3 raisons de (re)jeter le masque

portrait de Yves RasirPandémie, fin de partie ! Comme l’avaient bien prévu le Pr Didier Raoult et quelques autres spécialistes clairvoyants,  le Covid-19 s’est comporté comme une banale virose saisonnière et n’a pas résisté au retour des beaux jours. L’hiver n’a pas été rigoureux mais il a été long, les températures ne remontant vraiment qu’à partir du 15 avril. Et c’est précisément à partir de ce moment-là, avec l’arrivée du printemps climatique, que le nombre de cas a piqué du nez et que la très relative affluence dans les hôpitaux – en Belgique, l’occupation des lits en soins intensifs n’a jamais dépassé 60% – s’est brusquement tarie.  L’épidémie est terminée depuis un bon mois  et il n’y aura pas de deuxième vague, cette autre divagation née dans l’imagination des experts conseillant le pouvoir. Maintenant, la question est de savoir si l’on va retrouver la 7ème Compagnie, je veux dire la grippe annuelle qui a mystérieusement disparu des statistiques françaises de mortalité, comme le révèle l’article de notre collaboratrice Pryska Ducoeurjoly  que nous avons mis en ligne . Quoi,  c’est pas possible, on aurait  aussi amalgamé ce fléau prétendument dévastateur avec la bonne vieille « crève » hivernale ? Il n’est pas interdit de le penser.  Pour rappel (voir mes infolettres précédentes), certaines études montrent que 80% des syndromes grippaux hivernaux ne sont pas associés au virus Influenza. Et d’autres travaux indiquent que la famille des virus Corona intervient dans 7 à 15% des infections respiratoires qualifiées de grippes. Or celles-ci dégénèrent fréquemment en pneumonies typiques ou atypiques.
 
Tous covidés ?  
Les complications de cette deuxième catégorie, caractérisées par une dyspnée prononcée malgré une faible atteinte pulmonaire et des images thoraciques en « verre dépoli », étaient déjà observées en automne en Italie, mais aussi dans l’Est de la France et aux États-Unis dès le mois de novembre. En Belgique, certains chercheurs ont retrouvé la trace du SRAS-Cov-2 dès le début du mois de février.  Il est par conséquent probable que cette grippe saisonnière un peu inhabituelle rôdait déjà sous nos latitudes depuis un bon bout de temps. Et donc que son taux de létalité – évalué pour l’instant à 0,5% en étant parti de 5 % – devrait encore être revu à la baisse grâce à  l’augmentation des tests sérologiques. L’autre jour, je discutais avec ma vieille voisine de 78 ans qui avait dû se faire amener en ambulance fin octobre et qui m’a raconté ses symptômes : si ce n’était pas un Covid, c’était très bien imité !  Une amie m’a également parlé de sa grippe de janvier accompagnée de pertes de goûts et d’odorat, deux signes cliniques qui ne sont pas particuliers au Covid mais qui ont été maintes fois signalés cette année.  Moi-même, je me souviens avoir été sérieusement grippé au début de l’automne, période où je suis assez sensible parce que c’est la pleine saison des acariens et que ce contexte environnemental (les premiers froids +  l’omniprésence des arachnides ) réveille un  douloureux traumatisme de ma prime enfance. Je me rappelle m’être réveillé plusieurs nuits essoufflé et avoir dû faire des exercices de cohérence cardiaque pour réguler ma respiration et retrouver le sommeil. Bref, on peut se demander si beaucoup d’entre nous n’ont pas été « covidés » sans le savoir et si cette étiquette n’a pas été collée – en sus de tous les autres diagnostics abusifs et du gérontocide commis dans les EPAHD –  sur la très traditionnelle grippe annuelle. Pryska va essayer de retrouver la 7ème compagnie et nous vous tiendrons au courant.
 
La jugeote de mon coiffeur
En attendant que les chiffres parlent, il faut bien endurer la prolongation du Corona Circus et se farcir le dernier numéro de ce spectacle navrant, celui de la paranoïa grotesque nous incitant, voire nous contraignant, à bien garder nos distances et à porter un masque pendant le déconfinement. Hier, j’ai enfin pu retourner chez le coiffeur. Respect des consignes oblige, Umberto m’attendait affublé d’un masque blanc très élégant mais il ne m’a pas demandé d’en mettre un. Cool, j’aurais été capable de faire demi-tour et d’attendre encore jusqu’à l’été avant de me faire couper les tifs.  Son indulgence m’a soulagé car si le port des cheveux longs m’a rappelé ma jeunesse sixties et seventies, je commençais à en avoir marre de les avoir dans les yeux. Engageant la conversation, j’ai demandé à mon figaro s’il se souvenait avoir déjà « chopé » le rhume ou la grippe d’un de ses clients. « Jamais en 25 ans de métier, m’a-t-il répondu, car j’ai une bonne immunité et je ne tombe jamais malade ». Intéressant, non, ce témoignage attestant que des centaines, voire des milliers de contacts rapprochés avec des porteurs de microbes n’ont aucune influence sur un terrain robuste ?  Encouragé par son bon sens, je lui ai parlé de la controverse Béchamp/Pasteur et lui ai dit que moi, je ne croyais pas du tout à la contagion. Que j’y croyais si peu que j’étais prêt à passer tout un mois en compagnie d’une jolie covidée et à l’embrasser à longueur de journée, avec la certitude de ne rien attraper. Ça l’a bien fait rire et il a eu cette réplique épatante : « Logique que tu n’attraperas rien puisque tu auras pris ton pied sans penser à autre chose ». Franchement,  en entendant ça, je me suis dit que la  compréhension de la santé était bien plus répandue dans les salons de coiffure que dans les facultés de médecine. Car les médecins, il ne faut pas trop compter sur eux. Après avoir pleuré sur la pénurie des masques, ils sont nombreux  – j’ai reçu beaucoup d’échos allant dans ce sens – qui l’arborent en consultation, l’imposent à leurs patients et leur conseillent de le porter en permanence. Mais bon sang, leur arrive-t-il encore de réfléchir et de lire autre chose que les slogans officiels ? Voici à leur intention, mais aussi à la vôtre, trois bonnes raisons de ne pas porter cet objet ridicule et de le jeter à la poubelle. (*)

  1. Le masque, ça ne protège pas

    Quand il n’y en avait pas assez, les politiciens et les experts nous disaient que les masques ne servaient pas à grand-chose. Maintenant qu’une industrie locale a été relancée et que les pays à bas coût salarial inondent le marché, les mêmes nous certifient que les bouts de tissu ou de plastique protègent efficacement. Qu’en est-il exactement ? En fait, il n’est pas scientifiquement démontré que le port du masque présente un quelconque intérêt sanitaire.Des citoyens canadiens ont passé en revue la littérature médicale et ils n’ont trouvé aucune évidence plaidant pour le port du masque. Voici le « rapport technique » où ils ont compilé les études prouvant plutôt  le contraire. De son côté,  sur le blog où il déconstruit méthodiquement  le « mythe infectieux », le scientifique David Crowe a pris la peine de lire les quelques études favorables au masque et a trouvé qu’elles étaient entachées de biais de confusion, notamment le fait que les groupes contrôles étaient  composés d’individus en meilleure santé que les groupes observés. Sa conclusion ? « Il y a une large évidence contre le port du masque par la population générale, généralement vu comme inefficace et pouvant contrarier les autres mesures préventives». David Crowe a aussi retrouvé les opinions formulées par certaines sommités médicales estimant que la propagation du virus ne pouvait pas être freinée par la généralisation du masque. Piquant : il a même retrouvé une déclaration de l’OMS datée  du 6 avril et selon laquelle il n’y a pas de bénéfice avéré à porter un masque en public, ni entre personnes en bonne santé ni lors de leurs contacts avec des gens malades. C’est d’ailleurs sur cette absence de preuve que le Danemark s’est appuyé pour… déconseiller le port du masque !  Seul pays européen à ne pas émettre une telle recommandation, le royaume scandinave a en effet choisi l’option inverse et a dissuadé sa population de sortir masquée.   Le microbiologiste Hans Jorn Jepsen Kolmos, un des experts conseillant le gouvernement danois , l’a justifié ainsi : « Ce n’est pas une question de croire au masque ou pas (…). La position des autorités sanitaires est que, pour l’instant, nous n’avons pas de preuve clinique, scientifique, disant que les masques peuvent protéger efficacement le grand public ». (Journal International de Médecine, 22 mai 2020). Préférer la science à la  croyance, n’est-ce pas raisonnable ?
     

  2. Le masque, c’est mauvais pour la santé

    Ce pavé a été lancé dans la mare par le Dr  Russel Blaylock. Dans un article qui a fait le tour de la toile, ce neurochirurgien  américain réputé déclare carrément que « les masques faciaux peuvent poser de sérieux risques pour la santé » de ceux qui les portent. En premier lieu,  il désigne les personnes âgées fragiles et les personnes atteintes de maladies respiratoires, telles que la bronchite chronique obstructive, l’emphysème ou la fibrose pulmonaire. Pour cette catégorie de patients, le port du masque entraine potentiellement une grave détérioration de la fonction pulmonaire. Cela inclut également les patients atteints de cancer du poumon et les personnes ayant subi une chirurgie pulmonaire, en particulier avec une résection partielle ou l’ablation d’un poumon entier. Mais le Dr Blaylock  va beaucoup plus loin : il estime que les gens en bonne santé masquées sont également à risque car elles  sont  exposées à un risque accru… d’infection !  Des études ont en effet montré que l’hypoxie (baisse de l’apport d’oxygène) peut inhiber les lymphocytes T CD4+, les principales cellules immunitaires mobilisées lors des infections virales. « Cela prépare le terrain pour contracter toute infection, y compris Covid-19,  et rendre les conséquences de cette infection beaucoup plus graves. » Dans son document, David Crowe mentionne aussi deux études  scientifiques accablantes.  La première montre que le personnel hospitalier portant un masque fermé « attrape » plus facilement la grippe  que les autres travailleurs de santé porteurs d’un  simple masque chirurgical.  Les analyses en laboratoire ont confirmé que la pénétration de particules virales était de 97% pour le masque fermé, contre 44% pour les masques médicaux. L’air de rien, voilà encore un immense caillou dans la chaussure de la théorie pasteurienne ! La seconde étude  indique que les soignants (médecins, infirmières, paramédicaux..) engagés dans la bataille contre le Covid-19 ont constaté un accroissement de la fréquence et de la sévérité de leurs maux de tête, symptômes notoires d’un déficit en oxygène.  Sans être versé en physiologie, on peut aisément comprendre que se boucher la bouche et le nez  gêne la respiration et n’est pas sans effets négatifs et contre-productifs. Puisque la recherche scientifique en fournit les preuves, il faudrait détruire les stocks  de masques ou les renvoyer à l’expéditeur au lieu de propager, à grand renfort de propagande, la fausse idée que cet équipement contribue à l’hygiène de vie. C’est exactement le contraire. 
     

  3. Le masque, les médecins s’en passaient bien

    Il y a très longtemps de cela,  à une époque dont on se souvient à peine, c’est-à-dire il y a quelques mois, les disciples d’Hippocrate recevaient ou visitaient leur patientèle sans porter de masque ni de gants, sans éviter les contacts physiques  et sans s’arroser de gel hydro-alcoolique. Depuis toujours, les médecins de terrain affrontent les épidémies sans  protection particulière. Tombaient-ils malades pour autant ? Évidemment que non ! Ces dernières années et surtout dans mon infolettre  du 20 mars 2019, j’ai soulevé ce paradoxe : lors des épidémies de grippe, les toubibs ne contractent pas cette infection pourtant considérée comme hautement contagieuse.  Ils devraient tomber comme des mouches, succomber massivement à l’agent viral qu’ils côtoient tous les jours,  s’aliter à leur tour et déserter leurs cabinets, mais non, ils restent au poste et ne semblent nullement affectés par l’ « ennemi invisible ». Si c’était le cas,  ça se saurait car il manquerait cruellement de praticiens lors des pics hivernaux de syndromes grippaux. Question à la hiérarchie de l’église pasteurienne :  comment expliquez-vous ce grand mystère de votre foi ? Question subsidiaire :  comment expliquez-vous que le Covid-19, contrairement à ce qui est rabâché dans les médias, ait fait si peu de victimes dans le corps médical ? Depuis le début de la « pandémie », le château de cartes de la théorie du germe craque de toute part et le virus à couronne est en train de révéler que la contagiosité est une absurdité sans fondement : le microbe ne peut absolument rien sur un terrain suffisamment sain. Heureusement, il y a des médecins qui en prennent conscience. Et d’autres qui le pensaient déjà tout bas et qui osent désormais l’affirmer très haut. Le Dr Jean-Michel Crabbé est de ceux-là. Collaborateur occasionnel de la revue Néosanté et auteur du livre « Tempête sur le diabète », ce généraliste de Besançon n’a guère apprécié l’injonction à se masquer et il a pris sa plume pour le faire savoir au Conseil de l’Ordre. Ci-dessous, je partage et reproduis sa lettre car elle pose bien le débat et contient quelques arguments percutants. Face à la tuberculose, les médecins d’antan étaient également et curieusement « immunisés »  bien qu’il combattaient sans rien  – à mains, bouches et narines nues  – le très contagieux bacille ! Voilà le genre de prises de parole qui font réfléchir et qui pourraient, si elles se multipliaient,  faire vaciller la dogmatique médecine académique emprisonnée dans ses croyances  d’un autre âge. Il n’est que temps, comme nous tous,  de la déconfiner complètement !

Yves Rasir

 

Dr Jean-Michel CRABBÉ
Qualifié en Médecine Générale et biologie appliquée aux sports
21 C, rue Jean Wyrsch
25 000 Besançon
tél : +33 3 81 50 39 93 – gsm : +33 6 80 20 32 48
Conseil de l’Ordre des Médecins du Doubs,
Copie : M. Pierre Laurent, L’Est Républicain,
Besançon, le 13 mai 2020

 

Monsieur le président, mes chers confrères,

Dans le contexte épidémique covid-19, j’ose rappeler des faits incontestables qui devraient être connus de tous à propos des épidémies.
Au début du XXe siècle, au plus fort de l’épidémie de tuberculose, un confrère a écrit ceci : « Au sanatorium de Bligny, où tout le monde vit en promiscuité avec les malades, le Dr Guinard n’a jamais vu, ni dans le personnel, ni dans les familles du personnel, un seul cas de tuberculose pouvant être attribué à une contamination dans un service du sanatorium. » (Larousse médical illustré 1924, page 1258/1400).
Dans les années 1920, le personnel médical soignait les tuberculeux sans gants, sans masques, sans matériel à usage unique, et il n’était pas contaminé. Après la Deuxième Guerre mondiale, alors que l’épidémie régressait, les autorités sanitaires ont présenté la tuberculose comme une maladie très contagieuse, imposé des règles sanitaires rigoureuses, et rendu obligatoire la vaccination par le BCG sans apporter la preuve de son utilité (La Recherche, n° 356, septembre 2002).
En 2003, dans un service parisien de patients immunodéprimés, un cas de tuberculose très contagieuse chez un soignant n’a donné lieu à aucune contamination parmi les 180 patients très fragiles et les membres du personnel soignant exposés (BEH n° 10-11, 18 mars 2003).
Comme une majorité écrasante de mes collègues et du personnel soignant, j’ai exercé 45 ans dans le milieu médical sans protections particulières, j’ai traversé des dizaines d’épidémies de grippe très contagieuses sans vaccin, sans jamais être contaminé par la grippe ou par aucune autre maladie transmise par un patient. Comme mes collègues, j’ai constaté que la majorité des maladies infectieuses ne sont absolument pas contagieuses et que dans les familles, il y a rarement plus d’un malade à la fois. Nous sommes tous exposés quotidiennement à des milliards d’agents infectieux sans jamais contracter la moindre maladie, y compris à un âge très avancé.
L’histoire des grandes épidémies (Pr J-Ch Sournia, revue du Palais de la découverte – Vol. 15 – N° 146) nous enseigne que les phénomènes de contagion – peste, choléra, tuberculose, etc – n’ont jamais respecté les lois statistiques que nos épidémiologistes utilisent pour justifier des règles de confinement et d’hygiène à toute la population.
Il est amplement démontré que la notion de contagion pastorienne, qui fait la loi aujourd’hui, est inexacte et appliquée sans aucun discernement. En pratique, le terrain est essentiel.
De nombreux facteurs fragilisent un individu. Certains sont endogènes comme l’âge, les spécificités génétiques, les antécédents, les carences, l’hygiène individuelle. D’autres facteurs sont exogènes comme les stress physiques, l’épuisement professionnel et le travail de nuit, l’exposition à des toxiques et la pollution atmosphérique, les effets secondaires de médicaments ou de vaccins. Même un stress psychologique diminue l’amplitude respiratoire, provoque une stagnation de l’air alvéolaire et favorise la pullulation du bacille de la tuberculose et d’autres agents infectieux comme ce coronavirus.
Depuis très longtemps, on sait que la meilleure vaccination, c’est un ou deux ans d’allaitement maternel, grâce auquel la mère transmet ses propres cellules immunitaires à l’enfant qu’elle allaite (Pouvert C. et coll., Immunologie fondamentale et immunopathologie, Marketing, 1991).
La situation actuelle est une perversion de la médecine, une maltraitance de populations entières privées de véritables soins et livrées au pouvoir arbitraire, non des médecins de terrain expérimentés, mais de l’administration et de la police. Cette fausse conception des épidémies et de la contagion est le prétexte à la mise en place d’un système répressif à l’échelle de la planète. Ce système maltraite les jeunes, les travailleurs, les personnes âgées, il réduit l’humanité en esclavage, il neutralise les relations sociales et familiales indispensables à la vie et crée une hystérie collective.
Aujourd’hui, les hommes sentent que notre société va mal, et ils ont peur. Le non-sens règne partout avec le scientisme, le consumérisme, l’inversion des valeurs traditionnelles, la violation des lois de la nature, la perversion de la notion de famille et de communauté. Le respect des lois naturelles, cela s’appelle la Sagesse, et quand l’humanité viole la Sagesse, elle se met en danger. Alors, avec ou sans confinement, l’humanité s’expose à être ravagée par une épidémie.
Recevez mes meilleures salutations confraternelles,

Dr Jean-Michel Crabbé

Ce que l’on croit agit sur notre cerveau

portrait de Yves RasirDésolé de vous décevoir, mais il n’y a aura pas  d’infolettre signée de  ma main  cette semaine. Je m’étais embarqué dans sa rédaction hier après-midi mais  j’ai fait une sorte de mini « burn-out »  qui s’est prolongé ce matin : pas moyen de mettre mes idées dans le bon ordre, de rédiger avec fluidité et de vous proposer un texte me donnant satisfaction. Blocage provisoire ? Saturation  durable ?   Ce qui m’a peut-être inhibé, c’est que je dois plancher à fond sur la revue  Néosanté du mois de juin et que je ne suis pas très avancé : or comme c’est mon gagne-pain,  je lui donne priorité. On verra bien si je  retrouve du temps disponible  et un cerveau opérationnel mercredi prochain.  Pour ne pas vous laisser en rade, je vous propose toutefois  en avant-première un extrait de l’interview que nous allons publier dans le prochain numéro. Carine Anselme   a rencontré  le Dr Patrick Clervoy, médecin psychiatre et auteur du livre « Les pouvoirs de l’esprit sur le corps » (éditions Odile Jacob).  Je vous offre les quatre premières questions/réponses de cet entretien et vous allez voir qu’elles ne sont pas sans lien avec l’actualité.  Rendez-vous le 20 mai si tout va bien.  
 

« Ce que l’on croit agit sur notre cerveau »
 

 
Quels sont les pouvoirs de l’esprit sur le corps ? C’est à cette question passionnante que répond le livre de Patrick Clervoy Ce médecin psychiatre, professeur agrégé du Val-de-Grâce, qui fut engagé sur plusieurs théâtres d’opérations militaires, est un spécialiste des phénomènes de traumatisme psychique. De la part de mystère propre à la guérison, à l’actualité brûlante du Covid-19 et du stress qu’il génère, il décrypte pour nous la magie des liens psychosomatiques. Un entretien qui a de l’esprit… et du corps ! 
 
 
En préambule de votre livre, vous écrivez, à propos des mystères de la guérison : « On voit des personnes en bonne santé, sur l’instant d’une forte émotion, déclencher une détresse respiratoire qui met leur vie en danger. » La peur virale associée au Covid-19, attisée par les annonces et les informations à tout-va, ne serait-elle pas capable de provoquer une détresse respiratoire ?
 
En tout cas, il est clair que les émotions intenses peuvent déclencher une mort subite. Parmi les phénomènes (re)connus, vous avez, par exemple, le syndrome de  Takotsubo, dit « du cœur brisé » J’ai ainsi une patiente, en bonne santé physique, dont le mari vient de lui annoncer qu’il veut divorcer ; elle fait une détresse cardiaque brutale. Cette patiente a survécu mais a passé quinze jours en soins intensifs. Il faut savoir que nous n’avons pas, à ce jour, la capacité de dépister si quelqu’un a une fragilité ou pas, ni de comprendre à ce moment-là ce qui se produit… Il y a des maladies pour lesquelles on a très nettement identifié le terrain somatique – c’est-à-dire que notre nature de corps nous rend éligibles à faire tel problème de santé plus que d’autres. Mais là, on ne l’a pas. Autrement dit, même les gens les plus costauds du monde peuvent subir cet effet de surprise d’une défaillance organique provoquée, tout à coup, par un phénomène psychosomatique.
 
Dans votre livre, vous évoquez ces défaillances subites, nombreuses en temps de guerre – sujet qui vous est familier pour avoir été médecin militaire, engagé sur des terrains de conflit (ex-Yougoslavie, Afghanistan…). Qu’en est-il ?
 
Oui, ces phénomènes ont été clairement établis et démontrés par la médecine de guerre. On a ainsi très bien identifié que dans les villes assiégées, il y a des morts par hémorragie digestive brutale. C’est-à-dire que les gens font un ulcère de stress – pour rappel, un ulcère est une nécrose du tissu qui tapisse la paroi digestive (ou n’importe quelle muqueuse). L’ulcère digestif, dans ce cas, est d’apparition brutale ; il se constitue en 24 ou 48 heures. Il ronge tellement la paroi abdominale qu’il va atteindre le tissu artériel. Il vient donc ouvrir une artère, et le sang jaillit dans le tube digestif – c’est une hémorragie interne et la mort intervient en quelques heures. Autre exemple, pendant la Seconde Guerre mondiale, lors du siège de Stalingrad, on a décrit chez des soldats allemands, jeunes et en bonne santé, une épidémie de décès par infarctus  du myocarde ; à l’autopsie leurs artères coronaires étaient saines.
 
Vous décrivez également l’effet délétère du stress, notamment à travers le phénomène du karōshi, bien connu au Japon, en lien avec un surmenage et une pression trop intense souvent associés au travail, provoquant une mort subite pas arrêt cardiaque, AVC, mais aussi par suicide… 
 
C’est la même chose ! Je travaille beaucoup autour du phénomène de stress. Le stress est un état d’alarme intense de l’organisme face à une agression à laquelle on n’est pas préparé et à laquelle on se retrouve exposé trop longtemps. Par toute une série de neurotransmetteurs (adrénaline, noradrénaline…), ce stress va perturber des équilibres, notamment au niveau des surrénales et du cycle du cortisol. Donc, pour sauver ces gens-là, il faut leur donner massivement du cortisol. Cela affecte aussi le système dopaminergique ; la dopamine est l’ultime remède pour essayer de faire repartir le cœur épuisé. Le stress va déclencher plusieurs phénomènes, dont un effondrement du système immunitaire. Je vous partage une chose qui me révolte. J’ai pris en charge des militaires ayant mené des opérations de guerre ou des missions de maintien de la paix. En ex-Yougoslavie, ils étaient, eux-mêmes, pris au piège d’une ville assiégée : les Casques bleus n’ont pas le droit de riposter à un tir ennemi (il faut demander la permission à l’ONU), mais l’ennemi ne se gêne pas pour tirer. Il a ainsi été décrit une surmortalité des Casques bleus par suicide, mais aussi par infections psychosomatiques. Or, un Casque bleu qui a assisté impuissant, à Sarajevo, aux bombardements et a été, lui-même, menacé par l’ennemi, s’il a déclenché un ulcère de stress, eh bien, il n’est plus pensionné aujourd’hui, parce qu’on dira qu’il a fait une infection par Helicobacter Pylori (bactérie responsable) ! Sauf que cette infection est venue d’un effondrement des défenses immunitaires, qui n’est rien d’autre que l’effet d’un exposition prolongée à un stress violent.
 
Vous avez dit un mot-clé : il assiste « impuissant ». Ce qui me frappe avec le Covid-19, c’est qu’à travers ce confinement imposé, on nous a contraints à une forme d’impuissance, un figement dont on sait, études à l’appui, qu’il peut rendre malade…
 
En tout cas, c’est mettre du mal sur le mal. Il suffit de se remémorer le film Mon oncle d’Amérique, réalisé par Alain Resnais, dans lequel le professeur Henri Laborit (que j’ai bien connu) met en parallèle ses expériences sur les rats, avec ce que les personnes peuvent vivre en société, et notamment les effets délétères de l’inhibition de l’action pouvant mener à des somatisations – si le rat est dans une passivité contrainte, qu’il ne peut pas fuir le danger, en l’occurrence des chocs électriques, il meurt de stress. Dans le cadre de cette pandémie, je milite pour que nous ne soyons pas impuissants. J’ai notamment réalisé des contributions sur le site de mon éditeur, Odile Jacob (voir section « Idées pour aujourd’hui et pour demain »). Parmi celles-ci, nous avons développé, avec l’urgentiste Hughes Lefort, la notion de Citoyens experts pour sortir de ce sentiment d’impuissance. Ré-agir. Sans rentrer dans les détails, que vous trouverez en ligne, si chaque individu est un acteur contre la pandémie (via, par exemple, les gestes barrières), c’est un levier de force considérable. Il ne faut donc pas nous regarder comme des gens impuissants, mais comme des acteurs de la sauvegarde de tout le monde. C’est une piste essentielle pour sortir d’une situation de passivité à laquelle on nous a contraints. Plus largement, n’oublions pas que les changements de société les plus importants sont provoqués par des crises. La crise est un processus dynamique. Elle mobilise toutes les composantes de la société pour inventer des réponses qui n’existaient pas avant. 

Dingue : le Covid a fui les fous !

portrait de Yves RasirDans mon billet du 29 avril, je vous racontais la folle histoire du SMON, cette maladie qui a défrayé la chronique durant les années 60 au Japon (surtout) et dans quelques autres pays occidentaux (un peu).  Pendant 10 ans,  les experts patentés  ont cru que c’était une pathologie infectieuse et contagieuse avant qu’un modeste pharmacologue nippon ne découvre la vérité, à savoir la surconsommation du médicament anti-diarrhée Clioquinol.  Comment le  Dr H. Beppu a-t-il pu mettre au jour ce qui avait échappé à tous les chercheurs de microbe ?  Eh bien, précisément, en ne suivant pas cette  seule piste et en examinant d’autres causes possibles, comme tout épidémiologiste devrait le faire.  Malheureusement, l’histoire se répète et la science épidémiologique fait preuve en ce moment du même aveuglement : elle incrimine exclusivement l’agent viral et balaie toute autre explication potentielle. Bien qu’elle n’ait toujours trouvé nulle part   – ni en Chine, ni en Italie, ni en France ou en Belgique, ni partout ailleurs – de patient 0 à l’origine des chaînes de transmission, elle nous impose son apriorisme pasteurien : c’est forcément le coronavirus qui provoque le Covid-19 puisqu’on vous le dit !  Et si on faisait le boulot que les scientifiques ne font pas ? Et si on dressait un « portrait-robot » de la victime pour vérifier qu’elle est bien  décédée – ou pas –  sous les coups de l’agresseur microscopique ? Laissons de côté la contamination car une écrasante majorité des contaminés  (80 à 90 %) ne manifestent aucun symptôme.  Focalisons-nous sur le profil des personnes prétendument tuées par le fragment d’ARN circulant dans l’environnement.   Ci-dessous, j’ai rassemblé une quinzaine de caractéristiques du « covidécédé » qui mettent à mal la culpabilité coronavirale.
 
1) Ce n’est pas un bébé
 
Comme je l’ai déjà plusieurs fois souligné,  il n’y a pas de bébé décédé du Covid-19. Deux décès de nourrissons ont  été signalés aux États-Unis mais ce ne sont que des exceptions hypothétiques exigeant investigations approfondies. L’une a d’ailleurs été démentie. Le coronavirus est tellement clément qu’il se fait à peine remarquer chez les nouveau-nés chez qui il est détecté.   Selon une étude récente (The Lancet, 27 avril) portant sur  une cohorte de… 14 enfants de moins de 3 mois admis en pédiatrie pour suspicion clinique de Covid-19 (fièvre et/ou toux),  le prélèvement nasopharyngé a révélé la présence du Sars-Cov-2 chez 5 d’entre eux.  Aucun symptôme respiratoire n’a été constaté et l’évolution a été rapidement favorable dans tous les cas, sans qu’il soit besoin de passer par une unité de soins intensifs.   Un agent infectieux impitoyable qui se détourne des proies les plus vulnérables, c’est pour le moins curieux. Et totalement incompatible avec la théorie du germe.
 
2) C’est très généralement un vieil adulte déjà malade
 
Inutile d’insister non plus sur  cette vérité solidement étayée :  les très vieilles  personnes forment le contingent  très majoritaire des « covidécédées » .  Les + de 65 ans ont 70 fois plus de risques de mourir !  Selon une importante étude anglaise qui vient de sortir, le risque de décès est 180 fois plus élevé chez les plus de 80 ans que dans la tranche 18-40 ans : quelle incroyable fossé des générations !  L’âge est tellement prépondérant  qu’il en vient à éclipser le poids des maladies associées, pourtant présentes chez 98% des trépassés. Mais ni l’âge ni les comorbidités ne suffisent à éclairer les différences de létalité entre régions. Dans les départements français d’Outremer, la population est  sénescente et la prévalence des pathologies sous-jacentes (diabète, obésité, hypertension…) y  est plus élevée qu’en métropole. Pourtant,  le virus à couronne  y est très discret.  Cherchez l’erreur !
 
3) C’est plutôt un homme
 
Non content de jeter son dévolu sur les aînés, ce virus  misanthrope frappe préférentiellement les hommes : ceux-ci sont deux fois plus nombreux à finir en réanimation et ils représentent 70% des patients décédés. Certes, la science ne manque pas d’alibis pour justifier cette sélectivité sexiste :   comme l’expliquait déjà Didier Raoult en 2013 , les deux genres ne sont pas égaux face aux maladies infectieuses. Ce serait une question d’anatomie,  d’hormones et de comportements à risque, ceux-ci procédant de celles-là. . Pour le Covid-19, la première explication est cependant bancale puisqu’un poumon masculin ne diffère guère d’un poumon féminin. Les deux suivantes tiennent la route mais il est à noter que chez l’être humain,  le système nerveux et le système endocrinien sont étroitement reliés.  Difficile de dissocier ce qui se passe dans les glandes et ce qui se joue dans le cerveau.  Il est bien connu que les femmes consultent plus souvent leur médecin mais aussi que les hommes s’imaginent facilement en train d’agoniser au moindre pépin de santé, prêts à filer à l’hosto sans passer par la case toubib. Et si  la clé de l’énigme  était cette propension de la gent masculine à paniquer  pour pas grand-chose?
 
 
4) C’est un individu de toute origine ethnique
 
Pathétique :  comme elle ne parvient pas à comprendre que certaines populations et nations  soient beaucoup moins touchées que d’autres, la science médicale se réfugie dans la génétique. Ainsi, des chercheurs belges auraient trouvé un lien entre le polymorphisme du gène ACE1 et l’impact du Covid19.  Plus on  s’éloigne vers l’Europe du Nord,  Centrale et Orientale, plus on trouverait d’habitants porteurs de cette hérédité avantageuse.  Nous, les Européens des pays latins, serions beaucoup moins bien lotis.  Sexiste, mais aussi raciste, le corona ! Sauf que cette théorie se heurte à des invraisemblances :  au vu de la variabilité de mortalité entre régions d’un même pays, ça voudrait dire que les Italiens du Nord sont plus caucasiens que ceux du Sud et  que les Français du Nord-Est sont plus scandinaves que ceux du Sud-Ouest ! L’hypothèse génétique est d’autant plus risible  que l’Afrique est largement épargnée par le fléau et  qu’à l’inverse, les Noirs américains sont surreprésentés dans les statistiques de décès. Pour nous convaincre, les généticiens vont devoir beaucoup pédaler. Mais pour l’instant, c’est dans la semoule.
 
 5) C’est plutôt un citadin
 
C’était déjà visible en Chine :  la Ville de Wuhan a « monopolisé » neuf  victimes  sur dix dans la province de Hubeï. Et ça s’est vérifié dans le reste du monde : le Covid-19 est bien davantage une maladie des villes qu’une maladie des champs. Aux États-Unis, c’est flagrant puisque New-York enregistre près d’un tiers des victimes américaines ! En France, Paris  fut et reste le gros point noir.  Idem en Russie ou Moscou se taille la part de l’ours. En Belgique, Bruxelles s’est tristement distinguée par rapport aux autres régions flamande et wallonne.  Effet délétère des antennes 5 G ? Il n’y en  apas (encore)  dans ma ville alors que la technologie est implantée à Milan ou Monaco, deux villes  très peu « covidées » de ses habitants.  L’influence éventuelle  de la pollution atmosphérique est nettement plus crédible. Et peut-être celle des chemtrails (épandages aériens de polluants) dont je me suis toujours moqué mais dont les signes de réalité commencent sérieusement à me troubler.  Ne nous embarquons toutefois pas là-dedans et retenons seulement  que le virus semble moduler son action selon qu’il évolue dans un  environnement urbain ou rural. 
 
6) C’est plutôt un Occidental
 
Il n’y a pas que le continent africain qui échappe largement aux griffes de la « pandémie mondiale » : comme l’a souligné  dans une de ses lettres mon confrère Jean-Marc Dupuis, le sous-continent indien passe miraculeusement entre les mailles et les entreprises de pompes funèbres  se plaignent plutôt de manquer de clients !  A l’instar de l’Inde et de l’Afrique, un tas de pays asiatiques (Vietnam, Laos, Thaïlande…)  infligent aussi un démenti à  la théorie virale puisqu’ils figurent en queue de peloton dans les tableaux de mortalité par million d’habitants. La densité de population et la promiscuité qui va de pair  ne semblent jouer aucun rôle dans la propagation de l’épidémie et  sa létalité.  Parmi les nations occidentales, il ne faut pas ranger la Russie :  avec ses 3000.000 « cas avérés » , ce pays est le deuxième plus touché au monde. Mais avec à peine 3 000 victimes, il affiche un excellent bilan. Bien sûr, la presse d’ici s’est empressée de soupçonner le « régime Poutine » de truquer les chiffres officiels, notamment en ne comptabilisant pas toutes les pneumonies comme des « Covid », ce qui relève pourtant du plus élémentaire discernement. À la psychose du virus, les médias occidentaux ajoutent la méfiance envers l’avis russe et la vie russe. Pas morte, la propagande atlantiste….
 
7) C’est plutôt un Américain
 
La situation en Russie est d’autant plus intrigante qu’elle contraste dramatiquement  avec celle qui prévaut aux États-Unis : chez l’Oncle Sam, on a pulvérisé tous les records de mortalité ! Et chose très étrange,  la proportion de jeunes « covidés » y est beaucoup plus élevée qu’ailleurs !   Selon les rapports des CDC (Centers for Disease Control and Prevention),  65% des personnes hospitalisées avaient moins de 55 ans et 20% appartenaient à la tranche  20-44 ans. L’épidémiologiste John Ioannidis a calculé que les moins de 65 ans américains  représentaient 20 à 30%  des victimes, contre 5 à 9% en Europe.  Certes, le risque demeure négligeable puisque le taux de létalité  dans cette catégorie d’âge ne dépasse pas 1% aux USA, mais c’est le double de celui enregistré en moyenne dans 8 pays européens, soit 0,5% ! Il faut croire qu’en traversant l’Atlantique, le coronavirus a gagné en virulence ou que les gènes des citoyens étatsuniens ont  brutalement muté en quelques siècles,  défiant ainsi le temps long de l’évolution…
 
8) C’est une personne « allopathisée »
 
Rassurez-vous, je ne vais pas m’appesantir là-dessus:  ça fait  maintenant quatre mois que  j’énonce cette évidence de la médicalisation iatrogène menant au cimetière : ça commence par une aspirine ou du paracétamol qui répriment la fièvre guérisseuse, ça se poursuit par le prescription d’ antiviraux  toxiques ou   d’anti-inflammatoires  attisant les orages de cytokines, et ça se termine aux soins intensifs  où l’oxygénation par intubation échoue dans  50%  des cas. Beaucoup plus indiqué, le protocole« Raoult » a fait ses preuves puisque, si je ne m’abuse,  le centre  des maladies infectieuses marseillais n’a enregistré que 5 décès. Le professeur au look druidique a toujours dit que l’hystérie régnant à Paris trahissait une « totale déconnexion de la réalité ».  Un jour, il faudra aussi se pencher sur les succès obtenus grâce aux thérapies naturelles. En Belgique, les médecins pratiquant l’endobiogénie (correction des déséquilibres à l’aide de plantes et d’huiles essentielles) ont revendiqué de bons résultats. En France,  une vidéo a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux : on y voit le Dr Claude Allègre, grande spécialiste de l’argile, affirmer que 15 patients traités de cette manière ont été guéris en quelques heures, débarrassés de tout symptôme. Les autorités françaises viennent de mettre en garde contre de telles approches alternatives qualifiées, comme il se doit, de « dangereuses dérives sectaires ». Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pourtant aucune victime à déplorer chez les « covidés » ayant confié leur santé à la force curative de la nature.
 
9) C’est plutôt une personne confinée
 
Fallait-il confiner les bien-portants pour endiguer la pandémie ?  Même  dans les médias mainstream, cette question commence à être posée : c’est dire si  la vérité  ne peut plus être dissimulée et si l’imbécilité criminelle de cette mesure  devient difficilement niable.  Il y a deux mois,  la Suède ou les Pays-Bas faisaient figure de parias qui allaient traitreusement ruiner les efforts des autres pays pour « aplatir la courbe ». Aujourd’hui, on se penche sur leur modèle de « confinement intelligent » et on se rend compte qu’il a été très performant, les hôpitaux n’ayant jamais été débordés et  le nombre de victimes par rapport à la population  étant nettement inférieur à ce qu’il est dans les pays drastiquement confinés, comme la France ou la Belgique. Dans cette vidéo, le cancérologue et statisticien  Gérard Delépine en fait la cruelle démonstration. En Suède, la politique du gouvernement a été inspirée par le virologue Anders Tegnell, qui a répondu la semaine dernière à une interview virtuelle  internationale. Il y raconte qu’il a dû résister aux pressions européennes mais également  batailler contre d’autres experts   prédisant une implosion du système de santé et prophétisant des dizaines de milliers de morts. Pourquoi avoir tenu bon ? « Parce que le confinement ne fait que renforcer la peur » a répondu Anders Tegnell. Un discours apaisant et des actes rassurants : et si c’était ça, le secret  suédois ?
 
10) C’est probablement un vacciné
 
Ne croyez pas que nous perdons notre « suspect » de vue : la piste vaccinale, explorée dans le Néosanté du mois de mai,  est au contraire le principal facteur qui nous paraît pouvoir expliquer les flambées épidémiques localisées.  Malheureusement, la journaliste qui suit cette piste pour nous doit interrompre ses activités pendant un mois, pour raison privée.  Mais des informations intéressantes continuent à arriver.  Ainsi, il s’avère que l’Italie a été le théâtre de grandes campagnes anti-grippales depuis le mois de septembre. Et que le vaccin employé – appelé VIQCC – est un nouveau modèle  « quadrivalent » très différent des précédents. Et que la ville de Bergame, épicentre du fléau dans la péninsule, a lancé deux vaccinations massives dans les deux mois qui ont précédé la tragédie survenue en Lombardie. Dès le mois de janvier, le Dr Alex Vasquez avait lancé l’alerte sur les risques de ce nouveau vaccin produit sur culture de cellules animales. Selon Sara Cunial, la courageuse députée qui rue dans les brancards à la tribune du parlement, 40% des Italiens décédés du Covid  auraient été  vaccinés avec ce cocktail antigrippal.  Dans la plupart des pays riches, 50% des + de 65 ans sont vaccinés chaque année contre la grippe saisonnière. Et le pourcentage de 90% est souvent atteint dans les maisons de retraite. On doit plus que jamais s’interroger sur le bien-fondé de l’immunisation artificielle et sur ses dangers dissimulés.
 
11) C’est le plus souvent une personne testée
 
Parmi les décès attribués au coronavirus, bon nombre l’ont été sans même qu’un test soit effectué. En Belgique, ce sont ainsi  plus de 4.000 morts – sur un total de 9.000  –  qui ont été  comptabilisés parmi les victimes du Covid malgré l’absence d’examen pre- ou post-mortem.  Mais force est de reconnaître qu’une légère majorité des « covidécédés » ont été rangés dans cette catégorie sur la base objective d’un test PCR (Polymérase Chain Reaction). Et alors, qu’est-ce que cela prouve ? Absolument rien. Comme je vous l’ai signalé d’emblée, l’inventeur même de la méthode, le Prix Nobel de Chimie Kary Mullis, considérait son invention comme inadaptée au repérage de virus infectieux, et encore moins à la mesure de la charge virale.  Cette technique peut seulement déceler des séquences génétiques de particules pouvant être également des résidus de protéines et toutes sortes d’impuretés.  Il semble aussi que les kits de détection réagissent à tous les types de coronavirus (qui abondent dans nos organismes en hiver), et pas seulement au SARS-Cov-2. Les faux cas positifs ont  donc certainement été légion ! Dans le mensuel Néosanté de juin, nous allons publier un dossier qui expédie par le fond la PCR et sa prétention à établir un lien de causalité entre  un agent viral et  la pathologie qui lui est imputée. C’est la traduction d’un article explosif publié sur son blog par un brillant scientifique américain. En attendant, je vous invite, si vous ne l’avez pas encore fait, à visionner cette vidéo tournée en Tanzanie : on y voit le président de ce pays expliquer que ses services ont envoyé au laboratoire national des échantillons prélevés sur des plantes, des animaux, et même de l’essence. Surprise :  la PCR a établi que les chèvres et les papayes (la pulpe, pas la pelure)  étaient porteuses du coronavirus ! Et pourtant, souligne ironiquement le président, les biquettes se portent très bien et les fruits sont en train de mûrir  tranquillement sans mourir. À partager sans modération ! Je vous incite aussi à lire cet article relatant ce qui s’est passé tout récemment à Madagascar. L’Institut Pasteur avait alerté sur 67 cas positifs mais les autorités malgaches ont exigé une contre-expertise. Résultat : plus que 5 « cas avérés ». C’est dire le sérieux de la PCR, qu’on devrait rebaptiser Patascientifique Canular Récurrent. Mais un canular qui peut parfaitement fabriquer une pandémie de peur et angoisser à mort les diagnostiqués…
 
12) C’est plutôt un non-fumeur
 
C’est assez incroyable mais tout à fait incontestable :  la funeste habitude tabagique prémunit puissamment du Covid-19 !.   Qu’elles soient chinoises, françaises ou américaines, toutes les enquêtes montrent  que la proportion de fumeurs parmi les patients hospitalisés était  nettement inférieure  à celle que les chercheurs auraient dû trouver.  Par exemple, sur  343 malades hospitalisés à la Pitié Salpétrière, à Paris,  5 % seulement fumaient quotidiennement alors  qu’un quart de la population française est accro à l’herbe à Nicot. Aux États-Unis,  une enquête a identifié 1,3 % de fumeurs sur 7000 malades covidés alors que 10 fois plus de personnes fument dans ce pays !  Explication ? On a déjà droit à toutes sortes d’hypothèses abracadabrantes, comme un effet anti-inflammatoire de la nicotine ou un mécanisme physiopathologique empêchant la diffusion du virus dans les voies respiratoires inférieures. L’effet antistress des « pauses cigarettes » et du tabac en tant que tel, aucun scientifique n’ose en parler : trop médicalement incorrect ! Pour ma part, je n’ai aucune réticence à imaginer que le « yoga respiratoire » pratiqué par les fumeurs réguliers soit le véritable  secret de leur faible sensibilité à l’infection coronavirale. La peur s’envolerait-elle avec la fumée expirée ?   
 
13) C’est plutôt un non-sportif
 
Avez-vous remarqué ? Aucun sportif dont c’est le métier ne semble être décédé du Covid-19.  Parmi les stars dont la presse people a raconté le calvaire pneumopathique, je n’ai pas trouvé non plus d’athlètes  professionnels.  Docteur Sport fait des merveilles en général et ses vertus particulières pour les poumons se vérifient à l’occasion de l’épidémie.  Selon les scientifiques américains  qui ont établi la corrélation, les sportifs infectés seraient davantage protégés de la  détresse respiratoire  aiguë grâce  à un antioxydant fabriqué naturellement par les muscles. Les militaires ne sont pas des pros de l’effort musculaire, mais il est notoire que l’entretien de leur forme physique fait partie de leurs obligations. Or avez-vous suivi la saga du porte-avions Charles de Gaulle ? Sur les 1500 membres de l’équipage,  940  ont été testés positifs. Une bonne moitié des soldats  ont présenté des symptômes mais  20 seulement ont dû recevoir des soins et un seul  s’est retrouvé en réanimation, sans que mort s’ensuive. Après le Diamond Princess et ses croisiéristes vieillissants, le navire de guerre français fournit la démonstration que des jeunes gens habitués à ne pas paniquer n’ont guère à craindre de l’infection au SARS-Cov-2. Ce dernier  n’a visiblement pas de prise sur les  corps sains soumis à une activité intense.
 
14) C’est plutôt une personne en surpoids
 
A contrario,  la surcharge pondérale pèse d’un grand poids dans la mortalité attribuée au virus.  Les études ont montré qu’un surpoids important  augmente fortement le risque de développer une forme  sévère  de Covid-19 et  qu’il est un facteur de très mauvais pronostic vital. Aux  États-Unis, où plus  d’une personne sur trois (36%) est obèse, l’embonpoint est même désigné comme le principal facteur aggravant et celui qui a conduit beaucoup de jeunes hommes et femmes aux soins intensifs.  Mais le même constat a été fait en Europe, où beaucoup de lits de « réa » étaient occupés par des personnes en surpoids prononcé. De nombreux mécanismes peuvent expliquer la susceptibilité accrue des patients obèses face à l’agent infectieux : les déséquilibres hormonaux, des lacunes de l’immunité et la sédentarité conjugueraient leurs effets pour favoriser le Covid 19 et accroître sa sévérité.  C’est au niveau de l’appareil respiratoire que la faiblesse immunitaire serait la plus problématique, d’autant que la mécanique ventilatoire et la mobilité du diaphragme peuvent être entravées par la graisse abdominale.  Et comme le ressenti de peur affecte particulièrement la respiration, il est (bio)logique que celle-ci soit affectée par la psychose ambiante. C’est ce qui a été expliqué par deux articles publiés dans le Néosanté du mois de mai.

CONCLUSIONS  PROVISOIRES…
 
La démarche épidémiologique consiste à observer les populations affligées par une maladie donnée et à chercher le point commun entre tous les malades.  Malheureusement, elle y arrive très rarement et ne parvient presque jamais à débusquer un lien de cause à effet indubitable  puisqu’il n’y a pas 100% de patients concernés. Par exemple, on ne peut pas dire que  le tabac cause le cancer du poumon  puisqu’environ 15% de cancéreux pulmonaires n’ont jamais fumé.  Il y a une corrélation très nette, le tabagisme est donc un facteur de risque manifeste, mais on ne peut pas parler de causalité. En revanche, il arrive que le lien causal soit clair et évident.  Par exemple, on ne  peut pas nier que les premiers pompiers arrivés par hélicoptère  à Tchernobyl soient morts d’avoir été irradiés : ils ont tous été exposés à un rayonnement ionisant massif et ils  sont tous morts. Par exemple,  le scandale des « bébés Softénon» : toutes les mamans des nouveau-nés malformés  avaient pris ce médicament pour réduire leurs nausées durant la grossesse. Par exemple, le SMON et le Clioquinol. Quid avec le Covid-19 ?  Les indices de la liste permettent d’identifier plusieurs facteurs de risque  mais seuls deux mériteraient d’être qualifiés de causes : les médications/interventions allopathiques  et l’exposition à la panique virophobique générée par les médias. Ce sont clairement deux éléments qu’on peut retrouver dans  100% des décès enregistrés partout dans le monde. Le deuxième  est à mes yeux d’une grande limpidité :  a couru un bien plus grand risque de finir « covidécédé » un individu adulte occidental  de sexe mâle  ayant l’âge d’avoir connu  la période 40-45  et dont les dirigeants et/ou les experts ont affolé la population en  déclarant la guerre  au virus et  en imposant un confinement strict approuvé unanimement par les journaux et les télés.  S’il ne portait pas des œillères pasteuriennes, un épidémiologiste digne de ce nom pourrait même, à mon avis, tracer des courbes parallèles entre le risque de mortalité, le temps passé devant le petit écran et le nombre d’info(x)s anxiogènes encaissées à la minute. Il pourrait mesurer l’exposition à la psychose et mettre en lumière la relation entre le niveau d’angoisse télédiffusée et la probabilité de trépasser, avec ou sans implication virale. Bien entendu, ce type d’étude n’aura jamais lieu.  Mais en a-t-on vraiment besoin ?
 
… ET DÉBUT DE PREUVE
 
Le fait que les bébés passent à travers cette épidémie est déjà une preuve suffisante que la médecine a tout faux. Le disciple de Pasteur le plus dogmatique ne peut avancer le moindre argument sensé pour expliquer ce mystère. L’explication la plus plausible,  c’est que les nouveau-nés et les jeunes enfants sont imperméables à la peur irrationnelle, celle qui  relève, non pas de l’instinct, mais des croyances. L’hystérie virophobique qui s’est emparée du monde adulte n’a pas pénétré leur univers mental. Comme je l’ai écrit dans une infolettre précédente, les plus petits ont la grande chance de ne pas comprendre les conversations des grands et de ne pas capter ce qui se dit à la télé. Of course, les terroristes en blouse blanche, dont c’est la spécialité, vont sans doute nous concocter une théorie loufoque pour tenter d’éclairer l’insolite protection dont jouissent les nourrissons. Et d’autres, qui sont déjà occupés à la faire, vont chercher à faire croire que l’armure enfantine a des failles puisque certains bébés testés positifs manifestent des symptômes semblables à  ceux de la maladie de Kawasaki, une inflammation des artères coronaires. Soyons sur nos gardes, ils vont nous resservir la technique de l’extension diagnostique pour continuer à nous apeurer ! Histoire de leur couper l’herbe sous le pied, je me suis donc mis en quête d’une autre preuve, d’une autre catégorie de population totalement épargnée par le fléau. Et je pense l’avoir trouvée… dans les hôpitaux psychiatriques.
 
Pas de cas mortel chez les « cinglés »
 
Hier, je me suis longuement entretenu avec le Dr Vincent D., administrateur  d’une grande structure regroupant quatre institutions psychiatriques à Bruxelles. Ces quatre implantations représentent pas moins de 420 lits, sans compter  les  malades vivant en appartement et suivis à distance.  Bilan de l’épidémie ? Seulement 15 patients testés positifs par PCR , et aucun d’entre eux n’a dû être transféré car leurs symptômes  grippaux étaient « légers à modérés » ! Pourtant, le Dr D. nous l’ a assuré : «Dans cette guerre, les hôpitaux psychiatriques ont été mis de côté et  complètement oubliés : nous avons pu effectuer 400 tests  en 7 semaines mais nous  manquions de tout le reste : gants, masques, combinaisons étanches, etc. D’ailleurs,  40 membres du personnel soignant ont été contaminés, dont 35 sur un même lieu.  Deux d’entre eux ont été hospitalisés, l’un a été admis aux soins intensifs ». Certes, les malades psychiatriques sont en moyenne moins vieux que les résidents des maisons de retraite, mais ils présentent beaucoup de comorbidités et offrent beaucoup plus de risques de contagion : la plupart sont incapables de respecter les gestes barrières ou la distance sociale et nombre d’entre eux nécessitent des soins très rapprochés. Impossible également de faire porter des masques aux forcenés – une quarantaine dans les établissements gérés par le Dr D. – et aux adolescents perturbés qui ont rejeté cet objet symbolisant l’autorité. De plus, selon le docteur, l’état psychique des pensionnaires s’est sensiblement dégradé durant cette période, avec une augmentation des crises d’angoisse et une tendance accrue à sombrer dans le délire. Alors, par quel miracle les « fous » ont-ils été épargnés par le coronavirus ? Au fil de notre conversation, mon interlocuteur m’a informé qu’il avait des contacts étroits avec des confrères de Strasbourg, épicentre de l’épidémie française, et que ces psychiatres ont aussi constaté le très faible impact du Covid-19, voire l’absence de cas mortel dans leurs établissements.
 
Alibis alambiqués
 
Comment donc justifier que les malades mentaux échappent si aisément au prédateur viral ? D’où vient leur étrange invulnérabilité ? Perplexe mais pas déstabilisé, le Dr D. m’explique que les psychotiques sont généralement  de gros fumeurs et que la nicotine pourrait avoir joué un rôle « si l’hypothèse se confirme ». Il avance ensuite que ces personnes mènent « par la force des choses» une vie plus confinée et que cet isolement social aurait été leur chance. L’interdiction précoce des visites et des sorties leur aurait également profité. Ouais, pas très convaincant tout ça.  Les soignants  mal protégés  (et donc mal « protégeant ») ont  quand même payé « un lourd tribut », tandis que  le confinement hâtif n’a pas empêché les maisons de retraite d’être lourdement touchées. Avec un minimum d’honnêteté intellectuelle, ce genre d’alibi ne tient pas debout. Vu qu’on lui prête contagiosité et dangerosité,  le corona aurait  dû faire au moins quelques dégâts.  Je n’ai pas insisté et j’ai pris congé du directeur, tant je sentais bien que nous n’irions pas plus loin : fonctionnant sous logiciel pasteurien, les psychiatres ne peuvent pas concevoir que la sévérité d’une pathologie réputée infectieuse et contagieuse ait quelque chose à voir avec le psychisme. Ils ne peuvent pas imaginer que les internés ont dû leur salut à leur enferment mental dans un univers parallèle où la psychose externe n’a pas eu droit de cité. N’est-il pas évident  que leur maladie les a prémunis de la folie régnant dans  le « monde normal» ?  N’est-il pas clair que c’est la terreur infligée aux « sains d’esprit » qui a tué beaucoup d’entre eux pendant que les « cinglés » n’en avaient cure ? L’inquiétude des soignants les a inquiétés mais la peur du microbe n’a pas gagné leur conscience.  Hier, un ami m’a déniché le bilan d’un autre asile situé dans l’Est du pays : zéro contamination et zéro décès ! Mon embryon d’enquête ne prétend pas avoir valeur de démonstration. Mais s’il se confirme, dans les semaines qui viennent, que toutes les institutions psychiatriques ont échappé au fléau, les experts qui nous gouvernent devront s’expliquer sur ce mystère. À mon sens,  il sera prouvé que cette  pseudo-pandémie est auto-réalisatrice et qu’elle puise l’essentiel de sa mortalité dans le phénomène d’hystérie collective et dans l’effet létal de la frayeur de mourir.  Pour la prochaine vague de grippe rebaptisée d’un nom plus effrayant, il faudra impérativement songer à protéger la société de ses dingues les plus dangereux, à savoir ceux qui ont semé l’épouvante sur les plateaux télé.

