Interview du Dr Claude Sabbah publiée dans le magazine BIOINFO de décembre 2003

Ses conférences attirent les foules et ses séminaires donnés sur plusieurs continents accueillent chaque année des centaines de participants. Rien qu’en Belgique, Claude Sabbah a déjà formé plus de 600 étudiants à la « Biologie totale des êtres vivants décrite sous forme d’histoires naturelles, comparant les trois règnes : végétal, animal et humain » » et à son application pratique, la « déprogrammation biologique » des maladies et leurs équivalents (malaises, mal-être…). Selon ce nouveau regard scientifique, pratiquement toutes les pathologies trouvent en effet leurs origine dans des conflits psycho-émotionnels transposés au niveau corporel. C’est la solution parfaite, sur un mode archaïque, trouvée par le cerveau pour évacuer le trop-plein de stress et favoriser ainsi notre survie ! Tout l’art du thérapeute consiste dès lors à faire surgir la cause inconsciente du « mal-a-dit », souvent liée au vécu des parents et des ancêtres. Et les résultats sont là ! Des guérisons à foison de nombreuses maladies et de cas jugés parfois incurables ! Chez certaines personnes, la Biologie Totale suscite pourtant méfiance, incompréhension et rumeurs malveillantes. Pour la première fois en Belgique, Claude Sabbah a accepté de se plier au jeu de l’interview.

Qu’est-ce que la « Biologie Totale des Etres Vivants » ?

C’est le fruit de 33 ans de recherches personnelles, d’expérience médicale, de multiples lectures et d’étude des meilleurs auteurs. Ce vaste travail d’analyse et de synthèse scientifiques a fait qu’un concept de départ est devenu un système de connaissance à part entière, qui nous donne une explication globale du fonctionnement de la vie. J’ai qualifié cette biologie de totale parce qu’elle concerne tous les êtres vivants, elle décrit les mécanismes fondamentaux qui régissent à la fois le règne végétal, animal et humain. C’est une science théorique pure dont l’application pratique, très exactement la « Déprogrammation Biologique », est en très grande partie empirique ; au moment où nous réalisons cet interview, elle est en cours d’étude, dans le but d’une éventuelle validation par les épistémologues. Cette science est basée sur des principes et des lois, des théorèmes et des invariants. Son application pratique, la « Déprogrammation Biologique », permet de gérer son capital santé et de corriger les dysfonctionnements physiques ou psychiques. Dans la réalité biologique, la vie est une succession d’instants de survie réussis, grâce au travail phénoménal du cerveau. Ce « plus que super-ordinateur » qu’est le cerveau, est capable de déclencher un programme de maladie à tout moment, en particulier chaque fois que la pensée n’est plus à même de gérer un stress intense et permanent. Le conflit psychique s’inscrit alors dans la biologie car il renvoie à des mécanismes naturels archaïques façonnés au cours de l’évolution, que la Biologie Totale appelle le code biologique archaïque de comportement de survie.

Quel est le dégré de filiation entre la Biologie Totale et la Médecine Nouvelle du Dr Hamer, ce médecin allemand controversé qui situe également l’origine des maladies dans le cerveau ?

