Vaccins : la défiance qui dévoile l’incohérence

« Vaccination : les soignants ne montrent pas l’exemple ». C’est ainsi que le journal Le Monde, dans son édition du 24 novembre, a titré un article relatant le fait que les Français « ne se font pas assez vacciner ». On notera que l’épithète « assez » trahit déjà une prise de position peu compatible avec l’illusoire neutralité journalistique. Mais ce qui est intéressant, c’est le passage suivant : « pourtant considérés comme prioritaires, les professionnels de la santé, médecins, infirmiers, sages-femmes, aide-soignants, ne sont pas exemplaires ». Et le quotidien de nous informer que les pros de la santé sont effectivement devenus rétifs à la vaccination. Si leur couverture pour les vaccins obligatoires (BCG, diphtérie, tétanos, poliomyélite, hépatite B) dépasse les 90%, les taux sont nettement plus faibles pour les vaccins recommandés que sont les rappels contre la coqueluche (11% à peine de vaccinés), la grippe (25%) la varicelle (29%) ou encore la rougeole (50%). Concernant la grippe, les chiffres de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) ont été confirmés par le Groupe d’Expertise et d’Information sur la grippe (GEIG) : en 2011, seulement un quart du personnel de santé a été vacciné, soit 7% de moins qu’au cours de l’hiver 2010. De plus, 24% des soignants déjà vaccinés dans le passé ont abandonné cette pratique et 51% des professionnels de santé n’ont jamais été immunisés contre la grippe. Les raisons de cette désaffection ? La crainte des effets secondaires et un climat général de suspicion envers les vaccins, d’après l’Académie de Médecine.
Curieusement, le journal ne relève pas le paradoxe : les personnes les mieux informées sur les avantages et inconvénients des vaccins sont aussi ceux qui s’en méfient le plus. Non, le quotidien préfère fustiger l’ignorance et l’égoïsme de ces soignants qui contaminent scandaleusement les soignés. Des preuves ? L’InVs avance de « nombreux cas groupés de coqueluche nosocomiale » et « des épidémies de grippe nosocomiale dans les établissements accueillant des personnes âgées ». La gratuité de ces affirmations n’a d’égale que leur stupidité. Car si la non-vaccination des soignants est censée favoriser la transmission de maladies aux malades, pourquoi ne favoriserait-t-elle pas aussi la contagion entre soignants et la transmission de soignés à soignants ? Autrement dit, pourquoi la coqueluche, la grippe ou la rougeole épargneraient-elles les médecins et infirmiers non vaccinés, ainsi que leurs familles ? Voilà bien toute l’incohérence de la sacro-sainte couverture vaccinale : quand elle est trouée, on accuse les trous ; mais on n’explique jamais pourquoi les fauteurs de trous ne sont pas plus vulnérables. Jusqu’à preuve du contraire, le virus de la grippe et la bactérie de la coqueluche n’ont pas ravagé les rangs du corps médical en 2011 !
Ce mystère révèle plus globalement l’immense imposture du modèle pasteurien. Car si la théorie du germe est vraie, pourquoi les médecins sont-ils en meilleure santé que leurs patients infestés de microbes ? Pourquoi les infirmières ne se chopent-elles pas les multiples agents infectieux qui pullulent en milieu hospitalier ? Selon la vision officielle, le rhume se transmet par voie aérienne : qu’on nous explique pourquoi les toubibs auscultant chaque année des centaines d’enrhumés n’ont pas sans cesse la goutte au nez ! En fait, les journaleux du Monde n’ont rien compris : en se défiant des vaccins, les professionnels de santé montrent l’exemple et démontrent l’inanité de la religion pasteurienne.

Yves Rasir

Traumatismes & ADN

La maltraitance abîme les gènes ! Ce qui avait déjà été découvert par une équipe suisse (voir Néosanté N° 10) vient d’être confirmé par des chercheurs de l’Institut de psychiatrie Max Planck. Ceux-ci ont en effet démontré que les enfants ayant subi un traumatisme psychologique pouvaient voir leur ADN affecté à long terme, notamment la partie contrôlant le système hormonal lié au stress. Conséquences : les personnes atteintes ont des difficultés à surmonter les situations stressantes au cours de leur vie adulte, et sont ainsi plus fréquemment confrontées à la dépression et aux troubles de l’anxiété.

Vitamine D & SEP

Cela fait de années qu’une relation inverse entre le taux plasmatique de vitamine D et le risque de sclérose en plaques (SEP) est mise en avant par différentes publications scientifiques, tout comme est observée une moindre prévalence de la maladie dans les pays à fort ensoleillement. Une étude suédoise publiée récemment dans la revue Neurology vient encore de confirmer ce lien entre un faible taux de vitamine D circulant dans le sang et un risque élevé de développer la sclérose en plaques. Autre enseignement de cette recherche qui a duré 20 ans : chez les femmes, l’incidence de la SEP a augmenté au même rythme que le présence de vitamine D diminuait dans les échantillons sanguins. Du soleil pour les Suédoises !

Sperme & pollution

Selon une vaste étude mise en ligne le 5 décembre sur le site de la revue Human Reproduction, le sperme des Français contient de moins en moins de spermatozoïdes. Entre 1989 et 2005, la concentration en gamètes mâles a en effet chuté de près d’un tiers ! Pour expliquer ces résultats, le rôle des perturbateurs endocriniens – bisphénol A, phtalates, PCB, pesticides …- est évoqué et conforté par des données toxicologiques.

Mammographie : l’étude-choc

Une nouvelle étude dernièrement publiée par le New England Journal of Medicine a fait sensation aux Etats-Unis. Selon ses auteurs, le dépistage du cancer du sein par mammographie génèrerait jusqu’à 93% de surdiagnostics ! Au cours des 30 dernières années, 1,3 million d’Américaines ont ainsi subi inutilement des traitements lourds de chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. D’après le Dr Gilbert Welch (photo) , coordinateur de la recherche, le phénomène des « faux positifs » s’est considérablement accéléré avec les machines de dernière génération. L’étude a surtout provoqué la stupeur par sa conclusion : le diagnostic précoce n’offre quasiment aucune chance supplémentaire d’éviter l’issue fatale. En terme de survie, le bénéfice final est dérisoire.