Avec le Covid ? Même pas sûr…

portrait de Yves Rasir Elle a rendu l’âme samedi matin. Si vous avez lu ma lettre de la semaine dernière, vous devinez de qui je parle : ma belle-mère est morte il y a quatre jours après deux mois de séquestration dans sa maison de repos. Deux mois pendant lesquels elle a été privée, à 86 ans, des seules joies que lui procurait encore l’existence, à savoir les visites de sa famille, de sa dernière amie encore vivante et les sorties en compagnie de ses enfants et petits-enfants. Le téléphone ne peut pas remplacer la présence physique car tous les sens, pas seulement l’ouïe, participent au contact social authentique. Les psychologues parlent de « syndrome du glissement » pour décrire le dépérissement accéléré de ces vieilles personnes préférant la mort à cette vie qui n’en est plus une. Lisez par exemple ce témoignage bouleversant pour vous faire une idée de l’enfer que viennent de traverser, et traversent toujours en maints endroits, les retraités confinés. Accablés de solitude, ne voyant plus que du personnel plastifié se protégeant d’eux comme de la peste  et  reliés au monde extérieur par la seule  télévision relatant sans relâche l’hécatombe en cours dans leurs rangs, il coule de source que des milliers et des milliers de vieux ont perdu le goût de vivre et se sont laissés glisser vers la porte de sortie. Il est  abject de nier cette souffrance morale  et de prétendre qu’elle a moins compté que l’agent viral dans la surmortalité enregistrée en avril parmi les aînés. Beaucoup d’entre eux – on parle de 20 à 30 % – ont été comptabilisés comme victimes du Covid-19 sans qu’un test vienne confirmer le prétendu lien de causalité. Chez les autres, le coronavirus détecté  est considéré comme la cause du décès alors que ces personnes en détresse psychique,  terrifiées et souvent déjà très malades ne sont certainement pas mortes DU virus mais  tout au plus AVEC lui.  Mais savez-vous qu’il y a encore une troisième catégorie de patients trépassés, ceux dont le test négatif n’a pas empêché qu’ils soient  rangés parmi les « covidés » décédés ?  Comme je l’avais pressenti aussi, ma belle-maman  en fait partie.
 
Il y a pneumonie et pneumonie
 
Malgré un prélèvement effectué dans les règles et s’étant soldé par un résultat non concluant, la mère de mon épouse, hospitalisée pour une suspicion d’œdème au poumon,  a en effet été comptée parmi les proies du  prédateur SARS-Cov-2.  Sur base de quoi ?  D’un scanner thoracique effectué quelques jours avant sa mort.  Comme je vous l’ai raconté au mois de février, cet examen d’imagerie médicale était déjà  prescrit à tour de bras à Wuhan, présumé foyer initial de la pandémie mondiale. Sans même  parfois procéder au test PCR,  les médecins chinois ont souvent  fondé leur  diagnostic sur les seuls signes cliniques confirmés par ce fameux CT-scan pulmonaire. Un instrument fiable ? C’est ce que nous allons voir. Mais avant de vous livrer les résultats de ma petite enquête,  un petit cours de pneumologie s’impose.  En dehors des cancers, de la tuberculose et des maladies respiratoires chroniques, Il faut savoir qu’il y a deux grandes sortes de pneumopathies aiguës potentiellement mortelles : les pneumonies typiques d’origine bactérienne (haemophilus influenzae, staphylocoques, streptocoques…)  et  les pneumonies  dites atypiques (d’origine bactérienne ou virale). Au scanner, les  premières  ont une forme facilement reconnaissable car l’infection est condensée dans une partie des alvéoles avant de les envahir en cas de complication. Les secondes, nettement plus difficiles à distinguer, se présentent sous l’aspect d’infiltrations diffuses. Le scanner ne montre pas de grosses taches bien blanches  mais des opacités disséminées  dont l’apparence laiteuse  fait penser à du « verre dépoli ». Le COVID-19 appartient à cette catégorie de pneumonies mais il y  en a beaucoup d’autres !  Parmi les bactéries jugées responsables,  il y a notamment la célèbre Légionella, la non moins célèbre Chlamydia et la famille Mycoplasma. Et parmi les virus incriminés, il y a embarras du choix puisqu’on y trouve, entre autres,  les bons vieux Influenza et Parainfluenza, le virus respiratoire syncitial,  les rhinovirus, les virus de type herpès, les adénovirus et donc  les coronavirus, tels ceux qui accompagnent entre 7 et 15% des syndromes grippaux légers, ou de plus dangereux tels celui du SRAS, du MERS et du désormais célébrissime COVID-19. Radiologues et pneumologues doivent compter sur leurs bons yeux et leur expérience pour différencier cette myriade de pathologies atypiques. Mais est-ce seulement possible ?  Le CT-Scan permet-il vraiment de faire le tri ?
 
Ce qui doit se trouver se trouve
 
Pour le savoir, j’ai pris mon téléphone et j’ai appelé le Dr Renaud L. , chef du service pneumologie d’un grand hôpital universitaire belge qui  est aux avant-postes sur le front de la « guerre au virus » et qui a vu  défiler beaucoup de malades. Via l’attaché de presse du CHU, on lui laisse le message et il me rappelle très gentiment. Ce spécialiste réputé est une pointure dans son domaine puisqu’il a publié pas moins de 325 articles scientifiques. À la question de savoir si le Covid-19 ne peut pas être confondu avec diverses pneumonies atypiques, il me répond ceci : « Je pense effectivement que c’est difficile de tirer des conclusions sur base des scanners, que c’est compliqué de faire des distinctions. Les infiltrats Covid sont plus  diffus  mais il n’y a rien d’absolu et ils peuvent être évocateurs, notamment,  d’un infection à mycoplasmes».  Comme j’insiste un peu, il  se répète : « L’analyse des clichés doit être très précise, c’est hasardeux  de distinguer les pneumonies atypiques sur base de l’imagerie.  Nous ne sommes qu’au début et Il faudra faire des études pour vérifier si le Covid-19 a une identité radiologique ne prêtant pas à confusion. Les analyses comparatives devraient bientôt fleurir ». Au fil de la conversation, le Dr L. m’apprend que son université participe à une recherche destinée à voir si l’intelligence artificielle  peut aider à affiner le diagnostic par scanographie car le discernement humain, lui, a ses limites. Le radiologue ou le pneumologue peut supposer mais jamais affirmer avec certitude. En fin de notre entretien, le spécialiste enfonce d’ailleurs le clou : « Ça me paraît difficile de distinguer le Covid-19 d’autres pathologies virales par la seule imagerie médicale. Si je devais parier, je  mettrais en doute notre capacité à le faire. Je ne crois pas qu’on y arrivera un jour. » Merci, Docteur, pour ces franches paroles. Le lendemain de cet interview téléphonique, j’avais rendez-vous en chair et en os avec un autre médecin, le Dr Patricia C, elle aussi pneumologue et mobilisée sur le front dans un hôpital bruxellois. Et tout aussi sympathique que son collègue wallon. Pour commencer, elle me montre sur écran  les différences visuelles entre une pneumonie bactérienne typique et un Covid. Et c’est vrai  que le contraste est net entre un « condensat » et un « infiltrat », même pour un œil non averti. « Et pourrais-je voir un CT-Scan montrant  une autre pneumonie atypique ? »  C’est embêtant car son ordinateur est apparemment infecté par le coronavirus : elle ne trouve que des Covid, encore des Covid et toujours des Covid. En cherchant bien dans sa vidéothèque, elle finit cependant par dénicher un cas  de pneumopathie interstitielle aiguë, une autre forme de pneumonie infectieuse infiltrante. « Vous voyez, dit-elle,  l’infiltration est plus localisée, dans une partie du poumon. Chez les Covid, l’opacité est plus périphérique et  en brouillard, plus « patchi » comme on dit dans notre jargon ». Elle est d’ailleurs étonnée d’entendre que son confrère ne partage pas son assurance. Pour elle, le CT-Scan est un outil de diagnostic différencié précieux. Néanmoins, durant cet entretien d’une heure, elle nous répétera une dizaine de fois que son verdict médical, elle l’a toujours posé « en fonction du contexte ». Ce contexte,  nous précise-t-elle, c’est l’ensemble du tableau clinique des patients…. et la situation de pandémie. Autrement dit, son jugement n’était pas dicté par la seule machine mais aussi par les symptômes observés et la conviction  que ceux-ci étaient provoqués par l’assaillant viral se propageant à tout allure.  En clair, le Dr C. a trouvé énormément de covidés parce que la « crise du Corona » était bien là et qu’il était normal d’en trouver. Bien sûr, je ne suis pas en train de dire que cette praticienne chevronnée s’est laissée abuser par un mirage. Cette année, il y a eu pas mal de pneumonies atypiques visuellement repérables par leur aspect « en verre dépoli ». Mais rien ne prouve indubitablement que le virus couronné a volé la vedette aux autres agents infectieux.  Il est même raisonnable de penser que la méprise fut très fréquente.
 
Wanted virus évaporés
 
En fin d’entretien, la pneumologue nous raconte d’ailleurs un cas à nos yeux très révélateur : «  C’était une femme que je connaissais bien. Hospitalisée pour suspicion de Covid, elle a été diagnostiquée par le radiologue et un autre pneumologue. Mais comme je connaissais son dossier, je savais que cette dame  était porteuse d’une maladie auto-immune appelée  BOOP (Bronchiolitis Obliterans Organising Pneumonia).  Cette pneumopathie non infectieuse peut donner le change et faire croire à un Covid-19. Nous avons prescrit un tout autre protocole de soins, à savoir la cortisone,  et cette patiente s’est rétablie rapidement. »  Percevant comme une contradiction et surpris de découvrir  une pathologie supplémentaire prêtant à confusion, je pose alors ingénument la question  : « Mais alors,  comment pouvez-vous être sûre d’avoir correctement diagnostiqué tous les cas de Covid-19 de patients inconnus de vous ? ».  Réponse : « Encore une fois, le contexte épidémique et les symptômes. Et aussi les guérisons : avec la chloroquine et l’azithromycine, nous avons eu des résultats probants ». Je sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, ce raisonnement ne me convainc pas : en quoi la psychose ambiante et la réussite d’un traitement prouvent-elles le lien causal entre l’agent viral et la maladie qu’on lui impute ? Si c’est ça la science pasteurienne, elle est encore plus mal en point que je l’imaginais. Mais n’accablons pas cette brave doctoresse et allons voir ailleurs si le SRAS-Cov2 n’a pas indûment monopolisé son flair détecteur. Rien de plus édifiant que la lecture du dernier bulletin épidémiologique de Sciensano, l’organisme de veille sanitaire en Belgique. Vous pouvez le parcourir avec moi en cliquant ici.  Vous voyez d’abord en pages 5  et suivantes que la grippe saisonnière s’est littéralement effondrée à la fin du mois de mars.  Il est normal qu’elle s’estompe avec l’arrivée du printemps  mais il est assez curieux que cette infection respiratoire s’écroule totalement et plonge à pic au moment où l’épidémie coronavirale entame son irrésistible ascension.    Le COVID-19 a très visiblement comblé un vide dans les statistiques de syndromes grippaux.  Ce qui est encore plus troublant, ce sont les tableaux figurant en pages 14 et 15 : le premier montre que les infections à RSV, touchant essentiellement les enfants, se comportent exactement comme les années précédentes. En revanche, les trois graphiques suivants témoignent que les affections associées aux adenovirus, au  parainfluenzavirus et au mycoplasma pneumonia se sont brutalement raréfiées en 2020.  Non seulement ils sont beaucoup moins présents cette année, mais ils disparaissent complètement des radars  début avril, à l’instant même où l’épidémie coronavirale bat son plein.  Ils sont où, ces agents infectieux associés à des pneumonies atypiques : en vacances quelque part ? Confinés sur une île déserte ? J’ai sous les yeux un graphique similaire provenant  des CDC américains : il montre  qu’aux États-Unis,  les cas de pneumonies ont chuté dès le mois de janvier et se sont littéralement évaporés à partir de la semaine 9. En France, notre collaboratrice Pryska Ducoeurjoly a consulté les chiffres et constaté que la grippe annuelle avait également fondu comme neige au soleil, et ce dès le début de l’hiver !  Franchement, je pense que Mandrake et David Copperfield peuvent aller se rhabiller : d’un coup de baguette magique, le coronavirus a réussi à escamoter tous les virus rivaux et à les évacuer des statistiques.  Trop fort, le prestidigitateur !
 
La pneumonie la plus redoutable
 
Tout ça pour dire que l’étiquette « Covid-19 » collé sur la dépouille de ma belle-mère – et sur  celles de milliers de seniors assassinés par enfermement  –     me semble plus suspecte que jamais. Tant mes entretiens avec les médecins  que les registres officiels me font pencher pour un diagnostic abusif et infondé. Le corps médical  est tellement obnubilé par le corona  qu’il le voit partout et tout le temps, interprétant symptômes non spécifiques et imagerie ambivalente dans le sens leurs croyances. Si vague de pneumonies il y a eu, rien ne prouve que l’ennemi  numéro un soit impliqué. Pas sûr du tout qu’on meurt DU Covid ni même AVEC lui.  Bon an mal an, les maladies  chroniques ou aigües de l’appareil respiratoire font 11 000 à 12 000 victimes en Belgique. Le bilan actuel de l’épidémie est de 8.000 morts. Combien en restera-t-il quand on aura soustrait, si l’on y parvient,  celles du gérontocide, de la grippe classique et des autres pneumonies ordinaires ou atypiques,  de la frayeur  pathogène et de la médecine itraogène  ? À mon avis, le bilan final devrait flirter avec le zéro décès. À  propos de iatrogénie, j’ai fortuitement découvert un truc incroyable  en me documentant sur les pneumopathies : les pneumonies nosocomiales, c’est-à-dire celles contractées à l’hôpital, sont terriblement favorisées par la mise sous ventilation mécanique aux soins intensifs. Alors que cette infection touche environ 1% des personnes hospitalisées,  elle frappe entre 10 et 30% des patients intubés. Certaines sources parlent même de 40%. Or la mortalité par pneumonie nosocomiale va de 25 à 50% malgré le recours à la grande artillerie antibiotique ! Sachant que la médecine urgentiste a privilégié la respiration artificielle pour mieux protéger les blouses blanches, on ne peut qu’être atterré par de tels chiffres. Le Covid-19 nous enseigne décidément que l’art de guérir contemporain est devenu un art moderne  de faire mourir !

Qui se souvient de la « Coque vide-59 » ?

portrait de Yves Rasir Où en étais-je la semaine dernière?  Ah oui, à la bravoure imaginaire des médecins et infirmières.  Mais ce n’est là qu’une goutte de fake-news dans un océan de désinformation. Du matin au soir,  les médias nous inondent d’infoxs en tout genre pour fabriquer le consentement à notre séquestration prolongée. La plus récurrente, c’est celle du « virus apparu en Chine »  en janvier et ayant brutalement surgi en Italie avant de déferler sur le monde.  Comme je vous l’ai signalé dans mon infolettre du 25 mars,  ce récit est faux puisque les autorités sanitaires italiennes ont reconnu qu’une étrange épidémie de pneumonies atypiques était déjà en cours dès l’automne en Lombardie, dans la foulée de campagnes vaccinales anti-méningites. Et comme je le précisais dans le même billet, le gouvernement chinois soupçonne sérieusement l’agent viral d’avoir migré vers Wuhan au lieu d’en être parti. La moindre des règles déontologiques journalistiques serait de mentionner cette autre version des faits. N’en ayant cure, les préposés à la propagande préfèrent continuer à nous terroriser en manipulant les chiffres de mortalité. Certes, en France comme en Belgique, il y a eu un pic de décès enregistrés fin mars et début avril. Mais ce type de montée en flèche est très habituel pour la grippe saisonnière et rien ne dit que le nombre de morts toutes causes ou par infections respiratoires sera plus élevé en 2020 que les années précédentes. Au contraire, les chiffres des mois d’hiver indiquent plutôt une baisse partiellement « rattrapée » par une hausse printanière. Telle qu’effectuée par ce site français, la mise en perspective des statistiques officielles offre une tout autre vision du décollage des décès.  
 
Un gérontocide programmé
  
Mais qui meurt, au fond ?  Depuis que la décrue s’est amorcée en milieu hospitalier, les comptables macabres se sont rués sur les EHPAD et les maisons de repos pour alimenter leur noir inventaire. Le nombre de vieux confinés dont le trépas est attribué au coronavirus dépasse désormais celui des hospitalisés. Et le « syndrome du glissement », là-dedans ? Sans même parler des euthanasies actives sordidement facilitées par l’autorisation du Rivotril, il est connu des psys que les personnes âgées  privées de contacts sociaux et familiaux perdent le goût de vivre et se laissent volontairement « glisser » vers leur fin dernière. Dimanche, ma belle-mère a été conduite à l’hôpital dans un état désespéré, après un mois et demi d’isolement forcé dans sa maison de retraite. Il lui était interdit de sortir prendre l’air,  même de faire quelques pas dans les couloirs et bien sûr de recevoir des visites. Un jour, elle a fait une chute et est restée plusieurs heures par terre avant d’être secourue. Lorsqu’ils manifestaient leur détresse émotionnelle, les pensionnaires reclus s’entendaient répondre qu’ils pouvaient recevoir une dose supplémentaire de calmants. En pleurs au téléphone, ma belle-maman a plusieurs fois confié à mon épouse qu’elle souhaitait « partir » plutôt qu’endurer  ce régime carcéral plus longtemps.  Testée négativement vendredi dernier, elle a cependant été admise en soins intensifs pour un œdème pulmonaire et placée sous respirateur.  Je crains fort qu’elle y succombe et qu’elle soit  alors cataloguée comme victime du Covid-19, à l’instar des milliers d’autres vieux traités  en lépreux, cruellement sevrés de moments heureux avec leurs proches et même privés de leur présence au moment de rendre l’âme.  Pour moi, les responsables d’une telle barbarie sont les auteurs d’un véritable « gérontocide » et  devraient être traduits séance tenante devant le tribunal pénal international ! Ces tueurs de masse poursuivent cependant leur ignoble besogne et nous font croire à présent que l’hécatombe aurait été pire si le confinement généralisé n’avait pas été décrété. En France, des épidémiologistes  affirment ainsi que l’enfermement des aînés en bonne santé et l’assignation à résidence des bien-portants aurait épargné 60 000 vies. Sur base de quoi ? De modèles mathématiques. Ces mêmes modèles qui annonçaient 2 millions de morts lors de la grippette de 2009 et qui prévoyaient 70 millions de morts cette fois-ci. Commentaire du Dr Marc Girard : "C’est une mystification aussi classique que facile en médecine, quand une mesure (ou un traitement) n’a montré aucune efficacité, d’insinuer que si on ne l’avait pas prise, les choses eussent été bien pires". La seule manière de vérifier réellement si le confinement aura eu un effet positif, c'est de voir ce qui se sera passé dans les pays qui n'ont pas, ou peu confiné. En attendant de pouvoir comparer, les experts confineurs feraient mieux de la fermer. Pas seulement par humilité scientifique mais surtout par décence envers les familles inhumainement endeuillées par la faute de leurs modélisations foireuses. Selon l’OMS et l’Institut John Hopkins, Taïwan aurait dû être dévastée en raison de sa proximité avec la Chine continentale et des 400 000 de ses 24 millions de citoyens qui y travaillent. Or malgré un confinement très « light » (les commerces sont restés ouverts, les entreprises ont  continué à fonctionner),  l’île asiatique  ne comptait mi-avril que 400 cas confirmés et 6 décès. Curieusement, aucun dirigeant occidental n’insinue que ce pays ami trafique ses chiffres et dissimule les cadavres…
 
Crédible, Luc Montagnier ?
 
L’analyse géopolitique  de cette crise sanitaire, ce n’est pas à moi de la faire. Je laisse cela à d’autres observateurs bien plus qualifiés. Mais j’en ai lu quelques-unes et celle qui m’a le plus impressionnée est celle de Lucien Cerise,  spécialiste des sciences du langage et des questions d’ingénierie sociale. Je vous invite à lire son interview en cliquant ici et à ne pas vous décourager si vous ne comprenez pas tout.  Moi-même, malgré mon Bac + 5, je n’ai pas tout pigé et il y a des mots dont j’ai découvert l’existence sans en saisir le sens. J’ai toutefois retenu que cet intellectuel érudit pense lui aussi que cette pandémie est une mystification et qu’elle relève davantage de la fiction hypnotique que de la réalité ! De mon côté, je vais  plutôt tenter de répondre à une  question  que l’on me pose beaucoup depuis une semaine : le Pr Luc Montagnier est-il crédible quand il soutient que le  SRAS-Cov-2   est un  dangereux virus créé en laboratoire et porteur de séquences génétiques du HIV ?  A priori, on pourrait lui faire confiance puisque c’est lui  qui a « co-découvert »  le rétrovirus  de l’immunodéficience humaine et qu’il a d’ailleurs reçu le Prix Nobel de Médecine en récompense de cette trouvaille. Mais savez-vous qu’il a lui-même pris ses distances avec la théorie dominante du sida ? À plusieurs reprises, le Pr Montagnier a en effet émis l’idée que  le HIV n’était pas seul coupable et qu’il lui fallait nécessairement des « co-facteurs » pour nuire à l’immunité. Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois,  en 2003 à un colloque organisé au Parlement Européen, il parlait beaucoup de stress oxydatif et conseillait déjà de se supplémenter en extrait de papaye fermentée, complément alimentaire antioxydant dont il vantait les vertus anti-sidéennes en Afrique et dont il  a d’ailleurs offert un échantillon au pape Jean-Paul  II lors de son audience au Vatican. Six ans plus tard, il apparaît dans le film  documentaire « House of Numbers » auprès d’autres « repenseurs » du sida et il y déclare  « qu’un système immunitaire en bon état peut se débarrasser naturellement du VIH en quelques semaines », moyennant une alimentation équilibrée et une saine hygiène de vie.  Montagnier niera plus tard avoir dit ça mais cette citation est absolument authentique et nous avons d’ailleurs reproduit intégralement ses propos dans  la revue Néosanté de juillet-août 2011. Le problème de cet homme couvert de gloire et d’argent par sa « découverte », c’est qu’il n’ose pas franchir le Rubicon et  admettre qu’il s’est magistralement trompé en attribuant la causalité du sida  à un banal agent viral. Un pied dans l’église pasteurienne et un pied en dehors, il n’assume pas avoir participé à ce que d’aucuns considèrent comme la plus grande escroquerie médico-scientifique de tous les temps. Parmi les « dissidents du sida » qui défendent l’origine toxique et non infectieuse de la maladie, le plus célèbre d’entre eux s’appelle  Peter H. Duesberg,  professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l’Université de Californie à Berkeley, pionnier de la recherche sur les rétrovirus et auteur du livre « L’invention du virus du Sida » (Editions Marco Pietteur, 2012). Si je vous parle de cet essai sulfureux qui a valu à son auteur d’être mis au ban de la communauté scientifique, ce n’est pas pour rouvrir la polémique et me faire à nouveau taxer de « négationnisme » concernant ce dossier : dans le contexte Covid-19 qui nous occupe et préoccupe, je souhaite simplement  faire découvrir un passage interpelant de cet ouvrage. 
 
La fausse virose de 1959
 
Grâce à un internaute qui a attiré mon attention, j’ai en effet relu une partie de ce livre que j’avais  complètement oubliée et qui est bigrement intéressante. Intitulé « Le fiasco du SMON », ce chapitre nous raconte l’histoire d’une terrible maladie apparue en 1959 au Japon. Cette affection du système nerveux central provoquait des troubles de la vue,  une paralysie progressive et quelquefois une mort lente et pénible par étouffement. La  nouvelle pathologie fut appelée Subacute Myelo-Optico- Neuropathy,  d’où l’acronyme SMON. Les cinq années qui suivirent virent l’éclosion de sept épidémies locales majeures de ce nouveau syndrome assez semblable à la poliomyélite. Se basant sur cette similitude avec la polio, les scientifiques japonais se hâtèrent de supposer que l’origine du mal était infectieuse  car son apparition soudaine, ainsi que la localisation des foyers (autour de certaines villes, à proximité des hôpitaux, au sein de mêmes familles..), faisaient songer d’emblée à une propagation par contagion.  En 1964,  un virologue réputé désigna même un coupable viral identifié dans les matières fécales des malades. Connu pour peupler l’estomac et les intestins, cet « échovirus » pouvait occasionnellement pénétrer le système nerveux et y accomplir ses méfaits. La découverte fut publiée en 1965 dans une revue à comité de lecture et d’autres chercheurs purent alors, comme cela se fait en science, en vérifier la pertinence : hélas, ils ne parvinrent pas à isoler le virus chez les patients ni à prouver que ceux-ci avaient été infectés. Conservant son mystère, le SMON continuait à sévir dans certaines régions du Japon, faisant près de 2000 morts en 1967. L’année suivante, c’est un virus de la famille « coxsackie » qui fut injustement montré du doigt, puis un parasite bactérien généralement inoffensif. En 1970, soit après douze années de chasse au microbe, c’était toujours l’impasse. Heureusement, un pharmacologue eut la bonne idée d’abandonner cette piste et de reprendre  minutieusement l’enquête pour finalement  découvrir le pot-aux-roses : tous les malades, sans exception,  avaient consommé un médicament contre la  diarrhée du nom de Clioquinol ! Dès l’interdiction de la substance par les autorités japonaises, l’épidémie s’est arrêtée et n’est plus jamais réapparue. Le dénombrement des  victimes se clôtura officiellement en 1973 avec un total de 11.007 cas dont des milliers avaient été mortels.  Productrice du médoc toxique, la société pharmaceutique Ciba-Geygy fut condamnée en justice  et dut  payer des millions de yens d’indemnités car elle savait depuis le début que sa molécule chimique n’attaquait pas seulement les amibes mais rongeait les boyaux jusqu’à atteindre les nerfs. Vous voulez lire le récit de cette incroyable affaire ? Avec l’amicale autorisation de l’éditeur francophone de Peter H. Duesberg, j’ai mis en ligne les 15 pages relatant « le fiasco du SMON » et vous pouvez les télécharger en cliquant ici. Ce qui défie l’entendement, c’est  que même après l’éclatement du scandale et la fin de cette prétendue virose,  les chasseurs de germes se sont accrochés à leur fausse piste infectieuse et contagieuse !
 
Une nouvelle piste iatrogène
 
Si je reviens sur ce drame sanitaire nippon, c’est évidemment parce qu’il peut éclairer ce que nous vivons actuellement :   tandis que les virophobes au pouvoir ont réussi à enfermer 4 milliards de Terriens pour juguler cette forme de grippe, ils restent aveugles aux  causes les plus probables de ses complications. Depuis le mois de janvier,  je vous les ai énumérées : le phénomène d’hystérie collective capable de déclencher une détresse respiratoire, l’impact de la peur sur la fonction pulmonaire, les vaccinations préalables (piste que nous explorons, je vous le rappelle,  dans le mensuel Néosanté de mai), l’oxygénothérapie et  ses effets pervers,  l’administration d’antiviraux extrêmement nuisibles, mais surtout le recours malheureux au paracétamol court-circuitant la fièvre  et l’usage  immodéré  des anti-inflammatoires non-stéroïdiens qui favorisent les orages de cytokines. Et  si le Clioquinol faisait aussi partie des facteurs  iatrogènes négligés ?  Aussi fou que cela paraisse, ce poison n’a pas été interdit en dehors du Japon  et son usage, si l’on en croit Wikipédia,  a même été étendu au traitement des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Apparemment, il n’est plus  prescrit  pour enrayer la diarrhée et Le Vidal  mentionne seulement  sa présence  dans des crèmes antifongiques. Mais qui peut savoir si une molécule non moins redoutable n’a pas pris sa place dans les pharmacies familiales ?  Dans sa grande folie, la médecine allopathique « moderne » préconise en effet de combattre la diarrhée, en perdant de vue que ce mécanisme d’épuration est bienvenu et qu’il signale une belle réponse vitale de l’organisme. Tout étudiant de première année en naturopathie traditionnelle  apprend qu’il faut respecter  ce symptôme bénéfique et même l’impulser par le jeûne ou la monodiète de fruits. Quand le transit va, tout va. Il est a mon avis urgent et important de donner raison à la médecine naturelle car le Covid-19 est clairement associé à des désordres intestinaux : selon les études,  30 à   50% des patients « infectés » par le coronavirus sont sujets à la diarrhée. Et ceux-ci sont davantage susceptibles de développer une pneumonie grave.   Je formule donc l’hypothèse que certains médicaments antidiarrhéiques,  sur ordonnance ou en vente libre,  ont été ingérés par la plupart des « covidés » inquiets de se vider  et pressés de ne plus se presser aux toilettes. Ce serait facile à vérifier par des épidémiologistes qui feraient vraiment leur travail. Au passage, je souligne que la constipation est au contraire annihilée par les antibiotiques.  Toute personne qui a déjà pris ce type de médication sait qu’elle provoque une grande lessive intestinale.  La chiasse chasse toute la flore  et permet un véritable  « reset » du micriobote.  Sur le long terme, on sait que  cet interventionnisme bactéricide  provoque des résistances, appauvrit la diversité  et favorise  les souches pathogènes à l’origine de récidives sévères. Mais en cas d’infection galopante, il est un fait que l’antibiothérapie sauve des vies et soulage grandement les patients. En évacuant tout ce qui bouge, elle accomplit le même boulot qu’une bonne  coulante auto-curative. Est-ce là le secret de la réussite du  Pr Didier Raoult, qui obtient à Marseille des résultats fantastiques en associant la chloroquine avec l’azithromycine ?  Et n’est-ce pas l’explication de la réussite thérapeutique de ces généralistes français qui se sont contentés de prescrire un antibiotique basique et n’ont enregistré aucun décès dans leur patientèle ? Perso, je mettrais bien ma main à couper  que le grand ménage intestinal est la clé de ces éclatantes victoires médicales snobées par les autorités. Et je parierais bien également que la surmortalité constatée ailleurs n’est pas sans lien fréquent  avec le traitement intempestif de la diarrhée.  Le précédent du SMON nous enseigne qu’il est tragiquement erroné d’imputer aux virus la responsabilité de maux qui leur sont étrangers. Au moment où l’histoire repasse les plats avec cette nouvelle « coque vide » (*), l’humanité reçoit la chance inespérée de s’éveiller et de sortir d’un siècle de cauchemar pasteurien.

Héroïques, les blouses blanches ?

portrait de Yves RasirDepuis le début de la crise sanitaire Covid-19,  on nous affirme que le personnel soignant , en première ligne dans la guerre au virus, est exposé à un risque de mort élevé et qu’il paie d’ailleurs un « lourd tribut » à la lutte contre le  fléau infectieux. Chaque soir à 20h, la population  est invitée à applaudir les blouses blanches pour les remercier de mettre  leur vie en danger afin de sauver les nôtres. En France, le gouvernement vient de décider d’accorder une prime à ces soldats héroïques dont les journaux et télés ne cessent de vanter le courage extraordinaire et l’esprit de sacrifice. Mais ce récit médiatique est-il conforme à la réalité ?  Les faits confirment-ils ce « story telling » ?  Les travailleurs de la santé sont-ils vraiment  les glorieux protagonistes  de la tragédie ?  Les pertes humaines dans leurs rangs sont-elles si dramatiques ? Avant d’apporter des éléments de réponse à ces questions, je vais d’abord  mettre les choses au point : oui, les blouses blanches méritent toute notre admiration, et spécialement les infirmier(e)s et aide-soignant(e)s ! Elles exercent un métier pénible et mal payé dont les conditions ne cessent de se dégrader et qui nuit considérablement  à leur propre santé. Deux chiffres pour illustrer cette évidence : l’espérance de vie d’une infirmière, c’est 78 ans, contre 85 ans en moyenne pour les femmes en France ; et quand elles partent à la retraite, 20  à 30 % d’entre elles le font en bénéficiant d’un taux d’invalidité. Ce sont en tout cas les chiffres avancés par l’OSAT, Observatoire de la Souffrance au Travail des professionnels infirmiers. 
 
 Il y a des métiers beaucoup plus risqués
 
Toutes sortes de facteurs peuvent expliquer cette mortalité prématurée et cette morbidité excessive. Mais il en est un que nous avons souvent mis en exergue dans la revue Néosanté : le travail de nuit. L’être humain est un mammifère diurne et ce n’est pas du tout naturel pour lui de rester éveillé jusqu’aux aurores. Parue en 2015 dans l’American Journal of Preventive Medicine, une étude épidémiologique menée auprès de 75 000 infirmières en a apporté la démonstration. Elle révèle que le fait de travailler au moins trois nuits par mois pendant plus de cinq ans augmente la mortalité toutes causes confondues de 11% ! Chez celles qui ont tenu ce rythme pendant 6 à 14 ans,  la mortalité liée à des maladies cardiovasculaires est augmentée de 19%, et de 23% pour celles qui « font des nuits » depuis plus de 15 ans.  Une corrélation a également été établie pour le cancer du poumon : au delà de 15 ans de travail nocturne, le risque de mourir précocement de ce type de pathologie cancéreuse est 25% plus élevé. Explication ?  Le manque de sommeil et la perturbation du rythme circadien influent négativement sur le système immunitaire et favorisent en conséquence le processus tumoral. C’est probablement parce qu’il a longtemps manqué de repos réparateur que le personnel hospitalier meurt souvent avant l’heure. Pour autant,  on ne peut pas dire que les carrières effectuées dans le secteur des soins soient particulièrement dangereuses durant leur accomplissement. Selon une étude scientifique publiée en 2005, le risque d’avoir un accident fatal ou de  développer une maladie mortelle professionnelle est en effet assez faible chez les travailleurs de la  santé : 8 décès par an et  par million chez les infirmières,  12 à 29 chez les médecins et 64 à 99 dans les services médicaux d’urgence. À titre de comparaison,  la profession de conducteur de camion  voit mourir annuellement 200 individus  par million de personnes employées, celle de militaire 361, celle d’ouvrier de la construction plus de 1 000, et celle de … pêcheur   près de  1200. Travailler dans les soins de santé n’est guère plus dangereux que de bosser comme ouvrier sidérurgiste. 
 
Infection ne signifie pas affection
 
Si je  vous expose ces chiffres, c’est surtout pour pointer celui qui nous intéresse plus particulièrement : le nombre de morts occasionnées par des infections contractées sur le lieu de travail. Dans le tableau 2 de l’étude, vous pouvez voir que les décès professionnels pour cause infectieuse concernent, aux USA,  9 à 29 personnes par million et par an.  Et vous pouvez vérifier  que ce bilan tient compte de maladies sérieuses telles que  la tuberculose, les hépatites B et C ou le sida. Vous me direz que le Covid-19 n’est pas encore dans la liste.  Certes, mais on peut examiner les données relatives à l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)  survenue en 2003 et dont l’agent viral, beaucoup plus létal, est un cousin du coronavirus sévissant actuellement. Cette épidémie s’est cantonnée à l’Asie du Sud-Est (Chine, Hong-Kong, Singapour ..) mais a également –  et très bizarrement -flambé à Toronto, au Canada. Pour combien d’issues fatales parmi le personnel soignant ?  Avec une stupéfiante imprécision, l’étude mentionnée ci-dessus nous informe que « ce nombre n’est pas connu mais que des décès ont été rapportés ».  Dans une étude canadienne plus fouillée, on apprend que 8 des 32 infirmières en contact avec des patients de Toronto ont été contaminées mais qu’aucune d’entre elles n’a trépassé.  Toutes les dépistées symptomatiques ont eu de la fièvre, la plupart ont souffert de toux et de maux de tête et la moitié se sont senties essoufflées : point barre ! De la part d’un virus  réputé avoir tué 13% des patients de moins de 60 ans et 43% des plus de 60 ans,  n’est-ce pas une bien étrange clémence que celle accordée au personnel de soins ? Pour la médecine allopathique classique, c’est effectivement une énigme. Mais pour la médecine naturelle, il n’y a là aucun mystère : le microbe endogène ou embarqué ne fera preuve d’aucune agressivité sur un terrain qui n’en a pas besoin.  Bien sûr, on ne peut pas nier le phénomène de transmission.  D‘autres travaux ont par exemple montré que les travailleurs de santé en milieu hospitalier contractent facilement la rougeole ou la grippe lorsque des flambées épidémiques surviennent et que les malades affluent. Pour le SRAS, l’étude canadienne conclut que la contamination a été d’autant plus fréquente que le personnel soignant était peu protégé et qu’il effectuait des tâches exposant aux expectorations du patient, comme l’intubation ou le placement d’un masque à oxygène. Mais ça ne signifie nullement un impact en termes de mortalité. L’infection n’est pas synonyme d’affection et encore moins de menace vitale pour les blouses blanches s’activant au chevet des infectés.
 
C’est la panique qui fait mourir
 
Qu’en est-il pour la « pandémie » Covid-19 ?  Si l’on en croit les médias, elle frapperait durement les professionnels de santé  et décimerait leurs rangs. C’est ce qu’on avait dit aussi pour la Chine, mais on n’y  a finalement dénombré  que 6 victimes  alors que 41% des infections ont eu lieu en milieu hospitalier.  Le bilan officiel est sensiblement plus lourd en Iran, où  42 des 4 869 décédés étaient soignants. Et il est nettement plus dramatique en Italie, où le coronavirus aurait fait  127 victimes rien que chez les médecins.  En France ?  C’est la bouteille à l’encre. Pour son édition de vendredi dernier, le journal Le Monde  a cherché à savoir mais s’est entendu répondre par les autorités que ce volet des statistiques relevait du secret médical ! La même opacité règne en Belgique, où les comptables macabres ne communiquent jamais le nombre de soignants tombés au champ d’honneur. En interrogeant l’ordre des médecins et les syndicats du secteur, le quotidien français a cependant établi un décompte assez fiable:  pour 6 676 cas de Covid-19 signalés parmi les personnels hospitaliers,  une dizaine de décès auraient été enregistrés. On est donc très loin de l’hécatombe redoutée  et suggérée par l’État-major pilotant la guerre au virus dans l’hexagone. Chez les blouses blanches belges, je n’ai trouvé dans la presse que trois mentions de décès en lien supposé avec l’épidémie : celui d’une infirmière de 49 ans présentant « des problèmes de santé antérieurs », celui d’une aide-soignante de 56 ans travaillant dans un hospice  et celui d’une jeune infirmière de 30 ans apparemment en pleine santé avant de succomber à une détresse respiratoire. Tant en France qu’en Belgique, il apparaît donc que les ravages sur le front sont une fiction très éloignée de la situation réelle : tout porte à prédire que sur le monument aux morts, les noms des héros médicaux ne seront guère nombreux. Je ne serais même pas surpris que la mortalité en milieu médical soit inférieure à la normale pour une fin d’hiver et un début de printemps. En Italie et en Espagne aussi, il faudra voir si l’impitoyable ennemi viral aura fauché plus de vies que ne le font les habituelles pneumonies, bronchites chroniques et autres infections de la sphère pulmonaire, en pleine recrudescence ces dernières années. Et si c’est le cas,  il faudra se demander quels facteurs environnementaux nouveaux ont pu affoler les compteurs. Outre l’hypothèse vaccinale que j’ai émise le 25 mars, je voudrais insister sur une autre explication que  la médecine conventionnelle ignore superbement, à savoir les effets mortels de la frayeur de mourir. Dans son édition de mai, le mensuel Néosanté publiera un article où un naturopathe et  un médecin-anesthésiste italiens expliquent en détail comment une peur intense peut impacter d’abord les bronches, ensuite les poumons, et enfin les reins. Fondateur d’une « école du symptôme », le Dr Matteo Penzo est d’avis que cet engrenage psychobiologique pourrait à lui seul expliquer les décès faussement attribués au SRAS-Cov-2, banal agent nettoyeur des organismes stressés. À mille lieues de cette vision nouvelle, le monde médical actuel  vit au contraire dans l’angoisse permanente du microcosme microbien. Il suffisait d’une étincelle pour allumer la panique planétaire et déclencher cette pandémie de terreur aussi irrationnelle que pathogène….
 
Le vrai pouvoir des infirmières
 
Désolé si je brise ainsi la légende des soignants montant héroïquement en première ligne pour livrer bataille sous le feu du féroce virus : lorsque la  gigantesque mascarade aura pris fin  – ce qui ne tardera pas, vu la vitesse à laquelle le fléau reflue -, on s’apercevra que leur exceptionnelle bravoure n’était qu’une illusion de plus entretenue par le récit médico-politico-médiatique. Quoique : il n’est pas moins intrépide d’affronter une menace imaginaire si l’on est persuadé de sa réalité. De ce point de vue, les blouses blanches sont très authentiquement courageuses de mettre ainsi leur vie en jeu et il n’est point sot de participer aux applaudissements vespéraux. Ce qui est franchement stupide et carrément dégueulasse, c’est de les traiter en pestiférées et de les fuir alors qu’elles sont censées combattre pour nous. Je leur exprime à cet égard ma pleine empathie et mon entière compassion. En guise d’ultime compliment et de conclusion à cette infolettre, je vais maintenant vous faire part d’une étude étonnante que j’ai trouvée en me documentant :  réalisée à l’école d’infirmier(e)s  de la Columbia University, elle montre que la mortalité infectieuse en milieu hospitalier dépend étroitement des conditions de travail et des effectifs du personnel infirmier. Plus il manque de soignant(e)s  dispensant les soins non réservés aux médecins, plus les maladies imputées aux microbes conduisent des patients au cimetière.  Si l’on peut interpréter cette recherche de différentes manières,  j’y vois pour ma part  une lumineuse indication que les malades  se rétablissent d’autant mieux qu’ils sont entourés d’êtres humains attentionnés, en suffisance et bien considérés.  Le vrai pouvoir des infirmier(e)s ne se situe pas dans leurs tripes mais bien dans leurs généreuses qualités de cœur.

Covid-19 : 12 étoiles dans la nuit (suite et fin)

portrait de Yves Rasir Suite et fin de l’observation de ce que j’ai appelé des étoiles dans la nuit , c’est-à-dire  les faits et les informations  attestant que la « pandémie » Covid-19 relève davantage de la mystification et de l’hystérie collective que d’une réelle catastrophe sanitaire sans précédent. En écho avec l’étoile de la semaine dernière relative à la mortalité,  j’ai reçu hier  les statistiques officielles françaises pour le mois de mars : 57 441 citoyens de la République  sont décédés le mois dernier pour toutes sortes de raisons. C’est plus qu’en mars 2019 (52 011 décès) mais moins qu’en mars 2018 (58 641) et surtout qu’en mars 2017 (66 990), année où la grippe saisonnière avait frappé un peu fort.  Il s’avère donc que la dévastation coronavirale ne se traduit pas  par une inquiétante surmortalité globale, du moins en France et pour le seul mois de mars. Si quelqu’un est déjà en possession des chiffres belges, suisses ou québécois, je suis bien sûr preneur. Mais je vous pose la question : est-ce que le Maréchal Macron  pouvait ignorer ces chiffres rassurants au moment où il a décidé de prolonger le confinement ? Est-ce qu’il ne pouvait pas, au minimum, compléter son discours mobilisateur et sa confession des erreurs commises  par la communication de ces données encourageantes ? Moi qui ne suis pas conspirationniste pour un sou, je commence sérieusement à me demander si ce mensonge par omission ne dissimule pas un plan caché inavouable. Néanmoins, je m’en tiens pour l’heure à ma ligne de conduite: plutôt qu’à l’exploration des zones d’ombre et des manœuvres ténébreuses, je préfère toujours vous inviter à la contemplation des nombreux points lumineux.

– Étoile n° 10 : Les stars  guérissent pour la plupart
 
Les princes Albert II de Monaco et  Charles d’Angleterre. Les chanteurs Patrick Bruel et Charlélie Couture.  Les acteurs Tom Hanks et Michel Boujenah. Les footballeurs Blaise Matuidi et Paulo Dibala. Elles sont des centaines, les célébrités, à avoir été diagnostiquées Covid-19 et à avoir développé quelques symptômes de la maladie.  Les magazines people se régalent à en dresser la liste  et à publier, parfois, quelques témoignages. Les personnalités  affectées par le fléau sont tellement nombreuses que cela accrédite encore la forte propagation du virus et sa faible létalité.  Car qu’ont-elles encore en commun, toutes ces stars touchées par le coronavirus ? Elles sont toujours vivantes. Si l’agent viral était cet ennemi terrifiant qu’on nous présente, il me semble qu’on  en verrait  moins dans les pages « potins »et davantage dans la rubrique nécrologie des journaux. Certes, il y a quand même quelques dizaines de célébrités qui ont trépassé, selon le bilan établi sur une page  Wikipédia. Mais la  très grande majorité  avait déjà dépassé l’âge où il n’y a rien d’anormal à tirer sa révérence, comme le saxophoniste Manu Dibango  ou le comédien Maurice Barrier, emportés respectivement à 86 et 87 ans. Le ténor Placido Domingo (79 ans), lui, s’est parfaitement rétabli tandis que le chanteur Christophe (74 ans) se trouve toujours en soins intensifs. Ce qui frappe dans les récits de « rescapés », c’est l’extrême divergence des expériences. Du simple « petit rhume » à  une crève carabinée qui leur a fait craindre le pire, il y  en a de tous les styles. Encore une fois, tout cela fait penser  à une banale pathologie grippale pouvant  dégénérer très classiquement en pneumonie.  Le témoignage qui m’a le plus intrigué, c’est celui de l’écrivaine J-K Rowlings,  la maman d’Harry Potter.  Conseillée par son mari médecin (!), elle ne s’est même pas fait dépister et s’est soignée chez elle en pratiquant des séries de respirations profondes et en dormant sur le ventre, technique conseillée par un toubib du Queens Hospital de Londres qui l’a lui-même apprise d’une collègue infirmière ! Visiblement, ce n’est pas très sorcier de s’oxygéner naturellement et d’éviter ainsi l’engrenage de la respiration artificielle, aujourd’hui remise en cause (voir étoile n° 13).
 
– Étoile n° 11 :  La croisière s’amuse toujours
 
Le Diamond Princess, ça vous dit encore quelque chose ? Ce navire de croisière a complètement disparu des radars médiatiques alors qu’il constitue à lui seul la preuve que le SRAS-CoV-2 est un ennemi de pacotille. Je vous rappelle les faits :  deux jours après qu’un passager débarqué à Hong-Kong ait été testé positif, les autorités japonaises ont décidé le 3 février de placer le bateau et ses 3 711 passagers en quarantaine.  Ceux-ci ont presque tous été testés par PCR et ce dépistage a conclu  que 705  personnes à bord étaient infectées. Un tiers des croisiéristes avaient plus de 70 ans et 23%  des personnes de cette tranche d’âge, la plus susceptible de développer une forme sévère de la maladie,  faisaient partie du contingent de contaminés.  Dépourvu de toute infrastructure médicale, le paquebot est resté  quatre semaines à quai en abritant la plus grande épidémie en dehors de la Chine. Dans cette atmosphère confinée, tous les ingrédients étaient réunis pour un scénario de l’horreur. Or rien ne s’est passé comme on le craignait :  il n’y a eu que 7 décès et toutes les victimes, ou presque,  n’avaient déjà plus l’âge de lire Tintin. Le taux de mortalité chez les + de 70 ans fut  de 0,82 % et le taux de mortalité globale au sein de cette population humaine –  pourtant  composée essentiellement de seniors et abandonnée dans son bouillon de culture –   a avoisiné  les 0,18 %, ce qui est comparable au bilan humain d’une grippe saisonnière. Quant au taux de létalité (nombre de morts parmi les infectés), des chercheurs de la Faculté de médecine tropicale de Londres l’ont évalué à 0,5% (en tenant compte des asymptomatiques non détectés), un chiffre bien inférieur aux 3,8 % retenus par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En outre, 18% de toutes les personnes contaminées n’ont eu aucun symptôme, ce qui est beaucoup, vu leur âge moyen. Comment expliquer que le désastre redouté n’ait pas eu lieu ? Je vois trois hypothèses explicatives : 1) Les touristes en quarantaine n’ont pas été suivis médicalement et ont donc échappé aux effets iatrogènes des traitements ; 2)  Leur profil sociologique de vacanciers aisés suggère un bon état de santé initial et de faibles comorbidités, « terrain » sur lequel le coronavirus n’est guère menaçant ; 3) Ils étaient probablement peu informés du vent de panique soufflant sur la terre ferme et auraient ainsi échappé à son impact pathogène. Ce qui est sûr, c’est que la Princesse Diamant était une chance en or de dédramatiser d’emblée la porte de l’épidémie et de couper court à l’hystérie collective naissante. Deux mois après l’épilogue heureux de la croisière, ne serait-il pas temps de s’en souvenir et  de réaliser à quel point on nous a menés… en bateau ?
 
– Étoile n° 12 : Un « top modèle » va émerger
 
Grâce au ciel, nous ne sommes pas (encore) dirigés par un gouvernement mondial et les directives de l’OMS ne sont pas (encore) des ordres  comminatoires adressés à ses membres. Très heureusement aussi, le rêve cauchemardesque de transformer l’Europe en État fédéral n’est pas (encore) accompli et la zizanie entre pays de l’UE a permis que  le tandem Conseil-Commission ne puisse imposer ses vues.  Chaque pays restait donc libre de définir sa stratégie dans « la guerre au coronavirus ». Modèle chinois ou japonais ? Français ou allemand ? Russe ou américain ? À l’heure du bilan, il sera vraiment intéressant de voir quelle méthode de lutte aura porté ses fruits et quelles nations auront le mieux encaissé le choc épidémique. Schématiquement, il y avait deux grandes façons d’envisager la bataille : soit le confinement sélectif  des malades et des contaminés, guidé par un dépistage intensif et le port généralisé de masques, soit le confinement drastique de toute la population avec mise à l’arrêt complet de l’économie.  Copié sur la Corée, le premier modèle a été adopté par l’Allemagne, l’Autriche et surtout la Suède. Inspiré par la Chine, le modèle d’enfermement collectif a été appliqué en Italie, en Espagne, en France et en Belgique. Bien sûr, il est un peu tôt pour évaluer les résultats des différentes tactiques, d’autant que  les manières de calculer les pertes humaines divergent fortement.  Mais on peut quand même discerner des tendances en comparant les chiffres de mortalité. C’est ce qu’a fait le Dr Gérard Delépine, qui n’est pas seulement chirurgien-cancérologue mais aussi statisticien. Et pour lui, il n’y a pas photo : avec, en date du 5 avril,  respectivement 256 et 254 morts par million d’habitants, l’Espagne et l’Italie affichent les plus mauvais « scores », suivis par la France (116 morts par million)  et la Belgique (111). À l’opposé, l’Allemagne (mortalité de 17/1000000), l’Autriche (21) et la Suède (15) figurent en bas de tableau. Conclusion du Dr Délépine:  ce sont les pays les plus policiers qui protègent le moins bien leur population ! « Les résultats avérés démontrent que l’enfermement généralisé aveugle représente la plus inefficace des mesures de prévention de la mortalité anti-Covid-19, avec une mortalité moyenne 5 à 10 fois plus élevée que le confinement sélectif »  écrit-il dans son appel du 8 avril. Personnellement, je me réjouis évidemment que la stratégie coercitive semble être bien moins performante que la stratégie « libérale ». Mais il faudrait absolument affiner l’analyse et y intégrer d’autres paramètres. Notamment les taux de vaccination, les niveaux de pollution ou les habitudes en termes de médicalisation. Ce qui s’est passé en Lombardie est peu comparable avec le reste de l’Italie, New-York n’est pas l’Iowa et la situation dans le Nord-Est de la France contraste avec le calme plat régnant dans le Sud-Ouest. Le modèle coréen ?  Dans ce pays, les autorités sont tombées à bras raccourcis sur une secte accusée d’avoir importé le virus de Wuhan. Or, s’il est détestable, le mécanisme de bouc  émissaire est un bon remède à l’hystérie et un excellent exutoire de la peur. Le modèle allemand ? Son succès est-il vraiment sans rapport avec le fait que ce pays reconnaît la naturopathie (20.000 « heilpraktiker » exercent librement chez nos voisins germains) et compte aussi beaucoup de médecins anthroposophes habitués à prescrire le respect de la fièvre ? Quant aux Suédois et aux Finlandais,  leur amour du sauna n’a-t-il vraiment  rien à voir avec la discrétion de l’assaillant viral ? Au lieu de gloser sur les modèles en vigueur dans les pays occidentaux ou occidentalisés,  il faudrait à mon sens regarder ce qui se passe ailleurs sur la planète. Sur la carte mondiale de l’épidémie, il apparaît clairement que les pays les moins médicalisés et les moins vaccinés sont – pour l’instant en tout cas – relativement épargnés.  Moins ils possèdent  d’hôpitaux,  de lits en soins intensifs,  de masques ou de gel hydro-alcoolique, mieux ils s’en tirent. Parce que le dépistage patine et que les statistiques sont mal récoltées ? Ou parce que le Sud ne perd pas le Nord ? À mon avis, c’est plutôt le dénuement sanitaire et la rareté des infrastructures hospitalières qui font la force des pays peu « covidés ». Mon candidat à la victoire finale s’appelle le Bouthan : dans ce pays pauvre, 100% bio et 0% OGM, qui a simplement fermé ses frontières et où le peuple est décrit comme « le plus heureux du monde », on n’a enregistré en date d’aujourd’hui  que 2 contaminations et 0 mort. Je prends le pari que ce « top modèle » finira par faire école et ouvrir les consciences.  
 
Étoile n° 13 (bonus) : les connaissances progressent à toute allure
 
La semaine dernière, je vous écrivais qu’il fallait urgemment éclaircir l’étrange invulnérabilité des bébés et des jeunes enfants face au Covid-19.  L’encre était à peine sèche que je recevais dans ma boîte mail une possible explication du mystère : le microbiote intestinal ! Selon une étude chinoise menée à l’Université de Binzhou, près de la moitié des malades confirmés souffraient de troubles digestifs qui sont allés en  s’aggravant à mesure que l’infection empirait. Or on sait aujourd’hui que les poumons ne sont pas stériles et qu’ils hébergent également une flore microbienne, laquelle « dialogue » constamment avec la microfaune peuplant les intestins.  On sait aussi qu’un déséquilibre bactérien dans cet organe peut favoriser les processus infectieux et inflammatoires. Chez les « Covidés » manifestant la maladie, il semblerait que la souche Prevotella soit excessivement présente, ce qui expliquerait au passage l’immunité naturelle des nourrissons (qui en sont dépourvus) et qui expliquerait également le succès thérapeutique des « simples » antibiotiques, comme l’ont signalé cette semaine plusieurs médecins français, tels que le Dr Sabine Paliard Franco. Si cette piste microbiotique vous intéresse, vous pouvez notamment lire un article du magazine Pour La Science  ,   un autre article  publié par mes confrères d’Alternative Santé,  ainsi qu’une fascinante réflexion postée sur Agoravox par un professeur de sciences  souhaitant rester anonyme : son « vagabondage intellectuel » est plus qu’intéressant  car il nous apprend que les prébiotiques et les probiotiques pourraient fort bien offrir une solution nutritionnelle aux coronaviroses ! À propos d’alimentation, une autre percée fulgurante des connaissances a été accomplie ces derniers jours aux États-Unis et en France : les patients les plus à risques de développer une forme grave de la maladie sont, dans leur grande majorité, des personnes obèses ! Dans cet article,  un anesthésiste-réanimateur niçois révèle  que 95% des malades en détresse respiratoire sont en surpoids, avec souvent une hypertension et un diabète associés. Voilà qui rejoint les découvertes sur le microbiote et qui souligne le rôle prépondérant des pathologies métaboliques préexistantes.  Last but not least, une recherche chinoise vient de révéler que l’infection virale s’accompagne d’un curieux phénomène sanguin : l’hémoglobine est attaquée et les globules rouges deviennent incapables de transporter l’oxygène. Ça voudrait dire que l’hypoxie résulte de cette anomalie et que les protocoles de ventilation invasive pourraient faire pire que bien.  Justement : dans des vidéos qui ont fait le tour de la toile, un urgentiste new-yorkais a confié que l’intubation sauvait peu de patients et qu’elle abimait les poumons en pure perte. Pour le Dr Cameron Kyle-Sidell,  il conviendrait de se demander si le Covid19 est  une maladie pulmonaire causant des problèmes sanguins ou une maladie du sang  causant des problèmes pulmonaires.  Pour le professeur italien Sandro Gianni , il ne fait plus de doute que c’est la deuxième proposition qui est la bonne et que le vrai problème est d’ordre cardiovasculaire. La différence est fondamentale car dans le deuxième cas de figure, c’est bien le terrain qu’il faudrait soigner  en priorité au lieu  de faire la guerre à l’agent infectieux. Bref, ça bouge dans tous les sens et surtout dans le bon sens : il apparaît de plus en plus que ce « nouveau virus » ne devrait pas être combattu belliqueusement par des médicaments antiviraux ou des vaccins,  mais modulé dans son action par des moyens beaucoup plus naturels (vitamines, minéraux, oxygénation douce, gestion du stress…),  tandis  que des antibiotiques « basiques » et  peu onéreux suffiraient à enrayer les complications éventuelles. En Belgique, une généraliste branchée nutrithérapie a expliqué sur le net comment elle avait surmonté l’infection avec quelques vitamines et huiles essentielles. Ce matin, je n’ai plus retrouvé son témoignage pourtant transmis par une lectrice via Messenger.  Censure Facebook ? Ce ne serait pas étonnant puisque ce média antisocial traque les infos trop dérangeantes pour la pensée médicale unique et les psychopathes qui nous gouvernent. Il y a trois jours, Face de Bouc  a supprimé une vidéo que je venais de partager et qui montrait des hôpitaux du Sud de la France totalement vides alors qu’on nous bassine avec leur prétendue saturation.  Les créateurs de terreur multiplient les trous noirs mais ça n’empêchera pas les étoiles d’être regardées. 