Comme énormément de personnes, je dois beaucoup au Dr Ryke Geerd Hamer. Nous sommes très nombreux à penser qu’il est digne de recevoir plusieurs fois le prix Nobel pour ses découvertes sur les conflits biologiques, les systèmes ontogénétiques des tumeurs et des microbes, les deux phases de toute maladie, les correspondances entre divers organes et différentes zones du cerveau, certains blocages du cerveau appelés constellations schizophréniques… La Biologie Totale s’appuie sur les travaux scientifiques du Dr Hamer et de plus, différence fondamentale d’un point de vue conceptuel avec sa Médecine Nouvelle, elle s’appuie aussi sur les travaux de beaucoup d’autres chercheurs : les médecins de l’antiquité, du moyen âge, des temps modernes, les grands psychiatres et psychanalystes, les grands médecins spécialistes contemporains (neurologues, cancérologues, gastro-entérologues, pneumologues, neuro-psychiatres…), d’éminents chercheurs en mathématiques, physique, chimie, neuro-biologie, neuro-sciences, recherche pure, comme par exemple Antonio Damasio, Gérard Edelman, Alain Berthoz, Jean Claude Ameisen… J’y ai également intégré les exceptionnels travaux d’Anne-Ancelin Shchützenberger sur les liens trangénérationnels et de Marc Fréchet sur les cycles biologiques cellulaires mémorisés et le projet-sens, de la PNL, de beaucoup d’autres sciences. Bien entendu, la Biologie Totale est aussi le résultat de mes propres travaux et découvertes de ces 33 dernières années, ainsi que de plusieurs de mes meilleurs élèves qui enrichissent, en la complétant, la Biologie Totale, qui reste ouverte et modifiable comme toute science vivante… Dans cette vaste synthèse, les travaux du Dr Hamer représentent aux alentours de 15% à 20% de la connaissance de la Biologie Totale, et bien sûr cette partie est incontournable et représente le point de départ des réflexions pour approfondir la connaissance exacte des états de santé et de maladie. Il existe de plus une deuxième différence fondamentale incontournable dans mes enseignements de la Biologie Totale par rapport à ceux de la Médecine Nouvelle. Cette différence se situe au niveau de la mise en application des nouvelles connaissances, pour soigner des malades. Le Dr Hamer ainsi que certains de ses collaborateurs opposent la « Médecine Nouvelle » à la médecine classique. Nous sommes nombreux à avoir entendu plusieurs fois ce discours dans les locaux de l’Asac, à Chambéry (France), endroit où il donnait ses cours. Sur ce point capital, je me démarque complètement de lui, et ce depuis toujours. En effet, j’estime que d’un point de vue moral, éthique et déontologique, il convient en première priorité de ne pas nuire, et en deuxième priorité d’assurer la sécurité médicale de tout malade. Cela se fait en respectant la Médecine tout en pratiquant concomitamment, de manière parfaitement complémentaire, des séances apparentées aux consultations de psychothérapie, dont le but ici est spécifiquement d’obtenir la déprogrammation biologique de la maladie chez le patient, déprogrammation biologique sur le support d’une Biologie Totale bien comprise et bien intégrée, bien sûr. D’ailleurs, depuis que je pratique la Déprogrammation Biologique (1985-1986), et que j’enseigne la Biologie Totale (1995), c’est ce que je répète inlassablement aux malades, à leurs familles ,ainsi qu’au public dans mes consultations, mes conférences, mes différents séminaires et ateliers, dans la droite continuation de mon attitude professionnelle depuis que j’ai commencé à pratiquer la médecine, en décembre 1978 : « Il est très important pour vous, tant que vous êtes malade, de continuer à vous faire soigner par les traitements rigoureusement mis au point par la médecine moderne, dont l’efficacité à juguler les maladies ne peut sérieusement être contestée, tout en prenant, si vous le désirez, des séances de Déprogrammation Biologique en Biologie Totale ».

Mais pour vous, ces maladies ont un sens. Comment pouvez vous prétendre qu’elles favorisent la survie de ceux qui en souffrent ?

Lorsqu’une personne n’est pas familiarisée avec tout cela, c’est vrai que cela peut paraître enthousiasmant d’emblée, ou parfois curieux voire même choquant de prime abord. Mais en définitive, lorsque c’est expliqué à fond, cela devient une évidence très difficilement contournable et contestable. L’être vivant fonctionne un peu comme un moteur. En situation de sur régime, le moteur épuise rapidement son carburant et finit par s’éteindre. Chez l’Homme, le conflit psychologique aigu occasionne un surstress qui serait mortel à brève échéance. La maladie arrive à point nommé pour le faire tourner à moindre régime tout en offrant une solution personnalisée à son problème. C’est véritablement un phénomène de survie.

