Une de mes filles, A., collectionne les punitions à l’école (pour nous, l’élément programmant). Ses résultats sont excellents, sa maîtresse la dit « vive de corps et d’esprit » mais elle dérange la classe : elle fait le pitre pour amuser la galerie dès qu’elle s’ennuie. Son comportement est donc « insuffisant »…Le vendredi 23 novembre, nous nous rendons en famille au souper scolaire de Saint-Nicolas, après un détour par la piscine où A. se plaint d’une légère douleur à l’oreille droite. Elle est en fait très énervée, car accablée : dans la semaine, elle a été obligée de recopier plusieurs fois le règlement et ses petit(e)s camarades ont médit d’elle – une copine le lui a raconté (pour nous l’élément déclenchant)…À notre arrivée à l’école, se produit un choc de plus pour A. : une institutrice, qui l’avait sévèrement réprimandée dans l’après-midi, a réservé la table voisine de la nôtre.
Dans la nuit qui suit, A. va déclencher une otite fulgurante. Son sommeil est très agité – 39 de fièvre –, elle crie sa douleur et délire presque : « Laissez-moi tranquille, vous m’embêtez… » Nous lui murmurons des mots doux dans son oreille blessée : « Ce sont des mots d’amour que tu veux entendre, tu sais qu’on ne t’a pas écoutée, que les autres ont raconté des choses injustes sur toi… » Au petit matin, elle s’endort enfin calmement jusqu’à 9 heures. Elle prend ensuite un bain bien chaud et s’enfonce dans un fauteuil… Vers 19 heures, elle redevient soudain toute vive ! Elle est guérie. Avec pour seuls soins : de l’écoute, de la compréhension, des paroles gentilles, quelques gouttes d’huile essentielle et du Phytolacca. Pas besoin de médecin ni d’antibiotiques ni d’une course aux Urgences… Pour nous, cette otite a signifié : « 1) Je ne veux plus entendre les critiques. 2) Je souhaite être écoutée car on m’accuse injustement. »

JMD (Belgique)