Covid-19 : 12 étoiles dans la nuit (suite)

portrait de Yves Rasir Suite de l’observation de « 12 étoiles dans la nuit », autrement dit de douze bonnes raisons  d’espérer que la grande mascarade Covid-19 va bientôt se terminer et que pareille mystification mondiale ne se produira plus jamais. Mais avant de poursuivre ce petit voyage astral, permettez-moi de présenter des excuses. Mes excuses d’abord au Dr Eric Ménat, que j’ai prénommé Marc la semaine dernière.  Dans ma tête, j’ai mélangé avec Marc Menant, ce brillant journaliste radiophonique naguère chassé d’Europe 1 pour s’être trop intéressé aux médecines naturelles.  Mes excuses ensuite à tous ceux, et ils sont très nombreux,  qui m’envoient des textes et des vidéos par  différents canaux.  Si je lis le courriel et visionne beaucoup de choses, je n’ai plus  le temps pour l’instant de répondre à tout le monde.  Mes journées sont longues mais autant savoir que je m’impose l’hygiène de vie de ne travailler que rarement en soirée, jamais la nuit  et très peu le week-end.  Déjà que ma petite famille me reproche « de penser sans cesse au Covid », je me dois au moins d’être physiquement présent pour vivre le confinement en mon foyer. Mes excuses enfin aux centaines de personnes qui ont répondu à mon appel du 30 mars et qui se sont (ré)abonnées en masse à Néosanté, ont offert des abonnements, effectué des dons et/ou acheté des livres de notre maison d’édition. Nous avons été littéralement submergés par cette vague de soutien  et il nous faudra encore quelques jours pour résorber le retard dans le traitement et l’expédition des commandes. Merci pour cet incroyable encouragement à poursuivre nos activités et merci d’avance pour votre patience. Place maintenant à la contemplation de ma petite constellation….
 
– Étoile n° 7 : L’éventuelle surmortalité sera toute relative
 
Un million, dix millions, cent millions de morts : qui dit pire ? Ces dernières semaines,  les prophètes en blouse blanche se sont livrés à une surenchère morbide pour nous annoncer  un désastre humain sans précédent. Sous la plume d’un médecin pourtant acquis aux médecines alternatives, j’ai même lu le chiffre de 8 millions de victimes potentielles pour la seule France ! C’est vraiment du grand n’importe quoi car l’épidémie montre des signes d’essoufflement et le bilan sera sans doute nettement moins effrayant. Comment le dresser ? Il n’y a qu’une seule manière honnête de le faire : voir a posteriori si la mortalité a fait un bond très anormal en cette année 2020. Du chiffre final, il faudra donc retrancher tous les décès attribuables à la grippe saisonnière et aux diverses affections respiratoires « habituelles ». En Italie du Nord et à Londres, ce calcul pourrait réserver de grosses surprises car cela fait des années que  les pneumopathies progressent et  qu’elles engorgent régulièrement les hôpitaux. Si pic il y a, il faudra aussi déduire les milliers de cas mortels hâtivement attribués au Covid-19  sans aucune preuve. En Belgique, par exemple,  le chiffre de mortalité englobe les  20%  de personnes âgées décédés chez elles et qui  sont présumées contaminées… sans aucun test réalisé  post mortem !  Du nombre de « covidés » trépassés, il faudrait aussi enlever toutes les personnes qui sont mortes AVEC le virus  mais certainement pas DU virus.  Dimanche dernier, je papotais avec un vieux monsieur dans une file devant un magasin. Il me racontait qu’un de ses amis avait été diagnostiqué et admis aux soins intensifs dans un état grave. Détail : il était déjà hospitalisé  pour un cancer en phase terminale et n’en avait plus pour très longtemps. Je serai très curieux de voir ce qui sera mentionné sur le certificat de décès. De mon point de vue, il faudrait également expurger du bilan tous les défunts qui présentaient de graves comorbidités (diabète, hypertension, pathologies cardio-vasculaires, rénales ou pulmonaires…) et pour qui l’infection n’aura été qu’une estocade fatale.  Last but not least, il faudrait encore soustraire toutes les victimes de la iatrogénie, sans laquelle la mort ne serait  peut-être pas survenue.  Le Rivotril, ça vous dit quelque chose ? Un décret du gouvernement français daté du 28 mars a autorisé son usage en cas d’infection au coronavirus. Or ce médicament  anti-épileptique  est fortement contre-indiqué en cas d’insuffisance respiratoire grave. Mais c’est aussi un puissant sédatif utilisé pour « endormir » en douceur les patients en fin de vie.  Question : combien d’euthanasies déguisées seront ainsi comptabilisées dans la colonne  « Covid-19 » ?  Quand bien même cette grippe d’intensité variable ferait de sérieux dégâts,  il conviendrait d’en relativiser l’ampleur.  Un de mes lecteurs m’a envoyé une coupure de presse alsacienne : le journal régional hurle à l’horreur car les annonces nécrologiques ont été multipliées par trois  par rapport à la même époque l’an dernier. Mais le quotidien ajoute qu’ « on n’avait plus vu ça depuis la canicule de 2003 ». Faut-il vous rappeler que  le nombre de décès liés à cet été caniculaire s’est élevé à 70.000 en Europe et à 20 000 en France ? Pour autant, les autorités n’ont pas décidé de généraliser l’air conditionné ni d’installer un parasol géant sur l’hexagone.  C’est important de se souvenir pour relativiser ce qui nous arrive : en 1969, la grippe dite de Hong Kong a fait 1 million de morts dans le monde, dont 32.000 en France et environ 5.000 en Belgique. Et c’était avant  l’explosion du tourisme aérien et des échanges avec la Chine !  En 1957, la grippe asiatique fut encore plus meurtrière, avec 1,5 million de Terriens envoyés sous terre. Le monde ne s’est pas arrêté de tourner et il ne serait venu à l’idée de personne  de déclencher une mégacrise économique mondiale dont le bilan humain, lui, sera épouvantable. Le pire, c’est qu’il y a des indices laissant penser que le pic de surmortalité infectieuse ne sera pas au rendez-vous. Je vous ai parlé la semaine dernière du travail effectué par le Dr Éric Mertens  et montrant que les statistiques belges du mois de mars n’étaient guère inquiétantes.  En Grande-Bretagne,  c’est un certain  John Lee qui  a lancé un pavé dans la mare sous forme d’une tribune publiée par …la télévision russe Russia Today:   sur  la base des chiffres officiels, ce pathologiste à la retraite estime que la mortalité liée au Covid-19 se situe dans la fourchette associée aux infections grippales et  «  qu’il n’y a pas  encore de preuves statistiques d’un excès de décès, dans quelque partie du monde que ce soit. »  Pensez-vous qu’on l’écoute ?  Non pas : comme tous les autres experts de bonne augure, ce consultant du NHS (système de santé britannique) n’a suscité qu’un intérêt poli du Guardian. Le reste de la médiacratie a fait la sourde oreille pour se focaliser sur sa mission d’exagération et de dramatisation. Lorsque le verdict sera connu et qu’on verra à quel point on nous a fait paniquer pour presque rien, c’est à elle qu’il faudra demander des comptes !  

– Étoile n° 8 :  L’orage de cytokines s’éclaire
 
Qui, à part les lecteurs de Néosanté, avait déjà entendu parler des « orages de cytokines » ? Appelé également « tempête de cytokines » ou « choc cytokinique », ce phénomène désigne une inflammation massive  et généralisée aux conséquences souvent mortelles.  Il entraine un syndrome de détresse respiratoire et la défaillance de plusieurs organes vitaux.  Les cytokines sont des substances naturellement produites par les cellules du système immunitaire pour réguler son action et favoriser la réaction inflammatoire, qui est au départ une réponse saine et naturelle d’un organisme agressé.  Quand elle tourne à l’orage, on observe un emballement  du mécanisme qui débouche sur une hyper-inflammation potentiellement létale. Depuis deux semaines, on voit fleurir articles et reportages consacrés au phénomène.  « Les preuves s’accumulent pour suggérer qu’une partie des patients souffrant de formes sévères de Covid-19 sont sujets à un choc cytokinique »  a ainsi écrit Jessica Manson, spécialiste des phénomènes inflammatoires, dans  la revue médicale The Lancet. Repéré et décrit depuis une vingtaine d’années, l’orage de cytokines été pointé du doigt pour expliquer la dangerosité de deux autres maladies respiratoires imputées à des coronavirus , le SRAS et le MERS.  Mais on le suspecte aussi d’avoir été à l’œuvre lors de la terrible « grippe espagnole » qui a tué 50 millions de personnes en 1918-1919. Bien sûr, les scientifiques persistent à penser que l’agent viral en est la cause. Néanmoins, j’ai lu plusieurs articles mentionnant –  mieux vaut tard que jamais – que la dégradation orageuse peut également survenir en l’absence de toute infection.  Tout comme l’immunodéficience acquise (le sida, quoi) peut  parfaitement se produire sans HIV et tout comme un syndrome grippal  peut nous terrasser sans l’influence d’ Influenza, les complications de la maladie attribuée au SRAS-Cov-2 peuvent très bien se déclarer sans lui. Ce dévoilement est déjà un bon pas.  Mais un autre a été franchi  par le Pr Stanley Perlman, spécialiste américain  en microbiologie et immunologie. À l’agence AFP, ce dernier a en effet déclaré  qu’ « administrer des corticoïdes, médicaments anti-inflammatoires courants, serait à coup sûr délétère pour les malades du Covid-19 ».  Cette déclaration est un événement  car c’est la première fois, à ma connaissance, qu’un savant de haut rang avoue que les médicaments employés pour enrayer l’inflammation sont directement responsables de son déchaînement.  Quand on l’empêche de réagir à bon escient, le corps humain  ne se laisse pas faire et se révolte.  Mais pourquoi accabler la  seule cortisone, hormone produite par la glande surrénale  et très précieuse dans les situations les plus désespérées ?   Comme nous l’écrivons sans relâche, des médicaments bien plus courants, à savoir les anti-inflammatoires  non-stéroïdiens (Ibuprofen et autres) sont également connus pour aggraver les maladies infectieuses. Leur usage précède très souvent les orages.  Les autorités sanitaires françaises ont d’ailleurs mis  le public en garde au début de « la crise ». Et n’oublions pas les fébrifuges !   Je le répète encore une fois, mais une étude scientifique de 2009 a montré que l’acide acétylsalicylique (autrement dit l’aspirine) était le véritable tueur de masse qui a sévi il y a un siècle. Faire descendre la fièvre, (à l’aide de paracétamol aussi), c’est le meilleur moyen de se mettre en danger de mort !  Combien de « Covidés » décédés ou lourdement affectés  seront ainsi tombés dans le piège ? On m’a souvent reproché d’être excessif, mais je maintiens que les médicaments « devant le comptoir » ou  délivrés sans ordonnance sont les plus dangereux qui soient pour la santé. Ils ne sont pas extrêmement toxiques mais leurs interférences avec les processus d’autodéfense peuvent s’avérer catastrophiques.  Ce qu’il aurait fallu faire en priorité pour combattre la « pandémie », c’est fermer les commerces de drogues appelées pharmacies !
 
 
 
– Étoile n° 9 : la vérité viendra peut-être des bébés
 
Ils ont beau essayer, ils n’y arrivent pas. Les artisans de la terreur s’escriment à nous faire croire que le Covid-19 est un tueur implacable frappant à l’aveuglette mais les faits sont décidément têtus : la maladie est incompréhensiblement clémente envers  les adolescents, les jeunes enfants et les bébés. Leur présence dans les statistiques de mortalité est quasiment nulle et les quelques décès enregistrés pourraient trouver explication dans la iatrogénie et/ou l’existence de comorbidités passées inaperçues. À ce propos, je dois vous apporter une information que les médias ont étrangement passée sous silence : la « plus jeune victime d’Europe », la fillette de 12 ans morte la semaine dernière à l’hôpital belge de Gand, était atteinte de trisomie  21. Ce n’est pas anodin car il est notoire, comme vous pouvez le vérifier dans cet article que les enfants trisomiques sont plus sensibles aux infections et plus fragiles du cœur, la moitié d’entre eux étant porteurs de malformations cardiaques. Chez les enfants non handicapés – désolé, mais le langage  politiquement correct n’est pas ma tasse de thé – le terrifiant coronavirus ne provoque qu’une poussée de fièvre accompagnée d’un légère toux. Alors qu’ils sont généralement les plus à risque de développer une infection respiratoire problématique, les  nourrissons sont particulièrement résistants à la « pandémie » en cours. Certes, les autorités sanitaires étasuniennes ont réussi à trouver deux bébés qui  en seraient décédés, mais il s’agit d’exceptions douteuses confirmant la règle d’innocuité virale pour la population pédiatrique. D’où vient qu’un nouveau « pathogène », par ailleurs capable de muter rapidement et  sournoisement, épargne si mystérieusement les nouveau-nés ?  Comment se fait-il  que cet agresseur sanguinaire se repaisse si peu, voire pas du tout,  de la chair toute fraîche disponible dans les couffins et les berceaux ? Ce n’est pas une faille mais un gouffre béant auquel  la théorie pasteurienne se trouve aujourd’hui confrontée. Pour sauver le soldat Pasteur et la religion vaccinaliste, il faudra forcément éclaircir  cette zone d’ombre abyssale.  Et certains chercheurs s’y emploient déjà.  Selon une étude parue dans The Lancet, les enfants posséderaient des mécanismes spécifiques régulant l’interaction entre le système immunitaire et les appareils respiratoires. Ils posséderaient donc une immunocompétence « endormie » et insoupçonnée jusqu’à présent  par le monde médico-scientifique !  Ça n’a l’air de rien,  mais ce genre de découverte augure probablement de grandes avancées dans la compréhension de l’immunité. Et partant, une révision possible des fondements dogmatiques de la vaccination. Est-ce un vœu pieux ?  Qui vivra verra mais il me semble que ce  neuvième astre lumineux brille tellement de mille feux qu’il mériterait l’appellation d’étoile du … Berger. Même s’ils sont des éponges émotionnelles et qu’ils ressentent l’anxiété parentale, les  poupons ne lisent pas les journaux, ne comprennent pas ce qu’ils voient à la télé et sont donc insensibles à l’hystérie biophobique  qui s’est emparée des adultes. Puissions-nous, comme l’a suggéré quelqu’un il y a deux millénaires, redevenir comme eux et retrouver l’innocente insouciance de l’enfance…

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Bon, il est déjà temps  pour moi d’envoyer cette newsletter et de retourner préparer la revue Néosanté du mois de mai qui, je vous le rappelle, proposera un dossier sur « le suspect », à savoir le phénomène post-vaccinal de remplacement épidémique pouvant être à l’origine des flambées actuelles. Je remets à la semaine prochaine la rédaction des 3 étoiles restantes.  Un peu navré de vous laisser sur votre faim, je vous communique cependant un dernier lien intéressant que m’a transmis un confrère français. Il mène vers un article de Libération  révélant que, depuis le début du confinement, le nombre d’AVC et d’infarctus a  chuté de moitié en milieu hospitalier !  Il est assez drôle de voir la corporation médicale s’inquiéter de cet avantage collatéral qu’elle attribue un peu vite à la vie moins stressante des confinés. Et si c’était plutôt le ralentissement forcé de la médicalisation qui profite à la population ?  Dans une précédente infolettre, je vous avais glissé que la baisse de la mortalité lors des grèves de médecins n’était pas une légende mais une réalité attestée par plusieurs études scientifiques. Grâce au Covid-19, on va peut-être s’apercevoir que  Molière, Jules Romain ou Ivan Illich ont énoncé chacun à leur façon une puissante vérité : moins de médecine éloigne du médecin !

Covid-19 : 12 étoiles dans la nuit

portrait de Yves Rasir Ça va toujours ? Vous restez ancrés et centrés dans ce tourbillon de la mutation en cours ?  Moi qui suis enclin à la claustrophobie et d’un tempérament nerveux,  je vous avoue qu’il m’est difficile de garder mon calme. L’autre jour, dans une épicerie de mon quartier,  j’ai été verbalement  agressé  par une parano gantée et masquée qui me reprochait d’être entré dans le magasin pendant qu’elle y était.  Pas pu m’empêcher de lui répondre vertement. Avant-hier, j’ai appris qu’un jeune couple de mes connaissances était au bord de la rupture parce que  l’homme reprochait à sa copine de ne pas se laver les mains assez souvent : la dispute a viré au conflit et la jeune fille est retournée vivre chez ses parents. Une connaissance française m’a raconté que sa belle-mère, cloîtrée dans sa maison de repos, souffrait depuis 10 jours d’une rage de dents et que toute visite d’un (ou chez) le dentiste était interdite. Vous avez dit « barbarie » ? Mais ce ne sont là que des péripéties en regard de la terrible tragédie qui a éclaté en Inde : dans ce pays « émergent », des millions de travailleurs journaliers se sont retrouvés sans gagne-pain du jour au lendemain à cause du confinement,  et ils crèvent littéralement de faim. Comme on pouvait s’en douter, les mesures drastiques adoptées contre le coronavirus vont faire bien plus de victimes que l’épidémie elle-même. Il serait grand temps,  ne fût-ce que pour des raisons humanitaires, d’arrêter cette folie dictée par une virophobie psychopathique.
 
Malgré cette déraison pandémique à la fois hautement dangereuse et très contagieuse –  exploit qui n’est pas à la portée de microbe (voir mes infolettres précédentes)  – , il faut rester résolument optimiste. Comme toutes les flambées infectieuses, celle qui affole en ce moment la planète va refluer spontanément et disparaître comme par enchantement, quelles que  soient les guerres qu’on aura entreprises contre elle.  Dans un avenir  proche, ce grand Corona-circus va replier son chapiteau et ses artistes grotesques vont devoir cesser leurs numéros de clowns tristes,  d’illusionnistes manqués ou  de dompteurs de virus féroces.  Jusqu’à la prochaine représentation ?  On verra bien mais je suis également confiant qu’une telle mystification mondiale  n’arrivera plus jamais. Je suis convaincu que nous vivons des temps apocalyptiques (au sens étymologique de « dévoilement »), et qu’une succession de révélations vont rendre impossible la récidive d’une pareille tromperie universelle. Il y a onze ans, nous  étions peu nombreux à dénoncer la fumisterie pharmafieuse de la grippe A/H1N1 et notre audience était dérisoire. Cette fois-ci, de multiples voix dissidentes se font entendre  et le troupeau de moutons pasteurisés commence à s’égailler en prenant conscience que « le virus n’est rien, le terrain est tout ». Je pense que cette pseudo-crise sanitaire sera salutaire et qu’elle va accoucher d’une belle victoire pour les médecines naturelles, leurs fondements hippocratiques  et leurs acteurs scientifiques ou thérapeutiques. Cette semaine, j’ai donc eu envie de regarder avec vous « douze étoiles » brillant dans la nuit,  douze éléments encourageants qui sont autant de signes qu’un nouveau paradigme médical est en train d’éclore. J’avais d’abord couché sur papier  une dizaine de« lueurs  d’espoir » mais je me suis ravisé et j’ai changé de titre. En ce moment, cette expression est monopolisée par les sinistres personnages qui ont trucidé nos libertés et nous font à présent miroiter qu’ils vont les rétablir au compte-gouttes tout en nous prévenant qu’une « seconde vague » serait synonyme de retour à la case prison et paupérisation. J’ai donc préféré une métaphore céleste et j’ai opté pour le nombre douze en clin d’œil aux douze étoiles couronnant la vierge dans l’Apocalypse selon St-Jean et dont une Europe en pleine discorde ne semble plus capable de conserver la reproduction sur son drapeau jaune et bleu. N’y voyez rien de mystique ou d’ésotérique, c’est juste pour ajouter un peu de ludique à l’informatif.
 
– Étoile n° 1 : Le suspect  l’est plus que jamais
 
La semaine dernière, mon billet consistait à examiner la situation en Italie et à pointer un suspect identifié par Dominique Guillet : la vaccination ! Outre le vaccin antigrippal,   le vaccin anti-méningite est sérieusement soupçonnable d’avoir perturbé l’écologie microbienne prévalant en Lombardie  et d’avoir préparé le terrain au surgissement, dès l’automne 2019, de pneumonies atypiques affectant sévèrement les vieilles personnes affaiblies.  De toute évidence et en supposant qu’il existe bel  et bien, le coronavirus était déjà actif dans la péninsule avant de débouler à Wuhan et de déclencher l’hystérie planétaire.  Certes, mon appel à l’interrogatoire du suspect a fait totalement chou blanc. Aucun média mainstream n’a suivi la piste et personne n’a moufté dans les instances académiques qui ont l’oreille des politiques : on ne touche  pas à sa sainteté Louis Pasteur ! Mais la piste a gagné en crédibilité. D’abord, les autorités italiennes ont admis que malgré leurs intenses recherches, elles n’avaient toujours pas trouvé le patient zéro, celui qui aurait infecté tous les autres dans un même périmètre. Pareil en France, en Belgique et partout ailleurs.  Or une épidémie sans patient 0, c’est un peu comme un œuf sans poule ou du lait sans vache : difficilement compréhensible. Ensuite, Dominique Guillet a trouvé que de grandes campagnes de vaccination avaient également eu lieu en Espagne en 2019, et notamment à Madrid comme en atteste cet article de journal. Est-ce un hasard si Madrid est l’épicentre de la flambée épidémique espagnole ?  Quid de la France, où un nouveau vaccin recombinant  contre les pneumocoques a été largement employé ?   D’autres vaccinations ne seraient-elles pas impliquées ? Puisque la presse conventionnelle se couche et ne fait pas son travail, j’ai demandé à une de nos journalistes de mener l’enquête et de remonter la piste  du « remplacement épidémique » à causalité vaccinale. Le résultat de ses investigations sera publié dans la revue Néosanté du mois de mai.  
 
– Étoile n° 2 : le mystère italien s’épaissit
 
De plus en plus étrange : en Italie du Nord, certains villages sont durement frappés et ont perdu la moitié de leur population.  Mais d’autres sont complètement épargnés et l’on n’y compte aucune victime !  C’est notamment le cas dans le bourg de Ferrera Erbognone.  où aucune des 1000 âmes n’a rendu la sienne. Comment la théorie pasteurienne peut-elle expliquer ça ? Pour le coup, l’argument de la sensibilité génétique individuelle ne tient pas debout. Celui de la mutation de souches virales ne tient pas non plus la route quand la situation diffère  de patelin à patelin.   Il y a très certainement des facteurs épigénétiques – environnementaux ou liés au mode de vie –  à débusquer et que les épidémiologistes vont devoir étudier.  Le contexte électromagnétique ? Des expérimentations de la 5 G ?  L’eau de distribution ? L’usage local de pesticides toxiques ? Une iatrogénie inégalement répartie ? Inutile de préciser que mes soupçons personnels se dirigent encore une fois vers la vaccination. Il faudrait d’urgence superposer la carte des campagnes vaccinales avec celle de la létalité attribuée à l’agent viral. Et si elles ne correspondent pas, reste encore l’hypothèse des lots de vaccins défectueux accentuant une morbidité très localisée. Région la plus touchée du monde, la Lombardie détient probablement les clés de la boîte noire.  Encore faut-il vouloir l’ouvrir !
 
– Étoile n° 3 : Un chœur de voix dissonantes
 
En 2009, pour la grippe A,  nous n’étions qu’une poignée à nous indigner de la grande escroquerie pandémique qui a vu nos gouvernements acheter à la hâte des stocks d’antiviraux et de vaccins expérimentaux aux effets secondaires redoutables. Parmi les indignés, quelques médecins de terrain et fort peu d’experts, hormis le  subversif et combatif Dr Marc Girard dont je vous recommande encore une fois le livre « Alertes grippales », ouvrage retraçant cette grande manipulation de l’opinion publique dont on nous sert aujourd’hui la resucée bien mieux scénarisée.  En 2020, c’est très différent : j’ai arrêté de compter les grands spécialistes et experts internationaux qui sont sortis du bois et ont tenté de dédramatiser, rassurer et relativiser la gravité de l’épidémie Covid-19.  La « star mondiale »  Didier Raoult est un arbre cachant la forêt car il a été rejoint par beaucoup d’autres éminents scientifiques scandalisés par ce nouvel épisode de la série « Apocalypse virale ».  La plupart figurent au générique d’une vidéo  circulant sur le net et intitulée « Les chiffres sont faux ». Si vous ne l’avez avez pas encore regardée, cliquez ici pour la visionner car elle est assez exhaustive.  Peut-être y manque-t-il Peter Götzche,  célèbre médecin danois à l’origine de la Collaboration Cochrane, ce réseau de chercheurs indépendants de l’industrie pharmaceutique ? Je ne sais plus car je m’y perds un peu dans le foisonnement des voix dissonantes. S’il n’y est pas, prenez connaissance de son dernier article traduit et publié sur son site par… Marc Girard. Extrait du texte : 1) il n’existe aucune preuve que la situation sanitaire actuelle soit exceptionnellement grave ; 2) quand bien même elle le serait, les mesures prises n’auraient aucune chance de la contrôler, tandis qu’elles frappent par leur débilité intrinsèque et leur incohérence."
 
– Étoile n° 4 : Les devins se ridiculisent
 
Dans l’Antiquité, les empereurs romains consultaient les augures chargés de prédire l’avenir dans la morphologie des nuages ou les entrailles d’un oiseau. De nos jours, les dirigeants politiques établissent le désordre et massacrent l’économie réelle en se basant sur l’avis des scientifiques. Pas ceux que j’ai étoilés plus haut, bien sûr, mais les plus catastrophistes et alarmistes d’entre eux.  En France, Didier Raoult était tellement peu écouté dans l’équipe des conseillers présidentiels qu’il a préféré démissionner. En Belgique, je n’ai repéré qu’un seul son de cloche en marge du carillon officiel : le Dr Eric Mertens,  journaliste et éditeur  qui observe depuis 30 ans l’évolution de la médecine et  des soins de santé dans notre pays.  Samedi, il a publié un article très instructif sur le site Medi Quality : en se basant sur le bulletin hebdomadaire des infections respiratoires, il note que le Covid-19 s’est effectivement substitué aux syndromes grippaux habituels au cours du mois de mars. Mais il met en exergue que le nombre  de décès toutes causes confondues se situe dans une fourchette normale et qu’il n’y a donc aucun signe de surmortalité inquiétante. Cette absence de désastre, les devins de la cour parviennent de plus en plus  difficilement à la camoufler.  Chez nous, ça fait trois semaines qu’ils nous annoncent un tsunami  dévastateur et que ça se résume à une vague d’hospitalisations  dont le nombre d’issues fatales n’est guère étonnant en ce début de printemps hivernal. Dans quelque temps, on s’apercevra qu’ils nous ont trompés et qu’ils ont mélangé les pommes avec les poires,  les prunes et les abricots, les scoubidous et un raton laveur. Évidemment, les pitoyables pythies auront beau jeu de dire que le pire a été évité grâce à elles. Les prophètes du malheur non survenu seront congratulés et sans doute décorés.  Mais les chiffres, eux, ne mentiront pas : préparons le goudron et les plumes !  Mieux : venons en aide aux pâtissiers ruinés et commandons de quoi entarter ces pompeux cornichons.
 
– Étoile n° 5 : Les grosses ficelles commencent à se voir
 
Dans le quotidien belge que je lis chaque matin,  la manchette d’hier  annonçait que « les hôpitaux sont proches de la saturation ».  Faux : 47% des lits disponibles en soins intensifs étaient encore inoccupés. Qu’à cela ne tienne, l’éditorialiste se répand en éloges lyriques sur un médecin urgentiste qui raconte en pages intérieures sa lutte héroïque sur le front. Mais qu’apprend-on dans ce récit de l’horreur ?  L’hôpital où le toubib travaille accueille les patients en difficulté respiratoire en leur laissant le choix d’entrer en réanimation… ou non.  Le malade décide et les membres du corps médical exaucent son souhait ! On imagine aisément que ces personnes apeurées par leurs symptômes et paniquées par ce qu’elles lisent dans les journaux prennent l’option de l’oxygénation médicalement encadrée. Voilà comment on fabrique artificiellement une saturation des hôpitaux ! Exception surréaliste à la belge ? Certainement pas : mon collègue Xavier Bazin a attiré mon attention sur un tweet posté par une intensiviste new-yorkaise : « L'un des problèmes est le nombre de patients. Un autre est que nous intubons ces patients très tôt, car les données suggèrent une amélioration des résultats et aussi pour éviter les procédures d’aérosolisation afin de protéger le personnel."   Les données sur les résultats améliorés, on demande à voir. Mais ce qui est patent, c’est que les procédures d’intubation sont mises en œuvre pour éviter des techniques plus légères mais à plus haut risque de contamination.  Voilà comment on surcharge les services de soins intensifs, pour apaiser les craintes du personnel !
 
 
– Étoile n° 6 :  C’est Hippocrate qui ressuscite
 
Si vous nous suivez depuis un moment, vous connaissez notre radicalité naturopathique : pas besoin de médecines douces ou dures si on assure son équilibre homéostasique par les facteurs naturels de santé (alimentation saine,  pratique du jeûne, eau et air purs, soleil,  exercices physiques et respiratoires, hygiène psycho-émotionnelle et relationnelle).  Les compléments alimentaires et les remèdes à base de plantes ? Nous n’y sommes pas favorables non plus dans une quête d’autonomie et de sobriété thérapeutique.  La quercétine abonde dans les pommes et les oignons. Le zinc, vous le trouverez en abondance dans les produits de la mer. La vitamine c est omniprésente dans les fruits et légumes biologiques. Si vous manquez d’ensoleillement, vous trouverez de la vitamine D dans le foie, les œufs ou les huiles de poissons gras. Cela étant dit, nous sommes ravis que les gens bien informés se soient rués sur les suppléments nutritionnels ou les huiles essentielles. Dans la boutique bio de ma rue,  la vitamine C liposomale et les capsules d’origan sont hors-stock depuis un mois !  Le plus réjouissant, c’est que cette montée en force de la médecine naturelle est encouragée par des disciples d’Hippocrate dûment diplômés.  Vous connaissez le Dr Marc Ménat ?  Outre sa promotion opportune des micronutriments immunostimulants, j’ai beaucoup apprécié son coup de gueule envers le paracétamol et l’ibuprofène. Le célèbre adage  « D’abord ne pas nuire » est occupé à regagner les faveurs de ceux qui font également le serment hippocratique  d’utiliser « la force guérisseuse de la nature ». Parmi les interventions publiques de praticiens reconvertis à l’art de prévenir, j’ai particulièrement savouré la vidéo d’un médecin belge  confiant avoir œuvré pour MSF lors de la mini-crise coronavirale  du SRAS en 2003. Si même un vétéran de la médecine de guerre biocidaire  prône désormais que « le terrain est tout » et que la pleine conscience est un puissant instrument de santé, tous les espoirs de métamorphose médicale sont permis !
 

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Arrivé à mi-chemin de ce parcours sidéral, je réalise que le voyage prend plus de temps que prévu. Or je dois plancher sur le prochain numéro de Néosanté et gérer l’afflux incroyable de dons, de nouveaux abonnements et de commandes de livres consécutif à mon appel de lundi. Vous avez été formidables et je peux déjà vous garantir la pérennité de notre petite maison d’édition ! Je vous donne donc rendez-vous mercredi prochain pour l’observation de 6 autres étoiles témoignant que le virus à couronne va certainement chambouler les mentalités. Du chaos naîtra une nouvelle conception de la santé et de la maladie ! En attendant le 8 avril, je vous adresse deux liens supplémentaires.  Le premier mène à un nouvel article démystifiant de l’anthropologue Jean-Dominique Michel. Et le deuxième conduit au dernier article percutant de Dominique Guillet. Sa plume trempée dans le vitriol et son adhésion à un conspirationnisme assumé vont certainement en rebuter  plus d’un. Mais je vous invite à ne retenir que les faits dénoncés et les références appuyant ses accusations. Comme lui, je pense qu’une révolte citoyenne sera peut-être nécessaire pour s’échapper du camp de concentration dans lequel on nous enferme depuis deux semaines.

PS : Pour augmenter sa diffusion, le Néosanté Hebdo du 25 mars a été (très bien) traduit en anglais par une aimable lectrice. Vous pouvez le trouver et le partager en cliquant ici

Covid-19 : on tient un suspect !

portrait de Yves Rasir Ça va, vous tenez le coup dans ce monde devenu fou ?   Moi, je vous avoue que la situation commence déjà à me peser. Je n’ai jamais supporté que mes enfants soient tristes, or ma fille aînée m’a confié hier sa tristesse d’avoir assisté à une violente dispute dans un magasin entre trois personnes : l’une d’entre elles avait approché les deux autres à moins d’1,5 m, ce qui ne leur a pas plu du tout !  Voilà où nous conduit cette virophobie démentielle ayant accouché du confinement généralisé.  Il faut stopper ce cauchemar au plus vite ! Cette semaine, je pare au plus pressé et je me focalise sur la situation en Italie. Comme le répète invariablement l’infectiologue Didier Raoult dans ses vidéos devenue virales, les pandémies sont une fiction. Ça n’existe pas, ça n’a jamais existé et ça n’existera  sans doute jamais. Les flambées épidémiques sont écosystémiques et doivent s’analyser dans leur contexte biotopique.  De quel(s) déséquilibre(s) relationnel(s) entre les êtres humains et leur environnement sont-elles la conséquence ?   Concernant Wuhan, nous en sommes réduits au jeu des hypothèses. Selon une source que je ne citerai pas encore car je n’ai pas pu la recouper, une pollution majeure suivie d’une vive protestation populaire durement réprimée pourrait avoir été le facteur déclencheur. Mais il faudrait pouvoir longuement enquêter sur place pour étayer cette possibilité. Laissons la Chine de côté puisque, de toute façon, la maladie baptisée Covid-19 et attribuée au coronavirus SARS-Cov2 y a quasiment disparu. Ce qui n’est pas du tout le cas de l’Italie qui a enregistré presque le double  de décès avec une population 22 fois inférieure. Comment expliquer  une telle tragédie ?
 
Deux observations s’imposent d’emblée. La première, c’est qu’il ne s’agit pas d’une crise frappant l’Italie dans son ensemble, ni même l’Italie du Nord qui compte ¾ des victimes. L’épicentre de l’épidémie italienne se situe plus précisément en Lombardie, région qui s’octroie 2/3 du fromage macabre. C’est impressionnant et ça  s’est concrètement traduit par des crématoriums débordés et des colonnes de véhicules militaires emportant les cercueils vers d’autres cimetières que ceux de Bergame et Brescia. Images glaçantes qui parlent mieux que les statistiques.  La deuxième chose à noter, c’est que les médias se trompent et nous trompent en affirmant  sans cesse que « cette maladie concerne tout le monde ». Selon le rapport officiel du 17 mars  de l’Istituto Superiore di Sanità, l’âge moyen des personnes décédées était de 79,5 ans (3  ans de moins que l’espérance de vie à la naissance) et  seulement  0,8% des victimes n’avaient pas de pathologies antérieures. Un quart en avait une, un autre quart deux et la moitié trois.  Dans l’ordre, les plus fréquentes étaient l’hypertension artérielle, le diabète et les cardiopathies ischémiques. Dans 20% des cas, il y avait présence d’un cancer et dans 13% des cas,  celle d’une BPCO (Bronchopneumopathie Chronique Obstructive).  Qu’on le veuille ou non, que ça plaise ou non,  la Covid-19  fauche très préférentiellement les vieilles personnes déjà très malades. Il n’y a aucun cynisme à constater cette réalité. Si on pense, comme moi,  que le virus n’est pas seul en cause, il reste cependant à élucider  la surmortalité lombarde. Pollution automobile ?  Le trafic à Milan est beaucoup plus intense que dans les villes les plus touchées, et pas plus dantesque que dans d’autres métropoles. Défaillances du système de santé ? Au contraire, données et témoignages indiquent que les infrastructures et le personnel médical sont ce qui se fait de mieux en Italie,  pays où les soins sont totalement gratuits. À mon avis,  c’est justement l’accès facile à cette offre abondante qui pose question. Dans un de ses ouvrages majeurs (Némésis médicale , 1975), le penseur écologiste Ivan Illich montrait déjà que passé un seuil de développement, la médecine occidentale moderne devient « contre-productive », c’est-dire que ses inconvénients commencent à dépasser ses avantages, ses risques à peser plus lourds que ses bénéfices. Dans le monde industrialisé, l’art de guérir est  ainsi devenu  celui de nuire à la santé. S’il parvient paradoxalement à repousser l’âge de la mort, c’est au prix d’une morbidité (nombre de malades dans la société) plus répandue.
 
Vous me voyez venir ?  J’insiste en effet  sur la composante iatrogénique de la crise sanitaire  italienne. Selon le rapport cité plus haut (*), 83 % des patients diagnostiqués, pris en charge et décédés ont reçu des antibiotiques, 52%   des médicaments antiviraux et 27% de la cortisone. On peut bien sûr supposer que nombre d’entre eux ont reçu les trois traitements en même temps. Le rapport  est muet sur l’usage d’antipyrétiques et d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) mais on peut également se douter que ces substances chimiques sapant le pouvoir d’auto-guérison sont employées sans retenue et sans discernement. Selon une de mes amies habitant là-bas et lisant la presse locale,  la chloroquine fait  aussi partie de l’arsenal médical d’au moins un hôpital. Or  si elle est certainement peu nocive (le contraire se saurait puisqu’ on l’emploie depuis plus de 70 ans), la molécule préconisée par le Dr Raoult n’est  quand  même pas un bonbon pour la toux. Au-delà d’1 g par jour, elle peut mener à l’intoxication et celle-ci est fatale dans 20% des cas.  La mise sous oxygène ? Dans une infolettre précédente, je vous ai signalé que cette pratique était loin d’être anodine et qu’elle pouvait  sérieusement léser les poumons.  Mais savez-vous que la version supérieure de cette technique,  le respirateur artificiel, nécessite d’endormir les patients ?  L’anesthésie générale, ce n’est pas non plus un geste médical dépourvu de risque létal.  En additionnant tous ces facteurs potentiellement iatrogènes, on obtient  une explication non négligeable du désastre nord-italien. Toutefois, je vous avoue que je gambergeais pas mal ces deux dernières semaines : même si elle compte  pour beaucoup, la iatrogénie subie peu avant ou pendant les soins intensifs ne suffit certainement  pas à expliquer l’ampleur du drame en Italie. Il y avait forcément autre chose, mais quoi ? 
 
La semaine dernière, je mentionnais une étude américaine montrant que la vaccination anti-grippale  favorise les infections à coronavirus. C’est une pièce importante à verser au dossier mais ça n’explique toujours pas la flambée lombarde.  Ailleurs dans le pays et dans plein d’autres pays, ce vaccin inutile et dangereux est conseillé et injecté à de nombreux vieux de plus de 60 ans. Si la valence influenza était si délétère, ça se verrait davantage.  J’en étais encore à me creuser la cervelle quand j’ai reçu, il y a deux jours, un article saisissant de Dominique Guillet. Pour ceux qui ne le connaissent pas, cet explorateur de l’univers végétal est le fondateur de l’association française Kokopelli, qui a mené avec succès le combat pour la liberté de commercialiser et d’échanger des  semences non inscrites aux catalogues officiels.  Entérinée par une décision européenne, cette victoire  devrait lui valoir mille fois le prix Nobel alternatif. Quand il ne poursuit pas cette lutte libertaire et qu’il ne rédige pas des monographies sur des plantes alimentaires ou médicinales, Dominique Guillet fait du journalisme citoyen et publie le résultat de ses investigations sur son site internet. Dans le long article qu’il a mis en ligne avant-hier et que vous pouvez lire en cliquant ici,  le fouineur amateur (mais néanmoins très pro) révèle une information à mes yeux capitale : en janvier dernier,  la Lombardie a été le théâtre d’une grande campagne de vaccination contre les méningocoques. Suite à une mini-épidémie de méningite bactérienne ayant impacté… 6 personnes (avec 2 décès), les autorités régionales ont en effet décidé de vacciner massivement et gratuitement la population. En quelques semaines, plus de 33.000 personnes ont reçu le vaccin. Hier, Dominique m’a envoyé une information supplémentaire tout aussi cruciale :  comme vous pouvez le vérifier en cliquant ici la campagne de vaccination était déjà en cours à l’automne 2019 ! Ce détail est essentiel parce c’est aussi en automne qu’est apparue en Lombardie une étrange épidémie de pneumonies bizarres nécessitant des examens radiologiques spéciaux. Vous ne le croyez pas ? Regardez cette séquence télévisée où le professeur  Giuseppe Remuzzi, Directeur de l’Institut Mario Negri de Recherches Pharmacologiques de Milan, répond aux questions d’un journaliste plutôt énervé.  Incroyable mais vrai, cette interview est passée le 22 mars sur CGTN, chaîne de télévision internationale… chinoise, sorte de Russia Today à la sauce Xi Jinping !  Comme en atteste ce communiqué, la presse chinoise met le paquet sur cette enquête car elle soupçonne le coronavirus d’avoir été importé d’Italie en Chine !  Je m’interroge : comment  se fait-il que cette nouvelle sensationnelle n’ait pas encore fait le buzz dans toutes les rédactions du globe ? Si j’ai loupé cet énorme scoop dans l’actualité, merci de me corriger. 
 
En fait, on se fiche un peu de savoir dans quel sens a voyagé un hypothétique virus relativement inoffensif.  Ce qui est très important à vérifier, c’est s’il y a un lien entre la vaccination et la multiplication de pneumonies atypiques en Italie.  Vous en doutez ? La probabilité est pourtant très élevée.  Parmi leurs effets secondaires très pervers, les vaccins ont en effet pour conséquence de modifier l’écologie microbienne. La nature ayant horreur du vide,  la niche écologique devenue vacante par l’immunisation artificielle est immédiatement occupée par d’autres espèces de bactéries, plus insidieuses ou plus dangereuses. C’est ainsi que les épidémies de poliomyélite  ont surgi dans la foulée de la vaccination massive contre la diphtérie, ou que de nouvelles formes d’hépatite (C,D, E, etc..) sont apparues en rançon des vaccinations contre les formes A et B.  Ou encore que les méningites ont gagné en fréquence et en  sévérité depuis qu’on les combat vaccinalement. Bien étudié, ce phénomène de « remplacement épidémique »  a récemment fait l’objet d’une analyse par le Dr Michel de Lorgeril dans le 5ème livre de sa série « Vaccins et société », celui consacré aux méningites bactériennes.  Dès janvier 2012, la revue Néosanté avait lancé l’alerte sur cette catastrophe écolo-sanitaire en publiant un dossier intitulé « Vaccins et microbes : les relations désastreuses », rédigé par notre collaboratrice française Françoise Joët, ex-présidente de l’ALIS  (Association Liberté Information Santé). Cet article magistral et toujours actuel  est en accès libre sur notre site et vous pouvez le consulter en cliquant ici. Que devrait-on faire maintenant  que le suspect vaccin est identifié ?  À mon sens, il faudrait d’urgence vérifier le statut vaccinal des décédés italiens et de leurs proches. Le vérifier aussi dans les autres régions (françaises, espagnoles…) où un nombre anormalement grand de graves pneumonies sont signalées. Certes, l’éventuelle corrélation ne va pas démontrer un lien de causalité. Et le cas échéant,  le puissant lobby vaccinaliste investirait les médias à leur solde pour brandir l’argument habituel de la « coïncidence temporelle » entre vaccinations et maladies. Mais qui serait encore dupe ?  Qui croirait encore à la pertinence des dogmes pasteuriens ? Pour ma part, je lance un appel solennel à l’exploitation de cette piste potentielle. Et je compte sur vous pour faire un maximum de bruit en diffusant ce billet tous azimuts. Je vous embrasse d’avance… sans distanciation sociale.
 

Yves Rasir

 
(*) Très troublant : dans son  dernier rapport du 20 mars, l’Institut Supérieur de la Santé italien ne détaille plus les  traitements administrés aux patients. Vous avez dit omerta ?

Covid-19 : 8 vérités à propager

portrait de Yves Rasir Ma tentative de décodage biologique, ce sera pour plus tard.  À l’heure où nos libertés élémentaires sont sacrifiées sur l’autel de la psychose, il me semble plus urgent de poursuivre mon décryptage anxiolytique de cette grande mascarade médico-politico-médiatique. Mon but ? Répandre viralement un message apaisant en vous dévoilant des informations dissimulées ou qui ne sont pas cachées mais qui restent peu audibles dans le vacarme des discours alarmistes. Contrairement à d’autres observateurs, je ne crois toujours pas que cette épidémie procède d’un plan machiavélique ourdi par de lugubres comploteurs. Il y a des gens qui tirent les marrons du feu, il y en a même (Georges Soros, Bill Gates…) qui ont misé et spéculé sur un départ de feu. Ça n’empêche pas qu’il s’agisse d’un feu de broussaille d’origine naturelle et appelé à s’éteindre bientôt, avec ou sans  les lois martiales imposées aux populations.  Dans quelques semaines, on va sortir du cauchemar et on s’apercevra que cette virose assez banale ne méritait pas de se faire tant de mauvais sang. Voilà mon inventaire des vérités que les médias dominants occultent ou font mine de ne pas voir pour mieux épouser le sens du vent (de panique) qui fait vendre. 
 
Vérité n° 1 : les chiffres chinois sont hyper-rassurants
 
 Il suffit de faire un rapide calcul : sur base des statistiques établies en Chine (80894 cas, 3237 morts )  le terrifiant agent infectieux SARS-Cov-2  y a fait très peu de dégâts. Il a  contaminé 0,005 % des habitants de l’Empire du milieu  et décimé seulement 0,0002% de la population.  Certes, je n’ignore pas que ce taux de mortalité global reflète mal les disparités locales : dans la ville de Wuhan et la province de Hubei, le bilan est singulièrement plus lourd, de l’ordre de 1%.  Il n’empêche qu’à échelle nationale, les « ravages » du coronavirus sont ridiculement faibles, très inférieurs à ceux de la grippe saisonnière. Avec environ 0,006% de mortalité, celle-ci est 20 fois plus meurtrière.  Par rapport à la grippe espagnole (40 millions de morts, 2% de la population mondiale selon les estimations les plus sérieuses), le CoVid-19 s’est avéré 5.000 fois moins meurtrier chez les Chinois. Je parle au passé car là-bas, le nombre de nouveaux cas est en chute libre, ce qui augure d’une fin très proche de l’épidémie. Évidemment,  on me rétorquera que cet excellent résultat résulte des mesures de confinement spectaculaires et très coercitives adoptées en Chine. OK, admettons la plausibilité de cette explication indémontrable. Mais pourquoi, comme le font certains épidémiologistes belges et français,  agiter l’épouvantail d’un remake de 1918, avec des centaines de milliers ou de millions de morts à travers le monde ? Pour nous faire peur et nous inciter à être disciplinés ? Je doute  de la valeur pédagogique de ce pessimisme exacerbé. On pourrait très bien faire le contraire et faire miroiter que l’incendie apparu en Chine a été remarquablement maîtrisé.  L’éducation positive, jamais entendu parler ?
 
Vérité n° 2 : les chiffres européens sont trop bizarres
 
La justification de ce catastrophisme réside peut-être dans la situation italienne. Ce matin, dans ce pays, on comptabilisait déjà  2503 morts, soit 0,004% de la population. On comprend que l’Italie ait appelé la Chine à la rescousse pour tenter d’enrayer le fléau. Mais si vous allez regarder la carte européenne de l’épidémie, que remarquez-vous ?  D’énormes disparités entre pays et une très nette fracture Nord-Sud : l’Italie et l’Espagne (523 morts) font exception dans un continent où les pays scandinaves se distinguent par une mortalité  dérisoire :  3 en Norvège, 4 au Danemark,  8 en Suède et… 0 en Finlande.  Curieusement, l’ennemi viral semble également très peu létal dans l’ancien bloc de l’Est : 5 morts en Pologne, 0 en Russie, Biélorussie, Ukraine, Tchéquie, Slovaquie, ex-Yougoslavie et pays baltes. Faut croire que l’infâme Poutine a mis ses agents secrets sur le coup et  encore trouvé le moyen de parer aux attaques occidentales… Plus sérieusement, ces chiffres très contrastés indiquent indubitablement que le pouvoir de nuisance du SARS-Cov-2 varie considérablement selon le système de soins qu’il rencontre. Ou selon les décisions des autorités. Ou selon le tempérament des habitants.  Et si c’était un mélange des trois ? En tout cas, cette pathogénèse hétérogène demande à être élucidée. L’insolite gravité de la situation italienne mériterait que tous les journalistes d’investigation du monde convergent vers la péninsule pour y mener l’enquête. Pour ma part, je subodore que le mystère transalpin tient à une mixité d’éléments que j’évoque ci-dessous. Les autres vérités tenues sous le boisseau pourraient suffire à éclairer les bizarreries du « palmarès » européen.
 
 
Vérité n° 3 : le patient-type n’a pas changé
 
Vous vous rappelez du sida ? Au début, il était clair que ce syndrome d’immunodépression frappait exclusivement des homosexuels et des toxicomanes, et surtout les gays s’adonnant à de longues orgies rendues possibles par la surconsommation de médicaments et de drogues récréatives. La découverte providentielle du HIV a permis de faire croire que le tout-venant était exposé au risque et que l’épidémie allait galoper dans tous  les milieux, ce qui ne s’est jamais vérifié.  Avec le Covid-19, nous sommes dans un scénario similaire : épargnant très étrangement les bébés et les jeunes enfants,  la maladie frappe très majoritairement les très vieilles personnes déjà très malades.  On veut nous faire avaler que tout le monde est concerné mais le virus s’obstine à cibler ses victimes dans le 4ème âge en état de délabrement avancé.  En Italie,  selon l’Institut National de Santé cité par mon confrère américain Jon Rappoport  dans sa dernière newsletter,  la moyenne d’âge des patients décédés et testés  positifs était de 80,3 ans. Et seulement deux d’entre eux n’avaient pas d’autres pathologies connues ! Un de mes amis a recueilli un témoignage de première main sur le premier décès belge attribué au coronavirus.  Il s’agissait d’un octogénaire séjournant plus souvent à l’hôpital que dans son home et fréquentant assidument le bistrot du coin. On voyait souvent cet ivrogne tituber à la sortie du troquet et zigzaguer avec son déambulateur. Il serait sans doute mort de n’importe quoi à brève échéance mais il est désormais recensé comme une victime aléatoire de la fatalité infectieuse. Ce week-end, les radios et les télés belges diffusaient en boucle « l’information recoupée» selon laquelle trois médecins urgentistes quadragénaires étaient hospitalisés dans un état critique. Nous sommes mercredi et cette nouvelle n’a pas encore confirmée officiellement alors qu’il y aurait là un solide argument pour accréditer la thèse d’un virus démocratique se détournant du patient-type. Ce qui paraît avéré, c’est que le Covid-19 tue 10 à 20 fois plus de vieillards que la simple grippe saisonnière, du fait d’atteintes pulmonaires plus sévères. Il n’en reste pas moins vrai que l’agent infectieux fait preuve d’une sélectivité peu compatible avec l’idéologie pasteurienne. Si, selon cette religion,  enfants, adolescents et adultes peuvent témoigner de leur solidarité en protégeant les aînés, il est mensonger d’insinuer qu’ils sont eux-mêmes des proies pour l’assaillant viral. La prédilection de ce dernier pour les doyens déjà  très mal en point révèle incontestablement la primauté du terrain.  Reste à comprendre pourquoi Corona exprime davantage  sa dégradation qu’ Influenza. La vérité suivante pourrait nous éclairer. 
 
Vérité n° 4 : c’est surtout une épidémie de iatrogénie
 
Je sais que je radote mais c’est un clou sur lequel il est important de taper : L’interventionnisme médical et ses effets iatrogènes contribuent très certainement à la létalité attribuée au SARS-Cov-2.   À Wuhan, 90% des patients ont été (mal)traités à grand renfort de cortisone  (immunodépresseur notoire)  et de médicaments antiviraux redoutablement toxiques. Sans reparler de l’oxygénothérapie et de ses risques (voir ma lettre de la semaine dernière), je  vous rappelle que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont aussi des « catalyseurs » de complications infectieuses. À ce propos, vous avez vu ce que le nouveau ministre français de la santé, Olivier Véran, a tweeté le 14 mars ? Il a mis en garde contre les médicaments anti-inflammatoires qui « pourraient être un facteur d’aggravation de l’infection ». Si même les membres d’un gouvernement noyauté par Big Pharma osent l’ouvrir, c’est que le mutisme est devenu intenable. Malheureusement, le successeur d’Agnès Buzin a cru bon de  conseiller à ses followers de « prendre du paracétamol en cas de fièvre ». À très bon escient, mes confrères Xavier Bazin et Jean-Marc Dupuis ont souligné la stupidité de ce conseil et je vous renvoie à leurs textes que vous pouvez lire en cliquant ici  et ici. Il est ahurissant qu’un haut responsable de santé ignore encore le rôle crucial de la température corporelle dans le contrôle des infections. La iatrogénie ne s’arrête cependant pas là. Dans les recommandations qu’elle a mise en ligne dimanche dernier , l’AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante) pointe en effet un doigt accusateur sur d’autres médicaments susceptibles de favoriser les pathologies infectieuses telles que les anti-hypertenseurs, les sartans et.. les statines ou autre médicaments anticholestérol. Les médecins bienveillants suggèrent d’affronter l’épidémie en ne prescrivant rien pour l’enrayer et en déprescrivant les molécules que les patients absorbent pour d’autres troubles. Mais l’AIMSIB soulève aussi un énorme lièvre : selon des données émanant de l’armée américaine (1), la vaccination  anti-grippale favorise les infections à coronavirus ! Dans son étude, l’auteur  a observé une augmentation de 36% du risque d’infection par cette famille de virus chez les vaccinés contre la grippe. Or doit-on souligner que la médecine  vaccine en priorité les personnes âgées ? Il faudrait d’urgence comparer la liste des décédés avec celle des vaccinés. Et en attendant, suspendre sine die cette vaccination dont on sait déjà qu’elle n’apporte rien de bon.
 
 
Vérité n° 5 : il y a  probablement une part d’hystérie
 
Dans son discours à la nation française, le président Macron  a fustigé l’ « hystérie collective » s’emparant de ses compatriotes qui se ruent dans les magasins et s’arrachent le papier de toilette.  Sur ce coup-là, on ne va pas lui donner tort. Mais il ne s’agit là que d’un épiphénomène. Le phénomène, c’est tout autre chose. À la fois bien documenté et mystérieux, l’hystérie collective est définie depuis Sigmund Freud comme « une lutte contre l’angoisse par conversion somatique », c’est-à-dire par le développement de symptômes évoquant une maladie corporelle. Il ne s’agit pas de signes cliniques imaginaires mais d’une somatisation réelle créée par l’imagination, en l’absence de toute causalité matérielle objective. La psychiatrie et la psychanalyse étudient ce phénomène depuis des décennies et en ont trouvé de multiples exemples anciens et récents. En 1985,  une épidémie de symptômes inexpliqués s’est encore produite parmi le personnel  d’un hôpital de Marseille.  Par curiosité, je me suis acheté hier matin  l’ouvrage « Les peurs collectives », paru en 2013.  Je n’ai pas tout lu mais je suis resté scotché devant le chapitre « la peur sociale somatisée : l’hystérie collective »  écrit par Jean-Bruno Renard, professeur des universités à Montpellier. On y lit ceci : « L’hystérie collective se caractérise par des symptômes psychosomatiques : oppression respiratoire ou abdominale, mal de tête, évanouissement, nausées, dermatoses ». Ses causes ?  « Une angoisse partagée » découlant autrefois du refoulement sexuel et aujourd’hui, dans nos sociétés modernes, du « stress dû à des pressions psychologiques ». Les psys ne savent toujours  pas comment des symptômes physiques peuvent se transmettre par contagion psychique. Mais la réalité de cette contagiosité ne fait plus débat dans leurs rangs. Espérons  que l’un d’entre eux va se pencher sur l’épidémie de Covid-19 car le contexte de peur et de stress transmis par les autorités se prête parfaitement à l’émergence d’un tel processus psychosomatique. Merci Monsieur Macron pour cette nouvelle piste explicative !  Elle m’a fait songer que les Italiens, tifosi dans l’âme,  sont naturellement plus enclins à l’hystérie que les Scandinaves et les Slaves à sang froid.
 
