LA MÉDECINE ? QUELLE MÉDECINE ?

Il est né et c’est un beau gros bébé ! les Editions Néosanté sont heureuses de vous annoncer la sortie très attendue du livre LE SENS DES MAUX n° 3, d’ores et déjà disponible dans les bonnes librairies, sur notre site et via notre médiathèque (page 31 à 35). Ainsi s’achève une trilogie riche à présent de 240 articles explorant le sens d’environ 300 maladies, états de mal-être et dysfonctionnements. Les trois tomes de cette œuvre forment un équivalent d’encyclopédie dont on peut donc désormais apprécier l’entière valeur ajoutée, tant sur le fond que dans la forme. Quitte à verser dans l’autopublicité, nous saluons cet événement en interviewant son auteur, Bernard Tihon, par ailleurs collaborateur régulier de la revue (lire page 10 à 13). Dans cet entretien, l’écrivain belge a des mots très durs pour le milieu du décodage biologique, coupable à ses yeux d’avoir, dans le sillage du Dr Hamer, détourné des patients des traitements conventionnels. Pour notre ami Bernard, il faudrait arrêter de critiquer la médecine classique et lui reconnaître une absolue primauté. Au risque de me fâcher avec lui, je ne suis pas d’accord.

Car de quelle médecine parle-t-on ? Celle de Pasteur ou celle de Bernard ? Celle qui fait la guerre aux symptômes et aux microbes ou celle qui cherche plus loin en soignant le terrain ? Celle d’Hippocrate enjoignant de ne pas nuire ou celle de ses disciples bafouant allègrement le serment ? Celle de l’OMS et des grands labos ou celle des Médecins aux Pieds Nus ? Celle du virologue Gallo ou celle du rétrovirologue Duesberg en total désaccord sur les causes du sida ? Celle des vaccinateurs fous ou celle des pédiatres suisses clamant « Qui aime bien, vaccine peu » ? Celle qui persévère à prescrire des statines ou celle du cardiologue Michel de Lorgeril (Lire Néosanté N° 15) qui déclare le cholestérol innocent et qui a été rejoint dernièrement par le Pr Philippe Even , ancien doyen de la faculté de médecine Necker. Celle du même Even, co-auteur du livre affirmant que la moitié des médicaments actuellement sur le marché sont inutiles ou dangereux, ou celle des « experts » qui volent au secours de l’industrie pharmaceutique dont ils sont les consultants stipendiés ? Celle du dépistage à tout crin ou celle des courageux chercheurs démontrant, par exemple, que la mammographie accroît l’incidence du cancer du sein au lieu de la réduire (lire page 39) ? Celle des toubibs belges et français qui ignorent tout de la puissance thérapeutique du jeûne ou celle de leurs confrères russes et allemands qui y recourent dans des cliniques conçues pour ça ? Celle d’un allopathe fermé à toute approche différente ou celle d’un homéopathe ouvert à tous les possibles ? Je pourrais continuer longtemps comme ça. Mais ces quelques exemples montrent à suffisance qu’il n’est guère pertinent de parler de LA médecine. Dans la pratique, il y a autant de médecines que de médecins. Et sur le plan de la théorie, la zizanie a toujours fait rage. Signe qu’elle règne de plus belle, la citadelle académique est aujourd’hui attaquée par ses anciens locataires ! En avertissement des livres de Bernard Tihon et en introduction du Cahier Décodages (page 21), nous conseillons aux lecteurs de « se soigner en accord avec leur médecin ». Mais ce n’est pas demain la veille que nous écrirons « en accord avec la médecine ». Avec la constante collaboration des pouvoirs publics, la toute puissante allopathie impose toujours son approche pasteurienne de la vie, son approche dualiste de l’être humain et sa conception matérialiste de la maladie. Hors de question pour nous de lui faire allégeance et de ne pas contribuer à sa souhaitable déliquescence, même si on pourrait se contenter d’y assister, tant les signes de rébellion interne se multiplient.

Confondant médecine et médecines, Bernard Tihon commet une autre généralisation injuste en mettant dans le même sac tous les praticiens en décodage biologique des maladies. D’abord, un certain nombre d’entre eux sont docteurs en médecine. A part le Dr Hamer, je ne connais pas de cas de médecins « décodeurs » punis pour avoir incité des patients à suivre la seule voie psychosomatique. Ensuite, je ne sache pas non plus que la corporation des thérapeutes soit un troupeau de brebis galeuses : dans toute l’Europe, on peut compter sur les doigts d’une main les affaires judiciaires où un non-médecin a cru bon de faire miroiter une guérison par le seul décodage. Et encore, ont-ils vraiment commis cette bêtise ? Prenons par exemple le cas très médiatisé de cette femme belge qu’un ostéopathe formé en biologie totale aurait dissuadée d’entamer un traitement oncologique. De mémoire, le thérapeute enregistré à son insu dit exactement ceci : « si j’étais à votre place, je ne commencerais pas ce traitement ». Vous appelez ça de l’exercice illégal de la médecine ? De l’abus de faiblesse ? Moi, j’appelle ça la liberté d’exprimer une opinion. Et personnellement, j’ai déjà usé de cette liberté à plusieurs reprises. J’ai aussi regretté de ne pas en avoir fait usage plus souvent. Dans un prochain numéro, je vous raconterai les raisons de cette amertume. En attendant, je ne peux que vous recommander de dévorer Le Sens des Maux.

Yves RASIR