ARTICLE N° 70 Par Daniella Conti

La médecine nouvelle du Dr Hamer a changé notre regard sur la maladie : nous ne la voyons plus comme « mauvaise » mais comme intelligente et utile. Et pourtant, notre langage révèle encore la résistance de quelques vieux concepts ! S’appuyant sur sa pratique des constellations familiales et sur les découvertes de la physique quantique, la thérapeute franco-italienne Daniella Conti nous a fait parvenir cet article où elle s’insurge notamment contre la notion de « parent toxique » et contre la vision d’un « cerveau stratégique » séparé du corps. Un article en forme d’appel à une révolution de conscience.

Pour avoir été témoin, depuis 20 ans, de la frilosité culturelle française vis-à-vis de tout changement de paradigme, surtout dans ce qui touche le cœur de la science moderne, c’est-à-dire la santé, je ne peux que me réjouir qu’une revue comme Neosanté ait le courage d’affirmer haut et fort ce qui a conduit beaucoup de gens devant des tribunaux. Malgré la prison, je sais pourtant que le Dr Hamer ne s’est pas trompé, que ce n’est pas un charlatan mais un médecin, issu de la culture médicale officielle, qui, par les hasards de son histoire familiale, a eu la curiosité d’explorer la maladie d’une autre façon et de défendre, du mieux qu’il a pu, ses découvertes. C’est bien en tant que médecin qu’il a tenu à rester fidèle au domaine conceptuel de la médecine d’école, qu’il dénonce pourtant et dont il attend toujours la reconnaissance.
Cette fidélité, ne lui a pas permis de s’ouvrir à ce que le Dr Sabbah a développé ensuite : l’évidence du facteur transgénérationnel. En effet si, pour Hamer, nous tombons malades à cause de situations conflictuelles concrètes, Claude Sabbah a relevé que la même situation ne va pas déclencher les mêmes réactions chez tout le monde, parce que c’est le RESSENTI de la situation, et non la situation, qui détermine la réaction, et donc la maladie qui peut en découler.
Et le pas suivant a été encore plus évident : un ressenti est souvent l’héritage et l’aboutissement d’un vécu familial. Si mon grand-père s’est bagarré pour garder la propriété d’un puits dans son terrain, le fils ou le petit-fils va porter une sensibilité particulière par rapport au marquage de territoire, avec donc une « prédisposition » pour les maladies de la vessie (qui gère l’urine qui délimite mon espace). Ainsi, les maladies peuvent être héréditaires, non pas parce qu’un organe est défaillant, mais au contraire parce qu’il est prêt à apporter son aide dans un certain climat de danger. Là est toute la culture du Décodage Biologique qui a commencé ainsi à se démarquer de la « Médecine Nouvelle Germanique » du Dr Hamer qui tenait à exprimer par cette terminologie la solidité des lois d’Airain qu’il a découvertes : c’est-à-dire la matrice biologique, rigoureusement scientifique à ses yeux, de son cadre de référence, en opposition à psychologique. Mais le Dr Sabbah, ne voulant pas lui non plus sortir de sa culture médicale, a eu du mal à exprimer ce « plus » que le ressenti apportait. Il a appelé son travail « La Biologie Totale des Êtres Vivants » et n’a pas trouvé d’autres termes que « communication de cerveau à cerveau » pour cerner les champs d’influence qui se manifestent et qui relèvent, selon moi, de notions plus subtiles.