Vérités n° 6 : les experts ne sont pas unanimes
 
Pour appuyer le pouvoir dont ils sont les valets, les médias mainstream  belges et français tendent à nous faire croire que les experts (infectiologues, virologues, épidémiologistes…) sont  d’accord encore entre eux, sont tous très inquiets et préconisent  la même stratégie face à l’épidémie. C’est pourtant faux : dès le début, on a bien vu que certaines sommités médicales (Didier Raoult,  François Bricaire, Éric Caumes…) calmaient le jeu,  tenaient des propos rassurants et préconisaient des mesures d’endiguement  légères ou nulles.  Les voix discordantes sont désormais étouffées pour ne pas perturber l’union sacrée et faire accepter le lockdown. À la place du débat d’idées, on fait parader l’inénarrable Michel Cymes qui a retourné sa veste, changé d’opinion et rejoint les troupes pétochardes du caporal Macron.  Mais cette unanimité  de façade ne fait pas illusion : le monde scientifique demeure  divisé et ça se voit au niveau européen : beaucoup de pays copient le modèle chinois mais certains d’entre eux (Pays-bas, Royaume-Uni, Suède…) ont opté pour une circulation relativement libre du virus afin de provoquer une immunité de groupe. Le raisonnement est le suivant : puisque l’agent infectieux est assez contagieux et assez peu dangereux ( c’est logique, voir mes infolettres précédentes), il est préférable de le laisser agir plus ou moins à sa guise et de favoriser ainsi une immunisation collective.  Chez les partisans du confinement, on assiste plutôt à une surenchère de mesures restrictives.  Qui aura adopté la meilleure méthode ? Ce match  est  passionnant car son issue en termes de mortalité et de létalité sera riche en enseignements. Pour l’instant,  c’est plutôt le camp « libéral » qui tient le bon bout par rapport au camp « autoritaire ». Vous devinez mes préférences et mes espérances de victoire pour l’équipe qui aura le moins paniqué….
 
 
 
Vérités n° 7 : les mesures démesurées feront pire
 
Dans une tribune qui n’a pas fait grand bruit,  le Pr Gilbert Deray, directeur du service de Néphrologie à l’hôpital universitaire Pitié Salpêtrière, a averti  samedi dernier : « attention danger, mais pas celui que vous croyez ».  Une phrase de ce texte m’a particulièrement touché : « Je suis inquiet pour nos anciens déjà seuls et qu’il ne faut plus ni voir ni toucher de peur de les tuer. Ils mourront plus vite mais “seulement” de solitude. » Ce passage m’a ému car je vis exactement ce cas de figure : ma vieille maman de 89 ans est en quarantaine dans sa maison de repos et nous ne pouvons plus la visiter, la voir et la serrer dans nos bras.  Nous lui téléphonons plus souvent mais elle ne comprend pas trop cet isolement forcé et elle manifeste les signes physiques d’une souffrance morale. Question : combien de personnes âgées vont hâter leur dernière heure en raison du lockdown ?  Et combien de petits entrepreneurs et commerçants  poussés  à la faillite vont basculer en dépression ? Combien de suicides dans les familles brutalement désargentées ou ruinées ? Combien de morts en plus en sachant – tous les sociologues de la santé le savent  – que la précarité est synonyme de moindre hygiène de vie ?  Combien de victimes inconnues parmi les angoissé(e)s qui  vont encore consommer plus de médicaments psychotropes pour calmer leur anxiété ?  Combien d’infections nosocomiales fatales supplémentaires dans les hôpitaux aseptisant leurs installations  et instruments à grand renfort de produits biocides ?  Combien d’effets secondaires pervers de la folie désinfectante encouragée par les autorités sanitaires ? Combien de maladies chroniques stimulées par l’interdiction d’activités physiques en groupe ?  Et combien de troubles sévères générés par la peur et le stress ?  Dans le Néosanté d’avril, on vous parle  d’une étude récente révélant que la mise en  quarantaine entraine un traumatisme psychologique pouvant encore se détecter des années plus tard. Et d’une autre recherche scientifique montrant comment le stress affaiblit le système immunitaire et diminue la résistance aux infections. Il sera très difficile d’évaluer toutes les conséquences engendrées par la période de confinement.  Mais on peut rationnellement imaginer que les pertes humaines seront supérieures à celles occasionnées par l’épidémie.  La médicalisation et la pasteurisation de nos existences, voilà ce qui les menace  davantage que le coronavirus !
 
 
Vérités n° 8 : non, nous ne sommes pas en guerre
 
Dans son appel pathétique du 16 mars,  le général de Gaulle du pauvre l’a décrété solennellement : « nous sommes en guerre contre un ennemi invisible ». Lui peut-être, mais pas moi, ni vous sans doute. Quand il a séjourné chez l’Oncle Sam en tant que Young Leader pour se préparer à diriger la France, rallumer la russophobie, vendre Alstom à ses maîtres américains et réformer les retraites au profit des fonds de pension US, le petiot qui aime jouer au soldat a probablement  regardé trop de westerns et écouté trop de discours de Georges Bush Jr . Non, il n’y a pas un axe du bien et un axe du mal. Le monde n’est pas peuplé de gentils humains opposés à de méchants microbes qui veulent leur peau.  Cette vision binaire et belliqueuse de la vie est  puérile, profondément débile et scientifiquement dépassée.  Distrait, le jeune Macron ? C’est pourtant aux États-Unis  qu’a émergé il y a une trentaine d’années la médecine évolutionniste. Comme son nom l’indique, cette branche des connaissances médicales opère la jonction  avec la théorie de l’évolution de Charles Darwin, et plus particulièrement avec son concept fondamental de sélection naturelle.  Puisque la nature sélectionne les organismes les mieux adaptés à leur environnement, il est logique d’envisager les êtres vivants comme des structures assez bien conçues et munies d’outils d’autorégulation plutôt bien fichus. Or cette vision change tout ! À la lumière de l’évolutionnisme, les chercheurs engagés dans cette voie sont en effet occupés à révolutionner l’art de soigner les maladies et d’en prévenir l’apparition. Quelques exemples ? Ils nous disent que la fièvre ou l’inflammation sont des symptômes à ne pas combattre car ces mécanismes permettent d’accélérer l’auto-guérison des maladies infectieuses. Rejoignant les travaux de l’obstétricien Michel Odent, ils nous disent aussi que les accouchements surmédicalisés sont une calamité, notamment par leurs répercussions sur le microbiote des enfants. À propos du microcosme bactérien, ils nous expliquent que l’antibiorésistance est inexorable puisque, selon les lois de la sélection naturelle, les souches les plus costaudes s’adaptent aux médicaments biocides. Adhérant à « l’hypothèse de l’hygiène », ils sont également d’avis que la hantise des microbes et l’excès d’asepsie favorisent grandement les allergies et les troubles auto-immuns.  Les virus, les bactéries, et même les parasites ayant co-évolué avec l’être humain trouvent grâce aux yeux de la médecine évolutionniste. D’ailleurs, certains traitements d’avant-garde consistent à réintroduire des vers dans l’intestin ! Bref, l’ « EvoMed » s’apparente bien davantage à l’hygiénisme naturopathique qu’à la médecine allopathique classique.  La convergence avec la médecine nouvelle du Dr Hamer et la biologie totale du Dr Sabbah relève également de l’évidence : s’ils n’emploient pas exactement les mêmes mots, les médecins évolutionnistes nous disent finalement que les maladies sont des solutions de survie que les êtres vivants développent pour s’adapter à des facteurs de stress. Dans le numéro d’avril de Néosanté,  notre dossier mensuel va vous raconter tout ça. Faites-moi penser à envoyer un exemplaire à l’Élysée, des fois que le mari de Brigitte  se décide à grandir et à sortir de l’obsolète paradigme pasteurien.
 

Les coulisses de la létalité

portrait de Yves Rasir Promesse non tenue : je continue à suivre le dossier « Covid-19 » et à vous faire part de mes réflexions à contre-courant de la folie ambiante. D’abord parce qu’un certain nombre d’entre vous m’y ont encouragé en me qualifiant de « phare dans la tempête » ou  « d’ilot de bon sens dans un océan d’hystérie ». Ces métaphores marines me semblent très excessives mais elles me laissent penser que je réponds quand même à un besoin peu assouvi d’informations alternatives. Ensuite parce que les développements récents de l’épidémie paraissent me donner tort et que les prophètes de malheur monopolisent l’attention médiatique. Ainsi, selon plusieurs spécialistes entendus ces derniers jours, la coronavirose en cours serait 10 à 100 fois plus meurtrière que la grippe saisonnière. Plus contagieuse que cette dernière, elle serait également plus dangereuse au point de rivaliser avec la grippe espagnole de 1918 dans le remplissage des cimetières. Les lois fondamentales de la virologie seraient donc bafouées ? Il serait donc là, le virus du Loch Ness combinant puissance létale et transmissibilité fulgurante ? Concernant le taux de mortalité (nombre de morts par rapport à la population générale), il suffit de mentionner un seul chiffre pour relativiser : en Chine, où la flambée épidémique est déjà quasiment terminée, le SARS-Cov-2   a fait un peu plus de 3.000 victimes, ce qui représente… 2 morts par million d’habitants. On est donc loin, très loin du cataclysme sanitaire annoncé. S’agissant du taux de létalité (nombre de morts par rapport aux personnes infectées), je vous rappelle  que l’estimation variant de 2% à 4% est certainement surestimée en raison des très nombreux  cas asymptomatiques. Et quand bien même ce pourcentage ne serait pas exagéré, peut-on vraiment s’y fier ?  Je vois au moins trois raisons d’émettre de sérieux doutes.
 
La première, c’est que le « nouvel » agent infectieux est utilisé, si je puis dire, à toutes les sauces : on le voit partout et on lui colle tout sur le dos. C’est un peu comme un tueur en série quand il est arrêté par la police : dans un premier temps, celle-ci le soupçonne d’être impliqué dans toutes les affaires  criminelles non résolues. Ce n’est qu’au bout de longues investigations que les enquêteurs peuvent « fermer des portes » et identifier les quelques morts supplémentaires imputables au serial killer. Pour le Covid-19, ce sont les services hospitaliers qui font office de policiers enclins à charger la barque du virus. À la différence que personne ne contrôle les certificats de décès et que leurs signataires ont le plein pouvoir de désigner la cause qui les arrange. Un exemple : de source sûre, j’ai appris que la première victime française de l’épidémie, le sexagénaire de l’Oise, souffrait de plusieurs pathologies graves et potentiellement mortelles. Secret médical oblige, son médecin traitant ne les pas nommées mais il a certifié à ma source que ces maladies non infectieuses avaient motivé l’envoi du patient à l’hôpital. C’est seulement peu avant, ou même peut-être après son trépas, que les toubibs de La Salpétrière ont décidé de faire le test et qu’ils ont découvert la présence (supposée)  de l’agent viral. Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il y a forcément erreur judiciaire. Il est tout à fait possible qu’une infection par le coronavirus ait donné le coup de grâce à un être fragilisé par ses affections préalables. Ce que je souligne, c’est que la cause officielle de ce décès – et de tous les autres décès attribué au SARS-CoV-2 – mériterait un examen plus approfondi. D’ailleurs, les autorités sanitaires elles-mêmes le reconnaissent : l’écrasante majorité des victimes présentait une « comorbidité » importante, c’est-à-dire qu’elles étaient déjà très mal en point avant de succomber à une pneumonie étiquetée coronavirale.  On lui a beaucoup fait porter le chapeau, mais le tueur devrait avoir droit à un procès plus équitable. Comment ? Il suffira, dans quelques mois, de vérifier si les mois de février et mars ont coïncidé avec un pic de la mortalité globale.  Si ce n’est pas le cas, ça signifiera clairement qu’on nous a leurrés et que l’ennemi numéro un n’était pas un multirécidiviste. S’ils font ce travail de vérification, les épidémiologistes devraient également  se pencher sur une autre statistique, celle des plaintes pour erreur médicale.  Personnellement, je ne serais pas étonné que ces  fréquentes réclamations (plusieurs milliers par an en France et plusieurs centaines de dossiers d’indemnisation ouverts annuellement) aient sensiblement reflué depuis la fin janvier. Pour maquiller ses propres fautes, rien de plus commode qu’un bon petit coupable de substitution.
 
La deuxième raison de prendre les chiffres de létalité avec des pincettes, c’est qu’il règne une véritable omerta sur les risques encourus par les patients traités en hôpital, autrement dit sur  les aspects iatrogéniques de cette épidémie. À en croire les médecins,  crus sur parole par les journaux et les télés, ils ne font que sauver des vies et ne les mettent jamais en danger. Comme disait déjà Goebbels, le mensonge passe d’autant mieux qu’il est gros !  Dans mes précédentes infolettres, je vous ai signalé que la prise en charge hospitalière était, en soi,  très périlleuse puisque une étude conduite en Chine a révélé que 41% des infections étaient contractées dans les établissements de soin. Je vous ai aussi fait part que tous les médicaments « anti » administrés aux malades avaient des effets secondaires pervers pouvant aggraver, voir susciter des pneumopathies sévères. Enfin, j’ai attiré votre attention sur le fait que la chloroquine, présentée comme un remède efficace, n’était pas sans danger et qu’elle était testée sans contrôle placebo.  Mais j’ai oublié un « détail » importantissime : en hôpital, les patients présentant une détresse respiratoire sont systématiquement « placés sous oxygène » à l’aide de masques reliés à une bonbonne ou d’un appareillage plus sophistiqué appelé respirateur artificiel.  Vous pensez que cette  technique de ventilation est inoffensive ou qu’elle apporte obligatoirement plus de bénéfices que de risques ? Détrompez-vous : elle peut faire beaucoup plus de mal que de bien. C’est un secret bien gardé,  mais ce geste médical  courant est potentiellement létal. Au lieu de réanimer le moribond, il peut facilement l’expédier dans l’au-delà ou détériorer  irrémédiablement son état. La suroxygénation qu’il provoque peut notamment se traduire par des lésions pulmonaires, des pneumothorax ou des arrêts cardiaques.  Ça commence cependant à se savoir et on trouve sur le net quelques sites mentionnant les graves inconvénients de l’oxygénothérapie, comme celui-ci, tenu par  la Revue Médicale Suisse.  Même une page du très médicalement correct Doctissimo ne fait pas mystère de la toxicité de l’oxygène dans les soins aigus. Si ça se trouve, nombre de victimes du CoVid-19 sont en réalité des gens brutalement aérés par un gaz ambivalent, parfois salutaire mais souvent à l’origine d’accidents fatals. Pour se convaincre que l’interventionnisme médical n’est pas pour rien dans le taux de létalité, il suffit de regarder la carte de l’épidémie : aucun mort encore  en Belgique et en Suède, deux seulement en Allemagne. Contrairement à l’Italie et à la France, ces pays ont anticipé l’engorgement des hôpitaux et ont encouragé le filtrage des patients par les généralistes. En Belgique, ceux-ci sont même invités à donner leurs consultations au téléphone. Comme quoi, la psychose peut avoir du bon en protégeant les gens des tueurs en blouse blanche. Et quand ce n’est pas la hantise qui protège, c’est la mise en quarantaine forcée. Remember le Diamond Princess, ce bateau de croisière dont les 3711 passagers ont été confinés à bord par le Japon début février. Seulement 6 d’entre eux  sont décédés et ils avaient tous plus de 70 ans. Au sein de cette tranche d’âge, le taux de létalité n’a pourtant pas dépassé 0,48%, ce qui est incompréhensiblement bas compte tenu que les vacanciers n’ont pas été soignés . Quand je dis « incompréhensiblement », c’est évidemment par ironie : l’absence de iatrogénie suffit à expliquer que si peu de croisiéristes  ont débarqué entre quatre planches.
 
Las but not least, il y a une troisième raison de suspecter que le pouvoir de nuisance du coronavirus est grossièrement exagéré :  ses victimes alléguées sont précisément, dans leur très forte majorité,  des individus très âgés. Des septuagénaires, des octogénaires, voire des nonagénaires. Bien sûr, leur faiblesse générale et leur immunité déclinante peuvent partiellement expliquer le phénomène. Mais pourquoi sont-ils des cibles pratiquement exclusives ?  Et comment se fait-il que les bébés et les jeunes enfants soient épargnés ? D’où vient qu’un « nouveau virus » inconnu des globules blancs humains ne frappe  quasiment que les  vieux et se détourne de proies sans défenses comme les nourrissons et les bambins ? Ce tri sélectif est tellement étrange qu’il désarçonne complètement les experts. J’ai même entendu l’un d’entre eux soutenir que l’absence d’immunité  acquise chez les bébés pouvait expliquer leur robustesse face à l’agresseur. Ah bon, y a jamais besoin de vaccins infantiles, alors ? Cette histoire de création d’anticorps, c’est du pipeau ?  Pour sauver la face et sauver le soldat Pasteur,  le clergé de l’église pasteurienne est décidément prêt à tout,  prêt à raconter n’importe quoi et à sombrer dans l’incohérence la plus totale. Pour moi, cette épidémie  est vraiment une bénédiction, une apocalypse au sens étymologique du terme (apocalypsis en latin signifie « révélation », « dévoilement »),  car le profil extrêmement étroit des infectés exprime lumineusement l’inanité de la théorie infectieuse. La contagion n’existe pas et c’est bien le terrain qui crée la maladie et non le microbe. On peut être dépisté positivement mais on reste en bonne santé si l’on ne panique pas et qu’on ne fait pas partie des catégories de population concernées par la problématique sous-jacente. Laquelle ? Dans un premier temps, j’ai pensé que le conflit catégoriel se situait  dans des événements « environnementaux »  survenus à Wuhan, point de départ du fléau. À présent que le virus sévit dans le monde entier, je penche davantage pour un mal-être psychosocial commun aux séniors des pays industrialisés et somatisé par les plus fragiles d’’entre eux.  J’ai ma petite idée mais je dois encore peaufiner mon hypothèse avant de vous la soumettre. En amorce de ce prochain éditorial, je vous communique toutefois un élément intrigant, à savoir que l’épidémie affecte bizarrement  très peu l’Afrique et l’Amérique latine. Dans ces pays médicalement colonisés par l’Occident, on dispose pourtant des kits de dépistage et les élites ne se priveraient pas de verser dans l’alarmisme, ne fût-ce que pour se donner de l’importance. Pour moi,  la clé de l’énigme réside peut-être dans ce contraste Nord/Sud. Ma piste de décodage  aura trait à ce qui différencie  biologiquement les pays riches des pays pauvres, j’ai nommé le grand écart démographique. En attendant de développer ce raisonnement, je compte sur  vous pour rester zen, pour relativiser les chiffres officiels de létalité et pour partager ma vision des coulisses.
 

Coronavirus : 7 croyances à abattre

portrait de Yves Rasir Promis juré : la semaine prochaine, je passe à autre chose. Plus que marre du grand Corona Circus, de son spectacle à rallonge  et de ses numéros grotesques. Mais comme l’hystérie médico-médiatique déclenchée par un banal virus vire à l’usure accélérée de nos libertés par des décideurs politiques aux abois, il me semble important de pointer encore une fois les multiples contrevérités  dont nous gavent les journaux et les télés.  L’épidémie de propagande virophobe bat son plein  et nous sommes très peu nombreux à en souligner les failles béantes et les aberrations géantes. Pour conclure ma contribution à  ce travail de désinfox, je vais récapituler ce que j’ai écrit dans mes  5 billets précédents, tout en formulant des réflexions supplémentaires et en apportant de nouveaux éléments glanés dans l’actualité récente. L’infolettre d’aujourd’hui, j’ai d’abord pensé l’intituler« Les 7 mensonges capitaux ». Mais j’ai trouvé que c’était excessif car mentir est un acte conscient et volontaire dont je doute qu’il soit aussi fréquent que ne  le soupçonnent les amateurs de grands complots. J’ai ensuite opté pour le titre « Le jeu des 7 erreurs ». Je l’ai biffé également car je ne vois plus rien d’amusant dans ce qui se déroule actuellement : à coup d’interdictions de rassemblement et de déplacement, on nous fabrique une méga-crise économique qui va, comme toutes les crises, frapper durement les plus infortunés. En troisième intention, j’ai choisi de titrer « Les 7 bobards à abattre » mais je me suis finalement rabattu sur le mot « croyances » pour illustrer que la science médicale  « moderne » est en réalité fondée sur l’exacte inversion de la démarche scientifique : l’adhésion à la (mauvaise) foi pasteurienne et à ses dogmes biophobiques irrationnels. J’espère que ce vaccin informatif à sept valences vous aidera à vous prémunir de l’affolement général et à attendre calmement que le monde retrouve ses esprits. Dans quelques semaines, avec le retour des beaux jours,  le SARS Cov-2  va certainement imiter tous ses cousins coronavirus  et entrer en  léthargie jusqu’à l’hiver prochain.  Donnons-nous rendez-vous au printemps pour dresser le bilan de sa première  et  tonitruante saison.
 
Croyance n° 1 : le supervirus tueur est arrivé
 
Comme je l’ai souligné d’emblée au mois de janvier, les virus ne devraient jamais faire paniquer. Pour la simple et bonne raison  que ces particules microscopiques sans cellule ne peuvent se répliquer qu’en pénétrant la machinerie cellulaire de leurs hôtes. Soit elles les endommagent gravement et se condamnent elles-mêmes à une mort certaine, soit elles la jouent discrète  et peuvent cohabiter durablement avec l’organisme « squatté ». Autrement dit, un virus ne peut jamais être à la fois très dangereux et  très contagieux. C’est l’expression limpide des lois de l’évolution et c’est l’ABC de la virologie enseignée aux carabins. Comme vous pouvez le voir dans ce tableau  , la dangerosité  d’une maladie est bel et bien  inversement proportionnelle à  sa contagiosité. Il n’y en a aucune qui se situe en haut à droite, il n’y a aucun virus qui ait jamais accompli l’exploit  d’être à la fois hautement transmissible et terriblement virulent. Mea culpa : je vous ai induits en erreur en énonçant que la médecine tolérait une exception à la règle et faisait figurer la grippe espagnole dans le coin supérieur droit du graphique. C’est faux car même cette pandémie virale de sinistre mémoire est classée dans sa partie inférieure gauche : elle fut modérément contagieuse et modérément ravageuse.  À Bruxelles, par exemple, les registres de la morgue n’ont enregistré que deux fois plus de décès en 1918 par rapport à 1917. Parmi les 269 décédés bruxellois excédentaires, il y avait cependant une bonne moitié de jeunes gens âgés de 18 à 40 ans. Plus que le nombre de morts (qui varie de 10 à 100 millions selon les estimations !), c’est leur jeunesse qui a frappé les imaginations. Avec  3.000 morts pour 90.000 infections, l’épidémie actuelle de Covid-19 affiche un taux  de létalité  (le nombre de morts par rapport à la population infectée) d’environ 3% (trois  fois inférieure à celle du SRAS chinois en 2003)  et frappe en grande majorité  les vieilles personnes à la santé déjà chancelante. Mais comme l’infection passe le plus souvent inaperçue (de  nombreux patients restent asymptomatiques), il est très probable que la puissance létale du SARS -Cov2 soit largement surestimée. Quand un épidémiologiste américain pronostique que ce coronavirus pourrait infecter 40 à 70% de l’humanité ou qu’un ponte hospitalier européen  annonce une contagiosité 1,7 fois plus élevée que celle de la grippe  saisonnière,  vous aurez compris que ces deux prophéties hasardeuses  sont beaucoup plus rassurantes qu’elle n’en ont l’air : ça signifie que l’agressivité de l’agent infectieux serait encore plus faible que celle de ce bon vieux influenza annuel. Revers de la médaille, on pourrait alors craindre une montée en flèche du taux de mortalité (la proportion de décès par rapport à la population générale), mais celui-ci  ne dépasserait guère celui de la « bête »grippe, soit 0,01 %. Jusqu’à preuve du contraire, le supervirus  tueur de masse n’est pas encore de ce monde. 
 
Croyance n° 2 : les cas avérés le sont vraiment
 
Il y a deux jours,  une de mes filles n’allait pas bien : gros rhume, mal de tête, toux sèche et un peu de fièvre. Si elle était allée voir un médecin, ce dernier lui aurait peut-être suggéré d’aller se faire dépister. Mais de quel dépistage s’agit-il ? Depuis un mois et demi,  je lis des tas d’articles  et je visionne  plein de séquences télévisés consacré(e)s au coronavirus. Je suis particulièrement attentif aux informations relatives aux « cas confirmés » de Covid-19. Or jamais, au grand jamais,  on ne précise par quel moyen cette confirmation est obtenue. Le manque de curiosité des journalistes ne cessera jamais de m’étonner. S’agit-il de l’isolation et de la mise en culture du virus à partir d’un échantillon de sang ou de  sécrétions ? Sans doute que non car  ce genre d’examen fiable  est long et fastidieux. S’agit-il d’un dosage des anticorps prouvant que le patient réagit à la présence du virus ? Ce type d’analyse est imprécis car la réaction immunitaire n’est jamais immédiate, si bien que les virus tapis pendant l’incubation peuvent échapper au radar. De plus, les traces du passage viral sont impossibles à situer dans le temps. En fait, il
 y a de grandes chances  que l’examen en question soit un test de PCR (Polymerase Chain Reaction).  C’est une méthode dite « indirecte » car elle ne consiste pas à observer réellement le virus mais à photocopier de multiples fois sa signature génétique. Selon ses détracteurs, cette technique manque de spécificité et serait à l’origine de nombreux « faux positifs », le moindre contaminant ou  débris cellulaire pouvant être confondu avec de l’ADN ou de l’ARN viral. Et comme je vous l’ai signalé, son inventeur lui-même, le Prix Nobel de chimie Karry Mullis, ne lui attribuait aucune valeur  pour le diagnostic ou  le pronostic  d’une maladie. C’est pourquoi il avait rejoint les rangs des « dissidents du sida » remettant  notamment en cause la validité du dépistage PCR pour cette pathologie. Et c’est pourquoi on l’a fait ensuite passer pour un doux dingue mentalement perturbé. Ça aussi, le récit médiatique ne vous le raconte jamais ! Plus fort encore : ceux qui sont censés nous informer ne tiquent même pas quand ils écrivent ou disent que les médecins chinois se contentent maintenant d’un CT-Scan pulmonaire des patients suspects.  C’est proprement hallucinant car l’imagerie médicale ne permet pas de distinguer une pneumonie virale d’une bactérie fongique ou bactérienne.  Les signes cliniques ? Eux non plus ne permettent pas de faire le tri entre  les diverses pneumonies et  les grippes « classiques » ou les syndromes grippaux qui se compliquent.. Parmi les cas avérés, je mettrais ma main au feu que nombre d’entre eux sont indûment catalogués « corona », d’autant que la confusion entre maladies virales et non-virales est sciemment entretenue ( Voir croyance n° 4).
 
Croyance n° 3 : les experts voient clair
 
La semaine dernière, je vous faisais remarquer que la flambée épidémique italienne demeurait énigmatique.  Malgré leurs intenses recherches, les épidémiologistes dépêchés sur place n’ont pas réussi à trouver le ou les « patient(s) zéro » qui auraient importé le virus de Chine et l’aurait transmis à ses relations en Lombardie. C’est pareil en France : les détectives sanitaires ne parviennent pas à remonter les filières de contamination. Les chaînes de transmission  sont pleines de chaînons manquants et leur premier maillon demeure introuvable. Et s’il n’y en avait tout simplement pas ?  Et si ces particules virales ne circulaient pas comme on le croit ?  Et si leur irruption dans un corps échappait encore à notre compréhension ? Au lieu de se poser ces questions, les experts en épidémies s’accrochent à la doxa pasteurienne et postulent que le « nouveau » virus repéré en Europe est nécessairement un migrant made in  China. Inaptes à éclairer le passé, se rachèteront-ils en prévoyant correctement l’avenir ? Rien n’est moins sûr : sur tous les fléaux (étiquetés) viraux de ces dernières décennies, ils se sont royalement plantés. Souvenez-vous du Sida : cette maladie sexuellement transmissible devait faire des dizaines de millions de morts et dépeupler des pays entiers en Afrique. Même avant l’arrivée des traitements, ces noirs présages étaient infirmés par les chiffres.  Souvenez-vous de Zika : transmis par les moustiques, ce virus s’attaquant au cerveau des fœtus allait se répandre partout  sous les tropiques et entrainer des microcéphalies par dizaines de milliers.  Tu parles : l’épidémie de malformations cérébrales se cantonne étrangement au Nordeste brésilien, zone de misère absolue et de pollution agrochimique bien connue. Souvenez-vous d’Ebola, l’ennemi impitoyable qui devait dévaster la Corne de l’Afrique, envahir Goma et débouler sur Kinshasa. En vérité, les poussées de fièvre hémorragique  apparaissent et s’éteignent  en déjouant tous les scénarios alarmistes. Et faut-il encore vous rappeler la grippe A de 2009 ? Dotés d’une mémoire courte, les médias interrogent les mêmes devins qui nous prédisaient le pire et qui se sont fourvoyés. Ne croyons plus les experts en épidémie dont les prédictions pessimistes ont été tant de fois contredites par les faits.   
 
Croyance n° 4 : les décès sont dus au virus
 
Voir des complots partout, c’est de la paranoïa.  N’en voir nulle part, c’est de la naïveté. Le juste milieu, c’est le discernement et le constat objectif de manœuvres occultes. Mon confrère américain Jon Rappoport a débusqué pareille conspiration au sein du CDC (Centre of Disease Control). Au siècle dernier,  cet organisme public partiellement financé par l’industrie pharmaceutique comptabilisait séparément les cas mortels de pneumonie (environ 60.000 par an) et ceux de la grippe saisonnière (entre 200 et 300 victimes annuelles). Tout change en 2001 avec la fusion statistique des deux catégories et leur regroupement dans la colonne « Grippe ». Ça équivaut à mettre un éléphant et une souris dans un même sac et à faire croire qu’il contient deux chats. Ça permet surtout de faire croire que la plupart des pneumonies sont des complications grippales alors que c’est très rarement le cas. Vous voyez l’intérêt du tour de passe-passe pour les fabricants de vaccins antigrippaux et de médicaments antiviraux ? L’entourloupe est cependant grossière et la pharmafia pouvait rêver mieux : une banale affection virale tenue pour responsable de pneumopathies sévères. C’est exactement ce rêve qui s’accomplit aujourd’hui puisque le SRAS –Cov2 est accusé de provoquer une pneumonie potentiellement létale chez un patient sur cinq. Sur base de quoi ? Même pas des chiffres chinois,  qui sont déjà plus inquiétants qu’ailleurs, mais de ceux collectés à Wuhan, qui sont nettement plus alarmants que dans le reste de la Chine.  On nous raconte à présent que le Covid-19 atteindrait un degré de sévérité similaire en Europe, mais est-ce bien sérieux ? L’écrasante majorité des patients occidentaux décédés étaient des vieillards cacochymes souffrant antérieurement d’autres pathologies. Et s’il s’agit de défunts plus jeunes, rien ne permet d’imputer leur maladie fatale à la virémie. Par exemple, l’enseignant sexagénaire de l’Oise a succombé à une embolie pulmonaire. Or cette affection résulte généralement d’une thrombose veineuse, laquelle peut avoir plein de causes différentes, comme un accident,   une tumeur débutante ou un changement de la composition du sang par l’utilisation d’hormones.  Prétendre que le coronavirus suffit à tuer des gens en bonne santé, c’est une spéculation faisant le jeu des manipulateurs.
 
Croyance n° 5 : les traitements fonctionnent
 
Un labo belge espère développer un vaccin en quatre mois. Une start-up israélienne promet d’ y parvenir en quelques semaines. Qui dit mieux ? La course contre la montre est une ruée vers l’or  et le gagnant touchera le jackpot. En attendant, on nous dit dans les médias que les malades guéris le sont grâce aux traitements médicaux reçus. Or l’OMS elle-même indique qu’ « il n’existe à ce jour ni vaccin ni médicament antiviral spécifique pour prévenir ou traiter la Covid-19 ».  (Tiens, je m’aperçois en reproduisant cette citation qu’ils ont féminisé la maladie, dont acte.) Chez nous,  on se contente apparemment de prodiguer des soins pour soulager les symptômes.  En Belgique, par exemple, le premier patient déclaré a été soigné « comme pour un gros rhume » (dixit la direction de l’hôpital), c’est-à-dire avec un peu de paracétamol. En Chine,  c’est très différent : on administre des corticoïdes, des antiviraux destinés à d’autres virus,  ainsi que du plasma sanguin  prélevé sur des malades rétablis dans l’espoir de stimuler la production d’anticorps. Ce sont des protocoles expérimentaux dont on ne peut pas encore mesurer l’intérêt en l’absence de données publiées.  La chloroquine ? Vantée par le virologue Didier Raoult , cette molécule utilisée contre le paludisme semble en effet avoir été testée avec succès par des chercheurs chinois.  Parue dans  la revue Bioscience  Trends, leur étude menée dans 10 hôpitaux sur plus de 100 patients ne revendique toutefois qu’une « efficacité apparente et une sécurité acceptable ».  Et surtout, l’essai clinique a été conduit en comparaison  avec d’autres traitements antiviraux, c’est-à-dire sans véritable groupe placebo.  On nous refait donc le coup de certains vaccins qui ne sont pas testés selon les critères de la science, le prétendu échantillon de contrôle contenant toujours de l’aluminium et d’autres adjuvants toxiques.  Est-ce une tromperie délibérée  pour réhabiliter un médicament oublié entrainant une septantaine d’effets secondaires ? En tout cas,  il faut arrêter de croire que les recherches sur un traitement montrent une réelle efficacité par rapport à l’absence de traitement. La force du vrai placebo et les vertus de la patience sont beaucoup trop dangereuses pour Big Pharma !
 
Croyance n° 6 : l’agent viral  tient le rôle principal
 
Malgré son évolution pandémique, je reste persuadé que les clés de cette crise sanitaire ne sont pas infectieuses et qu’elles se situent là où elle a commencé, c’est-à-dire à Wuhan. Pollution atmosphérique ou effets délétères des antennes 5G ? Peut-être un mélange  des deux. En ce qui concerne les ondes électromagnétiques de basse fréquence, il semblerait que la fréquence de 60 mégahertz soit particulièrement néfaste.  Selon des infos circulant sur le net, cette longueur d’ondes agirait négativement sur l’oxygène sanguin des êtres humains, favorisant ainsi les difficultés respiratoires. Il faut rester prudent mais l’éventuel impact de la technologie 5G ne doit certainement pas être  balayé. En Suisse, le canton de Genève vient de décréter un moratoire sur son installation en vertu du principe de précaution. Deux autres facteurs favorisant les pneumonies me semblent devoir être investigués : le tabagisme et   l’interventionnisme médical.  Je n’ai jamais voyagé en Chine mais des connaissances qui l’ont fait m’ont rapporté  la même chose : beaucoup de Chinois n’hésitent pas à se racler la gorge et à cracher souvent  par terre !  Je ne suis pas en train de dire que les glaires expulsées seraient vectrices de pathogènes dangereux mais que cette curieuse habitude témoigne possiblement d’un gros problème tabagique en Chine. Les gros fumeurs y sont bien plus nombreux qu’ailleurs sur la planète. Dans les villes,  la médecine de proximité n’existe pas et les gens qui se sentent patraques se rendent directement à l’hôpital. Or c’est bien évidemment dans les structures hospitalières que les médicaments « anti » (antipyrétiques, antidouleurs, antibactériens, antiviraux, anti-inflammatoires…) sont administrés à tour de bras. À ce propos,  saviez-vous que les anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l’Ibuprofène,  peuvent aggraver les maladies infectieuses ? C’est la conclusion d’une enquête de pharmacovigilance publiée l’an dernier par l’Agence Française du médicament (ANSM). En combattant la fièvre et l’inflammation, la médecine allopathique engendre une iatrogénie trop souvent minimisée. Cessons de croire qu’elle n’a pas grandement contribué à transformer une petite vague de troubles respiratoires en épidémie de pneumonies. Et qu’elle n’a rien à voir avec les évolutions péjoratives de la Covid-19  enregistrées hors de Chine.
 
Croyance n° 7 : le stress n’y est pour rien
 
À Néosanté, nous pensons évidemment le contraire : le stress est le principal  agent causal de toutes les maladies.  La peur de mourir asphyxié est particulièrement impliquée dans les pathologies du système pulmonaire. Nous avons développé cette vision psychobiologique dans nos infolettres précédentes et je n’y reviens pas ici.  Deux réflexions additionnelles néanmoins. D’abord, celle inspirée par le lien que m’a envoyé un internaute : il menait vers un journal chinois saluant la mémoire du Dr Ehong Jinxing, 32 ans, médecin à Guangxi, et décédé officiellement du coronavirus le 28 février. Le quotidien précise que ce toubib héroïque avait travaillé 33 jours d’affilée au chevet des malades admis dans son service. Franchement, qui peut croire que le manque de sommeil et la tension accumulée n’ont pas de lien avec l’infection contractée et son issue funeste ? Secundo, je voudrais brièvement  évoquer la peste porcine africaine. Dans un journal,  j’ai lu que cette maladie virale avait décimé les élevages chinois ces dernières années et que ce traumatisme national avait rappelé aux habitants qu’un grand péril infectieux leur pendait également au nez. Vous voyez le topo ? Voilà encore un élément à ajouter au contexte virophobique prévalant dans l’Empire du Milieu. Il y a cependant un détail que le quotidien ne mentionnait pas : comme partout où cette zoonose sévit, les autorités chinoises ont combattu la peste porcine en procédant à des abattages massifs préventifs. Des  millions de cochons ont été sacrifiés alors que le nombre d’animaux malades ne dépassait pas quelques centaines. Certes, je n’affirme pas que l’épidémie n’aurait pas progressé parmi ces pauvres bêtes soumises à des conditions de vie extrêmement stressantes. Je veux juste souligner que  99% d’entre elles n’ont pas péri par la faute du virus mais en raison de la déraison pasteurienne. Il faut vraiment arrêter de croire que de tout-puissants ennemis microscopiques sont décidés à assaillir les êtres vivants sans distinction. Le virus n’est rien sur un terrain rendu sain par une hygiène de vie globale dont les dimensions émotionnelle et relationnelle sont absolument essentielles.
 

L’empereur Pasteur est nu !

portrait de Yves Rasir Désolé pour ceux que cela va lasser, mais je me sens encore obligé de commenter les derniers épisodes de la série « Apocalypse virale », tant ce mauvais feuilleton semble malheureusement faire perdre la raison à ceux qui n’y voient pas fiction.  Cette semaine, les scénaristes ont fait très fort puisqu’ils ont totalement occulté la réalité rassurante (le nombre de  nouveaux cas de Covid-19 en Chine est en constant  recul depuis 20 jours, le nombre de décès fléchit aussi) pour brandir l’épouvantail de la pandémie mondiale. Pratique : quand les faits vous donnent tort, il suffit de détourner l’attention et de déplacer la psychose sous d’autres latitudes. Ainsi donc, l’ennemi  tant redouté aurait atteint la Corée, l’Iran et –Ô horreur ! – l’Italie. Nous serions au bord d’une catastrophe sanitaire planétaire provoquée par le SARS-CoV-2, le nom insidieusement  plus inquiétant désormais attribué au « nouveau » coronavirus venu de l’Est. Comptables macabres de cette invasion, les médias nous préviennent d’heure en heure que « le bilan s’alourdit »  et que le pire reste à venir. Faut-il en rire ou en pleurer ? En lisant les gazettes, j’ai pour ma part songé au conte « Les habits neufs de l’empereur ». Dans cette fable subtilement subversive, Andersen imagine un souverain subjuguant  ses sujets au point qu’il pouvait parader dans le plus simple appareil sans que personne n’ose lui faire remarquer sa nudité. À part un petit garçon ingénu qui s’écria « le Roi est nu ! » et permit ainsi aux adultes de voir que le despote se promenait dévêtu. Avec le bon sens et  les yeux lucides d’un enfant, nous pouvons pareillement réaliser que l’impériale médecine pasteurienne impose son paradigme alors qu’elle est ridiculement dénuée d’arguments convaincants. 

Si cette « théorie du germe » était vraie, il faudrait en principe, lors d’une épidémie,  trouver l’agent infectieux chez tous les malades et trouver la maladie chez tous les infectés. Or ce n’est jamais le cas !  Pour justifier que le deuxième postulat ne se vérifie pas, les infectiologues expliquent que  le mystère des porteurs asymptomatiques se niche probablement dans une hypothétique « sensibilité génétique ». Certains sont même assez au courant des avancées scientifiques pour évoquer des facteurs épigénétiques : sur un terrain suffisamment sain et entretenu par un mode de vie adéquat, le micro-organisme n’aurait pas toute liberté d’accomplir ses méfaits.  Admettons.  Mais d’où vient que la première prémisse  – un microbe pour toute maladie infectieuse –  soit tout aussi fausse ?  Comment se fait-il, par exemple, qu’il y ait des sidéens sans HIV dans le sang ou des ulcéreux gastriques dont l’estomac demeure vierge de toute bactérie Helicobacter ? Dans la pathologie Covid-19, le corps médical ne détecte pas toujours non plus le pathogène SARS-Cov-2. Les patients ont beau présenter tous les signes cliniques de la pneumonie virale et leurs radios pulmonaires confirmer le diagnostic, le virus reste introuvable dans les échantillons. Phénomène des « faux négatifs »? On demande à voir !  Hier, l’agence de presse Sputnik a rapporté qu’une Chinoise hospitalisée dans la province du Sichuan a subi sans succès huit tentatives de dépistage,  dont un prélèvement de glaires pulmonaires et des tests sophistiqués permettant de détecter le virus d’après son ADN. C’est seulement au neuvième essai que le laboratoire de l’hôpital a fini par trouver trace de l’insaisissable intrus ! Je veux bien que la traque échoue une ou deux fois. Trois ou quatre fois à la limite. Mais huit fois ! Pareille énigme devrait au minimum susciter le doute sur la fiabilité des « kits de dépistage » achetés à grands frais par les hôpitaux du monde entier. Et que dire  de cet article (*) paru le 21 février dans un grand journal médical ?  Des chercheurs ont analysé les sécrétions nasales et pharyngées provenant de patients infectés pour y mesurer la charge virale : or celle des patients en pleine santé ne différait pas de celle des malades les plus atteints ! Non seulement la présence du virus n’augure pas du développement de la virose, non seulement la virose peut se développer sans virus, mais le nombre de virus présents est sans rapport avec la sévérité de la virose. Cela commence à faire beaucoup de failles dans le dogme pasteurien, vous ne trouvez pas ?   

Si vous ne voyez pas encore que l’empereur est nu,  je vous invite  à (re)lire la presse de ces derniers jours. On y raconte que dans le Nord de l’Italie, la recherche du foyer infectieux a été infructueuse. C’est à l’hôpital de Codogno,  petite ville lombarde,  que l’alerte au coronavirus a été lancée. Mattia, un cadre de 38 ans  de l’entreprise Unilever,  y est arrivé dans un état grave et sa séropositivité a été rapidement établie. Il était tellement contagieux qu’il aurait contaminé sa femme et pas moins de cinq infirmiers et médecins. Mais où avait-il contracté le  SARS-CoV-2 ? Très vite, les soupçons se portent sur un de ses amis qui rentre de Shangaï, où il travaille pour une entreprise italienne. Cependant,  les examens menés sur lui et tous ses collègues se révèlent  négatifs. Durant des jours, les enquêteurs passent toutes les autres relations de Mattia au crible et n’en trouvent aucune qui ait pu être en contact avec un quelconque Chinois ou un individu revenant de Chine. À l’heure d’écrire ces lignes, ils n’ont toujours pas trouvé et la flambée épidémique italienne demeure donc sans « patient zéro »,  c’est-à-dire sans point de départ identifié !  À moins que  le virus n’ait voyagé sans hôte à vitesse supersonique ou n’ait pris pied dans la botte par don d’ubiquité, son arrivée en Lombardie demeure incompréhensible. C’est intenable pour la doctrine dominante et je vous parie qu’elle  va finir par dégotter un bouc émissaire qui fera l’affaire, genre neveu de la belle-sœur du concierge d’un gars qui a mangé chinois et qui aurait pu croiser Mattia. Mais en attendant, l’origine de sa maladie et de la contagion qui a suivi est un épais mystère ne faisant pas manteau pour le monarque. Presque simultanément, dans la proche Vénétie,  Adriano Trevisan, 78 ans, présente les symptômes de la maladie après avoir regardé un match de foot dans un bar de la ville fréquenté par des clients chinois. Il meurt peu après, devenant la première victime « avérée » du Covid-19 en Italie. Le problème, c’est que les tests de dépistage menés sur les ressortissants chinois n’ont rien donné. Et qu’Adriano n’a eu absolument aucun contact avec un couple  de Venise testé positif sans avoir séjourné à l’étranger ni avoir côtoyé les premiers contaminés. Et que dans la ville voisine de Mira, un quatrième malade n’a jamais quitté les murs de sa cité et n’a pas pu respirer le même air que les trois premiers.  Bref,  ce n’est  pas seulement le premier maillon qui manque, c’est toute la chaîne de transmission qui fait défaut. Les ouailles de Pasteur seraient-elles naturistes ?

Évidemment, l’Église Pasteurienne peut encore fonder son credo sur le fait que des patients meurent, et pas seulement  des octogénaires valétudinaires, comme le note honnêtement mon confrère Xavier Bazin dans sa dernière infolettre .  La faute à un virus de chauve-souris imprudemment manipulé à Wuhan, comme il le suppute ?  Cette hypothèse a au moins l’avantage de disculper le pangolin.   Si ce dernier avait fait office  de vecteur et contaminé les consommateurs d’écailles, on ne voit pas pourquoi les  braconniers africains et les trafiquants  de cette espèce protégée seraient miraculeusement épargnés.  Mais à mon avis, Xavier sous-estime deux choses très importantes :  l’effet nocebo du contexte anxiogène et la nocivité  des traitements  prescrits aux patients . Dans mon quotidien de ce matin, je lis le témoignage de Chan Bao, infirmière dans un grand hôpital de Wuhan. Diagnostiquée sur base d’un simple scanner thoracique (donc sans présence virale attestée !), elle raconte « avoir eu la sensation que le ciel lui tombait sur la tête » à la vue du cliché.  Comme elle ne présentait pas de symptômes, on lui a dit de rentrer chez elle et de prendre une dose d’Oseltamivir, un antiviral plus connu sous le nom de Tamiflu. Parmi les effets secondaires de ce médicament dénoncé en 2014 comme inefficace et toxique par la Collaboration Cochrane, il y a des troubles psychiatriques comme l’anxiété, la confusion, les cauchemars et même les hallucinations.  Deux heures plus tard,  la respiration de Chan Bao devenait haletante et la fièvre faisait son apparition. Le surlendemain, elle devait être hospitalisée  dans un service où elle rejoignait des dizaines de collègues soumis au même stress et  aux mêmes protocoles  antiviraux et antipyrétiques. Voilà comment on fabrique une bonne petite épidémie de pneumonie prétendument contagieuse : il suffit d’intoxiquer des gens mêmes pas malades et de susciter chez eux une peur panique de mourir,  frayeur que le Dr Hamer appelait le « conflit de diagnostic » et dont il situait la fréquente somatisation… dans les poumons. 

À mon avis, il ne faut pas chercher plus loin la raison pour laquelle le personnel soignant chinois paie un lourd tribut au Covid-19. Songez notamment à Li Wenliang, ce médecin « héroïque » qui a lancé l’alerte en décembre et qui est décédé début février, soi-disant victime du virus. Vous aurez remarqué qu’il n’est pas mort tranquillement chez lui, entre deux  exercices de Qi Gong, une séance d’acupuncture et une tisane de poudre de pangolin. Non, les vidéos tournées à l’hôpital le montrent perfusé et intubé de toutes parts, le visage baigné de sueur malgré les fébrifuges et les médicaments antiviraux qui lui ont  été administrés à hautes doses. Ce brave ophtalmologue s’est livré corps et âme à la médecine impériale pasteurienne et a sans doute, lui aussi, succombé à un trop-plein de frousse conjugué à des traitements intempestifs. Le système immunitaire le plus robuste peut difficilement surmonter ces deux manières de le saper, surtout si l’on habite une métropole baignant en permanence dans la hantise des coronavirus. Au lieu de l’envoyer en prison pour « propos démoralisants », les autorités chinoises auraient dû obliger le Dr Wenliang à prendre des vacances au grand air et à suivre une cure de ginseng : aujourd’hui, la planète terre n’en serait peut-être pas là, en proie à l’effroi  le plus irrationnel et au bord de la paralysie  la plus absurde ! Pour sortir de cette gigantesque mascarade, il faudrait simplement comprendre ce  que vivaient les premiers Wuhannais qui ont débarqué aux urgences en manifestant une souffrance respiratoire aiguë.  Conséquence réparatrice d’un ressenti  d’asphyxie bien réel? C’est l’hypothèse que j’ai lancée il y a 8 jours en m’inspirant de Jon Rappoport.  Depuis, le journaliste américain a creusé cette piste et a trouvé que la population de Wuhan avait manifesté l’été dernier pour protester contre la pollution de l’air. Il a également découvert que l’incidence des pneumonies – 300.000 par an en Chine ! –  était nettement plus élevée dans les zones les plus polluées.  Selon une de ses sources, un pic de pollution a été enregistré à Wuhan entre le 19 et le 23 janvier, soit peu avant le pic épidémique. Voilà des éléments qui confortent  une causalité environnementale (avec le vécu psycho-émotionnel allant de pair) et qui déforcent largement l’explication virale. Malheureusement, c’est cette dernière que les médias mainstream persistent à privilégier malgré toutes ses faiblesses et incohérences. Dans le conte d’Andersen,  l’empereur fait la sourde oreille et continue à se promener dénudé. Mais les yeux se sont dessillés et plus personne dans la foule ne le voit habillé. Puissions-nous percevoir aussi que Pasteur est nu et que ses erreurs sont à portée de conscience

En corps on a virus

portrait de Yves Rasir Si vous avez lu mes  précédentes infolettres consacrées à l’épidémie de pneumonie virale survenue en Chine, vous savez que je ne crois pas trop à la rumeur d’un coronavirus artificiel échappé accidentellement d’un laboratoire ou largué sciemment dans l’environnement par de sinistres conspirateurs. Le  dénommé Covid-19 a tout l’air d’être naturel car il semble se conformer aux lois de la virologie, sa dangerosité (modérée) étant inversement proportionnelle à sa contagiosité (relativement aisée). Je vous rappelle en effet que la nature est  bien faite et qu’en règle très générale, un agent infectieux hautement létal ne se transmet pas facilement. Tandis qu’une infection banale, comme la grippe saisonnière, peut déferler sur la planète à toute allure. Rien de plus normal puisque les virus ne peuvent survivre sans hôtes humains ou animaux et qu’il n’est nullement dans leur intérêt de les décimer. La grippe espagnole  de 1918 ?  Je vous rappelle également que cette hécatombe s’est produite dans un contexte très particulier et que les chercheurs ayant effectué des prélèvements sur cadavre ont disculpé l’agent viral. Ce sont des complications bactériennes, sans doute facilitées par la surconsommation d’aspirine, qui sont à l’origine de cette tragédie considérée à tort comme reproductible. En Chine, tout semble se passer comme on pouvait le prévoir : avec  un taux de létalité avoisinant les 2 %, cette flambée épidémique  moyennement grave ne risque guère de s’étendre et de s’attarder. Selon les meilleurs experts, elle est même peut-être proche de l’extinction. Avides de répandre la peur pour mieux vendre leurs vaccins et médicaments salvateurs, les prophètes de malheur pourront bientôt aller se rhabiller. Dans sa dernière infolettre, mon confrère Jean-Marc Dupuis énumère à son tour les raisons de rester zen et fustige lui aussi cette « hystérie collective » qui va probablement faire plus de victimes que le virus lui-même.
 
S’il emprunte à la science virologique classique, mon refus du catastrophisme se fonde bien évidemment sur la médecine nouvelle du Dr Hamer et sur ses lois biologiques. L’une d’entre elles révèle que les maladies, même infectieuses, découlent de conflits psycho-émotionnels. Et une autre que les microbes n’interviennent pas n’importe quand et n’importe où : selon leur nature (champignons, bactéries, mycobactéries ou virus), les micro-organismes opèrent dans des tissus précis, sous contrôle  de la partie du cerveau qui correspond à leur origine embryologique. L’implication des virus survient systématiquement dans les tissus dérivés de l’ectoderme, dont le relais cérébral se situe dans le néocortex. Et comme l’a découvert le Dr Hamer, les conflits liés aux tissus ectodermiques sont  invariablement de type relationnel. C’est le ressenti des personnes (ou des groupes de personnes, en cas de maladie dite contagieuse) qui va déterminer où et comment les relations conflictuelles vont se somatiser. Le degré d’activité  virale sera fonction de l’intensité du conflit causal et du nombre d’individus concernés. Nantis de ces notions et des informations qui nous parviennent, pouvons-nous alors « décoder » ce qui s’est déroulé en Chine ? Sans rien affirmer, nous pouvons émettre quelques hypothèses. D’abord, que cette crise est le reflet d’un mal-être collectif exclusivement chinois. Plus de 97% des cas ont été enregistrés dans la seule province de Hubei. Très peu d’étrangers ont été contaminés, la quasi-totalité d’entre eux est restée asymptomatique et un seul malade est décédé en dehors du continent asiatique : un touriste octogénaire, déjà très mal en point et de nationalité… chinoise. Les spectaculaires mesures de confinement de la population ne peuvent  expliquer cette curieuse virulence s’arrêtant aux frontières et variant selon le  passeport. On peut émettre le postulat que les Occidentaux ne sont nullement concernés par la problématique. La deuxième supposition qu’on peut s’autoriser, c’est que le « foyer conflictuel » se situe à Wuhan, épicentre de l’épidémie. Cette mégapole de 11 millions d’habitants (autant que la Belgique !) est l’une des plus peuplées et des plus polluées au monde. La promiscuité et la sensation d’étouffer y sont, paraît-il,  particulièrement pénibles. Or  l’invariant biologique de la pneumonie est précisément la peur panique de l’étouffement, l’impression de ne plus pouvoir respirer librement. Mais cette cité industrieuse est également l’une des plus modernes de Chine, en pointe sur le plan technologique. C’est là qu’a été installé un laboratoire de recherche sur les coronavirus, désignés par le pouvoir communiste comme une menace mortelle majeure.  La peur de la chose a-t-elle engendré la chose ? Il est notoire que les Chinois, qui n’ont  pas attendu le Covid-19 pour adopter le masque protecteur, vivent dans la hantise permanente d’une attaque virale. À Wuhan plus qu’ailleurs, le terreau est propice à l’expression pulmonaire  de la frayeur de mourir.
 
Bien sûr, il ne faut pas négliger d’autres facteurs  potentiellement « fragilisants », comme l’imprudente implantation des antennes 5 G dans cette cité high tech. Autant savoir aussi que les citadins chinois, oubliant leur médecine traditionnelle, sont grands consommateurs d’antipyrétiques et d’antibiotiques. Sans oublier qu’ils se polyvaccinent docilement et massivement. Capitale mondiale de la virophobie, Wuhan est en quelque sorte la vitrine de l’impérialisme médical occidental. Tout en restant sous le joug d’un parti unique réprimant durement le besoin de liberté, la soif d’air libre. Bref, il ne faut pas trop s’étonner que  les virus « encore on a » puissent y provoquer  épisodiquement quelques dégâts. À titre prophylactique, je suggère aux Chinois de méditer cette récente découverte scientifique dont Néosanté vous parlait en janvier : le microbiome  n’est pas seulement composé d’innombrables bactéries  mais aussi de milliards de virus. Dans le tube digestif des animaux, ils sont jusqu’à 100 fois plus nombreux que les cellules !  L’être humain leur doit la vie, ils auraient joué un rôle clé dans la naissance de  notre espèce et ils seraient même à l’origine de notre ADN !  Selon le bien nommé Patrick Forterre, microbiologiste à l’Institut Pasteur et co-auteur du livre « Microbiodiversité, un nouveau regard », nos protéines virales interviennent dans le processus de fécondation,  dans la formation du placenta et dans l’activité du cerveau où ils seraient indispensables à la mémoire. Bref,  nous ne serions rien sans ces « parasites » qui sont nos ancêtres et qui  nous habitent en permanence.  Pour le dire autrement, en corps on a (des) virus  et il serait sage que les héritiers de Lao Tseu et Confucius cessent de leur faire la guerre en imitant stupidement  la bellicosité biocidaire de l’Occident. A fortiori, il conviendrait de fermer le laboratoire de Wuhan où des apprentis-sorciers jouent à fabriquer, pour se préparer à l’affronter, un virus mutant à la fois très contagieux et très dangereux. Car si notre organisme est à même de contrôler les microbes ordinaires, on peut craindre son impuissance face à des chimères conçues à des fins civiles ou militaires. Sur ce plan-là, le cinéma de science-fiction est peut-être prophétique. Et à l’heure actuelle, il n’est pas encore totalement exclu que le Covid-19 puisse provenir du labo « ultra-sécurisé » que certains décrivent plutôt comme une passoire à gros trous.
 
