Article n°79 Par Michel Manset

Suite à deux flambées épidémiques, les lobbies vaccinalistes et leurs relais politico-médiatiques ont relancé la mécanique de désinformation pour inciter à la vaccination contre la rougeole. Dans cet article adapté d’un texte américain, nous vous expliquons les raisons pour lesquelles il n’y pas lieu de redouter la maladie. Ainsi que les motifs de se méfier bien davantage de la pseudo prévention vaccinale.

1) La maladie ne tuait presque plus avant le vaccin

« Les vaccins ont permis d’éradiquer les maladies et sauvé des millions de vie ». En ouvrant leur grosse malle de mensonges, c’est toujours celui-là que les adeptes de la religion vaccinale vont chercher en premier. S’agissant de la victoire sur rougeole, il est pourtant très clair que la vaccination n’a joué aucun rôle. Dans les années 1800, cette maladie fait d’énormes ravages. À Glasgow, de 1807 à 1812, la rougeole est responsable de 11% de tous les décès. À Paris, entre 1867 et 1872, 49% des enfants d’un orphelinat meurent de la rougeole. Mais dès la fin du XIXe siècle, la mortalité des maladies infectieuses, et notamment de la rougeole, commence à décliner. Lorsque le premier vaccin arrive aux Etats-Unis en 1963, le taux de mortalité rougeoleuse a déjà chuté de 98 % ! En Angleterre, lorsque le vaccin est introduit en 1968, la mort par rougeole est devenue extrêmement rare. À cette époque déjà, on meurt 50 fois plus d’asthme que de rougeole, et… 10.000 fois plus de maladie cardiovasculaire. Bref, l’infection virale et sa fièvre éruptive ne tuaient déjà presque plus avant l’arrivée du vaccin. Après guerre, c’était devenu une maladie bénigne et banale qui n’inquiétait plus guère.

2) Les statistiques sont trompeuses

Si elle n’a eu aucun effet sur le recul de mortalité, l’arrivée du vaccin semble cependant avoir fait régresser l’incidence de la rougeole. Mais peut-on faire confiance à ces courbes ? Il est permis d’en douter pour au moins trois raisons. La première, c’est que l’introduction d’une vaccination n’est pas sans influence sur les diagnostics médicaux. Avant le vaccin, les médecins voient la maladie partout. Après, ils ne la voient plus nulle part. Si leurs patients sont vaccinés, le personnel soignant a tendance à ne pas identifier une rougeole comme une rougeole, mêmes si tous les symptômes sont là. Secundo, les statistiques sur l’incidence d’une maladie ne prennent pas en compte les réactions à la vaccination. Suite au vaccin RRO, une personne sur six déclenche une fièvre, une sur vingt des éruptions cutanées et une sur septante-cinq a des ganglions qui gonflent. Ces réactions ne sont pas comptabilisées dans l’incidence de la rougeole, même si elles sont plus sévères que la maladie naturelle ! Troisièmement, les graphiques officiels trompent énormément en omettant de montrer que l’incidence des maladies infectieuses était déjà en net recul avant l’arrivée des vaccins. Lorsque les courbes couvrent plus d’un siècle, la baisse vaccinale n’est plus qu’un petit creux sur la pente déclinante. Aux USA, on a calculé que si le reflux de la rougeole s’était poursuivi au même rythme après 1963, son incidence aurait été nulle en l’an 2000 ! Comme par hasard, c’est cette année-là que le CDC a déclaré que la maladie avait disparu du territoire américain…

3) L’arrivée du vaccin a fait de gros dégâts

Le premier vaccin contre la rougeole était un vaccin à virus vivant atténué. Lorsqu’il a été introduit aux États-Unis, la moitié des enfants qui le recevaient déclenchait une forte fièvre dépassant les 40°C, soit une température supérieure à celle accompagnant généralement la maladie naturelle. Un enfant sur deux était également en proie à des éruptions cutanées. Pour résoudre le problème, les apprentis-sorciers ont alors « amélioré » la formule en y adjoignant un sérum d’anticorps spécifiques (immunoglobuline sérique). Ce nouveau cocktail a diminué les réactions visibles (fièvre et exanthème) mais a eu des conséquences dramatiques avec une hausse subite des maladies auto-immunes, des pathologies de la peau et des os, et de certaines tumeurs. Le scénario fut encore pire avec le vaccin à virus tué : il causait très fréquemment des pneumonies, de fortes douleurs abdominales et des encéphalopathies (inflammations du cerveau). Ce tableau clinique fut qualifié à l’époque de « rougeole atypique », dont l’issue était souvent mortelle. Des cas de rougeole atypique ont été signalés jusqu’à 16 ans après les injections de vaccin à virus mort, dont 2 millions de doses ont été utilisées entre 1963 et 1967. Avec des centaines ou des milliers de victimes ? Quel que fut leur nombre, on ne parle jamais de tous ces bébés sacrifiés sur l’autel de la science vaccinale pour « vaincre » la rougeole….