Le monde de Newton n’est plus le nôtre

C’est cet aspect que je voudrais souligner par cet article : comment il est nécessaire d’adapter notre langage à cette nouvelle culture et de rester vigilants sur ce qui nous ramène à l’ancienne et nous prive de la force qui se dégage d’une reconnaissance plus juste des lois du vivant.
Le vieux paradigme, c’est de voir encore le monde selon Newton : une mécanique prévisible et observable ; du vide rempli de planètes et d’étoiles ; un corps composé d’organes dont le constituant de base serait matériel et que l’on soigne avec des particules chimiques ; un individu séparé des autres et qui a donc instauré des relations de prédation en attendant que Dieu punisse les méchants et récompense les gentils, et s’étonnant que la Justice ne soit pas au rendez-vous ; un corps vu comme un contenant, de la matière biologique aux émotions et à l’esprit , comme cela se dégage de beaucoup d’articles proposés dans les numéros récents de Néosanté. Lorsque, par exemple, le Dr Olivier Soulier situe ces 3 niveaux dans l’endoderme, le mésoderme et l’ectoderme, et aboutit au constat, erroné et lourd de conséquences, de « parents toxiques », dont je parlerai ci-dessous. Ou lorsque le Dr P-J Thomas Lamotte, malgré son intention de ne pas voir l’être humain comme un ensemble d’organes à soigner isolément, en tant que neurologue, parle de « cerveau stratégique » qui régule l’équilibre psychosomatique du sujet structuré et hiérarchisé en corps, psychisme et esprit : la summum de la globalité qu’il peut concevoir.
C’est aussi tout le langage psy de l’inconscient qui marquerait des couches plus « profondes » : on ne sort pas de l’image d’un corps, support matériel, entouré d’enveloppes plus ou moins subtiles où siégeraient les ressentis, les émotions, les refoulés, les traumatismes. Avec une imagerie qui, pour expliquer les mémoires systémiques, parle alors de fantômes et de cryptes (dans l’excellent article de Pierre Ramaut, Néosanté n° 34), ou de « Gisant » (Salomon Sellam, Néosanté n° 33) Ce dernier, dont l’ analyse, de plus en plus complexe, des « cinq niveaux conflictuels » et des « conversions qui déclenchent la maladie » s’appuie sur la notion d’« incorporation », souligne ainsi qu’il existe un « extérieur » et un « intérieur » de l’être humain, avec des paliers de profondeur. Mais est-ce que cette analyse de plus en plus détaillée va favoriser la guérison ?

La matière n’existe pas, tout est énergie

Cette façon de penser nous fige au siècle dernier, lorsque des chercheurs ont essayé de localiser les mémoires « dans » le cerveau. Car ils voyaient la conscience dans le cortex comme résultat de substances chimiques et de cellules cérébrales. Ils ont dû renoncer après avoir constaté que des milliers de rats qui avaient mémorisé un labyrinthe complexe pour aller se nourrir et à qui on grillait des parties du cerveau, parvenaient encore à le faire tant qu’on leur laissait assez de matière cérébrale pour les fonctions vitales. Aucune zone précise pour la mémoire de l’itinéraire !
Nous avons aujourd’hui de nouvelles clés de lecture. Rupert Sheldrake nous offre la notion des champs morphogénétiques : toute la matière reliée par des ondes s’étalant dans le temps et l’espace, pouvant aller jusqu’à l’infini et relier toute partie de l’univers à toutes les autres.
Dès lors, le code génétique ne serait pas un contenant d’informations, mais une antenne des programmes des champs morphogénétiques. C’est la Physique Quantique qui nous dit « scientifiquement » que l’univers n’est pas un contenant de matière. Les particules subatomiques ne sont pas des objets solides mais des paquets d’énergie indéfinis et vibrants qu’il est impossible de quantifier. Les infimes particules de matière n’existent pas en elles-mêmes, mais en relation à d’autres, et l’univers est donc un réseau dynamique d’interconnexions. Tous les êtres vivants forment une même énergie reliée au tout, notre réalité étant dans ce qui nous réunit au champ. (Lynn Mc Taggart, « Le Champ de la cohérence universelle », Éd.Ariane). Alain Aspect, en 1982, a fourni la preuve de la non-localité des entités quantiques, par le constat d’un effet instantané, à n’importe quelle distance, sur une autre particule. Le monde est un réseau complexe d’interdépendances, indivisibles à tout jamais. Et le concept même d’objectivité qui régit notre science officielle est caduc : car la conscience de l’observateur amène l’objet à être. Rien n’existerait indépendamment de la perception que nous en avons : celui qui observe crée ce qu’il voit. Nous créons notre monde. Donc ce que nous pensons joue un rôle dans cette création. C’est une remise en cause de la vision mécaniciste du monde et la science moderne devra bien s’adapter !

