ARTICLE N°75 par Claire Plisnier avec les dentistes Jean-Michel Pelé et Yvan Micholt

Le  Bone One Session Teatment (BOST) ou Traitement Parodontal Aérobie  (TPA) est une réponse  alternative  à la parodontose, comprise non plus comme une maladie, mais comme la cicatrisation d’une blessure d’origine émotionnelle.  Réalisée en une seule fois et prolongée par une hygiène gingivale particulière, la technique permet de guérir la gencive en profondeur et d’éviter les extractions de dents. Au-delà de ses succès thérapeutiques impressionnants, cette approche préfigure un art dentaire pour le moins  révolutionnaire.

Refusez les caries, les abcès, l’ostéoporose de la mâchoire, les  inflammations, les douleurs, la mobilité et la perte de vos dents ! Ces maux ne sont pas une fatalité !  Le BONE ONE SESSION TREATMENT (B.O.S.T.)  est une technique alternative de soins dentaires pour la reconstruction d’une dentition fonctionnelle, connue actuellement de quelques dentistes seulement. Une approche globale de la personne, corps et esprit, sensible au lien entre souffrance physique et psychique.

 S.O.S Parodonte

Si vos gencives saignent facilement, si vous êtes non-fumeur et que votre miroir vous renvoie quotidiennement leur aspect gonflé, rouge-pourpre, si la mauvaise haleine, une gingivite douloureuse et des dents mobiles pourrissent votre vie, si des maux de dents sévères vous accablent, si des fistules ou des abcès vous empêchent de « mordre la vie à pleines dents », cet article vous concerne directement.

Ces maux sont les symptômes d’une atteinte du parodonte, l’ensemble des tissus qui soutiennent les dents : gencives, ligaments et os de la mâchoire. Ces signes sont avant-coureurs d’une « parodontose», processus de destruction des tissus de soutien, que l’on désigne aussi sous le terme d’ostéolyse, car la progression du mal causera la nécrose de l’os. Yvan Micholt explique qu’en conséquence, les dents perdent leur ancrage. On sent parfois d’abord que des dents deviennent mobiles ou, elles peuvent d’abord migrer –  c’est- à-dire carrément changer de position.

Une méthode  américaine

Jean-Michel Pelé nous  explique l’originalité de sa pratique : « Le traitement que nous utilisons pour assainir les espaces ouverts autour des dents est issu d’une technique originale que l’on doit à William Hoisington, dentiste à Seattle, aux  États-Unis, et qui est connue sous le nom de Bone One Session Treatment (B.O.S.T.), traitement de l’os en une séance, car en effet c’est l’os qui doit être traité. 
Le BOST ou Traitement Parodontal Aérobie (TPA) est avant tout une manœuvre instrumentale, qui enlève tout corps étranger sur les racines ET sur l’os, éliminant le  tartre et un biofilm  formé  par les bactéries anaérobies : ces micro-organismes destructeurs sont condamnés à mort au contact de l’air ! »
Pour mieux les identifier, un prélèvement bactérien peut être réalisé. A la suite de l’intervention principale, l’élasticité naturelle des muqueuses maintiendra la gencive espacée de la racine, le temps que l’organisme "recolle" intimement gencive et tissus conjonctifs de haut en bas le long des racines, ce qui permet à l’oxygène ambiant de pénétrer autour d’elles et empêche les bactéries anaérobies de se développer. Leur véritable vivier, la poche hermétique, auparavant gonflée de pus, disparaît au cours de l’opération et la cicatrisation  peut s’effectuer naturellement. « Sans incision ni suture, nous utilisons de fines curettes pour accéder aux zones enfouies et des instruments ultrasoniques pour terminer le travail. Comme il faut obligatoirement éviter les blessures dues aux frictions de l’intervention, le chirurgien fixera les dents mobiles aux voisines à l’aide de contentions réalisées avec des fibres de verre imprégnées de résine. »
En résumé, l’accès aux zones affectées par l’inflammation d’une gencive gonflée est rendue possible grâce à l’élasticité de la muqueuse, l’assainissement des tissus par des curettes, l’apport d’oxygène dans la zone à traiter et une hygiène quotidienne réalisée et maintenue par le patient lui-même après l’intervention.

