Article n°77 Par le Dr Jean-Michel Pelé

Pour un nombre croissant de dentistes, les problèmes dentaires et paradontaux sont clairement liés au stress et au vécu émotionnel. C’est notamment le cas pour le Dr Jean-Michel Pelé, seul praticien en France de la méthode TPA ou BOST ( voir Néosanté n° 41). Mais ce dernier va beaucoup plus loin en postulant la finalité biologique des maladies pardodontales. Dans cet article, Il ose même affirmer que la perte naturelle de dents serait paradoxalement l’indice d’une bonne immunité. Explications.

Réaliser un article sur la parodontologie en développant autre chose qu’une vision restrictive d’une « maladie d’origine bactérienne » n’est pas chose facile, tant les idées du « bon et du méchant » sont bien ancrées et continuellement enseignées comme dogme inébranlable ! Et pourtant, la vérité peut être autre, et prouvée scientifiquement. Il suffit de regarder avec d’autres lunettes et ne pas s‘approcher indéfiniment de cet endroit du corps, au plus près, mais revoir dans leur globalité l’individu et les mécanismes qui le font vivre ou mourir.
La notion de stress apparaît comme un phénomène aggravant dans les problèmes parodontaux, alors qu’ils peuvent en être, très souvent, LA cause inaugurale !
IL est clair, et scientifiquement prouvé, que :
– le psychisme et l’immunité sont en constante interaction, l’un influençant l’autre, et réciproquement.
– Quelque soit le pouvoir pathogène des bactéries présentent en bouche ou dans les poches parodontales, « leur potentiel de nuisance considérable est faible en comparaison à celui de l’hôte, et il faut imputer la quasi totalité de la destruction clinique visible (tissus mous, os) à la défense immunitaire de l’organisme de l’hôte » (Herbert F.WOLF :parodontologie/ MASSON)
De cela, nous pouvons reformuler l’hypothèse de départ, à savoir que les problèmes parodontaux s’inscrivent dans un processus général de cicatrisation, afin de permettre de ré- étanchéifier la région.
Il nous est donc permis d’affirmer que les patients qui nous consultent ne sont pas « victimes » des bactéries mais bel et bien de leur immunité :
– Affaiblie, dans un premier temps (choc émotionnel…), ce qui crée une « faille »,par la baisse de la première ligne de défense (immunité cellulaire) par la quelle vont pouvoir pénétrer les bactéries présentent sur la zone , comme sur toute blessure.
– Forte dans un deuxième temps (immunité spécifique), ce qui permettra de fermer cette blessure (cicatrisation). Il n’est pas interdit d’affirmer, même, que plus le patient est en bonne santé, plus sa réaction de défense sera efficace, et plus vite la perte osseuse sera réalisée.
De cela, nous pouvons penser que les différences existant entre les « parodontites chroniques » et les « parodontites agressives », viennent uniquement du fait que dans les premières , les bactéries rencontrées ne représentent qu’un danger peu élevé d’atteinte d’organes vitaux, alors que dans le deuxième cas , au contraire, les bactéries présentent au fond des poches ont un fort potentiel de nuisance sur des organes vitaux. Le corps les reconnaît par son immunité et va très vite et efficacement refermer cette blessure.(hypothèse)
Je ne suis pas sûr, que le fait d’être « anti inflammatoire » soit réellement la piste à suivre pour l’avenir, comme on peut le lire quelques fois, car être anti inflammatoire, signifie s’opposer à la défense immunitaire, donc au processus de cicatrisation, ce qui constitue un risque potentiel d’infection à distance.

Nous pouvons donc reformuler, qu’un patient qui perd ses dents de façon naturelle est un patient en bonne santé, car il faut être en bonne santé pour cicatriser correctement.

De cela, découle une attitude thérapeutique complexe et complète, qui permet d’intercepter le processus et de conserver les dents de nos patients sur l’arcade.
L’attitude thérapeutique qui permet cela comprend une action sur le psychisme de nos patients et une action instrumentale sur l’ensemble des trois tissus en un temps.
TPA : Traitement Parodontal Aérobie
Ce traitement, mis en place à n’importe quel moment d’un des cas de « parodontite » chronique ou agressive (selon les classifications habituellement admises), nous permet d’obtenir invariablement le même résultat, et ce quelque soit le type de bactéries en présence ( ce qui paraît logique, puisque le potentiel de virulence est faible par rapport à l’action immunitaire) et quell que soit le stade de perte osseuse.