L’apport de Bert Hellinger

Pour ma part, j’ai trouvé une grille de compréhension et de lecture plus respectueuse de la réalité, et surtout plus légère et efficace, dans la pratique des Constellations Familiales selon son créateur Bert Hellinger. Beaucoup de gens croient connaître les constellations, sans réaliser que là aussi, le langage fait le tri entre ceux qui sont allés jusqu’au bout de ces nouvelles compréhensions et ceux qui ont récupéré des découvertes innovantes dans la vieille culture, qui les limite considérablement. Par exemple, lorsqu’on vous propose de couper les mémoires engrammées dans vos cellules, ou de cesser de payer pour les fautes des ancêtres, de changer quelque chose de mauvais de votre passé ! Souvent, dans ce cas, il y a deux tarifs : un pour celui qui peut « faire » sa constellation et un tarif inférieur pour le représentant … Comme si l’important était de « faire » sa constellation ! Cela montre qu’il manque l’intégration d’un nouveau regard sur le monde auquel je vous invite, l’ouverture à notre véritable dimension.

La bombe quantique

La bombe que les premiers physiciens quantiques ont découverte en 1911 est que rien n’est séparé, tout est relié, que tout baigne dans un océan d’énergie, que le vide n’est pas vide mais est le chef d’orchestre de la conscience diffuse. Que les particules n’existent pas en elles-mêmes mais en relation à d’autres, et que dès qu’elles sont en contact, elles le restent toujours, où qu’elles se situent dans l’espace et le temps. Que des bandes de mémoires contiennent tout ce qui a déjà existé, que notre univers appartient à un multivers qui serait un réseau dynamique d’interconnexions, une mer houleuse d’énergie où tout est connecté comme par une matrice invisible et où les particules de matière n’existent pas en elles-mêmes, mais seulement en relation à d’autres. Bref, ça change tout et cette compréhension est guérisseuse par elle même !
Il est temps de s’inspirer de la Physique Quantique non seulement pour notre appareillage électronique, mais comme nouvelle philosophie. Et elle nous donne les réponses adéquates pour comprendre les transmissions transgénérationnelles.
La naissance et la mort nous semblent un début et une fin dans le cadre étriqué de notre univers et de nos logiques individuelles. Lorsqu’on comprend que notre univers appartient au MULTIVERS dont la physique quantique nous donne quelques clés, cela devient simple. Nous ne sommes séparés de rien, ni des vivants ni des morts. Nous sommes leur prolongation dans l’ici-et-maintenant, et pas seulement pour la couleur des yeux et des cheveux. Et si nous sortons du cadre judéo-chrétien qui a cheminé avec la vieille culture mécaniciste du monde, on ne peut plus croire que lorsque nous répétons les mêmes situations traumatiques d’un ancêtre (suicide, accidents, maladies, folie, … voir Aïe mes aïeux d’Anne Ancelin Shützenberger), c’est en termes d’expiation. Que des innocents expient les fautes des ancêtres et qu’il y a des mémoires « mauvaises ». Cela pouvait se justifier lorsqu’on croyait la maladie « mauvaise » et fatale. Nous avons appris le rôle bénéfique des microbes, des virus et des bactéries, qui sont nos alliés à notre service, ils ont évolué avec nous depuis le début du Bing Bang en symbiose totale avec une logique de vie qui n’est plus celle de Darwin, au « hasard » de l’évolution, mais en cohérence avec une INTENTION COMMUNE à tout ce qui est.

