – les inhibiteurs de l’amylase-trypsine – peuvent endommager et fragiliser les muqueuses intestinales. Voilà pourquoi les personnes décidant de ne plus manger de gluten se sentent rapidement mieux dans leur peau, dans leur ventre et dans leur tête !  
 
Les pauvres, ils ne savent pas que ce bien-être retrouvé les rapproche du cimetière, du moins si l’on en croit l’article de presse déplorant le dédain contemporain envers le pain. Comme je vous le disais plus haut, ce texte s’appuie en partie sur le Global Burden Diseases (GBD), un projet de recherche qui vise à augmenter les connaissances sur plus de 300 maladies répandues à travers le monde. Selon les travaux de ce réseau de chercheurs, un apport insuffisant en céréales complètes serait le facteur alimentaire qui pèserait le plus sur la santé et la longévité des individus. Il trône au premier rang des années de vie perdues et  il devance largement l’excès de sel,  l’abus de boissons sucrées et la consommation débridée de viande rouge. Je vous avoue que je ne  me suis pas plongé dans ce document pour en décortiquer les failles et les biais de confusion éventuels. Mais outre le fait qu’une étude épidémiologique ne permet jamais d’affirmer un lien de causalité,  il y a un « détail » qui saute immédiatement aux yeux : celle-ci repose sur des données statistiques abondantes et précises, ce qui suppose un système de santé capable de les collecter. Le GBD rassemble 1.800 chercheurs originaires de 127 pays mais en très  grande majorité américains et européens, le QG de l’organisation se situant à Washington.   Si les consommateurs  de céréales intégrales (plus riches en fibres et en minéraux)  vivent plus longtemps et en meilleure santé que les mangeurs de céréales raffinées (pizzas, pâtes blanches, pain blanc…) , c’est  probablement tout simplement parce que les bonnes habitudes sont mieux ancrées dans les classes sociales élevées des pays développés. Selon toute vraisemblance, la lanterne n’est donc qu’une  vulgaire vessie. Du reste, les auteurs se sont bien gardés de constituer un groupe de contrôle avec des non-mangeurs de céréales (peuplades primitives, adeptes du régime paléo ou d’un régime « lowcarb »…), ce qui dévalorise totalement leurs conclusions quant au bénéfice d’en consommer.  Bref, les scientifiques qui ont participé à ce programme ont enfoncé une porte ouverte mais n’ont nullement prouvé que le pain et les autres produits céréaliers présentaient un quelconque intérêt pour faire de vieux os.  
 
Par contre, le GBD a intérêt à le faire croire. En me renseignant sur ce « machin », j’ai en effet découvert qu’il a  été fondé et est entièrement financé par la Fondation Bill and Melinda Gates. Comme vous le savez sans doute, le multimilliardaire américain et son épouse ont créé cette fondation en prétendant poursuivre des objectifs philanthropiques dans le domaine de la santé. Mais rien n’est plus éloigné de la vérité ! L’ex-patron de Microsoft n’est pas un généreux mécène mais un homme d’affaires cupide qui a choisi ce stratagème pour embrouiller le fisc américain et faire encore fructifier son argent. Car là est la duperie : la Fondation récupère allègrement ses dons en faisant faire de plantureux bénéfices aux firmes où Bill a placé ses billes. Les multinationales pharmaceutiques, of course,  mais aussi celles de l’agrochimie puisque le pseudo-bienfaiteur soutient ardemment le développement d’une agriculture aliénée aux pesticides, aux semences brevetées et aux OGM. De même qu’il prône une techno-médecine axée sur les vaccinations, le nabab  de l’informatique rêve d’un agrobusiness écrasant le petit paysan au profit de Monsanto & Co.  Le Néosanté de juin vous explique tout ça dans un article relatif à un livre qui vient de paraître sur le système de « fausse générosité » mis en place par Oncle Bill et Tante Melinda. L’offensive médiatique en faveur du pain peut-être lue comme un duplicata de la propagande du couple Gates en faveur des vaccins : il s’agit, encore une  fois, de nous faire (sur)consommer ce qui les arrange bien financièrement.
 
Pour conclure cette (trop) longue lettre, permettez-moi de partager mon opinion et mon expérience personnelles à propos des céréales. À ce stade de ma vie, je pense que cette catégorie d’aliments n’a rien à faire dans une pyramide alimentaire authentiquement diététique. Comme nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, nous pouvons trouver des glucides bien plus sains dans les fruits et les légumes.  Je ne jette cependant pas l’anathème sur les produits céréaliers car ils ne sont pas des poisons mortels. Le gluten, c’est pas de la mort-aux-rats ou du Novitchok ! Je signale volontiers que le Dr Seignalet, dont le régime ancestral excluait le lait et le blé, a été emporté par un cancer fulgurant à seulement 65 ans ! L’orthorexie ne protège pas des maladies puisque leurs vraies causes se situent ailleurs que dans notre assiette. Néanmoins, je plaide depuis belle lurette que la santé  cérébrale est intimement liée à celle du cerveau intestinal, et donc que la prévention réclame une attention pour la nutrition. Perso, ça fait longtemps que je ne mange quasiment plus de produits laitiers ni céréaliers. Mais  comme j’ai la chance de ne pas être intolérant à la caséine ni au gluten, je m’accorde régulièrement le plaisir d’en déguster. Si je suis invité à petit-déjeuner ou à bruncher, je ne vais pas cracher sur une viennoiserie. Les jours de fête, je ne dédaigne pas un bon morceau de gâteau ou un délicieux dessert pâtissier. Si je suis en vacances en France, il ne me viendrait pas à l’idée de bouder la baguette et le croissant au beurre, chefs-d’œuvre de l’art de vivre français. Lorsque je vais dans un bon restaurant, je peux m’ouvrir l’appétit avec le petit pain  à l’ancienne tout chaud qui me fait de l’œil dans son panier. Bref, je suis « paléo » tendance « flexo » et  je considère qu’un régime est d’autant plus agréable à suivre qu’il autorise des exceptions. Si je verse dans l’excès, mes intestins me rappellent à l’ordre et je compense par un court jeûne réparateur et/ou un effort sportif supplémentaire. Nul besoin de désespérer complètement le boulanger pour s’alimenter en ménageant sa santé. Mais pas besoin non plus de gober tout cuit que le sacrosaint pain est un aliment sain : c’est une infox !

La mésange casse-cou

portrait de Yves RasirJeudi dernier, j’étais tranquillement en train d’écrire mon éditorial de la revue Néosantéde juin lorsqu’un bruit provenant de la fenêtre de mon bureau m’a fait sursauter. Je me suis précipité dans l’arrière-cour et j’y ai trouvé une pauvre petite mésange inconsciente qui avait visiblement percuté la vitre en plein vol. Comme un autre oiseau jaune et bleu pépiait dans l’arbre du voisin, j’en ai déduit que les deux voltigeuses jouaient à touche-touche et que l’une d’entre elles avait raté son virage. La croyant morte, j’ai ramassé l’accidentée et j’ai remarqué qu’elle saignait de la tête, le crâne apparemment fracturé par la violence du choc. Mais j’ai constaté aussi qu’elle respirait encore, et même à toute vitesse. Se pouvait-il qu’elle survive et que son cœur batte à tout rompre pour expédier vers le lieu d’impact un sang frais chargé des molécules réparatrices ?  N’y croyant pas trop,  j’ai déposé l’oiseau sur l’appui de fenêtre, au soleil,  et je suis retourné travailler.  Je n’avais pas d’arnica avec moi et je ne voyais pas trop ce qu’un vétérinaire aurait pu faire. Un quart d’heure plus tard, je suis retourné dans la cour et j’ai trouvé, à ma grande surprise, la mésange sur ses deux pattes, toujours groggy et immobile, mais bel et bien réveillée (voir photo ci-dessous). Je l’ai un peu caressée en l’encourageant et j’ai à nouveau regagné mon bureau. Au bout de dix minutes, j’ai jeté un coup d’œil par la fenêtre et il n’y avait plus de mésange : le volatile s’était volatilisé ! C’est dingue la rapidité avec laquelle un animal aussi fragile peut se remettre d’un tel traumatisme.  

mesange

L’heureux dénouement de cet événement m’a rappelé une question que je me pose depuis longtemps : comment se fait-il que les êtres humains gravement accidentés ou gravement agressés  meurent très souvent dans l’ambulance ou à l’hôpital ? Comment se fait-il qu’ils soient encore vivants  lorsque les secours arrivent et qu’ils décèdent durant leur transfert ou quelques heures, voire quelques jours plus tard ?  Je n’ai pas consulté de statistiques mais je ne suis pas le dernier à lire la rubrique « faits divers » dans les journaux. Or, on y raconte souvent que les personnes très sérieusement blessées ne sont pas mortes sur le coup et qu’elles ont expiré entre les mains des infirmiers ou des médecins urgentistes. Comment se fait-il que les soins prodigués ne parviennent pas à prolonger ce que la nature a réussi à faire ? Se pourrait-il qu’il soit préférable de s’abstenir plutôt qu’intervenir ?  La question est moins provocatrice qu’elle n’en a l’air car la médecine d’urgence a considérablement changé ces dernières décennies. Ses pratiques ont évolué dans le sens d’un plus grand laisser-faire. Par exemple, on sait maintenant qu’il faut retarder les transfusions sanguines sous peine de compromettre le processus de coagulation et de cicatrisation.  On sait également qu’une ré-oxygénation brutale peut s’avérer fatale pour le patient. Par ailleurs, des techniques comme la mise sous coma artificiel ou la plongée du corps en hypothermie consistent précisément à ne rien faire et à augmenter les chances que l’individu surmonte de lui-même ses traumas. Les services de réanimation ont appris à ne plus réanimer systématiquement et à ne plus se substituer automatiquement aux mécanismes d’auto-guérison. Il n’empêche que la médecine moderne échoue encore fréquemment à maintenir des rescapés en vie.
 
Ce serait franchement intéressant d’examiner si, là-aussi, le rapport « bénéfices-risques » de l’interventionnisme médical  ne s’avère pas négatif. De comparer le sort d’individus secourus et soignés à celui de personnes laissées sans assistance et simplement placées en observation. Bien évidemment, une telle étude serait immédiatement recalée pour des raisons éthiques, tant la médecine répugne à s’imaginer dispensable. Mais pourquoi pas des enquêtes rétrospectives ?  Lors du génocide rwandais ou du tsunami indonésien, des centaines de victimes ont survécu à d’épouvantables blessures – genre membre arraché ou crâne fendu à la machette – avant d’être prises en charge par des structures hospitalières. Et si ce délai avait aidé à leur salut ? Après tout, les archéologues déterrent régulièrement des squelettes attestant que nos ancêtres pouvaient se rétablir de mutilations ou de fractures crâniennes. Il n’est donc pas sot d’envisager que l’attentisme  et les soins naturels d’antan produisaient des résultats supérieurs à ceux de l’urgentisme « high tech » d’aujourd’hui. Au-delà de cette hypothèse hasardeuse, ma mésange casse-cou m’a inspiré une morale autrement plus utile : quand nous sommes confrontés à des ennuis de santé légers, faisons le pari de l’expectative ! Dans la nature, les animaux  blessés ou malades ne font que trois choses : ne plus manger, dormir beaucoup et se lécher quand ils sont éveillés. Même les chiens et les chats ont gardé ce triple réflexe instinctif. Le jeûne, le repos et le pouvoir cicatrisant de la salive sont également de puissants outils curatifs à la portée d’Homo Sapiens. Faites ce test 100% naturo pour vos prochains bobos et racontez-moi vos fulgurantes convalescences !

Les ondes les plus dangereuses

portrait de Yves RasirAu milieu des années 80, j’ai effectué une de mes premières enquêtes journalistiques sur la problématique des champs électromagnétiques  (CEM). À l’époque, le téléphone portable et le wifi n’existaient pas encore et  la question des « ondes nocives » avait été soulevée par les riverains de lignes à haute tension et par des éleveurs dont le bétail semblait souffrir des radiations non-ionisantes provenant des câbles. Pour réaliser mon reportage, j’avais embrigadé mon frère électricien et je me souviens de son hébétude quand un de ses appareils de mesure de courant électrique a littéralement implosé au contact d’une clôture… non électrifiée. Pour illustrer le phénomène,  je me suis fait photographier sous un pylône avec un tube fluorescent qui s’allumait sous le seul effet de cette électricité vagabonde. En compagnie d’un expert muni de l’équipement adéquat, j’avais aussi  objectivé la réalité des champs électromagnétiques générés par de simples fils électriques et par un ordinateur, objet rare en ce temps-là. Outre les fermiers en colère, j’avais interrogé des habitants se plaignant de tas de problèmes de santé depuis qu’ils avaient emménagé à proximité ou même carrément en-dessous d’une ligne à haute tension. Je me rappelle avoir mentionné qu’aux États-Unis, on ne peut pas construire à moins de 200 m d’une telle infrastructure, soupçonnée de favoriser les leucémies.  Bref, je savais  déjà de quoi être méfiant lorsque le « progrès » nous a apporté successivement le four à micro-ondes,  la téléphonie mobile et ses antennes relais, l’internet  et les réseaux sans fil reliant mille et un objets connectés. Déjà accusé au siècle dernier de nuire à la santé, l’ « électrosmog » ou « brouillard électromagnétique» est devenu aujourd’hui une véritable purée de pois invisible dans laquelle nous baignons en permanence. Qui peut croire que cette grande mutation environnementale n’a aucun impact sanitaire ?
 
Face à l’expansion exponentielle de ce rayonnement artificiel, je suis  en tout cas de ceux qui se défient des discours rassurants  et qui prennent quelques précautions. Par exemple, je prends soin de dormir à distance de tout appareil électrique et j’utilise mon smartphone au minimum, pour recevoir des appels et beaucoup plus rarement pour en donner. Parce que l’effet des radiofréquences sur la spermatogénèse est plus qu’une hypothèse, je ne range jamais cet objet dans une poche de pantalon. À la maison et au bureau, j’ai aussi banni les téléphones fixes sans fil car les ondes à longue portée voyageant entre la base et le combiné sont suspectées d’être les plus polluantes. Hors de question pour moi d’habiter à proximité d’une antenne-relais pour la 5G ou d’autoriser  chez moi l’installation d’un compteur communicant car sur ces deux sujets d’actualité, je partage entièrement l’hostilité des opposants. Il faudrait à tout le moins un moratoire sur ces technologies  adoptées au mépris du libre consentement et de la plus élémentaire prudence. Cependant, on ne peut pas dire que je sois technophobe et que je méfie des ondes comme de la peste.  Je ne prends même pas la peine de débrancher le wifi la nuit, ce qui est pourtant un réflexe hautement recommandable ! D’où vient ma relative insouciance ? D’abord du fait que la dangerosité des CEM n’est pas une vérité scientifique incontestée et incontestable. Certes, il existe beaucoup de travaux montrant qu’ils ont une action biologique sur les êtres vivants.  Mais  les expériences sont le plus souvent menées sur l’animal et leurs résultats ne sont pas très convaincants. Dans le livre « La pollution électromagnétique », un ouvrage collectif   récemment publié aux éditions Terre Vivante, le chapitre censé recenser les preuves fait moins de 20 pages et n’apporte guère d’arguments impressionnants. Prenons par exemple  le rapport remis en mars 2018 par un panel  de toxicologues américains : il indique bien  un lien entre l’exposition aux radiofréquences des téléphones mobiles et l’apparition de tumeurs  au niveau du cœur et du cerveau des animaux de laboratoire. Mais l’augmentation du risque est faible, ne concerne que les individus mâles, et a été repérée  suite à des radiations infligées sur tout le corps (pas seulement la zone auditive) pendant 2 ans (soit toute leur durée de vie)  et durant 9 heures par jour (contre 3,2 h en moyenne  chez les geeks les plus accros au smartphone).  De plus, ce genre d’étude est entaché d’un biais dont les chercheurs ne tiennent jamais compte, à savoir le stress psycho-émotionnel subi par les cobayes. Les rats ou les  souris du groupe témoin vivent tranquillement leur vie dans leur cage tandis que les rongeurs observés sont nécessairement manipulés et nerveusement perturbés. De surcroît, comme si les animaux n’avaient pas d’âme, les scientifiques s’exemptent du devoir de travailler en double aveugle pour isoler l’effet placebo ou nocebo. Si ça se trouve, la pathogénie détectée par de tels tests ne découle pas des ondes mais d’un ressenti d’agression avec inhibition d’action de fuite ou de lutte. Souvenons-nous des expérimentations d’Henri Laborit !
 
Pour se faire une opinion, il me semble plus pertinent d’aller voir du côté de l’épidémiologie. Cette branche des sciences médicales ne permet pas d’établir des liens de causalité mais elle met parfois en lumière des corrélations statistiques si fortes que le doute n’est plus guère permis.  C’est la recherche épidémiologique qui a mis en évidence la relation entre usage abusif du tabac et incidence du cancer pulmonaire. C’est elle aussi qui a mis en exergue les atouts du régime méditerranéen en montrant que les Crétois ou les Siciliens leur devaient  partiellement leur santé et leur longévité.  Les études d’intervention ont pu par la suite confirmer ces observations chiffrées.  Or que dit l’épidémiologie à propos des champs électromagnétiques ? Globalement, elle disculpe la téléphonie mobile. En 2011, une étude menée au Danemark sur une vingtaine d’années auprès de 360.000 détenteurs  de téléphones portables ne montrait aucune augmentation du risque de cancer du cerveau associée à l’usage du mobile.  Ces conclusions confortaient les résultats d’une étude européenne menée dans 13 pays et publiée en 2010.  En 2016, c’est une vaste étude australienne  qui a comparé l’incidence des cancers cérébraux depuis 1982,  soit bien avant l’essor de la téléphonie mobile. Or la fréquence des tumeurs cérébrales est restée stable ces trente dernières années en Australie. Bien sûr, ces travaux ont leurs défauts – notamment des liens d’intérêt de certains chercheurs avec des opérateurs – et méritent d’être encore reproduits et vérifiés ailleurs. Mais dans l’état actuel des connaissances, rien ne permet d’affirmer que l’addiction au portable accroit le danger de développer un cancer ou toute autre pathologie. Si je suis le premier à dire que l’absence de preuves ne signifie pas la preuve de leur absence, je suis également enclin à m’incliner devant les faits : la  supposée toxicité des CEM  n’est pas attestée par les données épidémiologiques actuellement disponibles.
 
À ce stade, je présume que certains d’entre vous songent déjà à m’opposer l’émergence de l’électrosensibilité, ce syndrome aux allures de nouvelle épidémie que brandissent les lobbies alarmistes. Mais justement : je me méfie de ces maladies à la mode regroupant  un ensemble de symptômes non spécifiques (maux de tête, fatigue, difficultés de concentration, picotements…) et impossibles à objectiver cliniquement. Tout comme avant-hier la spasmophilie, hier la fibromyalgie et aujourd’hui la maladie de Lyme chronique,  l’hypersensibilité électromagnétique me semble moins relever d’un diagnostic étiologiquement fondé que de l’étiquette fourre-tout collée sur un mal-être diffus par des médecins impuissants à soulager leurs patients. Il y a quelques semaines,  une dame de passage dans mon bureau m’a raconté qu’elle venait d’être cataloguée électrosensible  en plus d’être reconnue fibromyalgique et malade de Lyme. Je lui ai délicatement suggéré que cette volée de verdicts trahissait plus sûrement une souffrance intérieure, mais j’ai bien vu que la dernière explication extérieure (les grandes méchantes ondes) la faisait tressaillir d’espoir. J’espère pour elle qu’elle verra le bout du tunnel mais j’ai de sérieux doutes ! Car ce cas illustre pour moi une tragédie contemporaine : le déni obstiné, chez les malades comme chez les soignants,  de la causalité émotionnelle des troubles de santé.   Oui, certaines ondes artificielles sont peut-être sources de dommages. Et d’autres ont peut-être des propriétés thérapeutiques.  Mais depuis Einstein, on sait que la matière est en réalité de l’énergie.  De la plus petite particule au plus grand corps céleste, tout vibre invisiblement  dans l’univers visible. On sait aussi que le corps humain, comme tout organisme vivant,  est parcouru d’influx électromagnétiques et que chacun de ses organes émet à des (hyper)fréquences pas seulement perceptibles par les radiesthésistes et  les magnétiseurs. La théorie quantique rejoint les sciences ésotériques et nous suggère que les sentiments et les intentions mobilisent des énergies aptes à se matérialiser. Les mots  prononcés  ou même seulement pensés, les émotions ressenties ou suscitées,  tout  cela aurait un pouvoir vibratoire insoupçonné. D’ailleurs, ne dit-on  pas communément que l’harmonie entre les êtres  émane de leurs longueurs d’ondes accordées et de leurs  vibrations  positives, de leurs « good vibes » en langage jeune ?  Le parler populaire est toujours en avance sur son temps.
 
J’en viens ici à l’essentiel de mon billet hebdomadaire : à  mon avis, les « mauvaises ondes » à craindre, les plus nuisibles et les plus pathogènes, ne sont pas à chercher dans la technique et les canaux de communication générateurs de champs électromagnétiques. La pollution la plus délétère n’est pas le tuyau mais ce  qu’il permet de déverser comme paroles et images  toxiques. Il y a quelques années, j’ai entendu une conversation que le fils de ma voisine avait au téléphone avec son ex-femme. Il la traitait de tous les noms, lui souhaitait d’être rejetée par leurs enfants et formulait le vœu qu’elle « crève la gueule ouverte ».  Tant de haine et de violence verbale m’avait complètement scié et je m’étais fait la réflexion que les éventuelles nuisances du GSM étaient bien peu de chose en regard  de propos aussi cruels. Que pèse le stress  oxydatif potentiellement induit par les CEM sur nos cellules par rapport aux blessures profondes que peuvent s’infliger des personnes en conflit ? Au lieu de paniquer envers une nocivité non démontrée des ondes, ne serait-il pas plus urgent de réaliser que les maux les plus sévères peuvent être causés par les mots envoyés via ces mêmes ondes ? La communication non-violente d’un Marshall Resenberg ou l’hygiène relationnelle d’un Jacques Salomé me paraissent bien plus porteuses d’espoirs prophylactiques que toutes les garanties d’innocuité électromagnétique. La perversion narcissique et le harcèlement moral font infiniment plus de dégâts que les moyens informatiques dont ces fléaux modernes disposent pour s’exprimer. Bref, je prends clairement position : sans nier que certaines ondes pourraient favoriser l’éclosion de certaines maladies, je reste farouchement convaincu que la genèse des affections du corps et de l’esprit se situe très majoritairement dans  la détresse affective, les drames existentiels et les chocs psycho-émotionnels. Dans ce « sacré manque d’amour qui creuse et gagne nos villes et nos campagnes » (*) , comme le chante l’un de mes poètes préférés.

L’intelligence de l’inflammation

portrait de Yves RasirDimanche dernier,  ma fille cadette disputait la demi-finale du championnat de Belgique de hockey sur gazon. Comme elle court très vite, elle est chargée d’une mission importante en cas de penalty-corner : c’est elle qui doit foncer sur la tireuse adverse et tenter de contrer la balle, laquelle est sacrément lourde et dure. C’est assez dangereux et ce qui arrive assez fréquemment est arrivé : ma Justine a reçu le projectile sur le pied et a dû sortir du terrain en boitant bas. Aussitôt, le kinésithérapeute de l’équipe  a appliqué de la glace sur l’hématome, ce qui lui a permis de reprendre part au jeu. À la fin du match, il lui a  vivement conseillé de recommencer les compresses froides et de prendre du Dafalgan et de l’Ibuprofène, dont il avait d’ailleurs des boîtes dans sa pharmacie portative.  Ma fille a poliment décliné la proposition en prétextant qu’on avait ce qu’il fallait à la maison, mais on a évidemment adopté une toute autre forme de soin : elle a pris un bain de pieds chaud et j’ai longuement massé la zone meurtrie avec un baume enrichi au CBD (cannabidiol). Le lendemain matin , elle marchait déjà normalement et elle a pu s’entraîner hier soir en prévision de la finale. 
 
Ce qui m’étonne toujours, c’est la facilité avec laquelle les professionnels de santé prescrivent des antidouleurs et des anti-inflammatoires. Ne leur enseigne-t-on pas les dangers de ces deux classes de médicaments et ne les tient-on pas au courant de leurs graves effets secondaires ? À fortes doses, le paracétamol (principe actif du Dafalgan ou du Doliprane) peut conduire à des atteintes hépatiques sévères et à des insuffisances rénales potentiellement mortelles. Quant aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofène, Voltarène, Diclofénac …), ils malmènent également les reins et peuvent s’avérer fatals pour le cœur, même à faible dose. L’impact cardio-vasculaire des AINS a fait l’objet d’une mise en garde de l’Agence Européenne du Médicament en 2015.  En avril dernier, c’est l’Agence française de Sécurité du Médicament qui a lancé l’alerte : Kétoprofène et Ibuprofène peuvent aggraver les affections bénignes pour lesquelles on les emploie, et favoriser ainsi des complications infectieuses graves.  Chaque année,  en France, plusieurs décès sont signalés en rapport avec la prise d’AINS. Et ce n’est là qu’un maigre aperçu de leurs risques ! Concernant les anti-inflammatoires, je suis encore davantage surpris que le monde sportif persiste à croire à leur utilité. Dans son magazine Sport & Vie, mon confrère et ami Gilles Goetghebuer a déjà démonté ce mythe à travers plusieurs dossiers abondamment documentés. Lutter contre l’inflammation est une absurdité puisque celle-ci est un mécanisme naturel d’auto-guérison, une réaction  intelligente de l’organisme pour résorber les traumatismes ! 
 
Le hasard faisant bien les choses, ce processus biologique de l’inflammation est précisément le thème d’un article publié dans le Néosanté du mois de mai, et que j’ai pu faire lire à ma fille blessée. C’est notre consultant-naturopathe Jean-Brice Thivent, par ailleurs professeur d’éducation physique, qui a abordé ce thème dans sa rubrique « Avantage nature ». Il n’a pas épuisé le sujet puisqu’il y aura un deuxième volet dans notre mensuel de juin. En introduction de son diptyque,  Jean-Brice explique que la réaction inflammatoire est connue depuis l’Antiquité et qu’on l’associe à quatre composantes : « calor » (chaleur), « dolor » (douleur), « tumor » (gonflement) et « rubor » (rougeur ). Ces quatre symptômes  obligent à rester immobile afin de ne pas aggraver la lésion et de favoriser la cicatrisation, mais ce sont aussi des signes que le corps a déjà entamé sa régénération. Dans un premier temps, la réaction vasculaire permet de véhiculer des globules blancs (neutrophiles, macrophages…) qui vont contrôler l’incendie et assainir les lieux. Ensuite,  ces pompiers vont stimuler la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui achemineront les matériaux (protéines, minéraux, enzymes…) nécessaires aux réparations tissulaires. On comprend aisément l’importance de ne pas entraver  ce merveilleux processus régénérateur ! Comme il le raconte, notre chroniqueur a d’ailleurs vérifié dans sa chair qu’il valait mieux ne pas combattre l’inflammation. Trois semaines avant son mariage, il s’est occasionné une énorme déchirure musculaire à la cuisse, le condamnant à deux mois de béquilles selon les spécialistes consultés. Mais comme les bains chauds et le repos furent ses seuls soins, il a pu remarcher normalement le jour J  et même ouvrir le bal du mariage avec quelques pas de danse.  S’il avait suivi le protocole classique et n’avait pas jeté les ordonnances à la poubelle, sûr que la fête aurait été moins réussie ! 
 
Attention : ce qui précède ne vaut que pour les inflammations aiguës, celles qui flambent et qui s’estompent au bout de quelques jours ou quelques semaines. Il en va tout autrement de l’inflammation chronique, celle qui persiste à bas bruit et qui fait le lit d’un tas de maladies, notamment les troubles auto-immuns et le cancer. Cet état inflammatoire permanent est à combattre absolument ! Il existe d’ailleurs des études, dont nous avons parlé dans Néosanté, qui indiquent que la prise d’anti-inflammatoires réduit la morbidité et la mortalité, certains chercheurs en concluant que la consommation systématique de ce type de médicaments permettrait de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Dans notre mensuel de juin, nous recensons une autre étude montrant que les molécules actives contre l’inflammation peuvent avoir un effet bénéfique contre la dépression. Demain, on soignera peut-être les troubles dépressifs avec de la cortisone ou  des AINS ! Vous devinez cependant que cette perspective médicamenteuse ne nous enchante guère : corriger son alimentation est une façon bien plus naturelle et tout aussi efficace de moduler son profil inflammatoire. Si vous cherchez un peu, vous allez trouver en librairie ou sur internet les stratégies alimentaires vous permettant d’atteindre cet objectif. La science nutritionnelle a même conçu un Indice Inflammatoire Alimentaire (IAI) qui aide à mesurer l’impact de son assiette en terme d’inflammation. Pas plus tard que ce matin, la newsletter hebdomadaire du site LaNutrition.fr consacrait un article à ce nouvel outilCliquez ici pour vous familiariser avec cette approche innovante. De son côté,  la revue Néosanté poursuit la publication d’une série d’articles sur le pain. Dans le prochain numéro,  on vous révèle que le gluten n’est pas le seul ingrédient pro-inflammatoire présent dans les produits céréaliers ! 
 
Pour certaines inflammations très aiguës, le laisser-faire n’est pas non plus une option à la portée de tous, par exemple pour le choc allergique ou la crise d’appendicite. Ma deuxième fille s’est enflammé l’appendice la semaine dernière et je ne l’ai pas dissuadée de le faire  enlever, tant la douleur semblait insupportable et le risque de perforation élevé. Quand on ne fait aucun sport et qu’on mange un peu n’importe comment, la médecine moderne peut incontestablement s’avérer salvatrice. Ceci dit, je reste convaincu que les techniques hygiénistes (alimentation, jeûne, exercices physiques et respiratoires…)  permettent aussi d’affronter les situations d’urgence. À ce propos, j’ai vécu une autre expérience frappante avec ma fille cadette. Lorsqu’elle était petite, nous avons séjourné en famille dans un centre de vacances dont les bungalows entouraient un parc aquatique. Avant d’aller à la piscine, Justine s’était copieusement gavée de cacahuètes. Est-ce la synergie négative avec l’atmosphère chargée en chlore ?  Toujours est-il que ma troisième a commencé à suffoquer et à gonfler de partout, visiblement victime d’un œdème de Quincke. Un peu paniqués, sa mère et moi avons demandé aux sauveteurs d’appeler un médecin que nous sommes allés attendre dehors. Lorsque ce dernier est arrivé, il a  vu que notre enfant avait les cheveux mouillés et n’a pas voulu l’embarquer dans sa Porsche par crainte de souiller les sièges en cuir (authentique !). Pour l’examiner, il nous attendrait à notre bungalow situé un bon kilomètre plus loin. Confirmant mon diagnostic, il m’a alors enjoint d’aller chercher au plus vite une seringue d’adrénaline, remède radical à ce genre de réaction inflammatoire exacerbée. Mais sur le chemin de la pharmacie, mon épouse m’a rappelé en me disant que ce n’était plus nécessaire : notre fille venait de vomir toutes les arachides et avait dégonflé d’un coup ! De toute évidence, le quart d’heure de marche rapide au grand-air  avait déclenché le mécanisme d’indigestion et celle-ci avait eu raison de l’inflammation. Merci, Dame Nature ! Justine  est restée allergique à certains animaux et certains aliments mais elle remange des cacahuètes et n’a plus connu une telle détresse. Pourquoi ?  Vous aurez noté qu’elle est devenue une sportive de haut niveau dans une discipline hautement compétitive. Or le stress de la compétition est une puissante source interne… d’adrénaline. Composant essentiel de notre pharmacie intérieure, cette hormone est d’ailleurs en voie de réhabilitation pour sa capacité à agir contre l’inflammation. (Lire, par exemple, cet article relatif à l’arthrose du genou ). L’intelligence de notre corps et de ses réactions vitales n’a pas fini de nous épater !