Le résultat obtenu est le retour de l’étanchéité, et donc l’arrêt du processus inflammatoire, qui permet la perte osseuse, la chute de la dent et, au final, la fermeture de la « brèche ».
Bien entendu, il est évident que la vision habituellement admise arrange bien des choses, d’un point de vue professionnel, et industriel, lié à la profession.
Il est intéressant de noter que le fait de considérer l’origine bactérienne de ces « pathologies » permet la publicité et la vente d’une multitude de produits réservés à l’hygiène dentaire Les publicités de toutes sortes pour ces produits sont abondantes dans les médias, écrits ou télévisuels, malgré quoi qu’il y aurait, selon une étude scientifique peu précise, entre 50 à 90 % de problèmes parodontaux (L’information dentaire janvier 2011). De quoi tout de même se poser des questions , soit sur l’efficacité des supports publicitaires, soit sur l’efficacité des produits vendus, soit sur l’origine de ces problèmes ! Mais il est bien plus confortable de penser qu’ils sont peu, ou pas, ou mal utilisés par le public. Pourtant ,bon nombre des patients que je reçois me disent qu’il se brossent les dents, passent des brossettes interdentaires et utilisent des bains de bouche régulièrement !

L’influence du psychisme sur le corps.
(Références scientifiques tirées de l’ouvrage de Thierry JANSEN, Docteur en médecine, chirurgien et psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des maladies du corps : La solution intérieure ; Fayard)
De nombreuses expériences ont été réalisées, qui ont prouvé et expliqué l’effet placébo, « il peut influencer la pression sanguine, diminuer les œdèmes, baisser le taux de cholestérol, modifier le nombre de globules rouges ou blancs, et même améliorer l’activité cardiaque enregistrée par électrocardiogramme. » (Thierry Jansen).
La réputation d’un praticien et la confiance en ses capacités interviennent dans l’apparition de l’effet placebo. Mais la conviction d’un praticien est aussi un élément primordial pour l’obtention d’un résultat thérapeutique. De nombreuses études scientifiques attestent de ce phénomène.
L’effet placébo (« je plairais » en latin) est une réalité thérapeutique chargée de significations , mais la médecine moderne « redoute cet aspect de la pratique thérapeutique. Cela vient sans doute du fait que notre culture favorise la performance. Le médecin doit y faire la preuve de ses compétences techniques .Par conséquent, les rôles sont distribués : le patient subit , le médecin soigne et guérit. Une participation active du malade au processus de guérison remettrait en cause l’efficacité et l’utilité du soignant. Dans la même logique, l’industrie pharmaceutique cherche à minimiser l’effet placébo, afin de démontrer l’efficacité des médicaments qu’elle propose » (Dr Thierry Jansen).
Pourtant, il est IMPERATIF d’utiliser cet effet positif de la pensée, pour arriver à traiter au mieux en médecine.
Des chercheurs, au cours de recherches en psychologie, ont fait évoluer nos connaissances depuis les expériences de Ivan Pavlov à Saint Petersburg.
Pavlov a mis en relation le bruit de cloches à l’heure précise du repas d’un chien, et la sécrétion de salive qui s’ensuit, mettant en évidence un « réflexe conditionné », soumis au contrôle d’un centre nerveux supérieur, ce qui lui valut le prix Nobel de médecine.
D’autres chercheurs depuis, comme Robert Ader, Nicolas Cohen et David Felten, ont montré « comment » de tels phénomènes se produisaient. Ils on mis en évidence un lien entre le psychisme et le système immunitaire, en révélant une innervation très riche des tissus lymphoïdes responsables de la fabrication et du stockage des cellules immunitaires (thymus, rate, ganglions lymphatiques, moelle osseuse et muqueuses) .