La nouvelle globalité

Alors les répétitions : du malheur ? Même si elles provoquent de la souffrance, elles ne sont pas « mauvaises ». Dans cette nouvelle globalité à laquelle nous avons accès maintenant, le raisonnement doit aller plus loin. Il n’y a pas de maladie « mauvaise ». Il n’y a également rien de « mauvais » dans ce qui se répète. Il n’y a pas de PARENTS TOXIQUES, même si objectivement on peut le croire, comme on peut croire une maladie mauvaise parce qu’elle risque de nous tuer. C’est un retour à la case départ de la victimisation : attraper une maladie par malchance, être né au mauvais endroit et au mauvais moment. Les constellations familiales apportent le nouveau regard qui nous manquait sur toutes les situations de souffrance et de difficultés. Parce qu’elles découlent de ce constat de globalité que nous sommes plus que des individus séparés, que nous sommes reliés à tous et à tout ce qui nous a précédés. Grâce à Hamer, nous savons déjà que certaines pathologies ne s’expliquent que par les mémoires de notre état ancestral de… poissons ! C’est le conflit des bombardés , que je ne peux pas détailler ici. Nous portons les mémoires de tout ce qui a été. Et dans les constellations, on vérifie constamment les synchronicités du choix des représentants, toujours en lien avec ce que la situation va évoquer ; on ne cesse de constater cette adéquation, sans suivre un fil rationnel ou analytique, mais en s’abandonnant au « Champ » qui sait, à cette conscience du vide dont parle la Physique Quantique, à la force motrice qui meut la machine de l’univers et pas aux vis, écrous, roues dont s’occupe la physique classique.

En finir avec la logique d’expiation

Cela nous permet de voir la cohérence de cette globalité : tant que nous sommes des marionnettes conditionnées par ce qui nous a précédés, il n’y a pas de différence entre un bourreau et une victime. Chacun est au service de ce qui l’a précédé, dans des rôles qui suivent des logiques systémiques : le fils du bourreau va se comporter en victime et se créer un tel destin. Je pense à Romy Schneider, qui a renoncé à sa carrière en Allemagne en tant que fille d’une grande actrice proche d’Hitler, qui ne lui a jamais pardonné de tout vouloir recommencer en France, le pays de ceux qui avaient été envahis, et dont le fils meurt « accidentellement » à 16 ans : c’est l’aboutissement de cette logique d’intrication où les vivants sont prêts à mourir, à répéter du malheur, non pas pour expier comme on a pu le croire, mais pour permettre à la conscience d’accueillir et de libérer ce qui freine et limite un potentiel de vie, au delà des individus.
Tant que je cherche des coupables, je veux rester une victime et je reste dans ma logique individuelle. Je vais enrichir beaucoup de thérapeutes et rater tout de ma vie ! Le seul avantage étant que j’aurai la liste des coupables ! Et… à la suite de parents toxiques, la liste sera longue ! Parce que si je ne suis pas en paix avec mes parents, je ne suis pas en paix avec les autres. L’accueil essentiel de notre vie, de notre destin commence là. L’apaisement, la santé et la force aussi. La compréhension des constellations familiales apporte un éclairage attentif au LIEN : en sanskrit, lien et joie sont la même chose et là nous attend le cadeau.

