portrait de Yves RasirIls jubilent. Ils exultent. Ils pavoisent.  Bref, ils ne se sentent plus de joie, les prêtres de l’église de vaccinologie et leurs acolytes médiatiques. Les médias se sont rués avec délectation sur cette grande étude danoise montrant qu’il n’y a pas de lien entre l’autisme et la vaccination ROR (Rougeole-Oreillons- Rubéole). Les journalistes  se sont fait un plaisir de  contredire la « fake news » selon laquelle ce vaccin pouvait entraîner des troubles autistiques et ne se sont pas privés de rappeler  que cette « rumeur » remontait « à l’étude falsifiée » du Dr Andrew Wakefield, ce chercheur en  gastro-entérologie radié de l’Ordre des médecins anglais et exilé aux États-Unis. Et comme le hasard ( ?) fait bien les choses, les journaux et les télés ont rappelé que la rougeole était en recrudescence un peu partout dans le monde et que l’OMS venait de hisser la baisse de couverture vaccinale parmi les 10 plus grandes menaces sanitaires pesant sur la planète pour les prochaines années. Message implicite : la « croyance » d’une relation entre vaccin ROR et autisme serait à l’origine de la défiance parentale et puisque la science exclut désormais tout rapport causal, plus rien ne devrait  les dissuader de vacciner leurs enfants et plus rien ne devrait freiner la marche  glorieuse vers l’éradication de la maladie. Ils sont tellement contents, les militants provax, que certains d’entre eux se sont invités dans ma boîte mail pour me mettre au défi d’évoquer les « preuves scientifiques » établies au Danemark et de rassurer mes lecteurs quant à l’innocuité du vaccin ROR.
 
D’abord, je leur ferai remarquer que la revue Néosanté n’a jamais affirmé quoi que ce soit à ce sujet. Certes, nous avons relaté les travaux d’Andrew Wakefield et mentionné son étude  de 1998 que The Lancet a rétractée en 2010 (non pas, comme le prétendent les détracteurs du médecin britannique, pour falsification des données mais pour de supposés manquements éthiques). Certes aussi, nous avons parlé du film VAXXED, ce documentaire multi-censuré  des deux côtés de l’Atlantique et dans lequel Wakefield poursuit son combat en révélant notamment la fraude, plus évidente celle-là, du CDC  américain qui a truqué ses statistiques pour ne pas faire apparaitre un lien entre vaccin et autisme dans la population noire. Certes enfin, nous avons critiqué positivement ce film en écrivant que sa force résidait dans la succession de témoignages terriblement émouvants. Les chiffres sont une chose, mais le vécu des parents dévastés en est une autre. Quand des dizaines de papas et de mamans racontent, photos  et vidéos à l’appui, que leurs bébés se portaient très bien la veille du vaccin mais que leur santé mentale  s’est dégradée dès après l’injection, on est en droit de s’interroger et d’être sensible à leur détresse.  Pour son livre « Autiste depuis le vaccin : des parents témoignent »  (Ambre éditions), le journaliste britannique Martin Walker  a lui aussi récolté des dizaines de récits poignants montrant que des bambins très éveillés et des enfants en pleine forme se sont enfermés dans une bulle ou  se sont transformés en légumes après la vaccination ROR. Aux États-Unis,  cet effet secondaire est d’ailleurs une vérité judiciaire puisqu’une famille a récemment obtenu réparation  du préjudice auprès d’un tribunal. Pour un cas reconnu, n’y en a-t-il pas beaucoup d’autres qui sont abusivement rangés dans la catégorie des « coïncidences temporelles » ? Ce n’est pas répandre des fausses infos que de se poser la question.
 
D’autant qu’à Néosanté, nous n’avons pas pour habitude d’asséner des réponses inobjectives. Ainsi, nous avons écrit  plusieurs fois que l’explication de l’épidémie d’autisme était probablement plus à rechercher dans la conjugaison d’autres facteurs environnementaux  (pesticides, métaux lourds, pollutions diverses auxquelles sont exposés les fœtus durant la grossesse…) et surtout dans un contexte psychosocial et familial particulier. Pour nous, le trouble du spectre  autistique est une « mal-a-dit » comme une autre dont on aurait grand tort de négliger le sens biologique et  de sous-estimer l’étiologie psychosomatique.  Les vaccins ?  S’ils participent au déclenchement des symptômes, c’est à nos yeux à titre de facteurs de risque et non à celui de cause profonde. Nous admettons honnêtement que dans l’état actuel des connaissances, il est difficile de désigner le vaccin ROR comme principal coupable.   Dans notre mensuel, nous avons par contre relaté une étude chinoise sur des animaux à qui les chercheurs ont inoculé le vaccin hépatite B et chez qui ils ont observé des comportements asociaux assortis d’anomalies neurologiques. Et depuis qu’il a ouvert le dossier, nous avons pris au sérieux les investigations du Dr Michel de Lorgeril sur les vaccins, notamment sur l’implication possible du vaccin antigrippal.  Quoi, vous l’ignorez ? Eh bien oui : une étude parue en 2017 dans le  prestigieux JAMA a mis en évidence que la vaccination contre la grippe de la femme enceinte était corrélée à une augmentation de 25% du risque d’autisme chez l’enfant à naître. Si vous ne me croyez pas, allez lire l’article que le chercheur  émérite du CNRS a publié sur son blog à propos de  cette affaire.  Voilà qui aurait mérité les manchettes des gazettes, vous ne trouvez pas ?