Avant de poursuivre, laissez-moi vous raconter une petite histoire.  Le samedi 9 février, j’ai joué ma partie de football hebdomadaire habituelle.  C’était un match nerveux, émaillé d’incidents entre joueurs et d’altercations avec l’arbitre, lequel a un peu perdu les pédales et a distribué à la volée cartons jaunes et cartons rouges.  C’est fou ce que les footeux peuvent se comporter en enfoirés sous l’influence de l’adrénaline. Même en dernière division de  championnat vétéran, certains s’y croient et usent de violence verbale ou physique envers les adversaires et envers le brave type qui siffle la rencontre. Il se trouve que je connaissais bien Grégory,  l’arbitre désigné cette fois-là : c’est un copain avec qui je joue au minifoot le jeudi soir. Le minifootball, on le pratique  entre potes comme un loisir de  pure détente. On joue sans enjeu – si ce n’est la première tournée de la 3ème mi-temps –  et on s’arbitre nous-mêmes dans un climat de franche camaraderie. Or le jeudi 13 février, deux heures avant de se rendre à la salle,  Greg a envoyé un message pour dire qu’il se sentait fiévreux et accablé par une migraine carabinée. Il nous prévenait qu’il ne viendrait pas et qu’au lieu de taper dans un ballon, il allait se mettre au lit avec une bonne bouillotte. Coïncidence ? Je ne crois pas, non.  Le paradigme psychobiologique permet de comprendre comment il a « chopé » cette grippe. Le samedi, il a très mal vécu d’être houspillé et accusé de partialité. Il a sans doute aussi culpabilisé d’avoir perdu la maîtrise du match  et d’avoir été pris en grippe par plusieurs protagonistes.  Conflit de territoire typique des syndromes grippaux ! Cinq jours plus tard,  la perspective de passer un chouette moment sportif sur un autre terrain et dans une bien meilleure ambiance l’a probablement fait basculer en guérison et les symptômes ont débarqué. Si je vous narre cette anecdote, c’est en effet pour vous rappeler une autre loi biologique mise au jour par le Dr Hamer : toute maladie évolue en deux phases et c’est généralement durant la deuxième que les microbes interviennent. Sous la supervision de l’ordinateur cérébral, leur mission consiste à réparer les tissus  nécrosés ou à démonter les amas cellulaires générés en phase de stress actif. Quand on cherche à décrypter une pathologie infectieuse, il faut par conséquent  tâcher de repérer le conflit qui a été résolu peu de temps avant l’apparition des premiers signes cliniques. Si cette maladie est contagieuse, il s’agit d’identifier l’événement ayant pu être « guérisseur » pour la collectivité contaminée.
 
 Pour conclure cette longue lettre  dont je vous prie d’excuser le caractère décousu, on peut donc se demander ce qui a pu se passer à Wuhan  début décembre,  date des premiers signalements de pneumonies coronavirales. Le hic, c’est qu’il faudrait avoir séjourné sur place, côtoyé les habitants  et éprouvé ce qu’ils ont éprouvé pour avoir quelque chance d’être dans le bon. Parmi un groupe de thérapeutes suisses qui ont planché sur le sujet, un participant a épinglé une info intéressante : selon le nouveau code civil chinois, la fin de l’année 2019 coïncide avec la fin de la politique de l’enfant unique.  À partir de 2020, la dictature communiste renonce à contrôler strictement les naissances et permet  aux couples d’avoir le nombre d’enfants qu’ils désirent. On peut imaginer que cette mesure procure une sacrée bouffée d’air frais dans une population urbanisée et une ville universitaire aspirant  à plus de libertés individuelles. Mais pourquoi Wuhan et pas Shangaï ou Pékin ? Quitte à décevoir les amateurs de décodage symbolique alambiqué, je penche personnellement pour une explication plus prosaïque, genre pollution chimique ou atmosphérique qui aurait pris fin ces derniers mois et dont le reflux aurait  vivement soulagé les poumons des Wuhannais, le paradoxe biologique étant que les plus soulagés (les plus fragiles des bronches) subissent l’activation virale réparatrice la plus périlleuse. Encore que : qu’est-ce qui nous prouve que le virus est en cause dans les décès ? Voulant bien faire, les autorités sanitaires chinoises prennent tous les patients en charge et les soignent gratuitement.  Comment ? Inutile de vous faire un dessin : en faisant baisser la fièvre et en dégainant la grosse artillerie. Selon un article du Los Angeles Times (*), les médecins locaux administreraient notamment un médicament développé contre Ebola et non encore approuvé,  un antipaludéen à base de chloroquine, ainsi qu’un antiviral destiné aux malades du sida. Vous voulez la liste des effets secondaires de ces trois substances chimiques ? Elle est beaucoup trop longue à reproduire mais sachez qu’elle contient tous les symptômes d’un syndrome grippal sévère, détresse respiratoire comprise. Si ça se trouve, les conséquences fatales découlent d’un tel interventionnisme médical  et cette épidémie pourrait être, comme d’autres, qualifiée de iatrogène. Ce qui est sûr, c’est que la pasteurisation des toubibs chinois a déjà atteint celle qui prévaut en Occident : bafouant allègrement le serment d’Hippocrate, ils s’ingénient à nuire d’abord au lieu de patienter sagement. Et s’ils relisaient Lao Tseu ?  On lui attribue la maxime suivante, qui me servira de conclusion : « La vie est une succession de changements naturels. Ne résistez pas car cela ne générera que des soucis. Laissez la réalité être la réalité. Laissez faire naturellement les choses. »
 

Apocalypse now ?

portrait de Yves Rasir Coronavirus, clap, troisième. Après avoir rédigé une infolettre  et une deuxième pour prodiguer ce que j’ai appelé des « remèdes informatifs à la virophobie », je  ne pensais pas revenir sur le sujet et aborder une nouvelle fois cette épidémie chinoise dont les médias mainstream se délectent tant et plus. Je le pensais d’autant moins  que mon discours anxiolytique avait été relayé avec grand talent par mon ami – et ex-collaborateur de la revue Néosanté – Jean-Jacques Crèvecœur dans une de ses vidéos. Vu que la majorité d’entre vous visionne chaque semaine ses passionnantes « conversations du lundi »,  je ne trouvais pas utile d’en rajouter une couche. Il y a juste un élément qui me chiffonnait. Dans le tableau que Jean-Jacques nous montre plusieurs fois pour illustrer que les virus dangereux ne sont jamais très contagieux, et vice-versa, il manque en haut à droite la  célébrissime grippe espagnole. En toute logique, les décodeurs du journal Le Monde auraient dû y placer cette pandémie de sinistre mémoire puisqu’elle est censée faire exception en cumulant haute contagiosité et puissance létale phénoménale. C’est LE dogme sur lequel s’appuie la médecine pasteurienne conventionnelle pour agiter le spectre d’une catastrophe imminente et nous faire croire qu’un agent infectieux peut  être à la fois facilement transmissible et très mortel. Tout en le félicitant pour son travail, j’ai donc amicalement suggéré à JJC de s’emparer  de ce  canard et de lui couper les ailes en expliquant que la tragique hécatombe de 1918 n’était nullement due à son corollaire viral, mais bien aux dramatiques effets de l’aspirine prescrite  à l’époque à haute dose et entrainant des surinfections  bactériennes.  Dans sa réponse, Jean-Jacques approuvait ma suggestion et se promettait de lui consacrer une  prochaine séquence. Avec un tel orateur et une telle audience,  la virophobie ambiante n’avait plus besoin de moi pour être combattue.
 
C’est donc avec un grand étonnement, et même un certain ébahissement,  que j’ai découvert le « grand retournement » de mon compatriote installé au Québec. Dès lundi midi, j’ai reçu des tas d’appels et de courriels  me demandant ce que je pensais de sa deuxième et très alarmiste vidéo sur le coronavirus.   Si vous ne l’avez pas encore regardée, je vous invite à le faire en cliquant ici et on se retrouve dans une bonne heure. Vous êtes bouleversé(e) par ce que vous venez d’entendre ? On le serait à moins ! Le conférencier  nous  parle d’un sombre complot génocidaire et annonce un terrible cataclysme sanitaire qui fera des dizaines ou des centaines de millions de morts. Au risque de mettre en péril notre vieille amitié,  je vous avoue que de mon côté, le virage de Jean-Jacques Crèvecœur m’a plutôt énervé. Je suis un indécrottable sceptique et je me méfie comme de la peste des théories indémontrées. D’abord, je voudrais rappeler que la thèse, ou plutôt l’hypothèse, du très méchant microbe artificiel créé en laboratoire (civil ou militaire) et relâché (intentionnellement ou involontairement) dans la nature est un grand classique de  la blogosphère « alternative ». Cette supposition a  déjà été formulée pour le sida, pour Ebola, pour la grippe A, pour le SRAS, pour la maladie de Lyme aussi, et je ne sache pas que des preuves sérieuses ont été apportées. Il y a des coïncidences qui sont effectivement des coïncidences. Concernant le coronavirus, je voudrais ensuite rappeler une règle élémentaire du journalisme : recouper et vérifier la crédibilité des sources.  En parcourant celles de Jean-Jacques, il me semble que certaines peuvent être qualifiées de douteuses, peu fiables, voire fantaisistes. Qui sont-ils, ces « journalistes indépendants chinois » ayant héroïquement révélé le truquage des chiffres par les autorités ?  Et qui sont-ils, ces mystérieux « journalistes infiltrés » ayant constaté de visu que les centres de crémation de Wuhan tournaient à plein régime ? Comme le précise JJC lui-même, tout ça est à mettre au conditionnel.  Et dans le contexte de la guerre hybride menée par les USA contre la Chine, toutes les manipulations sont imaginables. N’ayons pas la naïveté de croire que les services secrets de divers pays observent la situation du balcon. Avec la technologie dont ils disposent, ils peuvent  même injecter sur la toile de fausses images avec de vrais personnages. Jusqu’à plus ample informé,   je pense donc que ces rumeurs circulant sur le net ne méritent pas – pour l’instant – d’être accueillies comme des vérités authentifiées.  Enfin, je vous exprime mon ahurissement face à un « argument » de Jean-Jacques pour justifier sa courbe rentrante : avec un délai d’incubation de 15 jours, le  virus 2019-nCov serait un parfait alliage  de contagiosité et de létalité. Ah bon ? Et depuis quand la période séparant la contamination et l’apparition des symptômes serait-elle indicative de leur sévérité ?  Par exemple, la mononucléose met entre 28 et 42 jours pour se déclarer, avec 0% de mortalité et 0% de séquelles. Avec sa latence de deux semaines, le coronavirus chinois nage dans les eaux de la rougeole ou de la varicelle, mais aussi de la polio   et de la variole. La durée d’incubation d’un pathogène ne présage en rien de ses dangers pour la santé. Sauf plan machiavélique, on ne voit pas le rapport. 
 
Pour moi, Jean-Jacques Crèvecœur se trompe en confessant s’être trompé : cette épidémie chinoise est une baudruche qui va se dégonfler et qui est déjà en train de se dégonfler.  Bien sûr, l’OMS et ses sponsors pharmaceutiques font tout pour nous persuader du contraire.  Loin de banaliser ce qui se passe en Chine, l’Organisation Mondiale de la Santé vient  de qualifier la maladie de « très grave menace pour le monde entier ».  Il faut bien vendre  de la peur avant de vendre les vaccins et les antiviraux salvateurs.  Mais on se fout de qui ?  Selon le dernier bilan communiqué par Pékin, le nombre de cas confirmés s’établit à 42.000 et celui des morts  à un peu plus de 1.000, soit un taux de létalité de 2,4%. C’est 10 fois plus que la grippe saisonnière mais c’est très inférieur à  d’autres coronavirus qui ont défrayé la chronique. Et ça indique, je le martèle mordicus, que cette épidémie restera localisée et éphémère. D’ailleurs, le nombre de nouveaux cas est en train de décélérer et certains experts estiment que le pic épidémique est déjà dépassé.  On nous ment et on nous cache tout ? Je crois qu’on surestime beaucoup la capacité des gouvernants communistes à étouffer les faits. Un détail qui tue, si j’ose dire : selon la première étude scientifique qui vient d’être publiée sur cette crise, 41% des infections seraient nosocomiales, autrement dit contractées à l’hôpital. En  construisant en dix jours une mégastructure hospitalière, les Chinois se sont en quelque sorte tiré un énorme missile dans le pied ! À mon sens, c’est bien là que réside la tragédie qui se déroule sous nos yeux : devant la planète entière, l’Empire du Milieu fait l’étalage de sa totale abdication devant l’impérialisme occidental. Évanouie, la médecine traditionnelle chinoise et sa sagesse multimillénaire. Évacuée, l’antique philosophie taoïste et ses méthodes de santé  globale extraordinaires. Complètement déculturés et occidentalisés, les médecins chinois sont devenus des prêtres de l’église pasteurienne universelle,  chargés de répandre la virophobie irrationnelle. Et les masses de suivre,  se ruant sur leurs masques protecteurs, consultant  leurs docteurs  à tout bout de champ et surconsommant de l’allopathie chimique. Quelle infinie tristesse de voir une civilisation s’écrouler ainsi !
 
En conclusion, sans doute provisoire, de cette troisième lettre consacrée au coronavirus, je voudrais souligner que Jean-Jacques Crèvecœur conserve mon immense respect et ma pleine admiration. Ce qu’il a fait en 2009, je l’applaudis encore rétrospectivement. S’ils se sont séparés, nos chemins professionnels demeurent parallèles et, sur bien des points, complémentaires. Ce qui nous réunit est bien plus vaste et important que ce qui  semble nous diviser.  Car au fond, je ne crois pas que nos différences méritent de dégénérer en différend. Lui raconte des horreurs en espérant se tromper. Moi, je continue à prêcher la sérénité en espérant ne pas me tromper.  Dans quelques semaines ou quelques mois, on verra bien qui aura vu le plus clair. Au final, je suis de toute façon bien d’accord avec l’épilogue  socratique de sa deuxième vidéo : quels que soient les tenants et aboutissants du dossier, la meilleure façon d’agir est d’aimer encore plus  intensément la vie  et de mener  la sienne le plus naturellement possible, en faisant confiance aux merveilleuses ressources de notre corps et de notre esprit.  Biophiles de tous les pays, notre heure est arrivée ! Soyons les grands timoniers de cette douce révolution.
 

Un quatrième remède à la virophobie

portrait de Yves Rasir Comme il fallait s’y attendre, la montagne est en train d’accoucher d’une souris : l’épidémie de coronavirus déclarée urgence mondiale par l’OMS est déjà occupée à déjouer les pronostics catastrophistes. Malgré leurs efforts de dramatisation, les scénaristes de la série « Apocalypse virale »  échouent une nouvelle fois à justifier le vent de panique qu’ils ont inutilement déclenché. Selon le dernier bilan, une vingtaine de milliers de personnes ont été contaminées (dont 95% dans la seule province chinoise  de Hubei) et moins de 400 personnes ont perdu la vie, ce qui ramène le taux de létalité à 2% à peine. Dans ma lettre de la semaine dernière, je vous indiquais que ce faible pourcentage de mortalité était parfaitement prévisible puisque la contagiosité du microbe semblait assez élevée. Et je vous signalais que le pouvoir létal du 2019-nCoV était probablement encore surestimé car il fallait tenir compte de tous les porteurs du virus asymptomatiques, c’est-à-dire ne manifestant aucun signe clinique de maladie. En France et en Belgique, il y avait de tels cas parmi les rapatriés de Wuhan et leur état ne suscite aucune inquiétude.
 
Ce que les autorités sanitaires et les médias nous cachent, c’est que ce phénomène des « porteurs sains » n’est pas du tout exceptionnel : il  représente au contraire la règle. Quand un agent infectieux peu dangereux se répand, la majorité des gens qui le contractent ne ressentent absolument rien et continuent à se porter très bien. Savez-vous, par exemple, que ¾ des grippes saisonnières passent inaperçues et ne sont pas diagnostiquées ? Pour leur étude (1) publiée en 2014 dans The Lancet, des chercheurs britanniques ont prélevé des échantillons sanguins de 5.500 personnes à l’issue de 6 saisons grippales. Ils ont découvert que 18% d’entre elles présentaient une augmentation des anticorps contre le virus annuel mais que 77% de ces personnes infectées étaient demeurées en excellente santé, ou avec des symptômes si  légers qu’il n’ont pas été identifiés.  Et parmi les 23% restants,  l’inconfort était si ténu que moins d’un malade sur cinq avait consulté son médecin de famille. Chez une personne sur quatre porteuses d’anticorps grippaux, le calvaire se résume à un écoulement nasal de quelques jours. Bref, la grippe est un immense iceberg dont le contingent de victimes  ne représente qu’une fine  petite pointe : la plupart d’entre nous la font sans même le savoir et sans en souffrir le moins du monde.  La corrélation entre l’agent viral et les troubles grippaux est donc sujette à caution, ce qui n’empêche pas la médecine pasteurienne de lui attribuer un rôle causal !
 
Pour la théorie du germe chère à Saint-Pasteur et ses fidèles, il y a encore plus dérangeant que le phénomène d’hébergement silencieux,  de virus sans maladie : il y a aussi le phénomène inverse, celui des maladies virales … sans virus. Dans un article paru dans le British Medical Journal en 2013  (2), le Dr Peter Doshi  a révélé qu’aux États-Unis, 84% des diagnostics de grippe étaient erronés puisque le virus Influenza n’était retrouvé que dans 16% des échantillons. Pour leur étude (3) publiée en 2017, des chercheurs néerlandais ont voulu évaluer la contribution du virus influenza  et des autres pathogènes respiratoires dans les syndromes grippaux.  Pour ce faire, ils ont suivi une cohorte d’adultes de plus de 60 ans pendant deux saisons hivernales.  Ils ont trouvé que le virus de la grippe était responsable de seulement 18 à 34% des épisodes fébriles accompagnés des autres symptômes caractéristiques de la maladie (céphalées, courbatures,  maux de gorge, rhinite, toux et douleurs thoraciques).  Certes, les scientifiques se sont empressés de pointer d’autres coupables du doigt : ils ont détecté d’autres micro-organismes  (bactéries, rhinovirus, coronavirus, pneumovirus et autres « para-influenzae »)  dans 60% des cas au cours de la première saison et dans 44% des cas la saison suivante. Mais ça ne suffit pas à dissimuler sous le tapis que la grande majorité des grippes surviennent en l’absence de leur virus attitré et qu’au moins 20% des épisodes grippaux se déroulent SANS présence virale détectée. Au passage, vous aurez noté que le vaccin est une belle arnaque puisqu’il ne contient que le seul Influenza et que ce dernier est de toute façon très minoritaire chez les personnes grippées. A fortiori, l’immunisation artificielle NE PEUT PAS marcher quand ces dernières n’hébergent aucun agent infectieux. On comprend dès lors mieux que la réalité des « viroses sans virus » soit entourée d’une telle discrétion….
 
 Vous m’objecterez peut-être, et à bon escient, que « l’absence de preuve ne signifie pas la preuve de l’absence ».  Ne pas trouver le coupable du crime ne veut pas dire qu’il n’y en a pas. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que la science médicale emploie une technique de pointe pour débusquer les assaillants les plus minuscules : la PCR, ou Polymerase Chain Reaction.  Employée également en criminalistique, cette méthode consiste à amplifier des millions de fois  les traces infinitésimales laissées par de l’ADN ou de l’ARN. En 1993, son invention a valu le Prix Nobel de Chimie à l’Américain Kary Mullis. Or celui-ci, décédé dans l’anonymat en août dernier, a toujours contesté que la PCR  permette de déterminer une charge virale, et encore moins de conclure à une relation causale entre du matériel génétique viral et une pathologie qui lui serait associée. C’est pourquoi Kary Mullis faisait partie des « repenseurs du sida », ces centaines de scientifiques réfutant l’hypothèse HIV dans le syndrome de l’immunodéficience acquise.  Dans une étude publiée en 2016 (4), il a été montré que la réaction en chaîne par polymérase aboutissait à 42% de tests positifs, contre 14 % pour les autres méthodes telles que la technique immuno-enzymatique ou l’immunofluorescence, déjà bien plus « sensibles » que la traditionnelle mise en culture du microbe. Ça veut dire  que la PCR  est une véritable aubaine pour les fabricants  de masques de protection, de vaccins ou de remèdes antiviraux. En triplant le nombre de patients (même non malades)  censés bénéficier de leurs produits, la méthode leur permet aussi de tripler leurs bénéfices.   Depuis le début de l’épidémie chinoise, je n’ai pas lu un seul article de presse détaillant comment les cas de coronavirus « avérés » étaient  authentifiés. Mais étant donné que la PCR a été adoptée par les hôpitaux du monde entier,  il ne fait guère de doute qu’elle soit en partie impliquée dans la transformation d’un banal syndrome grippal  local en méga-menace mondiale. D’ici que le soufflé retombe complètement, les marchands de panique auront déjà engrangé des profits astronomiques. Pour le prochain épisode de la série, j’espère que ce quatrième remède informatif à la virophobie, qui aurait pu s’intituler« Les maladies et les virus fantômes »,  aura quelque peu atteint l’opinion publique….
 

Trois remèdes à la virophobie

portrait de Yves Rasir Depuis plusieurs jours, de nombreux lecteurs me pressent de consacrer mon billet hebdomadaire au coronavirus chinois,  ce nouvel épisode de la série « Apocalypse virale »  dont raffolent tant les  médias.  Je vous avoue que je n’étais pas chaud et que je m’exécute  en trainant la plume.  Du Sida à Ébola en passant par le Zika et la grippe A, j’en ai un peu soupé de ce mauvais feuilleton véhiculant les mêmes fausses informations sur d’effroyables épidémies imaginaires. Je trouve navrant que le public s’intéresse encore à ces fictions trahissant les faits et faisant croire à l’imminence d’un cataclysme sanitaire. Les acteurs sont nuls,  les scénarios cousus de fil blanc  et on devine toujours la fin  avec l’arrivée providentielle d’un médicament ou du vaccin. La saison suivante, ça recommence en changeant juste le nom du méchant microbe  prétendument dévastateur. Plutôt que de rédiger un nouvel article invitant au discernement, je pensais me contenter de renvoyer aux textes relatifs aux maladies précitées  et dans lesquels  j’énumère  les raisons de rester zen et de ne pas prêter foi aux messages alarmistes  émanant de la médecine académique, de ses perroquets politiques ou de ses porte-voix médiatiques.  En ligne sur notre site, les archives de Néosanté Hebdo fourmillent de lettres plaidant pour la sérénité face aux agents infectieux et aux pathologies qu’on leur impute.
 
Si j’ai changé d’avis, ce n’est pas seulement parce qu’on m’encourage à remonter au créneau. C’est aussi parce que la moutarde m’est  montée au nez le week-end dernier. Actuellement, ma fille cadette est en Océanie avec l’équipe nationale de hockey.  Dans le cadre d’une compétition intercontinentale,  les hockeyeuses belges viennent d’affronter l’Australie, se préparent à rencontrer la Nouvelle-Zélande où elle viennent d’atterrir, et devaient s’envoler pour la Chine la semaine prochaine afin d’y défier les joueuses locales. Or cette dernière étape du voyage a été  purement et simplement annulée ! Vous devinez pourquoi : le  plus redoutable des virus, celui de la bêtise humaine,  a encore frappé. Pour éviter un danger sanitaire inexistant, on pénalise ridiculement de jeunes sportives en pleine santé en leur interdisant de pratiquer leur saine activité. Et au passage, on peine beaucoup les parents supporteurs. Histoire de métaboliser ma mauvaise humeur, je  me suis donc résolu à remettre l’ouvrage  sur le métier et à commenter l’actualité de ces derniers jours : voici trois remèdes informatifs  à la psychose coronavirale en cours, et plus largement à la virophobie régnant sur terre depuis quelques décennies.  
 

  1. Il n’y a pas péril en la planète

 
Même les pontes de le la médecine interrogés par les journaux et les télés en conviennent : le désormais célèbre coronavirus 2019-nCov  est un tueur de pacotille.  Son taux de létalité est d’à peine 4% (107 morts pour 4 474 infections), soit quatre fois moins que celui de son cousin impliqué dans le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère ) et dix fois moins que l’autre virus de même famille associé au MERS (variante moyen-orientale du SRAS). Or à eux deux, ces agents infectieux ont fait moins de 2 000 morts lors de leurs brèves apparitions en 2002 et 2012. Par comparaison, la simple grippe saisonnière provoque entre 250 000 à 500 000 décès par an, dont plusieurs milliers rien qu’en France. Autant savoir aussi que le pourcentage de mortalité est calculé sur la partie visible de l’iceberg, c’est-à-dire les personnes qui présentent des symptômes.  Si on tenait compte des porteurs sains, asymptomatiques, le taux de létalité du 2019-nCoV serait certainement encore inférieur. Sa contagiosité ? Les experts l’ont initialement estimée faible  mais ont revu leur copie ces dernières heures : une personne infectée pourrait en contaminer trois à cinq autres, ce qui est assez élevé. Mais c’est aussi une excellente nouvelle ! Dépourvu de cellule, un virus est en effet incapable de survivre solitairement,  sans « squatter » un autre être vivant.  Pour subsister, Il lui faut très (éco)logiquement ménager ses hôtes. C’est pourquoi, en règle très générale, sa puissance létale est inversement proportionnelle à sa virulence. En d’autres termes, il se transmet d’autant plus facilement qu’il est peu agressif, et inversement. Un rhume, c’est fastoche à choper. La rage, c’est beaucoup moins évident. Ici, les victimes décédées appartiennent exclusivement à des catégories de population limitées : les personnes  âgées (75 ans en moyenne) affaiblies et les malades déjà immunodéprimés par des pathologies préexistantes ou par leurs traitements. On est plutôt dans une banale configuration grippale. S’il se confirme que l’agent infectieux est très contagieux, je prends le pari que son caractère peu dangereux sera reconnu dans la foulée. Souvenez-vous de la très virulente grippe A-H1N1 qui devait remplir les cimetières à échelle planétaire et qui s’est avérée nettement moins mortelle que l’annuelle….
 

  1. En 18, ce n’était pas une hécatombe virale

 
Si vous lâchez dans un dîner que les virus les plus baladeurs ne doivent pas faire peur, vous allez immanquablement vous attirer les foudres de vos voisins.  Ils vont inévitablement vous objecter que la fameuse « grippe espagnole » de 1918  s’est répandue comme une trainée de poudre et qu’elle a pourtant fait plus de 30 millions de morts. Le problème, c’est qu’il s’agit d’une colossale erreur judiciaire ! D’abord, il faut rappeler que cette tragédie n’avait rien d’hispanique au départ et qu’elle a démarré en Amérique, parmi les soldats  s’apprêtant à partir se battre en Europe, autrement dit promis au casse-pipe quasi-garanti. Comme l’a démontré le Dr Hamer, la frayeur de mourir se somatise invariablement dans le système respiratoire, et c’est d’autant plus vrai lorsque la mort menace de survenir par asphyxie. À l’époque, nul n’ignorait que la grande faucheuse décimait les tranchées à grand renfort d’obus au gaz.   Rappelons ensuite que la piétaille US était multivaccinée avant de s’embarquer pour le front, tout comme les GI envoyés en Irak il y a 30 ans et dont beaucoup souffriront du « syndrome de la guerre du Golfe ». Dans un cas comme dans l’autre, les crimes contre l’immunité que sont les vaccinations sont probablement une partie de l’explication. Enfin, faut-il vous rappeler les études scientifiques dont je vous ai déjà maintes fois parlé ? L’une a montré que les grippés morts en 1918 avaient en réalité succombé à des complications pneumopathiques d’origine bactérienne. L’autre a suggéré que ces aggravations, appelées « tempêtes de cytokines », pouvaient être déclenchées par… l’aspirine.  En faisant baisser la fièvre, mécanisme naturel d’auto-guérison, ce médicament chimique peut en effet favoriser la contre-offensive des bactéries et précipiter l’issue fatale erronément attribuée aux particules virales. Or à l’aube du XXe siècle, les médecins prescrivaient l’acide acétylsalicylique à tour de bras et à doses de cheval !  Sans ce succès médico-commercial, la très létale grippe espagnole n’aurait sans doute pas atteint le stade de pandémie mondiale. Et si les toubibs d’aujourd’hui ne prescrivaient pas toujours des fébrifuges à la moindre infection, tous les virus que la Chine nous envoie ne seraient pas non plus à redouter. Relisez le dossier paru dans le Néosanté n° 62 pour vous remémorer que la fièvre est une « grande guérisseuse oubliée », apte à réguler l’action des visiteurs viraux.  Et pour vérifier mes sources relatives à la grippe de 1918, relisez ma lettre de 2015 intitulée « Satanée aspirine ». Il n’est que temps de briser l’omerta sur les vraies causes de l’hécatombe.  
 

  1. Les virus émissaires sont innocents

 
Si les autres participants au dîner parviennent à digérer ces révélations, vous pouvez alors enfoncer le clou et énoncer la vérité la plus dérangeante : les virus, pas plus que les bactéries et les champignons, ne sont la cause première des maladies infectieuses. Comme toutes les autres, celles-ci surviennent à la suite de chocs émotionnels et  elles sont une façon pour l’organisme de « tourner la page », comme l’écrit le Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte dans son article du Néosanté de février. À petites émotions causales, petits dommages collatéraux viraux. À grands stress ingérables par le cerveau, grandes manœuvres virales potentiellement périlleuses. Il y a épidémie quand le vécu traumatique des personnes contaminées est identique. Bien sûr, cette vision psychobiologique suscite souvent sarcasmes et incrédulité. Nous sommes tellement biberonnés aux dogmes pasteuriens que l’innocence des virus est devenue inconcevable. Ce ne sont pourtant pas les preuves qui manquent pour les disculper ! Deux petits exemples relatifs au virus Ebola : lors de l’épidémie qui a durement touché la corne de l’Afrique en 2014,  aucun médecin ou infirmier occidental contaminé et rapatrié n’a trépassé ; et l’an dernier, la flambée annoncée dans la ville congolaise de Goma a fait long feu. Selon l’OMS, MSF et autres richissimes ONG dépêchées sur place, il  ne faisait pourtant pas un pli que la fièvre hémorragique allait fondre sur la ville et remonter le fleuve jusqu’à Kinshasa. Or, si ma mémoire est bonne, on n’a recensé que deux cas à Goma. Et aucun à Kinshasa.« Étonnant, non ? » glisserait malicieusement Pierre Desproges. Rien de surprenant là-dedans puisque la grave maladie ne sévit que dans les contrées où des bandes armées particulièrement barbares commettent d’innommables atrocités. Mais pas besoin de regarder si loin et d’examiner des situations dramatiques pour innocenter les virus : comme je l’ai relevé dans mon infolettre « Super Toubib se rit de la grippe » , la théorie officielle est bien incapable d’expliquer pourquoi le personnel soignant résiste mystérieusement  aux vagues épidémiques grippales. Si le virus saisonnier frappait au petit bonheur la (mal)chance, les  médecins généralistes devraient être nombreux à le ramener de leurs visites et à développer à leur tour la maladie. On ne se pose même pas cette question élémentaire dans les facultés universitaires ? Faut dire que les grands prêtres de l’église pasteurienne nous ont  habitué à tant d’absurdités qu’elles passent désormais inaperçues. Dans mon quotidien belge, je viens de lire que les autorités sanitaires recommandent aux probables porteurs du coronavirus chinois de ne pas se rendre à l’hôpital (afin de ne pas y propager l’agent infectieux) mais d’appeler leur docteur. Vous en avez déjà vu, vous, des médecins de famille qui se pointent avec un masque sur le nez, refusent de vous serrer la main et réclament de laver les leurs avant de vous ausculter ? Ça doit être une infime minorité. Encore une fois, les médias ne se demandent même pas par quel miracle tous les autres prestataires de soin seraient à l’abri d’un agent viral hautement transmissible, inconnu de leur système immunitaire et pour lequel il n’existe bien sûr pas de parade vaccinale.  En revanche, les journaux et les télés sont déjà passés au deuxième volet de la série : ils nous promettent que des chercheurs vont mettre au point un vaccin endéans seulement 16 semaines. Juste testé sur des souris et juste pour voir si leur immunité humorale répond efficacement à l’injection. Les effets secondaires, on y songera plus tard. Business as usual. Voilà qui ne va pas arranger la mienne, d’humeur. Je suis sûr que nos jeunes hockeyeuses auraient performé en Chine si le connerie-virus occidental ne les avait pas privées de cette joyeuse escale.

Les secrets du « Docteur Amer »

portrait de Yves Rasir Pourquoi la plus jeune de mes trois filles déteste-t-elle tous les légumes, hormis les plus sucrés comme la carotte, le poivron ou le potimarron ? Probablement en raison de leur amertume. Or ni ses deux sœurs ni ses deux parents ne sont affligés de cette répugnance. Pour ma part, je suis même très friand des aliments amers. Du thé vert  au chocolat très noir  en passant par la bière d’Orval ou les endives, j’affectionne particulièrement ces produits qui titillent le fond de la langue, là où les papilles sont naturellement accueillantes à la saveur amère. Pourquoi suis-je comme ça et pas celle qui partage la moitié de mes gènes ? C’est une énigme qui me chagrine car ma cadette se prive ainsi de très nombreux plaisirs gustatifs. Dans le passionnant dossier qu’il a réalisé sur l’amertume pour la revue Néosanté de février, notre journaliste Hughes Belin suggère que cette automutilation sensorielle découle d’une piètre éducation. Passées les premières années, celles où le bébé n’en a que pour le sucré, la diversification des menus proposés permet à l’enfant de s’ouvrir à d’autres goûts et d’en découvrir les atouts. Sa maman et moi aurions-nous dû être plus autoritaires ? Je ne l’ai jamais voulu car j’avais lu un livre retraçant la vie de Sigmund Freud. Selon cette biographie, le futur père de la psychanalyse a été tourmenté par le sien, qui l’obligeait à rester à table jusque tard dans la nuit,  tant que l’assiette d’épinards qu’il refusait n’était pas vide. D’après certains psys, ces épisodes traumatisants auraient fait le lit du cancer de la mâchoire dont Freud souffrit cruellement plus tard. À tort ou à raison, je n’ai donc rien imposé à ma progéniture et je faisais plutôt confiance à son instinct : parmi tous les aliments présentés, à elle de suivre ses attirances naturelles !
 
Le problème de ce laisser-faire « anti-culturel », c’est qu’il conduit à négliger les besoins corporels. Si notre langue est dotée de récepteurs de l’amertume, c’est que l’évolution y a trouvé un avantage. Avec 25 zones réceptives, l’organisme humain est même suréquipé pour apprécier la saveur amère ! Il y en a jusque dans les testicules et leur présence est essentielle à la spermatogenèse. Certes, l’amertume est un signal d’alarme avertissant qu’une plante renferme des composants toxiques.  Les animaux que nous sommes sont ainsi outillés pour détecter des végétaux pouvant empoisonner. Mais –  impressionnant paradoxe – les aliments amers sont aussi richement pourvus en molécules bénéfiques, comme les acides aminés et les antioxydants.  Comme par hasard, des légumes tels que l’artichaut ou le radis noir sont de puissants purifiants hépatiques, tandis que les choux et autres crucifères ont des propriétés anti-cancer. Et comme par hasard, la médecine des simples sollicite massivement « le plus important, le plus complexe et le plus sensible de tous les goûts ». Depuis la nuit des temps, les herboristes savent qu’une potion médicinale est forcément amère. Et c’est ce constat qui guide encore aujourd’hui les recherches pharmacologiques de pointe. À ce propos, avez-vous déjà goûté une tisane d’Artemisia ?  C’est un breuvage horriblement amer mais ses vertus thérapeutiques ne cessent de surprendre.  Très efficace contre le paludisme ou la bilharziose et soupçonnée de saper les tumeurs cancéreuses, l’armoise serait également, selon une découverte fortuite faite par des médecins africains,  un remède inouï du diabète !  La pharmacie de la nature regorge sans doute encore de trésors augurant de belles victoires médicales… au goût amer.
 
Dans une revue de santé globale comme la nôtre, le questionnement de cette mystérieuse saveur mérite cependant d’être élargi et approfondi : se pourrait-il que l’amertume chasse l’amertume ? Je veux dire : les substances amères ne sont-elles pas également de bons remèdes aux maux de l’âme, aux sentiments négatifs et aux ressentiments ? D’ordinaire, on juge que les personnes déprimées ou démoralisées soignent leur mal-être en  recherchant le sucre. Dans notre numéro de janvier, le Dr Alain Scohy défendait d’ailleurs la thèse que ce  réflexe est de bon aloi car le glucose stimulerait les mécanismes d’autoguérison. En se tournant vers l’alcool, le chocolat ou le tabac, n’est-ce pas plutôt la bouée de l’amer que ces êtres en souffrance tentent d’agripper ? Ne devrait-on pas se rappeler qu’Hippocrate, bien avant Hahnemann, a eu l’intuition que le mal pouvait traiter le mal ?  Sans être expert en neuronutrition, il me semble évident que les aliments les plus vertueux pour le corps (fruits, légumes, noix, huile d’olive…) le sont aussi pour le cerveau. Dès lors, on peut subodorer que l’amertume nutritionnelle remédie bel et bien à l’amertume émotionnelle et aide à avaler et digérer les chocs conflictuels. Autant savoir, détail important,  que le Dr Hamer louait lui aussi le Dr Amer en incitant ses patients à boire beaucoup de café noir ! Bon, je vous avoue que cette hypothèse « bitter friendly » m’est assez confortable. Je peux y trouver l’argument que ma fille si peu attirée par l’amer (la mère ?) se sent bien dans sa peau et ne ressent pas la nécessité de stimuler son arrière-langue et ses autres récepteurs d’amertume. Je crains néanmoins que cette atrophie du goût, très répandue chez les jeunes, constitue un véritable handicap sanitaire. Et qu’elle traduise une sorte de régression vers les saveurs ne faisant pas grimacer les nourrissons …    
 

Décryptage d’une enquête bâclée

Ça y est, c’est reparti pour un tour.  Cette fois, c’est en Belgique que la chasse aux sorcières a repris. Saisie d’une plainte, la justice poursuit un thérapeute pratiquant le décodage biologique des maladies et l’inculpe d’exercice illégal de la médecine. Son cas sera prochainement examiné devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Cette fois encore, la télévision belge  a monté l’affaire en épingle pour lui  consacrer un « prime time » et recommencer le procès médiatique de la biologie totale. Parti pris, raccourcis et désinformation étaient à nouveau au menu du magazine « Devoir d’Enquête » diffusé mercredi dernier sur l’antenne de la RTBF. Si ça vous dit, vous pouvez le (re)visionner en cliquant ici . (à partir de la 43ème minute)  Bien que la revue Néosanté n’y soit pas mentionnée, je me permets d’y réagir car c’est un peu mon propre travail journalistique qui est attaqué et sali à travers un tel reportage. Outre qu’il alimente les  accusations absurdes de « dérive sectaire » naguère formulées à mon égard, ce genre d’émission  renforce les préjugés et attise l’hostilité envers quiconque fait métier de propager les découvertes du Dr Hamer. Je ne peux en quantifier le préjudice, mais il est certain que pareille enquête crée un tort considérable à notre  maison d’édition et contribue à la discréditer dans l’opinion . Ce n’est donc pas pour le plaisir de polémiquer mais pour défendre mon entreprise, mes convictions et ma démarche éditoriale que je monte aujourd’hui à la barre. À mes yeux, la séquence télévisée est entachée de plusieurs manquements déontologiques et de nombreuses entorses à la vérité. J’aurais pu quasiment en critiquer chaque minute, en dénoncer longuement la mauvaise foi et l’inobjectivité, mais je me vais me limiter à sept griefs  brièvement formulés ci-dessous. J’espère que leur lecture influencera l’épilogue judiciaire de cette triste affaire et qu’elle aidera les téléspectateurs à se forger un jugement mieux éclairé.
 
1) Un titre mensonger
 
Toute la malhonnêteté intellectuelle de ses auteurs réside déjà dans le titre de la séquence : « Thérapie mortelle ». Comme si une thérapie consistant à parler avec un thérapeute pouvait tuer ! Comme si un patient pouvait mourir d’avoir tenté d’identifier l’origine psycho-émotionnelle de son cancer !  Jusqu’à preuve du contraire, le malheureux Domizzio Danieli a succombé à sa tumeur au cerveau. C’est la maladie qui a eu raison de lui et non la voie thérapeutique choisie. C’est à tout le moins un  abus de langage d’imputer la cause de son décès à autre chose que son gliome. La chimiothérapie peut être mortelle. La radiothérapie peut être mortelle. Et même l’immunothérapie du cancer peut être mortelle. Maintes études scientifiques ont démontré que ces protocoles oncologiques classiques pouvaient  littéralement « doper » les cellules cancéreuses, les rendre résistantes et stimuler leur dissémination. C’est prouvé et archi-prouvé. En revanche, le dialogue et l’introspection n’ont aucun pouvoir létal. Aucune forme de psychothérapie n’a jamais tué personne. Certes, on va vous expliquer que c’est l’absence de traitement conventionnel et la « perte de chance » de se soigner qui a précipité la perte de Domizzio. Cet argument revient de plus en plus souvent, notamment dans la bouche des détracteurs de l’homéopathie qui rêvent de la voir disparaître. Rien ne permet pourtant d’étayer une telle affirmation. Aucune recherche digne de ce nom n’a jamais comparé le destin de cancéreux soumis aux protocoles habituels et le sort de malades les ayant refusés. En revanche, la littérature médicale recense  des rémissions spontanées et des guérisons inattendues en l’absence de tout traitement. Dans le cas précis des tumeurs cérébrales,  nous verrons plus bas que l’abstinence thérapeutique n’est nullement assimilable à un arrêt de mort.
 
2) Un dossier uniquement à charge
 
Emprunté au vocabulaire judiciaire, le titre du magazine est également trompeur. Quand il demande des « devoirs d’enquête », le juge d’instruction confie aux policiers le soin de vérifier des éléments confirmant ou infirmant la version du prévenu. Jusqu’au verdict, celui-ci est toujours présumé innocent. Instruire une affaire signifie enquêter à charge et à décharge. Or que font ici les journalistes ? Ils enquêtent uniquement à charge et dressent un véritable réquisitoire. Dans le premier sujet de l’émission, celui sur le meurtre d’une libraire, l’impartialité revendiquée est assez bien respectée : tout ce qui accable le condamné est mis en balance avec ce qui le disculpe. L’avocat de la défense intervient autant que celui de l’accusation. Mais dans le sujet « thérapie mortelle », il n’y a personne pour plaider la cause du thérapeute et de ses méthodes.  Certes, ce dernier a décliné l’invitation à s’expliquer. Et il a sans doute imposé à son conseil de se taire jusqu’au procès. Quand on prétend être neutre, c’est cependant un inconvénient surmontable. On peut  se rapprocher de l’objectivité en interrogeant des personnes extérieures à  la cause mais capables de la défendre ou d’apporter le point de vue  de Sirius.  En l’occurrence, des médecins ou des thérapeutes compétents auraient pu intervenir en faveur des approches du Dr Hamer et du Dr Sabbah. Au demeurant, il suffit de taper ces deux noms dans un moteur de recherches pour tomber sur le site de Néosanté.  En tant qu’éditeur spécialisé sur ces sujets et en tant que seul journaliste au monde à avoir interviewé les deux personnalités controversées, j’aurais pu apporter un témoignage utile. Dans le microcosme journalistique belge, je jouis d’une relative notoriété et je suis connu  comme partisan des « théories » hamériennes. Chaque fois qu’un confrère les  incendie, je réagis et je lui propose de passer me voir pour en discuter. Aucun n’est jamais venu, mais on sait dans les rédactions que je peux apporter la contradiction.  Or je n’ai même pas été contacté par ma distinguée consœur, ce qui trahit bien la  volonté de charger le  présumé coupable. 
 
 
3) Un procédé malhonnête
 
Non, je ne vais pas décrier ici le procédé de la caméra cachée. Je déplore que cette tactique journalistique devienne un véritable tic, mais je peux comprendre qu’on y recoure si  les demandes d’interviews demeurent sans effet. Et si ça peut faire frissonner les enquêteurs en leur donnant l’impression de s’infiltrer au cœur de la mafia, ma foi, je ne vais pas leur jeter la pierre.  Quand on bosse pour une télévision d’État, les occasions de jouer à l’investigation sont trop rares. Ce que je critique, c’est la technique qui consiste  à envoyer un faux malade dans le cabinet d’un praticien de santé, ici une comédienne chargée d’inventer une dépression consécutive à un cancer du sein. Ce procédé est foncièrement malhonnête parce qu’il coule de source que la récolte d’informations sera orientée. La fausse patiente ne va forcément rien entendre qui fasse écho en elle et le thérapeute va forcément se planter en procédant à l’anamnèse. À la place du téléspectateur lambda,  je trouverais également risible qu’une tumeur mammaire puisse provenir d’un conflit mère/enfant lié à l’usage du smartphone. Si une vraie cancéreuse avait demandé une vraie consultation et raconté sa vraie vie, le scénario eût probablement été très différent ! Ce n’est pas que l’actrice soit mal intentionnée, mais je trouve navrant qu’elle ait participé à ce jeu de dupes faisant, au fond,  injure à sa profession. Jouer un rôle sans avoir la possibilité d’être troublé et de ressentir les émotions du personnage, c’est exactement le contraire du job d’acteur. Je serais triste si un de mes amis artistes cédait à cette nouvelle mode  du journalisme de fiction, car cette dérive ne peut que dévaluer son métier et le mien.  Pour le coup, le mélange de la réalité et du spectacle fait croire que le thérapeute et son savoir sont nuls. Mais c’est le procédé qui est nul.
 
 
4) Un expert ignorant
 
À propos de nullité, où sont-ils allés chercher l’expert universitaire chargé de commenter l’affaire ?  D’après son pédigrée, ce monsieur est un  fin contempteur des médecines alternatives et un pourfendeur patenté de la médecine nouvelle du Dr Hamer. Or, en une seule phrase, cette sommité académique s’écrase lamentablement  et fait la démonstration qu’il ne connaît strictement rien au sujet. Textuellement,  le professeur belge soutient en effet que le médecin allemand  réclamait de ses malades qu’ils guérissent « par un effort de la pensée ». C’est ridicule car la découverte hamérienne majeure consiste justement à absoudre le cerveau conscient dans la genèse des maladies et à se focaliser sur leur fonction biologique. En bref, c’est par instinct de survie que les animaux humains somatisent le conflit émotionnel et c’est seulement en résolvant ce dernier en pratique, et non dans leur tête, qu’il peuvent inverser le processus pathologique.  S’il est vrai que certains émules du Dr Hamer ont pris leur distance avec lui et ont dévié vers la psychologie, il est totalement faux d’affirmer que celui-ci pensait à  la pensée comme instrument de guérison. A fortiori, la notion d’effort de la pensée était tout à fait étrangère à la sienne. Je mets au défi  Mr Vanderweghem de trouver la moindre injonction psychothérapeutique dans toute l’œuvre  qu’il prétend connaître. L’ignorance du  pseudo-savant  est donc   évidente mais n’a rien d’étonnant car la RTBF a pour habitude de recruter ses consultants à l’Université Libre de Bruxelles, bastion du rationalisme obtus et de la franc-maçonnerie militante. En  tant qu’ancien recteur de l’ULB et ancien doyen de sa faculté de médecine, c’est un peu au pape de cette clique dogmatique que la télé publique s’est adressée.  
 
5) Une vérité soigneusement cachée
 
Du début à la fin du reportage, ses auteurs prennent bien soin de ne pas fournir une précision cruciale : les cancers du cerveau sont de très mauvais pronostic. Le glioblastome en particulier. C’est la troisième cause de mortalité chez l’adulte jeune. Après un traitement conventionnel multimodal (chirurgie, chimio, rayons..), les taux de survie sont de 50% à 1 an,  de 25% à 2 ans, et de 10 à 15% à 5 ans.  À l’âge qu’il avait (53 ans), Domizzio n’avait que 14% de chances d’être encore vivant deux ans après le diagnostic. Il aura survécu 9 mois sans traitement, ce qui n’est guère  inférieur à la moyenne. Lorsque son glioblastome a récidivé, le Dr David Servan-Schreiber n’a pas « tenu le coup » aussi longtemps. En 2011, il a été emporté en quelques mois à peine. Certes, le célèbre neuropsychiatre avait subi vingt ans auparavant une exérèse chirurgicale de sa première tumeur. Mais rappelons que celle-ci avait été découverte par hasard, lors d’un examen de routine, et non à des fins diagnostiques. Pour Domizzio, ce sont de sévères symptômes (céphalées, pertes d’équilibres, paralysies…) qui ont alerté les médecins. Tout porte à croire que le mal avait déjà atteint un stade de « haut grade » et que le bistouri ne pouvait plus offrir de sursis. En tout état de cause, le patient se savait condamné à court terme par la médecine classique et savait qu’il n’avait pas grand-chose à perdre en explorant des voies alternatives. Lui, dans le déni ? Jamais de la vie : l’émission montre qu’il avait pleinement accepté le diagnostic  tout en refusant le pronostic, c’est-à-dire le verdict d’incurabilité et  la sentence de mort. La confusion entretenue entre diagnostic et pronostic n’est pas seulement une faute de vocabulaire, c’est une manière d’insinuer que Domizzio était aveuglé par son « gourou » et sa compagne.
 
6) Une complicité de coup monté
 
Dans le communiqué annonçant le reportage, la RTBF se pousse du col en se vantant que « Devoir d’Enquête » s’est procuré des documents exceptionnels : « les enregistrements des dernières conversations de Domizzio et notamment un échange très éclairant avec son thérapeute. » D’abord, il n’y a pas lieu de fanfaronner car les brillants limiers ne se sont rien procurés du tout : c’est  Talissa, la fille de Domizzio,  qui  leur a spontanément transmis ces enregistrements effectués sur son smartphone. Ensuite, ce communiqué est mensonger car il omet de dire que Talissa a capté clandestinement les propos de son père et de son thérapeute dès le tout début, lorsque le premier présente le second à ses proches pour leur expliquer sa démarche. Enfin, la tromperie est aggravée car les « dernières conversations »  de Domizzio ne sont nullement les dernières : en sortant de l’hôpital pour bénéficier de soins palliatifs à domicile,  la « victime » a encore vécu plusieurs semaines, reclus avec sa compagne et ne voulant plus voir personne. Ce qui saute aux yeux, ou plutôt aux oreilles,  c’est que Domizzio a complètement échoué dans sa tentative  d’échapper à la pression de sa famille et de ses amis. Bien qu’il leur demande expressément de lui faire confiance et de respecter son choix, il n’obtiendra jamais ce témoignage d’amour et d’amitié. Dès l’entame de la  réunion initiale, sa fille pousse sur  le bouton « on ».  Elle commence à tisser la toile sonore  clairement  destinée à piéger le thérapeute et à le faire condamner. Ces « pièces à conviction » sont d’ailleurs versées au dossier pénal. Mais les enregistrements ne sont-ils pas surtout l’indice d’une cabale familiale ? Tout au long de l’émission, on a nettement l’impression que Talissa et sa maman se sont liguées contre la nouvelle conjointe et que cette guérilla impliquait de saboter les options thérapeutiques du couple. Le malaise se dissipe d’autant moins que la RTBF maquille les faits en  faisant passer le vol de paroles pour une manœuvre tardive et non préméditée. En agonisant dans la plus stricte intimité,  le pauvre Domizzio a pourtant transmis le message qu’il s’estimait trahi par son entourage.  Avait-il deviné le coup monté ? Ce serait intéressant de creuser ça au procès.
 
 
7) Un débat de fond escamoté
 
Dans cette « thérapie mortelle » audiovisuelle,  tout est bon pour discréditer le thérapeute et pour ternir sa réputation. Personnellement, je ne connais pas « Didier F. ». J’en ai entendu dire du bien, un peu de mal aussi, mais je ne l’ai jamais rencontré et n’ai jamais parlé avec lui. Si je peux en juger par l’émission, le tact et la délicatesse ne sont  pas ses qualités premières. Mais peut-on lui reprocher un trop-plein de familiarité et de vulgarité ?  Choquer le patient, c’est une technique qui s’emploie couramment pour provoquer le changement et la prise de conscience. Ce qui est sûr, c’est que ce diplômé en communication a consacré pas mal de temps et d’argent pour se former à « la biologie totale des êtres vivants » et à la « déprogrammation biologique des maladies » auprès du médecin français Claude Sabbah. Pour avoir suivi le programme de base de cette formation, je peux attester qu’elle était de grande valeur et qu’elle enrichissait énormément les participants. Dans le monde, près de 10.000 personnes ont bénéficié de  cet enseignement et tous les anciens élèves que je croise en gardent un souvenir ému et une conviction forte, celle d’avoir assisté à la naissance d’un nouveau paradigme médical.  Pour rappel, le Dr Sabbah s’est lui-même appuyé sur les travaux du Dr Hamer  pour développer sa propre synthèse sur l’origine des maladies. Dans « Devoir d’enquête », ces deux noms sont rapidement mentionnés pour évoquer leurs condamnations judiciaires, mais pas un mot n’est dit sur leurs recherches ni sur leurs postulats scientifiques. C’est pourtant la question centrale, non ? Il y a une trentaine d’années, la RTBF m’invitait sur les plateaux pour débattre de la causalité psychique du cancer. Aujourd’hui, ce thème semble être devenu tabou et plus aucun journaliste « mainstream » n’a le courage de l’aborder. Les débats de fond sont évacués au profit du racolage d’audience. Mais bon, cette régression n’empêche pas la roue de l’histoire de tourner.  En 2004,  le  célèbre cancérologue David Khayat déclarait encore  que « la mythologie populaire sur la psychogenèse du cancer » ne reposait sur rien.  Aujourd’hui, il a complètement changé d’avis et il estime hautement probable qu’un choc émotionnel puisse  suffire à provoquer la maladie. Les télés devraient enquêter sur ce dangereux gourou et ses propos scandaleux : imaginez qu’un thérapeute les prenne au sérieux

Une mycobactérie protégerait d’Alzheimer

portrait de Yves Rasir Définie par le Dr Hamer, la loi biologique selon laquelle  les microbes participent à la guérison des maladies  qu’on leur impute n’est pas près d’être admise par le monde médical. Avant que ce dernier réalise que Pasteur s’est trompé et que les germes sont davantage des pompiers que des pyromanes, des auxiliaires de santé plutôt que des fauteurs de troubles,  il faudra sans doute encore patienter longtemps.  En revanche, la médecine classique découvre petit à petit que certaines bactéries et divers virus  permettent de prévenir et même  de guérir d’autres affections qui ne leur sont pas attribuées. Comme je vous l’ai déjà raconté, cette prise de conscience  s’est ébauchée au début du XXe siècle lorsque le cancérologue et chirurgien des os William Coley a constaté qu’une patiente avait  complètement guéri d’un cancer gravissime, un sarcome, au sortir d’un épisode de scarlatine. Le médecin américain en déduisit que l’infection par le streptocoque, la bactérie de la scarlatine, permettait de détruire les cellules cancéreuses ou de stimuler l’immunité pour les annihiler. À partir de là, il s’est mis à « vacciner » ses patients cancéreux avec la bactérie vivante en obtenant des taux de
survie sans rechute de 50% à 10 ans. Bien que ce succès, très supérieur à celui qu’offrent les protocoles agressifs actuels, ait été validé en 2013 par un réexamen du travail de Coley,  on attend toujours la concrétisation de cette voie thérapeutique. Vu que l’agent infectieux et ses toxines n’ont aucune chance d’être brevetés, l’industrie pharmaceutique préfère  probablement explorer d’autres stratégies immunologiques contre le cancer, plus sophistiquées et plus rémunératrices à défaut d’être efficaces et sans danger.
 