Comment (ne pas) soigner les otites

portrait de Yves RasirMes proches s’en plaignent régulièrement et je les comprends : je suis un peu dur de la feuille. Cette perte d’audition remonte aux otites de ma petite enfance et à deux opérations chirurgicales que j’ai subies pour suturer mes tympans troués avec de la peau prélevée derrière les oreilles. Personne n’a jamais démontré l’utilité de ce genre d’intervention, mais c’est un détail dont la médecine ne s’embarrassait guère à l’époque, pas plus qu’elle ne s’interrogeait sur les complications d’otites justifiant le recours au bistouri. On a dit à mes parents que mes infections auriculaires avaient dû être mal soignées, alors qu’ils suivaient scrupuleusement les prescriptions du médecin de famille ! Avec auto-compassion,  je me souviens que ma maman me versait des gouttes dans les oreilles qui me faisaient pleurer de douleur mais qui, selon elle, allaient me guérir. En réalité,  mes otites ont pris un caractère chronique et les perforations se sont aggravées. Toute ma jeunesse, j’ai vécu dans la hantise que de l’eau pénètre jusqu’à mon oreille interne, et je devais mettre des bouchons même pour prendre un bain, cette précaution étant parfois doublée d’un bonnet de bain féminin pour les baignades.  Je ne vous dis pas, pour un petit garçon,  le traumatisme psychologique d’une telle humiliation !  Ces souffrances, je m’étais promis que mes enfants ne les connaîtraient pas lorsque viendrait mon tour de semer mes petites graines et de les regarder pousser.  Chacune de mes trois filles a fait plusieurs otites mais toutes les trois les ont surmontées facilement et rapidement sans médicament d’aucune sorte. 
 
Trois, c’est également le nombre de prises de consciences qui m’ont permis de les aider dans leur parcours d’auto-guérison. La première remonte à ma rencontre avec André Passebecq, naturopathe français renommé, dont j’ai eu la chance de suivre quelques enseignements. À qui voulait l’écouter, ce grand monsieur expliquait volontiers que toute maladie est une « biogonie », c’est-à-dire un « combat pour la vie » et qu’il ne fallait donc jamais interrompre cet élan vital en étouffant le symptôme. Au contraire, il fallait instaurer ce qu’il appelait la « paix thérapeutique » (ne donner aucun traitement suppressif) et laisser patiemment agir la nature. Le deuxième tournant de mon existence est bien entendu ma rencontre avec le Dr Hamer et sa « médecine nouvelle ». Corroborant la naturopathie sur la nécessité de ne pas contrecarrer un processus naturel, la médecine hamérienne constitue un vrai changement  de paradigme puisqu’elle discerne, en amont de toute pathologie, une causalité psycho-émotionnelle.  En l’occurrence, j’étais bien préparé à chercher l’origine conflictuelle des éventuelles otites de ma progéniture, celles-ci étant nécessairement en lien avec un bruit menaçant ou des propos blessants. La troisième étape de ma nouvelle vision de l’oreille se situe également à la fin des années 80. Comme reporter d’un grand hebdomadaire belge, je m’étais fait inviter à un congrès  où de grands pontes de l’allopathie venaient cracher toutes leurs dents sur l’homéopathie. J’écoutais distraitement les allocutions en somnolant mais l’une d’entre elles, celle du célèbre généticien Axel Khan, m’a totalement réveillé : ce distingué professeur pérorait que la médecine homéopathique avait démontré son efficacité dans une seule indication, précisément les otites de la petite enfance. Pourquoi ? Parce que l’oreille est immature à la naissance, que son immunité s’acquiert progressivement et que les produits antibiotiques perturbent cette construction immunitaire.  Le Dr Khan concluait que le succès du placebo homéo était logique dans ce seul cas et que, lui, d’ailleurs, avait bien pris soin de… ne pas soigner les otites de ses enfants. En attaquant l’homéopathie, le très cartésien médecin venait de faire une beau plaidoyer pour la naturopathie !
 
Des années plus tard, la première otite de ma première fille m’a donné l’occasion d’éprouver les connaissances engrangées. Ça se passait un matin, au petit-déjeuner. Mon épouse journaliste nous annonce qu’elle doit partir dare-dare en reportage à Sarajevo, théâtre à ce moment-là des premiers combats de la guerre en Yougoslavie. Cette nouvelle brutale et inquiétante semble affecter beaucoup notre aînée. Dix minutes plus tard, au moment de la déposer  à l’école maternelle, elle me dit qu’elle a mal à l’oreille.  Trois heures plus tard, l’école m’appelle parce  que ça ne va pas du tout et qu’il faut venir la rechercher.  L’après-midi même, je me présente à une polyclinique où un ORL diagnostique une otite purulente et me prescrit des antibiotiques. Je reviens à la maison sans passer par la pharmacie et je me contente de mettre ma fille à la diète, d’apaiser ses douleurs avec des compresses chaudes et de la bercer en lui expliquant que sa maman va revenir bientôt, saine et sauve, et avec un cadeau pour elle. Bien sûr,  je ne fais rien pour enrayer la fièvre. Après trois jours de ce « traitement »,  je vais consulter mon voisin toubib  en lui faisant croire que l’ORL souhaite vérifier l’action des antibiotiques. « Pas de souci, ils fonctionnent très bien et l’infection est déjà presque terminée »me répond-il. Le surlendemain, c’est une fillette en pleine forme qui se jette dans les bras de sa mère !  
 
Avec ma deuxième fille, l’aventure fut encore plus instructive.  Comme les otites récidivaient et qu’il nous avait semblé voir du sang couler avec le pus,  nous avons consulté un spécialiste réputé. Celui-ci a fait un prélèvement et nous a ordonné de donner un antibiotique à large spectre sans plus attendre. Muni des résultats de l’analyse, il nous confirma au téléphone que le germe était dangereux, qu’il pullulait et qu’il fallait le terrasser avec toute la boîte du médicament. Au bout d’une semaine, l’ORL nous revoit et je lui explique avec tact que j’ai préféré attendre mais que je suis prêt à commencer le traitement si la situation l’impose. Irrité et maugréant dans sa barbe, il saisit son otoscope et le plonge dans le pavillon de l’oreille atteinte.  Visiblement surpris, il croit s’être trompé de côté, fait pivoter le siège et ausculte l’oreille indemne. Comme il ne voit rien de part et d’autre, il nous emmène dans une autre pièce où il inspecte l’oreille  malade avec un appareil plus sophistiqué : toujours rien à l’horizon, plus la moindre trace d’infection ! Au lieu de m’interroger pour savoir ce que j’avais fait,  il a abrégé la consultation en me traitant d’irresponsable car le méchant microbe pouvait avoir migré dans l’oreille interne où il risquait d’abîmer le vestibule, les osselets et tout le toutim. C’est, je pense, la dernière fois, que j’ai vu un docteur en médecine en compagnie de mes enfants.  La morgue et  la mauvaise foi, je supporte encore. Mais le manque de curiosité et l’argument d’autorité, ça m’exaspère. Depuis ce jour-là, hormis la visite annuelle chez la pédiatre-homéopathe qui nous signait les fausses attestations de vaccination, j’ai tenu ma descendance à distance de la corporation médicale. 
 
Chez ma troisième fille, la stratégie  du jeûne et des compresses antalgiques assortie de câlins et de mots d’amour chuchotés a tout aussi bien marché. Comme  la médecine nouvelle le révèle, toute maladie se terminant en « ite » se manifeste en phase de réparation et ne demande qu’un peu de patience et de confiance pour évoluer favorablement. Et comme le suggère la naturopathie,  l’abstinence alimentaire facilite la résorption de l’inflammation et l’extinction  spontanée de l’infection. La pierre angulaire de cette (non) thérapie de l’otite, c’est évidemment le discours que l’on tient à l’enfant : même si l’on ne retrouve pas le bruit effrayant ou les paroles qui lui ont fait mal, il s’agit de lui communiquer notre absence de peur et notre assurance qu’il va guérir tout seul, grâce aux microbes et à la fièvre,  en achevant ainsi l’acquisition de son immunité auriculaire. Pour l’avoir expérimentée sept ou huit fois avec mes trois merveilles, cette attitude expectative et néanmoins empathique donne d’excellents résultats ! 
 
Ne comptez cependant pas sur moi pour les garantir, car la santé de quelqu’un dépend aussi de son terrain et de son départ dans la vie. Mes trois filles sont nées naturellement par voie basse, ont été allaitées exclusivement entre 4 et 6 mois, n’ont pas été vaccinées, et n’ont jamais reçu de médoc chimique antibiotique, antipyrétique ou anti-inflammatoire jusqu’à leur majorité (maintenant, elles font ce qu’elles veulent). En outre, elles ont été éduquées dans l’idée que les clés ouvrant et fermant les « mal-a-dit » étaient entre leurs mains, ou plutôt dans leur cerveaux (cérébral et intestinal),  et que la nature n’était jamais malveillante à leur égard. Elles sont donc un peu « spéciales » et il serait hasardeux de  m’imiter avec des enfants n’ayant pas le même passé. Si leur souffrance reste supportable et la fièvre raisonnable, je suis néanmoins persuadé que tous les gosses peuvent surmonter les otites sans être soumis à des soins médicaux. Les travaux scientifiques les plus récents confirment que la plupart d’entre elles guérissent spontanément. Et en se fondant sur cette littérature,  la revue  médicale indépendante Prescrire conseille l’attentisme dans un article  dont vous pouvez lire un résumé en cliquant ici.  A posteriori,  ces lectures me confortent dans le sentiment de  n’avoir jamais été inconscient et d’avoir (non) agi à bon escient.

#balancetonbiberon

portrait de Yves RasirPas de panique : la semaine dernière, je n’ai pas envoyé de newsletter parce que je me suis accordé deux jours de congé à l’improviste. Big Data me censure sur Google et Facebook mais n’a pas (encore ?) trouvé le moyen de bloquer totalement mes envois numériques. Je rassure donc ceux qui se sont inquiétés il y a 8 jours de ne pas recevoir leur Néosanté Hebdo du mercredi : j’ai simplement passé mon tour pour me mettre un peu au vert et j’en ai profité pour dépouiller mon courriel en retard. Dans le tas de mails que j’ai ouverts, il y avait notamment  un message alarmant d’Augustin de Livois, de l’IPSN (Institut pour la Protection de la Santé Naturelle), qui a lancé une pétition  à propos d’un énorme scandale sanitaire potentiel :  la présence d’aluminium dans les laits en poudre pour bébés. Vous pouvez découvrir (et signer !) cette pétition en cliquant ici. J’approuve bien sûr l’initiative d’Augustin et je m’insurge à mon tour contre la contamination du contenu des biberons donnés à des millions de nourrissons. Si son ampleur se vérifie, la présence du métal toxique dans les laits infantiles mérite en effet une énergique réponse des autorités compétentes. Mais mon indignation porte aussi sur l’accueil qui a été fait à ce lancement d’alerte : comme il le raconte dans un message ultérieur, le directeur de l’IPSN a reçu des réactions outrées déplorant une « information risquant de culpabiliser les femmes » qui n’allaitent pas leurs enfants.  Il a donc repris la plume pour préciser que son intention n’était pas du tout celle-là. La campagne s’adresse aux industriels et aux politiques, elle ne vise nullement à « mettre la pression » sur les mères qui ne donnent pas le sein à leurs bébés, celles-ci étant déjà suffisamment à plaindre car elles doivent jongler avec le boulot, les tâches ménagères et les marmots. 
 
Bravo pour le tact et la courtoisie, mais tant de respect était-il nécessaire ? Quitte à choquer mon lectorat féminin et/ou féministe, j’estime pour ma part qu’on ne peut plus aujourd’hui, en 2019,  tenir ce discours excessivement indulgent.  Le lait maternel est un aliment indispensable et aucun être humain ne devrait en être privé à l’aube de son existence ! Je pense même que l’allaitement naturel devrait être considéré comme un droit sacré de l’enfant et figurer dans les textes de loi promulgués pour le protéger. Car si on impose des vaccins, pourquoi ne pas rendre obligatoire le geste le plus utile qu’une maman puisse accomplir pour son bébé ?  Ces dernières décennies, la science nutritionnelle a beaucoup progressé et a découvert de nouvelles vertus au lait maternel.  Ce n’est pas seulement le breuvage le plus adapté à la croissance harmonieuse du petit d’homme, c’est aussi la fondation de son système immunitaire, la substance  la plus précieuse à sa flore intestinale postnatale, une nourriture que réclame son cerveau immature et qui conditionnera son intelligence future, ainsi qu’une source de nutriments garante de son équilibre psycho-émotionnel. Sans même parler des bienfaits du lien affectif unissant la maman et son enfant allaité, le nectar mammaire est incontestablement ce qui convient le mieux à un bébé et aucun lait artificiel prétendument « maternisé » ne parviendra jamais à l’égaler. Très régulièrement, la revue Néosantévous informe des recherches montrant que les nouveau-nés allaités deviennent des enfants  et des adultes en meilleure santé  physique et psychique que leurs congénères condamnés aux ersatz industriels.  Chaque mois ou presque, on découvre que le lait maternel exerce un rôle protecteur contre d’innombrables troubles et maladies.  Naguère, je me suis risqué à prédire qu’on verrait un jour des jeunes gens traîner leurs géniteurs devant les tribunaux pour le motif d’avoir été nourris au biberon. Même si on a récemment assisté à un spectacle très différent et affligeant – un adolescent américain attaquant ses parents en justice pour ne pas l’avoir vacciné –  je reste convaincu que cette perspective nous pend au nez.  Il est tellement évident que l’allaitement constitue un soin maternel élémentaire que ne pas le prodiguer  va devenir plus qu’une offense au bon sens : dans un avenir pas si lointain, ce sera une forme de maltraitance condamnable et condamnée !  S’il y a bien un acte qu’il serait logique de  pénaliser, c’est celui de priver volontairement un enfant de cet amour liquide et sucré sécrété expressément pour lui. 
 
Certes, je n’ignore pas qu’un certain nombre de femmes sont dans l’incapacité physiologique d’allaiter et que d’autres rencontrent des difficultés, comme la douloureuse gerçure des mamelons pouvant dégénérer en crevasses. Il y a aussi une contre-indication absolue – la galactosémie congénitale – un déficit enzymatique qui empêche le bébé de métaboliser un composé du lactose. Mais en dehors de ces exceptions rarissimes, qui représentent maximum 1 ou 2% des cas, la science pédiatrique est formelle: toute femme venant d’accoucher est apte à  allaiter son enfant  en quantité suffisante. Les mères que la succion tourmente ont la possibilité supplémentaire de « tirer leur lait » et d’en faire profiter leurs petits. Or d’après les statistiques, ceux-ci sont encore bien trop  nombreux à en être spoliés ! En France, par exemple, un tiers des nourrissons sortent de la maternité sans avoir été allaités. Au bout d’un mois, les deux tiers de privilégiés ne sont déjà plus que 35% à bénéficier d’un allaitement exclusif. Quant à la durée minimale de 6 mois recommandée par l’OMS, elle est observée seulement par une Française sur quatre. Par comparaison, les Norvégiennes sont 99% à donner le sein en quittant l’hôpital et elles sont toujours 82% à le faire en fin de semestre. La principale raison de cet écart, c’est bien sûr le congé d’allaitement, plus long et plus avantageux dans les pays nordiques. Mais le modèle social scandinave est aussi le reflet de la culture et des mentalités  qui y prévalent. Chez nous, francophones, il est encore fréquent que les mouvements féministes s’offusquent de la « pression morale » exercée sur les femmes « faisant le choix »de ne pas allaiter.  Et les gosses, eux, on leur donne le choix ? Pour remédier à cette barbarie, je trouverais normal d’instaurer une obligation  prévoyant des dérogations médicales. L’énorme avantage d’un tel système, c’est que les femmes dispensées du devoir d’allaiter n’auraient plus aucune raison de culpabiliser….
 
Of course, je verse dans l’outrance provocatrice et je ne souhaite pas du tout que l’État se mêle de ça avec des lois.  La valorisation de l’allaitement maternel et  de ses bienfaits (tant pour le bébé que pour la maman) peut parfaitement suffire à faire évoluer les choses. D’ailleurs,  elles évoluent depuis une vingtaine d’années et, en francophonie aussi,  le lait artificiel  perd progressivement des « parts de marché ».  Il y a un quart de siècle, c’est à peine un quart des petits Français qui buvaient uniquement le lait de leur mère à leur sortie de la maternité ! Plus conscientes des enjeux écologiques et climatiques, les jeunes générations semblent  également mieux informées que leurs aînées sur  les options lactées qui s’offrent à elles au moment de donner la vie. Pourvu que ça dure et qu’une écrasante majorité se tourne bientôt vers la nourriture primale prévue par la nature ! Si l’optimisme est de mise, on peut cependant déplorer la persistance de certaines idées idiotes sur l’allaitement. Dans ma propre famille, je connais une jeune mère qui a décidé de ne pas allaiter « parce qu’elle n’est pas une vache » et qu’elle ne voulait pas « se comporter comme un animal ».Dingue, non ? Il y a encore des êtres humains qui ignorent qu’ils sont des mammifères et que ça signifie, pour la gent féminine, être porteuse de mamelles. Plus ridicule encore : les donneuses de biberons ne réalisent pas qu’elles se conduisent exactement comme des vaches puisque les formules  industrielles sont fabriquées essentiellement à base de lait bovin. Et comble de sottise,  elles ne semblent pas savoir qu’elles sont des vaches très vaches envers les veaux que les éleveurs doivent retirer du pis pour les besoins de la consommation humaine. Accepter sa part d’animalité, c’est la plus sage humanité dont peut faire preuve l’espèce humaine. Et la refuser, c’est en manquer. 
 
Si mes propos heurtent certain(e)s d’entre vous, c’est peut-être parce que j’ai omis d’expliquer pourquoi le sujet me touche autant. Il y a près de 40 ans, j’ai refusé de faire mon service militaire et j’ai accompli, à la place, un « service civil »  de 20 mois au sein d’une association active dans la coopération au développement. Par bonheur, cette ONG ne se contentait pas d’envoyer de l’aide dans le Tiers-Monde et d’y fourguer le modèle médical occidental mais elle (s’)investissait beaucoup dans un travail d’information sur les rapports Nord-Sud. J’y étais plus particulièrement en charge de la problématique des médicaments dangereux et de celle du gigantesque « scandale Nestlé ».  Au siècle dernier, ce géant agro-alimentaire et d’autres firmes  cyniquement vénales (Nutricia, Milupa…) ont exporté des mégatonnes de lait en poudre dans les pays pauvres. À grand renfort de propagande publicitaire, elles ont incité des millions de femmes africaines, sud-américaines ou asiatiques à « choisir la modernité » en remplaçant leur poitrine par une tétine. Seulement voilà : dans ces pays qualifiés à l’époque de « sous-développés », le manque d’eau potable et l’impossibilité de stériliser les récipients ont fait de terribles ravages. Une bonne part de la mortalité infantile y était imputable à l’abandon de l’allaitement ! C’est seulement en 1981 que ce déclin a été enrayé grâce à l’adoption par l’OMS d’un « Code de commercialisation des substituts du lait maternel », interdisant notamment toute publicité pour les préparations lactées. Avec d’autres militants du monde entier, j’ai modestement contribué à cette grande victoire règlementaire et humanitaire, dont je suis encore très fier.   Mais je n’ai pas oublié qu’au Sud,  ce colossal scandale a probablement causé la mort de centaines de milliers d’enfants. Et je n’ai pas oublié non plus qu’au Nord, les mêmes multinationales sans scrupules ont détourné des millions « de femmes modernes » de leur autonomie naturelle et les ont aliénées à la méthode artificielle. Elles le font encore sournoisement en faisant la promotion de « laits de suite », de 2èmeou 3èmeâge,  censés prendre le relais des glandes mais s’y substituant et contribuant à un sevrage prématuré. Aujourd’hui encore, les femmes  qui n’allaitent pas ou allaitent peu sont les victimes de cette tactique perverse consistant à leur faire croire qu’elles ne peuvent nourrir seules leurs enfants pendant longtemps. C’est faux et archi-faux : j’ai connu des naturopathes qui ont allaité exclusivement pendant plus d’un an et qui ont encore laisser téter « à la demande » pendant plusieurs années. Dans les peuplades dites « primitives », l’alimentation des nourrissons s’effectue sans laitages (ni animaux ni végétaux) et le recours aux produits laitiers y serait jugé pour ce qu’il est, à savoir une insondable stupidité nuisible à la santé. Dans la nature, aucune espèce ne consomme le lait d’une autre espèce : ça demande au moins réflexion.   Quitte à fâcher les femmes favorables au libre choix, le mien est de leur répéter  haut et fort qu’elles auraient grand tort d’opter pour le confort et la (pseudo) facilité. Retrouvez la confiance en votre corps, balancez-moi ces pitoyables imitations appelées biberons !
 

Autisme, microbiote et charlatanisme

portrait de Yves RasirLes coïncidences, je  n’y crois plus guère. Et certainement pas à celle-ci : en ce début de printemps,  une grande offensive vient d’être lancée  simultanément des deux côtés de l’Atlantique contre les approches biomédicales de l’autisme, c’est-à-dire celles qui attribuent à la maladie une causalité environnementale (pollution, alimentation, vaccins, etc.) et qui la soignent en conséquence. Traités d’ « escrocs » ou de « charlatans », des médecins et des thérapeutes sont accusés de pratiquer des « méthodes de soins délirantes » parce qu’ils recommandent notamment la chélation des métaux lourds et/ou un régime sans gluten ni caséine. Aux États-Unis, la campagne médiatique a déjà porté ses fruits puisque la multinationale Amazon vient de retirer deux livres de sa librairie en ligne,  dont celui-ci , écrit par deux mamans d’enfants autistes… guéris grâce aux traitements suivis.  Censure ?  Pire que ça : il s’agit d’une forme moderne d’autodafé, une pratique inventée par l’Inquisition et qui consiste à brûler les écrits des hérétiques avant d’expédier leurs auteurs au bûcher. Dans l’Allemagne des années 30, ce sont les nazis qui allumaient de grands feux pour y jeter les ouvrages d’écrivains juifs et/ou considérés comme « dégénérés »,  ces sinistres cérémonies préfigurant les camps de la mort et les fours crématoires. En brûlant symboliquement deux essais déplaisant aux autorités, le géant du Web pose un geste similaire et commet à tout le moins une  scandaleuse atteinte contre la liberté d’émettre et de propager des idées, fussent-elles entachées d’intentions vénales.  Lorsque je vous ai envoyé un message sur une « tentative d’assassinat » me concernant, je ne me doutais pas que la pensée médicale unique était déjà en plein virage dictatorial…
 
Sur le vieux continent, il n’est pas encore question de mettre des œuvres à l’index. En revanche, la persécution des praticiens hétérodoxes est encore montée d’un cran :   les médias proches du pouvoir (Le Parisien et l’Express, entre autres) viennent de déclencher la curée sous forme d’ « enquêtes » assorties  de « témoignages accablants » sur ces « thérapies farfelues de l’autisme ». Dans ce fatras journalistique amalgamant tout et n’importe quoi, un  article a particulièrement retenu mon attention :  il nous raconte qu’une certaine  Dr S., « radiée de l’Ordre en raison des traitements trompeurs qu’elle propose aux familles d’enfants autistes » poursuit ses consultations par téléphone depuis la Suisse, où elle s’est reconvertie dans le coaching. Si vous ne l’avez pas déjà deviné,  il s’agit de  Corinne Skorupka,  une docteure en médecine  effectivement très engagée dans l’approche biomédicale de l’autisme. Longtemps présidente de l’antenne française de l’Autism Research Instititute,  elle est proche de l’association Artac du professeur Dominique Belpomme et elle a co-fondé l’association Chronimed parrainée par le Prix Nobel Luc Montagnier. Personnellement,  je ne suis pas un chaud supporter de ces deux personnalités et de leur entourage associatif . On y retrouve des allopathes de stricte obédience pasteurienne qui n’hésitent pas à prescrire des antibiotiques à hautes doses et à large spectre dans le traitement des maladies chroniques, dont ils réfutent ou minimisent la composante psychogène. Ce sont parfois les mêmes qui contribuent à ce que j’ai appelé « l’hystérie de Lyme »  et qui attisent une phobie des tiques aussi absurde qu’irrationnelle. Par contre, je  leur reconnais le grand mérite de s’intéresser au terrain de leurs patients, et notamment à l’équilibre de leur flore intestinale. C’est précisément ce que ses détracteurs reprochent au Dr Skorupka : son crime serait d’avoir prescrit un « régime non validé par la science » (raison de sa radiation) et de continuer à préconiser une alimentation sans lait et sans gluten pour désenflammer l’intestin et  restaurer la qualité de son microbiote.
 
Si les autorités sanitaires considèrent cela comme du charlatanisme, il faudra qu’on m’explique ! D’abord, il est allègrement prouvé  que le cerveau cérébral et le foyer de neurones situé dans l’abdomen (qualifié à juste  titre de « deuxième cerveau ») sont en constante interaction. Ce n’est plus une hypothèse avant-gardiste mais un fait tellement démontré qu’il a fait l’objet de nombreux bouquins grand public. Il est acquis aujourd’hui que le ventre influence l’encéphale par voie nerveuse directe (via le nerf vague et les nerfs adrénergiques) et par voie circulatoire avec la production de substances hormonales et de molécules diverses qui pénètrent le cerveau et en modifient le développement.  Ensuite, il est tout aussi prouvé qu’il y a une relation entre la baisse de qualité du microbiote et l’augmentation d’incidence de plusieurs pathologies (obésité, asthme, allergies, diabète juvénile, maladies inflammatoires et …  troubles du spectre autistique). On sait par ailleurs que les patients autistes ont fréquemment des problèmes gastro-intestinaux liés à une altération de l’épithélium intestinal et à une augmentation de sa porosité, et que ces symptômes digestifs sont corrélés à la sévérité de l’autisme. Les enfants autistes ont une flore atypique et moins diversifiée,  avec plus de clostridium et de lactobacillus et une chute du ratio bactéroïdes/firmicutes. Ce n’est évidemment pas moi qui le dis, mais un article du Journal International de Médecine daté du 2 avril,  relatant un congrès pédiatrique qui vient de se tenir à Bruxelles. Son thème ? « Le microbiote et le désordre du spectre autistique ».  Certains intervenants de ce colloque  ont affirmé qu’une modification de la flore  permet de réduire de 80% les troubles intestinaux liés à l’autisme, mais aussi d’améliorer les troubles du comportement. Or un régime alimentaire restreignant les céréales et les produits laitiers permet  précisément de modifier favorablement le microbiote,  ce qui est également attesté par plusieurs études scientifiques. (*)  Avec d’autres confrères et consœurs,  le Dr Skorupka a le seul tort d’être au courant des avancées de la science et d’en faire profiter les parents en quête de solutions naturelles et efficaces pour leurs enfants autistes.
 
Avant d’être radiée et condamnée à l’exil, la généraliste   a co-écrit deux livres (« Autisme, on peut en guérir », et « Autisme, un nouveau regard ») où elle explique sa démarche et les succès thérapeutiques qu’elle obtient. J’ai vérifié sur Amazon et je peux vous dire que ces ouvrages n’ont pas encore été escamotés par la plateforme. Mais en tapant son nom  dans le moteur de recherche, j’ai fortuitement découvert que l’ex-médecin avait aussi signé la postface du livre « D’un monde à l’autre – autisme le combat d’une mère », de la journaliste Olivia Cattan. Or c’est cette dernière qui a piégé Corinne Skorupka par téléphone pour les besoins de l’enquête « anti-charlatans » du Parisien  !  Je ne sais pas si c’est de la  basse vengeance, mais c’est  en tout cas un curieux retournement de veste.  Si vous voulez acheter des livres avant leur possible interdiction, je vous recommande pour ma part « Être et ne plus être autiste », de Nathalie Champoux. À l’été 2011, après que son fils aîné a reçu un diagnostic d’autisme et alors que les médecins soupçonnent le même trouble chez son fils cadet, cette jeune mère entreprend des recherches qui la mènent sur la piste du changement alimentaire. Pour sortir ses enfants de leur bulle,  elle les soumet à une alimentation hypotoxique basée sur les produits frais bio, sans lait ni blé, enrichie en compléments nutritionnels spécifiques. Le résultat est spectaculaire : après seulement quelques jours de ce régime, les deux garçons voient leurs capacités d’expression améliorées, interagissent d’avantage et contrôlent mieux leurs mouvements. En trois mois à peine, ils ont complètement rattrapé leur retard et leurs aptitudes mentales sont aujourd’hui absolument normales. Ce récit a-t-il inspiré et guidé une autre jeune maman ? Toujours est-il que l’éditeur de Nathalie Champoux, le journaliste scientifique Thierry Souccar, vient de  publier  sur le site internet qu’il dirige (LaNutrition.fr) le témoignage d’une certaine Corinne B. Sa petite fille de 3 ans a, elle aussi, changé de comportement et retrouvé ses facultés intellectuelles suite à l’adoption d’un régime sans gluten et sans lait. Vous pouvez découvrir ce parcours de guérison en cliquant ici. Sur ce site web exceptionnellement riche, les visiteurs peuvent également trouver des tas d’articles et de références d’études montrant que le passage à une alimentation de type paléolithique participe efficacement à la réduction des symptômes autistiques. S’ils veulent étouffer cette approche « biomédicale » et faire disparaître toute trace de ses réussites, les censeurs ont donc encore beaucoup de travail…
 

La grande amie de la prostate

portrait de Yves RasirVéritable fléau moderne, le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers dans les pays occidentaux.  En France, environ 57.000 nouveaux cas sont enregistrés par an. Et c’est le 5e cancer le plus mortel, avec près de 9.000 décès chaque année. Bien sûr, cette inflation de diagnostics provient en bonne partie du dépistage systématique avec dosage du PSA (antigène spécifique), une méthode largement décriée mais toujours pratiquée à grande échelle. Et la létalité de cette pathologie cancéreuse découle essentiellement de son sur-traitement par rayons, chimios et  interventions chirurgicales. Si on ne les détectait pas frénétiquement et si on leur foutait la paix, la plupart des tumeurs prostatiques ne feraient pas parler d’elles et une majorité de patients mourraient d’une autre cause. Ce scandale iatrogénique vous a été amplement décrit dans la revue Néosanté.  Ce que vous ne savez peut-être pas encore, c’est que  les recommandations de prise en charge actuelles dérivent de travaux menés il y a près de 90 ans, dans les années 1930, par  un certain Charles Huggins.  Auréolé du prix Nobel de médecine en 1966, ce physiologiste américain d’origine canadienne avait découvert que l’évolution du cancer était ralentie en bloquant la sécrétion hormonale des testicules. On décréta donc qu’il fallait castrer chirurgicalement  ou chimiquement tous les hommes porteurs d’une tumeur de la prostate. 
 
Il est vrai que le raisonnement se tient : quand ce type de cancer est très avancé, la testostérone agit comme de l’huile sur le feu. On s’est cependant aperçu que l’effet positif de la castration était transitoire. Couper le robinet testiculaire n’offre qu’un répit temporaire et la cancérisation finit par reprendre sa progression. Par ailleurs, à l’époque où Huggins a développé sa théorie, la majorité des cancers prostatiques étaient repérés au stade invasif.  Aujourd’hui, le dépistage de masse fait que 90% d’entre eux sont diagnostiqués alors qu’ils sont toujours localisés et ne représentent pas de menace. Chez cette majorité de patients, la testostérone ne fait pas de tort et elle aurait même des vertus. C’est en tout cas l’hypothèse émise par le Pr Henry Botto, ancien chef du service d’urologie de l’hôpital Foch, en banlieue parisienne. Avec ses collègues, ce praticien  a lancé la grande étude Androscan, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Hormones and Cancer. Les chercheurs ont recruté plus de 1.300 hommes qui allaient être opérés en France d’un cancer de la prostate localisé. L’analyse des données recueillies (dosage minutieux de la testostérone, examen de la prostate retirée) montre que 50% des hommes hygonadiques (qui pâtissent d’un déficit en testostérone) présentent une forme agressive du cancer, alors que cette proportion n’est que de 30% chez les autres. Autrement dit, l’hormone mâle est l’alliée du cancéreux au lieu d’en être l’ennemie, du moins tant que la tumeur n’est pas disséminée. Dans une nouvelle phase de l’étude, qui sera lancée cette année, Henry Botto entend démontrer que l’apport de testostérone après une ablation de la prostate n’augmente pas le risque de récidive du cancer, ce qui achèverait d’innocenter et de réhabiliter l’hormone de la virilité. Pour l’urologue, une simple surveillance active reposant sur des examens réguliers doit suffire pour les hommes atteints d’un cancer localisé non agressif, qui risque très peu d’évoluer ou alors très lentement.  
 

