Un témoignage

Dans la société moderne, le cancer a pris les proportions d’un véritable fléau. La médecine promet régulièrement sa disparition imminente et investit des sommes colossales pour l’éradiquer, sans aucun résultat. Or il existe des théories qui prouvent de façon rigoureuse que le cancer n’est pas un dysfonctionnement, mais une stratégie de défense de l’organisme, ce qui explique qu’il n’ait pas été éliminé par le jeu de la sélection naturelle. Dans cette série d’articles, Boris Sirbey va aborder des nouvelles théories psychosomatiques sur le cancer. Son but est de montrer que, loin de se ramener à une simple affaire de génétique et de produits nocifs, cette maladie est toujours en relation étroite avec le vécu personnel du patient.

C’est en 2001 que j’ai véritablement fait connaissance avec l’univers médical. J’avais alors vingt-cinq ans, et je terminais mes études de philosophie. A cette époque, ma famille traversait une période particulièrement difficile. Mes parents, en effet, sont originaires d’ex-Yougoslavie (mon père est né en Bosnie-Herzégovine et ma mère en Croatie) et le fait qu’ils se soient tous les deux installés en France depuis les années soixante comme artistes peintres ne les a pas empêchés de subir de plein fouet les conséquences de la crise qui a éclaté dans cette région en 1991.
Profondément révoltés par les horreurs de la guerre, ils avaient passé les dix dernières années à se battre pour leur région d’origine, en faisant de l’aide humanitaire, en montant des projets artistiques destinés à sensibiliser l’opinion occidentale et en aidant des réfugiés à trouver un toit. Toute leur existence était devenue une lutte permanente, dans laquelle j’étais de plus en plus impliqué au fur et à mesure que le temps passait.
Toutefois, si cette situation de crise avait eu pour conséquence positive de forger, entre nous, des liens de profonde complicité, elle nous avait aussi laissés tous trois totalement épuisés, aussi bien sur le plan matériel que moral.
Depuis le début de la guerre, en effet, nous avions constamment cherché à comprendre qui était responsable de son déclenchement, et comment il était possible que des peuples s’entretuent ainsi après avoir vécu en paix pendant des décennies. Or, après avoir admis pendant un temps la théorie de la « haine interethnique » abondamment diffusée par les médias à l’époque, nous avions fini par nous apercevoir que, en réalité, ce n’étaient pas les peuples qui avaient déclenché cette guerre (peu importait la rivalité des Croates, des Serbes ou des Bosniaques ou les soi-disant conflits religieux), mais des petits groupes d’individus sans aucun idéal, uniquement intéressés par le fait de créer une situation d’anarchie leur permettant de gagner un maximum d’argent et de pouvoir. Nous avions compris que, tout comme en Irak, en Algérie, au Proche-Orient, cette guerre avait été, littéralement, montée de toutes pièces.
Je ne m’étendrai pas plus longuement sur le sujet, mon but n’étant pas d’écrire un essai sur la politique, mais il me semblait important d’expliquer cela pour que le lecteur comprenne quel type d’impact la guerre avait eu sur nous. Pendant toutes ces années, nous avions trouvé la force de nous battre parce qu’en aidant les gens qui souffraient, nous avions l’impression de défendre une juste cause. Tant que nous étions portés par ce sentiment d’être utiles, nous avons réussi à soulever des montagnes.
Lorsque nous avons compris que tous nos efforts avaient été vains, c’est comme si tout s’était effondré. Le fait de découvrir jusqu’où pouvait aller le cynisme du pouvoir nous avait à tel point dégoûtés que nous ne voulions plus entendre parler de politique. Nous avions l’impression d’avoir lutté tout ce temps pour rien, et ce sentiment d’absurdité était encore accentué par le fait que beaucoup des gens en qui nous avions eu confiance s’étaient finalement révélés être de faux humanistes, qui avaient profité de ces conflits pour s’enrichir.

