Une lumière dans la nuit

Oui, je sais : dans Néosanté, nous avons déjà publié plusieurs articles et dossiers sur le sida. Certains lecteurs nous ont déjà fait le reproche d’accorder une place démesurée à cette maladie touchant finalement peu de monde. Et ils ont bien raison ! Contrairement aux prévisions apocalyptiques des marchands de panique, ce fléau soi-disant transmissible a fait long feu et l’effroyable épidémie annoncée n’a pas eu lieu. Au lieu d’en rajouter une couche, nous pourrions arrêter de parler de cette affection en fin de compte très peu répandue. Il y a pourtant urgence à revenir sur le sujet car la doctrine officielle sur le syndrome d’immunodéficience acquise, au lieu d’être abandonnée en raison de ses incohérences et de ses prophéties foireuses, est quasiment en passe de triompher ! Je m’explique par une rapide chronologie : début des années 80, l’apparition de la pathologie parmi les homosexuels urbains américains ne laisse guère planer de doute. Leur vie sexuelle débridée (plusieurs centaines de partenaires par an), leur usage affolant d’antibiotiques à large spectre et surtout leur consommation effrénée de drogues « récréatives » (dont les très toxiques « poppers ») suffisent amplement à expliquer l’effondrement de l’immunité exposant à quelques maladies opportunistes typiques (sarcome de Kaposi, pneumocystose). Tout change avec la découverte du HIV par Gallo et Montagnier. Ce dernier proclame très vite que le rétrovirus est tout au plus un cofacteur, mais on ne l’écoute déjà plus : la machine du marché est en marche avec la création du dépistage, la recherche illusoire d’un vaccin, le recyclage de l’AZT (un médicament anticancéreux abandonné pour cause d’hypertoxicité) et enfin l’invention des trithérapies où le poison est dilué parmi d’autres molécules antivirales.

Bilan ? Réussite commerciale totale ! Aujourd’hui, il ne reste plus grand monde pour mettre en doute l’hypothèse virale. Les « dissidents » de l’hypothèse chimique ont beau continuer à dénoncer l’imposture en alignant les arguments, leur discours est devenu inaudible par la faute du black-out médiatique. Aujourd’hui, en 2016, le piège est presque refermé : suite au reflux de la mortalité, l’opinion publique est convaincue que les trithérapies marchent et donc que le coupable est bien le microbe combattu ; grâce aux tests-express, le contingent de séropositifs continue à croître et la clientèle des labos est donc assurée ; cerise sur le gâteau pharmaceutique, l’arrivée du Truvada et d’autres remèdes « préventifs » va médicaliser des millions de bien-portants même pas contaminés ! Le plus retors des businessmen mafieux n’aurait pas pu rêver mieux que cette rente garantie pour de nombreuses décennies. La faille, car il y a une faille, c’est que l’information « alternative » continue à circuler, un tout petit peu grâce à nous et beaucoup grâce à internet. Sur la toile, les propos du biologiste moléculaire Peter Duesberg, du rétrovirologue Étienne de Harven et d’autres scientifiques contestataires ne sont pas (encore) censurés et trouvent écho chez de nouveaux lecteurs. Ils font surtout mouche dans une population très particulière, celle des séropositifs en pleine santé qui ne perçoivent aucun signe inquiétant et qui semblent héberger le HIV sans inconvénient. Selon la théorie admise, ces « contrôleurs » naturels du virus seraient une infime minorité. Mais comme vous allez le lire dans le dossier de Pryska Ducœurjoly (page 6 et suivantes), aucune étude sérieusement conduite ne permet d‘affirmer une telle chose. Si ça se trouve, les séropositifs « autorésistants » au sida sont beaucoup plus nombreux !

Quoi qu’il en soit, un phénomène est en train d’émerger via le web et les réseaux sociaux : l’éclosion d’une communauté de personnes diagnostiquées porteuses du HIV et qui ont décidé de ne pas commencer de traitement. Ou bien, encore plus courageusement, d’interrompre leur cure antivirale. Notre journaliste est allée à leur rencontre, en a interrogé plusieurs et les a spontanément qualifiés de « sérodissidents ». Leurs témoignages sont très intéressants, car ils révèlent combien deux « dogmes » de la science dominante – la charge virale et le taux de cellules CD4 – ne résistent pas aux faits. Malgré l’absence de médication, ces deux paramètres jouent au yoyo et montent et descendent, parfois au-delà des normes, sans motif explicable. Et lorsque les chiffres ne sont franchement pas bons, qu’ils sont censés annoncer l’entrée imminente en maladie, certains sérodissidents constatent au contraire qu’ils ne se sont jamais aussi bien portés. Entre la thèse officielle et ce vécu personnel des rebelles, il y a à tout le moins une zone d’incertitude qui devrait susciter questions et remises en question. Mais je ne me fais pas d’illusion : le mythe de la piste infectieuse et le mensonge de la transmission contagieuse sont tellement implantés dans les esprits que la grande escroquerie n’est pas près de s’effondrer. Pour la médecine classique, sans doute, les sérodissidents resteront des sidéens en sursis égarés en territoire obscurantiste. Et s’ils étaient plutôt des lumières dans la nuit, un début de dévoilement de la vérité ? Sans les encourager dans leur démarche (*) – ce n’est pas notre rôle – nous saluons avec respect leur geste de bravoure.

Yves RASIR
(*) Aux éventuels lecteurs séropositifs qui seraient tentés par l’abstinence thérapeutique,
Néosanté recommande de ne pas le faire sans l’avis d’un professionnel de santé ouvert à cette possibilité.