Un docu « alu-cinant »

Ma lettre d’aujourd’hui sera  brève : je voudrais simplement vous inviter à visionner un documentaire consacré à l’aluminium dans les vaccins. La question des adjuvants,  ce n’est pas trop la tasse de thé de Néosanté. C’est plutôt celle des défenseurs de la vaccination qui s’interrogent uniquement sur la nocivité des composants visant à doper la réponse immunitaire. Un Henri Joyeux, par exemple, ou un Romain Ghérardi, se définissent comme des  « provaccins inquiets » ou des « provaccins intelligents ». Ils ne remettent jamais en cause le principe même de l’immunisation artificielle, ni les prétendues victoires de cette technique dans l’éradication des maladies infectieuses.  Ces dissidents modérés veulent seulement minimiser les risques et faire appliquer le principe de précaution à propos de l’aluminium présent dans les seringues. C’est un combat louable et nous les applaudissons bien volontiers de le mener. Mais c’est très insuffisant à nos yeux : pour nous, c’est la fausse science vaccinale dans son ensemble qui doit être abandonnée. Ce ne sont pas seulement les adjuvants qui posent problème, mais la méthode en elle-même. Celle-ci repose sur  la « théorie du germe », c’est-à-dire sur une vision pasteurienne de la vie qui assimile les microbes à des ennemis et qui considère l’immunité comme une armée chargée de les repousser. Or ce n’est pas comme ça que ça marche : notre planète n’est pas un monde impitoyable divisé entre des gentils (humains ou animaux) et des méchants (virus ou bactéries) qui  les attaquent par instinct de prédation ! 
 
Il serait temps de sortir de ce manichéisme infantile. Mais pour ce faire, il conviendrait de réaliser que la dangerosité des vaccins repose bien davantage sur leur contenu biologique, et donc sur leur… efficacité. Ce sont en effet les agents infectieux injectés (morts, vivants ou « atténués ») qui vont agir en simulant la maladie, les adjuvants n’étant là que pour amplifier le mécanisme. Or la nature ne s’imite pas impunément : soit la protection offerte est incomplète ou éphémère (d’où les multiples épidémies dans les populations vaccinées), soit elle perturbe profondément l’écologie microbienne et les relations entre l’Homme et  le microcosme. Le cas de la rougeole est à cet égard exemplaire : depuis que les apprentis-sorciers vaccinateurs cherchent  à tout prix  à éliminer cette affection bénigne de la petite enfance, elle frappe plus gravement les bébés et les adultes. Dans Néosanté,nous vous avons déjà dévoilé cet envers du décor et expliqué pourquoi d’autres maladies soi-disant éradiquées reprenaient vigueur en versions plus menaçantes. En dehors de leurs ingrédients chimiques et métalliques potentiellement toxiques, les vaccins sont une manière insensée de jouer avec le vivant, petit ou grand. D’ailleurs, les mixtures vaccinales de dernière génération sont obtenues par génie génétique, ce sont des OGM qui résultent de bricolages encore plus périlleux.  On est  en plein dans la logique prométhéenne consistant à se prendre pour des dieux, et c’est surtout  là que  se situe la folie dangereuse. 
 