Concernant l’étude danoise, je ne me sens pas habilité à la commenter. Seul un épidémiologiste patenté pourrait juger de sa  qualité méthodologique et de la fiabilité de ses conclusions. Mais après l’avoir lue, je me permets quand même trois réflexions. Primo, je n’ai vu nulle part que les auteurs déclaraient leurs éventuels liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique, ce qui est pourtant obligatoire. Or un des organismes ayant effectué la recherche a pour mission d’approvisionner en vaccins le ministère de la santé.  Je trouve assez étrange qu’un acteur du secteur chapeaute en même temps une équipe de chercheurs. Secundo, je me demande  un peu comment ils ont composé l’échantillon d’enfants non-vaccinés. Au Danemark, selon les chiffres officiels, la vaccination ROR atteint les 99%. Et les instances de surveillance européennes indiquent dans leurs rapports que ce pays fait encore des efforts pour optimaliser la couverture vaccinale. Si ça tombe, l’analyse est faussée par la disproportion de taille entre la population « protégée » par le vaccin et celle qui ne l’est pas. En tout cas, la situation danoise est la preuve par l’absurde que la coercition ne sert à rien  puisque les vaccins  y sont plébiscités sans être obligatoires ! Tertio, je suis épaté devant l’ampleur de ce travail qui a porté sur 650.000 enfants nés de 1999 à 2010 et suivis jusqu’en 2013. Mais pourquoi avoir seulement comparé le nombre d’enfants ayant reçu le diagnostic d’autisme ? Tant qu’on y était, pourquoi ne pas avoir évalué d’autres paramètres sanitaires ?  Par exemple la fréquence d’hospitalisation ou la consommation de médicaments ? Pour rappel ou pour info, il n’existe actuellement aucune preuve scientifique que la santé globale  des personnes vaccinées soit supérieure à celles des non-vaccinées. Au contraire, il existe des enquêtes et des études laissant penser que la vaccination augmente la morbidité et la mortalité. Pour une fois que l’église pasteurienne pouvait démontrer l’inverse et  donner crédit à son credo, elle s’est focalisée sur le lien potentiel d’un seul vaccin avec une seule maladie. C’est à tout le moins regrettable.
 
Ce qui l’est encore plus, c’est que cette étude soit utilisée par les lobbies provaccinaux pour disculper le vaccin de tout effet funeste et pour justifier  le bien-fondé de la vaccination contre la rougeole. Tout ce que les chercheurs danois ont montré, c’est qu’il n’existe peut-être pas de lien entre cette vaccination et la survenue de l’autisme, point barre.  Mais ce n’est là qu’un point de détail, tant il y a à redire sur ce vaccin et sur la maladie qu’il est censé endiguer !  Derrière l’arbre de l’autisme postvaccinal, il y a une gigantesque forêt de soupçons et de méfaits avérés dont on ne vous parle jamais ! C’est parfois à se demander si cette histoire ROR/autisme n’a pas été inventée pour faire diversion et pour détourner l’attention de tous les autres problèmes générés par cette vaccination.  Pendant que le débat fait rage, on en oublie que la rougeole et son prétendu remède vaccinal font l’objet depuis des décennies d’une désinformation effrénée et d’une propagande peu avare de mensonges. À sa modeste échelle,  Néosanté essaie de contrecarrer ce bourrage de crâne perpétuel. Dans un dossier paru en 2012, la docteure en sciences Cyrinne Ben Mamou a expliqué que la vaccination antirougeoleuse était une catastrophe annoncée dont l’humanité commence seulement à subir les tragiques conséquences. Dans un article paru en 2015, nous avons révélé « ce qu’on ne vous dit jamais » sur la rougeole, et notamment sur le caractère inoffensif de cette maladie qui ne fait plus des ravages que dans le Tiers-Monde,  pour l’instant à Madagascar, dans un contexte de vie misérable et d’hygiène déplorable. Enfin, l’année dernière, j’ai envoyé une infolettre intitulée « Rougeole, un cas d’école » , dans laquelle je louais  déjà l’excellent travail démystificateur de Michel de Lorgeril. N’hésitez pas à (re)consulter ces sources pour résister aux campagnes d’intox et pour relativiser  l’importance de l’étude danoise. Quant aux expéditeurs de courriels ironiques, qu’ils sachent combien leur soumission aux dogmes vaccinalistes m’indiffère complètement. À condition qu’ils ne les imposent pas à de sains enfants innocents et à leurs parents mieux informés !