Sans incisions ni médicaments

 

Cette  technique a  considérablement évolué dans son cabinet, nous précise  le Dr Pelé. Désormais elle se pratique sans anesthésie et sans douleur, car les tissus sains ne sont pas touchés, mais aussi sans prélèvement bactérien et sans aucune prescription  médicamenteuse.

Yvan Micholt  et Jean-Michel Pelé,  s’accordent sur les grands concepts qui font la différence avec un traitement traditionnel. :

 -Le  BOST  est effectué en une seule séance éliminant ainsi les risques de réinfection.

 -L’hygiène buccale aérobie se pratique à l’aide du manche perio-aid  (voir photo ci-dessous).   
  Le patient est invité à manipuler quotidiennement des mini cure-dents (coupés en deux) que le Dr Hoisington a baptisés ‘aéros’.Ce qui a pour effet de retarder le réattachement de la racine au collet de la dent tandis que s’opère un drainage des poches qui éliminera les dernières bactéries, enfermées en profondeur. (Ce kit d’hygiène buccale est donc adapté pour les inhiber par l’introduction d’oxygène dans le sillon de la gencive, comme nous le verrons plus loin). « Le destin de nos dents est entre nos mains et ce geste quotidien  leur crée  un ancrage sain, nécessaire  pour  maintenir la gencive et l’os en état de santé  pour une vie entière », explique Yvan Micholt.

-Le BOST vise également à minimiser les dommages  faits aux gencives, en réduisant la mobilité des dents en cours du traitement  par un acte de microchirurgie non -invasive, étirant les tissus sans les endommager .  “On favorise une guérison accélérée, il y a moins de douleurs post-opératoires, et une attache optimale après la séance”, souligne Yvan Micholt.

Sauvetage des dents

 

Ainsi, ces deux chirurgiens-dentistes se font les champions de la préservation de l’organe dentaire. Ils ne craignent pas de prendre en charge des patients qui consultent pour une parodontose (ostéolyse) avancée en leur ouvrant une perspective différente :  sauver leurs dents !
Le Dr Pelé se bat depuis toujours contre la perte de l’organe dentaire, car, selon lui,  aucune prothèse implant ou bridge traditionnels ne remplacera jamais la qualité de l’organe lui-même.  Véritable joyau de la méthode BOST, nous avons déjà évoqué les contentions placées par le dentiste afin de minimiser frictions et blessures au cours du traitement. Ce sont des liens en fibre de verre mêlée de résine, qui relient solidement les dents mobiles ou espacées. Quand une dent vient à manquer,  elle sera fabriquée dans ce matériau non-métallique et non-toxique,  contrairement aux amalgames.  Notons enfin que le coût relativement élevé du traitement – prothèses comprises – ne  sera en aucun cas plus élevé que celui généré par la perte des dents à remplacer par des implants, bridges ou prothèses mobiles.

En quête des causes

Pour Jean-Michel Pelé, Il est illusoire en effet de penser régler définitivement un problème parodontal – et médical en général – sans traiter la ou les causes !
Il ne s’agit pas en effet  d’une simple maladie d’origine bactérienne : l’émotionnel, la position des dents, les chocs directs durant la mastication, entraînent des micro-traumas répétés, donc des lésions tissulaires par lesquelles s’infiltrent les bactéries normalement présentes dans la cavité buccale.

 

 « Il est prouvé que les émotions positives renforcent les défenses immunitaires cellulaires, première ligne de défense (…)« Il faut en effet attribuer, aux seules réactions immunitaires, la destruction de la plupart des tissus qui entourent la dent, et ce, quelles que soient les bactéries en présence !  (…) Face à ces pertes d’étanchéité ( …), l’organisme aura le même type de réaction si on laisse faire le processus jusqu’au bout, il y aura élimination de la dent (…) Or les réactions immunitaires ne constituent pas une maladie, mais bel et bien une réaction de défense et de réparation… »

En quête des causes, Jean-Michel Pelé s’appuie sur une compréhension fondatrice du mécanisme de la « maladie » parodontale : la perte de la dent, prélude à une cicatrisation de la blessure, est la réaction de survie de l’organisme. Il s’agit bien d’un phénomène de défense immunitaire. Il comprend alors que le phénomène de la perte des dents n’est pas lié à une maladie mais à un  processus de cicatrisation, seule solution pour l’organisme afin de fermer une "blessure ouverte", arrêter le passage des bactéries et protéger les organes vitaux sous-jacents.

