La quatrième voie

Comme l’a relevé l’hebomadaire Le Point, la prestigieuse revue scientifique Nature a récemment raconté une histoire extraordinaire qui prête à réfléchir. Cette histoire, c’est celle de William Coley, chirurgien des os et cancérologue, qui, en 1924, observe le cas d’un patient souffrant à la fois d’un cancer gravissime, le sarcome, et d’une infection cutanée, la scarlatine. Mais à l’issue de son épisode de scarlatine, le malade guérit spontanément de son sarcome, sans traitement spécifique, et il ne rechute plus jamais. Le Dr Coley en déduit logiquement que l’infection par le streptocoque, la bactérie de la scarlatine, a déclenché quelque chose qui a permis de détruire les cellules cancéreuses, soit directement, soit par une stimulation de son immunité. A partir de là, le cancérologue américain s’est mis à « vacciner » des patients atteints d’un sarcome avec des streptocoques vivants, puis avec des streptocoques morts. Une analyse de ce travail, faite dernièrement, montre que ses résultats dans le traitement des sarcomes – une survie sans récidive de 50 % à 10 ans – étaient bien supérieurs aux performances obtenues actuellement par la médecine.

Cette stratégie originale, qui a fait l’objet d’une publication à l’époque, a pourtant été oubliée par la science oncologique. En lieu et place, la médecine s’est tournée vers les protocoles agressifs qui associent la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie lourde. Les travaux de Coley ont été redécouverts en 2005 et on a parlé un moment de relancer la production de son vaccin antisarcome. Le projet est cependant resté en rade parce que l’industrie pharmaceutique suit à présent une toute autre direction, celle qui consiste à lutter contre les « virus du cancer ». Depuis une bonne décennie, deux conceptions de l’immunothérapie sont en effet en concurrence. La première, fidèle à Coley, consiste à faire appel aux bactéries et aux virus dont l’action est manifestement positive. C’est, par exemple, le cas des phages, des virus « antibiotiques » qui parviennent à juguler des infections résistantes à tous les traitements chimiques. Venue de Georgie, la phagothérapie est actuellement en phase d’essais cliniques dans plusieurs hôpitaux de France, de Suisse et de Belgique. La deuxième conception de l’immunothérapie, c’est celle de la médecine pasteurienne classique qui attribue aux germes un rôle invariablement nuisible. Celle-ci est malheureusement en train de gagner la partie : il ne se passe pas un mois sans que les médias n’annoncent triomphalement qu’on a identifié le virus responsable de telle ou telle maladie. La théorie virale s‘est emparée du cancer, mais aussi de pathologies en apparence aussi peu infectieuses que l’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la dépression ou l’autisme. La perspective est alléchante pour Big Pharma qui planche sur des dizaines de nouveaux vaccins censés nous prémunir contre les assaillants microscopiques. Alors qu’elle pouvait changer la donne, la science de l‘immunité ébauchée par Coley est donc en train de se fourvoyer dans une nouvelle course aux armements pour mener la guerre aux microbes accusés de tous les maux !

Ce qui est assez énervant, c’est que cette même science est frappée de cécité devant ses propres découvertes. A l’hôpital des enfants de Cincinnati, par exemple, des chercheurs ont découvert qu’un type particulier de globules rouges avait pour fonction de mettre en sourdine l’immunité des bébés, le temps que s’installent les bactéries de la flore intestinale (*). Déjà, ils imaginent intervenir pour suspendre ce mécanisme et rendre ainsi possible la vaccination des nouveau-nés dès leurs premières minutes de vie ! Il y a pourtant moyen de voir les choses autrement. A l’université de Californie, des microbiologistes viennent de trouver un moyen de rendre des souris peu sujettes à l’asthme et aux allergies. Comment ? En leur faisant manger des poussières provenant de maisons abritant des animaux domestiques. Cette étude s’ajoute à des dizaines d’autres, montrant que la présence d’un animal de compagnie est un bienfait pour la santé des habitants qui le côtoient. Au lieu d’adhérer à la phobie antibactérienne, les chercheurs californiens envisagent que l’administration de probiotiques soit la meilleure façon de soigner les troubles immunitaires. En dehors de la fuite en avant vaccinaliste et de l’escalade biocidaire, il est réjouissant que l’immunothérapie moderne fasse également mine d’emprunter cette troisième voie axée sur l’équilibre du microbiote intestinal.

Mais il en existe une quatrième, révolutionnaire, que le Dr Ryke Geerd Hamer a précisément défrichée à travers sa « quatrième loi biologique de la nature ». Pour rappel, celle-ci démontre que les agents infectieux ne sont pas des ennemis extérieurs mais des auxiliaires qui interviennent à bon escient, sous la supervision du cerveau. Selon la métaphore qu’il a lui-même initiée, les microbes ne sont pas les pyromanes qu’on croit, ce sont en réalité des pompiers ! Poussant plus avant la géniale trouvaille hamérienne, le Dr Olivier Soulier a élaboré une « théorie des microbes » qui s’inscrit dans une optique psychosomatique mais qui intègre aussi les découvertes médicales « officielles », comme celle de Coley. Il faudra absolument que je vous en reparle.

Yves RASIR

(*) La découverte a été faite sur des souris, mais des globules rouges identiques ont été retrouvés dans du sang de cordon ombilical humain.