Cette attitude est d’autant plus sage que les traitements anti-hormonaux peuvent induire des effets secondaires lourds : troubles de l’érection, prise de poids, baisse de densité osseuse, perte de force musculaire, troubles de l’humeur ou risque accru de diabète. Selon une étude parue en 2015 dans la revue Journal of Clinical Oncology, les hommes qui suivent ces traitements seraient aussi presque deux fois plus nombreux à développer la maladie d’Alzheimer. Bilan : « la mortalité induite par cette castration médicale est au moins équivalente à celle du cancer lui-même » estime le Pr Botto. Pour ces mêmes raisons, il juge que les autorités sanitaires devraient autoriser la supplémentation en testostérone dans certains cancers de la prostate, mais aussi de façon générale chez l’homme âgé, dont le taux d’hormones diminue progressivement. Le professeur appelle ses confrères à mener des recherches pour démontrer que l’apport en testostérone améliore la qualité de la vie, atténue un tas de symptômes du vieillissement et facilite le contrôle du diabète et la prise en charge de l’obésité. Mais pourquoi miser sur un remède pour remplir cette mission salutaire ? En novembre 2017 (Néosanté N° 72), nous avons publié un article divulguant que le taux de testostérone endogène pouvait très bien  se stimuler naturellement. Moult études indiquent en effet que les hommes carencés en hormone mâle peuvent retrouver leur vigueur glandulaire s’ils adoptent de nouvelles habitudes de vie. Sur le podium des lauréates, figurent l’activité physique, l’alimentation saine et la relaxation. Le trio « sport-diététique-gestion du stress » profite également aux femmes qui, si elles en produisent beaucoup moins que les hommes, secrètent également de la testostérone via leurs ovaires et leurs surrénales. En se substituant aux glandes endocrines, la testostérone médicamenteuse  pousse  ces dernières à la paresse et  les consommateurs/trices ne peuvent rapidement plus s’en passer. La complémentation bénéficie surtout aux labos pharmaceutiques qui en fabriquent…

 
Il fut un temps où je n’avais pas conscience de cette arnaque endocrinologique. Dans la trentaine, j’ai fait partie de la patientèle d’un médecin bruxellois en pointe dans ce domaine. Ce futur « pape » mondial  de la médecine anti-âge m’avait persuadé que la testostérone de synthèse,  à doses physiologiques et dans une formule fidèle à la molécule naturelle, me ferait le plus grand bien.  Quand je lui expliquai que je ne ressentais aucun changement, il me soupçonna de ne pas me plier à la posologie optimale. Et quand je lui relatai des symptômes bizarres,  notamment une résurgence d’acné, il ne vit pas le rapport. J’ai mis fin à l’expérience et ne m’en suis pas plus mal porté. Idem pour la DHEA, cette hormone à la mode qui atténue peut-être les signes de l’andropause  mais qui n’a jamais prouvé ses bienfaits chez l’homme plus jeune. Mon régime alimentaire et mes loisirs sportifs (eux-mêmes relaxants et déstressants) ont suffi pour traverser trois décennies sans gros soucis de santé. Ma prostate semble en pleine forme puisque, contrairement à beaucoup d’amis de mon âge, je ne dois jamais me lever la nuit pour uriner. Je n’ai jamais consulté de proctologue et ne réponds jamais aux appels à dépistage, mais je me pense à l’abri de l’hypertrophie et du cancer grâce à mon mode de vie « testostérone-friendly ». Ceci dit, je ne jette pas la pierre au Pr Botto : la béquille hormonale peut probablement aider les personnes gravement malades. Si vous allez lu jusqu’au bout l’ouvrage du Dr Ceulemans (voir mon infolettre du 6 mars), vous aurez noté que de son côté,  ce médecin génial prescrivait de la prednisolone (un corticostéroïde) à ses patients cancéreux, et qu’il obtenait des rémissions prolongées.  Quand les surrénales  atrophiées et les gonades dysfonctionnelles ne génèrent plus assez d’hormones, un appoint extérieur peut s’avérer salvateur. En dehors de cette urgence vitale, les individus des deux sexes peuvent tabler sur leur pharmacie intérieure pour s’auto-approvisionner en androgènes. Les porteurs de prostate profiteront particulièrement  d’une sécrétion accrue de leur meilleure amie, la testostérone,  désormais reconnue comme un élixir de vie. 

Une preuve de plus

portrait de Yves RasirQuoi qu’en dise l’INCA  et les autres organismes censés promouvoir la prévention du cancer – ou plutôt en dépit du fait que ces instituts n’en disent mot et s’en tiennent aux facteurs de risques habituels (tabac, alcool, malbouffe, pollution…) – , il est prouvé  qu’un  stress important et prolongé  peut favoriser la survenue de cette maladie.  Il y a quantité de travaux scientifiques qui attestent  du lien de cause à effet. Si cette relation n’est pas universellement reconnue, c’est parce qu’elle est encore mal comprise et que  ses mécanismes demeurent mystérieux. Plus pour longtemps peut-être, car des chercheurs chinois viennent de publier une étude très instructive (*) qui pourrait bouleverser l’état des connaissances. Les auteurs ont travaillé sur un modèle expérimental de souris à risque élevé de cancer du sein.  Les animaux ont été parqués durant une semaine dans un enclos trop exigu provoquant un stress continu.  Puis les rongeurs ont été divisés en deux lots, l’un maintenu dans l’enclos trop petit, l’autre déplacé dans un enclos suffisamment grand et confortable pour faire disparaître le stress. Les souris du premier groupe ont non seulement modifié leur comportement, témoignage de leur niveau d’anxiété et de dépression, mais elles ont aussi développé des tumeurs mammaires plus importantes en taille et croissant plus rapidement que leurs congénères non soumises au stress. Les analyses biologiques et histologiques ont révélé que les tumeurs développées chez les souris stressées contenaient un nombre bien plus élevé de cellules souches cancéreuses, lesquelles interviennent non seulement sur la vitesse de croissance des tumeurs mais aussi sur leur essaimage à distance (métastases).
 
Selon ce qu’on pensait jusqu’ici,  le stress favorise l’oncogenèse via le cortisol secrété par les glandes corticosurrénales, laquelle hormone a pour effet d’inhiber les défenses immunitaires. Or la recherche chinoise a montré que  le taux de cortisol était plus bas chez les souris du premier lot que chez celles du deuxième lot. Déduction logique : si le stress chronique favorise les cancers, ce n’est pas en raison d’une immunodépression induite par un cortisol élevé. En revanche, les auteurs de l’étude ont découvert que les souris exposées au stress chronique et qui recevaient un médicament adrénergique (ADRB2) avaient des tumeurs plus petites et moins de cellules souches cancéreuses que les souris soumises au même stress mais ne recevant pas ce médicament. Cette expérience indiquerait donc que c’est l’adrénaline qui créerait le lien entre stress et cancer. Une fois fixée aux récepteurs ADRB2, cette hormone boosterait les niveaux de lactate déshydrogénase activant à leur tour des oncogènes et la production de cellules souches cancéreuses, tout en libérant de grandes quantités de lactate dont se nourrissent les cellules cancéreuses pour assurer leur prolifération.
 
Forts de ces constats, les scientifiques chinois ont examiné les données de 83 femmes ayant déclenché un cancer du sein.  Et ils ont découvert une corrélation forte entre la taille de la tumeur et son degré d’agressivité d’une part, et le niveau de lactate déshydrogénase d’autre part. Ce sont donc bien ces enzymes lactiques, et en amont l’adrénaline, qui semblent impliqués dans la formation des tumeurs. Mais ce n’est pas tout ! Revenant ensuite à leur modèle animal, les auteurs de l’étude ont montré que la vitamine C permettait de réduire l’impact des taux élevés de lactate déshydrogénase, et par là de diminuer l’oncogenèse.  Dans leur conclusion, ils n’hésitent pas à suggérer que cette vitamine serait potentiellement une arme contre les cancers induits ou favorisés par le stress chronique. Voilà qui donne amplement raison aux postulats sur l’origine psycho-émotionnelle du cancer et qui confirme ce que Néosanté vous rapportait en décembre dernier sur les vertus anti-cancer de la vitamine C. Petit bémol : l’effet délétère du stress aigu n’est pas mis en exergue par la simple relégation  dans un enclos exigu. Ce type d’expérience ne prouve que la modeste influence d’un stress modéré durant plusieurs semaines, une éternité dans la vie d’une souris. Mais la relation causale à court terme entre conflit sévère et  maladies telles que ulcères et cancers, le neurobiologiste Henri Laborit l’avait déjà mise en évidence en infligeant des chocs électriques douloureux  à ses rats de laboratoire. C’était il y a près de 50 ans, à une époque où l’on osait encore infliger des sévices intenses pour faire avancer la science. Si celle-ci pouvait s’en souvenir, rendre ainsi justice aux animaux martyrs et arrêter totalement l’expérimentation animale, ce ne serait pas plus mal ! Les  preuves, il suffit de les collecter dans le vécu des êtres humains malades du stress chronique et/ou d’un sur-stress ponctuel très important. 

Super Toubib se rit de la grippe !

portrait de Yves RasirLe week-end dernier, il y avait un article interpelant dans le quotidien belge auquel je suis abonné. Son titre ? « Comment les médecins se forgent une santé de fer ». Sous-titre : «  Les généralistes développent souvent une immunité aux virus ». En fait, cette accroche était trompeuse car il s’agissait seulement du portrait d’un médecin de campagne expliquant pourquoi, selon lui, il ne contractait jamais la grippe, même en période d’épidémie.  Ce texte était toutefois très alléchant à mes yeux car j’allais enfin avoir la clé d’un immense mystère :  si, comme l’affirme la médecine classique,  les maladies infectieuses sont causées par les microbes, comment se fait-il que les médecins, infirmières et autres membres du personnel soignant ne soient pas constamment malades ? Si la grippe, notamment, est provoquée par un virus, comment font les praticiens de santé pour résister à la vague épidémique annuelle ?  En toute logique pasteurienne, ils devraient se « choper » l’agent infectieux par milliers et leurs rangs devraient être dépeuplés au pire moment pour cause d’alitement. Or, on ne signale jamais que les médecins sont massivement atteints par l’ennemi grippal et obligés de garder le lit pour se rétablir.  Par quel miracle échappent-t-ils au fléau qui s’abat chaque hiver sur leur patientèle ? Cet article me promettait la solution de l’énigme et j’étais donc très impatient de le lire.
 
Le brave généraliste interrogé nous explique d’abord qu’il est très vigilant sur l’hygiène et qu’il se lave les mains à la solution hydro-alcoolique entre chaque patient, tout en évitant soigneusement les contacts physiques avec les malades. Dont acte. Mais en quoi cette précaution  éventuellement valable pour les bactéries est-elle utile face au virus de la grippe ? Si je ne m’abuse, cette maladie est censée se transmettre par voie aérienne.  Selon le dogme pasteurien, on « l’attrape » inopinément lorsqu’une personne déjà grippée parle, tousse ou éternue en notre présence. Elle projette alors autour d’elle des aérosols, de fines gouttelettes qui contiennent les particules virales. À moins de porter un masque protecteur, un docteur n’est donc pas à l’abri de ces escadrilles virulentes. De peur de se souiller les mains,  celui-ci ne salue pas ses patients et évite de les toucher. Mais il n’est nullement protégé au niveau du nez, la voie d’entrée préférée des assaillants microscopiques. En  supposant qu’il continue à respirer pendant la consultation, sa première explication n’est pas très convaincante.  
 
La deuxième ne l’est pas davantage puisqu’elle dénote une ahurissante incohérence. Le généraliste nous raconte en effet que lui et ses confrères d’un certain âge tombent rarement malades parce que « leur immunité s’est renforcée au fil des ans jusqu’à bien souvent devenir une forteresse infranchissable ». À force de se confronter à toutes formes de virus – ce qui est déjà contradictoire avec l’explication n°1 – , lui et ses pairs avec 30 ou 40 ans de carrière seraient devenus plus forts en se dotant progressivement d’un large panel d’anticorps. Nous, on veut bien. Cette hypothèse hormétique est même franchement séduisante. En guise de prophylaxie, les disciples d’Hippocrate pourraient prescrire des stages dans leurs cabinets.  Mais que devient alors la propagande qu’ils nous  servent chaque année ? Si l’on en croit le lavage de cerveau annuel, le virus de la grippe est tellement sournois qu’il change de forme d’une saison à l’autre et qu’il  n’est jamais identique à celui de  la précédente. Notre système immunitaire ne peut donc le reconnaître et l’affronter en puisant dans son stock d’anticorps. C’est bien pourquoi on veut nous vendre et nous administrer chaque automne un nouveau vaccin préparé avec les souches mutantes. Quand Super Toubib nous vante sa forteresse (anti)corporelle érigée naturellement au fil des ans, il entre en contradiction avec sa propre corporation qui nous répète sur tous les tons que l’immunisation artificielle est nécessaire à nos fragiles citadelles. Réalisant probablement sa gaffe, le praticien  embraie alors rapidement sur les avantages de l’arsenal vaccinal : ce dernier lui permet, selon lui,  « d‘accélérer  la construction de son immunité»  et de rester opérationnel en plein pic épidémique.  Cette troisième explication n’est cependant pas moins bancale que les deux premières, pour le simple motif que le vaccin n’est jamais suffisamment au point. Entre le moment où les labos concoctent leur mixture et celui de sa mise sur le marché,  le virus a déjà muté et ne correspond plus aux valences injectées, si bien que la vaccination est très  peu performante. Cette année, par exemple,  il est officiellement admis que l’efficacité du vaccin anti-grippal  ne dépasse pas les 30%, tant les virus qu’on inocule sont différents de ceux qui circulent. Il est donc assez ridicule de lui attribuer tant de mérites immunisants. Il est d’ailleurs notoire que les médecins se vaccinent peu contre la grippe. Les marchands et les autorités leur en font régulièrement le reproche. Selon certaines estimations, seulement 25 à 30% des médecins, infirmiers et aide-soignants se plient bon an mal an à l’injection facultative.  Un rendement potentiel de 30% chez 30% de vaccinés, c’est plutôt  riquiqui. Par quelle  magie un rituel vaccinal si peu efficace et  si peu pratiqué par les premiers intéressés les aiderait-il à se forger une santé de fer ?
 
Au milieu des balivernes déversées par cet article, il y avait toutefois un argument  très pertinent : le médecin interviewé attribue une bonne part de sa résistance au fait qu’il « mise beaucoup sur le sommeil ». «  En période d’épidémie de grippe, confie-t-il à la journaliste, le médecin qui travaille seul ne sait jamais à quelle heure il finira le soir. Or, la surcharge de travail et le manque de sommeil diminuent nos défenses immunitaires ». Ça, c’est intéressant parce que c’est  scientifiquement prouvé. Dans le numéro d’avril de Néosanté, on vous résume justement une étude allemande qui vient de le confirmer.  Stoyan Dimitrov et ses collègues de l’Université de Tübingen ont comparé les lymphocytes T  (un type de globules blancs essentiels à la réponse immunitaire) prélevés sur des volontaires pendant qu’ils dormaient ou qu’ils restaient éveillés toute la nuit. Les cellules T des participants endormis présentaient des niveaux significativement plus élevés d’intégrine, une protéine collante qui adhère aux lymphocytes et leur permet de se fixer à leurs cibles. A contrario, les hormones de stress générées par le noctambulisme inhibent ce phénomène et augmentent la vulnérabilité aux infections. Il n’est guère étonnant qu’une bonne immunité repose sur le repos puisque beaucoup  d’autres travaux ont montré qu’une bonne hygiène de vie globale allait de pair avec un bon système immunitaire. Comme le rappelle involontairement cet article, le microbe n’est rien si le terrain est sain.
 
Le stuût, comme on dit à Bruxelles pour parler d’un souci, c’est que les médecins ne sont pas des champions de l’auto-prévention. Beaucoup bossent… comme des malades et ne se donnent pas le temps de récupérer. Si bien que la profession médicale est de celles – de nombreuses enquêtes l’attestent –  où le surmenage, la dépression et le burn out  sont les plus répandus. Le généraliste questionné dans le journal, qui va se coucher tôt et se lève frais et dispos, c’est plutôt l’exception que la règle. En  conséquence et en principe, les toubibs au bout du rouleau devraient tomber comme  des mouches sous les assauts viraux hivernaux. Or ce n’est pas le cas. Tous ne sont pas des « forteresses infranchissables » mais rien n’indique que leurs  défenses immunitaires sont plus perméables puisque leurs effectifs ne sont pas décimés lors des épidémies de grippe. Quoi qu’en dise son titre, l’article de presse ne nous apprend donc rien  sur les vraies raisons de leur faculté à déjouer le virus saisonnier. Celles-ci sont  évidemment à chercher dans le vécu psycho-émotionnel : comme tout un chacun,  un médecin ne fera pas la grippe s’il ne fait pas le conflit de la grippe, autrement dit s’il n’est pas confronté à des « menaces dans et/ou pour le territoire ».  Cette maladie  correspond à un ressenti d’agression territoriale (généralement verbale) et ses symptômes surviennent en phase de solution post-conflictuelle, comme le décrit très bien la 4ème « loi biologique » du Dr Hamer. Avec cette vision de la santé et de ses troubles débarrassée des erreurs de Pasteur, on comprend beaucoup mieux pourquoi les docteurs –  masqués ou non,  vaccinés ou non, reposés ou non – échappent à la grippe bien qu’ils soient tellement exposés à son prétendu vecteur viral. Sans doute que l’auteure du papier  paru dans mon quotidien, pas plus que son Super Toubib en fer forgé, ne savent de quoi je parle.  Mais avec un minimum de bon sens et d’esprit critique, ils auraient quand même pu  s’éviter de publier des absurdités.

Autisme, rougeole et propagande.

portrait de Yves RasirIls jubilent. Ils exultent. Ils pavoisent.  Bref, ils ne se sentent plus de joie, les prêtres de l’église de vaccinologie et leurs acolytes médiatiques. Les médias se sont rués avec délectation sur cette grande étude danoise montrant qu’il n’y a pas de lien entre l’autisme et la vaccination ROR (Rougeole-Oreillons- Rubéole). Les journalistes  se sont fait un plaisir de  contredire la « fake news » selon laquelle ce vaccin pouvait entraîner des troubles autistiques et ne se sont pas privés de rappeler  que cette « rumeur » remontait « à l’étude falsifiée » du Dr Andrew Wakefield, ce chercheur en  gastro-entérologie radié de l’Ordre des médecins anglais et exilé aux États-Unis. Et comme le hasard ( ?) fait bien les choses, les journaux et les télés ont rappelé que la rougeole était en recrudescence un peu partout dans le monde et que l’OMS venait de hisser la baisse de couverture vaccinale parmi les 10 plus grandes menaces sanitaires pesant sur la planète pour les prochaines années. Message implicite : la « croyance » d’une relation entre vaccin ROR et autisme serait à l’origine de la défiance parentale et puisque la science exclut désormais tout rapport causal, plus rien ne devrait  les dissuader de vacciner leurs enfants et plus rien ne devrait freiner la marche  glorieuse vers l’éradication de la maladie. Ils sont tellement contents, les militants provax, que certains d’entre eux se sont invités dans ma boîte mail pour me mettre au défi d’évoquer les « preuves scientifiques » établies au Danemark et de rassurer mes lecteurs quant à l’innocuité du vaccin ROR.
 
D’abord, je leur ferai remarquer que la revue Néosanté n’a jamais affirmé quoi que ce soit à ce sujet. Certes, nous avons relaté les travaux d’Andrew Wakefield et mentionné son étude  de 1998 que The Lancet a rétractée en 2010 (non pas, comme le prétendent les détracteurs du médecin britannique, pour falsification des données mais pour de supposés manquements éthiques). Certes aussi, nous avons parlé du film VAXXED, ce documentaire multi-censuré  des deux côtés de l’Atlantique et dans lequel Wakefield poursuit son combat en révélant notamment la fraude, plus évidente celle-là, du CDC  américain qui a truqué ses statistiques pour ne pas faire apparaitre un lien entre vaccin et autisme dans la population noire. Certes enfin, nous avons critiqué positivement ce film en écrivant que sa force résidait dans la succession de témoignages terriblement émouvants. Les chiffres sont une chose, mais le vécu des parents dévastés en est une autre. Quand des dizaines de papas et de mamans racontent, photos  et vidéos à l’appui, que leurs bébés se portaient très bien la veille du vaccin mais que leur santé mentale  s’est dégradée dès après l’injection, on est en droit de s’interroger et d’être sensible à leur détresse.  Pour son livre « Autiste depuis le vaccin : des parents témoignent »  (Ambre éditions), le journaliste britannique Martin Walker  a lui aussi récolté des dizaines de récits poignants montrant que des bambins très éveillés et des enfants en pleine forme se sont enfermés dans une bulle ou  se sont transformés en légumes après la vaccination ROR. Aux États-Unis,  cet effet secondaire est d’ailleurs une vérité judiciaire puisqu’une famille a récemment obtenu réparation  du préjudice auprès d’un tribunal. Pour un cas reconnu, n’y en a-t-il pas beaucoup d’autres qui sont abusivement rangés dans la catégorie des « coïncidences temporelles » ? Ce n’est pas répandre des fausses infos que de se poser la question.
 
D’autant qu’à Néosanté, nous n’avons pas pour habitude d’asséner des réponses inobjectives. Ainsi, nous avons écrit  plusieurs fois que l’explication de l’épidémie d’autisme était probablement plus à rechercher dans la conjugaison d’autres facteurs environnementaux  (pesticides, métaux lourds, pollutions diverses auxquelles sont exposés les fœtus durant la grossesse…) et surtout dans un contexte psychosocial et familial particulier. Pour nous, le trouble du spectre  autistique est une « mal-a-dit » comme une autre dont on aurait grand tort de négliger le sens biologique et  de sous-estimer l’étiologie psychosomatique.  Les vaccins ?  S’ils participent au déclenchement des symptômes, c’est à nos yeux à titre de facteurs de risque et non à celui de cause profonde. Nous admettons honnêtement que dans l’état actuel des connaissances, il est difficile de désigner le vaccin ROR comme principal coupable.   Dans notre mensuel, nous avons par contre relaté une étude chinoise sur des animaux à qui les chercheurs ont inoculé le vaccin hépatite B et chez qui ils ont observé des comportements asociaux assortis d’anomalies neurologiques. Et depuis qu’il a ouvert le dossier, nous avons pris au sérieux les investigations du Dr Michel de Lorgeril sur les vaccins, notamment sur l’implication possible du vaccin antigrippal.  Quoi, vous l’ignorez ? Eh bien oui : une étude parue en 2017 dans le  prestigieux JAMA a mis en évidence que la vaccination contre la grippe de la femme enceinte était corrélée à une augmentation de 25% du risque d’autisme chez l’enfant à naître. Si vous ne me croyez pas, allez lire l’article que le chercheur  émérite du CNRS a publié sur son blog à propos de  cette affaire.  Voilà qui aurait mérité les manchettes des gazettes, vous ne trouvez pas ?

Concernant l’étude danoise, je ne me sens pas habilité à la commenter. Seul un épidémiologiste patenté pourrait juger de sa  qualité méthodologique et de la fiabilité de ses conclusions. Mais après l’avoir lue, je me permets quand même trois réflexions. Primo, je n’ai vu nulle part que les auteurs déclaraient leurs éventuels liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique, ce qui est pourtant obligatoire. Or un des organismes ayant effectué la recherche a pour mission d’approvisionner en vaccins le ministère de la santé.  Je trouve assez étrange qu’un acteur du secteur chapeaute en même temps une équipe de chercheurs. Secundo, je me demande  un peu comment ils ont composé l’échantillon d’enfants non-vaccinés. Au Danemark, selon les chiffres officiels, la vaccination ROR atteint les 99%. Et les instances de surveillance européennes indiquent dans leurs rapports que ce pays fait encore des efforts pour optimaliser la couverture vaccinale. Si ça tombe, l’analyse est faussée par la disproportion de taille entre la population « protégée » par le vaccin et celle qui ne l’est pas. En tout cas, la situation danoise est la preuve par l’absurde que la coercition ne sert à rien  puisque les vaccins  y sont plébiscités sans être obligatoires ! Tertio, je suis épaté devant l’ampleur de ce travail qui a porté sur 650.000 enfants nés de 1999 à 2010 et suivis jusqu’en 2013. Mais pourquoi avoir seulement comparé le nombre d’enfants ayant reçu le diagnostic d’autisme ? Tant qu’on y était, pourquoi ne pas avoir évalué d’autres paramètres sanitaires ?  Par exemple la fréquence d’hospitalisation ou la consommation de médicaments ? Pour rappel ou pour info, il n’existe actuellement aucune preuve scientifique que la santé globale  des personnes vaccinées soit supérieure à celles des non-vaccinées. Au contraire, il existe des enquêtes et des études laissant penser que la vaccination augmente la morbidité et la mortalité. Pour une fois que l’église pasteurienne pouvait démontrer l’inverse et  donner crédit à son credo, elle s’est focalisée sur le lien potentiel d’un seul vaccin avec une seule maladie. C’est à tout le moins regrettable.
 
Ce qui l’est encore plus, c’est que cette étude soit utilisée par les lobbies provaccinaux pour disculper le vaccin de tout effet funeste et pour justifier  le bien-fondé de la vaccination contre la rougeole. Tout ce que les chercheurs danois ont montré, c’est qu’il n’existe peut-être pas de lien entre cette vaccination et la survenue de l’autisme, point barre.  Mais ce n’est là qu’un point de détail, tant il y a à redire sur ce vaccin et sur la maladie qu’il est censé endiguer !  Derrière l’arbre de l’autisme postvaccinal, il y a une gigantesque forêt de soupçons et de méfaits avérés dont on ne vous parle jamais ! C’est parfois à se demander si cette histoire ROR/autisme n’a pas été inventée pour faire diversion et pour détourner l’attention de tous les autres problèmes générés par cette vaccination.  Pendant que le débat fait rage, on en oublie que la rougeole et son prétendu remède vaccinal font l’objet depuis des décennies d’une désinformation effrénée et d’une propagande peu avare de mensonges. À sa modeste échelle,  Néosanté essaie de contrecarrer ce bourrage de crâne perpétuel. Dans un dossier paru en 2012, la docteure en sciences Cyrinne Ben Mamou a expliqué que la vaccination antirougeoleuse était une catastrophe annoncée dont l’humanité commence seulement à subir les tragiques conséquences. Dans un article paru en 2015, nous avons révélé « ce qu’on ne vous dit jamais » sur la rougeole, et notamment sur le caractère inoffensif de cette maladie qui ne fait plus des ravages que dans le Tiers-Monde,  pour l’instant à Madagascar, dans un contexte de vie misérable et d’hygiène déplorable. Enfin, l’année dernière, j’ai envoyé une infolettre intitulée « Rougeole, un cas d’école » , dans laquelle je louais  déjà l’excellent travail démystificateur de Michel de Lorgeril. N’hésitez pas à (re)consulter ces sources pour résister aux campagnes d’intox et pour relativiser  l’importance de l’étude danoise. Quant aux expéditeurs de courriels ironiques, qu’ils sachent combien leur soumission aux dogmes vaccinalistes m’indiffère complètement. À condition qu’ils ne les imposent pas à de sains enfants innocents et à leurs parents mieux informés !

Le cancer démystifié

portrait de Yves RasirSi  vous avez lu mon message de jeudi dernier, vous êtes certainement impatients de découvrir « le plus grand secret de santé » que j’ai promis de vous dévoiler.  Mais avant de m’exécuter, je dois vous faire deux aveux.  Le premier, c’est que je vous ai appâté, vous et les nouveaux lecteurs de la newsletter, par des techniques publicitaires qui consistent à faire miroiter monts et merveilles (un secret bien gardé, une panacée universelle, une méthode miracle…), à faire croire que les révélations sont menacées de censure imminente et à se glisser dans les habits du super-héros qui va quand même braver les méchants censeurs pour déjouer le complot et vous permettre d’accéder à la vérité cachée. Ce sont de (grosses) ficelles que certains éditeurs versés en « webmarketing » emploient abondamment et que j’ai voulu tester en les pastichant. L’imitation était apparemment très réussie car de nombreux lecteurs ont cru que ma boîte mail avait été piratée et que le message ne venait pas de moi. Beaucoup d’autres n’ont pas imaginé pareil scénario et m’ont vivement reproché ce changement de ton  sans soupçonner le deuxième degré. Mais ce qui ressort surtout de cette expérience, c’est que ça marche ! La majorité de vos réactions étaient en effet des louanges pour ma témérité,  des félicitations pour mon « incroyable courage » et des promesses de le récompenser en partageant mon message. Ce mercredi, des centaines de nouveaux lecteurs ont rejoint le lectorat de Néosanté Hebdo, ce qui était le but. Aujourd’hui, je comprends mieux l’importance de savoir vendre les informations au prix de quelques exagérations et d’une habile dramatisation.  Car je peux à présent vous rassurer :  sauf événement très improbable, je ne risque pas d’être mis en prison pour ma décision de rendre public un livre que je n’ai pas l’autorisation formelle de reproduire. Cet ouvrage a été publié en 1987 et son auteur est mort peu de temps après. Par sa fille, j’ai appris que sa famille se désintéressait complètement de son œuvre et qu’elle ne voulait même plus en entendre parler.  De plus, le petit éditeur initial est décédé lui aussi,  en ayant préalablement fait faillite et sans qu’un repreneur ne se manifeste pour le fonds éditorial et le stock qui a sans doute été détruit. C’est du moins ce que m’a dit un membre de sa famille exerçant le métier de libraire. Dès lors que j’ai tenté de contacter les bonnes personnes et de rester dans le chemin du droit,  il serait très surprenant qu’on me reproche mon initiative de numériser l’ouvrage et de le diffuser gratuitement  sur internet. Si vous avez déjà acheté les oranges, mangez-les à ma santé !
 
Il me faut aussi vous avouer une deuxième manœuvre un tantinet malhonnête :  je ne vais pas vous révéler un grand secret puisque je l’ai déjà fait… il y a plus de deux ans et demi. C’est en effet le 20 juillet 2016 que j’ai consacré une première newsletter à ce livre exceptionnel intitulé  « Le cancer : pour qui, pourquoi, comment », du Dr Georges Ceulemans. Vous pouvez (re)lire cette infolettre en cliquant ici. Une semaine plus tard, je remettais le couvert en vous parlant du livre  « Vaincre sa mort pour vivre » , un roman  publié précédemment et dans lequel le médecin belge exposait déjà tous les éléments de son futur essai. Vous pouvez (re)lire cette seconde infolettre en cliquant ici. En septembre 2016,  nous avons également publié un article sur le Dr Ceulemans dans le mensuel Néosanté, sous la plume  de Serge Benedini, l’ostéopathe belge qui m’a alerté sur l’existence du bouquin et grâce à qui j’ai pu me procurer le dernier exemplaire d’occasion traînant sur Amazon. Il y a quelques semaines, Serge m’a fait part de son dépit que tout cela n’avait servi à rien et que l’ouvrage n’était pas réédité. Je le remercie de m’avoir relancé car j’estime aussi que nous ne pouvions pas en rester là.  C’est la raison pour laquelle j’ai repris ma quête des droits d’édition et que, faisant chou blanc,  j’ai choisi l’option de la reproduction « sauvage ». Là où je ne vous ai absolument pas menti, c’est sur le contenu explosif et révolutionnaire de cet opuscule confidentiel. Comme son titre l’indique, il explique vraiment ce qu’est le cancer, qui est à risque d’en être atteint, comment la maladie prend naissance et se développe, et surtout pourquoi le processus d’emballement cellulaire débute dans un corps humain. Le Dr Ceulemans a interrogé des centaines de patients cancéreux que rien ne semblait menacer et a systématiquement constaté la survenue d’un grand stress psycho-émotionnel dans les mois précédant le diagnostic. Pendant toute sa vie professionnelle,   tous les dimanches, ce brillant chirurgien-cancérologue s’est rendu au chevet de ses malades et a patiemment recueilli leurs confidences en les consignant dans des carnets. C’est ainsi qu’il a découvert le pot-aux-roses, à savoir qu’un cancéreux préalablement en bonne santé  a TOUJOURS subi un traumatisme psychique suffisamment grave pour entraîner ce qu’il appelle « une perte du sens de la vie ». Selon lui, 93%  des patients interrogés reconnaissaient « directement ou par insinuation » avoir souffert dans leur âme avant de souffrir dans leur corps. Et il en concluait que les 7% restants étaient composés de gens niant l’évidence ou ayant refoulé le souvenir du choc cancérigène. Indépendamment du Dr Hamer, qu’il ne cite à aucun moment et ne connaissait sans doute pas, le praticien belge avait donc formulé « la loi d’airain du cancer » définie par  le médecin allemand : tout cancer survient à la suite d’un choc émotionnel intense qui prend au dépourvu et  qui est vécu dans le silence.  Quand elle se décidera à offrir un Prix de Médecine posthume au Dr Hamer,  le comité Nobel devra le partager avec mon compatriote méconnu ! À mon grand désappointement, la fille de Georges Ceulemans n’a pu me dire ce qu’étaient devenus les fameux carnets où son papa retranscrivait les confessions de ses patients. Si quelqu’un de ses héritiers les a brûlés, il s’agit d’un autodafé indigne et d’un crime contre la science !
 