Jusque là les chercheurs croyaient que le système nerveux et le système immunitaires fonctionnaient séparément, indépendamment l’un de l’autre. « En fait, derrière les codes et les métaphores propres à chaque approche thérapeutique, se cachent des mécanismes physiologiques universels. Il convient donc d’analyser les faits au delà de leurs apparences » (Thierry Jansen : La solution intérieure).
Il nous faut abandonner le concept cartésien de la séparation de l ‘esprit et du corps…
Tout le monde a fait l’expérience dans sa vie de la répercussion sur l’état général, d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle, de notre ressentit lors d’un examen à l’oral, ou lors d’une prise de parole en public lorsque l’on n’y est pas entrainé. Les sueurs, les mains moites, ou au contraire les performances possibles lors d’une excellente nouvelle…et la « dépression » « l’anéantissement » psychologique et physique, lors d’une mauvaise nouvelle.
Robert Ader, chercheur en psychologie, proposa le terme de « psycho-neuro-immunologie » pour désigner la science qui étudie ces phénomènes.
Interdépendance du système nerveux et du système immunitaire.
Des neurotransmetteurs et des cytokines sont sécrétés et reconnus, par chacun des deux systèmes ! Des récepteurs pour les neurotransmetteurs produits par le cerveau ont été mis en évidence à la surface de cellules immunitaires comme les globules blancs, et eux mêmes sécrètent des neurotransmetteurs qui vont influencer le cerveau.
Les nerfs vont du cerveau aux organes lymphoïdes, mais les globules blancs eux- mêmes se comportent comme de véritables cellules nerveuses agissant par voie sanguine, qualifiés par certains chercheurs de « cerveau mobile ».Les cytokines, quant à elles, produites par les cellules immunitaires, exercent également une influence sur le cerveau, en y déclenchant par exemple la fièvre, les changements de l’humeur, les perturbations du sommeil et les modifications des habitudes alimentaires dont nous faisons l’expérience chaque fois que nous sommes grippés, transpirant au fond de notre lit, l’appétit coupé, et le moral au plus bas !
Le repli sur soi est une adaptation normale du cerveau à la maladie.
Il y a une « Unité CORPS-ESPRIT » et nos connaissances actuelles nous permettent d’identifier certains éléments clés de cette unité :
– le cerveau : composé de deux hémisphères qui jouent des rôles différents dans la gestion des émotions.
– Le système nerveux autonome : transmet l’information entre le cerveau et le reste du corps à l’aide de nerfs stimulants (système sympathique) ou apaisants (système parasympathique)
– Le système immunitaire : relié au cerveau par le système nerveux autonome et par un système de régulation appelé « axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien ».
La relation qui existe entre ces différents systèmes, se fait grâce à l’information qui circule entre eux. Cette information organise la matière et l’énergie, qui réside en elle.
L’information matérielle est traduite en émotions et en pensées, qui vont à leur tour engendrer des émotions, qui elles se manifesteront par des réactions biologiques ou de comportements. Notre esprit peut nous rendre malade ou nous guérir ! (T.JANSEN)
Mécanismes de la communication corps/esprit.
Le cerveau
– Ses 3 couches :
– le tronc cérébral. (cerveau reptilien)
– le système limbique. (Centre des émotions)
– le néocortex (commun à tous les êtres humains et grands primates)

