Irène Landau (Israël)

Une de vos lectrices demande le décodage des névralgies faciales. Voici une histoire édifiante à ce sujet. Madame Rina, soixante-quinze ans, vient me consulter pour des névralgies faciales insupportables. Elle se bourre de calmants, mais elle aimerait en savoir plus. Je l’interroge sur son histoire de vie et elle me raconte : “Avant mon mariage, j’avais un fiancé, mais il a rompu et j’ai rencontré ensuite mon mari. J’ai été mariée durant 45 ans, un mariage très heureux. Depuis dix ans, je suis veuve. Figurez-vous qu’il y a un an, j’ai été recontactée par mon premier fiancé. Il m’a téléphoné pour me dire qu’il ne m’avait jamais oubliée et qu’il voulait me revoir. Nous nous sommes rencontrés et voilà que notre amour était toujours vivant ! A mon âge, c’était inespéré. Nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre. Evidemment je l’ai présenté à mes amis et à mes enfants . Mon fils a très mal pris la chose. Il m’a laissé entendre que je salissais la mémoire de son père, il s’est mis en colère et j’ai commencé à me sentir très coupable. A quatre-vingt ans, mon nouvel ami ne voulait pas se marier. il me semblait que mes amis et mes voisins en parlaient, les gens jasaient. Moi, une femme respectable, voilà que je me trouvais dans une situation désagréable, en porte à faux avec mes valeurs morales. C’est alors que j’ai commencé à ressentir des douleurs terribles au visage. le médecin m’a parlé de névralgies faciales et de douleurs causées par le trijumeau. Je souffre beaucoup depuis, que faire ?” Mon décodage personnel, c’est que Madame Rina a pris une grande claque dans la figure, devant la réaction de son fils. Je lui ai fait également part du décodage “officiel” du symptôme : “J’ai perdu la face”. Madame Rina a tout de suite réagi : “C’est exactement cela ! j’ai perdu la face devant tout le monde! Vous comprenez, moi, une femme respectable, une femme sérieuse, voilà que j’ai commencé à me sentir très mal, honteuse, déchue .” Et voilà, la solution était assez simple : il a suffi de faire prendre conscience à la personne du lien qui existait entre son symptôme et son ressenti conflictuel profond. A la suite de cette consultation, la douleur de Madame Rina s’est beaucoup atténuée.