Georges Ceulemans n’est pas seulement l’équivalent belge du Dr Hamer  en termes de compréhension de la cancérogenèse: sa thèse jette également les bases d’une stratégie de prévention prometteuse et d’un protocole de soins complémentaires. Pendant 36 ans, il a pratiqué la chirurgie du recto-côlon dont il était un grand spécialiste mondial. Et à ce titre, il a vérifié que tous les cancéreux qu’il devait opérer présentaient des glandes surrénales atrophiées. Comme leur nom l’indique, ces glandes en forme de petites noix sont situées au-dessus des reins. Elles ont une  fonction cruciale car elles sécrètent les hormones corticoïdes,  les catécholamines (adrénaline et noradrénaline) et une partie de la testostérone également produite par les gonades. Toutes ces substances endocriniennes participent à la gestion du stress, soit pour le déclencher en cas de nécessité, soit pour le brider si le danger est passé. Comme le savent aussi les naturopathes, la vitalité et le volume des surrénales sont des indicateurs de bonne santé globale  puisque « l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien » relie directement le cerveau et le bas du dos. En maniant le bistouri,  le Dr Ceulemans a fait la découverte fortuite mais essentielle que le cancer allait de pair avec une réduction drastique de la fonction surrénalienne. Comment la maintenir ou la rétablir ? La réponse coule de source :  en évitant ou en surmontant les chocs psycho-émotionnels pathogènes,  capables à eux seuls de scléroser les glandes surrénales. Car les pourcentages  cités plus haut  concernent uniquement les patients dont Georges Ceulemans était convaincu de la bonne forme glandulaire antérieure, ceux qu’il appelle  les « cancéreux à surrénales entretenues ». Chez les autres, il n’y aurait pas forcément  de traumatisme psychique prépondérant car leur terrain surrénalien est déjà  considérablement dégradé par « le vieillissement graduel de l’esprit et du corps », autrement dit  par un mode de vie néfaste qu’il résume par le mot « indolence ». Et c’est là que le chirurgien cancérologue s’avère véritablement visionnaire : pour lui, les glandes surrénales ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas et qu’on évite toute forme de stress. Au contraire, une vie active et physiquement exigeante, avec son lot de petites agressions quotidiennes, constitue le meilleur rempart aux processus pathologiques. Bien avant la (re)découverte de l’hormèse, Ceulemans avait deviné que l’antifragilité peut se construire grâce au sport et à l’inconfort,  notamment grâce à l’alternance d’exposition au chaud et au froid. Pour lui, la natation en bassin non chauffé et la pratique du sauna forment une double voie royale vers la vigueur resplendissante des surrénales. S’il avait fréquenté les pionniers de l’hygiénisme naturopathique ou les « coachs  en régénération » contemporains, sûr que le chirurgien se serait senti en bonne compagnie : en prévention et en traitement du cancer, il préconisait ni plus ni moins la médecine naturelle authentiquement hippocratique ! « Les cas de cancers guéris, écrit-il en 1987, restent mieux guéris chez celui qui continue à soigner le volume de ses surrénales ».  En 2019, la science médicale ne dit pas autre chose puisqu’elle confirme  allègrement les vertus thérapeutiques de l’activité physique et des stimulations hormétiques.

Mais trêve de commentaires et d’arguments publicitaires. Le moment est venu pour moi de vous offrir en cadeau la copie scannée du livre « Le Cancer, pour qui, pourquoi, comment ». Il vous suffit de cliquer sur ce lien ou de cliquer sur l’image de couverture ci-dessous.  Il s’agit d’un document au format PDF que vous pouvez ouvrir aisément avec le programme Acrobat et que vous pouvez télécharger sur votre ordinateur. Pour le feuilleter, vous devez employer  sur  votre clavier la flèche du bas. Je vous en souhaite bonne lecture et je vous invite surtout à mettre en pratique « le grand secret de santé » qu’il recèle, à savoir l’entretien du terrain surrénalien par le plus naturel des instruments de santé, j’ai nommé l’exercice corporel. C’est totalement gratuit et ça peut vous rapporter gros si les petites noix surplombant vos reins se (re)mettent à grossir.

Le pancréas de Karl Lagerfeld 

Un jour qu’un journaliste lui demandait d’imaginer  ses obsèques,  Karl Lagerfeld a répondu : « Un enterrement ? Quelle horreur ! Plutôt mourir… ».  Cette répartie témoigne que le  célèbre couturier disparu la semaine dernière ne manquait vraiment pas d’humour, comme l’ont d’ailleurs souligné ses proches et ses amis à l’annonce de son décès. L’icône de la mode savait amuser la galerie et il savait rire aussi des bons mots d’autrui. En lisant les éloges funèbres parus dans la presse, j’ai  appris que l’illustre créateur était  également un homme  charmant, toujours aimable avec son entourage et redevable envers ses assistants, même avec les « petites mains » de la maison Chanel. Tout le contraire d’une star hautaine et prétentieuse dont il donnait pourtant l’image. C’était aussi un ascète qui détonait un peu dans son milieu puisqu’il ne fumait pas, ne buvait pas et  ne se droguait pas. Quel était alors son drame secret ? Car si le styliste allemand a bien vécu (85 ans !) et s’il est mort comme il le souhaitait, c’est-à-dire en solitaire et en parfaite discrétion (il n’est entré à l’hôpital que la veille de son trépas), il a succombé à un cancer du pancréas, une maladie implacable et douloureuse qui  ne tombe pas du ciel et trahit une intense souffrance psycho-émotionnelle. En décodage biologique, le carcinome pancréatique est  en effet imputé à un  conflit d’ignominie,  autrement dit au ressenti d’être la victime de quelque chose d’ignoble. Quand l’estomac ne suffit pas à « digérer un morceau » trop indigeste, le pancréas intervient pour sécréter des enzymes digestives encore plus puissantes et permettre ainsi  l’assimilation par l’intestin grêle. Chez l’être humain,  c’est bien sûr rarement une question de nourriture, le morceau étant généralement un événement excessivement stressant.  Lorsque le stress dépasse les capacités conscientes d’un individu,  la tumeur et son action « turbo » sont la solution parfaite du cerveau archaïque, celui qui veille à la survie en temps réel et choisit toujours le moindre mal à court terme.  Par quelle abjection Karl Lagerfeld était-il donc attristé ? Quelle situation éprouvée par lui comme ignominieuse a affecté son âme au point d’être si terriblement somatisée ?
 
Avant d’avancer une hypothèse explicative,  je voudrais d’emblée répondre aux lecteurs qui critiquent l’habitude que j’ai prise d’émettre pareilles suppositions.  Après mes articles sur David Servan-Schreiber, Michel Delpech, Bernard Tapie ou Johnny Halliday, on m’a vertement reproché de faire du « décodage sauvage » et même de « faire mon beurre » de ces interprétations  spéculatives et non autorisées. Il est vrai que le sens  d’une maladie appartient  à l’intimité du malade, nul autre que lui n’étant plus apte à en trouver confirmation dans son histoire personnelle, avec l’aide éventuelle d’un bon  thérapeute.  Aussi je me garde bien d’affirmer quoi que ce soit. En proposant des explications, mon but est seulement d’illustrer le processus de psycho-somatisation tel que découvert par le Dr Hamer et ses prédécesseurs.  Derrière toute pathologie, se cache un conflit existentiel non exprimé. Et comme la vie privée des personnalités publiques est largement connue, on peut raisonnablement conjecturer sur l’origine conflictuelle de leurs maux. L’exercice ne me semble  nullement immoral quand la célébrité est décédée et qu’elle n’a pas de descendant vivant, ce qui est le cas de Karl Lagerfeld. En lisant des tas de trucs sur lui, je n’ai  cependant rien trouvé qui fasse farine au moulin de la médecine nouvelle. L’invariant biologique du cancer du pancréas, je l’ai cherché en vain  dans sa biographie et je ne vois pas de quel contexte ignoble l’idole de la mode aurait pu pâtir. Il a tout réussi sur le plan professionnel et ne semblait guère affecté par le  désert  notoire de sa vie affective. Les seules tragédies qu’on lui connaît, c’est la perte de sa maman chérie et celle de son amant que lui avait ravi son ami Yves Saint-Laurent. Mais ces drames étaient bien trop anciens pour être en cause dans  son délabrement pancréatique. Par comparaison avec celle de Steve Jobs,  atteint du même mal et chassé comme un malpropre de sa société Apple peu avant le diagnostic, la vie de Lagerfeld ressemblait à une ascension croissante  et semblait devoir se terminer dans la sérénité d’un succès à son apogée. Sauf qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences : comme l’ont pointé les pionniers de la psychobiologie, l’entrée en souffrance du pancréas résulte fréquemment de sordides affaires d’argent, d’héritage et de succession. Or n’est-il pas évident que le « Kaiser » du dé à coudre était à cet égard très vulnérable ?
 
Certes, quand on lui posait la question, il s’en tirait par une pirouette en blaguant sur son immortalité.  Certes aussi, il savait que la relève chez Dior serait assurée par sa plus proche collaboratrice, ce qui ne devait certainement pas le fâcher. Mais quid de son immense fortune ? Peut-on croire qu’elle n’a pas attiré les convoitises et que les requins, par l’odeur de l’âge alléchés, ne tournaient pas autour du vieillard ? Homosexuel et célibataire endurci, Karl Lagerfeld n’avait personne à qui léguer  la richesse accumulée durant sa vie de labeur.  Ah si,  un être très cher à son cœur, sa chatte Choupette ! Le plus sérieusement du monde,  il a en effet envisagé de désigner  son animal domestique comme légataire de tous ses biens.  Mais ce qui est juridiquement possible en Allemagne ne l’est pas en France, son pays de résidence,  et il a dû renoncer à ce projet. Au point de trouver ça ignoble ? À mon avis, l’homme avait trop d’humour pour faire une maladie de cet empêchement testamentaire. Par contre, l’information qu’il voulait céder ses capitaux à son chat est à mon sens capitale : lui qui avait beaucoup d’amis à qui faire plaisir leur préférait la seule compagne de ses vieux jours, avec les 300.000 livres dont il vivait entouré !  N’est-ce pas là le signe d’une indicible et insoutenable solitude ? De la désespérante désillusion qui l’étreignait au soir de sa vie ? À quoi bon être matériellement comblé si toutes ces sources de revenus ne reviennent à personne de son sang ?  Le génie de la haute couture avait bien un filleul, le fils d’un  ancien mannequin, mais pas de progéniture ni d’héritier apparenté. Or, pour rappel, le sens premier de la vie est de la prolonger. Le premier sens du mot « sens » est celui de « direction », la direction de la flèche du temps et de la succession des générations. Dans la nature, il n’est pas du tout normal de ne pas chercher à transmettre ses gènes. Étymologiquement,  le mot pancréas signifie « toute chair ». Situé entre le foie et la rate, c’est un organe qui est particulièrement sensible aux conflits avec la descendance, la « chair de sa chair ».
 
En feuilletant un dictionnaire de synonymes, je me suis aperçu que l’ignominie pouvait aussi se ressentir comme une infamie. Et en jouant avec les sons, on obtient rapidement « in-famille », l’absence de famille. À défaut d’être écœuré par des conflits familiaux, se pourrait-il que Karl Lagerfeld ait été en proie à la détresse d’être privé d’héritier biologique ? À l’heure de faire ses adieux à la vie, n’aurait-il pas profondément regretté son existence d’homosexuel sans attache et sans lignée ? Une vie de création peut-elle  vraiment compenser le renoncement à la procréation ? Quand on le questionnait sur son homophilie, le génial couturier répondait que son orientation sexuelle lui semblait aussi naturelle que la couleur de ses yeux. Mais ces yeux, précisément, il ne les aimait pas car, disait-il, ils lui donnaient un air  de « chien battu ».  C’est la raison pour laquelle il a adopté les lunettes noires, cet écran permanent qui cachait son regard et dissimulait ses émotions. Avec son look de rock star gothique, cet accessoire  anti-solaire qui a fait sa légende fut aussi son armure. Derrière les verres sombres et le masque de cire, il y avait un petit enfant apeuré qui a toujours vécu, de son vivant, à l’ombre de sa mère vénérée. Et même jusque dans la mort puisqu’il a exigé que ses cendres soient dispersées avec celles de sa maman dont il avait conservé l’urne ! Autre détail troublant pour la quête des conflits programmants, l’empereur Karl est mort au même âge que son papa, ce père  souvent absent avec qui les rapports ont toujours été distants. On peut raisonnablement penser qu’au crépuscule de son parcours terrestre, monsieur Lagerfeld souffrait intensément de ne pas avoir semé sa graine et de n’avoir pas guéri ses racines abîmées.  Mes hypothèses vous agacent ?  Il n’est pas important qu’elles soient justes ou fausses mais de les considérer comme plausibles.  Car ce qui est sûr, c’est que le cancer pancréatique traduit une extrême difficulté à « digérer un morceau » rendu très dur par un coagulant ignoble, souvent en lien avec la famille et/ou une question d’héritage (réel, virtuel ou symbolique).  Si ce « décodage sauvage » pouvait aider un ou deux pancréas souffrants, j’en serais déjà très heureux.
 

Et si la maladie nous améliorait ? 

portrait de Yves RasirHeureusement qu’il y en a qui suivent ! La semaine dernière, j’ai raconté une grosse bêtise et il y a un lecteur  attentif qui a pris la peine de vérifier mes dires et  m’a signalé mon erreur.  Dans ma lettre sur la dépression, j’évoquais les recherches de deux psychologues américains et de leur découverte majeure selon laquelle les ex-dépressifs ayant surmonté leur maladie affichaient des scores de bien-être mirobolants. En fait, j’ai mal traduit le texte anglais et j’ai confondu les paramètres de mesure avec les résultats. Il n’y a en réalité que 10% des anciens malades qui disent se sentir plus heureux que 75% des non-malades.  C’est déjà pas mal, mais c’est évidemment très en deçà de ce que j’ai cru puisque 90% des dépressifs guéris ne vont pas mieux qu’avant de tomber en dépression. En d’autres termes, la pathologie dépressive n’apporte aucune valeur ajoutée car seulement un dixième de ceux qui en sortent  bénéficient postérieurement de son effet “boostant”.  Autrement dit encore,  le passage par la case “idées noires”  n’augmente pas les chances de revoir la vie en rose, contrairement à ce que j’avais hâtivement déduit. Je plaide  coupable pour cette “fake news” mais j’invoque des circonstances atténuantes: à ce stade de ma vie personnelle et professionnelle, j’ai acquis la ferme conviction que la plupart des maladies, sinon la totalité, donnent un avantage à ceux qui en guérissent. Les pertes de santé ne seraient pas seulement comblées par la guérison, mais celle-ci offrirait des points de bonification. À condition de les surmonter, les dysfonctionnements du corps et de l’esprit seraient des opportunités de mieux fonctionner par la suite. Plus qu’un retour à l’équilibre, le rétablissement d’un malade signerait donc l’amélioration de sa santé.
 
Cette vision résolument positive m’est inspirée en partie par le phénomène de l’hormèse, que je ne dois plus vous expliquer en détail. Pour rappel, il s’agit de la faculté des organismes vivants à s’adapter et à se renforcer lorsqu’ils sont soumis à des contraintes. C’est par exemple le mécanisme de bio-résistance qui voit les bactéries déjouer les antibiotiques, ou le développement des muscles entrainé par les micro-déchirures que s’infligent les haltérophiles. Or une maladie n’est-elle pas hormétique par définition ? C’est très clairement le cas des maladies  infectieuses infantiles, dont le Dr Olivier Soulier souligne volontiers qu’elles font évoluer l’enfant sur le plan psychique comme sur le plan immunitaire. Une rougeole dans l’enfance immunise à vie tandis que le vaccin protège imparfaitement. Si l’on y regardait de près, je suis sûr que beaucoup  d’autres affections se révéleraient « antifragilisantes » pour ses bénéficiaires. Mais ce qui nourrit surtout ma conception optimiste de la maladie, c’est bien sûr la médecine nouvelle du Dr Hamer,  et singulièrement sa « 3èmeloi » éclairant la logique des symptômes. Pour mémoire, le médecin allemand a découvert que toute maladie se déroulait en deux phases, celle de conflit actif et celle de conflit résolu, et que la deuxième consiste à réparer méthodiquement ce qui s’est abîmé durant la première.  Cette réparation répond à son tour à deux cas de figure : soit elle restaure les tissus nécrosés, soit elle démonte les tumeurs ou leurs équivalents. Dans les troubles fonctionnels, c’est pareil, sauf que la guérison consiste à réduire ce qui est « hyper » (hyperthyroïdie, hypertension..) par de l’ « hypo », et inversement.  Malheureusement, la nature fait parfois trop bien les choses : pour certains tissus embryonnaires, la prolifération cellulaire réparatrice est dite « luxuriante », c’est-à-dire qu’elle excède les besoins de l’organisme. Exemple-type : le tissu osseux qui, au terme de sa réparation, sera plus volumineux et calcifié qu’avant sa dégradation. L’os ressoudé sera plus solide mais l’excroissance pourra s’avérer gênante. Que nous apprend ce phénomène de guérison « exagérée » ?  Pour moi, c’est la  preuve évidente que le programme de maladie activé par l’ordinateur cérébral n’est nullement un « malware » : c’est au contraire un logiciel destiné à mieux résister aux attaques, à gagner en robustesse en vue d’éventuels conflits ultérieurs . 
 
Ce point de vue est conforté par mes antécédents médicaux personnels.  Ces dernières années, j’ai souffert de capsulite rétractile aux deux épaules, d’une « triade malheureuse » au genou droit et d’une phlébite à la jambe gauche. Or j’ai le très net sentiment que mes épaules gelées ont gagné en mobilité, que mon genou est plus stable qu’avant (alors que je n’ai plus de ligaments croisés !) et que ma circulation veineuse s’est améliorée, voire que mon sang est devenu plus fluide. Sur un terrain de foot, j’ai même l’impression bizarre d’être devenu plus performant.  En revanche, les otites de ma prime enfance, qui m’ont valu deux tympanoplasties à l’adolescence, se traduisent aujourd’hui  par une perte d’audition des deux oreilles qui me transforment progressivement en malentendant. La différence ? Comme vous l’aurez remarqué lorsque je vous ai raconté mes accidents de santé récents, je ne les ai pas soignés par les méthodes allopathiques. En lieu et place des remèdes « anti » (anti-inflammatoires, antipyrétiques, antidouleurs…), j’ai laissé faire la nature en lui donnant seulement de petits coups de pouce (argile, kinésithérapie, gainage musculaire,…). Par contre, à l’époque,  mes infections auriculaires ont été combattues à grand renfort de produits antibiotiques, puis par interventions chirurgicales. Cette expérience contrastée me renforce dans l’idée qu’une maladie guérie bonifie son porteur à condition que ses symptômes ne soient pas artificiellement réprimés. Qu’une pathologie, quelle qu’elle soit, apporte un supplément de force  à l’organe ou au système impacté  si et seulement sion la laisse naturellement suivre son cours. S’agissant de la dépression, je n’ai pas de vécu personnel pour appuyer mon argumentation mais je formule l’hypothèse qu’elle peut aussi améliorer la vie de ses victimes guéries pour autant  que celles-ci ne recourent pas aux médicaments antidépresseurs. Il serait donc intéressant de voir comment les 10% de rescapés se déclarant plus heureux maintenant ont affronté leur mal-être dépressif.  N’ont-ils pas troqué les molécules chimiques pour des approches naturelles telles que la phytothérapie, l’exercice physique,  la méditation de pleine conscience, la psychothérapie, l’alimentation et la complémentation ?  Les enquêtes des deux psys américains sont muettes sur ce point et c’est vraiment dommage. Si ça se trouve, mon compte-rendu erroné de leurs travaux n’était pas éloigné de la vérité et il y a bien un bénéfice mental à traverser une dépression dans le respect de son déroulement biphasique

La dépression, ça a du bon !

portrait de Yves RasirGrâce à mes confrères canadiens de Psychomédia, j’ai pris connaissance des travaux de Jonathan Rottenberg et Todd Kashdan, deux universitaires américains  qui publient leurs recherches dans la revue Perspective on Psychological Science.  Leurs articles sortent de l’ordinaire car ils invitent à ne plus  regarder la dépression d’un mauvais œil  et même à la considérer comme une maladie salutaire ! Certes,  reconnaissent-ils, cette pathologie pénible est souvent difficile à soigner et elle peut se chroniciser au point  de gâcher une vie entière. Les troubles dépressifs récurrents peuvent aussi dégénérer en profond dégoût de vivre et en envies suicidaires, avec fréquents passages à l’acte.  Et quand ils ne tombent pas au 36ème dessous, les patients  peuvent néanmoins manifester une inaptitude au bonheur et une incapacité à trouver un sens à leur existence.  Non contente d’altérer l’humeur et de miner le moral, cette affection peut  donc tourmenter ses victimes et les faire cruellement souffrir pendant longtemps.  Mais si on dépasse cette vision très… déprimante, la dépression mérite pourtant d’être envisagée autrement ! Selon Rottenberg & Kashdan, les quelques recherches épidémiologiques sur le sujet  montrent en effet que les évolutions péjoratives  sont une minorité et que la plupart des individus diagnostiqués parviennent à sortir définitivement de leur état d’abattement. Par exemple, cette vaste étude longitudinale indique que 40 à 60% des personnes qui ont souffert de dépression sont totalement guéries et  n’ont jamais connu de récidive, même quand on les interroge des décennies plus tard. Dans cette autre étude portant sur 2 528 sujets ayant vécu un épisode dépressif majeur, 39%  d’entre eux rapportent qu’ils vont beaucoup mieux et qu’ils se sentent en meilleure santé psychique qu’avant la maladie. 
 
Elle serait donc bénéfique,  la descente aux enfers ? C’est précisément le message optimiste que veulent transmettre les deux chercheurs : nombre de dépressifs s’en remettent très bien, rebondissent  complètement et se jugent même plus épanouis qu’auparavant !  Pour arriver à cette surprenante conclusion, les scientifiques ont utilisé un instrument de mesure de l’épanouissement personnel, un outil mis au point par des psychologues et qui permet d’évaluer les neuf principales composantes du bien-être, comme l’estime de soi,  la satisfaction à l’égard de la vie, la capacité d’aimer et d’être aimé,  le sentiment  de progresser,  la fréquence d’émotions positives ou la rareté d’émotions négatives. Et ils ont découvert une chose assez incroyable : les anciens dépressifs interrogés font de meilleurs scores que 75% des adultes n’ayant jamais connu la dépression ! Autrement dit, les personnes qui guérissent ne sont pas seulement débarrassées de leurs symptômes, elles sont mieux dans leurs baskets et plus heureuses que les trois-quarts des gens en bonne santé ! Pour le duo d’universitaires américains, il faudrait d’urgence en informer les 300 millions d’être humains qui luttent contre la dépression dans le monde entier et leur faire miroiter cette sortie du tunnel potentielle.  « Notre nouveau point de vue sur les possibilités après la dépression n’est pas seulement plus proche des preuves scientifiques existantes, il se trouve aussi qu’il apporte plus d’espoir » soulignent Kashdan & Rottenberg. Or l’espoir lui-même aide à revivre et pourrait favoriser les issues positives de la maladie dépressive, ajoutent-ils,  pourvu que la prise en charge ne se limite pas à étouffer le mal-être par des médicaments.  Autant un pronostic sombre a tendance à enfoncer le malade, autant la perspective de lendemains ensoleillés peut contribuer à le tirer du trou et augmenter ses chances de guérison. Savoir que sa détresse a de bonnes chances d’être transitoire et qu’elle agit souvent comme un tremplin, c’est déjà un remède efficace !
 
Voilà évidemment le genre de discours que je répercute avec plaisir. J’éprouve même une certaine jubilation à le faire puisque ces travaux viennent confirmer ceux des pionniers de la médecine nouvelle et des médecines naturelles, selon qui la maladie n’est pas une malédiction mais au contraire l’expression d’une énergie vitale à accompagner plutôt qu’à combattre. Pas un événement dépourvu de sens mais un « effort de la nature pour me guérir » comme disait Jung, un « programme bien-fondé de la nature » a renchéri le Dr Hamer.  Pas une punition injuste laissant nécessairement des séquelles,  mais une parenthèse destinée à être refermée. Bienheureux les déprimés, alors ? Faut pas pousser le bouchon si loin et oublier que cette maladie, comme toutes les autres,  traduit une impuissance à gérer un stress émotionnel par les seules ressources du cerveau conscient. La perte de santé reflète obligatoirement une perte d’équilibre intérieur. Mais la bonne nouvelle, c’est que la prostration dépressive n’est souvent qu’un (très) mauvais moment à passer, un calvaire éphémère et une situation  surmontée par une majorité de patients. Plus réjouissant encore : cette épreuve passagère fortifie ses rescapés  puisque ceux-ci affirment être plus épanouis que la moyenne de la population. Sans doute qu’après avoir connu la noirceur, ils sont enclins à mieux distinguer les couleurs. Lorsque les nuages s’éloignent, le ciel bleu paraît plus bleu. Il y a probablement de ça dans ce que dévoilent les deux psychologues américains. Il n’empêche que leur nouvelle vision de la dépression rejoint l’optimisme inhérent à la psychobiologie : si les solutions de survie qu’on appelle maladies peuvent déboucher sur une plus belle vie,  accueillons-les avec confiance et traitons-les naturellement au lieu de réprimer chimiquement leurs désagréments.

Une autruche, ça trompe énormément

portrait de Yves RasirUn mot d’ordre avait visiblement été donné et la  consigne a été respectée. Lundi, à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer, les autorités de santé  et les médias vautrés devant elles ont concentré leur propagande sur le thème des papillomavirus humains et des cancers qu’on leur attribue. L’église de vaccinologie a sorti la grosse artillerie puisqu’elle a envoyé au front le gratin de l’OMS et la directrice du CIRC, le Centre International de Recherche sur le Cancer. Cible de ce tir nourri : les « rumeurs » relatives à la nocivité et à l’inefficacité du vaccin censé prévenir le cancer du col de l’utérus. Selon les organismes internationaux et la presse qui se contente de copier-coller leurs communiqués, il est en effet urgent de « tordre le cou » aux médisances anti-vaccinales qualifiées de dangereuses fake-news. Si ces racontars persistent et si la prévention  vaccinale  ne monte pas en puissance, avertissent les instances sanitaires, les tumeurs utérines pourraient provoquer 460.000 morts par an d’ici 2040. Outre le cancer du col, les HPV seraient également à l’origine de cancers anaux et buccaux à la suite de rapports sexuels extra-génitaux, ce qui pousse de nombreux pays, dont la France et la Belgique, à élargir la vaccination aux  jeunes garçons. L’OMS recommande a minima de vacciner toutes les filles âgées de 9 à 14 ans, moyen « sûr et indispensable » pour éliminer le cancer du col  utérin. 
 
Le problème, c’est qu’il s’agit d’une double et colossale INFOX, comme l’académie française nous suggère d’appeler l’intox déguisée en info.  Non seulement  le vaccin provoque de fréquents et redoutables effets secondaires, mais son efficacité est absolument nulle. Dans un dossier datant de mars 2014  et que vous pouvez (re) lire en cliquant ici, Néosanté vous a déjà amplement dévoilé ce gigantesque scandale transformant les femmes en cobayes d’une expérimentation à grande échelle vouée à l’échec. Cinq ans plus tard, cet échec ne fait plus de doute puisque le cancer du col de l’utérus progresse dans les pays qui ont généralisé la vaccination ! C’est notamment le cas en Grande-Bretagne, en Suède et en Australie. Dans ce dernier pays, les adolescentes qui ont été  massivement vaccinées entre 13 et 17 ans ont vu leur risque de cancer du col multiplié par deux !  Idem outre-Manche, où le taux de  cancer du col des femmes âgées de 25 à 29 ans a doublé et a augmenté de 70% chez les femmes âgées de 20 à 24 ans. Ce qui est vrai, c’est que le vaccin agit en contrariant la circulation de deux souches de papillomavirus, le HPV 16 et le HPV 18, qui sont impliqués dans 70% des lésions précancéreuses. Personne ne conteste ce fait. Mais il est totalement mensonger d’affirmer que cette influence réduit l’incidence du cancer du col dans la population globale. C’est exactement le contraire qui se produit. Il est donc tout aussi faux  de titrer, comme l’ont fait récemment de nombreux journaux, que l’Australie était sur le point d’éradiquer les cancers du col utérin. Au lieu de s’en prendre aux « rumeurs », l’OMS ferait bien de tordre le cou à ses propres mensonges.
 
 Ce travestissement de la vérité est toutefois compréhensible :  le hiatus entre les statistiques du cancer et  l’action avérée du vaccin sur certaines souches virales  constitue un insoutenable paradoxe pour l’idéologie pasteurienne. En théorie, le reflux des agents infectieux devrait freiner l’évolution pathologique au lieu de la faire flamber. Si on s’aperçoit que la stimulation immunitaire artificielle produit un résultat inverse aux prévisions, c’est le principe même du procédé vaccinal qui risque d’être remis en cause. Big Vax et ses apôtres préfèrent donc mentir éhontément que reconnaître la faillite de leur pseudo-science. Tout comme l’autruche s’enfouit la tête dans le sable,  la médecine s’enfonce dans le déni pour ne pas se confronter à la réalité. Et cette réalité, c’est que la manipulation de l’écologie microbienne entraîne des conséquences encore plus graves que le  fléau qu’elle est supposée endiguer. Heureusement, tous les membres du corps médical ne pratiquent pas l’auto-aveuglement. Il en est qui n’hésitent pas à ruer dans les brancards, comme les cancérologues Nicole et Gérard Delépine.  Trublions de l’oncologie française et de ses protocoles imposés, les époux Delépine viennent de faire irruption dans le débat sur la vaccination en publiant un livre-brûlot intitulé « Hystérie vaccinale ». Dans cet ouvrage, le couple dévoile précisément l’effet paradoxal de la vaccination HPV et il s’insurge contre l’occultation du phénomène. Selon les deux auteurs,  qui s’appuient sur des chiffres officiels et des études publiées, il se pourrait fort bien que le vaccin se comporte comme un facilitateur et/ou un accélérateur du cancer du col,  au lieu d’y faire barrage. Bien sûr, l’industrie vaccinaliste et ses relais médiatiques se sont empressés de les clouer au pilori. La corporation des gynécologues leur est également tombée dessus à bras raccourcis.  Et  lundi, quand il s’est attaqué aux « rumeurs », l’establishment sanitaire visait certainement le tandem médical et son bouquin explosif. Et si on écoutait leurs arguments ?  Nicole et Gérard Delépine ont répondu aux questions de Pryska Ducœurjoly pour le mensuel Néosanté. Les données citées plus haut proviennent d’ailleurs de cette interview détonante. À lire dans  le numéro de février, pour ne plus se laisser gruger par les autruches menteuses.

