Remarquons en préambule que ce sont les grippes aviaires et humaines qui font le plus parler d’elles. Or, parmi les animaux, l’homme et l’oiseau sont sans doute les plus doués sur le plan du langage. Il est donc d’autant plus intéressant d’interroger « la langue des oiseaux », autrement dit la polysémie phonétique des mots. Et que nous dit le mot « grippe » ? Par exemple qu’un moteur « grippe » lorsqu’il éprouve de la peine à faire bouger la voiture. Chez les animaux et les humains, l’appareil locomoteur est précisément affecté par la pathologie grippale. Au stade fonctionnel, l’acide lactique s’accumule dans les muscles et produits des crampes. Au stade lésionnel organique, il y a des micro-ulcérations des muscles qui, en phase de réparation par les virus de la grippe, provoquent les myalgies et douleurs musculaires caractéristiques de l’état grippal. Le mot « grippe » se retrouve aussi dans le verbe « agripper » , ce qui laisse entendre qu’une impuissance à « agripper » quelqu’un qu’on ne veut pas quitter, ou au contraire à fuir quelqu’un qui s’agrippe à soi, pourrait concourir à l’apparition des symptômes. Encore une fois, la biologie permet de vérifier cette intuition : ce sont les muscles qui donnent la puissance d’agripper ou de me libérer de ceux qui m’agrippent. Quand je n’y arrive pas, par manque d’oxygénation (réalisée par les poumons et le système cardiovasculaire) ou par manque de carburant musculaire (l’acide pyruvique produit par le foie), les courbatures et la faiblesse surviennent. Il faut bien comprendre que les états « supérieurs » de l’être (le verbal, et le psychique) se développent à partir des comportements moteurs (le physique) : il existe donc une étroite similitude entre le corps, l’âme et le verbe .

L’impuissance à être libre

L’impuissance – notion centrale dans la « mal-a -dit » qui nous occupe – peut donc être d’ordre physique, psychique ou verbale. Et la gravité des épidémies dépendra du type d’impuissance vécue, ainsi que de l’intensité et de la durée de ce vécu . Si un pouvoir quelconque m’immobilise de force dans un territoire restreint dans lequel je ne dispose pas de l’espace vital minimum pour respirer, bouger, penser, parler, bref pour vivre pleinement, ce pouvoir me pompe littéralement l’air . Et me prive d’aire. Que la grippe espagnole de 1918 (20 millions de morts) soit survenue après quatre ans de boucherie en tranchées, de gaz moutarde et d’exécutions sommaires pour désertion n’est évidemment pas un hasard. Que les épidémies modernes prennent naissance dans des élevages industriels concentrationnaires et/ou dans des pays vivant encore sous le joug communiste n’est pas non plus fortuit : là où le « mal » se développe, se développe aussi le virus ou le remède pour en guérir. La grippe n’est pas là pour tuer mais pour réparer les dommages que les humains font à eux-mêmes, à leurs enfants et aux autres êtres vivants. Rappelons que le seul pays d’Asie épargné par la grippe aviaire est le Laos, pays où l’élevage intensif n’est pas pratiqué et où la population, plus rurale qu’urbaine, ne manque ni d’espace ni d’air.

Respecter ses besoins vitaux

A priori, en Occident, les humains ne sont pas gravement menacés. Ce sont les animaux d’élevage, victimes de méthodes barbares violant tous leurs droits, qui sont le plus à plaindre. Néanmoins, tous les univers surpeuplés et surchauffés (crèches, écoles, hôpitaux, transports publics, casernes, usines, bureaux, homes, prisons,…) constituent des terrains prédisposant aux conflits biologiques de la grippe. Et les individus seront d’autant plus vulnérables qu’ils sont en butte à un pouvoir coercitif (parents, professeurs, officiers, patrons, gardiens…) réprimant leur liberté de mouvement, de pensée ou de parole. Dans cet ordre d’idées, il est aisé de comprendre pourquoi les firmes pharmaceutiques affectionnent financièrement les régimes dictatoriaux : ce sont des creusets de grippes « libératrices » qui affectent particulièrement la frange de la population aspirant désespérément à la liberté. Et on saisit mieux pourquoi les fabricants de vaccins tiennent tant à maintenir un maximum d’obligations vaccinales : si la liberté prévalait, la grippe serait sans doute plus rare ! Pour prévenir et soigner cette maladie, les recommandations pleines de bon sens des médecins de campagne d’autrefois sont pourtant bien plus utiles que les vaccins et les médicaments : il importe de respecter ses besoins vitaux, c’est-à-dire de bouger , s’aérer, se nourrir correctement et drainer son foie quotidiennement.

La grippe, dernier cadeau de Noël

Car cet organe peut aussi être concerné par la grippe : c’est le lieu où s’expriment préférentiellement les frustrations et les conflits de manque, consécutifs notamment à une privation de liberté. Outre les grandes sources de frustration (élevage en batterie, dictature chinoise…), il existe aussi des situations plus ponctuelles et moins dramatiques qui peuvent procurer un sentiment de manque. Les fêtes de fin d’année, par exemple. Le fait d’être coincé dans les embouteillages et les magasins bondés pour acheter les traditionnels cadeaux, ou bien le fait d’assister à des repas de famille où l’on se gave notamment de foie gras ou de saumons diabétiques car gavés eux-mêmes de farines animales, sont déjà de nature à expliquer le pic grippal habituel du mois de janvier. Mais la période de Noël est aussi celle où le manque de tendresse et de chaleur humaine est ressenti avec le plus d’acuité par ceux qui en sont frustrés . En éthologie, on sait que les oiseaux migrateurs (oies, canards) se gavent naturellement pour se faire des foies gras, accumuler de l’énergie pour leur long périple et se protéger ainsi contre le froid. La solution biologique d’encombrer le foie et de véhiculer le virus de la grippe peut donc être interprétée comme une réponse parfaite à un déficit de chaleur. Jadis, le Dr Roy avait bien perçu ce phénomène et avait mis au point un remède homéopathique contre la grippe : Oscillococcinum 200 K à partir de cœur et de foie gras de canard. Canard de Barbarie, bien entendu…

Dr Eduard van den Bogaert

Eduard Van den BogaertExerçant comme médecin de famille à Bruxelles, Eduard Van den Bogaert promeut la Nouvelle Médecine Intégrative, qui recourt notamment au décodage Biomédical et à l’Homéopathie Chamanique. Il est l’initiateur et le coordinateur de la rédaction du « Dictionnaire des codes biologiques des maladies » édité à l’intention des praticiens de santé. Il partage ses connaissances dans de nombreux pays par le biais d’ateliers de décodage biomédical des maladies ouverts aux médecins, soignants et personnes malades. Infos : www.evidences.be