La maladie de ma mère

C’est à ce moment-là que ma mère, Biserka Gall, est tombée malade. Ça a été, pour tous ceux qui la connaissaient, un choc terrible. Blonde, les yeux bleus pétillants de malice, elle possédait une joie de vivre, un courage et une énergie si communicatifs que sa simple présence suffisait à susciter l’enthousiasme autour d’elle. Cette immense force d’amour qu’elle rayonnait se manifestait aussi bien dans les tableaux qu’elle peignait que dans les projets culturels ou musicaux auxquels elle a donné naissance. C’est ainsi qu’à l’époque de la guerre, elle a réuni une chorale de chanteurs venus de Sarajevo, qui s’est ensuite produite dans toute l’Europe. Je ne pense pas exagérer en disant qu’elle a aidé des milliers de gens dans son existence, en les soutenant dans les périodes les plus difficiles et en suscitant en eux la volonté de vivre en dépit des épreuves et des souffrances. Pour tous ceux qui la connaissaient, elle était un roc, un point de repère dans l’existence, et il nous paraissait tout simplement impensable qu’elle puisse être souffrante. Pourtant, il a fallu se résoudre à l’hospitaliser.
Or les choses se sont très mal passées. Comme c’est le cas pour des milliers d’autres personnes qui ont un parent malade, j’avais une attente énorme vis-à-vis des médecins, et je m’en suis remis totalement à eux, en espérant qu’ils allaient faire en sorte qu’elle guérisse rapidement. J’ai très vite déchanté.
Une des premières choses qui m’aient frappé dès mon entrée à l’hôpital est que, parmi les divers docteurs qui ont donné leur opinion sur son dossier, aucun n’ait fait l’effort de discuter ne serait-ce que pendant quinze minutes directement avec elle pour comprendre qui elle était. Tout ce qu’ils voulaient bien regarder, c’étaient les radios, les scanners, les relevés sanguins, les prélèvements qu’ils lui faisaient faire en permanence ; mais aucun ne s’intéressait à ce qu’elle pouvait avoir vécu en tant qu’être humain, à qui elle était véritablement. Ils avaient tous l’air de considérer que cela ne pouvait pas avoir la moindre influence sur son état.
Cette indifférence me semblait d’autant plus critiquable que les symptômes que présentait ma mère étaient très diffus, difficiles à catégoriser, et que les traitements médicamenteux échouaient sur elle. Elle s’affaiblissait toujours plus et, en l’espace de quelques mois, son état s’est rapidement dégradé. Certes, mon père et moi n’avions aucune formation médicale, mais nous sentions bien que les traumas qu’elle avait vécus devaient jouer un rôle dans sa maladie. Peut-être d’abord par pure réaction à la façon dont ils la traitaient, nous avons commencé à essayer d’attirer leur attention sur le fait que, pour l’aider, il fallait aussi écouter ce qu’elle avait à dire.
Le problème, c’est que le système était bâti sur d’autres principes, et nous nous sommes rapidement rendu compte à quel point il était difficile de faire dévier cette mécanique d’un pouce. Une fois pris dans cette dernière, nous ne pouvions plus qu’attendre, tiraillés entre la peur et l’espoir.
Il faut aussi dire, à notre décharge, que nous en étions arrivés à un tel point d’épuisement que c’est à peine si nous arrivions à tenir d’une journée sur l’autre. Notre situation financière était devenue extrêmement précaire, et je passais alors mon temps à faire des aller-retour entre l’hôpital et les services sociaux. Aucun de nous trois n’avait plus l’énergie suffisante pour lutter, et la seule chose que nous pouvions faire était de subir la situation, en espérant que les choses finiraient par s’arranger.
Malheureusement, ça n’a pas été le cas, et ce dialogue de sourds avec l’institution hospitalière a trouvé sa conclusion logique et absurde lorsque les médecins ont fini par diagnostiquer une tumeur cancéreuse, alors que les mêmes examens, faits un mois auparavant, démontraient son absence catégorique. Ma mère a alors commencé une chimiothérapie qui lui a fait perdre 25 kilos en trois mois, et dont l’effet à été de provoquer une expansion brutale du cancer, qui s’est généralisé. L’équipe médicale n’en croyait pas ses yeux, mais n’en a pas moins continué à préconiser la poursuite du traitement, ce que nous avons refusé.