Mirage et ravages de l’immunothérapie

portrait de Yves RasirStimuler le système immunitaire pour aider le patient à vaincre le cancer : sur papier, c’est vraiment une riche idée. Et quand elle est persuadée d’en avoir une,  la médecine moderne n’hésite pas à foncer tête baissée. Depuis une dizaine d’années, les cancérologues appliquent donc des protocoles consistant à épauler l’immunité  pour l’obliger à attaquer les cellules cancéreuses et à enrayer leur prolifération. Les médias nous relatent régulièrement les succès et les promesses de ces « nouveaux traitements », en nous faisant même miroiter une victoire finale sur les pathologies tumorales. La réalité est beaucoup moins rose que ça.  D’abord, l’immunothérapie ne se suffit pas à elle-même et vient généralement compléter la chimiothérapie. Ce n’est pas une technique qui en remplace d’autres mais une arme de plus dans l’arsenal oncologique. Ensuite, ses réussites sont beaucoup plus limitées que l’enthousiasme médiatique le laisse penser. Hormis dans certaines formes de mélanome et de cancer pulmonaire, les médicaments stimulant la réponse immunitaire n’ont pas encore fourni la preuve formelle de leur efficacité. Les échecs sont d’ailleurs beaucoup plus nombreux que les rares progrès cliniquement constatés.  Enfin, l’immunothérapie révèle de plus en plus son vrai visage, celui d’une médecine agressive encore plus toxique et délétère que ses cousines chimique et nucléaire. Les effets indésirables sont tellement fréquents et ravageurs que les essais doivent bien souvent être interrompus, en raison de la surmortalité enregistrée chez les  malades « bénéficiant » du traitement innovant.  L’année dernière, par exemple, les laboratoires Roche et Merck MSG ont dû suspendre deux études pourtant entrées dans la phase III, celle précédant la commercialisation des produits. Non seulement la vessie des cancéreux vésicaux ne se portait pas mieux, mais leur état global était gravement dégradé. On ne joue pas impunément avec l’immunité !
 
Ils ne font pas les gros titres, mais  les effets secondaires de l’immunothérapie sont en effet impressionnants, tant par leur nombre que par leur sévérité. Si vous en doutez, jetez un coup d’œil à ce document  de synthèse rédigé par une pharmacienne  et une oncologue canadiennes : du désordre thyroïdien  à la pneumonie aigüe en passant par toutes sortes de symptômes cutanés,  de troubles gastro-intestinaux et  d’atteinte au foie ou au pancréas, la liste des « inconvénients » courants est déjà une sacrée douche froide. Mais que dire des effets secondaires rares ? La toxicité aiguë est établie pour le système nerveux, le cœur, les articulations,  les reins, les yeux et le sang. L’incidence de ces événements peu fréquents ne dépasse pas 1%, mais si on ne les considère plus isolément, ils concernent une bonne partie des patients !  Les dommages collatéraux sont tellement importants que les cancérologues n’ont alors pas d’autre choix que d’arrêter immédiatement l’empoisonnement et de prescrire un antidote,  de la cortisone à haute dose ou un autre traitement… immunodépresseur. Le plus inquiétant, c’est ce qui figure dans la conclusion du document : « les effets secondaires sont très diversifiés et peuvent apparaître n’importe quand, même après la fin des traitements ». À l’instar des chimios, dont personne ne sort jamais indemne,  les « immunos » sont donc des cures médicamenteuses qui peuvent exercer leurs méfaits à moyen ou long terme. Bien sûr, on cherche à nous vendre que de nouvelles molécules, comme les « inhibiteurs de point de contrôle immunitaire », sont plus performantes et moins toxiques. Pas de chance : une étude universitaire italienne a récemment montré que cette classe de médocs provoque quantité de maladies rhumatismales et musculo-squelettiques,  la polymyalgie, la sarcoïdose et le lupus érythémateux disséminé.  Bref, qu’elle stimule ou qu’elle module, l’immunothérapie du cancer dérègle et déglingue l’organisme au point que les maigres bénéfices, provisoires et aléatoires,  ne parviennent plus à dissimuler la supériorité des risques. Mais comme il y a énormément d’argent en jeu, le système en place continue à (faire) croire qu’il en est autrement et que le mirage va se matérialiser sans trop de ravages. 
 
L’illusion est d’autant plus funeste qu’un  grave « défaut » de l’immunothérapie est connu depuis longtemps : sa tendance à favoriser la dépression. C’est en effet l’un des effets secondaires notoires de l’interféron,  un agent inflammatoire utilisé depuis belle lurette pour traiter l’ hépatite C et certains cancers, notamment celui du rein et le mélanome malin.   Or une scientifique française, Lucile Capuron, docteure en psychologie et  directrice de recherches à l’Inserm, vient de dévoiler l’ampleur du phénomène dans un interview au Figaro  : 50% des patients recevant de l’interféron subissent un brusque changement  d’humeur et développent, au bout d’une à trois semaines à peine, des symptômes dépressifs. De la fatigue, une perte d’appétit, des troubles du sommeil, mais aussi une profonde tristesse, un sentiment de culpabilité, des pensées suicidaires, jusqu’à la perte totale du goût de vivre. Selon une étude menée au centre de lutte  contre le cancer à Bordeaux, cet effet dépresseur dévastateur affecte tellement les malades que les médecins doivent bien souvent se résoudre à stopper le traitement anticancéreux. Et  si on réfléchissait un peu ? Comment se fait-il qu’en interférant avec le système immunitaire,  l’interféron suscite l’apparition d’une dépression ? Pourquoi cette intervention somatique débouche-t-elle sur une pareille involution de l’état de santé psychique ?  À mon avis, seule la médecine du Dr Hamer peut apporter une explication plausible à ce mystère apparent : puisque le cancer est une solution de survie déclenchée par le cerveau inconscient, il est normal qu’en combattant le mal, un  autre programme mental se mette en route. En l’occurrence, la chute en dépression, dont le sens biologique est justement d’éviter de lutter contre la pression, arrive à la rescousse pour ramener l’individu à son conflit initial, celui qui est à l’origine de son cancer. Plus largement, tous les effets secondaires de l’immunothérapie témoignent que la cancérisation est un processus naturel à comprendre et non à combattre artificiellement, sous peine de saper les forces de vie qui sont à l’œuvre dans la maladie. En agissant sur des mécanismes immunitaires dont elle ignore encore toutes les subtilités,  la médecine oncologique joue à l’apprentie-sorcière et se condamne à s’enfoncer dans la nocivité.

Images d’un paradis caché

portrait de Yves RasirCela s’est passé le 17 novembre dernier : un certain John Chau, jeune évangéliste américain, est mort sur une plage de Nord-Sentinelle, une île perdue en plein océan indien.  Banal fait divers touristique? Que nenni :  ce missionnaire amateur  voulait convertir  l’un des derniers groupes humains de la planète qui vit encore à l’écart du reste du monde.  Pour lui,  les habitants de ce petit paradis préhistorique, où ils ont probablement débarqué en provenance d’Afrique il y a 60 000 ans,  étaient des prisonniers de Satan à qui il fallait absolument faire découvrir la Bible, le péché originel et notre brillante civilisation occidentale.  Il n’aura pas eu le temps de prêcher la bonne parole car les indigènes l’ont immédiatement  transpercé de flèches et ont enterré son corps dans  le sable. La dépouille n’a pas été récupérée car le gouvernement indien interdit formellement d’approcher cet îlot de l’archipel des Andaman, dans le souci de  protéger la population des épidémies. Celle-ci n’est d’ailleurs pas demandeuse de contacts. En 1971, le réalisateur d’un documentaire pour National Geographic est atteint  à la cuisse alors qu’il s’approche du rivage. Dix ans plus tard, l’équipage d’un cargo échoué ne devra son salut qu’à un hélitreuillage par la marine indienne.  En 2006,  deux pêcheurs ayant accosté par mégarde ont eux aussi été criblés de flèches. Et dans l’intervalle, fin décembre 2004, des hélicoptères de l’armée indienne ont également essuyé une volée de projectiles lancés par des autochtones manifestement peu affectés par le tsunami et refusant tout secours. En raison de ce manque d’hospitalité manifeste, Nord Sentinelle a été qualifiée d’ « endroit le plus dangereux au monde » par certains médias avides de formules sensationnelles. 
 
Pourtant, les Sentinelles n’ont pas toujours été hostiles envers l’homme blanc. Au XIXèmesiècle, des colons anglais avaient pu enlever six individus venus sans méfiance à leur rencontre. Mais comme les deux adultes avaient rapidement succombé, leurs ravisseurs avaient ramené les quatre enfants  sur l’île, lesquels  ne se sont pas fait prier pour s’enfoncer dans la jungle et ne plus revenir. Début des années 90, l’anthropologue T.N. Pandit a  pu parcourir  une partie de Nord Sentinelle et est même parvenu à côtoyer les habitants, allant jusqu’à nager avec eux. En mars 1993, la réalisatrice indienne  Aruna HarPrasad a cependant fait mieux : n’écoutant pas les avertissements et  bravant le danger, elle et son équipe ont réussi à amadouer la farouche peuplade en lui offrant des noix de coco.  C’était la première fois que cette tribu parlant une langue inconnue se laissait approcher d’aussi près.  Cette rencontre inédite a été filmée et  elle a fait l’objet d’une longue séquence dans un documentaire que j’ai trouvé en accès libre sur internet. Je vous invite à  visionner le film  en cliquant ici car c’est comme si vous alliez faire un voyage dans le temps, un bond en arrière de plusieurs dizaines de millénaires ! Ce qui est frappant, à la vue des images, c’est l’incroyable beauté  de ces Adam et Ève noirs et de leur marmaille dénudée. Comme ces  magnifiques enfants ont l’air joyeux et vigoureux ! Comme ces  femmes superbes  sont élégantes dans leur nudité et parfaitement proportionnées, avec leur fière poitrine pourtant dépourvue de soutien ! Comme ces  mâles sculpturaux  sont athlétiques et impressionnants de puissance tranquille !  Les qualités esthétiques de ces « sauvages » ont d’ailleurs profondément marqué Aruna HarPrasad.  Dans une récente interview au journal Le Monde, la cinéaste raconte qu’elle n’a pas pu s’empêcher de caresser la peau d’ébène « douce comme du cuir » d’un de ces êtres virils auréolé d’une couronne de fleurs. « Les hommes étaient tellement beaux que si j’étais restée là-bas un moment,  je pense que  je serais repartie enceinte », a carrément confié la réalisatrice aujourd’hui retraitée. Parce que ses microbes auraient pu décimer l’îlot, elle se félicite toutefois de ne pas y être retournée et elle approuve sans réserve la décision de son pays de quadriller la zone et d’empêcher désormais toute intrusion extérieure. Les secrets de beauté des Sentinelles ne sont pas prêts d’être éventés !
 
Quoique. Il tombe sous le sens qu’une telle harmonie corporelle et une telle majesté posturale ne s’obtiennent pas en l’absence d’une belle santé. Et que celle-ci doit beaucoup au mode de vie de ces chasseurs-pêcheurs-cueilleurs miraculeusement épargnés par  la « révolution » néolithique. Personnellement, je ne pige pas que les scientifiques n’essaient pas d’en apprendre davantage sur cette ethnie venue du fond des âges. On va sur la lune, on vise l’exploration de Mars,  mais on ne met pas les moyens pour visiter cette parcelle de paradis terrestre ! On tourne  de la téléréalité à Koh Lanta mais on se détourne de cette terra incognita bien réelle. Le risque d’y apporter des maladies ? Curieux prétexte à l’incuriosité.  À l’heure des  nanotechnologies et des robots miniatures, des chercheurs ou des producteurs pourraient facilement envoyer des drones stériles et pas plus grands que des araignées pour voir et entendre  ce qui se passe à Nord Sentinelle sans déranger les occupants. Serait-ce que notre société « évoluée » craint d’y trouver un contre-modèle de ses turpitudes, et notamment le vivant démenti de ses dogmes sanitaires ? Selon les ethnologues, la population de l’île  ne dépasse pas 200 âmes et ne varie guère depuis qu’on l’observe à distance. Comment donc font les femmes pour contrôler leur fécondité  sans planning familial et sans pilule contraceptive ? Et comment survit cette mini-société archaïque sans tout le confort moderne, la médecine de pointe, les médicaments et les vaccins ? Se pourrait-il qu’une vie sans stress et une alimentation ancestrale riche en végétaux et  en poisson suffisent à se forger  un système immunitaire de fer ?  Comment la peau de ces « primitifs » peut-elle être aussi vierge de stigmates et de dermatoses dans un environnement si peu dompté ?  Et ces dents blanches, vous avez vu ces dents blanches ? Poser ces questions et y  répondre rationnellement, c’est donner mille arguments  aux promoteurs du « modèle paléo » : nos gènes étant rigoureusement les mêmes que ceux de nos ancêtres préhistoriques, nous avons tout intérêt à adopter leurs saines habitudes (régime paléo-cétogène, jeûne intermittent, activité physique, médecines 100% naturelles…) pour (re)trouver santé et vitalité. Les Sentinelles sont les gardiens d’une sagesse immémoriale que nos sociétés industrielles feraient bien de se remémorer.  
 
À défaut de grives, on mange des merles. Et à défaut d’espionner les peuples premiers  – il y en aurait encore une centaine vivant comme à la préhistoire – , la science peut toujours épier ceux qui sont à peine sortis de leur isolement. C’est ce qu’ont fait en 2015 des chercheurs américains : ils ont étudié comment dormaient les Chimanes de Bolivie, les Hadza de Tanzanie et  les Ju/hoansi  sédentarisés dans le désert du Kalahari. Conclusion surprenante de leurs enquêtes : ces trois peuplades traditionnelles présentent des habitudes de sommeil très similaires et elles ne  passent pas plus de temps à roupiller que nous ! En Occident, on pense souvent qu’on ne dort pas assez. On parle de nos rythmes de vie effrénés, des écrans, du stress.  Et pourtant, les individus des trois tribus scrutées  ne dorment en moyenne que 5 à 7 heures par nuit. Ils n’ont pas de séries télévisées à regarder,  ne doivent pas se lever tôt pour prendre le train, et pourtant ils traînent moins longtemps dans les bras de Morphée. Plus étonnant encore : si l’heure du coucher varie, l’heure du réveil est par contre identique, environ 1 heure avant le lever du soleil.  Les horaires sont sans doute dictés par la température ambiante. Pour les chercheurs, ces ressemblances renvoient probablement à des caractéristiques fondamentales du sommeil humain, c’est-à-dire à des traits instinctifs qui ont été perdus dans les pays « agricolisés » puis industrialisés. Chez nous, de 10 à 30 % de la population souffrent d’insomnie chronique. Chez eux, seulement 5% disent avoir déjà eu des problèmes pour s’endormir…. une fois dans leur vie.  Voilà le genre d’info intéressante que vous pourrez lire dans le Néosanté du mois de février. Pour sa rubrique « Modèle paléo », notre expert Yves Patte entame en effet une série d’articles dévoilant ce que le mode de vie paléolithique peut nous apporter pour résoudre les troubles du sommeil. Gageons que dans leur jardin d’éden pré-biblique, les Sentinelles ne paillassent pas non plus sur leurs nattes et ne connaissent pas l’insomnie. En tout cas, ce n’est pas un évangéliste écervelé qui les empêchera  de dormir !

En hiver, pensez cure solaire

Occupé à préparer la revue Néosanté du mois de février, je découvre l’article rédigé par notre consultant-naturopathe Jean-Brice Thivent pour sa rubrique « Avantage Nature ». Son thème ? L’héliothérapie, autrement dit la méthode thérapeutique consistant à prendre d’authentiques bains de soleil. Si vous pensez que ce sujet est complètement hors-saison, détrompez-vous car la cure de rayons solaires est particulièrement indiquée du mois de décembre au mois de mars. C’est d’ailleurs durant la saison froide que les médecins hygiénistes, dès le 19ème siècle, préconisaient de s’exposer un maximum à l’astre bienfaisant. L’un d’entre eux, le Dr Auguste Rollier, avait même fondé en Suisse une clinique essentiellement consacrée à l’héliothérapie. Quand ils ne randonnaient pas à ski quasiment nus, les curistes faisaient de la gym ou des activités manuelles en tenue légère sur le vaste balcon de l’établissement. À l’époque, les sanatoriums ne se concevaient pas sans un solarium permettant de se baigner de soleil au moindre rai hivernal. On y envoyait les tuberculeux et les rachitiques se refaire une santé qu’on ne savait pas encore liée à la synthèse de la vitamine D. Plus tard, les blessés de guerre et les malades convalescents se verront prescrire des séjours à la Côte d’Azur, paradis sanitaire avant de devenir enfer touristique. Dans la lignée d’Hippocrate, qui recommandait déjà au V ème siècle avant notre ère « d’insoler le dos, siège des nerfs », les pionniers de la naturopathie française tiraient également profit du généreux soleil du Midi pour soigner leurs patients.

Les temps ont bien changé. Aujourd’hui, en montagne, on risque peu de croiser des skieurs dévalant les pistes en très simple appareil. La carence grave en vitamine D est devenue rare et personne n’a vraiment besoin de ce traitement de choc. Il est même fortement déconseillé de s’exposer au soleil en altitude parce que le rayonnement ultra-violet, moins filtré par l’atmosphère, y est plus intense et que la neige réfléchit très efficacement les UV. Sur la poudreuse, la réverbération peut atteindre 90% contre seulement 10% sur le sable et 20% pour la mer. Mais pourquoi se priver d’un petit bain de soleil sur le balcon du chalet ou une terrasse ? Les sportifs hivernaux qui se dépouillent de leurs doudounes et salopettes pour exposer prudemment leurs bras, voire les jambes et le torse, ont bien raison de refaire un plein vitaminique. C’est un privilège car dans l’hémisphère Nord, loin des cimes, le soleil hivernal n’est guère prodigue en UV bienfaiteurs. Notre bonne étoile est trop inclinée par rapport à la terre et ses rayons obliques ne permettent pas, ou trop peu, à la peau de sécréter la précieuse vitamine. Mais ce n’est pas une raison pour bouder la balnéothérapie solaire ! Dans son article, Jean-Brice Thivent rappelle en effet que la lumière solaire se compose aussi, à l’autre bout du spectre, des rayons infra-rouges. Dans l’énergie lumineuse qui parvient au sol, il y a même 10 fois plus d’infra-rouges que d’ultra-violets. Or les premiers ne présentent pas de danger et ne sont pas non plus avares de vertus ! Ce sont de puissants vasodilatateurs qui favorisent grandement les échanges cellulaires et les réparations tissulaires. Ils sont aussi connus pour leur pouvoir leucocytaire (accroissement des globules blancs), leur action antalgique et leur faculté à augmenter l’élasticité du collagène. Bref, les IR sont des remèdes de choix pour tous les troubles ostéo-musculaires et ligamentaires. Pas pour rien que de nombreux spas et centres de thalasso éclairent leurs salles de relaxation aux infra-rouges et que les « cabines infra-rouges » y ont parfois remplacé les saunas finlandais traditionnels. On y sue déjà à 40° et cet effet détox vient s’ajouter aux multiples avantages du rouge invisible.

Invisible mais pas imperceptible. Comme tout le monde, vous avez sans doute remarqué que le froid est bien plus supportable au soleil. Même s’il gèle à pierre fendre, vous pouvez facilement rester à l’extérieur dans un lieu ensoleillé. Quand le ciel est gris, vous grelottez même si la température est largement supérieure. Ce n’est pas une impression ni un effet placebo, c’est dû au fait que la chaleur solaire est rayonnante, c’est-à-dire qu’elle se diffuse tous azimuts et qu’elle pénètre les êtres et les objets qu’elle rencontre. Si on dit qu’il réchauffe le cœur, c’est surtout parce que le soleil réchauffe le corps avec un rendement énergétique inégalable. C’est pourquoi il est possible de prendre des bains de soleil même en plein hiver. Depuis sa plus tendre enfance, Jean-Brice a l’habitude de s’exposer torse nu quand le temps s’y prête, même en cas de froid polaire. Comment fait-il ? Très simple : il se met dans un endroit abrité du vent et où un mur blanc fait face au soleil, ce qui n’est pas trop difficile à trouver en Alsace. Ce solarium improvisé peut « fonctionner » avec seulement quelques degrés au dessus de zéro. Si le mercure descend plus bas, c’est en faisant son jogging qu’il enlève le haut, une fois qu’il est bien échauffé. Dans son article, il confie que cette pratique vivifiante lui procure de surcroît un vif plaisir, renforçant ainsi les bénéfices psychologiques de l’héliothérapie hivernale. C’est un outil naturel de santé qu’il recommande, on s’en doute, très chaleureusement. Ici, je m’aperçois que je vous ai amplement dévoilé le contenu de sa chronique de février. Mais sachez qu’il s’agit d’une série d’articles et qu’en mars et avril, notre consultant-naturopathe expliquera comment pleinement tirer parti du soleil et de ses UV au printemps, et comment l’amadouer en été sans subir ses inconvénients. En attendant, n’attendez pas la fin de l’hiver pour entamer votre cure solaire : c’est bien la bonne saison pour le faire !

Yves Rasir

Ray Charles et l’aveuglement médical

Pour illustrer le pouvoir pathogène des chocs émotionnels,  les praticiens de médecine nouvelle ou de biologie totale évoquent volontiers la cécité de Ray Charles. Le célèbre chanteur noir américain décédé en 2004  est devenu aveugle après avoir vu son jeune frère se noyer dans une bassine d’eau. Sans être un expert en décodage biologique, on comprend facilement que la maladie ayant condamné  le génie de la soul à ne plus voir est la « solution parfaite du cerveau» à un grand stress visuel. Pour survivre à un tel drame, l’inconscient choisit d’annihiler le sens de la vision meurtri par un sévère  « conflit de souillure ». S’il s’agit d’une maladie génétique héréditaire, l’événement s’est produit  dans la généalogie et le gène défectueux du descendant exprime la souffrance inexprimée d’un de ses ancêtres. Selon une hypothèse psychogénéalogique,  l’exploration de l’arbre familial et la découverte du traumatisme originel pourraient cependant interrompre la transmission transgénérationnelle  et mettre un terme à la fatalité pour les futurs enfants. Voire atténuer les symptômes du malheureux héritier chez qui l’anomalie est détectée. Il se raconte que le Dr Hamer a même amélioré une patiente trisomique en situant l’origine de ce défaut chromosomique dans un stress auditif extrêmement traumatisant pendant la grossesse. Grâce à  une thérapie de type « Tomatis » (voix de la mère filtrée),  les signes de mongolisme se seraient estompés jusqu’à devenir à peine visibles.  C’est une information que je n’ai jamais pu vérifier mais que je tiens de plusieurs sources fiables. 
 
C’est ce que j’ai raconté la semaine dernière à une de mes nièces, dont le premier garçon est atteint de rétinite pigmentaire, une maladie dégénérative de l’œil évoluant généralement vers la cécité. Le pauvre bout de chou voit déjà très mal dans l’obscurité et  il commence à se cogner partout malgré ses épaisses lunettes. Les spécialistes sont pessimistes et craignent qu’il ne devienne rapidement aveugle. Je croyais allumer une lueur d’espoir mais la fille de ma sœur  m’a rembarré en refusant tout net d’investiguer  dans la famille de son père et en tournant les talons devant la piste psycho-émotionnelle. « D’ailleurs,m’a-t-elle écrit, Ray Charles a commencé à perdre la vue un an avant le décès tragique de son petit frère ». Là, je vous avoue être tombé des nues.  Où allait-elle chercher ça ? D’où tenait-elle cette histoire de maladie oculaire ayant précédé la noyade ?  En surfant un peu sur le net, j’ai rapidement compris l’origine de son raidissement dubitatif :  la toile est effectivement remplie de notices biographiques indiquant que Ray Charles aurait souffert d’un glaucome congénital le privant progressivement de l’usage des yeux. Pour ne prendre qu’un exemple, la page Wikipédia consacrée au génial jazzman situe le départ de son affection à l’âge de 4 ans,  soit 2 ans avant la tragédie, en qualifiant néanmoins ce diagnostic de « non officiel ». D’autres sites y vont  franco en affirmant que la  graine de star était déjà malvoyante à la naissance et qu’elle a aggravé son cas en prenant la funeste habitude de regarder le soleil en face, sans protection solaire. Une autre mini-biographie, probablement celle consultée par ma nièce,  soutient que ses problèmes de vision  ont démarré un an avant le dramatique accident. 
 
C’est très curieux car le film « Ray », sorti en 2004 et salué par la critique (Oscar du meilleur acteur pour Jamie Foxx) est considéré comme très fidèle aux faits, et notamment à l’enfance de Ray Charles. Or si mes souvenirs sont bons, ce biopic n’évoque à aucun moment une maladie des yeux  antécédente  au spectacle atroce du petit frère adoré mort dans la bassine. Pour en avoir le cœur net, je me suis procuré illico les trois livres parus en français sur le musicien de légende, dont deux sont des traductions de l’américain basées sur  des témoignages de première main.  J’ai lu les chapitres consacrés à l’enfance du futur monstre sacré et je n’y ai trouvé aucun élément suggérant qu’il souffrait déjà des yeux avant l’accident. Au contraire, ces biographies nous racontent que le petit prodige avait si bonne vue  qu’il courait tous les jours pour aller suivre les leçons de piano que lui donnait le pianiste d’un bar voisin. Le  petit élève impressionnait par sa capacité à observer son mentor et à reproduire les accords joués sur le clavier. Les trois livres nous racontent que cette vie insouciante s’est brutalement interrompue un après-midi de 1935 lorsque Ray n’a pas réussi à sauver  son  frère chéri en train de  se noyer sous ses yeux. Et les trois livres précisent que les problèmes oculaires de Ray ont commencé quelques mois après le drame, sous forme d’un épais mucus qui  lui collait les paupières et lui ulcérait la rétine. Le diagnostic de glaucome juvénile congénital n’a été posé que plusieurs mois plus tard, lorsque le médecin local a envoyé Ray chez un ophtalmologue de la ville voisine. C’est ce dernier qui, ignorant tout des événements antérieurs, aurait émis l’hypothèse de la maladie héréditaire imputable à la fatalité. Et c’est à partir de là que la rumeur a commencé à circuler jusqu’à être prise pour argent comptant. Établi à posteriori, le diagnostic ne repose sur aucune preuve  médicale et n’est rien d’autre qu’une supposition avancée par un toubib en mal d’explication rationnelle.  Selon la biographie signée Michael Lydon, la plus détaillée,  le brave ophtalmo de la clinique n’est même pas l’ « inventeur » du postulat génétique :  c’est « des années plus tard que  les médecins supposèrent l’existence d’un glaucome congénital ». Bref, cette fable repose sur  du sable et ne fait qu’illustrer l’incapacité de la médecine officielle à prendre en compte le facteur émotionnel dans la genèse des maladies. Si ce terme n’était pas  galvaudé, on pourrait carrément parler de négationnisme puisqu’il y a eu falsification des faits et de leur enchainement chronologique au profit d’une thèse difficilement défendable. Sur les causes de la cécité de Ray Charles, la corporation médicale s’est littéralement auto-aveuglée ! Le problème, c’est que la fake-news a fait carrière et qu’elle s’est reproduite partout sur le web. Même si l’adverbe « probablement » n’a pas complètement disparu, la toile et ses biographes amateurs déforment la réalité et trompent les internautes trop pressés  et trop crédules comme ma nièce. 
 
 Celle-ci et toutes les personnes concernées par un pronostic de cécité  feraient bien de méditer cet autre passage relevé dans la biographie de Ray Charles  par Michael Lydon : « Adulte, Ray Charles décrira cette épreuve d’une manière très détachée. « Ce n’est pas aussi terrible qu’on le pense, dira-t-il, je n’ai jamais eu vraiment peur ». Pourtant, quand les larmes épaisses commencèrent à couler de ses yeux, RC était encore sous le choc de la mort de son frère. RC était une proie facile pour la douleur, qui mêla les deux tragédies en une seule et même étape, un tournant décisif dans la vie de Ray. Après avoir perdu son frère, RC vécut peut-être sa cécité comme la suite logique de ses malheurs. « J’ai vu le mal, à présent je ne vois plus. J’ai fait le mal, et à présent le mal est en moi ». Tels étaient les murmures indicibles, comme nous en entendons tous, qui hantaient le petit RC ».Cet extrait est un trésor à sortir de l’oubli parce qu’il renferme la clé de la cécité de Ray Charles : celui-ci ne se considérait pas seulement comme le secouriste impuissant de son frangin très aimé mais comme le responsable et le coupable de sa mort ! Et il vivait véritablement sa maladie comme la punition de sa négligence impardonnable. Voilà qui donne entièrement raison à des psychosomaticiens comme le Dr Jean-Claude Fajeau ou le Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte. Tout en souscrivant aux découvertes du Dr Hamer, ceux-ci estiment qu’une maladie non-guérie n’est pas seulement l’expression d’un conflit non résolu mais qu’elle serait aussi la « compensation symbolique » d’un insoutenable sentiment de culpabilité. Peut-on trouver plus éclatante confirmation de cette interprétation ? Dans le même ouvrage , j’ai également trouvé un détail qui vaut son pesant d’or : c’est APRÈS le drame que, d’après ses souvenirs,  Ray Charles s’est mis à contempler le soleil les yeux ouverts. Imprudence aggravante ? Autopunition inconsciente ? On pourrait aussi imaginer que, mû par un mystérieux instinct, le garçon malade ait cherché un outil de guérison à la mesure de son malheur, cette étoile bienfaitrice qui est le symbole immémorial du Père ! Je vous invite à (re)lire le dossier « Regarder le soleil, les atouts santé d’une méthode risquée » que nous avons publié dans Néosanté ( N° 58, juillet-août 2016) et je vous laisse réfléchir à cette conjecture vertigineuse. Que se serait-il passé si Ray Charles avait supporté la douleur et si les médecins ne l’avaient pas amputé des yeux ? 
 
Mais avant de vous quitter, j’aimerais vous rappeler le décodage de la vie de Ray Charles que nous avons également publié dans Néosanté et que vous pouvez en partie retrouver sur le net en cliquant ici. Dans ce texte, Christian Flèche note avec à-propos que le plus grand tube de Ray Charles est sans conteste « Georgia on my mind » (Georgia dans ma tête). Bien sûr, c’est une chanson d’amour adressée à sa Georgie natale,  l’État dont le chanteur noir était originaire et qui l’avait banni pour infraction à la ségrégation raciale avant de le réhabiliter en le faisant citoyen d’honneur. Mais on ne  peut évidemment  pas s’empêcher  de penser que son petit frère décédé s’appelait… George. Et qu’à chaque fois qu’il interprétait ce grand standard, le chanteur aveugle devait forcément associer dans sa mémoire son cher frère disparu et sa chère Georgie. Le refrain lui-même (« Je ne trouve aucune paix, juste une vieille chanson douce qui garde Georgia dans mon esprit ») n’est-il pas transparent ?  Consciemment ou à l’insu de son cortex, « The Genius » a fait de son indicible souffrance, du drame de sa vie,  une magnifique chanson et une authentique œuvre alchimique transmutant son enfer intérieur en beauté artistique. Hasard et coïncidence ? Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir….

Noël et ses guérisons mortelles

Comment ça va ? Vous allez bien ?  Je vous demande ça, car c’est un bonheur de vous retrouver en vie le lendemain de Noël : vous l’avez échappé belle ! Je fais ici allusion à une étude scientifique qui vient de paraître dans le prestigieux British Medical Journal. Des chercheurs de l’Université de Lund ont analysé les données relatives à 283 014 crises cardiaques survenues entre 1998 et 2013 dans la population suédoise.  Ils ont comparé l’incidence des infarctus lors de différentes fêtes (Noël, Jour de l’An, Pâques…) à celle se produisant lors des semaines précédant et suivant ces événements.  Et devinez ce qu’ils ont trouvé ?  Le risque de crise cardiaque est accru de 37% le jour du réveillon de Noël,  avec un pic se situant à 22 heures. L’augmentation du risque est encore de 29% le 25 décembre et de 21% le lendemain, c’est-à-dire aujourd’hui. Très logiquement, l’étude indique que le cœur flanche surtout chez les personnes de plus de 75 ans et celles atteintes de diabète ou de troubles cardiaques. Mais ce qui est très étrange, c’est la brutale augmentation  des crises le soir du réveillon : comment expliquer une telle courbe à l’occasion d’une telle fête ?
 