Depuis quelques décennies, c’est le potentiel oncolytique des virus  qui a été mis en évidence. Celui de l’herpès agit contre certaines formes de mélanome,  ceux … du rhume sont testés dans le traitement des gliomes, et celui de la rougeole peut faire des miracles contre le myélome multiple, un cancer  de la moelle osseuse jugé incurable. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en 2014 à la célèbre Mayo Clinic : après l’échec de tous ses traitements, les médecins américains ont décidé de perfuser une patiente et de lui injecter une dose massive de virus rougeoleux atténués. Cette « virothérapie » expérimentale a fait merveille puisque sa bénéficiaire est toujours en rémission complète. Dans les laboratoires, on va jusqu’à étudier le pouvoir anti-tumoral des virus de la variole et de la polio, avec l’espoir de leur trouver une nouvelle application vaccinale. L’ambition n’est pas irréaliste puisqu’il y a un précédent : le vaccin BCG, celui de la tuberculose, est déjà couramment employé en injection locale dans les tumeurs  superficielles de la vessie. La réaction inflammatoire qu’il y provoque suscite l’apoptose des cellules malades et semble diminuer le risque de récidive. Abandonné en raison de sa faible efficacité, de sa dangerosité et des vilaines  cicatrices qu’il laissait sur la peau, le vaccin antituberculeux retrouve ainsi une utilité.  Il pourrait également être recyclé dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.  Une équipe de l’Université hébraïque de Jérusalem vient en effet d’émettre l’hypothèse que le BCG (Bacille de Calmette et Guérin) serait profitable aux neurones et permettrait de contrarier la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau. Pour leur étude parue dans Plos One, les chercheurs israéliens ont suivi 1 371 patients atteints d’un cancer de la vessie et  soignés dans leur hôpital. Et ils ont découvert que ceux ayant  reçu le BCG  dans le cadre de leur traitement présentaient un risque nettement moins élevé de développer la maladie d’Alzheimer : 2,4% l’ont développée, contre 8,9% chez les cancéreux « privés » de la mycobactérie. L’inflammation vésicale suscitée par l’infection intentionnelle aurait donc également un impact positif au niveau cérébral. 
 
Dans la newsletter où il commente cette annonce, le Dr Olivier Soulier soulève toutefois un fameux lièvre : la maladie d’Alzheimer est un fléau en pleine expansion dans les générations massivement  vaccinées avec le BCG. Rendu obligatoire en 1950,  déconseillé par l’OMS dès 1997 et finalement supprimé du calendrier en 2007, ce vaccin a été administré aux  millions d’enfants qui sont aujourd’hui des personnes âgées. En toute logique, elles devraient être moins sujettes à la démence sénile, or c’est exactement l’inverse qui se produit !  Pour le Dr Soulier, ce paradoxe trahit peut-être le phénomène d’ « inversion des effets » connu des homéopathes : ce qui soigne la maladie à haute dilution peut la générer et la favoriser à doses pondérales. Ce serait la vaccination contre la tuberculose qui aurait « préparé le terrain » à l’épidémie contemporaine d’Alzheimer. Selon une autre grille de lecture, c’est plutôt par sa relative efficacité – en réduisant la circulation du microbe et raréfiant sa présence – que la vaccination occasionne d’immenses dégâts.  Alors que le virus des oreillons protège du cancer des ovaires, la prévalence de cette pathologie  cancéreuse est en augmentation. Alors que le virus de la rougeole  semble préserver des cancers sanguins,  la leucémie n’a jamais fait autant de victimes. D’après les travaux du Dr Hamer, le bacille de Koch a pour fonction de « démonter » les tumeurs pulmonaires après solution du conflit causal. Faut-il dès lors s’étonner que le cancer du poumon soit lui aussi à la hausse ? Et ne devrait-on pas s’interroger sur le retour en force de la rougeole, des oreillons et de la tuberculose  dans des populations pourtant vaccinées ? Au lieu de rêver à un chimérique vaccin contre le cancer ou Alzheimer, la médecine devrait  méditer  sur ces réveils infectieux naturels et sur les fâcheuses conséquences de l’immunisation artificielle. Laissons prudemment à Mère Nature le soin de nous prémunir par microbes interposés. Ces guérisseurs en série n’ont  pas pour vocation d’être enfermés dans des seringues.
 

Des convives sachant bien vivre

portrait de Yves RasirVous avez passé de belles fêtes ? De mon côté, le réveillon de la Saint-Sylvestre fut des plus agréables. Nous étions invités à la mer chez un couple d’amis qui avait convié d’autres de leurs amis que nous ne connaissions pas. C’est toujours chouette d’élargir son cercle relationnel et c’est encore plus amusant de passer l’an neuf en faisant de nouvelles connaissances.  Parmi les participant(e)s à cette soirée festive, mes trois voisin(e)s de table m’ont épaté par leur personnalité et leurs choix de vie au service de leur santé. À ma droite, il y avait Yvan. Un grand gaillard à cheveux longs, un peu rougeaud et ventru, style joueur de rugby écossais qui abuserait quelque peu du porridge et du Scotch. Pourtant, j’ai vite remarqué que cette armoire à glace consommait nourriture et boissons avec pondération. Au dessert, il a même décliné les alléchantes pâtisseries maison, y compris la délicieuse tarte au citron confectionnée par sa charmante épouse ! Il m’a expliqué que sa famille avait pour principe de n’acheter aucun aliment transformé industriellement et  que tous les plats, chez eux, étaient cuisinés à base de produits bruts. Cet écolo pur jus bio avait décidé de s’attaquer à son surpoids en ne consommant des glucides qu’au petit-déjeuner. Le midi une simple salade et le soir, pas de sucre ni de féculents, seulement des protéines et des légumes. En somme un régime de type paléo-cétogène, celui que nous mettons régulièrement à l’honneur dans la revue Néosanté. En un an, Yvan est passé de 130 à 110 kilos et il comptait bien perdre encore 20 kilos en 2020, atteignant ainsi le Body Mass Index parfait pour sa morphologie. Naguère peu soucieux de sa ligne, il avait compris que les trop bons vivants font souvent des morts précoces et avait choisi de se fixer des limites glucidiques, jusqu’à sacrifier héroïquement sa bière journalière. Avec le bon sens et l’autodiscipline qui lui tiennent lieu de méthode diététique, je parie qu’il va arriver à ses fins et s’affiner  encore sans gros effort. Rendez-vous dans 12 mois pour vérification !
 
À ma gauche, il y avait la phénoménale Véronique. En discutant à l’apéro, je ne pigeais pas trop comment cette jeune femme pouvait savoir des choses et avoir des goûts très éloignés de sa génération. Je me suis alors risqué à lui demander son âge et lorsqu’elle m’a répondu fièrement 58 ans, je serais tombé sur le cul  si je n’étais pas déjà assis: elle en faisait allègrement vingt de moins ! Je ne suis pas du genre vil flatteur avec la gent féminine et je l’ai assurée que mon estimation était totalement sincère. Elle n’était pas étonnée du compliment et m’a bien volontiers confié son secret de jouvence : le sport ! Elle court tous les jours et s’entraine régulièrement en salle, tout en surveillant son alimentation et ne buvant de l’alcool – du champagne de préférence – qu’une fois par semaine. On l’oublie souvent, mais Dom Pérignon n’a pas seulement inventé ce breuvage divin : le moine bénédictin lui avait aussi trouvé de nombreuses vertus thérapeutiques ! Sportive acharnée, Véronique est tellement branchée sur la culture physique qu’elle vient de suivre une formation de coaching et qu’elle envisage, à son âge, une reconversion professionnelle. Sur son lieu de travail, elle enseigne déjà à des employés stressés comment se relaxer en faisant des exercices d’endurance et de résistance sans instruments, rien qu’en utilisant le corps. Mais bien que le sien lui donne toute satisfaction, sa propriétaire a quand même fait un burn-out l’année dernière. Un épuisement qui lui a valu de longs mois de mise en maladie. Je lui ai partagé mon sentiment que ce fléau moderne cachait toujours une forme de dépression liée à un conflit de territoire (entre collègues ou avec un supérieur hiérarchique) et elle était entièrement d’accord là-dessus. Mais qu’importe, puisqu’elle en est sortie grâce… à la méditation. Non contente de s’être forgée un corps incroyablement jeune et sain, Véro a en effet découvert que la pratique méditative orientale lui assainissait l’esprit en lui procurant sérénité  et équanimité (égalité d’humeur). À l’approche de la soixantaine,   elle ne s’est jamais sentie aussi bien dans sa peau et dans son cerveau ! Ce qui m’a un peu vexé, c’est que cette championne de santé globale ne connaît pourtant pas le mensuel Néosanté. Dans le numéro de février, elle ne lira pas un article expliquant  que la sarcopénie (atrophie des muscles) guette déjà  un quinquagénaire sur trois et que l’activité physique est d’autant plus bénéfique  aux séniors qu’ils avancent vers la porte de sortie. Elle ne lira pas non plus le compte-rendu d’une étude scientifique confirmant spectaculairement que le sport protège puissamment du cancer. Pour sept pathologies cancéreuses, les chercheurs ont même identifié un « effet-dose », c’est-à-dire une relation entre la protection et l’intensité ou la fréquence de l’exercice physique. Ces crabes-là,   Véronique leur fera sûrement la nique jusqu’à 100 ans au moins. 
 
En face de moi, il y avait Benoît, compagnon de Véronique et pourtant sorte d’antithèse de son dynamisme sportif. D’un naturel visiblement placide, il fait presque ses 70 ans et ne s’en porte pas plus mal. Il les porte même plutôt bien, n’ayant aucun souci d’ordre pondéral. La passion de sa vie, c’est la musique classique. Il a dirigé une radio et un festival entièrement dévolus à ce genre musical. Bien que retraité, il donne toujours un coup de main à l’organisation et à la programmation de l’événement annuel. Et c’est aussi comme bénévole qu’il anime un groupe d’aide aux migrants bloqués en Belgique sur le chemin de l’Angleterre. Avec d’autres amis, pensionnés ou non, il prépare chaque semaine des repas chauds pour des centaines de réfugiés errants !  Il faut trouver les ingrédients, louer l’équipement, réunir les équipes, assurer la distribution, bref c’est un sacré boulot. Quand il n’est pas aux fourneaux ou en coulisses de concerts, Benoît voyage aussi pas mal. Avec Véronique et d’autres couples, il était sur le point de s’envoler pour la Birmanie, à la découverte de ses trésors naturels et culturels en dehors des sentiers touristiques battus. En discutant avec lui, je me suis dit qu’il avait aussi trouvé de bonnes recettes de santé et de longévité : comme les centenaires des fameuses zones bleues, il reste physiquement actif, conserve une riche vie sociale  et profite sobrement de plaisirs simples.  Last but not least,  il donne du sens à son existence grâce à son engagement humanitaire. Malgré leurs différences d’âge biologique et arithmétique, je pense que Véronique et lui vivront encore heureux longtemps. Dans la jungle birmane, Benoît ne va en tout cas pas traîner la jambe. Le lendemain du réveillon, nous avons fait une grande balade « détox » le long de la plage et le septuagénaire caracolait en tête avec sa compagne, incapables qu’ils étaient d’adopter le rythme plus lent du groupe de quinquas et de sexas. Avec Yvan, ce duo de convives m’a semblé tellement inspirant que je leur devais bien cette lettre inaugurant la 10ème année des éditions Néosanté, millésime au cours duquel nous fêterons le numéro 100 de la revue. Encore une qui ne fait pas son âge et qui tient la forme !

Le mythe de la mite

portrait de Yves Rasir Connaissez-vous Xavier Bazin ?  Je parie que oui. Ce jeune Français installé en Suisse diffuse des infolettres attendues par des millions de lecteurs et  il édite des journaux de santé naturelle qui comptent des centaines de milliers d’abonnés, comme « Santé-Corps-Esprit » ou « Médecines extraordinaires ». Ce succès ne doit rien à la chance mais à un mélange de talent, de travail et d’expertise dans la communication numérique. Je lis toutes ses newsletters gratuites et suis abonné à certaines de ses publications.  Je l’ai rencontré à plusieurs reprises, il m’a donné plusieurs coups de pouce et j’ai pu apprécier son engagement sincère en faveur des thérapies alternatives et d’une médecine plus écologique,  holistique et libérée des lobbies pharmaceutiques. Entre lui et moi, il y a cependant quelques petites différences et un grand différend : il ne partage pas ma  ferme conviction que la grande majorité des maladies proviennent d’un stress psycho-émotionnel.  Malgré mes tentatives de l’y intéresser,  il ne s’est jamais penché sur les travaux du Dr Hamer et sur ses lois biologiques. C’est pourquoi il reste persuadé que les maladies infectieuses sont causées par des « méchants » microbes qu’il convient d’affronter. J’ai beau me moquer ironiquement de  sa « religion pasteurienne » et d’en souligner les failles, il demeure obstinément accroché à ses croyances biophobiques, voire antibiotiques.  C’est dommage mais ça ne retranche pas grand-chose à l’estime que je lui porte. Moi aussi, il m’a fallu longtemps avant de comprendre que la « théorie du germe » chère à Louis Pasteur  n’est qu’un miroir aux alouettes ne valant pas tripette. 
 
En revanche, je déplore amèrement que Xavier Bazin se laisse parfois aller à désinformer  ses lecteurs, soit par omission soit par tromperie intentionnelle. Par exemple, Il met régulièrement en garde son lectorat contre la maladie de Lyme et la principale bactérie qui lui est associée, la Borrélia. À lire ses messages alarmistes, il faudrait redouter comme la peste cette sournoise ennemie transmise par les tiques. Je lui ai pourtant signalé ce que je vous révélais dans une de mes dernières lettres sur le sujet, à savoir que le spirochète prétendument à l’origine des borrélioses a été  VU au microscope dans TOUS les échantillons de sang prélevés sur des patients, diagnostiqués ou NON. Cela s’est passé dans le laboratoire du « Lyme Doctor »Christian Perronne, lequel ne s’attendait pas du tout à ça et s’est bien gardé de divulguer les résultats de l’expérience. Normal, car si tout un chacun est porteur sain  de la bactérie, celle-ci ne peut raisonnablement  plus être accusée d’être l’agent causal de la maladie. Et c’est tout le château de cartes pasteurien qui s’en trouve menacé d’effondrement. J’aurais aimé que mon ami Xavier relaie au moins l’info et qu’il s’interroge sur sa dissimulation, mais il a préféré lui aussi  se mettre la tête dans le sable et faire semblant de ne rien savoir. Je parie qu’au printemps prochain, il va encore sonner le tocsin et nous bassiner lucrativement avec sa psychose des tiques et sa hantise des borrélies. La semaine dernière, l’éditeur franco-suisse a fait encore plus fort en envoyant une lettre intitulée « Avez-vous une mite dans l’estomac ? ». Photo percutante à l’appui, il y compare la bactérie Helicobacter pylori à un lépidoptère qui rongerait l’estomac comme un vulgaire vêtement en laine.  Non seulement ce texte adhère complaisamment au dogme classique selon lequel l’ulcère gastrique est d’origine infectieuse, mais il travestit la vérité historique pour mieux s’y conformer. 

 Voici le passage problématique de cet article :« Ce n’est qu’en 1982 qu’un médecin Australien, le Dr Barry J. Marshal, persuadé qu’elle est la cause des ulcères gastriques (qui ne sont donc pas liés au stress !) décide de se rendre malade pour prouver sa bonne foi ! Il laisse la bactérie se développer dans un tube à essai dans son laboratoire… puis l’avale lui-même directement. Il tombe gravement malade… et tord le cou aux préjugés de toute la communauté scientifique. » Ainsi donc, l’héroïque Dr Marshall aurait risqué sa vie pour démontrer qu’Helicobacter pylori  provoquait bien des ulcères de l’estomac. C’est également la légende qui est répandue partout sur internet et sur sa page Wikipédia  en langue française, où l’on précise ridiculement que le toubib intrépide aurait développé la maladie en quelques jours : « L'hypothèse H. pylorifut moquée par la communauté médicale, qui ne croyait pas que des bactéries puissent survivre dans un environnement aussi acide que l'estomac. Dans le but d'inciter la communauté à croire à leur hypothèse, Marshall a avalé le contenu d'une éprouvette de culture et a développé en moins d'une semaine un ulcère gastrique, qu'il a ensuite guéri avec des antibiotiques. » Diantre, on se dit que ce brave Barry en avait dans le ventre et qu’il a bien mérité le Prix Nobel de physiologie et de médecine reçu en 2005 pour ses découvertes.  Le hic, c’est que la même encyclopédie en ligne  se contredit en présentant une autre version des événements sur la page dévolue à la bactérie : « Après que des études complémentaires eurent été réalisées, dont celle durant laquelle Marshall ingurgita un tube à essai de H. pylori, contracta une gastrite (il n'eut pas la patience d'attendre le développement d'un ulcère) et se soigna avec des antibiotiques (satisfaisant de ce fait trois des quatre postulats de Robert Koch), la communauté médicale commença à changer d'avis ». Voilà qui est déjà plus fidèle aux faits, mieux détaillés encore dans la page en anglais sur Barry Marshall : After failed attempts to infect piglets in 1984, Marshall, after having a baseline endoscopy done, drank a broth containing cultured H. pylori, expecting to develop, perhaps years later, an ulcer.  He was surprised when, only three days later, he developed vague nausea and halitosis (due to the achlorhydria, there was no acid to kill bacteria in the stomach, and their waste products manifested as bad breath), noticed only by his mother. On days 5–8, he developed achlorydric (no acid) vomiting. On day eight, he had a repeat endoscopy, which showed massive inflammation (gastritis), and a biopsy from which H. pylori was cultured, showing it had colonised his stomach. On the fourteenth day after ingestion, a third endoscopy was done, and Marshall began to take antibiotics. Marshall did not develop antibodies to H. pylori, suggesting that innate immunity can sometimes eradicate acute H. pylori infection. Marshall's illness and recovery, based on a culture of organisms extracted from a patient, fulfilled Koch's postulates for H. pylori and gastritis, but not for peptic ulcer. This experiment was published in 1985 in the Medical Journal of Australia and is among the most cited articles from the journal.  »  En langue de Voltaire et sur un site plus fiable, vous pouvez lire ici un autre récit encore davantage respectueux de la vérité historique.
 
 Ce qui s’est effectivement passé  au début des années 80, c’est que le Dr Marshall et son collègue ont établi une corrélation entre la présence d’H. pyloriet la phase symptomatique des ulcères gastroduodénaux. Ce qui est également attesté, c’est que le gastro-entérologue australien a osé ingérer une fiole contenant la bactérie pour étayer son hypothèse d’un lien causal. Mais il est totalement faux qu’il l’aurait démontré !  D’abord parce que cette expérience « médicalement encadrée « n’était pas une vraie étude scientifique rigoureusement contrôlée. Par exemple, on ignore ce que contenait véritablement l’éprouvette, laquelle était peut-être polluée par  des adjuvants ou autres  produits chimiques. Ensuite parce que cette expérience n’a duré que 15 jours et ne pouvait donc prouver aucune  causalité entre infection et ulcère, pathologie beaucoup plus lente à se développer. Barry Marshall a seulement  manifesté de l’halitose (nom savant de la mauvaise haleine) et a été pris de nausées et de vomissements imputés à une gastrite, autrement dit un banal mal de ventre accompagné d’indigestion. Certes, cette inflammation bénigne n’est sans doute pas étrangère à l’auto-infection volontaire,  les symptômes ayant disparu avec la cure d’antibiotiques. Mais il est bien normal qu’un organe réagisse à l’arrivée soudaine et massive de microorganismes préalablement mis en culture. Il est logique que l’estomac se détraque et qu’on se sente patraque en absorbant une mixture microbienne n’ayant rien à faire là, à ce moment-là. D’autant que l’effet nocebo, à ne pas négliger,  fut certainement de la partie.  Le reste n’est que spéculation et extrapolation. 
 
Les récits les plus complets mentionnent d’ailleurs que les postulats de Koch, c’est-à-dire les critères permettant d’établir une supposée relation de cause à effet entre un microbe et une maladie, n’ont pas été remplis pour l’ulcère gastrique avec Helicobacter pylori. Dans le document de Biologie et Histoire,  on apprend de surcroît que l’expérience a été reproduite une fois et qu’elle a  lamentablement échoué : la personne auto-infectée a souffert de l’estomac pendant 3 ans mais n’a pas non plus contracté d’ulcère ! Bref, cette expérimentation à visée pasteurienne n’a nullement confirmé le dogme pasteurien  et n’a rien prouvé du tout, si ce n’est la capacité des bactéries à coloniser et irriter les tissus qu’on les oblige à envahir. Avec le recul, on se demande bien pourquoi un tel fiasco a valu le Nobel  aux chercheurs australiens. Ce qui est assez dingue, quand on y pense,  c’est que cette supercherie a fait sombrer la science médicale dans l’irrationalité.  Avant 1985, tous les médecins savaient, pour l’avoir maintes fois constaté cliniquement,  que l’ulcère gastroduodénal est le lot des gens excessivement stressés et/ou tracassés par des conflits existentiels. C’était enseigné dans les universités. Nos parents et grands-parents savaient cela. Toutes les générations qui les ont précédés savaient cela. Mais depuis qu’on a désigné un microbe émissaire, ce  savoir empirique est stupidement jugé obsolète. Au lieu de progresser, la psychosomatique a fait un énorme pas en arrière ! Il est absolument navrant qu’un éditeur aussi lu que Xavier Bazin contribue à cette régression des connaissances et qu’il le fasse en vous mentant éhontément. Non, Marshall n’est pas tombé « gravement malade » en avalant son petit cocktail hélicoïdal. Non, H.pylori ne corrode pas spontanément l’estomac  à la manière d’une mite dévorant un lainage. Non, l’être humain n’est pas un vulgaire sac de cellules soumis aux attaques de bactéries hostiles et condamné à riposter médicalement jusqu’à sa défaite finale. La vie ne fonctionne pas comme ça, la maladie ne se déclare pas comme ça, la guérison authentique ne s’atteint pas comme ça. Puisse cette bonne nouvelle biologique éclairer les consciences en cette période de Noël, anniversaire de naissance d’un homme (?) exceptionnel disant de lui-même qu’il incarnait la Vie…

Sucrer la douleur avec du sucre ?

portrait de Yves Rasir Il y a quelques semaines, j’ai reçu du Dr Alain Scohy  une proposition d’article à publier dans la revue Néosanté. Ce n’est pas la première fois que ce grand médecin apporte sa contribution à notre mensuel et j’étais donc enthousiaste à l’idée d’imprimer et diffuser sa prose. On se connaît depuis plus de 30 ans et lui et moi partageons beaucoup de points de vue sur beaucoup de choses. Notamment sur les erreurs de Louis Pasteur et la vision bien plus juste de son contemporain Antoine Béchamp, sur l’impact délétère des vaccins et de la plupart des médications allopathiques, sur  l’apport précieux de la Bio-électronique de Vincent pour évaluer la vitalité d’un individu, et surtout sur l’importance cruciale des découvertes du Dr Ryke Geerd Hamer quant à la genèse psycho-émotionnelle des maladies. Celles-ci étant des solutions de survie déclenchées et supervisées par le cerveau inconscient, il nous paraît absurde et vain d’en combattre les symptômes sans remonter à leurs causes profondes. Très critiques envers la médecine conventionnelle, lui et moi avons également la dent dure contre ces simili  médecines douces qui se fient peu à la nature et mésestiment le pouvoir auto-guérisseur des êtres humains.   En revanche, il y a un domaine où j’ai beaucoup de peine à suivre mon ami Alain : l’alimentation.  Celle qu’il préconise est déroutante  car elle s’écarte à la fois de la diététique officielle,  de la science nutritionnelle de pointe et des différentes écoles d’alimentation saine. Par exemple, il incite tout un chacun à se supplémenter en  vitamines au lieu de miser sur les apports alimentaires. Ou bien il recommande chaudement de cuire les légumes deux ou trois fois dans l’eau pour en neutraliser le potassium. Et quand tout le monde crie haro sur le sucre, lui le considère comme un aliment de santé injustement décrié !  (*)  
 
 Dans le genre  « dissident-rebelle » et anticonformiste excentrique, je trouve qu’il pousse le bouchon un peu loin. Autant je suis convaincu que la vérité est souvent minoritaire avant de faire l’unanimité, autant je ne suis pas persuadé qu’une pensée originale et marginale mérite forcément qu’on lui fasse crédit. Un paradigme dominant n’est pas faux parce qu’il a le défaut d’être « mainstream ». Et inversement, la nage à contre-courant ne protège pas des égarements. C’est donc avec circonspection que j’ai ouvert le courriel  d’Alain Scohy et découvert son article intitulé « Le sucre est-il un ami ? ». Malin singe,  il a ponctué son titre d’un point d’interrogation mais c’est bien d’un plaidoyer qu’il s’agit : dans le rôle de l’avocat du diable, l’auteur entend démontrer que l’accusé mérite d’être lavé de tous les chefs d’inculpation.  Les caries dentaires ? Rien à voir avec le sucre. L’obésité et le diabète ? L’ennemi glucidique n’en serait pas un. Le cancer ? Ce n’est pas parce qu’elles raffolent du glucose que les cellules cancéreuses prolifèrent. Avec talent et non sans arguments, le Dr Scohy défend courageusement son client et instille le doute chez le lecteur : et si on faisait fausse route en se méfiant des douceurs sucrées ? Et s’il n’y avait pas de mal à se faire du bien ? Personnellement, cette brillante plaidoirie ne m’a pas  fait changer d’avis : je continue à penser que l’abus de sucre est un fléau moderne et que ce produit transformé contribue grandement  à faire le lit de nombreuses maladies, cancer compris. J’ai néanmoins décidé de publier l’article dans le numéro de janvier de Néosanté et je m’en explique dans l’éditorial. En bref, je ne crois pas à l’innocence de l’inculpé mais le considère comme un simple complice, pas comme le coupable principal. Comme un facteur de risque sanitaire mais pas comme une substance intrinsèquement pathogène. Et certainement pas comme le poison mortel que certains voudraient surtaxer, voire prohiber ! L’article d’Alain Scohy est salutaire car il prend le parti du bouc émissaire et met en lumière les incohérences du réquisitoire à son égard. Un beau dossier qui fait réfléchir pour entamer la dixième année de Néosanté !
 
Mais venons-en  au sujet de cette newsletter : le sucre est-il un médicament contre la douleur ?  Dans une phrase de son plaidoyer, notre collaborateur affirme  avec aplomb  que c’est le cas et que ce fait est bien  connu. Les vertus antalgiques de la molécule de glucose ne seraient plus à démontrer. Vous aviez déjà entendu ça, vous ? Moi pas. Histoire de recouper cette info ou de balayer une infox, j’ai donc fait quelques recherches sur le net. Et Ô surprise, j’ai découvert que c’était la stricte vérité : la douceur du sucre peut chasser la douleur…  chez les bébés ! Il existe  en effet quantité d’études scientifiques attestant que les solutions sucrées ont un effet analgésique sur les nourrissons. Pas seulement parce que sa saveur réconforte et apaise mais parce qu’une réaction biochimique entraîne la libération d’endorphines dans le cerveau et  la sécrétion d’opioïdes endogènes au niveau des terminaisons nerveuses. D’ailleurs, l’eau sucrée transmise par sonde gastrique ou par seringue opère tout autant que celle administrée par tétine.  En néonatologie, la technique est employée pour prévenir la souffrance chez les nouveau-nés soumis à des examens douloureux. Et les pédiatres l’utilisent pour atténuer les pleurs chez les bébés qu’ils vaccinent ! Bizarrement, la littérature médicale fixe une limite temporelle à cette efficacité : ça « marcherait » jusqu’à l’âge de trois mois, douze mois maximum, mais pas au-delà. Or je n’ai pas trouvé d’étude ayant testé la méthode chez des enfants ou des adultes. Et si chez eux aussi,  le sucre continuait de favoriser la sécrétion de composés opiacés ? 
 
Le hasard faisant toujours bien les choses, je souffrais d’une dent le jour où Alain Scohy m’a envoyé son article. Probablement un début de carie car cette prémolaire était sensible au chaud et au froid depuis quelque temps. Même en jeûnant, en buvant beaucoup d’eau et en faisant des exercices respiratoires – mes analgésiques naturels habituels –  la douleur lancinante ne se calmait pas. Sans conviction, je suis allé acheter un paquet de bonbons au glucose pour faire le test. Vous me croirez ou non, mais la douleur s’est arrêtée quasi-instantanément et n’est pas revenue ! Coïncidence ? Effet placebo ? Cette expérience troublante m’a rappelé que de grands sportifs sont très friands de friandises. Par exemple, le champion du monde cycliste Peter Sagan carbure aux nounours pendant les courses et en avale toute une poignée quand il franchit la ligne. La joueuse de tennis Maria Sharapova est également accro aux bonbons sucrés, au point qu’elle a créé sa propre marque de confiserie. Lors des derniers jeux olympiques d’hiver, j’ai lu quelque part que l’équipe de ski de fond allemande « se dopait » légalement à la bière sans alcool car le malt renferme un glucose très biodisponible. Bien sûr, les athlètes cherchent avant tout à reconstituer leurs stocks glucidiques et à retrouver l’énergie qui va  avec. Mais certains  se rueraient-ils sur les sucreries  s’ils ne constataient  pas empiriquement que leurs muscles endoloris et enflammés par l’effort récupèrent plus vite ? Chez les amateurs mais aussi chez les pros, la bière coule bien souvent à flot après les compétitions : et si c’était le recours instinctif à une potion antidouleur ?
 
Tout en formulant ces hypothèses amusantes, je ris intérieurement en imaginant que le pharmacien pourrait délivrer des  violettes ou de délicieux cuberdons belges au lieu de paracétamol, ou que le médecin pourrait prescrire des caramels ou des sucettes à la place d’aspirine. Mais plus sérieusement, on peut se demander si les effets antalgiques du sucre ne sont pas cantonnés à tort à la médecine pédiatrique. Je serais curieux de voir si, parmi les lectrices et lecteurs de cette infolettre, les bonbons sucrés procurent le même soulagement que moi avec mon mal de dents. Attention toutefois : le Dr Alain Scohy recommande de se régaler au glucose pur et non au saccharose ni au fructose, moins efficaces et moins vertueux.  Pour lui, le glucose est un nutriment essentiel pour permettre aux microzymas de réparer les tissus  lésés lors de la phase asymptomatique des maladies. Il conseille  sa consommation pour toute affection qui apparaît après la solution du conflit, au moment où le cerveau inconscient a donné l’ordre de restaurer l’organe atteint, ce qui est le cas le plus fréquent.  Comme l’écrit Bernard Tihon dans le Tome III de son ouvrage Le Sens des Maux, nous aurions donc des envies de sucre parce que nous solutionnons beaucoup de conflits. Et  si c’était vrai ? Et si on pouvait retrouver plus aisément la santé et « sucrer » la douleur grâce aux aliments sucrés ? Le  Néosanté de janvier  va faire jaser dans les chaumières….
 

(*) Le Dr Scohy a  développé son approche de l’alimentation dans le livre « Une diététique pour gai rire ». Vous pouvez vous le procurer sur son site

La peste soit des pesticides

portrait de Yves Rasir Vous connaissez la ligne éditoriale de Néosanté :  expliquer sans relâche que les maladies ont un sens biologique et qu’elles résultent, dans leur  grande majorité, de conflits psycho-émotionnels.  Sauf  surcharge toxique  ou carences nutritionnelles sévères,  les facteurs environnementaux ne sont pas décisifs dans la genèse des pathologies.  Ils sont pris à tort pour des causes tandis que les effets du stress et de la détresse psychique sont erronément minimisés.  Ce  double fourvoiement  est le propre d’une médecine  contaminée par le matérialisme ambiant. Pour autant, nous ne nions pas que certains comportements et certains polluants nuisent gravement à la santé et favorisent sa perte.  À nos yeux, les pesticides agricoles sont des produits particulièrement dangereux  pour leur action neurotoxique et leurs effets perturbateurs sur le système endocrinien. Beaucoup d’autres journaux – notamment le quotidien Le Monde–   nous informent heureusement de leur dangerosité. Si nous montons au créneau aujourd’hui, c’est parce qu’une classe méconnue de fongicides, les SDHI,  sont largement utilisés  en agrochimie. Or ces inhibiteurs d’enzyme ont la propriété de bloquer la respiration cellulaire de tous les êtres vivants. Ils n’impactent pas seulement les champignons et les moisissures, mais une diversité d’organismes comme l’abeille domestique, le lombric ou…  l’être humain.  Scandale sanitaire ?  On pourrait parler de crime contre l’humanité tant l’écocide en cours prend des allures de génocide.  Journaliste indépendant, Fabrice Nicolino vient de publier une enquête-choc  sur ces poisons devenus omniprésents dans la nature.  Viviane de Laveleye a lu ce livre (1)et  en a résumé les révélations les plus fracassantes dans le numéro de décembre de Néosanté.  Au moment de conclure l’introduction à son article, j’apprenais  que les chercheurs de l’INSERM à l’origine du lancement d’alerte venaient de publier une nouvelle étude accablante pour les SDHI dans la revue de référence Plos One. Seront-ils enfin entendus ? 
 
Deux semaines plus tard, d’autres chercheurs français jetaient un autre pavé dans la mare : les néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » continuent à contaminer les sols et les plantes ! Pour leur étude parue dans  Science of the total Environment,  les scientifiques du CNRS ont analysé du nectar et du pollen prélevés sur quelques 300 parcelles de colza entre 2014 et 2018, c’est-à-dire après la mise en place du moratoire de 2013 interdisant l’utilisation  des trois principales molécules (imidaclopride, thiaméthoxame, clothianidine) sur les cultures visitées par l’abeille. Résultat : on retrouve encore des traces de « néonics » dans 43 % des échantillons et aucune tendance à la baisse n’est observée. Cette pollution persistante a été relevée dans  les exploitations conventionnelles, mais aussi dans de nombreuses fermes « bio », du fait que les néonicotinoïdes sont solubles dans l’eau et que la pluie les charrie vers d’autres parcelles.  Comme ce sont des molécules dites « systémiques »  (qui imprègnent tous les tissus de la plante), elles peuvent être réabsorbées par la végétation et demeurer suffisamment actives pour tuer la moitié des insectes butineurs s’aventurant dans les parages. On ne me fera pas croire qu’une telle toxicité épargne le reste de la faune, dont les vertébrés que nous sommes. À propos de la nocivité  des pesticides pour la santé humaine, saviez-vous que la science a élucidé un effet délétère supplémentaire du glyphosate ? Ce produit agit sur la zonuline, une protéine qui permet de réguler l’ouverture des jonctions de la paroi intestinale. La perméabilité des intestins s’en trouve accrue et la composition du microbiote  en est perturbée. Notre collaborateur Yves Patte explique tout ça dans sa rubrique du mois  de décembre et il consacrera celle du Néosantéde janvier aux troubles neurologiques corrélés au déséquilibre de la flore microbienne. Oui, il y a tout lieu de penser que l’omniprésence du glyphosate soit liée à  l’affolante prévalence de l’autisme ! 
 
Pesticides encore : en France,  la  commission d’enquête parlementaire vient de rendre son rapport dans le dossier de la chlordécone.  Selon ses conclusions  dévoilées le 26 novembre,  l’État français est bien le « premier responsable » de ce scandale sanitaire d’autant plus révoltant qu’il en émane des relents de racisme et de colonialisme.  Interdite aux États-Unis dès 1975, classée comme cancérogène possible par l’OMS en 1979, la chlordécone n’a été interdite en France métropolitaine qu’en 1990 et aux Antilles en 1993. Or sa malfaisance et sa rémanence étaient connues à Paris depuis 1969 ! Aujourd’hui, plus de 90%  des Guadeloupéens et des Martiniquais sont encore imprégnés par ce « monstre chimique » pouvant provoquer des naissances prématurées,  entraîner des troubles du développement et favoriser le cancer de la prostate.  Avec 227 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année, la Martinique détient le triste record mondial de cette pathologie cancéreuse. Les eaux et les sols étant toujours pollués, les  Antillais ont été interdits de pêche et avertis que leurs potagers pouvaient produire des légumes impropres à la consommation, malgré quoi le gouvernement Macron n’envisage nullement de les indemniser. Il est d’ailleurs à redouter que  cette triste affaire sera bientôt étouffée. Dans la foulée de son film « Malaria Business », qui avait révélé la honteuse prohibition d’une plante-remède  du paludisme, mon ami cinéaste Bernard Crutzen a réalisé « Pour quelques bananes de plus » un documentaire dévoilant tous les tenants et aboutissants du  scandale Chlordécone. Or au moment de programmer sa diffusion,  un des coproducteurs, en l’occurrence la télévision publique belge,  a … réalisé que le produit toxique naguère  pulvérisé aux pieds des bananiers ne se retrouvait pas dans les fruits et ne mettait donc pas en danger le consommateur européen. Décision a dès lors été prise de diffuser le docu discrètement, sur une chaîne peu regardée et dans une case assez confidentielle (2).  Les coproducteurs de France Télévision auront-ils le même réflexe « métropolitain » ? On peut espérer que non et que le souci d’informer va prévaloir. 
 
Il est vrai qu’avec le glyphosate,  le chlopyrifos, les néonicotinoïdes et maintenant les SDHI,  l’opinion publique est déjà saturée d’informations anxiogènes relatives aux pesticides.  Le commerce de la peur me faisant horreur, je me suis d’ailleurs demandé si Néosantédevait contribuer à alimenter l’anxiété et participer, au passage, à l’occultation des causes émotionnelles des maladies. Si j’ai décidé de le faire, c’est d’abord  parce que l’heure me paraît grave. Avec les inhibiteurs d’enzymes, la toxicité des intrants agricoles atteint une telle perversité qu’il me paraît utile de relayer les alertes scientifiques trop peu prises au sérieux. On ne peut pas impunément agresser nos mitochondries, véritables centrales énergétiques de  nos cellules ! Ensuite, je trouve important de faire passer un message aux jeunes générations : on vous enfume avec la prétendue urgence climatique ! Pendant que tout que le monde se focalise sur le réchauffement et sa présumée causalité anthropique,  on oublie que le CO n’a rien à voir, ou infiniment peu, avec  l’effondrement de la biodiversité et le déclin de nombreuses espèces animales et végétales. La terre est surtout malade de l’agriculture industrielle et de ses méthodes biocidaires, lesquelles impactent bien davantage notre santé que la composition gazeuse de l’atmosphère. Enfin, je ne répugne pas à dramatiser la problématique des pesticides parce que nous avons le pouvoir de la résoudre rapidement. En 2016, des chercheurs de l’INRA ont publié une étude montrant que la productivité obtenue en permaculture biologique était SUPÉRIEURE à celle de l’agriculture conventionnelle. Il est donc possible d’abandonner l’agrochimie sans délai et sans regrets. Les agriculteurs classiques,  que je qualifie pour ma part d’ « agricul-tueurs » (3), n’ont plus d’arguments à faire valoir pour persister dans leurs pulvérisations criminelles.   La peste soit des pesticides ! 
 

Prodigieuses sangsues !

portrait de Yves RasirComme vous le savez,  la revue Néosanté a les meilleurs abonnés du monde.  Parmi eux, il y a une gentille madame qui, au lieu de se faire envoyer le mensuel par la poste, vient chercher son exemplaire tous les débuts de mois en nos bureaux bruxellois.  Pour nous éviter des frais postaux, mais sans doute aussi pour se distraire et  bavarder un peu. En début d’année, elle m’avait raconté que, pour soigner ses varices, elle allait voir quelqu’un qui lui posait des sangsues. Je ne savais pas que l’hirudothérapie – c’est ainsi qu’on appelle aujourd’hui  cette médecine ancestrale –  était pratiquée dans ma ville et ça m’avait donné l’idée d’un reportage.  L’article de notre journaliste Viviane de Laveleye est paru dans le numéro de novembre de Néosanté (pages 28 à 30). Il y a  trois semaines, la lectrice itinérante est passée chercher le sien et en a profité pour nous répéter tout le bien qu’elle pensait des sangsues et de leurs effets sur la circulation sanguine. « Vous devriez essayer »,me dit-elle en prenant congé. « Oui, si j’en vois un jour l’utilité »  lui assurai-je sur le pas de la porte.
 
Incroyable mais vrai, je me suis réveillé le surlendemain avec une douleur  lancinante dans la cuisse droite. Du pli du genou à l’aine, le trajet d’une veine était gonflé, rouge, chaud et dur au toucher en plusieurs endroits. Symptômes typiques d’une phlébite profonde avec probablement plusieurs caillots ! Damned, j’étais donc en train de reproduire à l’autre jambe la maladie qui m’avait affecté durant l’été 2018 et dont je vous avais raconté la guérison dans ma lettre « Traversée d’une phlébite ». À l’époque, je m’en étais sorti en appliquant la recette du naturopathe André Passebecq, à savoir des cataplasmes d’argile verte séchés au soleil puis dilués lors de baignades en mer pendant mes vacances en Espagne. Le souci, c’est que je pouvais difficilement user du même protocole dans notre froide Belgique,  en plein automne et en période de travail intensif. Comment donc accélérer les choses sans recourir aux périlleux anticoagulants médicamenteux  ? Je me suis alors souvenu que les varices et les phlébites, les troubles circulatoires en général, figurent parmi les principales indications de la pose de sangsues. 
 
D’ailleurs, avant qu’on découvre l’héparine dans des tissus animaux et qu’on synthétise une substance analogue pouvant être administrée oralement pour fluidifier le sang, la saignée par sangsues était le seul traitement validé empiriquement. Jusqu’à leur remplacement par des médicaments, les  petits vampires gluants étaient disponibles chez les apothicaires et toute pharmacie familiale se devait d’en contenir un bocal pour toutes sortes d’usages préventifs ou curatifs. Au XIXème siècle, l’engouement fut tel que les lacs et étangs furent bientôt vidés de leurs vers hématophages, non sans que la médecine académique dénonce cette mode et ses excès. Avec l’arrivée des molécules chimiques, la méthode est tombée en désuétude et sa pratique quasiment cantonnée à la chirurgie réparatrice, où les bestioles ont pour mission de contrarier le rejet des greffes. Parallèlement, l’environnement s’est dégradé et les eaux douces sont devenues inhospitalières pour les sangsues sauvages, aujourd’hui détrônées par des consœursd’élevage. Qu’à cela ne tienne, elles ont aussi 240 dents minuscules et sont également friandes de sang humain. Leurs morsures seraient-elles opérantes sur ma cuisse enflammée et douloureuse ? C’est ce que j’ai voulu vérifier en prenant rendez-vous chez la praticienne bruxelloise renseignée dans l’article de Néosanté.Nouvelle coïncidence, cette jeune thérapeute a été formée par la naturopathe française Ludmilla de Bardo, que je connais bien,  et reçoit dans le cabinet belge de cette dernière ! Arrivé en claudiquant au pied de l’immeuble, j’ai été heureux qu’un ascenseur me conduise jusqu’au bon étage afin de subir ma première séance le jeudi 14 novembre. 
 
Même en ayant relu l’article et en ayant parcouru le livre de référence « Thérapie par les sangsues : secrets et bienfaits de l’hirudothérapie », de la doctoresse suisse Dominique Kaehler Schweizer, j’ai eu quelques surprises lors de cette première pose  de 5 sangsues sur ma cuisse phlébiteuse. Primo, les bêbêtes ne sont pas beaucoup plus épaisses que des lombrics. C’est seulement quand elles sont gorgées d’hémoglobine qu’elles ressemblent à des limaces  ventripotentes. Secundo,  leur morsure est quasiment indolore, à peine plus perceptible qu’une piqûre d’ortie. Il paraît que ces infirmières en robe noire ont l’amabilité d’injecter un anesthésiant à leurs proies avant de les mordre.  Ce n’est là qu’un composant de leur salive qui en comprend une cinquantaine, dont on est encore loin de connaître toutes les propriétés. Une fois rassasiées par leur festin sanguin, les goulues quittent la table et se laissent tomber pour aller digérer. Elles ne s’accrochent donc pas à votre peau et ce sont  elles qui décrètent la fin de la séance, laquelle a quand même duré une bonne heure et demie dans mon cas. Dernière (désagréable) surprise : les plaies qu’elles occasionnent se referment lentement  – normal, puisque leur bave a des vertus anticoagulantes – et le sang peut continuer à couler douze heures durant. Je suis reparti  avec la jambe entourée de compresses et de serviettes hygiéniques, le tout colmaté par du plastique d’emballage. Lorsque j’ai changé les pansements quatre heures plus tard, on aurait dit une scène sanglante dans un film gore : âmes sensibles s’abstenir ! 
 
Mais l’inconfort et le spectacle peu ragoûtant en valaient la peine : le lendemain matin, j’ai déjà constaté une amélioration spectaculaire de mon état. Ma cuisse avait complètement dégonflé et ne faisait plus mal qu’à un endroit, là où un caillot faisait manifestement de la résistance. Par prudence, j’ai fait l’impasse sur mon foot du samedi et je suis revenu le lundi matin pour ma seconde séance. Bien qu’habituée  aux guérisons express, l’hirudothérapeute a fait des yeux ronds et s’en est voulu de ne pas avoir pris  des photos attestant du fulgurant reflux de ma phlébite. Elle regrettait aussi que son patient précédent, un chirurgien cardiaque, soit déjà parti et ne puisse pas voir ça. Pour ce second traitement, elle m’a posé une sangsue sur l’œdèmesubsistant, histoire  de parachever le débouchage veineux,  et elle m’a appliqué cinq autres invertébrées dans le bas du dos, entre le coccyx et les premières lombaires. Il paraît que ça favorise la circulation générale et que ça réduit fortement le risque de récidive. J’en accepte volontiers l’augure car cette double « cure » a vraiment fait merveille chez moi :  non seulement toute trace de thrombose a disparu mais je me sens comme allégé et rajeuni au niveau des membres inférieurs. Samedi dernier, mes équipiers footeux m’ont d’ailleurs trouvé très performant et encore plus « saignant » que de coutume dans mes interventions défensives. Dans la douche, on m’a charrié en me demandant si j’avais été attaqué par une panthère  mais certains m’ont aussi demandé des renseignements lorsque je les ai informés que l’hirudothérapie agit tout autant sur les inflammations articulaires, musculaires et ligamentaires que sur les troubles veineux. En pages 83 et 84 de son ouvrage, où elle dresse la liste des indications de son art, le Dr  Kaehler Schweizer cite aussi les « maladies de la tête » (migraines, acouphènes, glaucome…), les maladies artérielles (hypertension, infarctus, angine de poitrine..), les maladies de la peau (zona, furoncles, panaris…) , les maladies gynécologiques (infections, syndrome prémenstruel, aménorrhée..) les dysfonctionnements des émonctoires (foie, intestins, poumons..) et toutes sortes de traumatismes (contusions, déchirures, fractures…).  Des guérisseuses polyvalentes, ces prodigieuses suceuses de sang !
 
Si je sais maintenant que les saigneuses visqueuses peuvent m’aider à guérir plus rapidement et à améliorer mon « terrain » sanguin, cette deuxième phlébite en deux ans m’a cependant fait réfléchir : d’où me vient cette vulnérabilité ? Que puis-je faire pour la résoudre ?   Certes, je me trimballe une lourde hérédité provenant de mes branches parentales et grand-parentales. Phlébites, varices, thromboses, infarctus : on n’avait pas les vaisseaux très vaillants et les veines très saines dans les deux familles.  Il n’y a toutefois pas de fatalité puisque mes quatre frères et  sœursn’ont pas exprimé l’héritage autant que moi. Sur le plan respiratoire et  alimentaire, j’ai peut-être des réglages à faire car un sang acide faciliterait la formation de caillots. Je suis peut-être chroniquement déshydraté, ce qui serait aussi  un facteur favorisant. Ce qui est sûr, c’est que mon travail n’aide pas puisque je passe généralement  10 heures par jour devant mon ordinateur avec les jambes immobiles : ce n’est pas du tout naturel et je dois absolument changer ça en m’imposant des moments de mouvement dans la journée. L’Homme est fait pour bouger, je ne cesse moi-même de le répéter ! Last but not least, Il faudrait que j’investigue sérieusement  la source conflictuelle de mon problème sanguin récurrent. Le sens biologique de la phlébite est d’augmenter les plaquettes sanguines pour mieux coaguler et éviter l’hémorragie : aurais-je un lointain ancêtre qui a failli mourir de cette manière ?  Sur le plan symbolique, la coagulation permet de ressouder les liens du sang, c’est-à-dire du clan familial : qu’est-ce qui fait penser à mon cerveau inconscient qu’ils seraient menacés ?   Si je remercie grandement les sangsues d’avoir rétabli une fluidité compromise, j’espère bien pouvoir me passer d’elles à l’avenir. Quoique : leurs morsures m’ont fait tellement de bien que je crains d’en devenir… mordu.

Ré-information sur les oreillons

portrait de Yves Rasir La semaine dernière, ma fille cadette (bientôt 18 ans) a fait les oreillons. Vu qu’elle n’est pas vaccinée et que plusieurs personnes de notre entourage pouvaient le subodorer, nous avons eu droit, sa mère et moi,  à des regards en coin et à de petits sourires entendus, genre « ça devait arriver ». Derrière notre dos, quelques mauvaises langues ont probablement insinué que notre enfant malade mettait les leurs en danger, même si nous avons immédiatement placé la nôtre en quarantaine en lui interdisant toute activité collective et toute fréquentation rapprochée. Comme je n’instrumentalise pas mes proches au service de mes opinions, je me suis imposé le silence et n’ai donc pas publiquement rompu de lance contre la vaccination. Pas évident de se mordre les lèvres quand on entend tellement de bêtises et de fausses croyances !  Je vais un peu me rattraper dans cette infolettre, en espérant qu’elle tombera sous les yeux des personnes mal informées, voire désinformées sur les oreillons et le vaccin censé les empêcher. 
 
La première infox à dézinguer, c’est précisément celle de la prétendue efficacité vaccinale. À l’instar du vaccin contre la rougeole ou de celui contre la  coqueluche, le vaccin  contre les oreillons n’est pas très efficace. Il est même très peu performant.  C’est un fait connu que des épidémies se déclarent régulièrement dans des populations de jeunes gens correctement vaccinés, avec une première dose dans l’enfance  et un rappel à l’adolescence. Rien qu’en Belgique, il y  a déjà eu deux vagues épidémiques en milieu universitaire en 2012 et en 2015. Cette fois, le foyer infectieux a eu pour cadre un rassemblement festif organisé mi-octobre à l’université de Louvain-la-Neuve. Dans le groupe où ma fille a festoyé, trois contaminés étaient dûment protégés par deux injections et trois autres « n’étaient pas en ordre de vaccins », c’est-à-dire qu’ils avaient reçu la première et pas la seconde. Quand bien même la couverture vaccinale aurait été parfaite, rien ne dit que la flambée n’aurait pas eu lieu car les oreillons s’invitent parfois dans des communautés doublement vaccinées à 100% ! Comme je le signalais justement dans le Néosanté de novembre, ce phénomène est désormais admis par les autorités sanitaires. Menée à l’Université d’Atlanta (États-Unis), une étude scientifique a récemment conclu que l’immunité induite par le vaccin était en chute libre et qu’ajouter une troisième dose ne servirait à rien : après un an, la protection a déjà décliné de plusieurs dizaines de pourcents ! Ce qui méduse les chercheurs, c’est que le marqueur de l’immunisation (le taux d’IgG) s’affaiblit alors que le taux d’anticorps demeure très élevé. Or la composante oreillons du vaccin ROR contient 12,5 fois plus de virus que celles de la rougeole ou de la rubéole ! Qu’elle soit moins immunogène que les deux autres valences est donc un mystère complet pour les scientifiques pasteuriens. Ceux-ci y perdent leur latin et ne comprennent plus rien, comme en témoignent les propos du Dr Richard B. Kennedy, qui codirige le Groupe de Recherche sur les vaccins à  la célèbre clinique Mayo :  « En fait, nous ne savons pas exactement ce qui nous protège contre les oreillons. Les anticorps sont en jeu, mais il n’existe pas de corrélation claire entre leur nombre et la protection contre la maladie.  Les choses sont plus complexes » (1). Avouez que c’est un bel aveu d’ignorance et une éclatante illustration que la pseudo science vaccinaliste se fonde sur des présupposés simplistes. À l’instar du footballeur Neymar en 2015, on peut très bien contracter les oreillons malgré un carnet de vaccination parfaitement en règle. Et à l’inverse, le Japon n’enregistre pas plus de cas malgré l’abandon du vaccin ROR en 1993. 
 
La deuxième fake-news qui m’a fait mal aux oreilles ces derniers jours,  c’est celle des risques liés aux oreillons.  Appelée également  « parotidite virale », cette affection est connue depuis la nuit des temps,   déferle par vagues régulières partout dans le monde  et n’a jamais été considérée comme un problème de santé publique. C’est seulement depuis l’introduction du vaccin  dans les années 80 que, comme par hasard, les séquelles possibles de la maladie font figure d’épouvantails. Le risque de méningite ? Même les sites de propagande vaccinaliste indiquent que cette évolution épisodique est généralement modérée, voire asymptomatique, avec guérison spontanée systématique. L’encéphalite ? Certains textes officiels évoquent un risque rare de coma et même de décès tandis que d’autres ne lui accordent aucun pouvoir mortel : vous pensez bien que j’ai plutôt tendance à croire les deuxièmes, tout en soulignant que l’inflammation du cerveau est aussi un effet secondaire potentiel du vaccin ROR.  Selon divers auteurs, cette complication cérébrale serait même en pleine expansion depuis la généralisation de la vaccination. L’orchite et l’ovarite ? Ces inflammations des testicules et des ovaires peuvent amoindrir la fertilité mais ne condamneraient qu’exceptionnellement à la stérilité.  J’emploie le conditionnel car je n’ai pas trouvé de données objectivant cette conséquence qui m’a tout l’air d’être davantage une rumeur, une légende urbaine,  qu’une réalité médicale. Dans ma génération et celle de mes parents, je n’ai jamais entendu qu’un homme ou une femme ne pouvait pas procréer à cause des oreillons. Dans l’antiquité, les Grecs avaient déjà remarqué que le mal se répandait souvent  chez les jeunes gens fréquentant les gymnases, sans toutefois observer d’effet négatif sur leur fécondité. Si le risque est réel, il faudrait alors stopper la vaccination car c’est elle qui contribue à repousser l’âge de la maladie au-delà de la puberté : naguère déclarée entre 5 et 9 ans, elle survient maintenant le plus souvent chez des filles et des garçons entamant leurs études supérieures. Si elle stérilisait de  nombreuses gonades ou paires  d’ovaires, il me semble que ça se saurait. Bref, je ne vois aucune raison de faire tout un plat des oreillons. Dans l’écrasante majorité des cas, cette infection se résume à un état grippal et à un gonflement des parotides, temporairement douloureux et visuellement impressionnant mais dénué de toute gravité. C’est même plutôt rigolo. Le premier jour, nous nous sommes abstenus de plaisanter car ma  fille ne pouvait pas rire sans avoir mal.  Mais par la suite et jusqu’à disparition du symptôme, nous avons beaucoup blagué sur ses joues de hamster et sur sa tête en forme de ballon rond. Au bout de 8 jours, notre cadette avait retrouvé son visage normal, retournait au cours et  pouvait enfin remonter sur un terrain de hockey. Une semaine sans sport, c’est ça qui a été le plus dur pour elle !
 
Faussement présentés comme une pathologie sévère  efficacement prévenue par un vaccin, les oreillons font également l’objet d’une scandaleuse occultation de leurs bénéfices.À l’image de la rougeole, dont je vous parlais la semaine dernière,  cette maladie infantile était autrefois considérée comme une promesse de maturité psychique. Médecins et parents n’en ignoraient pas les bons côtés.  Mais il y a beaucoup plus pour les femmes : faire les oreillons dans l’enfance les protège ultérieurement  du cancer de l’ovaire ! Je ne le savais pas moi-même et je l’ai découvert dans un article américain traduit par mes amis vaccinocritiques  d’Initiative  Citoyenne. Cet article nous apprend que des études épidémiologiques avaient déjà fait le lien entre la maladie et un effet protecteur pour les tissus ovariens, si bien que des chercheurs étasuniens ont voulu en avoir le cœur net en examinant la stimulation de la protéine MUC1, élément important du système immunitaire.  Ils ont effectivement trouvé que les oreillons engendrent la « surexpression » de  MUC1 et que celle-ci génère la production d’anticorps anticancéreux. Contrairement à la maladie « sauvage », le vaccin ne semble pas  procurer cet avantage et serait peut-être un facteur explicatif de l’augmentation des cancers ovariens ces dernières décennies. Pour les auteurs de l’étude,  il serait même tout à fait logique qu’il en soit ainsi.  On peut en déduire qu’en voulant prémunir de maux bénins, la médecine pasteurienne favorise le fléau malin !   
 