Un exemple valant mieux qu’un long discours, racontez-nous une des « histoires naturelles » qui composent l’essentiel de votre enseignement…

Un chien a attrapé un lièvre. Il a une énorme patte dans la gueule. Il essaie de l’avaler goulûment car d’autres chiens vont essayer de la lui prendre. Du coup, il se retrouve avec une énorme boule de chair, de poils, de griffes et d’os dans l’estomac. C’est un morceau très difficile à digérer, qu’il ne peut plus vomir ni faire passer tel quel dans l’intestin. Il se retrouve en situation aiguë de survie urgente. La solution à ce conflit biologique ? Le cancer de la muqueuse digestive de l’estomac. C’est en effet ce cancer de la muqueuse digestive de l’estomac qui va donner une réelle chance au chien de s’en sortir, et cela par la puissance de ses enzymes digestifs. C’est facile à démontrer en jetant une boulette de viande dans une éprouvette remplie de suc gastrique « normal » et une autre identique dans une éprouvette contenant des cellules cancéreuses : dans la deuxième, la boulette de viande sera digérée bien plus rapidement que dans la première ! Après la solution pratique de son conflit par cette surdigestion produite par les sécrétions des cellules modifiées de la tumeur cancéreuse, le chien éliminera naturellement ce cancer dont il n’a plus besoin et reprendra une vie tout à fait normale. C’est cela que le Dr Hamer nous a prouvé en nous expliquant l’expérience ci-dessus, il y a déjà une vingtaine d’années. Un autre exemple ?

Volontiers, c’est passionnant…

Prenez n’importe quel mammifère, par exemple un chien ou un chat, qui marque son territoire en urinant. S’il n’y arrive pas, si les autres chiens ou chats pénètrent chez lui sans arrêt, il va faire un conflit psychologique qui l’épuiserait rapidement. Il mourrait en quelques jours ou quelques semaines. Seule porte de sortie, la « descente » du conflit dans une partie précise du corps, en l’occurrence la vessie. Elle va s’ulcérer par l’intérieur, c’est-à-dire se creuser. La paroi devenant plus mince, son contenu augmente. L’animal va pouvoir déverser davantage d’urine et réussir ainsi le marquage de son territoire. Si c’est le cas, le cerveau débranche alors le programme inhabituel (pathologique) et lance la phase de réparation. Cette étape s’accompagne de douleurs et de phénomènes inflammatoires – la cystite –, laquelle sera alors considérée comme une maladie autonome, alors qu’il s’agit d’un retour accéléré à la santé suite à un conflit de marquage de territoire, toute maladie, vous venez de le comprendre, ayant deux phases, comme l’a découvert et expliqué scientifiquement le Dr Hamer dans sa deuxième loi, la loi des deux phases de la maladie, avec une phase active de conflit, et une phase de guérison.

Et chez un être humain, le processus est-il le même ?

Bien sûr, la maladie est aussi une solution archaïque de survie. La maladie est l’expression matérialisée du représenté psychique « conflictuel » de la situation. En définitive, maladie et ressenti associé sont les expressions du représenté conflictuel et de son stress d’accompagnement. Le morceau que quelqu’un ne peut pas digérer est par exemple un sale tour joué par un ami et qui lui pèse sur l’estomac. Le conflit de territoire, ça peut être un litige de voisinage pour une question de clôture entre deux jardins. Les cancers du sein, chez la femme, sont toujours corrélés à des « conflits de nid » en rapport avec les siens, conjoints ou enfants le plus souvent. Il a d’ailleurs été constaté que certaines formes de tumeurs mammaires augmentent la capacité de lactation : le pouvoir nutritif du liquide produit par les cellules cancéreuses est supérieur au pouvoir du lait maternel ! C’est encore le Dr Hamer qui, scientifiquement, il y a là aussi vingt ans déjà, nous l’a enseigné après la pratique de ponctions de certaines tumeurs mammaires très précises et l’analyse du liquide retiré…

Vous dites que « la maladie est la solution parfaite choisie par le cerveau ». Mais où est la perfection là-dedans ?