4) La rougeole n’a jamais été éradiquée

Les dégâts collatéraux sont colossaux et la guerre n’est jamais gagnée. En 1966, l’arrivée d’un nouveau vaccin à virus vivant fit dire aux autorités américaines que la rougeole serait éradiquée un an plus tard. Il fallut déchanter malgré la vaccination massive de 8 millions d’enfants. Rebelote en 1978 : grâce à la mise au point d’un vaccin plus « stable » et à un taux de vaccination dépassant le cap fatidique des 90% , le Département américain de la Santé claironnait que la maladie serait éliminée en 1982. Nouvel échec puisque les USA ont encore connu des dizaines d’épidémies durant les deux décennies suivantes. Ce n’est finalement qu’en l’an 2000, soit 33 ans après le premier communiqué de victoire, que les Etats-Unis déclarèrent officiellement le pays débarrassé de la rougeole. Mais en 2012, nouvel aveu d’impuissance : le CDC signalait sa réapparition et admettait même une inquiétante progression. Cette année-là, 200 cas furent attribués à des voyages à l’étranger, mais plus d’une vingtaine de malades n’avaient pas quitté le sol américain. Chez l’Oncle Sam, près de la moitié des États ont été le théâtre de flambées épidémiques depuis le début de ce siècle. L’éradication promise et maintes fois annoncée n’a jamais eu lieu.

5) L’immunisation artificielle n’est pas durable

La promesse est intenable puisqu’elle s’appuie sur le mythe de l’immunisation induite durable. Selon ses inventeurs, le vaccin antirougeole devait procurer une protection à vie avec une seule injection. Puisque les enfants qui faisaient autrefois la maladie naturellement ne l’attrapaient plus jamais plus tard, les scientifiques pensaient naïvement qu’il en serait de même avec le virus inoculé. Or, cette prétention s’est rapidement avérée erronée. Lors des épidémies des années 70, on a recensé beaucoup d’adolescents vaccinés et donc, en principe, protégés. Constatant que ce n’était pas le cas, les autorités sanitaires US ont alors décrété la nécessité d’une deuxième injection, et même d’une troisième dose lors de l’entrée à l’école. Avec l’assurance que ce serait suffisant ? Même pas ! Selon une étude parue dans le Journal of Infectious Diseases en 2004, l’immunisation par vaccination se perd au bout de 25 ans, ce qui obligerait donc à revacciner tous les quarts de siècle. Par contraste, on a observé aux Îles Féroé que les individus exposés à la rougeole en 1781 étaient encore immunisés lors de l’épidémie suivante de 1846, soit 65 ans plus tard. Bref, l’homme échoue lamentablement à imiter la nature. Seule la maladie, et non le vaccin, permet d’être protégé à vie.

6) La vaccination fait le lit des épidémies

À l’ère prévaccinale, la rougeole était une maladie de la petite enfance offrant une protection solide et durable. Depuis le vaccin, la protection offerte par l’infection naturelle a été remplacée par une immunité induite qui diminue avec le temps. Selon certains chercheurs, la combinaison de ces deux facteurs (disparition de la protection naturelle et affaiblissement de la protection artificielle) expliquerait qu’il y a de de plus en plus de personnes vulnérables à la rougeole malgré une couverture vaccinale optimale. Elles sont encore peu nombreuses, mais leur nombre pourrait croître avec l’intensification de la vaccination ! Selon le Dr James Cherry, professeur de pédiatrie à l’Université de Californie, la rougeole est ainsi devenue une « bombe à retardement » qui pourrait exploser sous forme d’épidémies à grande échelle et aux effets dévastateurs. Si ce scénario se vérifiait, une telle épidémie débuterait immanquablement parmi les populations les mieux vaccinées et y ferait des ravages. Aux yeux du Dr Cherry, cette perspective très réaliste explique l’affolement des autorités à chaque fois qu’un foyer se rallume, comme récemment au parc Disney.

