C’est reparti : Octobre Rose, le grand festival  annuel de désinformation sur le cancer du sein et son dépistage, bat déjà son plein dans les médias.  Comme chaque année, la propagande de masse orchestrée par les autorités et l’industrie va faire croire  aux femmes qu’il est sain de se faire régulièrement radiographier la poitrine afin d’y déceler des tumeurs naissantes. Or c’est  rigoureusement faux : la mammographie n’a aucun impact positif sur la mortalité globale, ni même sur celle des cancers mammaires, et elle génère au contraire un surdiagnostic  aux effets très négatifs. Des millions de femmes sont mutilées et/ou subissent des  traitements lourds  inutiles car la plupart des nodules cancéreux détectés seraient demeurés inoffensifs. En sept années d’existence, la revue Néosanté vous a amplement décrit les ravages du dépistage en général et ceux du mammotest en particulier. Fallait-il remettre le couvert et à nouveau tenter de faire barrage au flot de fake-news dont nous arrose Octobre Rose ?  Je me posais la question quand j’ai reçu la newsletter du « Docteurdu16 »,  un médecin français qui anime le blog « De la médecine générale, seulement de la médecine générale ».   Je ne connais pas son identité, je sais seulement qu’il est généraliste dans le  département 78, mais ça fait longtemps que je suis les écrits de ce toubib blogueur et que j’apprécie son franc-parler solidement argumenté. Quand il émet des critiques sur certaines pratiques médicales,  c’est toujours en citant des sources scientifiques et en donnant des références de livres et de sites permettant d’en vérifier le bien-fondé. 
 
Justement, le Docteur du 16 vient de se fendre d’un billet percutant qui est une sorte de bref inventaire d’arguments-chocs et qui est assorti de liens menant à des documents accablants pour ce qu’il appelle « Octobre noir ». Pour toutes celles (et tous ceux) qui cherchent la vérité et ne veulent plus se laisser manipuler,  c’est un excellent début de désintox et un bon point de départ vers des informations honnêtes. Si vous suivez tous les liens de ce billet (cliquez ici pour y accéder) , vous posséderez l’antidote aux publicités mensongères et vous pourrez sereinement dire « no mammo » en connaissance de cause. Certains textes ont  déjà quelques années mais ils n’ont rien perdu en pertinence. Vous n’avez pas le temps de consulter ces sources ? Je vous recommande encore et toujours la vidéo de 8 minutes réalisée par des médecins « dissidents » et  figurant en page d’accueil du site Cancer rose . Rien de tel que ce mélange d’humour et de pédagogie pour démasquer le discours officiel et prendre rapidement conscience des faits réels  plaidant en défaveur de la mammographie. Vous arrivez à l’âge du dépistage et vous avez un peu plus de temps pour vous forger une opinion éclairée ? Je vous recommande alors la « foire aux questions » publiée en 2016 et actualisée par le Dr Dominique Dupagne. Tout en restant très mesuré dans ses propos, cet autre médecin blogueur et chroniqueur à France Inter démystifie magistralement les prétendus avantages du dépistage organisé. Cliquez ici pour parcourir cette FAQ à laquelle on ne peut qu’ajouter une chose : CQFD ! 
 
 Outre la vague rose annuelle, il y a une autre déferlante de fausses nouvelles qui a repris vigueur en  ce  début d’automne. Je fais bien sûr allusion à la pseudo-épidémie de Lyme chronique, dont on nous rebat régulièrement les oreilles.  Cette fois-ci, sa plus illustre lobbyiste, l’ex-malade et naturopathe (?) Judith Albertat, nous gratifie d’une « lettre ouverte » de 20 pages censée confirmer la réalité d’une invasion de tiques et d’une explosion des infections à borrélies.  Rien de bien neuf dans ce document  complaisamment relayé par mes confrèresd’Alerte santé : l’ancienne pilote d’avion ne fait que survoler le sujet et se dispense comme de coutume de références sérieuses pour affirmer que les borrélioses silencieuses sont en pleine expansion. Tout en vouant un culte aux « Lyme Doctors »  classiques  et en s’étant soignée elle-même à grand renfort d’antibiotiques, la passionaria des Borrélia promeut désormais les  médecines naturelles  et  les approches thérapeutiques holistiques : où est la logique ? Quand bien même Mme Albertat réhabilite la notion de terrain, découvre l’importance du microbiote et se rallie à l’hypothèse toxique, elle persiste dans l’alarmisme microbiste dont elle a fait son fond de commerce. Mais je ne vais pas me fatiguer à commenter cette lettre ouverte qui mérite pour moi d’être prestement refermée. Je vous laisse juge (vous pouvez la lire en cliquant ici et je vais seulement   en épingler un passage un tantinet intéressant, celui où Judith Albertat écrit que : « Nous sommes tous porteurs de la maladie de Lyme ! ». Enfin, non, ça c’est la citation tronquée reprise par le diffuseur de la lettre pour en faire une accroche publicitaire et appâter le lecteur. La phrase exacte est la suivante : « Nous sommes probablement tous, sur terre, peu ou prou porteurs de ces borrélies ».Comme quoi, il suffit de changer quelques mots pour faire dire à quelqu’un ce qu’il ne dit pas et transformer une vérité en mensonge  éhonté…
 
