Un antibiotique, d’après le Dictionnaire de Biologie de Jacques Berthet, est « une substance ayant la capacité de tuer les bactéries (effet bactéricide) ou d’inhiber leur multiplication (effet bactériostatique).» C’est en 1889, que Paul Vuillemin introduit pour la première fois, le terme “antibiose” pour décrire le principe actif d’un organisme vivant, qui détruit la vie des autres pour protéger sa propre vie. Mais ce n’est qu’en 1929 que l’idée devint réalité, à la suite de la découverte de Sir Alexander Fleming. Ce savant remarque qu’une de ses cultures de staphylocoques est en partie décimée : les bactéries ont été contaminées par la moisissure Penicillum notatum. Il constate aussi qu’elles ne se développent plus là où la moisissure prolifère. Et c’est ainsi que l’histoire de l’antibiotique commence sous le nom de Pénicilline.
Mais en analysant le mot « antibiotique » vous comprenez que l’antibiotique est un produit « anti –bios (qui veut dire en grec :vie) ». Donc, un produit contre la vie. Et spécifiquement, dans le cas des antibiotiques, contre la vie des microbes.
Or, c’est ici que l’histoire se corse. En effet, chaque être humain adulte a, dans les intestins, ± 2 kilos de microbes. Pour avoir un équilibre vital, pour être en bonne santé, notre flore intestinale doit se composer de ± 80% de saprophytes (ou : microbes « bénéfiques »,) qui dominent ± 20% de microbes nuisibles.
Dès que vous touchez à cet équilibre, vous mettez votre santé sur la pente négative.

MAIS QUE SIGNIFIE : ”être en bonne santé”?

La bonne santé est l’absence de tout symptôme de maladie et la conséquence d’un mode de vie équilibré.
La maladie est, d’après la médecine naturelle, un signal indiquant que nous agissons mal. Nous devrions remercier la nature quand nous tombons malades, car cela nous permet de réadapter notre mode de vie et cela nous empêche de vieillir prématurément.
Notre flore intestinale, et, surtout, l’équilibre de cette flore, est primordial. L’être humain, quoi qu’il en pense, est dépendant de son environnement.
Pour l’instant, « intelligent » comme il est, il se croit au-dessus de toutes les lois et il détruit notre environnement à une vitesse Mach 2. Mais ceci n’est pas le sujet de cet article !
Revenons à nos moutons : nous ne sommes pas comme les plantes qui peuvent, en s’incrustant dans le sol, se nourrir en puisant des réserves dans la terre. Nous devons, au contraire, puiser notre nourriture, nos réserves hors de notre organisme. Tout ce dont nous avons besoin est étranger à notre organisme ! Nous devons donc tout « importer » de l’extérieur. Et cela se fait uniquement via le système digestif, dont nos intestins font partie.
Vous comprenez immédiatement, l’importance d’une bonne absorption intestinale, qui est soumise à un équilibre de nos microbes intestinaux.

LES EFFETS DES ANTIBIOTIQUES

Nos antibiotiques, qui, pour le moment, sont utilisés à tort et à travers par la médecine classique, perturbent cet équilibre si fragile.
Comparez les antibiotiques à une légion de soldats qui ont tout dans les muscles et rien dans la tête. Ils ont comme mission de tuer les microbes ; donc, ils tuent toutes les bactéries, qu’elles soient bénéfiques ou maléfiques, et elles perturbent l’équilibre microbien intestinal, si nécessaire au maintien de la bonne santé.
Comme il y a plus de bactéries bénéfiques, c’est dans ce groupe que les ravages seront les plus importantes!
Dès que l’équilibre est brisé, les « maléfiques » prennent le dessus et commencent à semer la pagaille ; non seulement du côté microbien mais elles attaquent également les parois intestinales causant des fissures dans les parois et l’absorption dans le sang de toutes sortes de molécules qui n’ont pas leur place dans notre système de vie. Comme l’organisme se protège, il fait appel au système immunitaire qui fabrique des anticorps, provoquant ainsi toutes sortes d’allergies, de l’arthrose et d’autres maladies auto-immunitaires. Nous avons, en un mot, un « leaky gut », un intestin qui fuit et qui laisse passer dans notre système sanguin des molécules qui devraient être éliminées par les voies naturelles.

LE « LEAKY GUT »

Le « leaky gut » est une perturbation très fréquente de la santé, provoquée par une lésion organique dans la muqueuse intestinale, qui devient anormalement poreuse, de sorte que des molécules non désirées pénètrent dans l’organisme, provoquant ainsi de l’allergie et d’autres désordres……. La paroi intestinale commence à “fuir”, dans le sens où les bactéries, les mycoses, les parasites et leurs toxines, les protéines non digérées, les graisses et les déchets, (qui dans des conditions normales ne sont pas absorbées dans le sang), s’infiltrent maintenant quand-même à travers cette paroi trouée, poreuse, hyper-perméable, dans le sang. Ce syndrome va pratiquement toujours de pair avec des affections auto-immunitaires, et avec une aggravation des affections existantes, telles que: rhumatismes, eczéma, problèmes cardiaques fonctionnels, stress, obésité, (omniprésente dans notre monde occidentalisé)… Evidemment, il y a un autre facteur très important qui aggrave toutes ces affections en général et l’obésité en particulier : il y a aussi un manque de mastication (on ne prend plus le temps de bien mâcher! ) , une nourriture mal adaptée, les sulfates de l’eau potable etc…
N.B. : Quant à la nourriture mal adaptée, on pourrait écrire des pages entières au sujet de ce fléau. Mais, ceci n’est pas le sujet de notre article…
Déjà, en Janvier 2001, est paru dans le « Journal of Allergy and Clinical Immunology (p.129-134) » un article dénonçant les conséquences néfastes d’un déséquilibre dans la flore intestinale. Et ce n’est pas, loin s’en faut, le seul article paru à ce sujet !!