Il n’y a pas de parents toxiques

Oui, les générations suivantes prennent sur elles les problèmes des parents et des ancêtres : c’est ce qu’Hellinger appelle l’amour aveugle, qui rend malade, parce que, pour se sentir innocent, chaque individu répond aux attentes de son système, pour sa survie. Et Olivier Soulier a bien cerné la culpabilité à traverser pour sortir de ces schémas où les parents pèsent sur les enfants. Mais il y a une façon de le faire qui va être plus ou moins payante. Dans la logique du vieux monde, je vais dénoncer la toxicité des parents toxiques. Et je reste une victime et cela va être confirmé par tout mon vécu, car ce que je refuse m’enchaîne et je vais le reproduire !
Dans la globalité qui nous est accessible maintenant, je vais regarder mes parents comme les maillons d’une chaîne. Et comme je suis aussi un maillon au service des logiques collectives qui nous conditionnent, je regarde tout ce qui a été toxique derrière mon père et ma mère et je peux avoir ainsi accès à l’amour qui guérit et libère. Parce qu’il s’agit d’amour, dans tous les cas de figure : les forces qui unissent. Les mêmes qui font intervenir tel microbe au moment de la solution de telle pathologie. Les forces agissantes derrière tout ce qui est.
Il n’est pas question de pardonner ! Le pardon est un piège qui fige une position de supériorité pour celui qui se considère bienveillant et une position d’infériorité pour l’autre, le bourreau. Encore le monde de la dualité et de la séparation, des gentils et des méchants. Avec la vengeance à la clé et la roue tragique qui tourne continuellement dans le même créneau. Comme les kamikazes le perpétuent malgré la légitimité qui les anime. Je vais prendre de mes parents la vie qu’ils m’ont transmise, au prix qu’elle leur a coûté et qu’elle me coûte, au service de la vie, conscient des dynamiques qui permettent cette symbiose du vivant où chaque chose est à sa juste place telle qu’elle est. Manifestation de cette conscience qui est en tout ce qui est. Les parents sont le premier maillon de cette chaîne me reliant aux forces de vie qui ont déterminé ma présence sur terre. En cinquante années de thérapie familiales, Bert Hellinger a montré qu’à cette place nous attend le pouvoir de changer nos vies. Tant que je reste dépendant des images que j’ai appris à interposer entre moi et mes ascendants et que j’appelle souvenirs (la mère envahissante ou absente, ou peu aimante ou n’importe quel reproche), tant que je reste dans ce jugement, qui m’a probablement permis de survivre mais qui me freine dans mon potentiel de vie, au point de me rendre malade, j’aurai le même écran d’images dans toute autre relation. La névrose.
C’est justement aux pieds de mes parents que m’attend ma force. Et plus le scénario aura été tragique, plus mon potentiel d’amour sera grand ! Non pas pour eux : mais pour les parents transmetteurs de vie, ceux dont Khalil Gibran parle si bien, ceux qui tendent l’arc pour que la flèche que je suis aille loin. Alors quand on comprend cela on conçoit que le pire serait d’avoir des parents… parfaits !

Chacun est à sa juste place

À ma place d’enfant, je ne peux que leur laisser la responsabilité de leurs actes et aller dans la relation PURE. Ceux qui m’ont transmis la vie, comme ils ont pu, avec leur histoire. Et de cet allègement, va naître ma capacité d’accueillir en moi toutes les relations qui me constituent, avec confiance et légèreté : même la personne qui me dérange le plus devient le messager d’une partie de moi à laquelle je n’ai peut-être pas accès encore et qui va me rendre plus entier lorsque j’oserai l’accueillir. À ma juste place, c’est ainsi, dans ma famille, que je vais apprendre l’alphabet de ma santé, de mon évolution et de ma croissance, à l’abri des pièges des chemins spirituels où l’idéal de perfection n’aura pas de prise sur ce que je suis. Comme ces prêtres pédophiles qui veulent aller vers la sainteté en refusant les pulsions sexuelles qu’ils portent, au service de leur histoire, et on connaît la suite.
Bert Hellinger nous propose de voir dans toute pulsion, dans toute maladie, dans tout symptôme, « les absents », ceux qui ont été oubliés, exclus, jugés, en permettant ainsi un élargissement de nos liens, des « liens que nous sommes ». En nous donnant accès à la réalité dont parle la physique quantique et que la biologie ne voit pas. Ce qui nous dérange et nous fait souffrir est l’aboutissement de ce qui a été comme retenu, congelé, bloqué dans notre histoire. Si je détourne l’attention du problème (plus je l’analyse et plus je le renforce !), je peux porter ma conscience sur ce que j’ai refusé en fidélité à ce qui avait été refusé bien avant moi. Alors je redeviens « entier » et je me réapproprie ce que je ne voyais pas. Dans l’évidence que tout a été très bien ainsi, je découvre la gratitude envers ce qui me maintient en vie à chaque instant et je remets en route ma soif de vie au service de la vie, en oubliant mes stratégies. Et alors la Vie va me combler au delà de mes désirs.