Il y a des périodes, comme ça, où l’actualité médicale  foisonne de publications intrigantes et convergentes. Nous vivons une période semblable, avec la sortie d’une série d’études  relatives à différents virus. Il y a d’abord cette vaste analyse parue dans le journal Neuron : les chercheurs ont trouvé un lien très significatif entre la maladie d’Alzheimer et la présence de deux virus de l’herpès dans le cerveau de malades décédés. Non seulement ils ont établi la corrélation, mais ils sont parvenus à classifier les différentes interactions entre ces souches virales et les différentes zones  neuronales affectées. Il en ressort que la production de la fameuse protéine bêta-amyloïde, qui détruit les synapses et finit par tuer les cellules cérébrales, est en réalité un mécanisme de protection envers les agents infectieux. C’est exactement ce que soutient le Dr Dale Bredesen dans son livre « La fin d’Alzheimer » (Voir Néosanté N° 78) ! Avec son protocole naturel ReCODE, ce médecin américain a trouvé le moyen d’inverser le processus et de stopper le déclin cognitif.  Le hic, c’est évidemment que les scientifiques « classiques » ignorent le  terrain et se focalisent sur les virus qualifiés péjorativement de pathogènes. Un de ces quatre, ils vont sans doute nous inventer un vaccin anti-Alzheimer. Il  leur faudra probablement encore beaucoup de temps avant de réaliser que l’intervention d’agents viraux est elle-même la conséquence biologique d’un stress psycho-émotionnel. En attendant, cette découverte démontre qu’une affection  psychique va de pair avec une infection herpétique, ce qui n’est pas rien car  ce type de virus  opère exclusivement dans les tissus ectodermiques (nez, yeux, lèvres…). La piste  explicative d’Alzheimer par une accumulation de conflits relationnels mal cicatrisés s’en trouve donc renforcée. Avantage au décodage.
 
Parue dans la revue Nature Genetics, une autre étude récente a fait sensation : elle révèle que le virus Epstein-Barr (VEB) de la mononucléose augmente également le risque de développer sept maladies auto-immunes majeures : le lupus érythémateux systémique,  la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite juvénile idiopathique, la maladie intestinale inflammatoire, la maladie cœliaque et le diabète de type 1.  Les chercheurs de l’hôpital pour enfants de Cincinnati ont en effet découvert qu’une protéine produite par le VEB se lie à de multiples endroits du génome humain qui sont associés à ces sept maladies. Ce qui est important à savoir, c’est que plus de 90% de la population est infectée par ce virus avant  l’âge de 20 ans dans les pays développés, et avant l’âge  de 2 ans dans le Tiers-Monde. Cela montre bien, encore une fois, que la présence d’un microbe n’est rien sans les circonstances épigénétiques qui vont le mettre en action. Un vaccin en vue ? Ce serait une belle bêtise car les troubles auto-immunitaires sont beaucoup moins répandus dans les pays pauvres, ce qui indique bien que l’infection naturelle précoce joue un rôle positif. Dans sa newsletter commentant l’étude, le Dr Olivier Soulier rappelle très justement que la mononucléose est la maladie typique et bénigne des adolescents éprouvant des difficultés à trouver leur identité et à gagner en maturité. Selon le médecin lillois, le fait que le même agent viral intervienne dans sept autres maladies est l’indice que celles-ci représentent autant d’ « épreuves maturatrices » consécutives à des blocages de cet ordre. Merci à la science de faire avancer la nouvelle médecine du sens !
 
Le meilleur pour la fin : dans The New England Journal of Medicine, une équipe de scientifiques américains vient de publier les résultats encourageants  d’un essai consistant à administrer le virus de la poliomyélite  en traitement du glioblastome, forme agressive de tumeur cérébrale.  Le succès n’est pas spectaculaire, mais la technique  a quand même hissé à 21% la survie  des patients à 2 ans, contre 14% dans le groupe contrôle. Voilà donc qui allonge encore la liste déjà longue des virus aux vertus oncolytiques (voir Néosanté n° 73). Of course, les chercheurs ne voient pas plus loin que la mise au point d’un éventuel vaccin contre le cancer du cerveau. Mais grâce à eux, voilà encore une preuve que les agents infectieux ne sont pas des ennemis  pernicieux et qu’ils exercent des missions thérapeutiques insoupçonnées par l’idéologie pasteurienne.  À propos, c’est le moment de rappeler que l’épidémie de polio des années 40-50 a coïncidé avec la manie médicale d’enlever les amygdales, et que les personnes opérées avaient statistiquement plus de risques d’être affectées par le poliovirus. Dès lors, on peut se demander si l’amygdalectomie n’est pas un facteur de risque pour le glioblastome et si la poliomyélite n’est pas, comme le suggère la médecine nouvelle, la réparation d’un choc psycho-émotionnel. Dévoilant de plus en plus leur côté médecin, les virus ébranlent en tout cas la médecine de grand-papa Pasteur. Un an après sa mort, le Dr Hamer doit en sourire dans sa tombe.