ATTENTION A LA PRISE D’ANTIBIOTIQUES.

Donc, il ne faut pas prendre les antibiotiques n’importe comment. Il est possible que notre organisme ne les tolère pas. Des allergies peuvent se développer.
L’antibiotique prescrit n’est peut- être pas adapté à la maladie ou simplement inutile ! Car toutes les infections ne sont pas bactériennes : elles peuvent aussi être dues à soit des virus, soit encore des parasites, des champignons…. L’antibiotique sera alors inefficace.
Les antibiotiques ne tuent pas uniquement la flore saprophyte mais également les bactéries présentes dans les muqueuses, les voies génitales, la bouche, alors que cette flore est importante pour l’organisme.
N.B. : De plus, l’utilisation à grande échelle des antibiotiques à l’hôpital, est à l’origine des maladies que l’on attrape là-bas (les « maladies nosocomiales »).
Sachez que notre vie est un combat permanent contre les microbes qui nous environnent. Nous sommes « parasités » par les microbes, qu’on le veuille ou non : par exemple : un simple baiser sur la joue donne déjà un échange de plus de 60.000.000 de microbes ; le vrai « French kiss » échange plus de 75.000.000 de bactéries sans penser aux échanges de microbes lors d’actes plus intimes….
Donc, un milieu stérilisé, aseptisé (comme le veulent les Américains) est une utopie !

COMMENT POUVONS –NOUS SE PROTEGER CONTRE CES CONSEQUENCES NEFASTES DES ANTI- BIO – TIQUES ?

En prenant des pro-biotiques et des pré-biotiques.
Comme les mots l’expliquent par eux-mêmes : en prenant des produits pour (préserver) la vie et pour la soutenir (prébiotiques). Les probiotiques par excellence sont le Bifidobacterium et le Lactobacillus Acidophilus ( qui est la souche la plus étudiée au monde). Cette dernière optimise et protège l’écosystème intestinal, la muqueuse intestinale et la sphère urogénitale. Elle adhère aux cellules gastro-intestinales.
Ce sont des métabolites optimisant l’immunité de l’hôte, (prouvée par un tas d’articles scientifiques.) Cette souche a également un effet analgésique dans le cadre des douleurs coliques. Quant au Bifidobacterium il compose pour 95% la flore des nouveaux- nés et pour 25% la flore des adultes.
Ces bactéries sont 1000 x plus abondantes que le Lactobacillus et sont un marqueur de stabilité de la flore intestinale humaine.
N.B. : Il y a aussi une utilisation excessive d’antibiotiques dans la production animale qui entraîne les mêmes problèmes intestinaux chez nos herbivores et l’émergence de bactéries résistantes ainsi que des taux élevés de microorganismes résistants aux antibiotiques.
Ceci donne entre autres les odeurs fétides des bouses de vache (voir article paru dans Néo Santé Hebdo au sujet de la « bonne » odeur dans nos campagnes).

OÙ PEUT ON TROUVER DES PROBIOTIQUES FIABLES ?

Une excellente source de probiotiques, et de prébiotiques, (que je prescris à la grande satisfaction de mes patient(e)s) est la papaye fermentée. C’est un produit qui a fait ses preuves et qui, selon mon humble avis, devrait être pris en même temps que les antibiotiques, si néfastes à la santé. Il y en a certainement d’autres, mais je ne conseille toujours que les produits, que j’ai expérimenté sur moi-même et sur ma clientèle.
Pour éviter des quiproquos, je précise que je n’ai aucune objection – au contraire – quant à la prise d’antibiotiques quand l’urgence se présente (septicémies e.a. dangers pour la santé). Mais cette prise devrait être, je le répète, limitée aux cas urgents et accompagnée de pro- et pré-biotiques. La papaye fermentée (que l’on trouve en Belgique sous le nom des spécialités PAPAYA 35 et PAPAYA MULTIPLY PLUS) est une composition unique et exclusive.