Mais que nous enseigne-t-elle, au fond, cette « mal-a-dit » bénigne ?Puisque son virus hautement contagieux ne touche qu’une minorité de personnes exposées, il va de soi qu’un stress psycho-émotionnel particulier les affecte préalablement.  Selon la médecine nouvelle du Dr Hamer et la biologie totale du Dr Sabbah, le conflit des oreillons réside dans l’ « incapacité de saisir ou de posséder un morceau » (réel, symbolique ou virtuel), dans une sous-tonalité « d’avoir l’eau à la bouche ». Le sens biologique est d’augmenter la salivation en prévision d’une future capture de proie réussie, à la manière du loup bavant devant les trois petits cochons.   Joint par téléphone, le Dr Olivier Soulier m’a confirmé cette interprétation en me faisant remarquer que l’atteinte des parotides et des autres glandes salivaires s’accompagnait fréquemment d’une légère pancréatite. Pour lui, l’inflammation simultanée du pancréas  doit orienter vers un ressenti « d’obligation par la famille de manger ce qui ne fait pas envie ». Là, je peux dire que le décodage a fait mouche :   fin août, ma fille est rentrée d’un voyage en Asie avec 4 kilos en trop et nous ne cessions, sa maman et moi,  de fustiger sa mauvaise alimentation en lui enjoignant de mettre plus de légumes au menu. Le message a été bien reçu et il n’est plus question dorénavant de la bassiner avec nos recommandations diététiques. De toute façon, la maladie lui a imposé une réduction de calories et lui a fait perdre ses kilos superflus. M’épateront toujours, les ruses de la vie….

Le « reset » de la rougeole

portrait de Yves Rasir La nouvelle a fait sensation: d’après deux études scientifiques parues concomitamment dans Science et Science Immunology, le virus de la rougeole efface la mémoire du système immunitaire ! Lorsqu’un enfant contracte la maladie, il est immunisé contre elle à vie mais  son immunité acquise est affligée d’une sorte d’amnésie : les anticorps déjà créés au contact d’autres agents infectieux et qui se mobilisent lors d’une nouvelle infection disparaissent en grande partie. La perte varie de 11 à 73% selon les anticorps tandis que l’ensemble des moyens de défense est diminué d’un tiers, la baisse atteignant même 40% en cas de forme sévère de rougeole.  Les chercheurs l’ont démontré en analysant les prélèvements sanguins d’enfants hollandais touchés par une épidémie en 2013 et en les comparant à ceux d’enfants indemnes.  Combien de temps dure cette éclipse immunitaire ? Là, les avis divergent : entre 5 et 6 mois mais peut-être  5 ans chez une minorité d’individus. De surcroît, certains chercheurs estiment qu’il n’y a pas de retour à l’état antérieur et que l’organisme ne récupère pas complètement sa capacité défensive. À l’appui de leur verdict, ils invoquent une association entre la rougeole et une morbidité et une mortalité accrues des années après l’infection. C’est évidemment du pain bénit pour l’église de vaccinologie qui en a profité pour re-proclamer urbi et orbi l’intérêt de la vaccination massive : si la rougeole « naturelle » déprime durablement l’immunité, il serait d’autant plus important de l’éviter en la simulant artificiellement !
 
Vous vous doutez bien que ce triomphalisme pasteurien appelle quelques objections de notre part. D’abord, les deux études nous semblent biaisées parce que les échantillons de sang prélevés aux Pays-Bas l’ont été sur des enfants non vaccinés issus d’une communauté religieuse. Le dépistage des anticorps n’a pas été effectué sur des malades ayant  pourtant reçu leurs deux doses, ce qui arrive de plus en plus fréquemment lors de flambées épidémiques. Qu’en est-il des gosses qui font la rougeole malgré le vaccin ? Sont-ils mieux ou moins bien  lotis ? Mystère et boule de gomme. Autant savoir, ensuite, que l’immunité ne se résume pas à la production d’anticorps.  C’est un système beaucoup plus complexe car il y a beaucoup d’autres interactions subtiles entre l’être humain et son environnement microbien. Verser dans le simplisme n’a jamais fait progresser la connaissance. D’autre part,  on sait depuis près d’un siècle que le virus sauvage de la rougeole a des vertus oncolytiques. Il est aujourd’hui employé en cancérologie  et permet parfois des guérisons inespérées. N’est-ce pas l’indice d’un bénéfice apporté par la maladie et dont la raréfaction chez nous pourrait expliquer l’inflation des cancers ?   Enfin, l’empressement à justifier la vaccination antirougeole ne  doit pas faire oublier ses effets secondaires avérés et ceux que l’on suspecte avec indices sérieux à la clé, comme l’épidémie d’autisme  dans les pays industrialisés (voir à ce sujet le dossier publié dans le mensuel Néosanté de juin dernier). Ce n’est pas parce que la maladie semble nuire davantage qu’on ne le pensait que son vaccin doit recevoir un brevet d’innocuité.
 
Et quand bien même son évitement vaccinal serait sans danger,  cette affection est-elle vraiment à redouter ? Dans leurs articles claironnant le résultat des deux études et relatant que « l’immunité trépasse là où la rougeole passe », les médias ont malhonnêtement souligné que ce virus hautement contagieux fait toujours  plus de 100.000 morts par an dans le monde. Mais aucun n’a relevé que ces statistiques concernent uniquement les régions où règnent la misère et la malnutrition. En Occident, la mortalité liée à la rougeole avait déjà chuté de 99,5% avant l’introduction du vaccin. C’était devenu une maladie banale et bénigne qui n’effrayait plus personne.  Et de nos jours, les rares cas mortels concernent  soit des malades affaiblis et immunodéprimés pour d’autres motifs, soit des bébés qui contractent la rougeole précocement parce que la vaccination a eu cet effet pervers  d’annihiler la protection transmise par la mère. Jadis, cette maladie infantile survenait généralement vers 5 ans, à l’approche de l’ « âge de raison ». Ce n’est sûrement pas un hasard et les anciens médecins savaient que le franchissement de ce cap était un gage de croissance et de maturation. Chez les enfants guéris, les parents observaient aussi une belle évolution psychologique et intellectuelle. En court-circuitant ce processus, la vaccination n’a-t-elle pas profondément perturbé le développement de la psyché et provoqué une « catastrophe spirituelle »,  selon les termes de la psychanalyste Annick de Souzenelle ?  
 
Ce qui est fascinant, c’est que la science découvre à présent que la rougeole est synonyme d’effondrement immunitaire passager. Comme si la maladie procédait à une remise à zéro, à une réinitialisation et une reconstruction, en exigeant l’abandon de mémoires cellulaires inutiles.  Or si l’immunité est au corps ce que l’identité est au psychisme – thèse centrale de la médecine du sens – on peut se demander si les troubles de l’identité,  sexuelle ou autre, ne sont pas la rançon de la vaccination et si l’immunodéficience adulte n’est pas une autre ruse de la vie pour obliger à rejouer le scénario tronqué, à redémarrer sur de nouvelles bases. M’est avis qu’à la lumière des deux études, il serait urgent d’examiner le statut vaccinal  des personnes atteintes du sida. Histoire de voir si ce syndrome contemporain n’est pas une « super rougeole » à retardement…

Le stress prédispose aux pires infections !

portrait de Yves Rasir Elle finira par y arriver.  Lentement mais sûrement, la médecine conventionnelle finira par admettre que la grande majorité des maladies sont imputables à un stress psycho-émotionnel préalable.  Même les maladies infectieuses, celles dont on accuse les microbes ?  Oui, même elles, comme le montre une récente étude suédoise. Les chercheurs ont suivi pendant 8 ans près de 150.000 personnes présentant un trouble lié au stress ou stress related disorder (SRD). De gravité variable, ce diagnostic psychiatrique est établi lorsque la pathologie mentale est déclenchée par un traumatisme identifiable. Les scientifiques ont également comparé cette cohorte à 185.000 de leurs frères et sœurs et à 1,5 million de sujets témoins issus de la population générale. L’objectif était de vérifier si un événement stressant de la vie pouvait être associé à un risque futur d’infection sévère. Certes, d’autres recherches avaient déjà montré que le stress augmente la sensibilité  aux maladies infectieuses. Sur l’homme et sur l’animal, des études ont démontré une forte modulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien en réponse au stress, avec une altération des fonctions immunitaires et une augmentation des réactions inflammatoires. Un risque accru d’infections virales respiratoires a été rapporté chez des patients exposés à la pression psychologique.  Mais cette fois-ci, l’enjeu était de débusquer une éventuelle causalité entre stress  et infections potentiellement mortelles. 
 
Des données recueillies, il ressort en effet que les personnes affectées par un SRD ont un risque  nettement accru de contracter plus tard une infection sévère. L’augmentation du risque est énorme puisqu’elle est de 47% pour l’ensemble des troubles liés au stress, et de 92% pour le stress post-traumatique, un trouble anxieux aigu qui se manifeste suite à une expérience particulièrement douloureuse (viol, agression, attentats, bombardements, etc.). Après ajustement des résultats en fonction du sexe, des antécédents familiaux, des conditions socio-économiques ou de l’état de santé global au début de l’étude, l’équipe suédoise a constaté que le sur-risque infectieux était toujours présent dans les même proportions, autrement dit  que la corrélation entre stress et infection reflétait sans doute un lien de cause à effet. Parue dans le British Medical Journal (*) l’étude révèle aussi que la probabilité de développer une maladie infectieuse est d’autant plus grande que le diagnostic de SRD a été posé à un jeune âge, dans la petite enfance,  et que le patient présente des comorbidités psychiatriques, en particulier la toxicomanie. En revanche,  le risque à long terme  semble atténué par la consommation prolongée de certains médicaments antidépresseurs, ce qui renforcerait l’explication psychogénique. Le risque sévère le plus élevé est celui de méningite, puis celui d’endocardite (infection du cœur) et celui de septicémie (infection généralisée), soit trois complications  dont l’issue est  souvent fatale. Les auteurs insistent sur le fait que la prévalence des troubles du stress post-traumatique avoisine les  5 % en Suède et que les autres types de SRD sont au moins 10 fois plus fréquents. En d’autres termes, plus de la moitié de la population de ce pays prospère se trimballe un stress émotionnel prédisposant aux pires infections !
 
Chose étonnante, cette découverte majeure n’a pas fait grand bruit. Comme le mécanisme neuro-endocrino-immunologique n’est pas encore élucidé, les chercheurs eux-mêmes font preuve de modestie et en appellent à d’autres études.  Mais pourquoi attendre avant de transformer la vision classique des pathologies infectieuses ? Pourquoi, par exemple, ne pas encourager les infectiologues à s’adjoindre les services de psychologues ? Qu’est-ce qui empêche, dès maintenant, de pointer l’accompagnement psychothérapeutique comme un outil précieux de prévention des risques infectieux ? Et quand se penchera-t-on sur le contexte psychosocial (misère, guerre, atrocités..) qui voit naître les épidémies ? Tout se passe comme si la médecine ne voulait pas voir ce qu’elle a sous les yeux, à savoir la démonstration incontestable du lien entre traumatismes psychiques et maladies somatiques. Car si les infections les plus graves sont à ce point favorisées par un trauma émotionnel, il va de soi que toute affection – quelle qu’elle soit, microbienne ou non –  est susceptible de trouver son origine dans une blessure de l’âme.  Le problème de la science médicale, c’est qu’elle ne trouve généralement que ce qu’elle cherche. Au lieu de vérifier si les SRD formellement diagnostiqués allaient de pair avec un risque infectieux accru, les Suédois auraient pu faire l’inverse et enquêter sur les antécédents stressants des patients gravement infectés, ce qui est plus difficile mais aurait donné des résultats bien plus spectaculaires et  aurait abouti à une vraie prise de conscience. En attendant cette validation de sa première loi biologique (toute maladie résulte d’un conflit) et de sa quatrième loi (le cerveau pilote aussi leur phase infectieuse), je présume toutefois que le  Dr Hamer doit esquisser un sourire dans sa tombe….

Les gens nareux se trompent d’hygiène

portrait de Yves Rasir Cet été, j’ai appris un nouveau mot de vocabulaire. Et chose un peu vexante, c’est  un de mes enfants qui me l’a fait connaître. Si j’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’un néologisme issu du langage jeune, j’ai dû me rendre à l’évidence et admettre mon ignorance. Pour ma défense, ce vocable inconnu de moi ne figure pas dans le grand dictionnaire Larousse ni dans le Littré en 5 volumes que j’ai à mon bureau. Mais très étonnamment, il est repris dans les dictionnaires numériques en accès libre sur Internet. Il est également présent dans un logiciel que j’utilise régulièrement pour vérifier des définitions ou secourir mon imagination lorsqu’elle est en panne de synonymes. Ce terme que je n’avais jamais entendu,  c’est l’adjectif « nareux ». Il n’est pas répandu dans toute la francophonie mais on l’emploie  couramment et depuis longtemps, paraît-il, au Canada, dans certaines régions de France (Picardie, Alsace, Lorraine…) et en…Belgique. Sa signification ? Voici celle que donne le Wiktionnaire :  Qui ressent un dégoût compulsif à l’idée d’une saleté ou d’un manque d’hygiène de ce qui entre en contact avec la nourriture, vaisselle, ustensiles et cuisiniers. D’après le Dictionnaire des Régionalismes de France, l’adjectif nareux (ou sa variante néreux) qualifie une personne « difficile sur la nourriture et tout ce qui touche la propreté de la table; qui éprouve facilement du dégoût ». C’est donc, en résumé,  une épithète  qui désigne quelqu’un de particulièrement délicat et sensible des narines, au point d’être excessivement attentif à l’asepsie des aliments et des instruments (couverts, assiettes, récipients …) permettant de les consommer. Chez les ados, c’est ainsi qu’on moque la fille ou le garçon qui répugne à se servir d’une fourchette non identifiée ou à boire dans un autre verre que le sien. C’est d’ailleurs ce contexte qui m’a permis d’enrichir mon vocabulaire : alors que nous étions en randonnée et que j’hésitais à m’abreuver à sa gourde généreusement tendue, ma fille aînée a ri de moi et m’a lancé qu’elle n’était pas « nareuse » comme sa sœur. 
 
À mon grand désappointement, la deuxième de mes trois filles relève en effet de cette catégorie de gens qui supportent difficilement de « partager les microbes ». Dès qu’elle soupçonne autrui de se servir de « son » verre ou de « son » couvert, elle peut  piquer une passagère colère. Vu que moi, à l’inverse, je trempe volontiers  mes lèvres dans un verre déjà utilisé ou, pire, qu’il m’arrive de boire au goulot des bouteilles, ça fait parfois des étincelles ! J’ai beau argumenter contre cette hantise pasteurienne, lui chanter les louanges de l’hormèse microbienne et lui faire remarquer qu’un seul baiser de son amoureux lui fait avaler des millions de bactéries exogènes,  rien n’y fait : elle est toujours furieuse quand elle constate qu’un ustensile qu’elle croyait pur a été humecté par une salive étrangère. Implantée par Pasteur et  ses successeurs, la peur des germes et la phobie des sécrétions corporelles affectent jusqu’à ma progéniture ! Dommage que ma fille nareuse n’était pas là lorsque j’ai zappé, par hasard, sur un documentaire ethnologique. Je ne sais plus dans quel coin d’Afrique c’était filmé, mais on voyait des femmes effectuer quotidiennement 15 kilomètres à pied dans le désert pour aller chercher de l’eau. Non seulement leurs récipients – de vieux bidons cradingues – n’inspiraient pas confiance, mais l’oasis en question était une mare boueuse dans laquelle  pataugeaient et s’abreuvaient aussi les troupeaux de chèvres ! Interrogées par le cinéaste,   ces femmes au port altier et jouissant visiblement d’une très bonne santé ne voyaient pas du tout où était le problème : elles puisaient  à distance des animaux et  l’eau bue sur place ou  ramenée à leur foyer n’avait jamais rendu quelqu’un malade. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de noter les références de ce reportage et je m’en veux un peu car il mériterait de figurer au cursus des études de médecine pour montrer que les critères sanitaires occidentaux  ne sont pas nécessairement pertinents et qu’une eau trouble n’engendre pas forcément des troubles.  Ça m’a rappelé ce que le Dr Jean-Claude Fajeau raconte dans son petit ouvrage de décodage des maladies infectieuses et parasitaires : lorsqu’il était en mission humanitaire  en Afrique et qu’il imitait sans crainte les indigènes buvant l’eau du fleuve,  il n’ « attrapait » rien  et ses intestins s’en portaient tout aussi bien. Comme quoi,  les micro-organismes réputés pathogènes peuvent laisser de marbre un microbiote robuste relié à un premier cerveau assez costaud pour défier les dogmes…
 
Mais qu’est-ce qu’une flore intestinale florissante ? N’en déplaise aux toubibs sans frontières (mais non sans préjugés), la science a désormais une réponse claire et nette : c’est celle des peuplades primitives, des tribus de chasseurs-cueilleurs vivant comme à la préhistoire. En étudiant leurs excréments, des chercheurs ont en effet découvert que ces « sauvages » avaient un microbiote plus riche et diversifié que les populations des pays industrialisés. Bien que dépourvus de probiotiques jugés importants en Occident, les intestins de ces populations sorties du paléolithique se distinguent par une grande variété de souches, dont certaines totalement inconnues sous nos latitudes. Or ces êtres vivant de chasse et de cueillette sont aussi remarquablement résistants aux maladies métaboliques et auto-immunes qui ravagent le monde moderne.  C’est le cas notamment des Hadzas, un peuple de nomades tanzaniens, dont le microbiote intrigue particulièrement les scientifiques parce qu’il contient beaucoup de Tréponema, une famille de bactéries plutôt associées à des pathologies graves mais qui ne semblent nullement déranger leurs hôtes africains. Pour info, l’étrangeté microbiotique des Hadzas est aussi abordée dans le documentaire « Microbiote, les fabuleux pouvoirs du ventre » que vient de diffuser la chaîne Arte. Dans ce film, les réalisateurs expliquent très bien le rôle central des intestins, l’importance d’une alimentation riche en fibres végétales et l’avenir prometteur des thérapies par greffe fécale.  Ils soulignent également la nocivité de certains additifs industriels, l’inconvénient majeur des césariennes et  l’effet désastreux des cures d’antibiotiques. Petit bémol : le docu ne fait aucune mention de l’action positive du sport et du jeûne alors que Thierry de Lestrade est aussi l’auteur d’un  excellent documentaire sur ce deuxième sujet. Je recommande cependant cette œuvre télévisée à tous les nareux et à toutes les nareuses : au lieu de flipper devant une saleté toute relative, ces biophobes impénitents devraient davantage se préoccuper de leur jardin bactérien intérieur  et lui procurer une biodiversité supérieure. La richesse et l’équilibre de la flore intestinale sont des clés de santé bien plus essentielles que l’efficacité d’un lave-vaisselle…. 

Le dépistage émotionnel, c’est parti !

portrait de Yves RasirDans le Néosanté d’octobre, nous avons interviewé le Dr Bernard Duperray à l’occasion de la sortie de son livre « Dépistage du cancer du sein : la grande illusion ». (Éditions Thierry Souccar). Ce médecin-radiologue a consacré ses 41 ans de carrière au diagnostic des tumeurs mammaires et fut l’un des premiers,  au début des années 70, à employer la mammographie pour mieux les détecter. À cette époque, il était enthousiasmé par cette nouvelle technique radiologique et il ne doutait pas que ce grand progrès allait révolutionner la prise en charge de la maladie. Mais après  avoir activement contribué aux campagnes de dépistage,  examiné plus de 200.000 clichés et diagnostiqué des milliers de cancers du sein,  il en est complètement revenu et ne croit plus du tout à l’avantage de leur repérage précoce systématique. Dans son ouvrage, il constate que le dépistage généralisé n’a pas atteint son objectif puisqu’il n’a pas permis de faire baisser la mortalité. Même si quelques femmes ont pu en tirer bénéfice individuellement, il n’a pas eu de résultats positifs à l’échelle de la population et il a même engendré des effets néfastes en  conduisant à médicaliser et à « sur-traiter » des millions de patientes dont la mini-tumeur n’aurait jamais évolué.  « Contrairement à ce que le public a été amené à croire, le dépistage de masse organisé est non seulement inutile mais délétère » écrit celui qui enseigne encore à la faculté de médecine Paris-Descartes.  Dans son brûlot,  Bernard Duperray confie que sa désillusion l’a également poussé à remettre en cause sa conception du cancer et à faire aveu d’ignorance sur les causes réelles de son apparition et de son développement. Pour lui, la cancérologie n’est pas plus avancée que du temps d’Hippocrate  et ce dernier avait au moins le mérite  de déconseiller l’interventionnisme médical ! Croyez-vous que ce pavé de papier a  agité la mare médiatique ?  Que nenni : à part une séquence sur France Info et l’un ou l’autre articulet discret, la presse  l’a superbement  snobé ! Il est vrai que celle-ci était bien trop occupée à relayer complaisamment la propagande d’Octobre Rose …
 
Moi, c’est le genre d’omerta qui a tendance à me mettre hors de moi. Je fulmine en pensant que ce brave homme très compétent et trop honnête est privé de l’audience qu’il devrait recueillir. En France et ailleurs, une foule de femmes n’aura pas eu accès à l’information leur permettant de fuir l’examen mammographique et d’éviter ainsi le saccage de leur santé à grands coups de bistouri ou de thérapies débilitantes. Il faudrait introduire dans le code pénal le délit de non-assistance journalistique à personne en danger ! Un que le silence des médias indispose aussi, c’est le Dr Julien Drouin, ce médecin marseillais qui a été radié par l’Ordre et  dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises, notamment lors de la publication de son livre « Cancer : et si nos émotions pouvaient nous guérir ?» (Guy Trédaniel éditeur). Mais contrairement à moi, Julien ne se laisse pas aller à l’agacement et il le surmonte immédiatement en imaginant de nouvelles manières de changer les regards et d’ouvrir les consciences. Sa dernière trouvaille ?  Le lancement d’une vaste campagne de « dépistage émotionnel » ! Via son blog, l’ex-médecin devenu psychothérapeute a en effet tenu le raisonnement suivant : puisque le dépistage continue à faire recette malgré ses graves inconvénients, inventons-lui un concurrent inoffensif et capable, celui-là, de vraiment prévenir le cancer en détectant à temps les émotions pathogènes, les blessures émotionnelles du sein ! L’idée est d’inciter les femmes de tous âges à ne plus ruminer leur vécu négatif (peur, colère, tristesse, rancœur, culpabilité, etc.)  et à venir  le partager  dans des groupes de parole. Puis, avec l’aide d’accompagnateurs certifiés et de méthodes éprouvées (méditation, EFT,  psychologie énergétique, théâtre, danse…), de libérer  le stress accumulé et d’apprendre à  mieux gérer les conflits existentiels pouvant mener au cancer du sein. Baptisée « Octobre -Arc en ciel »,cette opération durera cependant toute l’année et devra son succès au seul bouche à oreille. Intéressée ? Sur  cette page de son site, Julien Drouin explique comment participer aux  premières journées de sensibilisation et comment poser les premiers gestes préventifs. 
 
Mieux vaut prévenir que guérir, on est bien d’accord. Mais si la maladie est déjà là ? Depuis de nombreuses années, – déjà lorsqu’il pratiquait en clinique psychiatrique à Marseille-   et surtout depuis que sa hiérarchie l’a obligé à rendre son stéthoscope, le Dr Drouin (je l’appelle « Docteur » car sa radiation ne lui fait pas perdre son diplôme) s’intéresse aussi au phénomène des rémissions spontanées,  au mystère  de ces guérisons inexpliquées qui se produisent en l’absence de traitement et/ou alors que tout espoir semble perdu. Par exemple, il avait lu avant tout le monde l’ouvrage de Kelly A. Turner, cette scientifique américaine qui a enquêté chez  les survivants du cancer pour percer leurs secrets et dont nous avons présenté le livre « Rémission radicale » dans le Néosanté n° 64 (février 2017). Il collectionne lui aussi les récits de rescapé(e)s et les interroge pour essayer de comprendre l’itinéraire qui  leur a permis de s’en sortir. Il vient d’ailleurs de créer une chaîne télé, baptisée « Guérison TV »,spécialement conçue pour diffuser ces témoignages de guérison. Les quatre vidéos déjà en ligne relatent les rémissions d’un cancer de la prostate, d’un cancer du sein, d’un cancer de l’utérus et même d’un cancer du foie de stade 4. Des cas exceptionnels ?  Julien pense au contraire que toute blessure émotionnelle peut se cicatriser  et qu’il est possible de « provoquer » les rémissions spontanées en introduisant toute une série de changements dans son mode de vie, et principalement dans sa façon de gérer les émotions. Il a rassemblé tous ces facteurs favorisant la guérison et en  a fait un cours en ligne de 7 modules  accessible ici . L’accès à cette formation est payant  mais le prix me semble modique en regard de son contenu et  il est bien normal que l’ancien médecin puisse continuer à vivre de son travail.  Pour ma part, je le remercie d’avoir balayé ma colère noire provoquée par la désinformation d’Octobre Rose et le dédain médiatique envers le  Dr Duperray, avec son idée géniale de « Journées arc-en-ciel » dédiée au « dépistage émotionnel ». Une graine a été semée et je me réjouis de la voir germer !

Traversée d’une uvéite

portrait de Yves Rasir La semaine dernière, je vous confiais que ma condition physique n’était pas pour me déplaire. Mais ça ne veut pas dire que je ne tombe jamais malade ! L’état de forme et le niveau de vitalité pèsent assez peu lorsqu’un stress aigu et imprévu  vous prend totalement au dépourvu. Le terrain le plus sain n’est pas rien, mais n’est grand-chose  non plus si un conflit psycho-émotionnel intense est vécu dans le déni et le silence. La somatisation est d’autant plus probable qu’un sentiment de culpabilité s’ajoute à ce contexte pathogène. Comme tout le monde, il m’arrive de vivre de telles situations et de connaître des pépins de santé. Dans mes infolettres, je vous ai notamment déjà raconté comment j’avais développé un capsulite rétractile et traversé une phlébite . Aujourd’hui, laissez-moi vous relater mon expérience de l’uvéite,  une inflammation de l’œil qui atteint l’uvée, c’est-à-dire sa partie centrale comprenant l’iris, la choroïde et le corps ciliaire. 
 
Mes symptômes sont apparus  dans la journée du 30 septembre : sans raison apparente puisque je n’avais  pas de poussière dans l’œil ni de réaction allergique, mon œil droit s’est injecté de sang et est devenu tout rouge. Pas rose de fatigue, non,  mais bien rouge vif, façon zombie de film d’épouvante. De prime abord, j’ai  pensé à une banale conjonctivite et j’ai attendu deux jours que cela passe. Comme vous le savez, je suis un adepte de la « médecine expectante » et je ne me précipite jamais chez mon médecin traitant, ce qui assez facile puisque je n’en ai pas. Le surlendemain, mon œil était toujours aussi rouge, ma vision était légèrement brouillée et un lancement se produisait lorsque, effectuant un exercice de yoga oculaire, je me forçais à loucher vers la gauche. Une petite douleur sourde faisait également la navette entre mon arcade et mon cerveau préfrontal. Histoire d’obtenir un diagnostic précis, j’ai pris rendez-vous chez un ophtalmologue, lequel ne pouvait cependant pas me recevoir avant 10 jours. Qu’à cela ne tienne, j’ai consulté le Dr Internet en surfant sur plusieurs sites médicaux sérieux. Sur base de l’ensemble des signes cliniques, j’en ai conclu que je souffrais peut-être d’une kératite (inflammation de la cornée) ou, plus probablement, d’une uvéite. Les causes ? La médecine classique pédale évidemment dans la semoule et attribue à cette maladie toutes sortes d’origines possibles :  infectieuse (virus, bactérie, champignon..), auto-immune, rhumatismale, tumorale, et j’en passe. Pour l’explication « infection »,  on vous expose sans fard que l’uvéite peut-être un symptôme  associé à la  tuberculose, à la toxoplasmose, à la syphilis ou au sida. Le traitement ? Évidemment symptomatique et tablant sur les antibiotiques et/ou la cortisone à haute dose. Comme il se doit, le web médical vous avertit que l’absence de soins peut entraîner un grave danger pour la vue (cataracte, glaucome…) et même vous la coûter en vous rendant aveugle. Bigre !
 
Comme vous vous en doutez, ce n’est pas vraiment le genre d’avertissement qui m’impressionne. La médecine nouvelle du Dr Hamer ne m’a pas seulement…. ouvert les yeux sur la genèse psychique des maladies mais m’a également appris, grâce à sa deuxième « loi biologique », que celles-ci évoluaient en deux phases.  Or les symptômes apparaissent généralement lors de la deuxième, celle qui succède à la résolution du conflit causal et qu’on appelle  la « phase de réparation ». Les manifestations inflammatoires sont typiques de ce mécanisme réparateur.  Si on ne « retombe pas dans le conflit », autrement dit si le même genre de stress mal vécu ne vient pas inverser le processus, on arrive naturellement à l’auto-guérison  sans l’aide d’aucune médication. Au contraire, l’interférence d’un traitement allopathique peut facilement gâcher le travail de la nature et contribuer à l’installation chronique de la pathologie. C’est donc avec beaucoup de sérénité que j’ai décidé de… voir venir et d’attendre l’extinction  spontanée de l’inflammation, tout en cherchant l’origine conflictuelle du trouble afin de conjurer une éventuelle récidive. En guise d’enquête, j’ai successivement ouvert les livres de  Christian Flèche (1),Jean-Claude Fajeau (2) et Bernard Tihon (3)dans leurs chapitres consacrés à l’uvéite. Ce dernier auteur renvoie au Dictionnaire des Codes Biologiques des Maladies, où sont énumérées toutes les interprétations, par le Dr Claude Sabbah, de toutes les formes d’uvéite, avec leurs tonalités conflictuelles particulières. Ne sachant pas quelle était la mienne, j’étais cependant bien en peine de faire le tri entre les pistes de décodage. Ce n’est pas grave car il existe bien entendu un « invariant biologique » à  tous les types de dysfonctionnements oculaires : pour comprendre ce qui m’arrivait, il me suffisait de me remémorer le stress visuel  subi dans les jours ou les semaines ayant précédé le rougissement de mon œil droit.
 
Mon franc est tombé assez rapidement. Le 21 septembre,  soit neuf jours avant les signes visibles d’inflammation, j’ai eu  en effet eu sous les yeux « quelque chose que  je ne voulais pas voir » et qui m’a fait très peur.  Je revenais du foot avec un de mes équipiers et nous étions engagés dans une conversation animée qui m’a valu un moment de distraction à l’approche d’un passage pour piétons. Alors que je regardais à droite si une voiture n’allait pas me brûler la priorité, une jeune fille en trottinette électrique a déboulé de la gauche sur le passage clouté. Si mon passager n’avait pas crié « attention » et si je n’avais pas sauté sur mes freins, j’aurais certainement percuté cette adolescente écervelée.  Je ne vous dis pas la frayeur et surtout la rumination qui fut la mienne pendant de longues minutes : je n’aurais sans doute pas tué la conductrice de l’engin mais j’aurais pu la blesser gravement. La vision imaginaire de son corps brisé et ensanglanté m’a rétrospectivement angoissé et terriblement culpabilisé. D’autant qu’en cas d’accident avec dommage corporel, la police m’aurait fait passer l’alcotest et y aurait trouvé trace des deux-trois bières de la  3ème mi-temps. J’étais bon pour le retrait de permis et les poursuites pénales, voire pour un séjour en prison ! Comme je n’étais pas fier du tout d’avoir frôlé la correctionnelle, j’ai gardé ça pour moi et je n’ai pas relaté l’épisode à mes proches. Il y  avait  donc bien, à la fois, choc émotionnel par le canal visuel et mutisme de ma part.  Mon uvéite en était clairement la conséquence curative.    
 
Pour en avoir la preuve, il suffisait simplement d’attendre encore un peu. La médecine nouvelle a ceci de « magique » qu’elle permet effectivement de prédire la fin  des troubles  provoqués par des conflits correctement identifiés. Avec ses deux phases, la maladie évolue en courbe sinusoïdale dont le point zéro central correspond à la résolution du conflit.  Le délai entre le choc et l’apparition des premiers symptômes est sensiblement, voire mathématiquement égal à celui qui sépare ces symptômes initiaux de leur disparition.  Autrement dit, dans mon cas, mon œil devait être guéri neuf jours après qu’il ait viré au rouge et commencé à me faire mal. C’est précisément ce qui s’est passé et le matin du 9 octobre, mon blanc de l’œil avait retrouvé sa teinte normale. Plus de douleur non plus en le faisant bouger vers la gauche, vers cet angle mort d’où avait surgi la vision d’horreur de la jeune fille sur son deux-roues motorisé. Comme il n’y avait pas de feu rouge à ce carrefour, on peut dire que je en ai symboliquement allumé un  dans l’œil coupablement tourné vers la droite au lieu de regarder devant lui. Ainsi se termine le récit de ma traversée d’une (très probable) uvéite car j’ai annulé le rendez-vous avec le spécialiste : je ne vois pas ce que cet expert aurait pu faire, à part me trouver un  éventuel reliquat d’infection ponctuant ma guérison. Et je me voyais mal lui expliquer mon cheminement auto-thérapeutique tout en courant le risque d’être catalogué sidéen ou syphilitique….

Le secret de ma condition physique

portrait de Yves RasirSamedi dernier, après mon match de football hebdomadaire, un de mes équipiers m’a demandé si je m’entrainais beaucoup pendant la semaine pour afficher une telle condition physique. Sans me vanter, c’est vrai que je cours beaucoup sur un terrain et que du haut de mes 59 balais, je prends souvent l’ascendant sur des vétérans à peine quadragénaires dont je pourrais être le père. Je  ne suis pas le lapin Duracell mais je parviens à rester en mouvement durant une bonne partie de la rencontre tout en multipliant les sprints pour récupérer le ballon ou foncer à l’attaque.  La tête de mon  partenaire de club lorsque je lui ai répondu  que je ne foutais rien de la semaine, à part un peu de stretching,  trois minutes de gainage, un tennis de temps à autre et une partie de mini-foot deux fois par mois avec quelques copains !  Pour lui, qui s’adonne quotidiennement au jogging et fréquente une salle de fitness,  une telle parcimonie de dépense physique confine à l’oisiveté  et mes quelques activités sportives ne pouvaient pas expliquer mon état de forme pour le « grand foot » du samedi. Il avait bien raison d’être dubitatif car je ne lui avais pas tout dit…
 
D’abord, je ne lui ai pas révélé les quelques « trucs de santé » que je vous ai divulgués dans plusieurs infolettres durant l’année 2017. L’air de rien, je pense que des rituels journaliers comme l’automassage ventral, l’hygiène nasale, la suspension ou la posture yogique du sapin participent de ma bonne énergie vitale. Ensuite, je ne lui ai pas signalé que mon organisme était probablement moins encrassé que le sien du fait de mon régime alimentaire particulier, de type paléo-cétogène avec exclusion quasi-totale des produits laitiers et des céréales à gluten. La troisième mi-temps n’est pas faite pour s’embarquer dans un cours de nutrition qui demanderait de longues explications. Enfin, je lui ai caché que mon regain de vitalité à l’approche de la soixantaine trouvait peut-être sa source dans les exercices respiratoires auxquels je m’astreins depuis bientôt un an, et particulièrement dans celui de la « rétention du souffle à poumons vides ». Rebaptisée « respiration intermittente », cette technique ancestrale consiste à se mettre en apnée jusqu’à l’hypoxie, celle-ci débouchant paradoxalement sur une meilleure oxygénation cellulaire  (*) . C’est un peu au système pulmonaire ce que le jeûne est à l’appareil digestif : un moyen inouï et gratuit de se régénérer le corps et l’esprit. Je n’ai pas trouvé le temps cette année de rédiger le dossier que je mijote sur ce sujet mais je me promets de le faire en 2020. L’année prochaine, je compte aussi inaugurer dans Néosanté une nouvelle rubrique entièrement consacrée à la respiration et qui sera tenue par un médecin français très calé en la matière. Normalement, le mensuel commencera dès janvier à vous révéler comment vous pouvez améliorer nettement votre santé rien qu’en respirant autrement ! 
 
À mon pote footballeur, j’ai donc dissimulé quelques pans de mon mode de vie pouvant expliquer mon épatante condition physique. En revanche, je lui ai confié ma conviction que la course à pied n’est pas si bonne que ça pour entretenir la sienne. Déjà, le sort funeste du premier marathonien devrait lui revenir en mémoire : si la légende raconte que le messager grec parti de Marathon à Athènes pour  annoncer la victoire contre les Perses en 490 avant J-C s’est écroulé en arrivant, ça veut dire que les Anciens n’ignoraient pas les inconvénients inhérents à ce qu’on appelle aujourd’hui le « running ». Autant savoir également que l’inventeur  contemporain du jogging,  l’américain James Fuller Fixx, est mort à 52 ans d’une crise cardiaque, ce qui en dit long sur les effets pervers de la course de fond. Courir longtemps à même allure épuise progressivement les surrénales et habitue le cœur à battre au même rythme, lui qui a besoin au contraire de varier le tempo pour se renforcer. La variabilité est l’une des voies d’accès à l’antifragilité, pour ceux qui ont lu le passionnant dossier explorant cette notion  dans le Néosanté N° 75 de  février 2018. Certes, nos ancêtres chasseurs-cueilleurs pouvaient parcourir de longues distances pour pister le gibier convoité, mais ils le faisaient vraisemblablement en trottinant avant de fondre sur leurs proies comme Usain Bolt sur une ligne d’arrivée. Génétiquement, l’être humain n’est pas programmé pour jogger tranquillement mais pour alterner la marche, le trot et le galop. Or c’est précisément ce que la médecine du sport a (re)découvert depuis la fin du siècle dernier : pour améliorer leurs performances, les sportifs ont intérêt à « fractionner » leur entrainement et à opter pour l’alternance entre efforts intenses et plages de récupération.
 
Si cela vous intéresse, sachez que je vais précisément consacrer ma rubrique « Zoom » du Néosanté de novembre à ce que les Américains appellent The High Intensity Interval Training( HIIT) ou  « l’entraînement fractionné de haute intensité »  en bon français. Dans cet article, je parlerai notamment d’une étude écossaise qui vient de montrer que des personnes âgées hypertendues retrouvaient une tension artérielle normale avec seulement 20 minutes de vélo… en dix semaines. J’y évoquerai également une étude canadienne ayant comparé des jeunes hommes pédalant à allure moyenne durant 50 minutes et d’autres qui sprintaient trois fois 20 secondes : les deux méthodes d’entraînement ont  donné des résultats équivalents et ont permis aux participants de bonifier leur capacité respiratoire, leur réponse insulinique et leur activité enzymatique musculaire, soit trois indicateurs d’un meilleur état de santé. Il est donc scientifiquement prouvé que le « sport express » peut faire merveille et que quelques fugaces efforts intensifs peuvent avantageusement remplacer de longues séances d’exercice modéré. Après avoir suggéré à mon équipier de lire ce futur papier, je lui ai alors dévoilé ce que je considère comme le principal secret de mon dynamisme footballistique : chaque jour ou presque, je me fais mon petit HIIT personnel…
 
Vous savez que le matin, je rejoins mon bureau à pieds en compagnie de mon chien Lucky.  Une promenade de 20 minutes, c’est déjà ça de pris. Mais ce que vous ignorez sans doute, c’est que je reviens le soir sans lui car une de mes filles ou mon épouse vient le rechercher vers 16 h pour sa deuxième balade quotidienne. Sur le trajet de retour, je fractionne ma marche rapide sur le trottoir avec plusieurs sprints d’une centaine de mètres où je me donne à fond, en gardant la bouche fermée pour ne pas ruiner mes exercices d’hypoventilation. Le vendredi, je me force même à sprinter les narines bouchées, comme le font les athlètes bien informés pour optimiser l’oxygénation de leurs mitochondries. Certains passants doivent me prendre pour un dingue ou pour un voleur en fuite, mais je m’en fiche parce que ça me fait clairement du bien et que c’est devenu ma drogue.  Sans bien sûr lui garantir que ce dopage naturel est la clé de ma bonne forme du samedi, ni qu’il aurait le même effet sur lui, j’ai incité mon ami footeux à laisser tomber  le jogging et la salle pour exploiter les avantages de l’Interval training. Il m’a promis d’essayer et de me donner ses impressions. Je vous tiendrai au courant et je vous demande de faire pareil si vous  testez le truc de votre côté. Si ça se trouve, on va peut-être populariser ensemble un magnifique outil de santé et de vitalité réservé pour l’heure à une élite sportive…

Quid de la nouvelle affaire Joyeux ?

portrait de Yves Rasir Ils n’attendaient que ça !  Comme une meute de loups affamés, les médias de masse se sont rués sur la nouvelle « affaire Joyeux » et en ont fait leurs choux gras. Presse écrite et chaînes de télé ne se sont pas privées  de dénigrer le célèbre professeur qu’elles avaient déjà décrié pour ses critiques envers certains vaccins obligatoires contenant de l’aluminium. Si vous avez manqué ce nouvel épisode de la série « haro sur la santé naturelle »,  voici de quoi il s’agit : avec son grand ami Jean-Bernard Fourtillan, comme lui ancien professeur de médecine, Henri Joyeux a mis sur pied une expérimentation  consistant à administrer deux hormones à des patients  atteints de la maladie d’Alzheimer,  de la maladie de Parkinson ou d’autres pathologies neurologiques. Le but était de vérifier si l’association des molécules parvenait à réguler le sommeil des malades et, par ricochet, à améliorer leurs autres symptômes. Comme ce produit devait être diffusé sous forme de patchs pendant la nuit, les volontaires étaient priés de séjourner brièvement dans une abbaye et de participer aux frais de l’expérience, voire  de la financer généreusement si leurs moyens le permettaient. Informée de ce qu’elle assimile à un « essai clinique sauvage et illégal », l’Agence française du médicament (ANSM) y a mis fin immédiatement pour « atteinte grave au code pénal  et au code de la santé publique ».  Les 350 participants à cette  étude clandestine ont été sommésde ne plus utiliser les patchs, de consulter rapidement leur médecin traitant et de réaliser urgemment un bilan de santé. La Justice a été saisie et la ministre de la Santé Agnès Buzyn a déjà promis des « sanctions et des poursuites ». 
 
Que penser de ce ramdam politico-médiatique ? Chacun son avis, mais je pense personnellement qu’il s’agit d’un ouragan dans une pipette d’eau. Certes, il semble bien que le test réalisé par le tandem Joyeux-Fourtillan puisse être qualifié d’étude clinique et que son protocole ait été établi au mépris des règles en vigueur. En dépit de leurs dénégations et de l’invocation d’une « erreur de langage », le chirurgien-cancérologue et son ami chimiste-phamacologue ont bel et bien tenté d’évaluer l’action d’une substance chez des « cobayes » humains, avec la circonstance aggravante que certains d’entre eux n’étaient peut-être pas pleinement conscients et consentants. Cependant, il y a tout lieu de penser que le « remède » en question – en l’occurrence deux hormones secrétées naturellement par l’organisme et que d’autres pays rangeraient probablement dans la catégorie des compléments alimentaires  – ne présente absolument aucun danger pour la santé. D’ailleurs, les autorités  se sont contentées d’affirmer qu’un « risque n’était pas exclu »  en se gardant bien de préciser quels effets néfastes pouvaient être redoutés. Interrogé en 2016 suite à un article où Henri Joyeux annonçait son projet,  le Pr Philippe Damier, vice-président du comité scientifique de l’Association France Parkinson, avait fait part de son scepticisme et de sa franche hostilité mais avait déclaré que le cocktail envisagé ne serait « vraisemblablement pas dangereux. » La valentonine et le 6-méthoxy-harmalan – ce sont les dénominations des deux composants – sont en effet des dérivés de la mélatonine, hormone présente dans tous les organismes vivants et déjà largement employée comme aide à l’endormissement. De toute évidence, les expérimentateurs n’ont donc pas joué avec le feu alors que l’enjeu – mieux traiter deux affreuses maladies incurables – en vaut incontestablement la chandelle. Quand bien même une fin honorable ne peut justifier des moyens qui le sont moins, la répression déclenchée par l’ANSM et la ministre de la Santé est totalement disproportionnée. Cette dernière s’est fendue d’une réaction où elle se disait « effondrée et horrifiée » alors même que s’ouvrait le procès du Médiator, médicament horriblement toxique celui-là et à l’origine de centaines de morts et de milliers d’hospitalisations. Par ses paroles indécemment excessives, Agnès Buzyn a quasiment craché sur les tombes de ces victimes pour lesquelles elle n’a jamais manifesté la moindre compassion. On peut reprocher beaucoup de choses au duo Joyeux-Fortillan, mais il est ignoble de réagir comme si on venait de découvrir deux émules de Joseph Mengele commettant des crimes épouvantables contre l’humanité. En tant que fille de déporté, Mme Buzyn aurait pu raison garder. 
 
Ce qui me choque encore plus que cette manœuvre de diversion permettant au gouvernement et  à l’Agence du médicament de se refaire une vertu (cette dernière est inculpée également pour blessures et homicides involontaires dans le dossier Médiator),  c’est que les cris d’orfraie et les appels à punition étouffent complètement les questions de fond soulevées par ce pseudo-scandale : oui ou non le professeur Fourtillan a-t-il fait une découverte majeure en décrivant la valentonine ? Est-il scientifiquement plausible que cette sécrétion émanant de la glande pinéale soit la vraie « hormone du sommeil » ? Et l’hypothèse selon laquelle une complémentation pourrait également soigner les maladies neurologiques tient-elle la route ?  Depuis de nombreuses années, la science soupçonne un lien entre le déficit en mélatonine et l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Pas plus tard que la semaine dernière, une nouvelle méta-analyse a confirmé  que  la dégénérescence cérébrale  était synonyme de perturbation des rythmes biologiques. Mieux : plusieurs des études cliniques analysées  indiquent que la mélatonine améliore le sommeil des patients et peut constituer un outil thérapeutique intéressant pour les troubles cognitifs et les premiers stades de la démence. Puisque Jean-Bernard Fourtillan soutient que deux autres hormones auraient un effet positif beaucoup plus prononcé, ne serait-il pas  important de l’écouter et de se pencher sur ses travaux ? Ceux-ci n’ont pas été publiés dans des revues à comité de lecture mais ils ont fait l’objet, en 2015,  d’une communication à l’Académie française de Pharmacie. Dans une vidéo d’une heure tournée en 2016 et postée sur Youtube, Joyeux interroge Fourtillan qui expose en détail ses recherches et les fruits qu’il en attend. Je ne suis pas biochimiste,  mais ses explications me paraissent à la fois cohérentes et convaincantes. Le minimum, me semble-t-il, serait que les pouvoirs publics s’emparent du message et cherchent à le vérifier au lieu de fusiller les messagers ! 
 
 
Un  passage de l’interview me semble particulièrement interpellant : celui où les deux comparses forment le vœuque leur patch fasse beaucoup mieux que les benzodiazépines en procurant un sommeil réparateur. À les entendre, cette classe de  somnifères anxiolytiques, surconsommés malgré leurs graves effets secondaires, pourrait   être avantageusement remplacée par un produit naturel, inoffensif et peu coûteux. C’est  un espoir énorme et c’est une perspective encore plus enthousiasmante que celle de mieux soigner les dysfonctions neuronales. Mais c’est aussi, vous l’aurez compris, une immense menace pour une des plus grosses poules aux œufs d’or de Big Pharma. Si elle veut prouver  que la « nouvelle affaire Joyeux » n’est pas montée en épingle, voire montée de toutes pièces,  pour protéger les intérêts de son industrie pharmaceutique, la France sait ce qui lui reste à faire : la lumière sur l’existence et les vertus réelles  de la valentonine. Au lieu de lyncher les dissidents  que leur désignent les instances étatiques, les médias pourraient également mener l’enquête et susciter le débat médico-scientifique.   Dès lors que la controverse sera tranchée, on saura si l’ « essai clinique sauvage » valait la peine d’être tenté et si les foudres de la justice se seront abattues injustement. En tout état de cause, je trouve indigne que des instances censées promouvoir la santé torpillent, par leur légalisme intransigeant et sous le prétexte d’une improbable dangerosité, une initiative potentiellement porteuse d’un grand progrès sanitaire. Ce n’est pas demain la veille que pareille sévérité sera appliquée aux firmes  pharmafieuses parvenant à commercialiser légalement de nombreuses drogues délétères …

Mon avis sur Beljanski

portrait de Yves Rasir Réagissant à ma lettre de la semaine dernière,  certains d’entre vous se sont étonnés que je ne me range pas spontanément parmi les ardents défenseurs de  Mirko Beljanski, ce biologiste controversé dont la fille Sylvie cherche aujourd’hui à réhabiliter la mémoire et à faire reconnaître les découvertes « dont la France n’a pas voulu ».  Cet étonnement m’étonne à mon tour et me laisse penser que je ne suis pas suffisamment explicite et nuancé dans l’expression de mes opinions. Permettez-moi donc d’étayer mon point de vue et d’apporter trois réflexions supplémentaires. Primo, il ne fait pas de doute à mes yeux que Beljanski était un savant de premier plan, précurseur dans  la découverte du rôle de l’ARN et à ce titre pionnier de l’épigénétique. Avec ses 133 publications scientifiques et l’invention de son « oncontest »,  dont le principe de détection sanguine est aujourd’hui récupéré par d’autres chercheurs, l’ancien collaborateur de l’Institut Pasteur mériterait tous les honneurs de la médecine académique française au lieu de figurer au palmarès de ses pestiférés. Secundo,  je suis tout aussi persuadé que ce brillant défricheur du vivant a été très injustement persécuté. Même si  la commercialisation  de ses produits anticancéreux  constituaient  bel  et bien un « exercice illégal de la pharmacie », la répression qui s’est abattue sur lui et son équipe au début des années 90 est totalement injustifiable puisque personne n’a jamais déposé plainte à son encontre et que des centaines de malades ont même témoigné en sa faveur. Pour moi, la liberté thérapeutique implique que le patient devrait toujours avoir le choix de se soigner comme il l’entend, qu’importe si la méthode et le praticien n’agréent pas les autorités de santé. 
 
A posteriori, je pense que  Beljanski représentait une sérieuse menace pour le business du cancer (ainsi que pour celui du sida) et que les grandes firmes pharmaceutiques ont intrigué pour le mettre hors d’état de nuire à leurs intérêts. Impossible d’analyser autrement la violence et  l’acharnement avec lesquels les gens de pouvoir ont détruit la réputation de cet homme et ont obligé sa famille à s’exiler après avoir anéanti  la possibilité de poursuivre ses activités. Sylvie Beljanski a bien raison de nous rappeler cette honteuse affaire et de rendre hommage à son père,  victime d’une véritable chasse aux sorcières. Ceci dit, et c’est la troisième réflexion que je voulais vous partager, je ne pense pas que le martyr puisse être qualifié d’hérétique. Ni que ses produits représentent une réelle alternative thérapeutique. Beljanskihimself considérait ses « remèdes » comme des traitements complémentaires aux protocoles classiques, dont il n’a jamais remis en cause la logique purement allopathique. Certes moins toxiques pour les cellules saines, les plantes  entrant dans la composition de ses potions font office d’armes d’appoint à la guerre (chimique, hormonale et/ou nucléaire) déclarée au cancer mais ne sont pas destinées à  en traiter ses causes. Son produit immunostimulant  à base d’ARN bactérien a pour fonction de faire mieux supporter les lourds bombardements anti-tumoraux  mais n’ambitionne pas non plus de s’y substituer. Bref, Beljanski n’était nullement un dissident de l’oncologie et son regard sur la maladie était parfaitement conforme à la vision conventionnelle. Les recherches entreprises aux États-Unis sous l’impulsion de son épouse Monique ne sont  pas davantage de nature à soulever l’enthousiasme : elles visent toutes à débusquer un éventuel effet antimitotique sans s’écarter du modèle dominant du crabe diabolique à combattre et abattre.  Si elles montrent que les  produits Beljanski inhibent les cellules cancéreuses cultivées en éprouvette et réduisent la taille des tumeurs in vivo, les études américaines peinent à confirmer une utilité clinique et un quelconque pouvoir curatif. Rien de très convaincant là-dedans, à mon avis. 
 
Pour m’inciter à en changer, un lecteur bien intentionné m’a envoyé l’enregistrement d’une émission radio remontant à 1996 et mettant en présence trois des plus vibrants sympathisants de Mirko Beljanski, disant tous les trois avoir bénéficié de ses traitements contre le cancer ou le sida . Vérification faite, il s’avère que le premier est décédé d’immunodéficience l’année suivante,  que le second a succombé à une embolie à seulement 58 ans et que le troisième, toujours en vie, souffrait d’un cancer de l’intestin relativement anodin et finalement traité par rayons et chimio. On ne peut pas vraiment dire que ce trio de plaideurs a justifié les espoirs par eux suscités ! Atteint lui-même en 96 d’une leucémie aiguë, Mirko Beljanski n’a pas été sauvé par sa pharmacopée. À l’époque, ses supporteurs ont affirmé qu’il lui devait deux brèves périodes de rémission. Mais après son décès, deux ans à peine après le diagnostic, la légende a circulé qu’il n’avait pas pu se soigner en raison de la saisie de ses stocks.  Tentative de réécrire l’histoire ? En tout cas, le cordonnier ne disposait pas de bonnes chaussures. Comme bien d’autres prétendants à la victoire contre le cancer, Beljanski fut terrassé par lui. Ce qui est sûr et qui saute aux yeux, c’est que le savant déchu a développé son affection de la moelle osseuse consécutivement aux attaques infamantes qu’il avait subies. Ses partisans et ses proches furent les premiers  à faire le lien entre sa  foudroyante maladie et le stress intense infligé par ses tourmenteurs qui l’on traité en criminel et lui ont envoyé les gendarmes pour fermer son labo.  Selon plusieurs sources, la vue de sa femme brutalisée et menottée devant sa fille alors âgée de 10 ans  l’avait littéralement tétanisé. Certains de ses amis sont allés jusqu’à parler d’un « assassinat psychique » perpétré par ses ennemis. J’adhère complètement à cette formule et  voilà, selon moi, le précieux legs de Mirko Beljanski : par sa maladie mortelle clairement imputable à des chocs émotionnels et par l’efficacité faible, sinon nulle, de ses produits, il a involontairement donné crédit à une médecine authentiquement nouvelle et naturelle. Je présume que vous voyez laquelle et je suppose que vous comprenez mieux pourquoi je lui accorde une telle primauté rédactionnelle…

Deux impasses et une issue

portrait de Yves RasirÀ l’heure d’écrire ces lignes,  je guette la sortie imminente d’un livre très attendu dans le milieu des médecines alternatives   « Gagner la lutte contre le cancer : la découverte dont la République n’a pas voulu ». Fera-t-il sensation ? Je crains malheureusement que non. Écrit par la fille de Mirko Beljanski, cet ouvrage entend démontrer que le brillant biologiste décédé il y a 20 ans a été injustement persécuté en France et que ses recherches sont aujourd’hui  validées dans des universités américaines. Je suis sceptique parce que j’ai connu à l’époque plusieurs médecins prescrivant les fameux « produits Beljanski » et n’obtenant guère de succès avec leurs patients cancéreux. Je suis sceptique également parce que le cas emblématique de François Mitterrand, soigné avec ces poudres à base de plantes, est indûment brandi comme  preuve de leur efficacité. Un cas clinique ne prouve rien et l’ex-président français a survécu onze années à un cancer de la prostate, ce qui est loin d’être rare. Enfin, je suis sceptique parce que le chercheur maudit a lui même succombé au cancer suite à ses condamnations ordinales et judiciaires.  Dans Néosanté, il nous est déjà arrivé d’évoquer les propriétés anticancéreuses de certaines substances naturelles, notamment l’armoise, la racine de pissenlit, la vitamine C ou le cannabis. Nous le ferons encore le mois prochain en publiant en ligne un article sur l’Aloe arborescens, une variété prometteuse d’aloès. Mais au grand jamais nous ne ferons miroiter que la phytothérapie pourra un jour faire aboutir « la guerre contre le cancer ». Cette approche belliqueuse et matérialiste nous semble vouée à l’échec puisque les vraies cause de la maladie sont invisibles pour les microscopes. D’ailleurs, l’actualité vient nous rappeler que les principes actifs végétaux peuvent très bien faire merveille in vitro et sur les animaux mais être inopérants chez l’être humain : comme vous le lirez dans le Néosanté d’octobre, les vertus prêtées au thé vert sont aujourd’hui contredites par les études épidémiologiques !