Cet ensemble préside au maintien de l’équilibre général de l’organisme, et à sa survie.(Homéostasie)
Les informations physiques (stimuli) venues de l’extérieur se transforment en émotions et en pensées.
Un stimuli externe apparaît (chaleur, froid…), l’info est d’abord traitée au niveau du tronc cérébral, entrainant une réaction première réflexe, déclenchant une action en vue du maintient de l’homéostasie, puis l’information est traduite au niveau limbique sous forme d’émotions qui vont provoquer des manifestations physiques (augmentation du rythme cardiaque, mains moites…) qui indiqueront en retour si ces manifestations sont bonnes au maintien de l’homéostasie . Dans le même temps, cette émotion sera analysée dans le néocortex, comparée à d’autres expériences mises en mémoire, et donnera naissance à d’autres pensées , (sentiments de colère, de peur, ou autres), qui à leur tour donneront naissance à d’autres sentiments , émotions, qui entraineront des manifestations dans le corps. Nous voyons donc que l’information circule dans les deux sens.
– Ses 2 hémisphères
– Gauche : analytique, logique, parole. Il décrypte en permanence le monde extérieur. Evolue dans le temps.
– Droit : métaphorique, global. Elabore des images mentales, donne un sens aux empreintes émotionnelles et organise la conscience de soi.
Le cerveau droit est le cerveau de l’amour, il est mature dès l’âge de 2 ans, le cerveau gauche commence sa maturation plus tard dans la vie.
– Rôle des émotions.
Les émotions, loin d’être inutiles comme on l’a longtemps considéré, sont essentielles dans le maintien de l’homéostasie. Comme l’indique l’étymologie (« E-movere )», elles mettent le corps et la pensée en mouvement. Elles interviennent avant le langage verbal. Schématiquement, les stimuli sensoriels (en provenance du corps ou du monde extérieur) parviennent authalamus et à l’amygdale, laquelle attribue une valeur émotionnelle à l’information, conserve la mémoire des émotions et informe le corps, en activant le système nerveux autonome, l’hypothalamus et sa « cascade d’hormones ». L’aire corticale est responsable de la représentation consciente des informations visuelle, olfactives, tactiles, gustatives et auditives.
Les émotions « négatives » Les (peur, dégoût….) jouent un rôle très important dans la survie, d’un point de vue biologique, en déclenchant des réactions physiques stéréotypées visant à préserver notre intégrité.
Les émotions « positives », nous permettent de mieux vivre , de maintenir un esprit ouvert. Par exemple, il a été prouvé qu’un thérapeute de « bonne humeur » avait de meilleurs résultats au cours de toutes les étapes nécessaires à son exercice !
Les émotions négatives aident à notre survie , les positives nous permettent de mieux vivre, mieux nous construire, de mieux communiquer avec les autres, d’innover, de créer, ce qui nous permet à la fin de trouver des solutions adaptées pour les problèmes à venir !
Le cerveau droit est le cerveau des émotions négatives. Le cerveau gauche est celui des émotions positives. (R.DAVIDSON/ WISCONSIN) Le cerveau gauche est le lieu où se concentre la dopamine, associée à la récompense et au plaisir. Le cerveau droit sécrète la sérotonine et la noradrénaline. Si le taux de ces substances augmente, le sujet se retrouve en état d’angoisse. Si ce taux est au contraire trop faible, il tombe en dépression. Le « prozac », antidépresseur, active la sécrétion de sérotonine.

L’immunité
Si nos émotions nous protège du monde extérieur, en préservant nos limites, à l’échelle microscopique nous sommes en continuelle surveillance par notre système immunitaire, qui nous débarrasse en permanence des intrus ou autres corps indésirables (bactéries, cellules infectées par des virus, cellules cancéreuses, etc.)
Il existe deux types d’immunité :
– naturelle, innée, d’intervention rapide, peu spécifique.
Globules blancs neutrophiles, granulocytes interviennent à la moindre blessure, libérèrent des substances toxiques pour détruire les envahisseurs, puis interviennent d’autres globules blancs (macrophages qui vont nettoyer les lieux).
Durant ce temps, des médiateurs de communication, les cytokines, vont être libérées en grande quantité, permettre que soient mise en place la fièvre, et les symptômes inflammatoires ( douleur, rougeur, gonflement), et favoriser la guérison des plaies, en stimulant d’autres cellules immunitaires. On a découvert plus récemment un autre type de cellules de défense les « natural killer cells », cellules tueuses ou « NK »,qui vont s’attaquer à des cellules cancéreuses, ou infectées par un virus, en les aspergeant avec des produits toxiques.

– acquise, spécifique, plus récente dans l’évolution, elle se développe lors des différentes infections qui nous touchent, et fait intervenir un autre type de globules blanc, les lymphocytes.

Ceux- sont de trois types :
– lymphocytes T-cytotoxiques : reconnaissent les antigènes à la surface des cellules infectées par un virus.
– Lymphocytes T-helper : produisent des cytokines pour aider les autres cellules inflammatoires.
– Lymphocytes B : reconnaissent les antigènes, à la surface des bactéries, cellules transfusées ou transplantées, des allergènes et des virus. Ils produisent alors des anticorps ou immunoglobulines (IgA, IgM, IgG, IgE, IgD), qui vont se répandre dans la salive, le sang, et d’autres sécrétions, pour neutraliser les substances toxiques des bactéries, et empêcher les virus de pénétrer dans les cellules.

