Afin d’alimenter la rubrique des témoignages, je souhaite vous apporter mon obole. Mon fils Antonin a eu pour nourrice, sa tante (tata) du côté de sa mère. Tout se passait bien, quand un jour tata ne put le prendre dans ses bras en raison d’un accident bénin. Nous avons été contraints de chercher une solution de rechange, en l’occurrence « nounou ».
Du jour où notre fils a été gardé par nounou, il a eu une dermatite atopique. Rougeurs et démangeaisons étaient devenus son calvaire quotidien. Les médecins ont préconisé tour à tour que notre eau était trop calcaire, que nous devions supprimer tous les chats de la maison, sachant que notre fils ne pouvait pas faire l’objet d’un dépistage des allergies compte tenu de son âge. Il est revenu par la suite chez sa tata, mais toujours avec ses problèmes de peau, lesquels empiraient à l’arrivée des premiers rayons de soleil. Dès son réveil, nous lui appliquions des compresses d’eau sur les yeux, qu’il ne pouvait ouvrir, et on partait tous les matins à l’école primaire avec son rouleau de «sopalin ».Un jour, en début d’après-midi, j’ai été appelé en urgence par l’école car mon fils avait été contraint de manger un kiwi, ce qui avait provoqué chez lui un début d’étouffement. Peur panique mais tout est rentré dans l’ordre. Nous avons alors entrepris, avec mon épouse et accompagnés de notre fils, un stage de projet-sens et nous avons donc évoqué tous ces évènements. Et le miracle a eu lieu au retour de ce stage !. Explications : la nounou avait un chien qui s’appelait Kiwi (doberman noir), Mon épouse avait omis de rassurer notre fils et de lui expliquer les raisons du changement de nourrice. A l’école, l’assistante scolaire qui a servi le kiwi à notre fils avait un chien (doberman noir) dont notre fils connaissait l’existence.
C’est notre fils qui a fait le rapprochement entre tous les éléments pendant que nous mangions à table. Antonin a vécu 6 ans ce calvaire.

André H. (France)