Parkinson : la piste intestinale qui change tout

Si vous suivez Néosanté depuis le début, vous connaissez notre principal « credo », à savoir l’origine psycho-émotionnelle de la plupart des maladies. Mais vous savez aussi que notre conception de la santé est holistique : pas d’esprit sain sans un corps sain, et pas de psychosomatique qui tienne sans tenir compte de son versant somatopsychique. Tout ce qui affecte notre organisme a des répercussions à l’étage cérébral, et vice versa C’est pourquoi nous accordons beaucoup d’importance à l’exercice physique et à l’alimentation, deux clefs de voûte de la santé globale. Afin de vous informer sur « la meilleure façon de manger » , nous inaugurons d’ailleurs une rubrique « nutrition saine » dans ce cahier Ressources . Elle démarre de manière légère avec un article sur le vin de Champagne, mais elle vous entraînera ensuite sur des chemins peu fréquentés par la diététique classique, ceux de l’alimentation originelle ou ancestrale.
Si l’alimentation requiert toute notre attention, c’est pour la bonne raison que la région abdominale est abondamment peuplée en neurones. A très juste titre, certains décrivent aujourd’hui l’intestin comme un « deuxième cerveau », particulièrement concerné par la gestion des émotions. En se demandant naguère « si tout venait du ventre ? », l’ostéopathe Pierre Pallardy avait posé une très bonne question qui reçoit aujourd’hui des réponses de la science. La dernière en date a de quoi laisser pantois : la maladie de Parkinson serait au départ une infection intestinale ! (1) C’est un chercheur allemand, l’anatomiste Heiko Braak, qui a lancé il y a une dizaine d’années cette hypothèse très peu conforme à la vision classique de la maladie. Il s’était aperçu que certaines personnes développaient des lésions neuronales typiques de Parkinson dans d’autres zones du cerveau que celle où ces lésions sont traditionnellement observées (« la substance noire »), alors même que ces patients n’avaient pas été diagnostiqués malades. De constatations en constatations, l’idée se forme alors en lui que la maladie pourrait peut-être apparaître en dehors de la substance noire, où elle ne migrerait qu’ensuite, à mesure de son évolution. Aujourd’hui, il en a la preuve : d’autres neurones du corps humain, ceux situés au niveau des intestins, présentent parfois des lésions typiquement parkinsoniennes alors que la substance noire, elle, est indemne. En clair : la maladie se déclencherait ailleurs que dans le cerveau avant de frapper celui-ci !
En fait, cela ne nous surprend guère. Dans le milieu des médecines naturelles, les maladies neurodégénératives sont soupçonnées depuis longtemps d’avoir une composante alimentaire. Dans son numéro 3, Néosanté évoquait d’ailleurs les expériences menées en ce sens par l’association Vaincre le Parkinson (A.V.P.) (2). Ce qui est neuf, c’est que des arguments scientifiques très solides viennent désormais étayer ce soupçon. Malheureusement, le courageux Heiko Braak rentre dans le rang en se focalisant sur une possible origine infectieuse, et donc sur le développement de médicaments antibiotiques censés combattre Parkinson. Il serait bien plus utile de montrer que cette infection prend naissance sur un terrain déséquilibré – notamment par les antibiotiques ! et que la flore intestinale pourrait au contraire bénéficier d’un régime probiotique ! Mais c’est déjà pas mal que la maladie de Parkinson ne soit plus considérée comme une fatalité liée à l’âge ou à la génétique : on avance dans le bon sens….

Yves Rasir

(1) Science & Vie N° 1130 , Novembre 2011
(2) www.vaincre-le-parkinson.fr

Médicament & brûlant

Une étude récente a fait le compte de tous les effets secondaires des inhibiteurs d’acide gastrique. Ces médicaments qui combattent les brûlures d’estomac peuvent provoquer de graves carences en magnésium et en vitamine B 12, fragiliser les os en contrariant l’absorption du calcium, et augmenter le risque d’infections intestinales en déséquilibrant la flore. Un usage prolongé augmente en outre le risque de gastrite, laquelle constitue à son tour un facteur de risque du cancer de l’estomac. (Source : ABC Santé)

Côlon irritable & chocs psychologiques

Des chercheurs de la clinique Mayo (Etats-Unis) ont suivi 2623 personnes pour examiner le lien entre le syndrome du côlon irritable et la survenue d’événements psychologiquement marquants comme le décès d’un proche, un divorce, un accident ou un abus sexuel. Verdict : une corrélation claire entre la maladie et les traumatismes émotionnels. (Source : LaNutrition.fr)

Chimiothérapie & cerveau

Selon un rapport de recherche publié dans l’édition de novembre des Archives of Neurology, la chimiothérapie du cancer du sein a des répercussions négatives sur le fonctionnement cérébral des femmes survivantes, notamment au niveau de leur cortex préfrontal. La réduction des capacités cognitives est d’autant plus nette que les femmes traitées sont âgées.
(Source : NaturalNews)

Rhume & Echinacée

Selon une métanalyse publiée dans The Lancet Infectious Disease, l’échinacée réduit de 65% le risque d’attraper un rhume. Dans l’une des dix recherches analysées, une combinaison d’échinacée et de vitamine C réduisait ce risque de 86 % ! Chez les personnes enrhumées qui continuent à consommer la plante, les études montrent une diminution des symptômes et une réduction de leur durée d’un jour et demi. (Source : ABC Santé)