Ceci dit, ne banalisons pas la nocivité des adjuvants. Le scandale du vaccin antigrippal H1N1 a révélé qu’une substance aussi commune que le squalène (extrait d’huile de poisson) pouvait provoquer de redoutables effets secondaires quand on l’inoculait sous la peau. Des milliers de cas de narcolepsie, une maladie invalidante et incurable, sont sur la conscience des politiciens ayant autorisé cette expérimentation digne de Joseph Mengele. A fortiori, la méfiance s’impose envers les sels d’aluminium qui peuvent persister sur le site d’injection et remonter dans le cerveau. Bien sûr, les labos et les autorités sanitaires nous affirment mordicus que ce métal employé depuis un siècle est parfaitement inoffensif aux doses utilisées. Mais qu’en est-il exactement ?  Est-il si innocent  qu’on le dit ? Y-a-t-il consensus pour tenir un discours rassurant ? C’est ce qu’a voulu savoir une  jeune maman française, dubitative et intriguée au départ par le fait que son vétérinaire lui proposait pour son chat un vaccin sans aluminium. Pendant 18  mois, elle a enquêté sur cet adjuvant,  en épluchant la littérature le concernant,  en  remontant aux sources scientifiques et en les confrontant entre elles. Ce travail de fourmi, elle en  a fait une longue vidéo de 2 heures qu’elle a intitulée « L’alu total »et qu’elle  vient de mettre en ligne (gratuitement et intégralement !) sur Youtube et Agoravox. Pour moi, c’est une œuvre d’investigation  qui mérite amplement d’être appelée documentaire. Et en plus, son auteure a soigné la forme et manié l’humour  au point que son film captive de bout en bout malgré sa longueur. Il est à la fois pédagogique, accessible, drôle et imparablement informatif  puisque la vidéaste a collecté de très nombreuses données vérifiées et recoupées. Bref, ce docu « alu-cinant » est un bijou de journalisme citoyen à partager sans modération ! Si vous avez deux heures devant vous et que vous voulez connaître la vérité sur l’aluminium vaccinal , regardez-le en cliquant ici. Et si vous n’avez pas le temps maintenant, ne trainez pas trop car ce ne serait pas étonnant que cette vidéo explosive soit censurée par les médias sociaux. 
 

Un rayon de Lumière

Les médias sociaux ont  sans doute de gros défauts, mais ils ont un immense avantage : celui de faire circuler des informations qu’on ne voit jamais dans les journaux et de faire connaître des gens qu’on ne voit jamais à la télévision. Si l’une de mes amies Facebook n’avait pas eu la bonne idée de partager un lien, peut-être n’aurais-je jamais entendu parler de Sylvette Lumière et n’aurais-je jamais eu la chance de découvrir cette belle personne et son magnifique témoignage. Qui est Sylvette Lumière ? Dans la vidéo qu’elle a postée sur internet, cette dame d’un certain âge  ne dévoile pas grand-chose, et même rien du tout sur elle, sinon qu’elle habite le Roussillon puisque le fleuve Le Tech jouxte son domicile. S’appelle-t-elle vraiment comme ça ? C’est peu probable car ce nom ne figure pas à l’annuaire en regard de ce prénom. Je lui ai posé la question par courriel mais elle ne m’a pas (encore) répondu. Et pourquoi pas ? Après tout, la célèbre astrologue « Madame Soleil » s’appelait bien Germaine Soleil et n’avait pas changé de patronyme pour exercer son art (ce qui, entre parenthèses, en dit long sur la prédestination des noms de famille). S’il s’agit d’un pseudonyme, Sylvette l’a de toute façon très bien choisi car elle est une femme lumineuse et rayonnante, dotée d’un regard brillant et d’une voix claire, et resplendissante de santé depuis qu’elle a guéri naturellement de son cancer. C’est en effet pour témoigner de sa guérison d’un lymphome généralisé de grade 4 que cette retraitée française, que l’on devine pourtant pudique et peu avide de notoriété, a décidé de s’exprimer devant une caméra et de partager son expérience, en toute simplicité et en parfaite sincérité.  Si vous avez 45 minutes devant vous, je vous invite cordialement à visionner cette vidéo jusqu’au bout  en cliquant ici. C’est un peu long mais on ne voit pas le temps passer et c’est tout à la fin de l’interview qu’on comprend pourquoi Sylvette a déclenché sa maladie sanguine. On se retrouve dans trois quarts d’heure. 
 