Une compréhension biologique

 

Voici l’explication donnée par le Dr Jean-Michel Pelé:« L’élimination naturelle d’une dent (ou d’un implant), fait partie des moyens de défense de l’organisme. Nos organes vitaux sont protégés par une enveloppe étanche : la peau à l’extérieur, les muqueuses à l’intérieur. Les dents font partie intégrante de cette enveloppe et doivent assurer elles-mêmes une partie de cette étanchéité. Lors de la mise en place des dents sur les arcades, elles « percent », font un « trou » dans l’enveloppe, un joint d’étanchéité sera alors mis en place autour de chacune d’entre elles. Ce joint est constitué par la « matière physique » de la muqueuse, mais aussi les premières cellules de défense, véritables soldats qui nous protègent. C’est cette première ligne de défense qui sera affectée lors d’un choc émotionnel, ou dans une longue période de stress. Toute lésion intéressant l’organe dentaire, soit sous forme de caries, de fractures , ou de lésions parodontales, entraîne une perte locale de l’étanchéité :  les micro- organismes pourront alors passer au travers de cette lésion et déclencher une réaction immunitaire, qui tendra à rétablir cette étanchéité ».
Ce processus se réalise par la perte de l’os, et plus tard la chute de la dent en même temps que la fermeture de la lésion. La perte naturelle de l’organe dentaire est  donc liée à un processus de cicatrisation, qui a pour but de fermer une lésion à la périphérie ou à l’intérieur de la dent (carie compliquée par l’infection de la pulpe dentaire).

 

Tout vient de la  malposition,

Le remplacement de la dent perdue, impose très souvent la mise en place d’un implant, qui va recréer une zone non étanche, pouvant entraîner une péri- implantite : celle-ci suivra le même processus. « Cette lésion doit être assimilée à une blessure, plutôt qu’à une maladie. Assimiler les lésions parodontales à une « maladie d’origine bactérienne », implique que la cause de la « maladie » EST la bactérie (ou amibe…) , et donc la seule voie possible pour régler le problème est l’hygiène. Or 80 % de la population serait atteinte par cette « maladie bactérienne », 80% de la population serait « attaquée » par ses propres bactéries et perdrait le combat ! Juste difficile à croire d’un point de vue biologique. Par contre il est bien plus sûr que 80% de la population ne présente pas des dents en normoposition, et connaisse ou ait connu au cours de sa vie un choc émotionnel, une période de stress longue , et soit en manque de vitamine C.
Les dents en malposition entraînent des forces anormales sur les tissus, émail et gencive, ces forces peuvent provoquer, au fil du temps, caries et problèmes parodontaux, autant de micro-fissures par lesquelles vont passer les micro-organismes et si l’immunité baisse la garde à un moment donné, nous aurons les lésions plus profondes que nous connaissons. Au travers de cette blessure vont pénétrer des micro-organismes,  ils s’organiseront en biofilm sur les différents tissus (racines, gencive, os), déclenchant une réaction immunitaire qui va détruire l’os, soutien de la dent, et sous les forces masticatoires, les dents finiront par être éliminées. La blessure se fermera dans le même temps recréant les conditions d’étanchéité nécessaires à la protection des organes vitaux.
Si J-M. Pelé identifie que les malpositions sont une cause majeure des problèmes parodontaux, Yvan Micholt  s’inscrit dans le prolongement des recherches de Weston A.Price, qui a montré que les malpositions sont elles-mêmes dues à 99% au manque de minéraux de notre alimentation.(*)

 

 REPENSER LA DENTISTERIE 

 

Certes, ce propos bouscule la compréhension habituelle de notre principe de causalité : comment accepter que la perte des dents puisse être une phase de guérison ? Sinon en dépassant notre jugement : porter un autre regard en cherchant à comprendre et relier les différents processus à l’œuvre dans la pathologie dentaire.
L’usage quotidien de la brosse à dents préconisé par les dentistes est censé détruire la mince pellicule de bactéries et la plaque dentaire.Il en est de même du détartrage « surfaçage ». Mais ni l’un ni l’autre ne suffisent à empêcher la progression des bactéries au fond des abcès jusqu’à l’os. Certes, dans ces conditions,  l’extraction des dents devient le remède absolu ! Que les bactéries destructrices sont anaérobies est un fait connu des praticiens. Pourquoi la dentisterie traditionnelle n’investigue-t-elle pas dans cette compréhension ?

