Christine, née en 1953, nous consulte en novembre 2003 pour un carcinome épidermoïde du rectum, près de la marge anale, opéré en mai 2003. Elle a refusé la radiothérapie. Il faut savoir que la tumeur avait grossi début 2003 et avait tendance à saigner. Selon la médecine psychosomatique, les cancers de la marge anale correspondent à des proliférations des glandes odoriférantes qui déterminent de manière spécifique notre identité. Il est donc probable qu’il s’agit ici d’un conflit d’identité. Les saignements témoignent d’une crise épileptoïde, c’est-à-dire de la fin du processus de guérison. Le travail de décodage que nous mettons en œuvre retrouve très vite chez cette jeune femme un problème de reconnaissance identitaire par rapport à son partenaire sexuel. Pour celui-ci, elle était la femme forte sur laquelle il pouvait s’appuyer à la demande. La demande affective de Christine n’était jamais prise en compte, même lors d’un accident. Elle ne se sent pas reconnue pour ce qu’elle est réellement. Elle finit donc par rompre fin 2002 afin de se retrouver elle-même. Peu après, l’œdème vient faire gonfler les lésions et manifester la mise en route du démontage. Cette divergence identitaire entre ce qu’elle est en profondeur et ce qu’elle montre d’elle n’est pas d’hier. Depuis qu’elle est petite fille, elle a toujours fonctionné comme un garçon puis comme un homme. Dans les préprogrammations, on retrouve un important conflit d’identité conjugale. En effet, sa mère est mariée une première fois avec un homme impuissant, et elle est encore vierge à 31 ans lorsqu’elle rencontre son père. Le problème, pour eux, est alors de faire annuler le mariage par les autorités catholiques ! La prise de conscience de tout cela, associée à un travail de deuil complet et quelques compléments alimentaires, fait que cette personne est maintenant en pleine santé.

Dr Alain Scohy (Espagne)

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