Parmi leurs hypothèses explicatives, les chercheurs citent bien entendu  la consommation excessive de nourriture et d’alcool, les déplacements sur de longues distances et le manque de sommeil. Mais pourquoi le pic ne se reproduit-il pas le jour de l’An, lui aussi marqué par les excès de table, les longs trajets et le déficit  de repos réparateur ? Sur l’ensemble de la période des fêtes de fin d’année, le risque de faire un infarctus est seulement augmenté de 15%. À Pâques, aucune augmentation malgré les agapes de fin de carême et l’orgie de chocolat. C’est donc surtout la soirée du 24 décembre et la journée du lendemain qui menacent les cœurs fragiles : pourquoi ? Assez curieusement, les scientifiques évoquent le stress et les émotions négatives comme autres facteurs explicatifs. Selon un des chercheurs, interrogé par un journal anglais, « Une expérience aigüe de la colère, de l’anxiété, de la tristesse ou du chagrin augmente  le risque d’infarctus du myocarde et explique donc probablement le risque plus élevé observé dans l’étude ». Bizarre, vous avez dit bizarre ? C’est formidable d’admettre que le contexte émotionnel délétère  affecte aussi puissamment  le corps humain. L’institution médicale n’est pas coutumière d’aveux aussi clairs sur l’influence de la « psyché » sur le « soma ». Mais en quoi la veillée de Noël, souvent vécue dans la bonne humeur, en famille devant le sapin,  au milieu des cadeaux échangés, serait-elle génératrice d’émotions pathogènes ? Au contraire, la « trêve des confiseurs » et le fameux « esprit de Noël » sont censés pacifier les relations, tempérer les querelles et  apaiser les cœurs tourmentés. C’est LA soirée et LE jour de l’année où l’amour,   la joie  et l’harmonie sont de retour dans une grande majorité de foyers ! Si l’explication du stress néfaste était valable, on s’attendrait à voir diminuer le nombre d’infarctus les 24 et 25 décembre, et non l’inverse. 
 
En fait, c’est typiquement le genre d’étude dont la médecine classique est bien incapable de commenter les résultats avec cohérence et pertinence, au point qu’elle finit par déclarer n’importe quoi. Seule la médecine nouvelle du Dr Hamer permet d’éclairer les chiffres et d’élucider leurs mystérieuses variations.  Au cours de ses recherches, le médecin allemand a en effet découvert que l’infarctus du myocarde était la « crise épileptoïde » d’un conflit psycho-émotionnel, c’est-à-dire la phase délicate et périlleuse qui suit la résolution du conflit, en l’occurrence un conflit d’ordre territorial, plus exactement de « perte de territoire ». Les spasmes parfois fatidiques indiquent que le programme  sympathicotonique d’ulcération des artères coronaires a fait place au programme  vagotonique d’œdémisation et de réparation. D’une certaine manière, on pourrait dire que la crise cardiaque est une étape de guérison et que ceux qui en meurent trépassent guéris ! L’épilepsie cardiaque sera d’autant plus violente que le ressenti conflictuel aura été long et intense. C’est donc totalement (bio)logique si les accidents de ce type  sont plus nombreux à Noël, et singulièrement le soir où beaucoup de gens se retrouvent pour passer de bons moments ensemble. Le pic de 22 heures est tout aussi compréhensible puisque c’est généralement le moment où les cadeaux et les baisers de remerciement sont échangés, le moment aussi où on lève joyeusement son verre pour  se souhaiter une bonne fête de Noël et, si l’on y croit, se réjouir de la naissance du Christ. Bref, au lieu d’être provoqué par des émotions négatives, l’ « infarctus de Noël » est, plus plausiblement, favorisé par des émotions positives. 
 
L’étude parue dans le BMJ a également noté, sans l’expliquer, qu’un plus grand nombre de crises cardiaques se produisait aussi le 24 juin, jour de  la  Saint-Jean  dignement célébrée en Suède. Au vu de ce qui précède, cela n’a rien d’étonnant non plus puisque cette fête du solstice d’été est  un jour propice à la fraternité, à la concorde et aux réconciliations. Lorsqu’on danse gaiement autour de grands feux,  on oublie volontiers ses soucis et on résout inconsciemment ses conflits. Et si on a la chance de se trouver un nouveau partenaire amoureux durant la farandole, c’est le pompon pour entrer en  guérison ! Voilà  pourquoi les gens meurent plus souvent du cœur à des moments heureux et déstressants, contrairement à  ce qu’ont cru comprendre les chercheurs suédois. Bien sûr, on peut se prémunir des « guérisons mortelles » en inversant son diabète,  en prenant soin de ses vaisseaux sanguins  et en se gardant des excès de table et boisson. Mais il est également très protecteur de « travailler » préventivement ses conflits de territoires (territoires professionnels, sentimentaux, familiaux…), d’en relativiser la perte et de soupeser la nécessité de lutter pour les préserver.  Nous ne sommes pas des vieux cerfs qui, dans la nature, meurent fréquemment d’infarctus une fois que les plus jeunes ont gagné le droit de dominer la harde et de monopoliser les femelles ! On peut réussir à guérir sans  coup férir et sans subir de secousses épileptiques fatales, à condition de décoder ses tourments intérieurs  en temps utile et à bon escient.  Très content de vous avoir retrouvés sains et saufs en ce 26 décembre, je vous donne rendez-vous à … l’année prochaine pour de nouvelles aventures. 
 

Un docu « alu-cinant »

Ma lettre d’aujourd’hui sera  brève : je voudrais simplement vous inviter à visionner un documentaire consacré à l’aluminium dans les vaccins. La question des adjuvants,  ce n’est pas trop la tasse de thé de Néosanté. C’est plutôt celle des défenseurs de la vaccination qui s’interrogent uniquement sur la nocivité des composants visant à doper la réponse immunitaire. Un Henri Joyeux, par exemple, ou un Romain Ghérardi, se définissent comme des  « provaccins inquiets » ou des « provaccins intelligents ». Ils ne remettent jamais en cause le principe même de l’immunisation artificielle, ni les prétendues victoires de cette technique dans l’éradication des maladies infectieuses.  Ces dissidents modérés veulent seulement minimiser les risques et faire appliquer le principe de précaution à propos de l’aluminium présent dans les seringues. C’est un combat louable et nous les applaudissons bien volontiers de le mener. Mais c’est très insuffisant à nos yeux : pour nous, c’est la fausse science vaccinale dans son ensemble qui doit être abandonnée. Ce ne sont pas seulement les adjuvants qui posent problème, mais la méthode en elle-même. Celle-ci repose sur  la « théorie du germe », c’est-à-dire sur une vision pasteurienne de la vie qui assimile les microbes à des ennemis et qui considère l’immunité comme une armée chargée de les repousser. Or ce n’est pas comme ça que ça marche : notre planète n’est pas un monde impitoyable divisé entre des gentils (humains ou animaux) et des méchants (virus ou bactéries) qui  les attaquent par instinct de prédation ! 
 
Il serait temps de sortir de ce manichéisme infantile. Mais pour ce faire, il conviendrait de réaliser que la dangerosité des vaccins repose bien davantage sur leur contenu biologique, et donc sur leur… efficacité. Ce sont en effet les agents infectieux injectés (morts, vivants ou « atténués ») qui vont agir en simulant la maladie, les adjuvants n’étant là que pour amplifier le mécanisme. Or la nature ne s’imite pas impunément : soit la protection offerte est incomplète ou éphémère (d’où les multiples épidémies dans les populations vaccinées), soit elle perturbe profondément l’écologie microbienne et les relations entre l’Homme et  le microcosme. Le cas de la rougeole est à cet égard exemplaire : depuis que les apprentis-sorciers vaccinateurs cherchent  à tout prix  à éliminer cette affection bénigne de la petite enfance, elle frappe plus gravement les bébés et les adultes. Dans Néosanté,nous vous avons déjà dévoilé cet envers du décor et expliqué pourquoi d’autres maladies soi-disant éradiquées reprenaient vigueur en versions plus menaçantes. En dehors de leurs ingrédients chimiques et métalliques potentiellement toxiques, les vaccins sont une manière insensée de jouer avec le vivant, petit ou grand. D’ailleurs, les mixtures vaccinales de dernière génération sont obtenues par génie génétique, ce sont des OGM qui résultent de bricolages encore plus périlleux.  On est  en plein dans la logique prométhéenne consistant à se prendre pour des dieux, et c’est surtout  là que  se situe la folie dangereuse. 
 
Ceci dit, ne banalisons pas la nocivité des adjuvants. Le scandale du vaccin antigrippal H1N1 a révélé qu’une substance aussi commune que le squalène (extrait d’huile de poisson) pouvait provoquer de redoutables effets secondaires quand on l’inoculait sous la peau. Des milliers de cas de narcolepsie, une maladie invalidante et incurable, sont sur la conscience des politiciens ayant autorisé cette expérimentation digne de Joseph Mengele. A fortiori, la méfiance s’impose envers les sels d’aluminium qui peuvent persister sur le site d’injection et remonter dans le cerveau. Bien sûr, les labos et les autorités sanitaires nous affirment mordicus que ce métal employé depuis un siècle est parfaitement inoffensif aux doses utilisées. Mais qu’en est-il exactement ?  Est-il si innocent  qu’on le dit ? Y-a-t-il consensus pour tenir un discours rassurant ? C’est ce qu’a voulu savoir une  jeune maman française, dubitative et intriguée au départ par le fait que son vétérinaire lui proposait pour son chat un vaccin sans aluminium. Pendant 18  mois, elle a enquêté sur cet adjuvant,  en épluchant la littérature le concernant,  en  remontant aux sources scientifiques et en les confrontant entre elles. Ce travail de fourmi, elle en  a fait une longue vidéo de 2 heures qu’elle a intitulée « L’alu total »et qu’elle  vient de mettre en ligne (gratuitement et intégralement !) sur Youtube et Agoravox. Pour moi, c’est une œuvre d’investigation  qui mérite amplement d’être appelée documentaire. Et en plus, son auteure a soigné la forme et manié l’humour  au point que son film captive de bout en bout malgré sa longueur. Il est à la fois pédagogique, accessible, drôle et imparablement informatif  puisque la vidéaste a collecté de très nombreuses données vérifiées et recoupées. Bref, ce docu « alu-cinant » est un bijou de journalisme citoyen à partager sans modération ! Si vous avez deux heures devant vous et que vous voulez connaître la vérité sur l’aluminium vaccinal , regardez-le en cliquant ici. Et si vous n’avez pas le temps maintenant, ne trainez pas trop car ce ne serait pas étonnant que cette vidéo explosive soit censurée par les médias sociaux. 
 

Un rayon de Lumière

Les médias sociaux ont  sans doute de gros défauts, mais ils ont un immense avantage : celui de faire circuler des informations qu’on ne voit jamais dans les journaux et de faire connaître des gens qu’on ne voit jamais à la télévision. Si l’une de mes amies Facebook n’avait pas eu la bonne idée de partager un lien, peut-être n’aurais-je jamais entendu parler de Sylvette Lumière et n’aurais-je jamais eu la chance de découvrir cette belle personne et son magnifique témoignage. Qui est Sylvette Lumière ? Dans la vidéo qu’elle a postée sur internet, cette dame d’un certain âge  ne dévoile pas grand-chose, et même rien du tout sur elle, sinon qu’elle habite le Roussillon puisque le fleuve Le Tech jouxte son domicile. S’appelle-t-elle vraiment comme ça ? C’est peu probable car ce nom ne figure pas à l’annuaire en regard de ce prénom. Je lui ai posé la question par courriel mais elle ne m’a pas (encore) répondu. Et pourquoi pas ? Après tout, la célèbre astrologue « Madame Soleil » s’appelait bien Germaine Soleil et n’avait pas changé de patronyme pour exercer son art (ce qui, entre parenthèses, en dit long sur la prédestination des noms de famille). S’il s’agit d’un pseudonyme, Sylvette l’a de toute façon très bien choisi car elle est une femme lumineuse et rayonnante, dotée d’un regard brillant et d’une voix claire, et resplendissante de santé depuis qu’elle a guéri naturellement de son cancer. C’est en effet pour témoigner de sa guérison d’un lymphome généralisé de grade 4 que cette retraitée française, que l’on devine pourtant pudique et peu avide de notoriété, a décidé de s’exprimer devant une caméra et de partager son expérience, en toute simplicité et en parfaite sincérité.  Si vous avez 45 minutes devant vous, je vous invite cordialement à visionner cette vidéo jusqu’au bout  en cliquant ici. C’est un peu long mais on ne voit pas le temps passer et c’est tout à la fin de l’interview qu’on comprend pourquoi Sylvette a déclenché sa maladie sanguine. On se retrouve dans trois quarts d’heure. 
 
Alors, qu’en pensez-vous ? Oui,  l’explication  finale laisse un peu le spectateur sur sa faim. On aurait aimé savoir quel genre de stress psycho-émotionnel a précédé l’apparition de son lymphome  et quelles sont les épreuves privées et professionnelles qu’elle confesse avoir traversées et qui lui ont demandé un travail de deuil. Si elle avait effectué un décodage psychobiologique, Sylvette aurait pu identifier précisément l’origine conflictuelle de sa pathologie, en percevoir le sens et aider d’autres cancéreux à ouvrir les yeux. Qu’importe : sans faire ce chemin de compréhension, elle a de toute manière réussi à guérir !  Personnellement, je ne pense pas  que sa guérison soit principalement due à l’alimentation vivante,  aux graines germées et aux jus de légumes. Certes, la réputation du centre Hippocrate n’est pas usurpée et il n’est pas rare d’y enregistrer des rémissions spontanées de cancer. Mais le crudivorisme végétalien n’est pas la seule approche alimentaire qui donne des résultats dans l’accompagnement de cette maladie.  L’herbe de blé ? Pour y avoir goûté et constaté son très mauvais goût, je suis d’avis que ce cocktail de micronutriments exerce probablement  un fort effet placebo. Plus une potion est amère, plus l’esprit humain a tendance à lui  accorder des vertus. La cure que Sylvette a suivie en Floride n’est pas seulement un changement de cap nutritionnel, c’est aussi une initiation à l’hygiène de vie globale avec des plages de repos et de détente, des activités physiques, de la gymnastique douce et de la méditation,  le tout dans un cadre enchanteur et dans une ambiance très agréable. Comme elle le raconte, la curiste française y a noué des liens d’amitié et y a passé de très bons moments émaillés de fous rires. N’est-ce pas l’ensemble de ce séjour qui a fait merveille et lui a permis de normaliser ses paramètres sanguins en seulement trois semaines ? Un petit détail m’a particulièrement frappé : dans la liste des outils de santé que Sylvette a adoptés en revenant d’Amérique, elle mentionne la pratique du trampoline. Or cette activité implique une mise en mouvement  très intense du corps, qui n’est pas sans rappeler les thérapies à base de tremblements provoqués,  comme la Somatic Experiencing (Néosanté N° 68) et la méthode T.R.E. (Voir Néosanté n° 53). Sauter en l’air sur un tremplin élastique est certainement une façon très efficace d’évacuer le stress et de se purifier le cerveau ! 
 
M’est avis qu’avant même de s’envoler pour les États-Unis, madame Lumière avait déjà posé les jalons mentaux de sa future guérison. D’abord, elle s’est fiée à son intuition en refusant les protocoles oncologiques conventionnels. Comme elle le dit, elle « ne sentait pas » que la chimiothérapie était faite pour elle et qu’elle devait se soumettre à ce traitement empoisonnant. Face aux médecins, elle  a eu le courage de faire front et de tenter autre chose. Ensuite, elle a accueilli sa maladie non comme un coup du sort, une malédiction injuste, mais comme un défi à relever. Selon ses propres mots, le cancer est venu lui demander de « choisir la santé »  et de « redonner de l’enthousiasme » à son existence.  Enfin, et j’insiste sur ce point,  Sylvette s’est sentie portée par une confiance renouvelée envers la vie, par la certitude qu’elle pouvait se rétablir en observant ses lois. Au centre Hippocrate, cette attitude mentale a été pleinement récompensée puisqu’elle a éprouvé – je la cite – « l’émerveillement de se reconnecter à la vie à travers l’alimentation vivante ».  Ne négligeons pas non plus le pouvoir de la pensée positive, dont elle est  devenue une fervente adepte et qu’elle matérialise en inscrivant des messages sur des pierres ramassées au bord du fleuve : « je suis amour », « je suis aimée », « j’ai confiance »…En découvrant ses vidéos (il y en  a deux autres plus courtes postées sur sa page Facebook), j’ai réalisé que Sylvette Lumière avait le profil typique de la patiente qui se guérit naturellement car elle cumule « les neuf facteurs clés » retrouvés par la chercheuse américaine Kelly A. Turner chez les rescapés du cancer. Quoi,  vous ne les connaissez pas ?  Nous les avons pourtant dévoilés en publiant les extraits du livre « Rémission radicale » (Voir Néosanté n° 64), dans lequel la scientifique expose le fruit de ses enquêtes. Pour ceux qui ne l’ont pas lue à l’époque, voici la liste des neuf points communs aux cancéreux qui survivent malgré les pires pronostics : 1) Changer radicalement son alimentation ; 2) Prendre sa santé en mains ; 3) Suivre son intuition ;  4) Prendre des suppléments et des plantes médicinales ; 5) Libérer les émotions refoulées ; 6) Cultiver les émotions positives ; 7) Miser sur le soutien social ; 8) Approfondir sa spiritualité ; 9) Avoir de bonnes raisons de vivre.Comme son lymphome remonte à 2012, Sylvette Lumière ne pouvait pas avoir lu le livre   de Kelly A. Turner  et  elle a donc appliqué avant la lettre ces « recettes » essentiellement psychosomatiques. Dans son admirable témoignage  audiovisuel, j’ai épinglé une phrase qui résume à mon sens tout son parcours curatif : « J’ai permis à mon corps de changer de programme et d’entrer dans un processus d’auto-guérison ». Pour que de nombreux cancéreux optent à leur tour pour  le « changement de programme », je vous invite à partager largement cette vidéo  grâce aux médias sociaux

Freddie voulait se libérer

Sans être un grand fan, j’ai beaucoup écouté le groupe Queen dans les années 80. Ce sont surtout ses mélodies sublimes, servies par la superbe voix de Freddie Mercury, qui me ravissaient les tympans. C’est donc avec l’assurance de passer un bon moment que je suis allé voir le film Bohemian Rhapsody, le « biopic » qui retrace l’aventure des quatre musiciens britanniques et de leur leader emblématique décédé du sida en 1991.  Je tenais d’autant plus à voir ce film que j’avais lu une critique très négative dans un journal. D’après ce quotidien, le long-métrage ferait injure à la mémoire du chanteur disparu en insinuant que ce dernier n’assumait pas son homosexualité et en avait honte alors qu’il la revendiquait sans ambiguïté. Ce reproche est curieux car le film décrit fidèlement ce que les biographes de Mercury ont toujours dit : il était sincèrement épris d’une femme  (dont il fit d’ailleurs son héritière) et il n’a jamais, sauf une fois peut-être,  déclaré publiquement qu’il préférait les hommes. Selon les sources les plus sérieuses, c’est dans la chanson Bohemian Rhapsody que l’artiste  ferait allusivement son « coming-out ». Mais les paroles de ce morceau sont tellement étranges que personne ne peut affirmer qu’elles renferment ce message. À mon avis, l’œuvre de cinéma  fait œuvre de vérité en montrant que le personnage principal était tiraillé, voire tourmenté par une orientation sexuelle hésitante.  Critiquer le film sur ce point, c’est adhérer au dogme politiquement correct selon lequel on naît homo et ne le devient point. Or le caractère prétendument inné et immuable de l’homosexualité résiste peu à des parcours comme celui de Freddie Mercury : outre son amour indélébile envers  Mary Austin, la star vécut aussi une relation passionnée avec l’actrice allemande Barbara Valentin, ce que le biopic passe  bizarrement sous silence.  Est-ce si dérangeant d’admettre que le chanteur de Queen naviguait tant que bien que mal en oscillant entre voile et vapeur ? Que ses attirances homophiliques n’étaient pas permanentes ? 
 
Ce qui ne fait pas de doute, c’est que ses périodes « gay » furent marquées du sceau de la débauche.  On sait que Mercury affectionnait les grandes fêtes  copieusement arrosées,  enneigées de poudre blanche  et sexuellement débridées. Avec un sens de l’ellipse qui l’honore, le réalisateur  du film évoque avec pudeur ces nuits de folie où l’alcool et la cocaïne coulaient à flots dans les veines de participants avides de jouissance. Pas besoin d’images « trash » pour faire comprendre  comment se déroulaient ces bacchanales sordides. C’est pourtant là que la fiction s’écarte de la réalité en l’édulcorant exagérément. En sortant de la salle, les spectateurs mal informés ne peuvent pas savoir ce qui se passait réellement à New-York et à San Francisco dans les années 70 et 80. Dans ces villes fréquentées par Freddie Mercury, les partouzes entre homos étaient de véritables marathons sexuels qui duraient parfois plus d’une semaine et pendant lesquels les hommes avaient de multiples rapports intimes  avec des partenaires multiples. Pour prendre part à ces orgies, il fallait forcément consommer beaucoup de stupéfiants et de médicaments stimulants.  Et pour se protéger ou se soigner des MST, il fallait nécessairement se gaver d’antibiotiques à large spectre.  Sans oublier que  pour se sodomiser  à la chaîne (désolé pour la crudité du propos, mais il faut appeler un chat un chat), les fornicateurs fous  sniffaient des fioles appelées « poppers » et contenant du nitrite d’amyle, un produit chimique potentiellement très toxique.  C’est là-bas, dans ce contexte-là, qu’est apparu le sida, primitivement appelé le GRID (Gay Related Immune Deficiencyou déficience immunitaire associée à l’homosexualité). Les premiers malades  appartenaient au « club des 10.000 », c’est-à-dire au groupe de gays américains se vantant d’avoir déjà eu  au moins 10.000 partenaires sexuels différents. L’un d’entre eux,  Michael Collen, a même écrit en 1982 un article retentissant intitulé « Nous savons qui nous sommes »,  dans lequel il confesse cette promiscuité hallucinante et la relie au syndrome dont lui et ses amis souffraient. C’est seulement avec la découverte du HIV, en 1984, que cette prise de conscience de l’influence du mode de vie s’est effacée au profit d’une explication pasteurienne. Et c’est alors que les malades ont été soignés avec l’AZT,  un remède anti-cancer délaissé en raison de sa haute toxicité et de ses puissants effets … immunosuppresseurs. Tout cela, « Bohemian Rhapsody » n’en parle pas. Et plus aucun média n’en parle.  Au contraire, le film et les commentaires qu’il suscite consolident le mythe de l’origine virale du sida et de sa contagiosité. L’occasion était pourtant belle  de rappeler des faits que Néosanté vous a racontés dans ses tout premiers numéros, les n° 2 et n° 6 précisément.
 
Si vous lisez notre mensuel depuis longtemps, vous savez  que nous sommes fermement engagés aux côtés des « repenseurs du sida », ces médecins et scientifiques qui ont le courage de proposer une autre vision de la maladie et de ses causes. Nous avons notamment fait honneur au plus célèbre d’entre eux, le virologue  californien Peter Duesberg, en publiant en 2012 (Néosanté n° 17)des extraits de son livre « L’invention du virus du sida ». En 2016, nous avons également publié une « Enquête chez les sérodissidents » (Néosanté n° 53), ces séropositifs qui ne suivent pas de traitement, s’en portent plutôt  bien et mettent ainsi à mal la théorie officielle sur la charge virale et le taux fatidique de lymphocytes CD4. Dans mes éditoriaux et divers articles de la rubrique « Santéchos », je souligne aussi régulièrement combien l’hypothèse infectieuse est entachée d’absurdités et d’incohérences. Dans le numéro de décembre, je  reviens par exemple sur cette affaire qui a récemment  défrayé la chronique judiciaire au tribunal de Nancy : un quadragénaire y a été condamné à deux ans de prison, dont 10 mois fermes, pour avoir caché sa séropositivité à ses deux ex-compagnes. Or aucune des deux n’a contracté le virus malgré des années de rapports non protégés, un « détail » qui n’a même pas intrigué les chroniqueurs du procès ! À force d’être matraqués de propagande, il semblerait que certains cerveaux  soient totalement hors-service.  Vous allez voir que d’ici samedi,  journée internationale du bourrage de crâne, toute la  presse imprimée et audiovisuelle va encore  nous rabâcher que le salut vient des antiviraux mais que l’épidémie continue à progresser  par la faute des  dizaines de milliers de porteurs du VIH ignorant leur état. Or si c’était vrai, les hôpitaux continueraient à se remplir de sidéens déclarés au lieu de se vider, comme c’est le cas depuis plusieurs années ! Affirmer simultanément que l’infection est jugulée par des médicaments mais qu’une foultitude d’infectés non médicalisés ne s’aperçoit de rien, voilà le genre de débilité antilogique qui va encore se débiter sans sourciller le 1erdécembre. Mon conseil : sortez couverts et bouchez-vous les yeux et les oreilles pour échapper à ce rituel  annuel de désinformation.
 
Pour en revenir à Freddie Mercury, ce serait lui rendre meilleur hommage d’éclaircir les véritables raisons de son décès : victime de ses excès, de l’AZT ou d’un virus ? Vu qu’il menait une vie rangée avec son dernier compagnon, je penche évidemment pour la deuxième solution. Mais contrairement à la frange la plus radicale de la « sidadissidence », je ne suis pas persuadé que le rétrovirus soit purement hypothétique. Contrairement également à Duesberg,  qui admet son existence mais en proclame l’innocence, je pourrais même imaginer que l’agent infectieux soit impliqué dans l’effondrement immunitaire appelé « sida ». Comme on le découvre de plus en plus, TOUTES les maladies sont associées à une présence bactérienne et/ou virale et je ne vois pas trop  pourquoi l’immunodéficience ferait exception. L’important n’est pas tant de débattre du VIH et de son rôle éventuel que d’interroger le sens du symptôme immunologique. Au risque de lasser,  rappelons que  l’immunité est au corps ce que l’identité est au psychisme. La première est le reflet physique de la seconde.  En amont d’une chute immunitaire, on retrouvera  dans l’histoire du patient  une grande souffrance identitaire. À cet égard,  le film « Bohemian Rhapsody » met en lumière le drame secret du chanteur de Queen : il reniait à peu près  tout ce qu’il était ! Né Farrokh Bulsara, ce fils d’émigrés indiens d’origine persane s’était déjà choisi un autre prénom avant  même de troquer son patronyme pour un nom de scène. Il était si peu fier de ses racines et de sa famille qu’il avait  quasiment coupé les ponts. La religion zoroastrienne de ses parents, il ne l’a adoptée que  sur son lit de mort en demandant que ses funérailles en respectent les rites. Mais plus que tout, c’est son sexe masculin que  Freddie Mercury a eu toutes les peines à endosser. Non pas en devenant transgenre  – ce n’était pas encore à la mode –,  mais en pourchassant le fantasme d’être homme et femme à la fois. En spectacle, ses tenues et ses attitudes jouaient clairement sur l’équivoque. Avec ses copains de beuveries orgiaques, ils s’appelaient entre eux de surnoms féminins. Le sommet de la confusion intentionnelle  est atteint dans le clip de « I Want to break free », interdit aux États-Unis, où il apparaît travesti en poupée sexy mais sans masquer sa pilosité et toujours affublé de sa virile  moustache. Cette chanson résume en quelque sorte la soif de liberté qui dévorait Freddie Mercury, jusqu’à vouloir s’émanciper des contraintes chromosomiques. Quand d’autres ont provoqué par la gestuelle (Jagger, Bowie, Prince..), lui s’est rêvé affranchi des frontières sexuelles. Ce n’était pas, il me semble,  un homo honteux, mais un homme qui ne se résignait pas à n’être que ça. Le problème, c’est que l’être humain n’est pas un escargot : hormis les rarissimes cas d’hermaphrodisme, il est conçu avec un sexe irrémédiablement déterminé. On vient au monde mâle ou femelle et c’est irréversible, quoi qu’en dise l’idéologie du genre. Qui s’oppose à cette fixité identitaire s’expose à un désordre immunitaire que viendra déclencher une accumulation de comportements risqués (coke et autres drogues dures, poppers, antibiothérapies répétées, malnutrition,  manque de sommeil nocturne, sexualité anale démentielle…).  Que le fléau ait émergé en Amérique sur fond de luxure sans entrave est tout sauf un hasard. Qu’il ait frappé une idole du rock en proie à ses démons transgressifs ne l’est certainement pas non plus. Pour appréhender les vraies causes du sida, il  faudrait que les films bien-pensants  ne nous cachent plus les circonstances exactes de sa naissance.

La poliomyélite Canada Dry

Si vous avez un certain âge, voire un âge certain, vous vous souvenez peut-être du slogan publicitaire choisi lors du lancement de la boisson  pétillante Canada Dry : « Elle a le goût de l’alcool, l’odeur de l’alcool, mais ce n’est pas de l’alcool, c’est du Canada Dry ». En lisant la presse médicale, j’ai parfois l’impression que le même stratagème est utilisé  pour nous faire croire que deux maladies en tous points identiques sont néanmoins étrangères l’une à l’autre et sans causalité commune. Exemple frappant : la poliomyélite et la paralysie flasque aiguë (PFA), appelée aussi myélite flasque aiguë ou « syndrome de pseudo polio ».  La première est censée avoir quasiment disparu grâce au vaccin – seuls 22 cas ont été signalés dans le monde en 2017 – tandis que la deuxième devient un réel problème de santé publique. On savait déjà que la PFA  sévissait particulièrement en Inde, où environ 50.000 cas sont détectés chaque année.  Mais on découvre à présent que cette maladie paralysante touche aussi le monde occidental. Le 16 octobre dernier, les  CDC américains (Centers for Disease Control)  ont annoncé que 386 cas ont été rapportés aux États-Unis entre août 2014 et septembre 2018, et que plusieurs dizaines d’entre eux sont survenus en août et septembre de cette année. Même inquiétude au Canada, où des médecins-pédiatres viennent de tirer le signal d’alarme : dans le seul Hospital for Sick Childrende Toronto, le nombre de cas approchait déjà la vingtaine fin octobre. Certains praticiens de terrain n’hésitent plus à prononcer le mot « épidémie ». 
 
Officiellement, la cause de cette flambée de PFA est encore inconnue. Le virus de polio ? Impossible, affirment les autorités sanitaires, puisque cet agent viral a déserté les intestins occidentaux par la magie de la vaccination.  Le vaccin lui-même ? Impossible également puisque la formule injectable employée chez nous contient un virus inactivé qui ne peut pas se réveiller et se recombiner avec un cousin sauvage, contrairement au vaccin oral toujours utilisé en Inde. Dans ce pays, il est manifeste que l’émergence de la paralysie flasque  a coïncidé avec la mise en place de la vaccination antipolio.  Selon les propres chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé, le nombre de cas de PFA comptabilisés dans le sous-continent indien est passé de 1005 en 1996  à 54.633 en 2012.   Or 1996 est l’année où l’Inde a commencé à vacciner massivement avec le vaccin oral ! Évidemment, l’OMS s’est ingéniée à nier la relation de causalité : il fallait  à tout prix sauver le soldat Big Vax et détourner le regard de ses énormes méfaits collatéraux. Et vous savez ce qu’elle a trouvé pour faire diversion ?  Les morsures de serpent. Les venins de certains insectes et de certains reptiles peuvent en effet provoquer des troubles neurologiques semblables à ceux de la PFA.  La majorité des indiens paralysés  aurait préalablement été mordue par un apode à écailles, le reste des paralytiques devant leur malheur à  d’autres entérovirus que celui de la polio, ainsi qu’à  diverses infections bactériennes. C’est   du moins ce que soutient une étude providentiellement publiée en 2014. Très mystérieusement, l’agressivité des animaux rampants aurait donc également explosé à partir de 1996.  Vous avez dit absurde ? Ces sornettes à serpents sont racontées en détails par le neuroscientifique Pierre-Jean Arduin dans son livre « Pourquoi vacciner ? », un ouvragetrès bien documenté et solidement  argumenté.Dans un autre bouquin salué à sa sortie par Néosanté (« L’apport des vaccinations à la santé publique »),  le biologiste Michel Georget rappelle pour sa part que la prétendue disparition de la poliomyélite dans nos régions  doit beaucoup à un phénomène d’auto-persuasion sur l’efficacité du vaccin : avant  lui, les médecins voient la polio partout ; après son arrivée, ils ne la voient plus nulle part.  Ainsi, à partir des années 60, beaucoup de cas légers ont été classés « méningites » tandis que les cas graves n’étaient étiquetés « polio » qu’après 60 jours de paralysie et isolement du virus chez le malade. On se demande ce que le clergé de l’église pasteurienne va pouvoir inventer pour cacher l’échec vaccinal maintenant que les myélites sévères sont de retour. 
 
