Je ne sais pas si mon témoignage vous intéressera, mais je ne résiste pas à l’envie de vous le confier tout de même. Voici ce qui m’est arrivé. En 1999, lors de ma consultation annuelle, ma gynécologue pose le diagnostic d’un fibrome utérin. Il est énorme, de la taille de la « tête d’un bébé », me dit -elle. Elle parle de l’enlever , donc de procéder à une hystérectomie totale puisque le fibrome est bien accroché à la paroi utérine. Dans le même temps, après huit ans de vie commune, ma compagne et moi ressentons l’envie d’avoir un enfant. Nous nous lançons donc avec ferveur dans ce beau projet : autorisation d’un comité d ‘éthique ausssitôt acceptée, insiminations avec donneur anonyme dans un grand centre hospitalier liégeois. C’est ma compagne qui portera l’enfant car, pour moi, il est un peu tard, j’ai déjà passé la quarantaine. Pendant cette période je mets évidemment mon fibrome en suspens. Notre projet aboutit : notre petite Marion arrive en mars 2000, un vrai bonheur ! Après cet heureux événement, je consulte à nouveau ma gynéco afin de faire le point sur mon fibrome et décider d’une date d’intervention éventuelle. Elle m’ausculte , il n ‘y a plus de fibrome, il a disparu ! Ma gynéco est stupéfaite , mais elle me dit aussi que dans sa longue carrière, je suis son deuxième cas semblable, c’ est-à-dire le cas d’une femme homosexuelle atteinte d’un fibrome utérin et qui le perd à la suite d’une naissance. Pour moi, il n’ y a pas de doute (et le décodage du fibrome utérin dans le Neosanté n°8 le corrobore), « j’ai accouché » de mon fibrome à la naissance de ma fille. Mon désir d’enfant était assouvi. Depuis lors, je suis ménopausée, j’ai 56 ans. Une deuxième petite fille, une petite Coline, est née en 2003 par le même processus. J’ai toujours mon utérus et mon fibrome n’est jamais réapparu, sans traitement. Et je suis une maman comblée !

Jacqueline M. (Belgique)