7) Les bébés sont devenus plus vulnérables à la rougeole

Via le placenta et lait maternel, les mamans transmettent toutes sortes de compétences immunitaires à leurs bébés. Une femme qui a eu la rougeole dans son enfance et qui allaite son bébé lui procure une protection contre la rougeole pouvant durer 12 à 15 mois. Depuis l’avènement des vaccins, la protection transmise est beaucoup plus éphémère et ce sont maintenant des nourrissons de 3 à 5 mois qui font la maladie, avec tous les risques de complications propres à ce très jeune âge. (voir Néosanté n° 15)

8) L’immunisation vaccinale n’est pas de l’immunité

Au début des années 60, les scientifiques furent surpris d’apprendre que des individus atteints d’agammaglobulinémie (un déficit de production d’anticorps) guérissaient quand même de la rougeole. Dans le sérum d’enfants congénitalement déficients qui avaient contracté la maladie et l’avaient surmontée, on ne trouvait pas la moindre trace d’anticorps rougeoleux ! Cette découverte a un demi-siècle, mais la religion vaccinaliste n’a pas encore tiré la conclusion qui s’impose, à savoir que la présence de protéines spécifiques n’est pas le gage d’une bonne immunisation. Et qu’inversement, une bonne immunité peut être activée en absence d’anticorps. Ceux-ci ne sont qu’une partie de la réponse immunitaire, et une partie non nécessaire ! S’agissant de la rougeole, ils ne sont indispensables ni à l’apparition de la fièvre éruptive, ni à sa guérison spontanée, ni à la prévention de la réinfection. A fortiori, on ne peut pas tabler sur une production artificielle d’anticorps pour prémunir de la maladie. Le dogme central de la pseudoscience vaccinale s’est donc écroulé, mais cette dernière persiste à confondre la partie avec le tout et à faire croire que l’immunité se résume à une catégorie de molécules. Pas mort, le réductionnisme !

9) Des remèdes naturels existent

Aveuglée par ses apriorismes pasteuriens et obnubilée par ses préjugés sur le rôle des anticorps, la science médicale a complètement laissé de côté d’autres approches thérapeutiques de la rougeole. Depuis un bon siècle, on sait pourtant que plusieurs vitamines peuvent contribuer à la prévenir et à la soigner. Ainsi, il est prouvé que la vitamine A inhibe la réplication du virus et l’empêche d’infecter de nouvelles cellules. En 1932, le Dr Ellisson a rapporté que les enfants bien nourris mouraient rarement de la rougeole et de ses complications. Chez les petits malades hospitalisés, la mortalité chutait de 58% après l’administration d’huile de foie de morue, un remède populaire qui contient à la fois de la vitamine A, de la vitamine D et des acides gras oméga-3. Dans les années 1990, d’autres études contrôlées ont prouvé qu’une supplémentation en vitamine A réduisait la létalité de la rougeole de 60 à 90%. Plus récemment encore, une étude sud-africaine a montré que de hautes doses de vitamine A sauvaient 80% des patients souffrant de rougeole aiguë et d’infections opportunistes. Remontant aux années 40, des recherches ont également montré que la vitamine C était efficace dans le traitement de la rougeole. Les expériences n’ont pas été reproduites, mais l’épidémiologie a mis en évidence que l’incidence de la rougeole, sa morbidité et sa mortalité, étaient étroitement liées à la disponibilité des fruits et des légumes. Plus l’alimentation est riche en vitamine C, plus la maladie reflue : les courbes sont parfaitement parallèles ! Au début du XXe siècle, en Amérique, l’huile de cannelle jouissait d’une grande réputation protectrice. Aujourd’hui, on sait que cette épice antioxydante contient de la vitamine C et A, ainsi que zinc et du magnésium.