Alors, qu’en pensez-vous ? Oui,  l’explication  finale laisse un peu le spectateur sur sa faim. On aurait aimé savoir quel genre de stress psycho-émotionnel a précédé l’apparition de son lymphome  et quelles sont les épreuves privées et professionnelles qu’elle confesse avoir traversées et qui lui ont demandé un travail de deuil. Si elle avait effectué un décodage psychobiologique, Sylvette aurait pu identifier précisément l’origine conflictuelle de sa pathologie, en percevoir le sens et aider d’autres cancéreux à ouvrir les yeux. Qu’importe : sans faire ce chemin de compréhension, elle a de toute manière réussi à guérir !  Personnellement, je ne pense pas  que sa guérison soit principalement due à l’alimentation vivante,  aux graines germées et aux jus de légumes. Certes, la réputation du centre Hippocrate n’est pas usurpée et il n’est pas rare d’y enregistrer des rémissions spontanées de cancer. Mais le crudivorisme végétalien n’est pas la seule approche alimentaire qui donne des résultats dans l’accompagnement de cette maladie.  L’herbe de blé ? Pour y avoir goûté et constaté son très mauvais goût, je suis d’avis que ce cocktail de micronutriments exerce probablement  un fort effet placebo. Plus une potion est amère, plus l’esprit humain a tendance à lui  accorder des vertus. La cure que Sylvette a suivie en Floride n’est pas seulement un changement de cap nutritionnel, c’est aussi une initiation à l’hygiène de vie globale avec des plages de repos et de détente, des activités physiques, de la gymnastique douce et de la méditation,  le tout dans un cadre enchanteur et dans une ambiance très agréable. Comme elle le raconte, la curiste française y a noué des liens d’amitié et y a passé de très bons moments émaillés de fous rires. N’est-ce pas l’ensemble de ce séjour qui a fait merveille et lui a permis de normaliser ses paramètres sanguins en seulement trois semaines ? Un petit détail m’a particulièrement frappé : dans la liste des outils de santé que Sylvette a adoptés en revenant d’Amérique, elle mentionne la pratique du trampoline. Or cette activité implique une mise en mouvement  très intense du corps, qui n’est pas sans rappeler les thérapies à base de tremblements provoqués,  comme la Somatic Experiencing (Néosanté N° 68) et la méthode T.R.E. (Voir Néosanté n° 53). Sauter en l’air sur un tremplin élastique est certainement une façon très efficace d’évacuer le stress et de se purifier le cerveau ! 
 
M’est avis qu’avant même de s’envoler pour les États-Unis, madame Lumière avait déjà posé les jalons mentaux de sa future guérison. D’abord, elle s’est fiée à son intuition en refusant les protocoles oncologiques conventionnels. Comme elle le dit, elle « ne sentait pas » que la chimiothérapie était faite pour elle et qu’elle devait se soumettre à ce traitement empoisonnant. Face aux médecins, elle  a eu le courage de faire front et de tenter autre chose. Ensuite, elle a accueilli sa maladie non comme un coup du sort, une malédiction injuste, mais comme un défi à relever. Selon ses propres mots, le cancer est venu lui demander de « choisir la santé »  et de « redonner de l’enthousiasme » à son existence.  Enfin, et j’insiste sur ce point,  Sylvette s’est sentie portée par une confiance renouvelée envers la vie, par la certitude qu’elle pouvait se rétablir en observant ses lois. Au centre Hippocrate, cette attitude mentale a été pleinement récompensée puisqu’elle a éprouvé – je la cite – « l’émerveillement de se reconnecter à la vie à travers l’alimentation vivante ».  Ne négligeons pas non plus le pouvoir de la pensée positive, dont elle est  devenue une fervente adepte et qu’elle matérialise en inscrivant des messages sur des pierres ramassées au bord du fleuve : « je suis amour », « je suis aimée », « j’ai confiance »…En découvrant ses vidéos (il y en  a deux autres plus courtes postées sur sa page Facebook), j’ai réalisé que Sylvette Lumière avait le profil typique de la patiente qui se guérit naturellement car elle cumule « les neuf facteurs clés » retrouvés par la chercheuse américaine Kelly A. Turner chez les rescapés du cancer. Quoi,  vous ne les connaissez pas ?  Nous les avons pourtant dévoilés en publiant les extraits du livre « Rémission radicale » (Voir Néosanté n° 64), dans lequel la scientifique expose le fruit de ses enquêtes. Pour ceux qui ne l’ont pas lue à l’époque, voici la liste des neuf points communs aux cancéreux qui survivent malgré les pires pronostics : 1) Changer radicalement son alimentation ; 2) Prendre sa santé en mains ; 3) Suivre son intuition ;  4) Prendre des suppléments et des plantes médicinales ; 5) Libérer les émotions refoulées ; 6) Cultiver les émotions positives ; 7) Miser sur le soutien social ; 8) Approfondir sa spiritualité ; 9) Avoir de bonnes raisons de vivre.Comme son lymphome remonte à 2012, Sylvette Lumière ne pouvait pas avoir lu le livre   de Kelly A. Turner  et  elle a donc appliqué avant la lettre ces « recettes » essentiellement psychosomatiques. Dans son admirable témoignage  audiovisuel, j’ai épinglé une phrase qui résume à mon sens tout son parcours curatif : « J’ai permis à mon corps de changer de programme et d’entrer dans un processus d’auto-guérison ». Pour que de nombreux cancéreux optent à leur tour pour  le « changement de programme », je vous invite à partager largement cette vidéo  grâce aux médias sociaux