Car ne vous laissez pas prendre à la propagande façon Canada Dry : entre la PFA et la terrifiante maladie qui épouvantait nos parents au siècle dernier, les similitudes vont bien au-delà des apparences.  On peut même considérer que ce sont deux pathologies siamoises.  Comme sa jumelle poliovirale, la myélite flasque  affecte la partie de la moelle épinière contrôlant les mouvements. Et parmi ses symptômes, on retrouve la paralysie d’un ou plusieurs membres,  la difficulté à bouger les yeux et à avaler, ainsi que des problèmes d’élocution. Si elle évolue mal, les enfants peuvent aussi souffrir d’insuffisance respiratoire et avoir besoin d’un respirateur artificiel en raison de la faiblesse musculaire. Eh oui, malheureusement,  les équivalents contemporains des sinistres poumons d’acier reprennent également  du service ! Apparemment, les médecins nord-américains n’ont encore déploré aucune issue fatale. En Inde, par contre, la PFA ferait deux fois plus de victimes que la poliomyélite, avec un taux de mortalité de 8,5%, selon une étude datant de 2005. Les conditions de vie et d’hygiène  ne sont évidemment pas les mêmes à New-York et à New-Delhi. Le plus interpellant, c’est que cette « pseudo-polio » n’est clairement  pas contagieuse (les cas déclarés ne sont pas regroupés au sein de familles, de clubs ou d’écoles)  mais que la piste  infectieuse est cependant privilégiée par les chercheurs (il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de serpents à Toronto ou à Boston). On devrait donc logiquement découvrir  que l’infection virale est tout au plus un co-facteur,  et non une cause de la PFA. Pour nous préparer à cette éventualité, les CDC américains évoquent d’ailleurs le rôle   probable de « toxines environnementales ». Vous voyez le topo ? Oui, c’est toute l’idéologie vaccinaliste qui pourrait vaciller sur ses bases si l’on fait le rapprochement entre la « vraie » poliomyélite (bientôt éradiquée, on connaît la chanson) et sa parfaite imitatrice (pas éradiquée du tout) . D’où les efforts déployés pour nous faire avaler que les deux maladies sont différentes et méritent des noms différents malgré  l’étroite ressemblance de leurs tableaux cliniques. Ce camouflage fera-t-il illusion ? J’espère bien que non !

Quelle couleur, un poumon de fumeur ?

Attention, question politiquement incorrecte : faut-il croire les images montrant les dégâts du tabac sur les poumons des fumeurs ?  Sont-elles authentiques, ces photos et ces vidéos répugnantes montrant des poumons censément prélevés sur des cadavres et affreusement noircis par les goudrons inhalés ?  Personnellement, je doute quelque peu de leur véracité. Mon scepticisme s’est éveillé au mois de mai dernier, lorsqu’une vidéo terrifiante a été postée sur internet et qu’elle a été partagée par les médias numériques du monde entier,  et notamment par de nombreux journaux médicaux en ligne. Un « buzz » énorme puisque ce petit film en deux séquences a déjà été visionné plus de 50 millions de fois ! Si vous ne l’avez pas encore vu et si  vous avez le cœurbien accroché, vous pouvez le voir en cliquant ici. Selon tous les sites qui l’ont diffusée, cette vidéo a été réalisée par une infirmière américaine ayant recueilli des poumons sains et malades sur des donneurs décédés et ayant comparé leur fonctionnement  devant une caméra. Le poumon complètement noir serait celui d’un patient  souffrant de BPCO (bronchoneumopathie chronique obstructive) et qui avait fumé un paquet de par jour  pendant 20 ans. La différence est flagrante et elle serait une nouvelle preuve, indubitable, de l’extrême nocivité de la cigarette. 
 
Si je fais usage du conditionnel, c’est parce que les dizaines de sites que j’ai consultés ne permettent nullement de vérifier que ce test comparatif n’est pas un « hoax », autrement dit  un canular fabriqué de toutes pièces, ou une « fake news », c’est-à-dire une expérience réelle mais faussée dans son déroulement et ses conclusions. Début mai, la plupart des « grands » canaux d’information (France-Info, entre autres)  ont diffusé cette vidéo, mais pas un seul n’a pris la peine de vérifier la source et d’en évaluer le sérieux ! Il existe bien un profil Facebook au nom de Amanda Eller, infirmière en Caroline du Nord, qui semble bien avoir posté la vidéo le 23 avril. Mais rien ne permet d’affirmer qu’elle en est l’auteure puisqu’elle n’y apparaît pas. Et rien ne permet  d’en mesurer la crédibilité. En cherchant un peu sur la toile, j’ai découvert que ce n’est pas la première fois  que de telles images y circulent et  y font… un tabac. En 2011 et en 2013 déjà, des expérimentations semblables ont été filmées et diffusées sur le net, par exemple ici et ici. À l’époque, cependant, quelques journalistes ne se sont pas contentés de faire des commentaires horrifiés et  ont fait preuve de circonspection. Dans cet article du Huffington Post, l’un d’entre eux  évoque la possibilité qu’il s’agisse de poumons de cochon et que ceux-ci noircissent « naturellement » après la mort. Pour le site du magazine Womens’Health, une journaliste américaine a interviewé un expert de la fonction pulmonaire et ce dernier se montre pour le moins dubitatif :  pour lui, le poumon noir ne ressemble pas à celui d’un fumeur-type mais à celui d’un cancéreux au dernier stade ou d’un tuberculeux gravement infecté.  En outre, il se gonfle difficilement et se dégonfle facilement, ce qui ne correspond guère au mécanisme de l’emphysème tabagique, lequel gêne au contraire l’expiration sans contrarier l’inspiration. Bref, ce spécialiste ne semble pas convaincu que l’herbe à Nicot soit à même de repeindre une cage thoracique en noir et de transformer l’appareil bronchique en une  espèce de vieux pneu calciné. Alors, info ou intox ? Je serais curieux d’avoir l’avis d’un pneumologue attitré…
 
Sur internet, on peut également voir une autre vidéo horrible, celle qu’aurait réalisée il y a quelques années un professeur de médecine chinois pour impressionner ses étudiants et les dissuader de fumer. Dans un premier temps, il fait fumer des clopes (60 ou 60 paquets, je ne sais pas lire le chinois) à un poumon fraîchement prélevé. Puis il dissèque l’organe et y retrouve un jus brunâtre visiblement imputable à cet enfumage massif. Enfin, le scientifique le compare avec un poumon sain et montre que ce dernier est bien rose tandis que le poumon enfumé a viré au jaune. Rien à voir avec les paquets de viande carbonisée des expériences précédentes, mais assez spectaculaire quand même. Un fumeur s’encrasserait donc les bronches à ce point ?  Minute papillon !  D’abord, ça n’arrive jamais qu’un fumeur s’enfile 3 paquets (ou 60 ?) d’affilée en ne se donnant même pas la peine de respirer entre les bouffées. Ensuite, la machine est clairement conçue pour aspirer la clope à toute vitesse, ce qui ne colle pas non plus avec les aptitudes humaines. Last but not least, il s’agit forcément d’un poumon mort et non d’un organe vivant, ce qui n’est pas un détail anodin ! Chez un individu en vie, tous les tissus peuvent se défendre contre les agressions toxiques. Et si leurs défenses ne sont pas submergées, se débarrasser des molécules nocives. C’est encore plus vrai du poumon puisque celui-ci est un émonctoire, c’est-à-dire un organe qui effectue un travail d’épuration, en l’occurrence par oxygénation. La démonstration chinoise n’a donc guère de valeur car elle reproduit quelque chose qui n’existe pas dans la vraie vie. Un poumon vivant, ce n’est pas  une baudruche rosâtre qui va passivement se salir et se laisser envahir sans réagir !
 
Ce qui serait beaucoup plus convaincant, c’est  de prélever le poumon d’un fumeur  toujours vivant (le poumon, pas le fumeur) et d’observer son aspect et sa couleur (idem). Et justement, regarder des poumons encore palpitants de vie, n’est-ce pas ce que font régulièrement les chirurgiens réalisant des transplantations pulmonaires ? La semaine dernière, une étude parue dans la revue Lung Cancer a fait également un tabac sur internet. Elle relate qu’une femme greffée est morte à l’hôpital universitaire de Montpellier deux ans après avoir reçu les poumons… d’une fumeuse. Et que cette donneuse d’organe de 57 ans , figurez-vous, fumait un paquet par jour depuis 30 ans ! Quoi, les médecins avaient transplanté deux organes malades, deux affreux amas viandeux tout noirs comme on en voit dans les vidéos ? Que nenni : les as du scalpel n’avaient rien remarqué d’anormal  au moment d’effectuer l’opération.  D’ailleurs, nous apprend-on, il est fréquent de transplanter des poumons provenant de personnes souffrant de tabagisme. Ce décès fortuit change la donne et les auteurs de l’étude recommandent dorénavant la prudence en formulant l’hypothèse que le cancer fatal à la receveuse aurait commencé au cours de la vie de la donneuse. Mais que nous révèle surtout cette histoire ? Objectivement, elle témoigne qu’on peut fumer un paquet de cibiches par jour pendant trois décennies et ne présenter aucune anomalie au niveau pulmonaire. Ni apparence ni couleur suspecte. Cela discrédite donc un tantinet les vidéos made in America qui inondent les réseaux sociaux depuis quelques années et qui prétendent illustrer la très grande toxicité du tabac. 
 
Bien entendu, je ne me fais pas l’avocat du diable (quoique..) et je ne soutiens pas que fumer est inoffensif pour la santé. L’objet de cette infolettre n’est pas de nier les méfaits de la cigarette mais d’inciter au discernement quant à son  véritable impact pathogène. L’affaire de Montpellier indique incontestablement que celui-ci est très variable et qu’un être humain n’est pas l’autre. Non seulement l’habitude de fumer ne mène pas automatiquement au cancer, mais cette assuétude n’empêche pas de conserver des poumons parfaitement sains. La donneuse française aux poumons impeccables était encore plus accro que le  putatif porteur américain  de poumons complètement grillés ! Dès lors que cette évidence sera honnêtement admise et que la lucidité sera de retour, on pourra sereinement s’interroger sur  les vraies causes des maladies pulmonaires et sur le poids respectif de ses différents facteurs de risques. Blond ou brun,  le tabac ne condamne pas à  se goudronner les bronches et à les réduire en cendres.

Quelques anecdotes portugaises

La semaine dernière, j’étais au Portugal avec ma femme pour rendre visite à notre deuxième fille qui effectue un stage à Coimbra dans le cadre de ses études, et pour faire un peu de tourisme en sa compagnie. Si ce court séjour m’a valu quelques mésaventures, notamment l’annulation du vol retour et une prolongation involontaire, ses péripéties m’ont également apporté quelques sujets de réflexion  en rapport avec la santé. Je me permets de les partager  ici, en espérant que ces anecdotes vous soient également profitables. 

Burn-out ou dépression ? 

Notre escapade portugaise avait plutôt mal commencé puisqu’une grève du zèle des douaniers bruxellois et une panne des panneaux d’affichage a failli nous faire rater notre avion. Heureusement, nous avons trouvé juste à temps la bonne porte d’embarquement. Dans la file d’attente, je tombe sur une vieille connaissance, un camarade côtoyé il y a près de 40 ans à l’école de journalisme. Il me raconte que sa santé est minée depuis plus d’une année par une maladie très répandue : le burn-out.  Il  a basculé dans cet enfer à force de gérer seul tout un service réclamant au minimum deux employés. Personnellement, je suis très sceptique quant à la réalité de cette nouvelle « maladie du siècle ». Pour moi, le  burn-out  est un simple changement d’étiquette pour désigner la dépression nerveuse et le sentiment d’épuisement qui l’accompagne. On a plaqué un néologisme anglais sur un fléau déjà ancien mais qui explose avec la précarisation et la déshumanisation du travail. Pour preuve, les personnes atteintes par cette épidémie ne sont pas seulement victimes de surmenage : elles vous racontent systématiquement qu’elles sont en conflit avec des collègues ou avec un supérieur hiérarchique. Or le conflit de territoire est l’invariant psychobiologique de la dépression. Quand quelqu’un se sent impuissant à conserver son territoire privé ou professionnel, il va déprimer pour échapper à la pression et ne plus être contraint de lutter. Dans le cas de mon copain de fac, ça s’est encore vérifié : il m’a rapidement confirmé qu’il était en pétard avec sa direction et que cette situation avait eu raison de son énergie et de sa motivation.  Nous n’avons  pas eu le temps de poursuivre la conversation, mais j’espère qu’il a compris l’origine « territoriale » de son mal-être et qu’il pourra bientôt reprendre le boulot sans risque de se cramer.  En m’informant plus avant sur le burn-out, j’ai trouvé un site bien fichu où les difficultés relationnelles sont pointées parmi les causes du syndrome. De plus, les conseils de prévention et de traitement me semblent très pertinents.  Si vous êtes concernés, prenez-en connaissance en cliquant ici  . 

Une saine colère

En arrivant à l’aéroport de Porto,  ma femme et moi  devions prendre livraison d’une voiture de location réservée et payée à l’avance. Et en remplissant le formulaire de réservation sur internet, j’avais bien précisé que le véhicule serait rendu à l’aéroport de Lisbonne. Mais c’était sans compter sur la duplicité du loueur local : au moment de bloquer la caution par carte bancaire, il me prélevait subrepticement 120 € de supplément, qu’une ligne sibylline du contrat prévoyait en cas « d’aller simple ». J’étais censé comprendre que cet alinéa s’appliquait à ma réservation pourtant dûment finalisée. Qu’à cela ne tienne,  pour éviter cette dépense imprévue, j’ai alors  exprimé mon souhait de rendre la voiture à l’endroit d’enlèvement. Mais l’employée  et son boss m’ont affirmé que ce n’était plus possible ! Là, j’avoue avoir pété un câble en m’insurgeant contre cette « arnaque » et cette « escroquerie » de type mafieux. À l’heure qu’il est, le bureau de l’agence doit encore résonner de ma colère rouge. Après coup, ma moitié m’a dit que je n’aurais pas dû  « me mettre dans un état pareil ».  Mais je lui ai répondu que les hôpitaux sont remplis de malades qui se fabriquent des maux par incapacité d’exprimer leurs émotions. Comme le souligne le Dr Julien Drouin, qui en parle dans son livre (voir Néosanté n° 79) et en a d’ailleurs fait le sujet d’une pièce de théâtre, les pathologies les plus sérieuses affectent particulièrement les « superdiplomates » qui s’accommodent de tout, ne s’offusquent de rien et ne font jamais de vagues. Et comme l’a écrit le psychothérapeute Thomas d’Amsembourg, la maladie guette généralement les gens qui veulent être gentils au lieu de rester vrais et fidèles à eux-mêmes. Moi, je ne supporte pas la malhonnêteté et l’abus de pouvoir. C’est comme ça et je trouve très sain de manifester l’indignation qui me monte au nez.  Le grand avantage de la colère, c’est qu’elle est passagère et vous permet d’évacuer le ressentiment au lieu de le laisser vous ronger. Le lendemain, cet épisode était déjà oublié et je n’avais rien somatisé. 

Tous sorciers

À Porto, ma fille a voulu visiter la librairie Lello, une  très vieille et magnifique librairie tout en boiseries et parquets cirés, avec un superbe escalier torsadé menant à l’étage. Ce décor néo-gothique a inspiré l’auteure britannique Joanne K. Rowlings  quand elle enseignait l’anglais  au Portugal et qu’elle écrivait les premiers chapitres  de la saga Harry Potter. Pour intégrer l’école des sorciers, Harry et les autres élèves doivent se procurer leurs manuels dans un commerce de livres qui ressemble beaucoup à la librairie Lello. Ses propriétaires actuels ont flairé le filon et le magasin est devenu une attraction touristique à entrée payante, où se vendent toutes sortes de gadgets « harrypotteriens ». Néanmoins, le lieu a su garder son cachet authentique et sa vocation à séduire les bibliophiles car le billet d’accès peut être transformé en ristourne sur l’achat de bouquins. Mes enfants ont toujours été fans de la série Harry Potter et moi aussi. Ce sont des romans à portée initiatique qui sont riches en messages subtils et en métaphores inspirantes, notamment pour les praticiens de santé globale ! Rappelez-vous : dans sa prime enfance, le petit Harry voit ses parents mourir sous la baguette maléfique du sinistre Voldemort  et il échappe lui-même à la mort au prix d’une cicatrice frontale qui se réveille douloureusement à l’adolescence. Va-t-il céder à ses démons intérieurs ou surmonter cette tragédie qui le tourmente ? Tel est précisément le sujet de cette œuvre décrivant parfaitement comment un drame originel laisse des traces dans le cerveau et peut influencer toute une existence. La genèse des mauvaises vies et des maladies  graves se situe bien souvent dans un conflit périnatal imprimé épigénétiquement sur l’ADN.  La semaine dernière encore, une étude médico-sociale a montré que deux tiers des jeunes délinquants ont subi des maltraitances  précoces. Mais il y a une issue « magique » à la programmation funeste des traumas périnataux : c’est la résilience chère à Boris Cyrulnik,  favorisée par de belles rencontres, par un travail de conscience et par le courage  de faire les bons choix. Harry aurait pu virer Serpentard, il deviendra cependant Griffondor et triomphera du Mal. La passionnante histoire imaginée par JK Rowlings est celle d’une guérison obtenue quand on ne se résigne pas à la fatalité et qu’on fait confiance à sa nature spirituelle profonde. Nous sommes tous des sorciers en puissance !

Des boutons en balance

Le problème des guérisons, c’est qu’elles ne sont pas toujours durables. Si vous « retombez dans le conflit », comme disent les thérapeutes en biologie totale,  vous replongez dans le « mal-a-dit ». Toutes les affections chroniques peuvent être vues comme des oscillations entre des phases de stress actif et des phases de réparation vagotoniques. On  dit alors que le conflit est « en balance ». Petite illustration avec ma fille seconde-née, dont je vous ai déjà raconté qu’elle avait pas mal « dégusté » à l’aube de sa vie. Elle a notamment survécu à un accident de voiture  de sa maman durant la grossesse, choc émotionnel transplacentaire logiquement suivi par une infection à cytomégalovirus. À l’adolescence, cette petite rescapée a souffert d’un acné assez sévère,  dysfonctionnement cutané  qui renvoie à une problématique psychique de dévalorisation et/ou de souillure (Voir le décodage dans Néosanté n° 55). Aujourd’hui, à 24 ans, sa peau est plus ou moins rétablie et est même franchement assainie depuis qu’elle s’est trouvé un amoureux. Mais elle demeure fragile. Le lendemain de l’arrivée de sa mère et moi à Coimbra,  son acné juvénile a récidivé et les boutons ont  fleuri  en grappes sur son joli visage. Stress activé ?  Que du contraire : comme la plupart des symptômes dermatologiques, la poussée acnéique se produit en deuxième phase de la maladie, celle qui traduit l’effort du corps pour effacer les stigmates du conflit actif. C’est très probablement l’éloignement dans une ville inconnue qui a rallumé ce dernier et c’est clairement les retrouvailles avec ses parents qui ont donné le coup d’envoi de la guérison. Pour que celle-ci se pérennise, il faudrait que ma fille comprenne bien que les boutons sont des signes positifs de santé retrouvée et qu’il vaut mieux accompagner le processus avec de l’argile, des huiles végétales et un régime alimentaire approprié plutôt que de le combattre avec des crèmes chimiques. Il faudrait aussi que la deuxième de mes trois filles réalise que son goût pour les séjours à l’étranger et son désir tenace de s’expatrier sont sans doute dictés par un besoin inconscient de fuir ses traumatismes d’enfance. Mais  que partir loin ne va pas forcément  aider à les cicatriser.  Petite merveille,  tu es super belle et tu es la prunelle de nos yeux. Puissent tes boutons balancer définitivement dans la position « off ». 

L’industrie de la maladie

En arrivant à Lisbonne, dernière étape de notre escapade, nous nous sommes procurés un plan de la ville. À mon grand étonnement, j’ai constaté que la capitale du Portugal, deux fois moins peuplée que Bruxelles,  comptait pas moins de sept grands hôpitaux. Et en nous baladant, nous sommes aussi passés devant d’imposantes cliniques même pas mentionnées sur la carte. Visiblement, le business de la santé est florissant dans ce pays pourtant durement frappé par la crise financière. Industrie de la santé ou de la maladie ? En ce mois d’octobre, j’ai justement entrepris de relire les livres d’Ivan Illich, pionnier de la pensée écologiste et auteur du fameux « Némésis médicale ». Dans cet ouvrage qui fit beaucoup de bruit à l’époque, l’intellectuel érudit introduit et développe le concept de « iatrogénèse », autrement dit l’effet pathogène d’un excès de médecine. Multiples exemples à l’appui, il explique que l’interventionnisme médical et pharmaceutique a atteint un stade – nous sommes dans les années 70 –  qui devient contre-productif :  l’abus de médicaments engendre morbidité et mortalité, l’inflation des mutilations chirurgicales augmente le nombre d’handicapés, le dépistage de masse commence à manifester ses méfaits,   si bien que l’espérance de vie en bonne santé se met à décliner dans les pays industrialisés. Illich en arrive à la conclusion dérangeante que les infrastructures et les dépenses de santé sont devenues des indicateurs sanitaires négatifs ! Plus de 40 ans après ce diagnostic, je me suis fait la réflexion qu’il serait grand temps d’en méditer la justesse avant-gardiste. De beaux hôpitaux et des cliniques prospères, ce sont des points de croissance économique mais des signes extérieurs de déglingue sociétale.  Au Portugal comme ailleurs. 

Diabète au petit-déjeuner

Au moment de rejoindre l’aéroport lisboète pour rentrer en Belgique, nous avons été avertis par Brussels Airlines que notre vol était annulé.  Pour  toute explication, on nous a prétendu que les circonstances atmosphériques étaient trop mauvaises pour faire atterrir un avion à Bruxelles. C’est con, car il suffisait de surfer sur un site météo pour constater que le ciel était parfaitement dégagé au-dessus de la capitale belge. La vérité, c’est que le vol était loin d’être plein et que la compagnie aérienne pratique sans doute  l’overbooking à l’envers.   Il revient moins cher  de payer logement, taxis et restaurant aux passagers lésés que de faire voler un avion à moitié vide. Nous avons donc, ma femme et moi, passé une nuit inhabituelle dans un hôtel de luxe, aux frais de la princesse. Le lendemain matin, nous avions le choix entre un petit-déjeuner dit continental (café, croissant et confiture), une formule qualifiée d’américaine (bacon et œufs) et une troisième possibilité présentée comme le « petit-déjeuner santé ».  Au menu ? Des céréales industrielles allégées en sucre et du lait écrémé ! J’en ai bien ri mais je trouve désolant que de tels aliments bénéficient encore d’une telle aura. Dans la revue Néosanté,  notre chroniqueur naturopathe Jean-Brice Thivent vient  justement de terminer une série d’articles  où il raconte notamment comment les corn-flakes du Dr John Kellogg ont envahi les tables occidentales et déclenché ainsi l’épidémie d’obésité. Et dans son nouveau livre (voir « offre de la semaine » ci-dessous), notre collaborateur relate comment ce genre d’erreur alimentaire  conduit au diabète et à d’autres maladies métaboliques. Rappelez-moi d’emporter ces lectures et de les laisser traîner la prochaine fois que je voyagerai avec Brussels Airlines. 

Propagande vaccinale

Condamnés à séjourner un jour de plus à Lisbonne – il y a pire, comme sanction -, nous avons donc re-flâné dans les rues de cette belle ville et profité de son climat estival en plein automne. Nous n’avions plus de bagnole pour rejoindre une plage et nous baigner dans l’Atlantique, mais nous avions déjà lézardé sur le sable et joué dans les vagues vivifiantes les jours précédents. En parcourant la capitale du Portugal, j’ai découvert que la propagande vaccinale y est encore plus intense et abrutissante qu’en France ou en Belgique : sur des panneaux électroniques publics, des messages angoissants avertissent les passants que le retour de la grippe est imminent et qu’il est plus que temps de se vacciner. Les concepteurs du message publicitaire rudimentaire avaient même ajouté quelques virus stylisés pour dramatiser la menace infectieuse. Risible, mais sans doute efficace pour effrayer la populace. En voyant ça, je me suis souvenu que mon confrère Xavier Bazin, éditeur de la revue  Santé Corps Esprit, avait envoyé une lettre sur le thème du vaccin antigrippal le 17 octobre dernier.  Je l’ai retrouvée dans ma boîte mail et je vous invite à la lire en cliquant ici, car  c’est un texte qui, pour être bref, n’en est pas moins percutant et argumenté. Cet antidote au matraquage vaccinaliste saisonnier conclut ces quelques anecdotes ramenées de mon petit périple portugais. J’espère que vous y aurez trouvé diverses informations et notions propices à la santé. Ce soir, je lèverai un verre de vieux porto à la bonne vôtre !
 

Bye bye diabète

Mon papa était gravement diabétique. À la fin sa vie, il continuait à suivre scrupuleusement les conseils diététiques aberrants de son endocrinologue.  Parmi ces injonctions stupides, je me souviens qu’il pouvait manger des fraises, même arrosées de sucre blanc, mais toujours sur une tranche de pain non beurrée.  À l’époque,  il y a 20 ans,  les  (bons) naturopathes étaient déjà au fait des associations alimentaires peu judicieuses, ils connaissaient les notions d’index glycémique et d’index insulinique, et ils ne diabolisaient plus les graisses. Seuls les médecins et les médias classiques se permettaient encore de prodiguer des recommandations complètement dépassées au plan scientifique. Les choses ont-elles beaucoup changé ? J’en doute. Ainsi, je n’ai vu aucun journal francophone, médical ou grand public,  relater le formidable parcours thérapeutique de Tom Watson, le chef du parti travailliste anglais. C’est sur le site LaNutrition.fr que j’ai appris comment cet homme politique britannique avait réussi, en un peu plus d’un an,  à perdre 40 kilos et à inverser son diabète de type 2.  Tom Watson a simplement éliminé le sucre, les aliments ultra-transformés, réduit le pain et  les féculents, suivi un régime low carb, pratiqué le jeûne intermittent et s’est mis à faire du sport.  Il est aujourd’hui complètement guéri et ne prend plus aucun médicament. Élémentaire, mon cher Sherlock ! 
 
Le politicien d’Outre-Manche n’a pas dû aller bien loin pour  trouver la méthode qui l’a tiré d’affaire : c’est à l’Université de Newcastle qu’elle a été conçue par des chercheurs en nutrition. Ceux-ci ont eu l’audace de remettre en cause les dogmes officiels favorables aux glucides et de tester cliniquement un régime hypocalorique strict. Les résultats ont tellement dépassé leurs attentes qu’ils affirment aujourd’hui que le « protocole de Newcastle » permet de normaliser la glycémie de neuf patients sur dix, pourvu que le dysfonctionnement pancréatique ne soit pas trop ancien. Lorsque les troubles remontent à plus de 20 ans, la cure ne fonctionne plus qu’une fois sur dix. Peut-on faire mieux ? Probablement que oui. Dans son centre de santé naturelle, le médecine américain Gabriel Cousens se fait fort de réduire le diabète au silence en 21 jours grâce à unrégime totalement végétalien. L’association canadienne des diabétiques recommande d’ailleurs à ses affiliés de devenir vegan. Pour d’autres naturothérapeutes, c’est le régime cétogène qui offre les plus  belles perspectives de guérison. Plusieurs études montrent que l’alimentation pauvre en hydrates de carbone et riche en lipides de qualité permet de régulariser la glycémie. De son côté, notre consultant-naturopathe Jean-Brice Thivent a mis au point une approche holistique combinant un régime de type paléo-cétogène, le  recours au jeûne, l’activité physique,  le sommeil réparateur,  l’épuration du foie et l’équilibrage de la flore intestinale. Il en détaille les principes dans son nouveau livre « En finir avec le diabète et les maladies métaboliques » que nous venons d’éditer et qui arrivera prochainement en librairie.Mais la grande originalité de sa démarche globale, c’est qu’elle intègre le décodage psychobiologique de la « mal-a-dit » diabétique : comprendre pourquoi on développe ce type de pathologie est un atout supplémentaire de son protocole de guérison en 12 semaines. Et puisque c’est la spécificité de  Néosantéde décrypter le sens des maux,  c’est bien évidemment la partie de l’ouvrage consacrée aux pistes conflictuelles du diabète que nous vous offrons en reproduction dans la revue du mois de novembreChez certains animaux, l’afflux de glucose dans le sang est une manière naturelle de résister au froid et d’hiberner paisiblement grâce à ce système antigel. Or pour l’espèce humaine, la froideur peut prendre bien d’autres formes que la seule rigueur climatique : à méditer et à décoder ! 
 
Reste que de nombreuses guérisons sont obtenues uniquement par le changement d’alimentation conjugué à la (re)mise en mouvement du corps. Le diabète est un fléau contemporain qui peut refluer en remédiant aux deux  défauts majeurs de la vie moderne que sont la sédentarité et la malbouffe.  Le rôle de cette dernière se signale dans les études d’observation ou d’intervention qui isolent l’influence de certaines habitudes alimentaires. Dans notre prochain numéro, notre rubrique « Nutri-infos »  en atteste plutôt  quatre fois qu’une : des recherches ont révélé que la pomme de terre n’était guère diabétogène sauf par abus de frites,  que l’édulcorant sucralose diminuait bel et bien la sensibilité à l’insuline,  que la consommation de noix avait probablement l’effet inverse et, last but not least, que le risque de syndrome métabolique décroissait en proportion de la part accordée aux aliments biologiques dans son assiette. C’est encore un indice indirect que certains pesticides sont de sournois perturbateurs endocriniens . Le mois prochainnous relayerons une autre découverte digne  d’intérêt : selon des chercheurs danois qui ont suivi 100.000 femmes enceintes,   l’incidence du diabète insulino-dépendant chez l’enfant est  fortement corrélé à la consommation de gluten par sa maman ! Les auteurs en concluent que cette maladie n’est pas sans lien avec la construction de l’immunité, la composition du microbiote et la perméabilité intestinale.  Plus que jamais, le diabète fait figure de dommage sanitaire consécutif à l’invention de l’agriculture.  Mais les possibilités de le vaincre n’ont jamais été aussi évidentes.

Trois études biaisées

Lorsqu’ils échafaudent des études scientifiques, leurs auteurs doivent se méfier des « biais de confusion »,  c’est-à-dire des variables qui influencent les résultats sans qu’ils s’en rendent compte et qui leur font rédiger  de mauvaises conclusions.  Sans être un faussaire, un chercheur peut se tromper et tromper de bonne foi s’il ne prend pas en considération  toutes les données qui peuvent fausser sa recherche. Tronquer n’est pas truquer mais c’est quand même duper.  Pour éviter ce qu’on appelle également les «  facteurs confondants », il faut que la méthodologie soit impeccable et que le protocole  de recherche permette de les éliminer ou de les corriger. Le problème, c’est que les dogmes de la médecine classique peuvent  être aveuglants et lui masquer complètement la vue.  Ainsi, son incapacité à admettre le rôle des émotions dans la genèse des affections et son inaptitude à discerner le sens biologique des maladies débouchent fréquemment sur  des travaux qui semblent lui donner raison  mais qui sont entachés d’erreurs d’interprétation. Seuls les praticiens de médecine naturelle et/ou de médecine nouvelle peuvent percevoir les lacunes et repérer les raisonnement erronés.  Pour illustrer mon propos,  voici trois exemples d’études biaisées piochés dans l’actualité médicale de ces derniers mois. 
 