L’importance des émotions

Après avoir fait quelques enquêtes, j’ai appris que l’un des principaux fondateurs de la psychosomatique (terme qui vient du grec « psukhê » : âme et « sôma » : corps), science qui étudiait les rapports entre le psychisme et le corps, était un certain Georg Groddeck, médecin allemand du début du siècle. Groddeck a entretenu une correspondance avec Freud et il disposait, à son époque, d’un rayonnement intellectuel considérable. Il soignait ses patients avec un mélange de traitements physiques doux (régimes, massages) et physiques (psychothérapie et hypnose), car son idée fondamentale était que quasiment toutes les maladies avaient une base psychique. Bien sûr, on sait depuis longtemps déjà qu’un grand stress ou un grand chagrin peuvent affecter la santé d’une personne. Toutefois, l’apport de ce médecin a été de montrer la relation précise qui existait entre le psychisme et les troubles organiques.
Si on prend pour exemple la myopie, la médecine considère qu’il s’agit d’une tare génétique. Mais en réalité, dit Groddeck, la myopie est une réponse biologique de l’organisme à un conflit psychologique. Admettons, en effet, qu’un enfant soit régulièrement giflé par son père, ou bien simplement qu’il vive dans un environnement où il ne se sent pas en sécurité. Le cerveau de cet enfant va alors recevoir un message qui lui dit : « Attention, il peut à tout moment se présenter une menace. »
Or, comme le but du cerveau est d’assurer au mieux la survie, il va répondre à ce danger potentiel en modifiant le point focal de l’œil, et l’enfant deviendra myope. Pourquoi ? Parce que la myopie réduit la vision de loin, mais augmente celle de près : elle permet donc de réagir plus rapidement si un danger se présente à proximité de l’enfant. Bien sûr, il va de soi que le père ne représente pas un danger véritable ; mais ce qui est important, c’est la façon dont l’esprit de l’enfant perçoit subjectivement les choses. S’il a suffisamment peur, si le conflit est suffisamment intense, son corps réagira exactement comme si le danger était réel, en améliorant sa vision de près pour créer une « bulle de perception » où il pourra s’abriter. Plus précisément, Groddeck dit que ce processus est « pour le malade le moyen de survivre ».

