Tous les chemins mènent à Rome

Vous connaissez les deux axes majeurs de notre politique éditoriale : divulguer, d’une part, les découvertes avant-gardistes sur l’origine très majoritairement psycho-émotionnelle des maladies, ainsi que sur leur sens biologique, et dénoncer, d’autre part, les failles et les fictions du modèle médical conventionnel. En matière de décodage, nous essayons de répondre à la demande des lecteurs qui nous sollicitent pour aborder telle ou telle pathologie, par exemple l’hypertension artérielle dans ce numéro de mars. Et en matière de mises en garde contre le système, l’actualité ne nous laisse aucun répit puisque les révélations se succèdent à un rythme effréné. Comme vous le lirez en pages « Santéchos », une étude scientifique vient de montrer que la multiplication des dépistages en tout genre n’avait pas d’incidence positive sur la mortalité globale, une autre que la chimiothérapie du cancer n’apportait qu’un gain d’espérance de vie dérisoire à un prix exorbitant, et une troisième que de nombreux médicaments courants pouvaient augmenter de 50 % le risque de développer la maladie d’Alzheimer ! Quant aux vaccins, on leur a gardé une petite place dans la vitrine à scandales avec cette info dévoilée par Médecins Sans Frontières : en 13 ans, les campagnes vaccinales dans le tiers-monde sont devenues 68 fois plus chères ! Tous les gouvernements cherchent de l’argent alors qu’il en pleut à flots dans les labos pharmaceutiques…

Avec ces deux fers au feu – mettre en valeur la médecine du sens qui émerge aujourd’hui, et faire apparaître les défauts rédhibitoires de celle qui domine encore – nous risquions cependant de forger une vision manichéenne de la situation, avec d’un côté les « bons » pionniers de la psychosomatique holistique, et de l’autre les « méchants » collabos de la dictature allopathique.
Or cette présentation dichotomique est fallacieuse : dans le « camp » classique, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour souligner les incohérences de la théorie orthodoxe et les échecs de sa pratique. Il y a de plus en plus de praticiens de santé qui entrent en dissidence et qui remettent en cause la conception matérialiste et pasteurienne de la maladie. Le chirurgien-dentiste Jean-Michel Pelé est de ceux-là. En janvier, nous vous avons déjà parlé de ce trublion de l’art dentaire qui est parti d’un très simple constat – les troubles paradontaux sont un fléau alors que l’hygiène buccale n’a jamais été aussi répandue – pour aboutir à la conclusion que l’explication purement bactérienne ne tenait pas debout. Il rejoint l’équipe des collaborateurs de Néosanté et il propose dans cette édition (lire pages 42 à 45) une réflexion relative à l’impact des émotions sur la dentition. Dans un prochain numéro, il présentera plus en détails la méthode de soins qu’il préconise pour éviter naturellement le déchaussement et la perte des dents, et dont il est un des deux seuls praticiens européens ! Le Dr Jean-Michel Crabbé fait également partie de ces médecins qui ont courageusement osé se remettre en question et se mettre en quête de réponses nouvelles. Lui aussi est parti d’une évidence – les dérives diététiques ne suffisent pas à expliquer l’épidémie planétaire de diabète – pour concevoir une tout autre compréhension de cette maladie, en incluant l’influence du stress moderne et les injures infligées aux besoins vitaux de l’être humain. Son livre « Tempête sur le diabète » va-t-il faire souffler un vent nouveau dans le landerneau médical ? En attendant ce souhaitable tohu-bohu, le Dr Crabbé nous fait le cadeau de résumer ses idées novatrices dans un dossier expressément rédigé pour Néosanté (lire page 6 et suivantes). Ce regard alternatif sur le diabète ne colle pas complètement avec celui de la médecine nouvelle et de la biologie totale, mais il a le grand mérite, lui-aussi, d’embrasser la santé dans sa globalité et de souligner le rôle central du psychisme. À travers la rubrique « Santéchos », nous avons par ailleurs pris l’habitude d’évoquer diverses recherches montrant à quel point le corps humain obéit aux messages provenant de ses deux cerveaux, le cérébral et l’intestinal. C’est encore le cas ce mois-ci, avec une étude avérant les liens entre la dépression et le microbiote, une autre indiquant les vertus cardioprotectrices de l’optimisme, et une autre encore montrant que les femmes heureuses ont les os moins poreux.

Il n’y a donc pas de frontière fermée séparant la science institutionnelle de l’audacieuse avant-garde biologique. Le printemps psychosomatique est annoncé par ces dizaines d’hirondelles désertant les terres officielles pour se rapprocher des latitudes non conformistes. Tout le monde y viendra, c’est juste une question de temps et de tempo. De même que tous les chemins mènent à Rome, il est certain que tous les honnêtes chercheurs de vérité finiront par converger et admettre unanimement la causalité émotionnelle des maladies. Mais encore faut-il entrer dans Rome et vouloir en devenir citoyen. Selon moi, les fabuleuses découvertes du Dr Hamer chamboulent les connaissances et imposent un changement de paradigme. On quitte quelque chose pour passer à autre chose. C’est pourquoi je me méfie assez bien de la trop belle « médecine intégrative » et de ses trompeuses promesses d’ouverture. Je m’en expliquerai une prochaine fois.

Yves RASIR