Publiée dans le Journal of American Medicine Association, la première étude a comblé d’aise les mandarins de la médecine officielle qui se sont empressés de lui faire écho dans la presse spécialisée et de rameuter les médias grand public : sur la base des statistiques américaines du cancer, les chercheurs ont découvert que les patients refusant les traitements conventionnels avaient un plus grand risque de mortalité, jusqu’à deux fois plus élevé. Selon cette étude, la  faible adhésion  aux protocoles cancérologiques classiques est la cause principale de cette mortalité accrue puisque les adeptes des médecines douces ne refusant pas de soigner « durement » leur cancer avaient un taux de survie similaire à celui du groupe contrôle. Conclusion apparemment imparable : le recours aux  thérapies complémentaires fait perdre des chances de guérison aux cancéreux qui ne s’en remettent qu’à elles. Il y a pourtant un biais énorme qui saute aux yeux un tant soit peu décillés : ces patients « radicaux » sont forcément des gens peu médicalisés,  qui ne consultent  pas au moindre symptôme et dont la maladie est par conséquent diagnostiquée plus tardivement, avec un degré de gravité plus élevé. À l’inverse, ceux que ne rebutent ni la chirurgie, ni la chimiothérapie ni la radiothérapie sont très certainement des patients qui se font dépister régulièrement et qui se précipitent chez le médecin à la moindre alerte. Ipso facto, ils sont souvent traités pour des tumeurs peu agressives, voire totalement inoffensives. Voilà le vrai motif  de leur plus faible mortalité !
 
Une deuxième recherche biaisée a été présentée en septembre à Toronto, lors du Congrès international sur le  cancer du poumon.  Plus de 600.000 personnes âgées de 50 à 70 ans ont été contactées aux Pays-Bas et en Belgique entre 2003 et 2006 pour répondre à un questionnaire de santé. Trente mille d’entre elles présentaient un risque accru de cancer du poumon et ont été invitées à participer à un dépistage pilote. Seize mille  ont répondu positivement et ont été réparties en deux groupes, fumeurs actifs ou anciens fumeurs : la moitié a bénéficié de dépistage au moyen de quatre scanners à intervalles réguliers tandis que l’autre moitié, le groupe témoin, n’a pas eu de CT-scan. Après 10 ans,  un cancer du poumon a été diagnostiqué chez 443 personnes du groupe dépisté alors que dans le groupe témoin, 394 personnes ont déclaré un cancer du poumon, généralement à la suite de plaintes. Surtout, dans le groupe non dépisté, près de 50% des patients se trouvaient dans une phase incurable, contre 10% seulement dans le groupe dépisté qui a compté environ 26% de décès en moins. Conclusion logique : il faut généraliser un dépistage précoce du cancer pulmonaire chez les fumeurs et les anciens fumeurs. C’est oublier un peu vite que cette pathologie est très hautement létale (seulement 16% de survie à 5 ans) et donc que les avantages du dépistage constituent un mirage particulièrement trompeur. C’est parce que les malades dépistés  atteignent plus nombreux le cap des cinq années que la thérapie classique est jugée opérante, et non en raison de son efficacité réelle. Mais au-delà de ce mensonge récurrent, il y a un facteur confondant que les chercheurs ont superbement ignoré, à savoir l’effet nocebo. Dans le groupe dépisté, les radiologues ont observé des petites tumeurs récentes et ont sans doute tenu des propos rassurants sur les chances d’en guérir. Dans le groupe non dépisté, les tumeurs étaient déjà plus avancées  et les médecins ont très probablement infligé aux patients ce que le Dr Hamer appelait un « conflit du diagnostic » : le choc d’apprendre qu’on est atteint d’un mal incurable et  qu’on  va sûrement y passer. Comme c’est précisément ce type de peur qui se somatise dans les poumons, il est tout à fait normal d’enregistrer plus de décès chez les non-dépistés. Mais cela n’a rien à voir avec une quelconque vertu du suivi médical ! Ce que cette étude révèle,  ce n’est pas le bénéfice du dépistage mais le danger d’encaisser un diagnostic brutal et un pronostic pessimiste. 
 
Troisième exemple d’affirmation hâtive qui ne résiste pas à l’examen : en analysant 71 études sur les effets de l’aspirine, des chercheurs de l’Université de Cardiff (Royaume-Uni) ont découvert qu’elle aurait des effets insoupçonnés sur le cancer.  Plus précisément,  ils ont trouvé que la prise régulière d’acide acétylsalicylique allait de pair avec une réduction de 25% du nombre de décès par cancer du côlon, de 20% par cancer du sein et de 15%  dans le cas de cancers de la prostate.  Les auteurs ont ajouté qu’il existait des preuves d’une diminution significative du risque de dissémination métastasique pour ces trois cancers, et même des preuves en faveur d’une réduction de la mortalité dans tous les types de maladies cancéreuses. À vos tubes d’aspirine pour repousser le crabe   ? Minute papillon. Comme tous les travaux d’observation, celui-ci ne certifie nullement une relation de cause à effet. Si l’aspirine semble prévenir le cancer, c’est peut-être pour une raison totalement étrangère à son principe actif. Par exemple, on pourrait imaginer que les bénéficiaires d’une meilleure espérance de vie sont des adeptes de l’automédication qui fuient les médecins et se contentent volontiers d’un cachet en vente libre pour traiter leurs troubles de santé. Le médicament serait alors le marqueur d’une certaine insouciance ou d’une méfiance salutaire envers la corporation médicale. Mais pour ma part, je penche pour une toute autre explication : les effets anticancéreux de la fièvre ! Il faut effectivement savoir que l’élévation de la température interne n’est  pas uniquement la réaction naturelle d’un organisme sain confronté à une maladie infectieuse. C’est peut-être aussi une tactique automatique du corps pour résorber les proliférations cancéreuses. De nombreux patients rapportent avoir ressenti des états grippaux aux premiers stades de leur maladie. La fébrilité est un symptôme survenant notamment chez deux tiers  des porteurs de cancers bronchiques. On n’a pas la preuve qu’il s’agit d’un mécanisme de défense, mais des indices en ce sens ont été fournis dans les années 70  par  un certain James M. Larkin, médecin et chercheur américain. En soumettant des malades à une hyperthermie de 42°C, il a pu  réduire de moitié le volume de leurs tumeurs. Nous avons résumé son étude clinique dans notre dossier sur la « fièvre guérisseuse » (Néosanté N°62)  et vous pouvez la lire (en anglais) en cliquant ici. Depuis lors, d’autres équipes ont mis en évidence le potentiel anticancéreux de l’hyperthermie. Or réfléchissons un peu : qui est tenté de prendre de l’aspirine, sinon celui qui se sent fiévreux ? Si ça se trouve, ce n’est pas l’antipyrétique qui éloigne le cancer, mais bien la fièvre que le médicament va malheureusement faire baisser !  La science confond fréquemment les causes et les conséquences et ce ne serait pas étonnant que pareille méprise se soit produite à Cardiff. D’ailleurs, un article récent publié dans le New England Journal of Medicine est venu infirmer tout ce qu’on pensait de positif sur l’aspirine : non seulement son utilisation  ne diminue pas  la mortalité toutes causes, mais son usage régulier semble entraîner une surmortalité par cancer, du moins chez le sujet âgé. Échec et mat pour ce médoc si populaire ? À la différence des trois études citées plus haut, celle-ci est un  essai clinique de vaste ampleur mené contre placebo avec plus de 19.000 participants suivis pendant 5 ans.  Ses conclusions sont donc bien  plus crédibles que celles d’études épidémiologiques  souvent parasitées par  les facteurs confondants. Il ne faut pas prendre ces dernières pour argent comptant, surtout quand les biais peuvent rapporter des tas de billets à Big Pharma.

Les programmes de mort

Il y a quelques mois, un étudiant et deux policières ont péri dans un attentat terroriste commis à Liège, en Belgique. En lisant dans la presse le portrait  des victimes, j’ai été frappé par le parcours des deux agentes de police.  La première avait déjà vécu un drame personnel il y a une dizaine d’années, lorsque le père de ses enfants, un commissaire,  s’était suicidé. Leurs deux filles sont désormais orphelines. La deuxième policière avait également donné naissance à deux enfants, mais l’un des deux était décédé d’un accident de la route il y a tout juste dix ans. Voilà donc deux femmes tragiquement endeuillées à la même époque et qui, une décennie plus tard, perdent à leur tour la vie en croisant le chemin d’un assassin islamiste. Peut-on décemment parler d’une coïncidence, d’un sinistre clin d’œil du hasard ? Personnellement, j’y vois plutôt la présence de ce que le Dr Claude Sabbah, dans son enseignement de biologie totale,  appelait « les programmes de mort ». A l’instar des maladies, les accidents et les événements dramatiques sont en effet « programmés » dans le subconscient. Ils n’arrivent pas fortuitement car ils sont des solutions de survie crées ou attirées par le cerveau, cet ange gardien qui nous habite. 
 
La mort, une solution de survie ?  C’est évidemment absurde mais ça ne l’est  qu’en apparence car notre ordinateur cérébral ne se trompe jamais : il y a toujours un sens biologique à mourir à ce moment-là, dans ces circonstances-là. Toute famille pourrait  citer le nom d’un aïeul ou d’une aïeule qui est parti(e) juste après l’arrivée d’un petit-enfant ou d’un arrière-petit-enfant, comme si cette assurance de descendance constituait un bon de sortie. Il est dans l’ordre naturel et cyclique des choses que les anciens cèdent la place aux nouvelles générations. Chez l’être humain comme chez les animaux, le clan et l’espèce priment sur les individus. Mais quid des morts prématurées, accidentelles ou criminelles ? Aussi insensées qu’elles paraissent, elles répondent aussi à une logique de vie, sauf que celle-ci se niche dans l’histoire familiale : quand une personne meurt trop jeune, vous pouvez être sûr qu’un de ses ascendants doit la vie à la mort de quelqu’un d’autre. Prenons l’exemple extrême, que j’ai lu quelque part,  d’une femme battue qui tue son mari alors qu’elle est enceinte: quand il viendra au monde, l’enfant aura intégré dans son inconscient qu’il ne serait pas là sans le crime commis par sa mère. Avec les coups sur le ventre, c’était la fausse couche assurée.  Son équation sera donc  MORT = VIE. Et  plus tard, comme par hasard,  un  de ses descendants portant le même prénom va passer toute son existence à flirter avec la mort (drogues, excès de vitesse, sports dangereux…) pour se sentir vivant. Le choix d’un métier risqué, comme celui de policier, peut aussi s’éclairer à la lueur d’un vécu périnatal ou parental ayant programmé l’association funeste entre mort et vie. 
 
Parfois, cette programmation peut prendre une tournure particulièrement impressionnante. Connaissez-vous Kathleen Folbigg, la « femme la plus haïe d’Australie » ?  En 2003, cette mère de famille a été condamnée à 40 ans de prison pour le meurtre de ses quatre enfants. Or la tueuse en série n’en est peut-être pas une : elle va probablement bénéficier d’une révision de son procès au cours duquel des experts médico-légaux de la défense entendent démontrer que les deux premiers enfants sont morts du  syndrome de la mort subite, le troisième d’une crise d’épilepsie et le quatrième d’une myocardite. Quadruple matricide ou pas, Kathleen Folbigg est la fille d’un homme qui avait assassiné sa femme à coups de couteau devant ses yeux. Alors âgée de 2 ans, elle avait été confiée à des parents d’accueil. Que les quatre bébés soient décédés naturellement ou non,  il tombe sous le sens qu’ils seraient toujours de ce monde si leur maman n’avait pas subi un tel traumatisme dans sa propre enfance. Mais si elle est innocente, ça voudrait dire que le « programme de mort » s’est accompli autrement, par maladie interposée.   Inconcevable ? Vous serez peut-être moins sceptique quand vous aurez lu ce qui suit : des chirurgiens américains viennent de rapporter que quatre de leurs patientes ont déclaré un cancer du sein après avoir bénéficié d’une transplantation d’organes… de la même donneuse, laquelle n’était pas  diagnostiquée cancéreuse avant de trépasser. Cette histoire  à peine croyable  a fait l’objet d’un article publié dansl’American Journal of Transplantation que vous pouvez lire (en anglais) en cliquant ici.
 
Bien sûr, les médecins se sont empressés de fournir une explication purement matérialiste à ce phénomène étrange. Selon eux, la donneuse d’organes était sans doute porteuse de « micrométastases » qui se sont disséminées ensuite chez les receveuses. C’est nouveau, ça vient de sortir ! Après le mythe des cellules cancéreuses nageant dans le sang ou la lymphe pour  transmigrer ailleurs, il y a aurait donc des métastases invisibles échappant aux radars et capables de proliférer à distance de leur lieu d’arrivée. Imaginons un  instant que cette hypothèse ne soit pas un conte à dormir debout : ça voudrait dire que la transplantation est une roulette russe et qu’il faudrait d’urgence mettre un terme aux transfusions sanguines, beaucoup trop dangereuses car potentiellement cancérigènes !  Pour moi, cette étude de cas illustre beaucoup plus certainement la réalité des  mémoires cellulaires et des « programmes de mort » à l’origine de maladies  graves comme le sida ou certains cancers. Avec son foie et ses reins, la donneuse a  transmis des données de son passé gravées épigénétiquement sur son ADN. Et comme les  personnes transplantées sont privées d’immunité par traitement médicamenteux pour supporter la greffe, elles doivent littéralement changer d’identité  (l’identité est à l’esprit ce que l’immunité est au corps) pour espérer survivre à l’opération. Chez une des quatre patientes, il a suffi de retirer l’organe et de restaurer les défenses immunitaires pour que la tumeur mammaire s’évanouisse : n’est-ce pas la preuve que ce cancer du sein n’était pas le sien, que ce n’était pas son programme conflictuel ? 
 
Au lieu de s’inventer de nouvelles menaces microscopiques, la médecine ferait beaucoup mieux de s’intéresser à la psychogénéalogie, cette discipline qui permet précisément de repérer les répétitions transgénérationelles, de soulever des secrets de familles et de désactiver ce qu’Anne Ancelin Schützenberger appelait « la loyauté aux ancêtres ». La psychogénéalogie fait partie intégrante du décodage biologique des maladies, c’est un outil thérapeutique qui permet d’aller plus en profondeur et d’identifier la source familiale des problèmes de santé. Et c’est bien pourquoi nous en parlons souvent dans la revue Néosanté. Bientôt, nous allons commémorer le premier anniversaire de la disparition d’Anne Ancelin en publiant un article retraçant son parcours et ses grandes découvertes. À l’occasion de la réédition de son livre « L’intégration transgénérationnelle », nous irons  aussi à la rencontre de Thierry Gaillard, grand explorateur de ces «  histoires qui hantent le présent ». Dans le numéro d’octobre, c’est le Dr Eduard Van  den Bogaert et son épouse Judith que nous avons interviewés : ils ont mis au point une « méthode-minute » qui permet de dessiner rapidement son arbre généalogique et d’en tirer plein d’enseignements, même et surtout si le croquis est mal foutu par manque d’informations. Ce qu’on ne sait pas sur ses aïeux ou ses collatéraux, c’est déjà une info ! Et c’est dans cette zone d’ombre que peuvent roder les programmes de mort qui nous téléguident en se déguisant en destin.

Octobre noir  et cachoterie de Lyme

C’est reparti : Octobre Rose, le grand festival  annuel de désinformation sur le cancer du sein et son dépistage, bat déjà son plein dans les médias.  Comme chaque année, la propagande de masse orchestrée par les autorités et l’industrie va faire croire  aux femmes qu’il est sain de se faire régulièrement radiographier la poitrine afin d’y déceler des tumeurs naissantes. Or c’est  rigoureusement faux : la mammographie n’a aucun impact positif sur la mortalité globale, ni même sur celle des cancers mammaires, et elle génère au contraire un surdiagnostic  aux effets très négatifs. Des millions de femmes sont mutilées et/ou subissent des  traitements lourds  inutiles car la plupart des nodules cancéreux détectés seraient demeurés inoffensifs. En sept années d’existence, la revue Néosanté vous a amplement décrit les ravages du dépistage en général et ceux du mammotest en particulier. Fallait-il remettre le couvert et à nouveau tenter de faire barrage au flot de fake-news dont nous arrose Octobre Rose ?  Je me posais la question quand j’ai reçu la newsletter du « Docteurdu16 »,  un médecin français qui anime le blog « De la médecine générale, seulement de la médecine générale ».   Je ne connais pas son identité, je sais seulement qu’il est généraliste dans le  département 78, mais ça fait longtemps que je suis les écrits de ce toubib blogueur et que j’apprécie son franc-parler solidement argumenté. Quand il émet des critiques sur certaines pratiques médicales,  c’est toujours en citant des sources scientifiques et en donnant des références de livres et de sites permettant d’en vérifier le bien-fondé. 
 
Justement, le Docteur du 16 vient de se fendre d’un billet percutant qui est une sorte de bref inventaire d’arguments-chocs et qui est assorti de liens menant à des documents accablants pour ce qu’il appelle « Octobre noir ». Pour toutes celles (et tous ceux) qui cherchent la vérité et ne veulent plus se laisser manipuler,  c’est un excellent début de désintox et un bon point de départ vers des informations honnêtes. Si vous suivez tous les liens de ce billet (cliquez ici pour y accéder) , vous posséderez l’antidote aux publicités mensongères et vous pourrez sereinement dire « no mammo » en connaissance de cause. Certains textes ont  déjà quelques années mais ils n’ont rien perdu en pertinence. Vous n’avez pas le temps de consulter ces sources ? Je vous recommande encore et toujours la vidéo de 8 minutes réalisée par des médecins « dissidents » et  figurant en page d’accueil du site Cancer rose . Rien de tel que ce mélange d’humour et de pédagogie pour démasquer le discours officiel et prendre rapidement conscience des faits réels  plaidant en défaveur de la mammographie. Vous arrivez à l’âge du dépistage et vous avez un peu plus de temps pour vous forger une opinion éclairée ? Je vous recommande alors la « foire aux questions » publiée en 2016 et actualisée par le Dr Dominique Dupagne. Tout en restant très mesuré dans ses propos, cet autre médecin blogueur et chroniqueur à France Inter démystifie magistralement les prétendus avantages du dépistage organisé. Cliquez ici pour parcourir cette FAQ à laquelle on ne peut qu’ajouter une chose : CQFD ! 
 
 Outre la vague rose annuelle, il y a une autre déferlante de fausses nouvelles qui a repris vigueur en  ce  début d’automne. Je fais bien sûr allusion à la pseudo-épidémie de Lyme chronique, dont on nous rebat régulièrement les oreilles.  Cette fois-ci, sa plus illustre lobbyiste, l’ex-malade et naturopathe (?) Judith Albertat, nous gratifie d’une « lettre ouverte » de 20 pages censée confirmer la réalité d’une invasion de tiques et d’une explosion des infections à borrélies.  Rien de bien neuf dans ce document  complaisamment relayé par mes confrèresd’Alerte santé : l’ancienne pilote d’avion ne fait que survoler le sujet et se dispense comme de coutume de références sérieuses pour affirmer que les borrélioses silencieuses sont en pleine expansion. Tout en vouant un culte aux « Lyme Doctors »  classiques  et en s’étant soignée elle-même à grand renfort d’antibiotiques, la passionaria des Borrélia promeut désormais les  médecines naturelles  et  les approches thérapeutiques holistiques : où est la logique ? Quand bien même Mme Albertat réhabilite la notion de terrain, découvre l’importance du microbiote et se rallie à l’hypothèse toxique, elle persiste dans l’alarmisme microbiste dont elle a fait son fond de commerce. Mais je ne vais pas me fatiguer à commenter cette lettre ouverte qui mérite pour moi d’être prestement refermée. Je vous laisse juge (vous pouvez la lire en cliquant ici et je vais seulement   en épingler un passage un tantinet intéressant, celui où Judith Albertat écrit que : « Nous sommes tous porteurs de la maladie de Lyme ! ». Enfin, non, ça c’est la citation tronquée reprise par le diffuseur de la lettre pour en faire une accroche publicitaire et appâter le lecteur. La phrase exacte est la suivante : « Nous sommes probablement tous, sur terre, peu ou prou porteurs de ces borrélies ».Comme quoi, il suffit de changer quelques mots pour faire dire à quelqu’un ce qu’il ne dit pas et transformer une vérité en mensonge  éhonté…
 
La vérité, c’est celle que ne veulent pas  voir  les activistes du Lyme chronique ni leurs adversaires académiques unis dans le même aveuglement pasteurien  : quel que soit le contexte environnemental, il n’y a pas de lien causal entre la présence de la bactérie Borrélia dans un corps humain et une affection quelconque. Dans sa lettre, Judith Albertat avance que 90% de la population mondiale est porteuse du germe vieux de 300 millions d’années. C’est aussi le pourcentage brandi par l’inénarrable Luc Montagnier, l’inventeur impénitent de nouvelles pathologies très lucratives. Mais pourquoi pas 100% ? Qu’est-ce qui les retient de viser plus haut et d’admettre cette éventualité ? J’ai ma petite idée.  Parmi les tests de dépistage plus sensibles réclamés par les activistes de Lyme, il y a celui de la « goutte épaisse », une méthode qui consiste à tenter de repérer la microbe à l’œil nu, sous un microscope, à partir d’un peu de sang. Or cette technique, couramment employée en Allemagne, a fait l’objet d’une  discrète expérience menée  en 2016 à Garches dans le service du Pr  Christian Perronne, le « pape » français du Lyme chronique. Mené par la microbiologiste Muriel Vayssier-Taussat, directrice de recherche à l’INRA et grande spécialiste des tiques,  l’essai de laboratoire a été raconté par cette dernière au magazine Le Point. Je vous laisse lire tranquillement l’article en cliquant ici car il vaut son pesant de cacahuètes. Ça y est, vous  avez lu ? Oui, vous avez bien lu : pour cette expérimentation, les scientifiques ont eu le bon sens d’observer le sang de personnes diagnostiquées et celui de personnes en bonne santé. Résultat inattendu : tous les participants, malades ou non, se sont révélés positifs à la bactérie ! Dans 100% des prélèvements, le microscope a permis de voir de petits serpents spiralés , la forme typique d’une borrélie,  sortir des cellules sanguines et se dégourdir gaiement les anneaux.  On comprend que le professeur Perronne n’ait pas cru bon de relater cet épisode dans son livre « La vérité sur la maladie de Lyme », pourtant publié postérieurement.  
 
Car  elle signifie quoi, cette étude soigneusement  gardée sous le boisseau ?   Elle est la démonstration que corrélation  ne fait pas causalité et que Béchamp et Bernard avaient raison contre Pasteur. Ce que les chercheurs ont très probablement vu, ce sont les fameux  mycrozymas identifiés par le premier nommé, c’est-à-dire des particules endogènes et polymorphiques qui adoptent une apparence changeante, tantôt bactérienne ou tantôt virale,  en fonction du terrain de l’hôte, et notamment de son équilibre acido-basique. Elles ne causent pas les maladies, elles en sont les révélateurs, les signaux avertisseurs, voire les auxiliaires guérisseurs si l’on adhère à la naturopathie authentique et/ou à la médecine nouvelle du Dr Hamer. À elle seule, la présence d’une bactérie, d’un virus ou d’un champignon ne veut strictement rien dire sur la santé d’un individu et l’infectiologie est une patascience quand elle fait d’un agent infectieux un criminel à abattre. On savait déjà qu’une majorité d’entre nous se balade avec la  terrible bactérie H. Pilory dans le ventre sans s’ulcérer l’estomac pour autant. On sait à présent que 80 à 90% des humains  hébergent le méchant virus Esptein-Barr  sans souffrir des nombreuses maladies auquel il est associé.  On a également oublié que 95% des enfants abritaient naguère le  terrifiant virus de la poliomyélite et que seule une infime minorité était frappée de paralysie. Tout le monde se trimbale avec  Candida albicans  dans les intestins sans nécessairement contracter la candidose ;  et tout le monde – si l’on en juge par l’expérience de Garches –  tolère dans son sang le spirochète tenu pour responsable de la borréliose de Lyme,   version aiguë ou version chronique. C’est pas bientôt fini, la parano antimicrobienne ? Il serait temps d’arrêter de chercher les petites bêtes (si c’était vital, l’œil humain les verrait sans lentilles)  et de changer de vision sur la genèse des maladies. Vous connaissez la nôtre, je ne vous fais plus un dessin.

Le grand écart du Dr Khayat

Avec une semaine de recul, je n’ai pas changé d’avis:  la conversion « psychosomatique » du célèbre cancérologue David Khayat pourrait faire date, conduire à une (r)évolution historique de la médecine et la propulser vers un nouveau paradigme. Qu’un des plus grands médecins du cancer affirme désormais sa conviction intime que cette maladie peut  résulter d’un choc psycho-émotionnel, c’est déjà une rude secousse pour la science oncologique classique. Si ce même spécialiste suggère de surcroît que la vision conventionnelle de la maladie est dépassée et obsolète, c’est un véritable séisme qui est en train de se produire. Or c’est exactement ce que fait le toubib-vedette de feu Johnny Hallyday :  lors de ses apparitions télévisées, il ébranle les dogmes et expose des preuves que la compréhension actuelle du cancer ne tient absolument pas debout !  Visionnez par exemple, en cliquant ici, sa récente prestation devant les caméras de France 5. Vous verrez qu’à plusieurs moments,  le Dr Khayat présente le cancer sous un angle très différent de celui qu’on montre généralement.  Le méchant crabe aux pinces cruelles est en réalité un prodige de créativité et d’intelligence !

En atteste notamment le mécanisme d’angiogénèse, que le cancérologue résume très rapidement. Ce mot savant désigne le processus par lequel une tumeur naissante se vascularise progressivement pour assurer son approvisionnement en sang frais, en oxygène et en éléments nutritifs. Si elle ne le faisait pas, elle ne serait qu’un amas de cellules incapables de survivre et de prospérer. Les nouveaux vaisseaux sanguins lui permettent de fonctionner comme un véritable organe et non comme une excroissance tissulaire anormale.  Ce processus physiologique est d’ailleurs identique à celui qui se produit chez l’embryon après la conception : c’est bien la preuve qu’il n’est pas anarchique ni désordonné, sinon le développement embryonnaire devrait également être qualifié de la sorte ! Ce qui est vrai, c’est que la prolifération cancéreuse peut être assimilée à un corps étranger que certaines composantes du système immunitaire cherchent à éliminer. Mais justement, c’est aussi un corps étranger que l’hôte finit par accepter et tolérer, tout comme une femme enceinte accepte d’héberger  un œuf composé pour moitié d’un ADN qui n’est pas le sien. Comme le souligne très bien David Khayat, ce sont les mêmes molécules endocrines qui interviennent dans la nidification utérine et dans l’éclosion des cancers. Elles ont pour fonction de désactiver partiellement l’immunité et de permettre  au « soi » d’abriter du « non soi » en son sein. On peut donc dire que la formation d’une tumeur est semblable à celle d’un petit  être humain dans un ventre féminin : dans les deux cas, tout se passe comme si la tolérance était planifiée d’avance. « C’est de la vie que nous combattons », s’exclame avec lucidité le cancérologue. On applaudit sa prise de conscience, mais on lui fera remarquer que le parallèle entre  embryogenèse et  cancérogenèse a déjà été fait maintes fois dans les pages de Néosanté, entre autres sous les plumes du Dr Eduard Van den Bogaert et du Dr Olivier Soulier.  

Ne tirons cependant pas sur le pianiste qui découvre la partition. Non content d’apercevoir une logique vitale dans le processus cancéreux, le Dr Khayat a le mérite de bouter le feu à deux préjugés bien ancrés dans sa discipline médicale. Le premier d’entre eux consiste à nier que le stress soit cancérigène parce que les événements stressants sont très minoritairement  suivis de la maladie. Ben oui, et alors ? Ce que les études montrent, ce n’est pas tant le caractère pathogène des chocs existentiels en tant que tels – elles sont à cet égard contradictoires et peu concluantes – mais bien leur impact émotionnel : lorsqu’un individu est socialement isolé et/ou qu’il est doté d’une personnalité introvertie, il court beaucoup plus de risque de déclencher un cancer et d’en mourir. En d’autres mots, c’est la façon de ressentir les événements et de gérer les émotions qui président à leur somatisation, et c’est exactement ce qu’a découvert le Dr Hamer au siècle dernier. Grâce à Khayat, on peut espérer que la science médicale cherche dorénavant les clés perdues  dans la pénombre, là où elles sont,  et non au pied du réverbère. Le deuxième a priori que le professeur propose d’abandonner, c’est celui de la linéarité oncogénétique. La doxa actuelle veut que les cellules cancéreuses se multiplient linéairement, à un rythme régulier répondant aux principes de l’arithmétique. Or ce n’est pas vrai : la cancérisation peut très bien être non-linéaire, c’est-à-dire progresser de façon irrégulière,  à cadence très variable, lente ou fulgurante. Comme le note très justement Khayat, nous avons tous en nous des cancers débutants qui ne vont pas dégénérer. Inversement,  il est  prouvé que des tumeurs peuvent atteindre un stade invasif quelques mois seulement après un dépistage négatif. La théorie officielle d’une pathologie progressant à bas bruit pendant des décennies est bonne pour la poubelle.

Ce qui est  dommage, c‘est que l’auteur de « Vous n’aurez plus peur du cancer » a visiblement peur de faire le ménage. Sur le plateau de « C’est à vous », Il parvient dans la même minute à contester l’évolution linéaire du cancer et à prétendre qu’une tumeur mammaire met 25 ans à se développer ! Que cette contradiction cocasse ne saute pas aux oreilles de la journaliste est assez pathétique car tout le monde peut se rendre compte de l’incohérence des propos tenus. Dans cette même émission, le déroutant David Khayat parvient également à décrire le cancer comme un escadron de la mort et, l’instant d’après, comme une manifestation de la vie : faudrait choisir, non ? De toute évidence, le chouchou des médias navigue à hue et à dia, est assis entre deux chaises et ne parvient pas encore à intégrer ce qu’il a compris. Il voit bien que la terre est ronde mais s’entête toujours à la considérer comme plate. Il est aux prises avec ce que les psychologues appellent la « dissonance cognitive », autrement dit la tension interne entre des pensées incompatibles. Il perçoit bien que ses croyances anciennes sont fausses mais n’ose pas encore se l’avouer et l’avouer urbi et orbi. C’est trop dur d’admettre 43 années d’égarement.  Par compassion, nous aimerions lui faire lire le  mensuel Néosanté  d’octobre 2017, un numéro dans lequel le Dr Robert Guinée dressait l’inventaire des failles et des absurdités de la cancérologie contemporaine. La lecture de ce seul dossier pourrait l’aider à se libérer définitivement de connaissances caduques.  Mais faisons confiance au temps : tout comme son équivalent corporel, le grand écart intellectuel est intenable dans la durée. On ne peut pas rester crédible en continuant à proclamer une chose et son contraire. S’il est une solution de survie, le cancer n’est pas à traiter en meurtrier. Si sa causalité est émotionnelle, ses facteurs de risques ne sont pas si délétères qu’on le dit. Les approches préventives et curatives doivent être complètement revues. David Khayat est à la croisée des chemins et je suis confiant qu’il va prendre le bon. Avec lui, le rôle de l’esprit arrive enfin dans la lumière. Le plus réputé des cancérologues français déclare désormais que les émotions, « ça joue avant,pendant et après » le cancer. Et il martèle que cette maladie prospère lorsque la tristesse et le désespoir se conjuguent à la solitude. L’ère du déni s’achève et les sorties médiatiques du Dr Khayat en sonnent le glas. Vivement la suite !

Néosanté Edition