10) Dans les pays pauvres, les vaccins tuent

Le rôle de la vitamine A semble en tout cas prépondérant, du moins pour les enfants de sexe féminin sous-alimentés. Pour une étude publiée en 1999 dans The Pediatric Infectious Disease Journal, des chercheurs se sont penchés sur une mortalité anormale parmi des petites filles vaccinées. Leurs résultats ont montré que chez elles, le taux sérique de vitamine A était drastiquement réduit après la vaccination contre la rougeole. Et que cette déplétion pathogène pouvait se prolonger jusqu’à quatre ans après la première injection ! En 1995, dans The Lancet, une autre étude montrait que dans le tiers-monde, la vaccination multiple imposée entre 4 et 6 mois était associée à une surmortalité infectieuse chez les petites filles vers l’âge de 2 ans. Dès 1993, dans The British Medical Journal, une équipe des chercheurs appelait à « tirer les leçons de la vaccination contre la rougeole dans les pays en développement ». Pour eux, il était urgent de mesurer l’impact de la vaccination sur la mortalité globale à long terme, et non plus de se focaliser sur le taux d’anticorps généré momentanément par le vaccin. Vingt ans plus tard, c’est toujours la seconde attitude qui prévaut. Et les vaccins continuent d’épuiser les réserves en vitamine A de petites filles dénutries…

11) Le virus vaccinal peut rendre malade et se transmettre

Le credo vaccinaliste stipule qu’il est impossible de contracter la rougeole par la vaccination, et encore moins de transmettre ce virus à autrui. Or, comme l’indique une étude publiée en octobre dernier (Voir Néosanté n° 43), il semblerait pourtant bien que ce soit le cas. En octobre 2013, au Canada, un autre cas de rougeole « refilée » à son entourage par un bébé vacciné a été confirmé au moyen du test PCR (réaction en chaine par polymérase). Cette technique est elle-même sujette à caution, l’hypothèse demande à être vérifiée, mais on ne peut plus affirmer péremptoirement que c’est impossible.

12) La rougeole n’est pas toujours la rougeole

En 2009, une étude de la collaboration Cochrane a montré que la grippe était très souvent diagnostiquée à tort. Durant une saison hivernale, seuls 7% des personnes manifestant un syndrome grippal sont réellement grippées. Et parmi elles, 11% seulement hébergent les virus Influenza A ou B. La vraie grippe est donc une maladie beaucoup plus rare qu’on ne le pense. Idem pour la rougeole ? En 2002, des chercheurs ont analysé le sang de 195 enfants avec des boutons rouges et de la fièvre : aucun n’était porteur du virus de la rougeole ni de la rubéole ! Une précédente étude avait également montré que d’autres germes (parovirus, enterovirus, adenovirus, streptocoques..) pouvaient donner des symptômes identiques et générer des erreurs de diagnostic. Dans les pays anglo-saxons, on parle de « measles-like illness » (maladies semblables à la rougeole) que les tests en laboratoire confirment très fréquemment ne pas être la rougeole. Mais on en parle peu, car il faut continuer à épouvanter la population…

13) La rougeole est très peu dangereuse

Il n’y a pourtant pas de raison d’avoir peur de la rougeole. On ne vous le dit jamais, mais cette maladie est très généralement bénigne. Elle n’est grave que dans un contexte de pauvreté et de malnutrition ! Comme on l’a vu, cette infection virale était autrefois dévastatrice. Et de nos jours, sa létalité est de 200 à 400 fois plus élevée dans le tiers-monde que dans les pays industrialisés. La rougeole demeure une cause principale de mortalité infantile dans les régions du monde où règnent la misère, l’absence d’hygiène et les carences nutritionnelles. Chez nous, le « virus n’est (presque)rien » puis le terrain est bien meilleur ! En 1988, une épidémie est survenue dans une communauté Amish américaine, laquelle refusait la vaccination pour des raisons religieuses. Sur les 130 cas rapportés, seulement 5 ont donné lieu à une consultation médicale, et à peine 2 à une hospitalisation de courte durée. Habituellement, la rougeole est un cap qui se franchit en douceur chez les enfants entre 3 et 7 ans. Chez les enfants plus jeunes et au-delà de 10 ans, sa sévérité est parfois supérieure et il y a de temps en temps des complications, mais très rarement mortelles. Moyennant le respect de la fièvre, le repos, un climat affectif sécurisant et un coup de pouce nutrithérapeutique (Vitamine A, vitamine C, zinc, sélénium), l’épisode de fièvre éruptive se traverse encore plus aisément, en une semaine tout au plus. Naguère, les médecins et les mamans avaient aussi remarqué que le rétablissement était d’autant plus rapide que la fébrilité était soudaine et l’exanthème spectaculaire. Il était également bien connu que l’enfant dépassant la rougeole gagne en maturité, en autonomie, et qu’il se sent, après ce passage difficile, mieux dans sa peau . Ce qui est parfaitement biologique (*)…