Tout comme la complémentation alimentaire, le changement de nourriture et la restriction de nourriture (autrement dit la pratique du jeûne) sont des méthodes qui, si elles peuvent aider à prévenir et contenir le cancer, n’en sont pas pour autant des remèdes absolus. Dans ses livres, le Dr Laurent Schwartz avance que la combinaison d’un régime cétogène et de quelques molécules naturelles  peut  faire reculer le crabe en oxygénant  les mitochondries (centrales énergétiques  de la cellule) et en modulant leur acidité.  Dans son dernier bouquin, le cancérologue en rupture de ban prétend même que cette « approche révolutionnaire de la médecine » pourrait augurer de la fin des maladies, rien que ça ! On cherchera pourtant en vain les références scientifiques justifiant d’allumer pareil espoir, le Dr Schwartz admettant lui-même  qu’il s’agit d’un pari personnel et non d’une théorie vérifiée. De plus, des chercheurs belges viennent de découvrir que la cellule cancéreuse ne se goinfre pas seulement de sucre mais aussi de graisse, ce qui sape quelque peu les  fondements de la thérapie cétogénique.  À la restriction glucidique, il faudrait ajouter un sévère rationnement lipidique pour obtenir des résultats probants. Or si le jeûne complet permet seulement de tenir le cancer en respect, on ne voit pas comment un régime quelconque pourrait suffire à le guérir. Ce n’est pas en affamant le corps qu’on va durablement  réparer les blessures de l’âme à l’origine des maux tumoraux. Ce sont elles qu’il faut cicatriser en priorité ! 

Si elles méritent une place dans la médecine oncologique, la phytothérapie et la nutrithérapie génèrent, à notre avis, un optimisme exagéré. Pour nous, ce sont des impasses qui montreront tôt ou tard leurs limites. Tant que le processus de cancérisation sera envisagé comme un mécanisme insensé et anarchique, toutes les médecines  feront chou blanc. Paradoxalement, c’est du côté de l’allopathie conventionnelle que des signaux encourageants se manifestent. Naguère, nous vous avons narré la spectaculaire conversion psychosomatique du Dr David Khayat.  À présent, c’est le renommé professeur Jean-Benjamin Stora qui fait son coming out : dans une interview à Medscape, ce médecin psychosomaticien vient de déclarer que, selon lui, « toutes les maladies sont psychosomatiques », à commencer par le cancer du sein dont il a  maintes fois constaté dans sa patientèle féminine qu’il succédait à un choc émotionnel.  Voilà un propos qui incitera peut-être d’autres médecins « classiques » à se pencher sur les racines psychiques du cancer. Mais à mes yeux, c’est du côté des détracteurs du dépistage que se situe la plus réjouissante disruption médicale. Dans l’interview qu’il nous a accordée et qui paraîtra dans le prochain numéro de notre mensuel, le Dr Bernard Duperray  ne se contente pas de dénoncer l’immense scandale de la mammographie systématique ne diminuant pas la mortalité globale et entraînant surdiagnostics angoissants et surtraitements mutilants. Le radiologue souligne que le naufrage du dépistage remet en cause le paradigme actuel et qu’il met en lumière le phénomène des rémissions spontanées.  Comprendre comment des malades guérissent du cancer sans recevoir de traitement et sans  rien changer à leurs habitudes de vie, c’est LE défi qu’il identifie comme urgent et primordial. Or la compréhension des guérisons inespérées  ouvrira immanquablement la porte à celle de la somatisation  des conflits existentiels. Telle est la vraie issue que Néosanté continuera de privilégier.

L’endomètre aime les grossesses

portrait de Yves RasirDes chercheurs danois ont entrepris d’explorer la relation entre les grossesses et le risque de cancer de l’endomètre, cette muqueuse qui recouvre la paroi interne de l’utérus et qui s’épaissit au début de chaque cycle menstruel en vue d’accueillir un éventuel embryon. Ils ont suivi 2,3 millions de Danoises de 1978 à 2014, période durant laquelle il y a eu 3,2 millions de naissances et 670.000 grossesses interrompues.  L’examen des données a indiqué une forte association entre la première grossesse et un moindre risque de cancer de l’endomètre, avec une protection supplémentaire à chaque grossesse. La réduction du risque était sensiblement égale pour les grossesses menées à terme et pour les grossesses interrompues.  Ni les facteurs socio-économiques, l’âge de la mère, l’obésité, la durée de la grossesse ou les fausses couches n’ont modifié les résultats de cette étude publiée dans le British Medical Journal : elle démontre indubitablement que le fait de tomber enceinte, surtout une première fois, protège puissamment la femme  contre le cancer gynécologique le plus fréquent en France.
 
Pour les chercheurs, ces constatations vont à l’encontre de l’hypothèse « œstrogènes »,  selon laquelle le risque de cancer de l’endomètre augmente avec le nombre d’années de menstruations (de la puberté à la ménopause) et diminue avec les années de grossesse et l’utilisation de contraceptifs oraux.  Les scientifiques penchent plutôt pour un mécanisme survenant dans les premières semaines suivant la conception, à savoir le triplement du taux de progestérone. C’est cette augmentation rapide du ratio progestérone/œstrogènes qui produirait l’effet protecteur. Il pourrait également s’agir d’une protection préalablement conférée  par la capacité à concevoir, autrement dit par la fertilité. Mais au-delà de ces postulats hormonaux, qu’est-ce qui explique que les femmes ayant porté un ou plusieurs enfants sont moins vulnérables que les autres ? Dans sa newsletter du 30 août, le Dr Olivier Soulier commente la recherche et apporte un éclairage très cru : tout organe qui ne sert pas est plus à risque de se cancériser.  C’est pourquoi les cancers de l’utérus et du sein sont plus fréquents chez les femmes privées de maternité comme les religieuses, ainsi que l’avait montré le Dr Michel Moirot dans ses travaux il y a 50 ans.  C’est  aussi  pour cette raison, avance le médecin lillois,  que le cancer du larynx frappe plus souvent dans les communautés monastiques imposant le silence et que  l’exceptionnel cancer de la verge est moins rare chez les moines s’astreignant à l’abstinence. Pour le Dr Soulier,  c’est  cette mutilation fonctionnelle volontaire qui fragilise un organe et c’est « l’inaccompli qui rend malade ».
 
L’étude danoise apporte effectivement du crédit à la lecture psychobiologique de l’endomètre. Destiné à la nidification de l’œuf, ce tissu est nécessairement réceptif au vécu relatif à la sexualité et à la procréation. Selon la médecine nouvelle du Dr Hamer, tout cancer est un « programme turbo » et celui de l’endomètre serait de rendre l’utérus plus apte à accueillir la vie. Une tumeur à cet endroit serait en quelque sorte un bébé symbolique,  la manifestation que la reproduction est impossible dans la réalité, ou trop conflictuelle pour aboutir. Pour l’endométriose, le conflit est  plutôt de ne pas pouvoir nidifier correctement,  au bon endroit. Selon la localisation  ectopique du tissu endométrique (ovaire, vessie, muscle utérin, etc…), le biodécodage permet d’appréhender les facettes du choc émotionnel et ses différentes tonalités, la principale étant évidemment la perte de chance reproductive. Avec cette étude mettant en lumière l’effet protecteur de la grossesse, il est encore plus évident  que l’endomètre est affecté  par les problématiques à répercussion conceptionnelle. Ce qui est troublant, c’est que la protection n’est pas diminuée par les avortements ou les fausses couches, comme si la seule fécondation de l’ovule et quelques semaines de couvaison suffisaient à apaiser la femme sur son aptitude à devenir mère. Comme si, pour Mère Nature,  l’accomplissement de la conception était plus important que son aboutissement procréatif. À méditer par celles et ceux qui sont enclin(e)s à banaliser les méthodes contraceptives et à mésestimer leur impact sanitaire….

Un autre livre oublié

portrait de Yves RasirQuand il a fait ses fabuleuses découvertes, et surtout la principale d’entre elles sur le sens biologique des maladies, le Dr Ryke Geerd Hamer a eu le grand tort de se poser lui-même sur un piédestal et de se vanter d’avoir tout compris avant tout le monde. Il fut effectivement un génial découvreur,  pionnier d’une toute nouvelle médecine, mais il aurait dû savoir que l’influence majeure du stress psycho-émotionnel dans la genèse des maladies n’était pas niée ni négligée  par l’ensemble de la profession médicale. Avant ou en même temps que lui, bien d’autres précurseurs avaient émis l’idée qu’une pathologie somatique peut très bien trouver sa source dans les tourments de l’âme et les blessures affectives. Passe encore que le médecin allemand ignorât les travaux anglo-saxons d’un Hans Selye ou d’un Carl Simonton.  Passe encore que les œuvres françaises de Michel Moirot ou Henri Laborit lui fussent inconnues. On peut aussi comprendre que le livre confidentiel du cancérologue belge Georges Ceulemans (« Le cancer pour qui, pourquoi, comment »)ne soit pas parvenu sur sa table de lecture. En revanche, on pige mal pourquoi le Dr Hamer a snobé l’apport immense de la psychanalyse, et singulièrement celui de Georg Walter Groddeck, qualifié par Freud d’« analyste incomparable ».  Allemand et médecin lui-aussi,  Groddeck a publié au début du XXesiècle plusieurs ouvrages attribuant au psychisme un rôle central  dans les dérèglements du corps. Dans « Le livre du Ça », il va même jusqu’à soutenir que cette énergie pulsionnelle inconsciente suscite la maladie à des fins de survie : une intuition hamérienne avant la lettre ! Ce n’est pas pour rien que dans ses  numéros 40 à 42, la revue Néosanté a publié une série d’articles  sur Georg Groddeck : constamment réédités par la prestigieuse maison Gallimard, ses ouvrages sont des briques fondatrices de la médecine du sens ! 

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Mais d’autres que lui mériteraient également d’être sortis de l’oubli. Au siècle dernier, la pensée matérialiste et mécaniste n’avait pas encore envahi les académies de médecine  et l’art de guérir pouvait sans honte envisager le patient dans sa globalité. Sans crainte d’être mis au ban ou envoyés au bûcher, de grands noms de la médecine pouvaient se permettre d’afficher leurs convictions psychosomatiques. En France, ce fut le cas du Dr Erich Stern (1889-1959) : psychiatre et psychopédagogue de grande réputation,  cet Allemand d’origine juive avait émigré à Paris  dans les années 30 pour fuir  le nazisme. De 1950 à 1956, il a travaillé à la faculté de médecine de la Sorbonne et fut chargé de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). C’est d’ailleurs à ce titre qu’il publie en 1955, aux éditions Payot,  son œuvre majeure : « Les conflits de la vie, causes des maladies ». Cet épais volume est préfacé par  le Dr Pierre de Graciansky,  médecin des hôpitaux de Paris et professeur à l’Académie de Médecine. Or que dit ce livre  devenu très rare et dont je me suis procuré difficilement un exemplaire ? Rien de moins que son titre, déjà sans équivoque, mais beaucoup plus aussi car il repose à la fois  sur la longue expérience clinique de son auteur et sur la littérature médicale de l’époque. « À notre époque, écrit précisément Erich Stern dans son avant-propos, on ne pourra guère nier que des facteurs psychiques, en particulier des facteurs affectifs, sont susceptibles d’influer dans une large mesure sur les processus somatiques ».  Et il ajoute un peu plus loin « qu’il n’existe actuellement aucun secteur de la médecine pour lequel le point de vue psycho-somatique n’ait son importance ».On peut difficilement être plus clair quant à son intention de montrer que toutes les maladies trouvent, au moins en partie, leur origine dans les conflits de la vie…
 
Et de fait : le corps de l’ouvrage consiste à en fournir, sinon les preuves,  du moins les plus sérieuses présomptions. Des maladies de l’enfance à celles de la vieillesse en passant par tous les troubles d’appareils (respiratoire, cardio-vasculaire, génital, gastro-intestinal, urinaire, nerveux,  endocrinien, etc.), le Dr Stern passe en revue la quasi-totalité des pathologies connues en son temps pour en affirmer la causalité psycho-émotionnelle,  se basant sur ses multiples observations et  les validant  par des données glanées chez d’autres auteurs. Plus fort encore : il consacre tout un chapitre aux « facteurs psychiques dans la tuberculose », chapitre qui est lui-même une synthèse actualisée de l’ouvrage « Psychologie du tuberculeux » publié par lui en 1925. Avec un aplomb qui laisse pantois,  le chercheur du CNRS prétend donc trente ans plus tard que cette maladie infectieuse entretemps « vaincue » par les antibiotiques ne se déclenche pas n’importe quand chez n’importe qui ! Mais on peut comprendre l’audace de Stern parce qu’il  ne se sent pas isolé et qu’il peut se référer  à  beaucoup d’autres travaux médicaux. Il cite par exemple un certain Pierre Delore, dont je n’ai pas retrouvé la biographie : « On sait notamment combien l’émotion, surtout si elle est violente, répétée ou prolongée , peut intervenir dans nombres de circonstances pathologiques : diabète, goitre exophtalmique, ictère, maladie de Raynaud, clochers hypertensifs, dermatoses (prurit, urticaire, œdème de Quinke, eczéma, psoriasis…), migraine, asthmes, accidents d’ordre anaphylactique divers…, à tel point que le choc émotif a pu être considéré comme antigène ».  Delore écrit en outre : « Il appartiendra à la médecine de rechercher si certaines maladies ne sont pas constituées déjà sur le plan psychique avant de l’être sur le plan physique, anatomo-clinique ».Parmi de nombreuses citations percutantes,  j’en épingle une autre : « Dans beaucoup de cas, l’apparition de la maladie est précédée d’un trouble de l’inconscient auquel elle se substitue plus ou moins complètement d’une manière métastasique. Il existe une sorte de suppléance entre les états psychiques et les états organiques ».Ce sont les propos d’un dénommé René Allendy, médecin et psychanalyste. Ou encore celle-ci : « les facteurs affectifs interviennent dans toutes les maladies et dans toutes les conditions ». Ce sont les mots de Pierre-Léon  Abrami, professeur de clinique médicale, lors d’une leçon inaugurale à la faculté de Médecine de Paris. Il y a près de 500  références bibliographiques dans « Les conflits de la vie causes des maladies »… 
 
En préambule de son œuvre, Erich Stern  rappelle que les médecins ont de tout temps reconnu que «  la vie émotive avait un rapport avec la maladie », mais que c’est seulement la « mécanisation de la médecine » qui a relégué cette évidence dans l’ombre. Et il assène : « La médecine nouvelle qu’on peut opposer à cette médecine mécanisée ne renonce à aucune des grandes découvertes techniques, bactériologiques, chimiques, etc…, mais elle proclame le droit de cité de la psychologie dans la médecine. Elle veut s’occuper de l’individu tout entier. » Comment ? Le médecin-chercheur décrit une consultation idéale à ses yeux : « Il ne suffit pas de connaître la constitution somatique du malade, il faut encore essayer de connaître ce que Meng appelle sa situation, c’est-à-dire ses relations avec son entourage, ses occupations, ses préoccupations, sa sexualité, sa tension intérieure, son sentimentde sécurité ou d’insécurité, les dangers qui le menacent et les difficultés qu’il voudrait éviter (…).   Dans chaque cas, il faut, en  plus de l’examen somatique, pratiquer un examen psychologique ; il faut observer la personnalité du malade, les troubles de sa vie affective, ses conflits.  Les racines les plus profondes de nombreuses maladies doivent être recherchées dans ce domaine. (…)».  On croirait lire du Hamer ou du Sabbah dans le texte ! Mais attendez, vous n’avez encore rien lu : bien avant le médecin allemand et son émule marseillais,  Stern a  perçu toute l’importance du ressenti émotionnel, comme en témoigne ce passage : « Si tous les êtres, les plus normaux et les plus sains ont leurs difficultés dans la vie, seule une partie d’entre eux tombe malade. Les déceptions, les échecs ne manquent à personne. Ce ne sont pas eux qui jouent le rôle fondamental dans la maladie ; plus important est de savoir comment le sujet y réagit (…) Ainsi apparaît l’importance de connaître l’histoire du sujet car de nombreux troubles ont leurs racines dans un passé lointain ». 
 
 Il y a plus de 60 ans,  le Dr Erich Stern avait donc jeté les bases du décodage psychobiologique  en conseillant aux thérapeutes de rechercher chez leurs patients  leurs conflits programmants, les événements conflictuels les ayant inconsciemment amenés à somatiser, et surtout le ressenti émotionnel généré par l’événement.  Quand on lit cet ouvrage, on est ébahi par les similitudes théoriques et pratiques entre « la médecine nouvelle » appelée de ses vœux par Stern  et la « neue germanische medizin »  du Dr Hamer. Et a posteriori, on se demande comment le premier a pu échapper aux foudres de sa corporation. L’illustre psychiatre n’a été ni chassé de l’université, ni débarqué du CNRS, ni  radié de l’Ordre des Médecins,  ni sommé d’abjurer ses thèses hérétiques, ni bien sûr accusé de charlatanisme et de « dérive sectaire ».  Il est tombé dans l’oubli mais n’a jamais été persécuté pour ses opinions et sa manière d’exercer son métier. Comme quoi, les temps ont bien changé et l’ouverture des esprits était bien plus grande dans les années 50 !  Imaginez un instant le scandale que produirait aujourd’hui l’édition, sous la plume d’un médecin réputé, d’un ouvrage intitulé « Les conflits de la vie, causes des maladies ».  Imaginez que son préfacier, à l’instar du professeur De Graciansky, écrive que « des modifications somatiques peuvent être déclenchées par des stimuli psychiques au même titre que des microbes ou leurs toxines » , que « les réactions physiologiques liées aux émotions et aux états affectifs peuvent troubler les fonctions de n’importe quel organe »et que « le domaine de la psycho-somatique peut s’étendre à toute la médecine, au sens large du terme ». En ultime hommage à ce livre oublié et à son auteur, je vous laisse méditer cette ultime citation, en vous suggérant  de lire « stress » (un mot qui n’existait pas à l’époque) au lieu de « tension » : « On conçoit que la mise en évidence de cette tension et des mécanismes inhibiteurs qui peuvent se situer dans les couches les plus profondes du psychisme puisse apporter au sujet un soulagement voire une guérison complète ».  Guérir par la prise de conscience : c’était vraiment un dangereux gourou, ce docteur Stern !

Restons sur terre !

portrait de Yves RasirÀ l’occasion des 50 ans d’Apollo 11, on a eu droit cet été à la présentation exaltée du nouveau rêve américain : retourner sur la lune et envoyer un vol habité sur Mars. En collaboration ou en compétition avec quelques multimilliardaires ne sachant plus comment dépenser leur fortune, la NASA envisage en effet  d’expédier des astronautes sur la planète rouge durant la décennie 2030. Projet réaliste ou fantasme irréalisable ? Sur le plan technique, on peut raisonnablement penser que l’exploit n’est pas hors de portée. Pour accomplir cette mission d’au moins 900 jours (sans compter le trajet retour), différentes agences spatiales ont déjà imaginé un vaisseau capable de produire la nourriture des habitants et de recycler leurs déchets liquides et solides. L’urine jouerait d’ailleurs un rôle capital puisqu’elle permettrait d’abreuver les passagers et de les alimenter en faisant pousser des micro-algues nutritives. Mais il reste un énorme problème à résoudre : comment maintenir les voyageurs en vie et en bonne santé dans un environnement aussi hostile aux Terriens que nous sommes ? 
 
Le premier défi à relever est évidemment celui de l’impesanteur. L’absence de gravité a de très lourdes conséquences pour les organismes humains.  En 2017, l’astronaute français Thomas Pesquet a passé six mois dans la station spatiale internationale. À son retour, il  avait perdu la moitié de sa masse musculaire (notamment au niveau du cœur, qui est un muscle), sa densité osseuse avait diminué de 6% et il mesurait 6 centimètres de plus que lorsqu’il est parti. S’il a retrouvé depuis sa taille normale et  si son système musculo-squelettique ne semble pas avoir subi de dommage irréversible, il est clair qu’un séjour plus long aurait pu lui être fatal. L’accélération du rythme cardiaque et la baisse de  la tension artérielle exigent en tout cas des hommes échappant aux forces gravitationnelles une excellente condition physique. Le deuxième problème à résoudre est celui de la radioactivité. Beaucoup d’entre nous l’ignorent, mais l’espace est une véritable centrale nucléaire à ciel ouvert, où le rayonnement ionisant peut vous tuer un être vivant non protégé en quelques minutes. Provenant du soleil ou du fin fond du cosmos, les rayons mortels vous dézinguent rapidement l’érythropoïèse, c’est-à-dire le processus de fabrication des globules rouges dans la moelle osseuse. Pour dépasser l’orbite terrestre, il faut de surcroît franchir la « ceinture de Van Allen »,  sorte de couverture électromagnétique à triple épaisseur qui concentre les rayons cosmiques. Cette barrière radioactive est tellement pathogène que certains théoriciens du complot doutent de la véracité des missions Apollo ! 
 
En réponse aux thèses complotistes, la NASA a fait valoir que différents stratagèmes (trajectoire de  la fusée, calculs pour éviter les éruptions solaires, combinaisons isolantes, blindage en aluminium de la capsule…) avaient permis de minimiser l’exposition et que celle-ci n’avait jamais dépassé celle d’une radio des poumons, soit 2 millisieverts alors qu’un travailleur du secteur nucléaire peut légalement encaisser 20 millisieverts sans dépasser les normes. On peut cependant avoir des doutes sur l’innocuité des doses reçues :  en 2016, une étude publiée dans la revue Scientific Reports a montré que les expéditions lunaires avaient laissé des traces sévères. Sur les 24 participants du programme Apollo, huit sont  déjà décédés, et la plupart de maladies cardiovasculaires, ce qui représente une incidence 5 fois plus élevée que chez les astronautes trépassés sans avoir volé. Une expérience sur animal a renforcé les soupçons.  En les  exposant aux types de radiations subies par les astronautes d’Apollo, les chercheurs ont observé de graves atteintes des artères chez des souris.  Cette même étude relevait que le moindre apport d’oxygène aux muscles avait certainement endommagé les circuits neuronaux des conquérants de la lune et qu’un cerveau humain avait peu de chance de supporter un voyage sur Mars. Le scepticisme est encore monté d’un cran en ce début d’année 2019 : une étude parue dans Science a comparé les données (épi)génétiques des frères jumeaux  astronautes Scott et Mark Kelly. Le premier a séjourné 342 jours dans la station spatiale internationale en 2015,  tandis que le deuxième demeurait sur terre.  À son retour, Scott était porteur d’aberrations chromosomiques et la méthylation de son ADN était modifiée, notamment dans la partie du génome régissant les cellules immunitaires. Bref, même quand il ne traverse pas la ceinture de Van Allen, l’être humain envoyé dans l’espace risque très gros et n’est pas apte  à y faire de vieux os.
 
Pour être effectués, les vols habités lointains devraient aussi affronter un autre péril, à savoir les microbes embarqués.  En mars dernier,  une équipe de la NASA a signalé que le virus de l’herpès,  intervenant dans l’herpès mais aussi dans la varicelle, le zona et très probablement dans la maladie d’Alzheimer,  était mystérieusement « activé » chez les astronautes.   En analysant des échantillons de salive, sang et urines de 112 membres d’équipage, les scientifiques ont mesuré une virulence anormale chez 61 d’entre eux ! Certes, le réveil du virus n’a pas toujours entraîné de symptômes et seulement six astronautes ont souffert d’une poussée d’herpès. Par une audacieuse déduction psychosomatique, la NASA a  même officiellement déclaré que le stress psychologique pouvait expliquer la répercussion biologique. Il n’empêche que cet étrange comportement viral en contexte spatial  pose de sérieuses questions sur la viabilité des expéditions martiennes.  Les auteurs de l’étude estiment que les « virus latents » pourraient grandement mettre en danger la vie des astronautes. Last but not least, il leur faudrait également triompher d’une menace bactérienne.  Malgré tous les efforts de désinfection avant décollage,  les engins spatiaux sont en effet toujours contaminés par divers germes. Ce microbiome résistant est composé de bactéries, de champignons et même d’archées, des microorganismes unicellulaires  pourtant rudimentaires. Or selon des  chercheurs californiens, il se pourrait que tout ce microcosme se développe… grâce aux agents nettoyants employés pour l’éliminer. La bactérie la plus  récalcitrante se nourrit littéralement de l’alcool isopropylique censé l’exterminer ! Dans l’atmosphère confinée et artificielle d’un vaisseau spatial, un microbe clandestin n’est pas rien et les risques d’épidémie sont bien réels ….
 
Si je raconte tout ça, ce n’est pas pour doucher les enthousiasmes tintinesques ou torpiller les rêves julesverniens.  Je suis même persuadé que l’ingéniosité des ingénieurs va nous épater et que les obstacles sanitaires n’annuleront pas les voyages interplanétaires. S’il veut absolument aller sur Mars, l’Homme finira par y arriver ! Mais à mes yeux, c’est cette volonté qui mérite d’être interrogée et contestée. Tous les problèmes de santé affectant ou guettant les astronautes prouvent par l’absurde que le bipède humain est fait pour habiter sur terre et pas ailleurs. Quand bien même son organisme pourrait s’adapter et supporter une exil extraterrestre,  sa vulnérabilité actuelle témoigne  que sa maison est ici, sur notre belle boule bleue.  Le plancher des vaches est aussi celui des primates vaguement évolués que nous sommes ! Pour moi, la conquête spatiale est pure folie. Sans compter la pollution qu’elle engendre et le colossal gaspillage des ressources naturelles et financières qu’elle entraîne, elle entretient le mythe pathologique d’un avenir radieux par-delà les cieux. Or je crois – c’est ici une question de foi – que l’aventure humaine n’est pas de s’aventurer dans le cosmos (du moins physiquement). Le mot « humus » et le mot « humanité » ayant les mêmes racines, celle-ci se déshumaniserait en s’arrachant du sol qui l’a vu naître. À l’inverse,  Homo Sapiens ferait preuve d’une grande sagesse s’il s’explorait d’abord lui-même et s’il étudiait en priorité son biotope pour en préserver la beauté et l’hospitalité. « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’Univers et les Dieux », disait Socrate.  Comme devise avisée, je ne vois pas mieux. 
 

Une galette royale

portrait de Yves RasirIl y a tout juste un an, je n’en menais pas large :  le vol d’une enveloppe contenant des dizaines de chèques nous avait mis en grande difficulté financière. Grâce à votre soutien, nous avons cependant maintenu le navire à flot.  Il y a 6 mois, j’étais à nouveau inquiet pour notre survie : je venais de découvrir que Google étranglait notre site  en nous déréférençant et que Facebook censurait nos publications en manipulant ses algorithmes. Mais rien n’y fait : tous ces vents contraires ne nous empêchent pas de garder le cap et de continuer à publier notre « revue internationale de santé globale » axée sur le sens psychobiologique des maladies.  Mieux : un taux de réabonnement très encourageant m’a récemment permis de recruter une jeune journaliste pleine de talent pour réaliser des enquêtes et reportages.  Si cette nouvelle collaboratrice a été surprise du premier sujet que je lui proposais,  elle a cependant  relevé le défi avec brio.  Son article est paru dans le Néosanté de juillet-août  et il  porte sur la « placentophagie », autrement dit sur  la consommation de cet organe qui nourrit le fœtus pendant le séjour utérin mais qui est généralement jeté à la poubelle des maternités comme un vulgaire déchet. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, manger le placenta n’est pas une excentricité de stars hollywoodiennes mais un geste sensé qui est courant dans le monde animal et présent dans plusieurs traditions humaines, notamment la médecine chinoise. Et si le placenta était un véritable alicament ? Après tout, son étymologie renvoie  au mot latin signifiant « gâteau » ou « galette », et c’est  un concentré de  précieux nutriments. Au cours de ses recherches, Viviane a également découvert que le placenta était aussi utilisé en cataplasme au siècle dernier par certains médecins. Selon un témoignage retrouvé, l’application de ce « remède » sur des plaies dangereusement  infectées permettait de les cicatriser efficacement ! En guise de bienvenue à notre nouvelle plume, je reproduis ci-dessous son premier et passionnant « papier ». Je ne doute pas que cet article vous donnera envie de lire les prochains et c’est pourquoi j’ai prolongé (voir « offre de la semaine »)la promotion de 25% sur les nouveaux abonnements à la version imprimée de Néosanté. Le lectorat supplémentaire nous permettra d’améliorer encore notre contenu rédactionnel et de vous étonner encore en explorant des sentiers de santé naturelle peu fréquentés, cette audace étant en quelque sorte notre marque de fabrique.  

Le paracétamol, ce toxique holistique

portrait de Yves RasirDans la revue Néosanté, nous recensons les études scientifiques et les alertes  sur  le danger des médicaments.  Nous estimons que ça fait partie de notre job  de relater que les « remèdes » chimiques et allopathiques présentent souvent de graves inconvénients et font parfois plus de mal que de bien. Les scandales à répétition (Médiator, Dépakine, Lévothyrox…) témoignent que le système de mise sur le marché est défaillant et que de nombreuses molécules n’auraient jamais dû être autorisées en raison de leur nocivité. Dans notre mensuel, nous pointons tout particulièrement les effets pervers de substances couramment prescrites (statines, inhibiteurs de la pompe protons, antibiotiques…) ou même délivrées sans ordonnance comme les fébrifuges, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens et les  antidouleurs à base de paracétamol. Cette dernière catégorie constitue une bonne part du chiffre d’affaires des pharmacies et parapharmacies. Rien qu’en France,  plus de 200 médicaments (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan…) contiennent du paracétamol et leur consommation avoisine le milliard de boîtes par an. En l’espace de 10 ans (2006-2017), les ventes ont augmenté de 53 % ! Dopé par la publicité et sa duplicité, ce succès commercial est d’autant plus choquant que la liste  des effets secondaires du paracétamol ne cesse de s’allonger et que leur gravité est de plus en plus reconnue. Sa toxicité pour le foie ne fait tellement plus de doute que les autorités françaises viennent d’imposer la mention « surdosage = danger » écrite en rouge sur l’emballage. Une dose trop élevée peut en effet détruire les cellules hépatiques et expédier  au cimetière si on ne  remplace  pas  rapidement l’organe. Selon  l’ANSM, l’abus de paracétamol serait même la cause principale des greffes du foie pratiquées en France !
 
Mais il y a, à notre avis, encore plus inquiétant : ce médicament banal  possède l’étrange propriété d’annihiler les émotions positives. En 2016 déjà, des chercheurs en psychologie américains avaient fait l’étonnante découverte que le paracétamol réduit la compassion ressentie face à la détresse d’autrui. Quand on les  a confrontés à des récits censés susciter l’empathie, les participants de l’étude à qui on avait préalablement administré le médicament ont manifesté moins de sensibilité et ont rapporté un moindre sentiment de pitié que les sujets sous placebo.  Tout se passe comme si la prise de  l’antidouleur diminuait aussi la souffrance perceptible chez quelqu’un d’autre ! Les mêmes scientifiques de l’Université de l’Ohio ont poursuivi leurs travaux et ont effectué le même genre d’expériences couplées à de l’imagerie cérébrale. Publiée en mars dernier dans la revue Frontiers in Psychology,  leur nouvelle étude démontre que le paracétamol amoindrit également ce que les psy appellent « l’empathie positive », c’est-à-dire l’émotion agréable que l’on ressent lorsque notre prochain vit quelque chose de bien en notre présence, par exemple  un événement heureux ou la  réception d’une bonne nouvelle. « Être content pour lui » n’est pas une formule creuse car nous partageons réellement  sa satisfaction, scanner du cerveau à l’appui montrant que les zones cérébrales de la motivation et du bien-être émotionnel  sont activées. Or la prise d’1 g de l’antalgique suffit à faire baisser cette impression de participer au bonheur d’autrui, et ce dès une heure après l’absorption du médicament ! 
 
Pour les chercheurs, ce phénomène est très préoccupant car la capacité de s’identifier  à une autre personne dans ce qu’elle ressent est le véritable ciment du lien social, la clé  essentielle d’un vivre ensemble harmonieux. Dans leurs commentaires, ils se demandent dans quelle mesure la consommation excessive ou régulière de paracétamol n’impacte pas dramatiquement la société américaine,  où un quart de la population en absorbe  au moins une fois par semaine. Cette surconsommation témoigne d’un mal-être social mais pourrait également en être une cause non négligeable ! De notre côté, nous retenons surtout que l’antidouleur et antipyrétique le plus populaire est un anesthésiant des émotions. Or le Dr Hamer a trouvé que la fièvre et les douleurs se manifestaient le plus souvent en phase de guérison des maladies. C’est pourquoi, à l’instar des naturopathes et des homéopathes, il déconseillait la répression de ces deux symptômes dans la mesure du possible. Dans la perspective où les pathologies procèdent de conflits psycho-émotionnels et qu’elles sont des processus naturels intelligents, les découvertes étasuniennes n’ont donc rien d’étonnant. Si elles n’apportent pas de nouvelles preuves étiologiques, ces trouvailles troublantes mettent en évidence que le « savoir ressentir» est au cœur des mécanismes pathologiques. Les médocs qui tuent la compassion et l’empathie positive sont très probablement parmi les plus nuisibles à notre santé globale. On pourrait à mon sens les qualifier de toxiques holistiques…  

Mon chien est-il zinzin ? 

portrait de Yves RasirÇa fait longtemps que je ne vous ai plus parlé de Lucky, mon fidèle collègue de bureau à quatre pattes (le collègue, pas le bureau). Si j’ai envie de causer de lui aujourd’hui, c’est parce que ce bougre d’animal m’a sorti la totale le week-end dernier, à l’occasion d’une balade en forêt : il a fait trois choses qui pourraient faire croire que ce chien est  mentalement dérangé. D’abord,  il a manifesté un étrange comportement pour un carnivore à tendance omnivore comme le sont les canidés : il a  brouté tout le long du chemin !  Mon compagnon à poils adore en effet déguster les hautes herbes bien vertes qui poussent dans les bois, qu’il mâche longuement avec délectation. Il ne se contente pas de les mâchouiller, il les avale aussi. Une fois, suite à une indigestion, j’en ai distingué des dizaines  dans son vomi.  Je ne cherche pas à le dissuader et je lui dis que s’il se prend pour un ruminant sans posséder l’appareil digestif adéquat, tant pis pour lui ! Non content de jouer aux herbivores, mon pote Lucky n’a pas  raté une occasion de s’abreuver à toutes les flaques boueuses rencontrées en cours de route. Quand il a le choix entre une eau vive bien claire et une eau croupie bien crade, il choisit toujours la deuxième.  Et il m’a encore fait le coup en rentrant de promenade : comme je lui tendais une écuelle pleine d’eau du robinet (de la très bonne, non traitée), il m’a regardé avec la tête d’un œnologue averti à qui on aurait proposé une vulgaire piquette en lieu et place d’un Médoc grand cru : son vin divin à lui, c’était de l’eau de pluie stagnant dans un vieux seau et dont il se pourléchait les babines ! 
 
Entretemps, pendant notre excursion, l’ami Lulu – c’est son surnom dans la famille – s’est livré à un curieux rituel peu ragoûtant :  il s’est roulé dans un tas de feuilles et de plumes, à un endroit où un animal carnassier avait visiblement attrapé et dépecé un oiseau.  Il fait ça à chaque fois qu’il découvre les restes putréfiés d’un volatile ou d’un petit mammifère, et ça nous agace car son pelage  devient  très malodorant. Des fois, il pue carrément la mort et on est obligé de lui donner un bain pour faire partir l’odeur pestilentielle. Nullement gêné de se barbouiller de charognes, Lucky semble au contraire en éprouver une vive satisfaction, comme si cette poussière de chairs décomposées lui faisait le plus grand bien. Alors, mon chien serait-il zinzin ?  Je n’en crois évidemment rien.  Pour moi, ces trois attitudes  (manger de l’herbe, boire de l’eau sale et se rouler dans des cadavres de bêtes) relèvent probablement d’un instinct microbiotique. La fibre végétale agirait comme un prébiotique et l’eau trouble lui apporterait  des bactéries probiotiques qui font défaut dans son intestin, tandis que les dépouilles pourries « étofferait » sa flore bactérienne cutanée. Lulu a  de la suite dans les idées car, petit, il était coprophage et raffolait notamment de la bouse de vache ! Bref, je pense que mon copain à quatre pattes n’est pas fou du tout et qu’il prend soin  d’enrichir ses microbiotes avec les microbes qu’il rencontre. Vous ai-je déjà dit que c’est un Beagle ?  Comme tous les animaux de race pure, ces chiens anglais ont été sélectionnés pour certaines  de leurs compétences – en l’occurrence la chasse au lapin – mais souffrent aujourd’hui de cette sélection raciale au niveau intestinal. Tous les autres propriétaires rencontrés m’ont confirmé que les Beagle étaient  pétomanes et abonnés aux désordres intestinaux. Ils ont du talent pour la chasse mais une dysbiose  récurrente les condamne à la chiasse. À mon avis, ils cherchent à compenser leur fragilité innée et à rééquilibrer leur terrain bactérien dès qu’ils le peuvent. 
 
Quand j’étais jeune, on a toujours eu des chiens à la maison et je n’ai jamais observé de tels comportements chez eux. Normal car  il s’agissait généralement de bâtards, de corniauds,  de zinnekes comme on dit à Bruxelles. S’ils n’ont pas de pédigrée, ces cabots issus de croisements ont  des intestins qui fonctionnent bien et ils  n’ont pas besoin d’y réimplanter des souches manquantes. En va-t-il de même des êtres humains ?  Il est permis d’en douter. S’il n’applique pas pour lui-même le racisme qu’il inflige aux bêtes d’élevage, Homo Sapiens a trouvé d’autres moyens de se nuire: la naissance par césarienne,  l’allaitement artificiel, l’excès d’hygiène dans l’enfance, le raffinage des aliments glucidiques ou l’antibiothérapie sont autant de « progrès » qui  appauvrissent le microbiome et prédisposent aux maladies. Certains polluants, de nombreux médicaments et le stress de la vie moderne sont également soupçonnés de paupériser le cerveau abdominal.  C’est pure hypothèse de ma part, mais je parierais bien que certaines pratiques sexuelles considérées comme des perversions sont en réalité des tentatives inconscientes de restaurer une flore biotique optimale. La plus extrême d’entre elles, la scatophilie, n’est-elle pas une forme non médicale de transplantation fécale ?  Comme vous le savez si vous lisez Néosanté, cette méthode consistant à « transfuser » des extraits d’excréments par voie orale ou rectale est appelée à un grand avenir. Ainsi que nous l’avions imaginé il y a huit ans, il va devenir aussi banal de donner ses selles que de donner son sang et  il y a déjà des « banques de caca » alimentées par des donneurs au profit de receveurs moins bien lotis  atteints de pathologies infectieuses rebelles aux traitements. La recherche bat son plein et il  est vraisemblable que cette technique sera étendue à un large éventail de maladies liées à des dysbioses intestinales. Bref, on va reproduire les transferts bactériens que les chiens accomplissent instinctivement lorsqu’ils évoluent en pleine nature. 
 
Mais pourquoi miser sur l’interventionnisme technologique ?  Et pourquoi attendre les symptômes avant de bichonner sa flore intestinale et de favoriser sa variété ? Comme vous le savez aussi si vous êtes lecteur régulier de notre mensuel, il existe des moyens bien plus simples et plus naturels de se revitaliser les tripes et de « biodiversifier » ses intestins, notamment l’alimentation paléo-cétogène, le jeûne intermittent et l’exercice physique. Préconisés depuis belle lurette par les bons naturopathes, ces protocoles percolent à présent dans la médecine et la diététique classiques, comme en témoigne le livre récent de la chercheuse britannique Clare Bailey.  Un magazine belge vient d’en faire un bon résumé que vous pouvez lire en cliquant ici
Pour ma part, je trouve que le dernier point  – l’activité physique –  aurait dû figurer en tête de cette liste d’astuces microbiotiques.  Dans chaque numéro  de Néosanté ou presque, on évoque des études scientifiques attestant que la pratique d’un sport ou d’une activité  corporelle soutenue apporte grand bénéfice aux bactéries qui nous habitent. Tout se passe comme si l’effort aérobique permettait aux populations bactériennes de se régénérer, se rééquilibrer et s’enrichir. Un qui a  déjà très bien compris ça, c’est ce sacré Lucky : pas fou pour deux sous,  il réclame de nombreuses et longues promenades  et il frétille de joie quand, le week-end, nous arrivons à la campagne. Mes intestins lui disent aussi merci  pour toutes ces escapades  émaillées  d’épisodes bizarres mais tellement sensés ! 
 

Un chiffre révélateur

portrait de Yves RasirDébut juillet,  les autorités sanitaires françaises ont publié les  nouvelles statistiques  sur l’incidence et la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018.  Ces données sont intéressantes puisqu’elles exposent les tendances à l’œuvre depuis une trentaine d’années dans l’hexagone. Ce rapport montre par exemple que la maladie cancéreuse  continue de frapper un nombre toujours plus grand de Français  (382.000 nouveaux cas rien qu’en 2018) malgré toutes les politiques de prévention mises en œuvre par les pouvoirs publics, ce qui reflète à tout le moins leur impuissance à endiguer le fléau. Même en faisant abstraction de l’augmentation de la population et de son vieillissement, le risque de contracter un cancer est en effet en hausse depuis trois décennies, ce qui indique bien que les causes du mal persistent et s’aggravent.  Les maigres progrès thérapeutiques ne sont que piètres victoires car les oncologues voient affluer un nombre croissant de nouveaux patients. Les aident-ils à rester en vie ?  C’est ce que semble indiquer le rapport. Quand les statisticiens neutralisent l’impact de la démographie et du vieillissement, la part de décès attribuables au cancer lui-même s’avère effectivement en léger déclin. Mais si l’on y regarde de près, on s’aperçoit que cette  diminution de la mortalité concerne uniquement  les quatre localisations (sein, prostate, colon-rectum et col de l’utérus) qui font l’objet d’un dépistage de masse. Or comme ce dernier s’accompagne de sur-diagnostics  massifs, l’évolution favorable n’est en réalité qu’une illusion. Inutile, je suppose, de vous rappeler que la détection précoce de  petites tumeurs  anodines permet de faire passer des rémissions spontanées pour des cures réussies et de justifier ainsi le business du cancer. Comme tous les autres documents du genre, le récent rapport officiel utilise habilement les chiffres pour maquiller cette mystification.
 
Ce qui est étonnant, c’est que ses auteurs ne prennent même pas la peine de dissimuler leurs contradictions. Ainsi, ils attribuent en partie l’amélioration de la mortalité aux modifications positives des comportements. Mais quand il s’agit d’expliquer la dégradation de l’incidence, ils pointent également le mode de vie et certaines habitudes funestes comme le tabac et l’alcool. Autrement dit, les Français mourraient moins parce qu’ils se comportent mieux mais tomberaient plus souvent malades parce qu’ils se comportent moins bien: allez comprendre ! Ce qui est encore beaucoup plus surprenant, c’est que le principal résultat de l’analyse statistique – une évolution divergente entre hommes et femmes – n’a pas été mis en évidence et qu’il a été accueilli dans une quasi-indifférence. Le  journal Le Monde, notamment, s’est contenté de relever que « l’incidence du cancer augmente en France »  tandis que  le Quotidien du médecin   a  discrètement titré sur «  des tendances en défaveur des femmes ».  Or cet écart entre les sexes est LA révélation explosive du rapport, celle qui aurait dû faire les gros titres de tous les journaux. Jugez plutôt :  entre 1990 et 2018, les nouveaux cas de cancer ont augmenté de 65% chez l’homme et de 93% chez la femme. En refaisant le calcul après avoir éliminé le biais démographique, les experts ont trouvé que les nouveaux cas ont augmenté de « seulement »  6% pour les hommes et de… 45 % pour les femmes.  La différence est énorme, c’est un véritable gouffre qui s’est creusé depuis la fin du siècle dernier !  Sur la période considérée, l’incidence du cancer a augmenté de 0,1% par an  chez les Français et de 1,1% chez Françaises, soit un différentiel de 1 à 11 ! Même si les femmes sont plus enclines à se soumettre au dépistage systématique (lequel, je le répète,  gonfle artificiellement les diagnostics),  il est hautement improbable qu’un tel fossé soit imputable à la mammographie ou au frottis utérin. Pour expliquer cette stupéfiante divergence entre les genres, les autorités sanitaires avancent  que la gent féminine boit et fume davantage, et que le filtre des cigarettes augmenterait le danger des fumées inhalées. Cette innovation ne date pourtant pas d’hier et il est faux qu’une foultitude de femmes, au tournant du millénaire,  serait subitement devenue alcoolo et accro à l’herbe à Nicot. Elles sont plus nombreuses  qu’avant à fumer et picoler, mais pas dans des proportions qui peuvent justifier une vulnérabilité tellement accrue face au cancer.  D’ailleurs, il n’y a pas que leurs poumons et leur foie qui trinquent : représentant  33% des cancers féminins, celui du sein demeure de loin le principal fauteur de tumeurs. Difficile de tout mettre sur le dos de la bouteille et du tabagisme. Les pollutions ? Les pilules de dernière génération ? Les traitements  hormonaux de la ménopause ?  Leurs effets  délétères pour le système endocrinien sont sans doute sous-estimés mais  le mystère n’en reste pas moins épais : aucun facteur environnemental  ne suffit à expliquer qu’une telle discrimination sexiste sévisse depuis trois décennies.  Si les cancéreux sont de plus en plus souvent des cancéreuses (45% d’augmentation !), c’est qu’il s’est produit durant ce laps de temps des importants changements au détriment des femmes.
 
L’hypothèse que je privilégie est évidemment  celle du contexte sociétal et de son  corollaire psycho-émotionnel.  Que s’est-il passé depuis 1990 ? Primo, le droit de travailler s’est mué en véritable obligation.  Rares sont aujourd’hui les couples pouvant se permettre de vivre avec un seul salaire. C’est une pression supplémentaire de devoir absolument bosser et ramener de l’argent, d’autant que l’égalité n’a pas suivi dans le partage des tâches ménagères et de l’éducation des enfants. Le phénomène des « doubles journées » reste une réalité.  En outre, les femmes  exerçant un métier accèdent beaucoup plus souvent à des postes à responsabilités, avec leur lot de stress et de conflits associés. Si elles ont investi le marché du travail, les femmes sont cependant plus nombreuses à végéter dans le chômage de longue durée, synonyme de dévalorisation et d’anxiété. Secundo, de nouvelles législations  sont apparues qui facilitent le divorce et ne désavantagent plus les unions libres, si bien que les séparations (et leurs conflits qui vont de pair)  sont devenues la norme. Les liens du mariage n’ont plus rien de solide et cette fragilité, n’en déplaise aux féministes, affecte plus durement les femmes, ne fût-ce que par le risque de basculer dans la précarité. Qui dit ruptures amoureuses dit aussi déchirement de la famille et disputes pour la garde des enfants, deux conséquences également très éprouvantes pour le ressenti féminin. La troisième évolution que je discerne découle de la deuxième, à savoir qu’un nombre croissant de femmes se retrouvent seules à un âge où elles ne peuvent plus guère espérer retrouver « chaussure à leur pied ». Pour les raisons notoires que les hommes recherchent davantage la beauté et la jeunesse chez leurs partenaires  et que celles-ci sont plus sensibles à d’autres charmes.  Monogamie et espérance de vie obligent, il y a donc beaucoup plus de cœurs  féminins en rade chez les + de 40 ans : il suffit de jeter un œil sur un site de rencontres pour s’en rendre compte.  Or la solitude sentimentale prédispose à l’isolement social, ces deux formes de carences relationnelles étant reconnues corrélées au risque de développer  un cancer.  Pour le Dr Hamer ou pour le Dr Ceulemans, la détresse émotionnelle vécue sans soutien affectif serait même une voie directe vers la somatisation cancéreuse. Est-ce là la bonne explication de la sinistre augmentation de 45% en 30 ans ? Ce chiffre interpelant devrait au minimum  mener à s’interroger sur le pouvoir cancérigène des émotions conflictuelles.  
 

Soleil : les conseils qu’on ne vous donne jamais

portrait de Yves RasirOn n’y échappe pas : avec l’été,  les journaux et les télés  reprennent leurs habituels refrains héliophobes et nous matraquent qu’il faut   absolument se protéger du grand méchant soleil avec des crèmes, des lunettes et des vêtements. Et si c’était exactement le contraire qu’il fallait faire ? Dans le Néosanté de juillet, notre journaliste Emmanuel Duquoc  raconte que, dans sa jeunesse, sa peau blanchâtre bronzait difficilement et était souvent sujette aux érythèmes.  Mais aujourd’hui, elle est hâlée en permanence et  ne brûle plus jamais : comment a-t-il fait ? Je ne vais pas vous dévoiler l’entièreté de son article (il faut bien que nos abonnés conservent la primeur) mais je vais vous révéler ses  5 principaux secrets pour brunir sans rôtir. Accrochez-vous, car ces « astuces » risquent de  balayer les idées reçues et vous amener à revoir ce que vous pensiez savoir sur le bronzage raisonnable.
 

  1. Exposez-vous sans filtre

 
Qu’ils soient chimiques ou labellisés « cosmétique bio », les écrans solaires ont tous le même défaut : ils trompent la peau et lui font croire qu’elle peut être exposée longtemps au soleil sans griller. Or comme aucun filtre n’est efficace à 100% (l’écran total n’existe pas), les UV qui déjouent le barrage peuvent pénétrer l’épiderme et y exercer leurs méfaits en cas d’excès. Privée de sa réaction naturelle d’alerte (rougeur et douleur), la peau prétendument protégée est en réalité plus menacée et l’est d’autant plus que certains fabricants rajoutent à leurs produits des substances anti-inflammatoires. En inhibant l’œdème, celles-ci accroissent encore la fausse impression que le rayonnement ultra-violet n’exerce aucun effet dommageable.Pour bronzer en sécurité, mieux vaut donc vous exposer sans bouclier et faire confiance aux signaux d’inconfort qui vous dissuaderont efficacement de continuer.
 

  1. Rangez vos lunettes solaires

 
Autre croyance à déraciner : les prétendues vertus des lunettes solaires. Quel que soit leur indice de filtration UV, ces écrans oculaires ont exactement le même inconvénient que les crèmes solaires : elles trompent le cerveau et donc la peau. En filtrant le rayonnement, les lunettes noires privent en effet la rétine des informations lumineuses que celle-ci envoie en temps réel à la matière grise. Et comme les neurones ne disposent pas des bonnes données d’ensoleillement, le système nerveux ne donne pas l’ordre aux cellules cutanées de s’auto-protéger.À l’inverse, les personnes qui font l’effort d’affronter le soleil sans lunettes sombres s’aperçoivent que leur peau réagit plus vite aux abus d’UV et s’adapte mieux aux radiations intenses. C’est ce qu’a expérimenté la naturopathe et navigatrice France Guillain : à terre comme en mer, cette femme intrépide ne s’est plus protégé les yeux et a constaté que son épiderme amadouait de mieux en mieux le soleil. En appliquant la méthode, Emmanuel Duquoc a remarqué de son côté que la luminosité estivale ne l’obligeait plus à cligner sans cesse des paupières. Peaux blanches et yeux clairs ont tout intérêt à se passer de lunettes solaires !
 

  1. Exposez un maximum de peau

 
Avec ce qui précède, vous avez déjà compris qu’il vaut mieux ne pas leurrer la peau, soit directement avec des écrans, soit indirectement avec des verres faussement protecteurs. Il en va de même pour les vêtements : plus votre corps en est couvert, plus ses parties à découvert auront tendance à rougir et à brûler. Pourquoi ? Encore une fois parce que l’organisme reçoit des informations tronquées et qu’il ne perçoit plus le danger des UV dont il est bombardé. D’ailleurs, vous remarquerez que les coups de soleil surviennent plus facilement en bordure des habits, à proximité de la culotte de maillot ou de la bride du soutien-gorge : c’est bien le signe que l’épiderme souffre davantage dans les zones où on le dupe ! Naturopathe radicale mais aussi naturiste militante, France Guillain prêche volontiers pour la totale nudité face au soleil. À défaut d’adopter la tenue d’Ève ou d’Adam, couvrez-vous un minimum et ne croyez pas qu’une protection textile localisée soit très utile : votre peau risque de rougir ailleurs si vous condamnez certains endroits à la blancheur. Rien de tel que le bronzage (quasi) intégral !
 

  1. Mangez paléo

 
Tirant profit des peurs qu’elle répand, l’industrie cosméto-pharmaceutique ne pousse pas seulement à se protéger de l’extérieur : elle nous incite également à « préparer la peau » de l’intérieur et la prémunir de l’ogre solaire à grand renfort de compléments alimentaires. À en croire les publicités, il ne serait plus possible de s’exposer au soleil sans consommer toutes sortes de nutriments propices à la santé du tissu cutané. Ce que ces marchands de gélules ne précisent pas, c’est que l’alimentation permet de couvrir ces besoins particuliers : la célèbre carotte pour le bêta-carotène, la tomate pour le lycopène, le poisson gras pour les oméga-3, les fruits secs et les huiles végétales pour la vitamine E. Les autres caroténoïdes ? Vous trouverez de la zéaxanthine et de la lutéinedans les choux, les épinards ou les courges. Quant à la très tendance astaxanthine, c’est elle qui donne sa couleur rose aux crevettes, aux crustacés et au saumon sauvage. En adoptant le régime ancestral du Dr Seignal et, Emmanuel Duquoc n’a pas seulement guéri ses allergies : il a constaté que sa peau réagissait mieux au soleil qu’auparavant. Cet été-là, son épouse et leur fils d’un an,tous deux de peau claire avec taches de rousseur,ont également bruni sans rougir. Comme la saison s’y prête, passez à l’alimentation paléo en privilégiant les végétaux crus : non content de vous apporter la précieuse vitamine C, les fruits et les légumes non cuits vont vous hydrater en profondeur. Et il n’y a rien de meilleur que l’hydratation pour se dorer la peau en toute sérénité.
 

  1. N’exposez pas une peau décapée

 
Dans son article de juillet,Emmanuel a oublié de rappeler que la peau est un écosystème délicat qu’un excès d’hygiène peut venir fragiliser.Mais dans sa rubrique « Naturo pratique »,notre collaborateur a déjà maintes fois signalé qu’il n’était pas bon de se récurer trop souvent l’épiderme et de le faire avec des savons corrosifs.En agissant ainsi, on modifie le pH cutané,on perturbe le fonctionnement des glandes sébacées et on détruit le film hydro-lipidique qui nous protège naturellement. La peau possède également son propre microbioteet sa santé dépend de l’équilibre entre différentes souches bactériennes, comme dans l’intestin.Ce n’est donc pas une bonne idée de se mettre au soleil après une douche, ou, pire encore, après avoir nagé dans une piscine chlorée : on en sort complètement décapé et prêt à brûler au moindre rayon, d’autant que la fraîcheur de la baignade va donner une illusion de protection. Entre la trempette et la bronzette, il conviendra d’attendre quelques longues minutes pour que la peau reconstitue ses défenses intrinsèques. Idéalement, on fera du sport entre le bain d’eau et le bain de soleil car la sueur va accélérer le processus. Ça aussi, Emmanuel vous l’a déjà dit dans ses articles sur les bienfaits des sécrétions corporelles. Quid de l’eau de mer ? On accuse son sel de nuire à la peau mais d’autres composants viennent la nourrir et la recouvrir d’un film protecteur. Personnellement, j’ai toujours observé que mon cuir de crocodile se colorait et s’assainissait plus rapidement lorsque je le laissais sécher au soleil au lieu de le frotter avec la serviette.Pas vous ?
 
Avec la prudence qui s’impose pour les peaux enfantines et celles à phototypes « nordiques »,je vous invite à profiter de l’été pour appliquer les 5 conseils insolites que je viens de vous partager. Et vous me raconterez à la rentrée si vos vacances ensoleillées vous ont permis de faire le plein de vitamine D sans vous transformer en homards. Rappelons à cet égard que la nature est vraiment très bien faite :moins la peau est pigmentée, plus elle est apte à synthétiser la vitamine D. Autrement dit,l’astre solaire peut prodiguer son principal bénéfice sanitaire sans exiger l’impossible des peaux claires. Rien ne sert de concourir à qui est le plus brun, il faut bronzer à point selon ses besoins.

Néosanté Edition