La solution est parfaite sur le plan biologique, dans le sens où il n’y en a pas d’autre possible. Le chien qui fait un fort conflit car il n’arrive pas à marquer son territoire ne fait pas un cancer des os, ou une polyarthrite, ou une maladie de Carré. Il fait la seule maladie qui apporte la solution à son conflit : l’ulcère de la vessie en phase active de conflit suivi d’une cystite, une fois son conflit résolu. La chatte qui perd ses chatons fera un cancer de la mamelle, la seule manière de continuer à produire du lait pour le jour où elle les retrouvera et/ou pour le jour où elle aura sa portée suivante, seule manière de continuer à assurer la survie de son espèce. Faire une autre maladie à propos de ce conflit là ne présente aucun intérêt en termes d’optimalisation de la survie. C’est bien en cela que la maladie qui se déclenche, est celle dont on a très précisément besoin à ce moment précis, elle est bien la solution parfaite du cerveau au niveau biologique. Ce programme de survie n’a donc absolument rien d’aléatoire.

Vous précisez dans vos séminaires que la maladie est néanmoins un pis-aller…

Bien sûr. Entre deux maux, le cerveau « choisit » le moindre. Plutôt que de mourir très vite par épuisement dû à l’excès de stress, l’individu obtient la maladie qui lui offre un sursis et qui lui donne une solution intéressante sur un plan biologique par un mode archaïque. L’idéal, c’est bien entendu la santé parfaite qui permet de fonctionner très longtemps en basse tension. Mais puisque la surtension mène rapidement à une mort certaine, la nature a inventé le niveau intermédiaire, celui de la maladie : en effet, grâce à la maladie, on peut dire que l’organisme fonctionne à « moyenne tension », pendant un certain temps, et parfois même pendant très longtemps (exemple des maladies chroniques…).

Vous dites aussi que la maladie n’est pas non plus l’anarchie…

Qui peut encore croire cette ancienne hypothèse ? Elle ne tient pas lorsque, comme c’est la règle en Biologie Totale, on pousse l’observation jusque dans ses moindres détails pour dégager le sens exact et réel que représente chacun de ces détails. Savez-vous par exemple qu’une tumeur évolue jusqu’à devenir un organe parfaitement vascularisé, avec ses artères et ses veines (les vaisseaux afférents et efférents de la tumeurs) totalement opérationnelles, vaisseaux qui ne peuvent absolument pas donc être anarchiques, car parfaitement stucturo-fonctionnels. C’est un travail cellulaire gigantesque, remarquablement coordonné, justement sans anarchie aucune, qui met en œuvre des milliers de gènes et d’enzymes. La Biologie Totale contredit donc le dogme faux selon lequel un cancer se développe anarchiquement. D’ailleurs, la cancérologie de pointe utilise aujourd’hui ces vaisseaux en y injectant de minuscules billes de plastique, l’objectif étant de faire mourir la tumeur par cet intermédiaire, en lui coupant les vivres.

Autre chose : à vos séminaires, on peut par exemple entendre que « les allergies n’ont rien à voir avec les allergènes », ou bien que « le tabac n’est pas cancérigène ». Selon vous, l’hygiène de vie d’une personne ou d’une population serait sans rapport avec son état de santé ?