«Notre vision d’une dentisterie pour la nouvelle terre devrait nous aider à sortir de la matrice de l’ancien monde contrôléet de la pensée contrôlée, vers la réalité et la sagesse qui nous attend aussitôt que nous nous libérons de cet ancien paradigme.
Oui, nous aurons encore besoin d’un fauteuil dentaire et d’équipements, mais nous devons nous libérer de l’ancien paradigme selon lequel" dentisterie" est synonyme de fraisage et plombage, et que finalement la plupart d’entre nous finiront avec des fausses dents. »  plaide Yvan Micholt  .

Tandis qu’un postulat dualiste sous-tend la vision classique, il diffère d’une approche holistique émergente. Si l’une envoie son armée de produits allopathiques , la seconde sollicite homéopathiquement les bataillons de l’immunité. Le BOST entre bien dans la seconde catégorie. Et puisque des recherches américaines prouvent qu’un parodonte sain prolongera notre vie de 10 ans, serons-nous des Don-Quichotte prenant d’assaut amibes et moulins, chargeant l’infiniment petit comme l’infiniment grand, tout armés de rationalité ?  Ne vaut-il pas  mieux Comprendre et Agir, Panser et penser – ou Repenser-nos maux dedans ?

   Matinée d’information

L’asbl Claire Audience organise le 31 janvier 2015 à Bruxelles une matinée d’information «Sauvez vos dents».  Yvan Micholt et  le Dr Pelé seront présents aux côtés des Dr  Emile Plisnier, médecin homéopathe et du Dr Eric Vanden Eynde, vétérinaire homéopathe. Infos : www.claireaudio.com .Réservation obligatoire auprès de Claire Plisnier :      +32  0496 38 09 49         e-mail : ca@claireaudio.com

 (*) L’ouvrage de Weston Price « Nutrition and Physical Degeneration », publié en 1929,  a prouvé que des populations indigènes avec une nourriture naturelle ne présentaient aucune malposition des dents.

Diplômé de l’Université de Leuven en chirurgie dentaire  en 1974, Yvan Micholt  a ouvert son propre cabinet. Dès les années septante, il se forme en parodontologie, puis en orthodontie. En 1986, il  s’engage comme membre fondateur  de l’Académie  Européenne de Dentisterie Esthétique (EAED), suite  à une  formation en Californie.
Il représente ensuite l’Organisation Internationale de Naturopathie (I.N.O) et donne des conférences en Inde, tout en soignant généreusement les problèmes dentaires des enfants. En 2004, il rencontre William Hoisington, qui le forme personnellement au protocole et à la clinique du traitement BOST. Yvan et William traiteront ensemble une centaine de cas de parodontose jusqu’au décès de ce dernier en 2010. En 2012, Yvan Micholt ouvre un nouveau cabinet multidisciplinaire, la Dental Clinic Micholt à Ninove. Conférencier international, enseignant et thérapeute en quête de santé holistique,
www.dentalclinicmicholt.be

 

Après des études de chirurgie dentaire, Jean-Michel Pelé obtient un Doctorat à l’Université de Montpellier en 1983. Il se consacre ensuite à l’exercice de sa profession. En 2002, il rencontre le Dr William Hoisington, professeur dans une université de Floride. Ce dentiste généraliste de Seattle crée et développe une technique de traitement parodontal, non chirurgicale (sans incision) appelée BOST. Celui-ci  quitte les Etats-Unis pour la France et le  Dr Pelé travaillera avec lui de 2001 à 2010 jusqu’au décès du professeur américain. Il comprend alors que le phénomène de la perte des dents n’est pas directement lié à une maladie, mais à un processus de cicatrisation. Thérapeute et clinicien, il s’attache en outre à rechercher et régler les causes  émotionnelles de cette blessure et publie régulièrement sur ce sujet sur dentoscope.fr et dento-reseau.com
Lien utile : Cabinet du Dr Jean-Michel Pelé, Une nouvelle vision des problèmes parodontaux.  http://traitement-parodontal-aerobie-bost.com.