La vérité, c’est celle que ne veulent pas  voir  les activistes du Lyme chronique ni leurs adversaires académiques unis dans le même aveuglement pasteurien  : quel que soit le contexte environnemental, il n’y a pas de lien causal entre la présence de la bactérie Borrélia dans un corps humain et une affection quelconque. Dans sa lettre, Judith Albertat avance que 90% de la population mondiale est porteuse du germe vieux de 300 millions d’années. C’est aussi le pourcentage brandi par l’inénarrable Luc Montagnier, l’inventeur impénitent de nouvelles pathologies très lucratives. Mais pourquoi pas 100% ? Qu’est-ce qui les retient de viser plus haut et d’admettre cette éventualité ? J’ai ma petite idée.  Parmi les tests de dépistage plus sensibles réclamés par les activistes de Lyme, il y a celui de la « goutte épaisse », une méthode qui consiste à tenter de repérer la microbe à l’œil nu, sous un microscope, à partir d’un peu de sang. Or cette technique, couramment employée en Allemagne, a fait l’objet d’une  discrète expérience menée  en 2016 à Garches dans le service du Pr  Christian Perronne, le « pape » français du Lyme chronique. Mené par la microbiologiste Muriel Vayssier-Taussat, directrice de recherche à l’INRA et grande spécialiste des tiques,  l’essai de laboratoire a été raconté par cette dernière au magazine Le Point. Je vous laisse lire tranquillement l’article en cliquant ici car il vaut son pesant de cacahuètes. Ça y est, vous  avez lu ? Oui, vous avez bien lu : pour cette expérimentation, les scientifiques ont eu le bon sens d’observer le sang de personnes diagnostiquées et celui de personnes en bonne santé. Résultat inattendu : tous les participants, malades ou non, se sont révélés positifs à la bactérie ! Dans 100% des prélèvements, le microscope a permis de voir de petits serpents spiralés , la forme typique d’une borrélie,  sortir des cellules sanguines et se dégourdir gaiement les anneaux.  On comprend que le professeur Perronne n’ait pas cru bon de relater cet épisode dans son livre « La vérité sur la maladie de Lyme », pourtant publié postérieurement.  
 
Car  elle signifie quoi, cette étude soigneusement  gardée sous le boisseau ?   Elle est la démonstration que corrélation  ne fait pas causalité et que Béchamp et Bernard avaient raison contre Pasteur. Ce que les chercheurs ont très probablement vu, ce sont les fameux  mycrozymas identifiés par le premier nommé, c’est-à-dire des particules endogènes et polymorphiques qui adoptent une apparence changeante, tantôt bactérienne ou tantôt virale,  en fonction du terrain de l’hôte, et notamment de son équilibre acido-basique. Elles ne causent pas les maladies, elles en sont les révélateurs, les signaux avertisseurs, voire les auxiliaires guérisseurs si l’on adhère à la naturopathie authentique et/ou à la médecine nouvelle du Dr Hamer. À elle seule, la présence d’une bactérie, d’un virus ou d’un champignon ne veut strictement rien dire sur la santé d’un individu et l’infectiologie est une patascience quand elle fait d’un agent infectieux un criminel à abattre. On savait déjà qu’une majorité d’entre nous se balade avec la  terrible bactérie H. Pilory dans le ventre sans s’ulcérer l’estomac pour autant. On sait à présent que 80 à 90% des humains  hébergent le méchant virus Esptein-Barr  sans souffrir des nombreuses maladies auquel il est associé.  On a également oublié que 95% des enfants abritaient naguère le  terrifiant virus de la poliomyélite et que seule une infime minorité était frappée de paralysie. Tout le monde se trimbale avec  Candida albicans  dans les intestins sans nécessairement contracter la candidose ;  et tout le monde – si l’on en juge par l’expérience de Garches –  tolère dans son sang le spirochète tenu pour responsable de la borréliose de Lyme,   version aiguë ou version chronique. C’est pas bientôt fini, la parano antimicrobienne ? Il serait temps d’arrêter de chercher les petites bêtes (si c’était vital, l’œil humain les verrait sans lentilles)  et de changer de vision sur la genèse des maladies. Vous connaissez la nôtre, je ne vous fais plus un dessin.