LES ACTIONS BÉNÉFIQUES DE LA PAPAYE FERMENTÉE:

1/ EFFET SUR LE SYSTÈME IMMUNITAIRE.
Le système gastro-intestinal est l’organe qui contient ± 80% de notre potentiel de défense.
En effet, ce système est le premier et le plus important à entrer en contact avec le monde extérieur (et ses dangers). Donc la présence d’une défense adéquate est à l’ordre du jour !
Chaque processus vital implique des enzymes. Une bonne réaction enzymatique et la présence d’enzymes adéquates sont indispensables à la vie !
Les enzymes – que l’on retrouve dans la papaye – sont absorbées en entier, donc intactes, par la muqueuse intestinale et donc, très efficaces. Des protéines peuvent se fixer dans les villosités intestinales où elles se putréfient. Elles peuvent ainsi causer un nombre de maladies dangereuses. Vu que la papaïne a un puissant effet protéolytique, elle pourra, plus facilement que les autres enzymes, dissoudre ces protéines et neutraliser ainsi d’éventuels foyers de maladie. La papaïne, en tant qu’enzyme actif, apportera donc son soutien au maintien d’une bonne santé, bien équilibrée.
La PAPAYA contient des souches de LACTOBACILLUS qui forment un parapet contre les effets morbides des antibiotiques.
La PAPAYA consolide l’activité et l’état d’alerte du système immunitaire.
La flore intestinale est influencée favorablement par les enzymes, parce que la PAPAYA peut également faire fonction de pré-biotique (= nourriture pour la flore intestinale) de sorte que les diarrhées et/ou les vomissements peuvent être atténués.

2/ SUR LA CELLULE TUMORALE.

Les naturopathes font (dans le traitement naturel adjuvant des tumeurs) surtout appel aux enzymes protéolytiques (= métabolisant les protéines), telle la papaïne, présente dans la papaye.
Les tumeurs sont intelligentes. Elles se « masquent » très bien et peuvent se camoufler en s’entourant « d’enveloppes protéiques ». Elles sont mal reconnues par les cellules immunitaires, (qui sont les défenseurs de notre bonne santé), et échappent ainsi à la vigilance de notre immunité.
Mais les enzymes protéolytiques, présentes entre autres dans la PAPAYA peuvent percer ces « enveloppes ». Ceci est très important, car toutes les cellules ont, à leur surface, des signes de reconnaissance. Selon ces signes, notre système immunitaire peut distinguer les cellules qui sont bénéfiques à l’organisme et les cellules qui sont dangereuses. Les cellules tumorales se protégeant avec leur enveloppe spéciale, ne sont pas reconnues par le système immunitaire. Grâce à la papaye les signes spécifiques des cellules tumorales sont mis à nu et le système immunitaire peut attaquer ces cellules dangereuses.
Des scientifiques de la PURDUE UNIVERSITY (Indiana – U.S.A.) ont récemment découvert que l’arbre de la papaye contenait des acétogénines. Selon ces mêmes scientifiques, ces substances seraient beaucoup plus efficaces dans le traitement du cancer que les produits classiques de chimiothérapie comme p.ex. l’Adriamycine. Et ce qui est encore plus encourageant, elles n’attaquent pas les cellules normales !!
Chaque tumeur peut entraîner des disséminations (=des métastases). Ce danger est neutralisé par la papaye. Cet enzyme inhibe l’activité des cellules tumorales. La papaye empêche ainsi la naissance de nouvelles tumeurs.
3/ La PAPAYA possède encore d’autres effets bénéfiques: elle peut influer positivement sur les inflammations et aider à résorber les œdèmes tissulaires. Ces œdèmes, qui peuvent être la conséquence de thérapies agressives, peuvent donc être influencés positivement et ainsi soulager le patient.
4/ LA PAPAYA A UN EFFET ANTI- OXyDANT (= COMBAT LES RADICAUX LIBRES)
Les radicaux libres sont de petites, mais quand même, très dangereuses particules qui naissent dans l’organisme et qui provoquent d’énormes dégâts. Ils peuvent provoquer entre autres le cancer , le vieillissement prématuré , la surcharge pondérale , l’artériosclérose et autres affections aussi dangereuses.

Je voudrais terminer Cet exposé avec la conclusion d’un article paru dans le magazine américain Discover. (Références : + http://www.wired.com/wiredscience/2011/08/killing-beneficial-bacteria/):

Les antibiotiques tuent les bactéries qu’on veut, mais aussi celles qu’on ne veut pas… La sur- consommation des antibiotiques pourrait entraîner l’augmentation dramatique des cas comme l’obésité, les diabètes de type 1, des maladies inflammatoires chroniques intestinales, des allergies et de l’asthme…
Nous devons faire usage de la technologie disponible pour protéger et étudier nos bienfaiteurs bactériens [de la flore intestinale] avant qu’il ne soit trop tard. »

Docteur en médecine depuis 1961, le Dr Francis Boone s‘est en suite formé à l’homéopathie, à l’acupuncture, à l’iridologie, à la nutrition et à la médecine énergétique. Cofondateur de la société internationale de Médecine énergétique et quantique et praticien de médecine orthomoléculaire, il s’intéresse depuis longtemps au traitement des maladies par des produits diététiques naturels. Il a fondé plusieurs sociétés spécialisées dans la mise au point de compléments alimentaires thérapeutiques et dont il reste le conseiller scientifique. Âgé de 80 ans, Il exerce encore la médecine à Courtrai, en Belgique. www.fancybee.be