Que la manière de vivre influence la qualité de vie, c’est certain. Et si on a un mode de vie qui nous satisfait, on fait moins de conflits, et donc moins de maladies. Les Crétois ou les Indiens Hunzas, qui font peu de cancers, ont un système de fonctionnement social qui leur procure une certaine quiétude conflictuelle. Ce que nous affirmons, c’est qu’un conflit ingérable est un conflit ingérable quelles que soient les circonstances. Si vous mangez équilibré, avec plein de légumes et de fruits cultivés de manière biologique, c’est très bien, mais si votre pensée est incapable de surmonter un stress violent, vous allez déclencher, pour un conflit de même tonalité, la même maladie, que celui qui vit et se nourrit n’importe comment et qui fait exactement dans son histoire à lui, le même conflit que vous. Pour ce qui est de l’allergène, pour reprendre votre question, il est sûr qu’il déclenche les réactions en chaîne allergiques mais il est sûr aussi, et cela a été démontré de manière incontournable en Biologie Totale, que cet allergène est inclus dans un conflit biologique d’une part, et que d’autre part la réaction parfaite allergique peut être obtenue avec un pseudo allergène, comme démontré également dans de très sérieuses études sur l’effet placebo ainsi que dans d’autres travaux. Quant au tabac, il y a beaucoup d’expériences comparatives entre animaux, notamment souris domestiques versus certaines sortes de hamsters, qui prouvent que la dimension conflictuelle est absolument nécessaire pour déclencher, en présence du tabac, un cancer du poumon. Pour être un peu plus complet dans ce court interview, il est par contre clair qu’à de hautes doses, le tabac peut être à l’origine des pathologies qui lui sont reprochées, mais à ce moment là donc par effet dose ; cela mériterait bien sûr un grand développement que l’on ne peut faire ici. Je conçois bien que de tels propos génèrent encore beaucoup d’incompréhension et de scepticisme : la Biologie Totale ne peut convaincre que ceux qui, ouverts, et/ou honnêtes intellectuellement, et/ou rigoureusement scientifiques, l’étudient en profondeur…

Pour vous, la médecine classique a fait fausse route ?

Je ne dirais pas ça. Comme le dit l’un de mes amis belges, neuro-psychiatre, Jean Lerminiaux , il est logique que la médecine se soit attaquée aux symptômes, aux signes visibles de la maladie, puisqu’elle en ignorait le point de départ dans le cerveau. Ce qui serait stupide, c’est de continuer à ignorer les découvertes récentes, publiées dans les plus grandes revues scientifiques, et qui démontrent l’inséparabilité du corps et de l’esprit. Je pense par exemple à un article expliquant que les phénomènes cardiaques dépendent dans certains domaines de la neurologie et de la psychologie. C’est une révolution pour la cardiologie ! La médecine classique, je lui reconnais beaucoup de valeur. Mais quand la maladie est chronique, si on arrête les traitements, elle réapparaît invariablement. La guérison, c’est autre chose. Elle se produit toujours au niveau de la cause – la solution du conflit – et pas au niveau manifesté. Si vous avez une fuite dans votre toiture, vous pouvez vous contenter d’essuyer la flaque d’eau par terre tous les matins. Moi, je propose plutôt d’aller sur le toit, de trouver la tuile (ou les tuiles) qui pose(nt) problème et de colmater la (les) brèche(s).

Identifier un conflit, ce n’est pas le résoudre. Qu’apporte la Biologie Totale sur le plan thérapeutique ?

Ce n’est pas le thérapeute qui guérit. Il donne des clés mais c’est seulement le patient qui peut en faire usage pour se guérir en déprogrammant biologiquement sa maladie. La Biologie Totale permet de donner des informations très précises, de mener des recherches très ciblées sur des événements marquants. Car les maladies sont les expressions manifestées de chacun de leurs invariants biologiques. Par exemple tous les eczémas répondent à des conflits de séparation, tous les ulcères de la vessie, eux, à un conflit de territoire. La prise de conscience est parfois suffisante pour déclencher un processus de guérison, laquelle peut même être foudroyante et instantanée. Mais souvent ce n’est pas suffisant, il faut alors continuer à chercher, explorer d’autres niveaux de la Biologie Totale. Il faut que le malade ait la certitude absolue que c’était bien ce conflit-là qui lui empoisonnait l’existence, et que le conflit soit résolu à 100%. Ces conditions réalisées, l’individu guérit, nous l’avons vu de très nombreuses fois, on peut même aller jusqu’à dire qu’alors, il ne peut plus échapper à sa guérison.

Vous ne vous attribuez pas la paternité d’une guérison, mais vous faites état dans vos conférences et séminaires de très nombreuses réussites : vous pouvez prouver ce que vous avancez ?