Les travaux du docteur Hamer

En quoi, toutefois, cette relation s’appliquait-elle au cancer ? Groddeck affirmait que, d’après ce qu’il avait vu de ses patients, il existait une correspondance entre les types de conflits psychologiques et les types de cancers, mais il n’en apportait aucune preuve expérimentale. A cette époque, cela me paraissait trop simpliste, et, même si sa théorie me semblait fondamentalement juste, je ne voyais pas en quoi le fait de déclencher une maladie mortelle comme le cancer pouvait bien aider l’organisme à « survivre ».
Cependant, cette intuition de Groddeck n’a été vérifiée que bien après, grâce aux travaux d’un médecin contemporain, le docteur Ryke
Geerd Hamer. Le docteur Hamer a, pendant longtemps, brillamment pratiqué la médecine officielle (il est, notamment, l’inventeur du bistouri électrique), jusqu’au jour où un événement tragique a remis en question toutes ses certitudes.
Nous sommes en 1978. Hamer est alors en vacances en Italie avec sa famille. Son fils de 18 ans, Dirk, est alors touché, par accident, par une balle perdue lors d’une partie de chasse. Or, le chasseur responsable n’est autre que le prince Victor Emmanuel de Savoie. Après plusieurs mois de souffrances, Dirk décède à l’hôpital dans les bras de ses parents. Cependant, Victor-Emmanuel, du fait de son appartenance à la famille royale, n’est jamais inquiété par la justice. Cela provoque un véritable scandale, abondamment relayé par les médias.
Or, quelque temps après cet événement, il se produit une coïncidence pour le moins étonnante, qui est que le docteur Hamer développe un cancer des testicules, que sa femme développe un cancer du sein, et que le père du prince Victor-Emmanuel, enfin, développe un cancer des os ! Frappé par cette étonnante coïncidence, Hamer fait alors le lien entre le traumatisme psychologique et le développement de la maladie.
Travaillant, à cette époque, comme médecin en chef d’un service d’oncologie à l’Université de Munich, il se pose la question de savoir s’il se trouve d’autres cas où le cancer a un rapport avec le vécu du patient. Il rassemble un grand nombre de dossiers, et commence à faire des recoupements entre les patients atteints d’un cancer pour essayer de voir quelle peut être la relation entre leurs antécédents psychologiques et la maladie qu’ils ont développée.
Il constate alors que, dans un nombre élevé de cas, les patients ont bien été victimes d’un choc psychologique inattendu. Sur cette base, Hamer entreprend de prouver méthodiquement que le cancer n’est pas une maladie dégénérative à proprement parler, mais une réponse de l’organisme à un conflit vécu dans l’isolement, et ressenti comme particulièrement dramatique, au point de mettre l’existence elle-même en jeu. Ses travaux cherchent à démontrer sur une base expérimentale que le cancer n’intervient pas comme une simple erreur génétique, mais qu’il s’agit d’un mode de reproduction cellulaire de crise, venant répondre à un stress particulièrement intense, selon une correspondance précise entre le choc psychologique, le cerveau et l’organe où le cancer va se développer.
Admettons, par exemple, qu’un homme apprenne qu’il est licencié. Totalement désemparé, il vit dès lors dans la peur terrible de ne plus avoir le minimum nécessaire pour vivre. Son cerveau analyse cette situation comme un conflit de survie, qui se résume ainsi : « Je ne vais bientôt même plus avoir de quoi me nourrir. »
Or, le but du cerveau étant d’assurer à tout prix la survie de l’organisme, il enclenche alors un programme de production accélérée de cellules qui vont suractiver les fonctions de son foie, ce qui se traduit par l’apparition d’un cancer du foie. Tout comme pour la myopie, il s’agit bien d’une réponse biologique à un conflit psychologique. C’est sur cette base que Hamer a fondé dans les années quatre-vingt une discipline appelée « médecine nouvelle », qui a à son tour inspiré d’autres médecins tels que Claude Sabbah, médecin français qui a pour sa part fondé une discipline qu’il a nommée la « biologie totale » (également appelée « psychobiologie » ou « décodage biologique »).
Ses disciplines présentent certaines différences, mais elles appartiennent toutes à la famille de la psychosomatique et considèrent que la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie ne font, trop souvent, que mutiler inutilement les malades.
A l’époque où j’ai découvert leur existence, c’est un fait que je n’étais pas pleinement convaincu, car le cancer m’apparaissait encore comme une maladie terrible et incontrôlable, et je restais donc très prudent. Cependant, les exemples donnés par ces chercheurs me paraissaient frappants et, intuitivement, j’ai senti que cela pouvait expliquer ce qui était arrivé à ma mère. Les docteurs que nous avions vus, en effet, nous avaient dit que le cancer était principalement provoqué par des produits cancérigènes et des prédispositions génétiques, et qu’il avait besoin de plusieurs années pour se développer pleinement. Cependant, ma mère était suivie par un diététicien depuis longtemps, et il n’y avait aucun antécédent familial de cancer dans la famille. En revanche, elle avait vécu un fort conflit de trahison, et elle avait développé un cancer du côlon qui était apparu sur une période très courte. Bien sûr, je me méfiais de mes propres espoirs, en sachant à quel point ils peuvent déformer le jugement, mais le fait est que, pour la première fois depuis un an, j’avais affaire à une théorie qui donnait véritablement un sens à ses symptômes et à leur évolution : ma mère était profondément persuadée que l’amour pouvait tout accomplir, mais son chemin de vie l’avait finalement conduite dans un cercle de personnes ayant renoncé à leur humanité, et que l’amour ne pouvait toucher. Nous avions eu la chance de pouvoir nous écarter d’eux avant d’être complètement détruits, mais il n’y avait rien à faire pour effacer les chocs psychologiques que cette expérience avait laissés derrière elle : ma mère mourait, littéralement, de déception et de chagrin.
Toutefois, si j’avais pleinement admis la relation entre l’esprit et le corps, je me posais encore un certain nombre de questions sur ces diverses théories. En dehors de Groddeck et de Claude Sabbah, j’avais en effet découvert les travaux de beaucoup d’autres chercheurs dans ce domaine, et j’avais du mal à concilier les différences de points de vue qui existaient entre eux. Pour y répondre, j’ai alors pris contact avec Richard Sünder, le psychothérapeute dont le site Internet m’avait fait découvrir l’approche psychosomatique. C’est à cette occasion que j’ai pu comprendre un phénomène observé depuis longtemps par les médecins et le personnel soignant des établissements psychiatriques et dont j’avais entendu parler, à savoir que les psychotiques semblent quasi immunisés à la maladie :