Nous possédons donc une double défense, agissant à deux niveaux différents : Innée en tout premier lieu, et si celle là ne suffit pas, acquise. Et là encore, il ya deux niveaux : le premier ( cellules NK et lymphocytesT-cytotoxiques), est l’ immunité cellulaire , à l’intérieur des cellules. Le deuxième (lymphocytes B) est l’immunité humorale, qui produit des anticorps agissant en dehors des cellules.
Lien immunité-cerveau
Les travaux de DAVIDSON ont montré que :
– le cerveau gauche gère l’immunité cellulaire.
– Le cerveau droit régit l’immunité humorale.
Or, le cerveau gauche est le lieu des émotions positives, donc entretenir des pensées positives augmente notre première ligne de défense , l’immunité cellulaire.
Il est prouvé que le fait de se faire plaisir renforce l’immunité.

Transmission de l’information
Les moyens nerveux :
Deux systèmes nerveux complémentaires coexistent pour préserver la santé :
– Le système nerveux sympathique, qui active l’organisme (Le yang des médecins chinois taoïstes)
– Le système parasympathique , qui calme et préserve l’énergie. (le Yin)
Le système sympathique est sous l’influence du cerveau droit, le système parasympathique sous celle du gauche. Des pensées positives auront donc pour effet de stimuler le cerveau gauche, qui va agir sur le parasympathique, entrainant le relâchement des muscles et le ralentissement du rythme cardiaque. La respiration se calme, les vaisseaux se dilatent, la peau se réchauffe, l’énergie est utilisée pour réparer les blessures, le corps récupère de ses efforts. Pendant ce temps, l’immunité cellulaire, sous l’influence du cerveau gauche, confère à l’organisme une protection particulièrement efficace. Les avantages d’un climat émotionnel serein n’est plus à démontrer. (T.Jansen)

Les hormones du stress :
Lorsque nous éprouvons une émotion négative ou un sentiment conflictuel, il y a activation de l’hémisphère cérébral droit, qui déclenche la « réponse au stress » (Hans Selye, endocrinologue), qui comprend une composante nerveuse, et une hormonale, les deux agissant dans le même temps.
– La réponse nerveuse, stimule le système sympathique, qui agit sur la médullo-surrénale, qui sécrète de l’adrénaline, et donc :

o accélération du rythme cardiaque.
o Amplification de la respiration.
o Vasoconstriction.
o Le sang est dirigé préférentiellement vers les muscles.
o Diminution de la sécrétion salivaire.
o Augmentation de la température.
Toute l’énergie est mobilisée afin que les muscles soient prêts au combat ou à la fuite…
– La réponse hormonale va comprendre une cascade chimique entre l’hypothalamus, l’hypophyse et la corticosurrénale.
o L’hypothalamus sécrète la CRH (corticotropin releasing hormone).
o La CRH, stimule la sécrétion de ACTH (adrénocorticotropin hormone) au niveau de l’hypophyse.
o L’ACTH, déclenche la sécrétion du cortisol, au niveau de la corticosurrénale , l’hormone du stress, qui va entrainer des réactions métaboliques destinées à fournir suffisamment d’énergie pour affronter les situations stressantes.
o Le cortisol exerce en plus une action anti inflammatoire, évitant un emballement du système immunitaire, et donc une production exagérée de substances toxiques (radicaux libres) dont l’accumulation est toxique pour la santé de l’organisme.
o Quelle que soit la nature du stress en cause, psychologique ou physique, il y aura toujours la même réponse, sécrétion de cortisol et d’adrénaline. Preuve évidente de la relation étroite entre le corps et l’esprit.
o Cela constitue la voie par laquelle nos pensées et nos émotions négatives interviennent dans la genèse de nombreuses maladies. (T.Jansen)
– Cette réponse au stress permet une adaptation rapide de l’organisme, aux menaces de l’environnement ; une fois le danger écarté, le système sympathique s’apaise et l’axe « hypothalamo-hypophysaire-surrénalien se ralentit, la mise en alerte n’a aucune raison de continuer, mais hélas, les pensées et émotions peuvent aussi , se perpétuer, chez l’être humain, laissant l’organisme sous tension, et alors l’accumulation de l’adrénaline et du cortisol entraine des effets délétères pour la santé.
L’explication au patient n’a pas le même effet, d’un point de vue psychologique, si on lui explique que la perte de ces dents est liée à une bonne santé immunitaire, que si on lui affirme qu’il est victime d’une maladie !