Bien que titulaire du Doctorat en Médecine, je n’exerce plus l’activité de médecin de par ma propre volonté depuis 1998, puisque je me suis omis temporairement du tableau de mon conseil de l’ordre des médecins, afin de me consacrer à l’enseignement. Depuis cette date, les personnes qui me rapportent leur guérison sont désormais des élèves ou des anciens élèves qui reviennent témoigner. Si je totalise ces témoignages, ceux de ma propre patientèle, ceux de mes meilleurs élèves, cela fait plusieurs centaines de cas de guérison avec pour certains un recul intéressant de 5, voire 10, et même 12 ans. J’ai des cartons pleins de dossiers, des heures d’enregistrements vidéo, dont certains cas désespérés auxquels la médecine officielle n’accordait plus aucune chance et qui à l’heure d’aujourd’hui sont bien vivants. Parfois, si je n’avais pas moi-même les preuves en mains, je croirais à des erreurs de diagnostic au départ !

Il n’y a pas de maladie incurable ?

Sur plus de 1500 patients, je n’en ai connu que trois qui avaient franchi un point de non-retour. En règle générale, sauf dans des cas très particuliers, plus on est resté dans la phase de conflit actif, plus la phase de réparation va être longue. Et celle-ci peut s’accompagner de vives douleurs, d’œdèmes, d’inflammation, bref d’un maximum d’inconfort. Mais la plupart du temps, les choses peuvent s’arranger, et ce de différentes manières, avec l’aide de la médecine classique, en particulier allopathique, cela bien sûr tant que le cerveau est opérationnel. Si le cerveau est lésé, tout ce que je vous dis là est au moins en partie faux, le cerveau utilise alors des mécanismes compensatoires, cela est très technique et déborde largement le cadre de cet interview, et ne sera donc pas abordé ici. Il est très rare que le cerveau aboutisse à la conclusion que le travail de réparation est inutile et qu’il envoie un programme de mort. Le programme de maladie est un programme de survie…

Comment expliquer alors les échecs de la Médecine nouvelle ou de la biologie totale ?

Je refuse une fois pour toutes l’amalgame ,sur le plan de la conduite à tenir dans l’acte thérapeutique, avec le Dr Hamer, lequel rejette totalement l’allopathie et prive ainsi ses patients de médicaments et de traitements qui peuvent freiner l’évolution naturelle péjorative de la maladie. L’échec de la Déprogrammation Biologique peut être celui du thérapeute qui n’a pas trouvé l’origine du conflit. Il peut être aussi celui du patient qui n’arrive pas à lâcher son conflit. Heureusement il existe de nombreuses techniques dans l’art thérapeutique pour aider les patients à lâcher leurs conflits et à dissoudre leurs doutes pour se forger de magnifiques « certitudes absolues » de guérison. C’est chez les enfants que la Déprogrammation Biologique donne les meilleurs résultats : eux ne doutent jamais, ils n’érigent pas de barrages intellectuels, ils basculent facilement dans la guérison sans se poser de questions…

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de culpabiliser les malades en les rendant responsables de ce qui leur arrive ?

Que ce sont des rumeurs répandues par des gens qui ne m’ont jamais vu travailler. La pierre angulaire de mon système de connaissance est au contraire qu’il n’y a ni victime ni coupable. Il n’y a que les lois de la biologie. Je n’ai jamais culpabilisé un patient mais j’explique parfois aux thérapeutes qui suivent mes formations qu’il faut stimuler (au sens littéral de les « réveiller ») certains patients qui sont englués dans le marasme profond de leur maladie, pour qu’ils entrent et agissent dans cette solution de conflit, parce que la solution du conflit biologique, dans la grande majorité des cas, est ce qui amène la guérison. Et ça, personne ne peut le faire à la place du patient. Le « basculage » est exclusivement de son ressort.

Le basculage ?

C’est un néologisme que je préfère au mot basculement. Parce que j’espère que l’âge est arrivé pour toute l’humanité de basculer vers une meilleure compréhension de la biologie, vers une perception nouvelle de la merveilleuse logique du Vivant.

Propos recueillis par Yves RASIR