« Si la thèse de la médecine matérialiste conventionnelle est exacte, comment peut-elle expliquer que, dans tous les récits d’épidémie de peste ou de choléra que nous ayons, du XIXe siècle à l’Antiquité en passant par le Moyen Âge, il se trouve toujours quelques rares individus qui passent à travers le fléau, sans jamais y succomber?
Or, précisément, ces rares individus sont ceux qui déploient une activité débordante à soigner les victimes, à enterrer les cadavres, à « désinfecter » les maisons, à brûler les objets « infectés », c’est-à-dire ceux qui, tout en étant au contact permanent de la prétendue infection, ont un psychisme si fortement équilibré qu’il est rebelle à toute crainte, à toute fragilisation et à tout effondrement ? Bref, ceux qui offrent la meilleure résistance au stress.
Pourquoi sont-ils systématiquement rebelles à toutes les « maladies infectieuses » qui frappent et font tomber comme des mouches la plupart des autres ? Pourquoi infligent-ils systématiquement le plus cinglant des démentis à la théorie pasteurienne de l’infection ?
Ne serait-ce pas parce que, précisément insensibles à la terreur de l’infection et au stress qu’elle engendre chez les gens « normaux », ils bénéficient d’une immunité qui est entièrement, totalement et purement psychologique ? Une immunité purement métaphysique qui les rend insensibles à la peur, au conflit et au… stress ? Très souvent, il y a, parmi eux, un « fou », dont les médecins nous disent qu’il a un psychisme complètement déséquilibré, un psychotique, dont l’esprit, rebelle à la « logique » ordinaire, n’éprouve pas la moindre crainte vis-à-vis de l’infection ? Pourquoi les « fous » — ceux qui sont en état de psychose permanente, qui vivent apparemment dans une autre dimension de l’esprit que la nôtre — ne font-ils jamais de maladie infectieuse ni, apparemment, de cancer, aussi longtemps qu’ils restent dans leur psychose ? »
(Richard Sünder, Médecine du mal, médecine des mots)

Une erreur de la nature ?

C’est grâce aux échanges que j’ai eus avec Richard Sünder que j’ai commencé à y voir plus clair, et à comprendre que tous ces travaux avaient un fondement réellement scientifique (c’est un point important, que je développerai en détail dans les articles suivants).
Groddeck avait énoncé l’idée de base, mais il n’avait pas eu les moyens de la vérifier expérimentalement et, depuis cette époque, des médecins qui s’intéressaient à la psychosomatique avaient démontré, grâce aux moyens de la science moderne, que c’était bien le cerveau qui déterminait la zone où le cancer allait apparaître, et qu’il était possible, par la seule lecture d’un scanner, de dire quel type de traumatisme psychologique avait vécu le patient.
De plus, et c’est l’un des éléments qui ont achevé de me convaincre, cette approche, contrairement à la théorie officielle du cancer, avait une véritable base biologique. La médecine officielle, en effet, voit dans le cancer une dysfonction du corps qu’il faut corriger, mais elle n’explique pas pourquoi la nature a conservé une telle « erreur de programmation » dans le patrimoine génétique des espèces. Admettons, en effet, que le cancer soit totalement inutile à la survie. Dans ce cas, selon la théorie de l’évolution, il devrait apparaître des individus moins sensibles, voire immunisés au cancer. Et comme il s’agit d’une maladie nuisible, ces individus devraient alors se reproduire de préférence aux autres, ce qui aboutirait à éliminer automatiquement le cancer par le seul mécanisme de la sélection naturelle, dont la loi principale veut que ce sont les individus les plus forts et les plus adaptés qui survivent.
Or, non seulement ce n’est pas ce qui s’est produit, mais il s’avère que le cancer est aujourd’hui toujours aussi omniprésent dans la nature et chez toutes les espèces. Au point que même les végétaux peuvent en développer !

(à suivre)

Cette série d’articles est largement empruntée au contenu du livre « La vérité sur le cancer que la médecine ne nous dit pas encore », premier ouvrage de Boris Sirbey et cinquième livre publié aux Editions Néosanté. En vente dans toutes les bonnes librairies et sur le site www.neosante.eu
Boris SIRBEY est l’auteur d’une thèse de philosophie sur la théorie des sciences à l’université de Paris X. Il y aborde la science du XXIème siècle par une approche finaliste et systémique. Il a écrit cet essai sur le cancer en hommage à sa mère. Il y raconte la tragédie qui s’est déroulée lorsqu’elle a été hospitalisée, démythifie la vision officielle de la maladie, explore la piste psychosomatique et développe une série de réflexions sur l’avenir de la médecine. (www.sirbey.com)