Le cancer ? Un programme ancestral  !

Et si, loin d’être un fléau « moderne » imputable à la dégénérescence, le cancer indiquait un retour à une vie cellulaire primitive et vigoureuse ? Et si, en d’autres termes, le cancer était une maladie des origines ? Dans son numéro d’avril 2011, le magazine Science & Vie présente cette « thèse fascinante » développée par deux astrobiologistes passionnés par les origines de la vie, Charley Linewaver, de l’Université de Canberra (Australie) et Paul Davis, de l’Université d’Arizona (États-Unis). Ces deux chercheurs sont partis d’une simple évidence : si le cancer existe chez tant d’humains et d’animaux, c’est qu’il n’est pas dû à un malencontreux hasard dénaturant la réplication des gènes comme le veut la théorie actuelle, mais qu’il est plutôt le fruit d’un mécanisme bien rodé. « Les propriétés du cancer sont trop complexes pour pouvoir être expliquées par des erreurs génétiques s’accumulant à mesure que le corps vieillit » explique Charley Lineweaver. Dans l’immense majorité des cas, les mutations génétiques sont des défauts qui conduisent à la mort de la cellule. Curieusement, dans le cancer, ces supposées mutations renforcent la cellule et lui confèrent une formidable capacité de survie. » Forts de ce constat, les chercheurs ont pensé que les cellules cancéreuses se « brancheraient » sur un mode de régulation déjà inscrit dans leur génome, et donc que le cancer serait en réalité la réminiscence dans les organismes modernes d’une vie très archaïque, apparue sur terre il y a 600 millions d’années. A l’appui de leur thèse, Lineweaver et Davies font valoir que les formes de vie primitives, comme certaines espèces d’éponges (photo), ressemblent furieusement à des tumeurs. Selon eux, ce programme de « cancérisation » serait réactivé en situation de stress, les gènes ancestraux prenant alors le dessus sur les gènes plus modernes. Théorie révolutionnaire ? Sans aucun doute puisqu’elle laisse supposer que la maladie s’apparente à une stratégie de survie ancrée dans la mémoire cellulaire. Vision « radicalement nouvelle » ? Là, le magazine Science & Vie oublie de dire que le Dr Hamer a déjà fait cette découverte il y a trente ans  ! Et que le médecin belge Robert Guinée l’a partagée dans un ouvrage très justement intitulé « Les maladies, mémoires de l’évolution ». Bref, la science « de pointe » commence à enfoncer des portes ouvertes depuis des décennies. On ne va pas s’en plaindre, mais on ne va pas non plus s’en réjouir outre mesure puisque les savants songent déjà à inventer des médicaments bloquant l‘activation des gènes anciens. Pareille lubie reviendrait encore une fois à bafouer la logique de la vie…
Yves Rasir

Vaccins : une première belge !

Sale temps en Belgique pour la vaccinologie. D’abord, il y a Initiative Citoyenne, ce collectif critique né de la pseudo-pandémie de grippe HIN1 et qui remonte au créneau pour dénoncer la répétition prévisible de cette grande manipulation mondiale avec l’agitation du spectre H5N1. (www.initiative.citoyenne@live.be) ; Ensuite, il y a ce groupe de parents, dont les anciens députés écologistes Paul Lannoie et Martine Dardenne, qui citent les pouvoirs publics en Justice pour faire cesser l’obligation de multivacciner les enfants dans les milieux d’accueil. Enfin et surtout, il y a cette victoire improbable remportée au tribunal par un couple refusant de vacciner leur enfant contre la polio sans garantie d’innocuité. Le juge a estimé que les parents n’avaient pas reçu d’informations rassurantes et que donc le principe de précaution prévalait sur la loi ! On ne vous dit pas la panique dans les labos pharmaceutiques…

Biorésistance

Nouveau chiffre alarmant : chaque année, dans l’Union Européenne, 25 000 personnes meurent d’une bactérie devenue résistante aux antibiotiques. Conséquence de l’utilisation abusive de ces médicaments chez les homme et chez les animaux d’élevage, l’infection est généralement acquise sur les lieux des soins médicaux. Que fait l’OMS ? Elle demande aux firmes de mettre au point des biocides plus puissants et aux médecins de veiller au grain car, selon elle, la biorésistance serait favorisée par l’interruption trop hâtive des traitements. Quant aux infectiologues de l’hôpital Erasme (Bruxelles), qui constatent que leurs équipes sont face à des impasses thérapeutiques pour une demi-douzaine de germes, ils recommandent d’augmenter les doses d’antibiotiques dans les services de soins intensifs. Bref, c’est la fuite en avant dans une guerre perdue d’avance.

Le chlore nuit à la vessie

L’eau chlorée serait bonne pour la santé en évitant la prolifération bactérienne ? Pas si simple : une récente étude a mis en évidence une augmentation significative du risque de cancer de la vessie chez les personnes exposés à de fortes concentration de chlore via l’eau de piscine ou de distribution. Lorsque la concentration est moyenne, le risque de cancer vésical augmente nettement chez les personnes qui boivent de l’eau du robinet depuis plus de 30 ans. (Référence : Costet N. et coll : Water disinfection by-products and bladder cancer. Occup Environ Med, 2 011)