Freddie voulait se libérer

Sans être un grand fan, j’ai beaucoup écouté le groupe Queen dans les années 80. Ce sont surtout ses mélodies sublimes, servies par la superbe voix de Freddie Mercury, qui me ravissaient les tympans. C’est donc avec l’assurance de passer un bon moment que je suis allé voir le film Bohemian Rhapsody, le « biopic » qui retrace l’aventure des quatre musiciens britanniques et de leur leader emblématique décédé du sida en 1991.  Je tenais d’autant plus à voir ce film que j’avais lu une critique très négative dans un journal. D’après ce quotidien, le long-métrage ferait injure à la mémoire du chanteur disparu en insinuant que ce dernier n’assumait pas son homosexualité et en avait honte alors qu’il la revendiquait sans ambiguïté. Ce reproche est curieux car le film décrit fidèlement ce que les biographes de Mercury ont toujours dit : il était sincèrement épris d’une femme  (dont il fit d’ailleurs son héritière) et il n’a jamais, sauf une fois peut-être,  déclaré publiquement qu’il préférait les hommes. Selon les sources les plus sérieuses, c’est dans la chanson Bohemian Rhapsody que l’artiste  ferait allusivement son « coming-out ». Mais les paroles de ce morceau sont tellement étranges que personne ne peut affirmer qu’elles renferment ce message. À mon avis, l’œuvre de cinéma  fait œuvre de vérité en montrant que le personnage principal était tiraillé, voire tourmenté par une orientation sexuelle hésitante.  Critiquer le film sur ce point, c’est adhérer au dogme politiquement correct selon lequel on naît homo et ne le devient point. Or le caractère prétendument inné et immuable de l’homosexualité résiste peu à des parcours comme celui de Freddie Mercury : outre son amour indélébile envers  Mary Austin, la star vécut aussi une relation passionnée avec l’actrice allemande Barbara Valentin, ce que le biopic passe  bizarrement sous silence.  Est-ce si dérangeant d’admettre que le chanteur de Queen naviguait tant que bien que mal en oscillant entre voile et vapeur ? Que ses attirances homophiliques n’étaient pas permanentes ? 
 
Ce qui ne fait pas de doute, c’est que ses périodes « gay » furent marquées du sceau de la débauche.  On sait que Mercury affectionnait les grandes fêtes  copieusement arrosées,  enneigées de poudre blanche  et sexuellement débridées. Avec un sens de l’ellipse qui l’honore, le réalisateur  du film évoque avec pudeur ces nuits de folie où l’alcool et la cocaïne coulaient à flots dans les veines de participants avides de jouissance. Pas besoin d’images « trash » pour faire comprendre  comment se déroulaient ces bacchanales sordides. C’est pourtant là que la fiction s’écarte de la réalité en l’édulcorant exagérément. En sortant de la salle, les spectateurs mal informés ne peuvent pas savoir ce qui se passait réellement à New-York et à San Francisco dans les années 70 et 80. Dans ces villes fréquentées par Freddie Mercury, les partouzes entre homos étaient de véritables marathons sexuels qui duraient parfois plus d’une semaine et pendant lesquels les hommes avaient de multiples rapports intimes  avec des partenaires multiples. Pour prendre part à ces orgies, il fallait forcément consommer beaucoup de stupéfiants et de médicaments stimulants.  Et pour se protéger ou se soigner des MST, il fallait nécessairement se gaver d’antibiotiques à large spectre.  Sans oublier que  pour se sodomiser  à la chaîne (désolé pour la crudité du propos, mais il faut appeler un chat un chat), les fornicateurs fous  sniffaient des fioles appelées « poppers » et contenant du nitrite d’amyle, un produit chimique potentiellement très toxique.  C’est là-bas, dans ce contexte-là, qu’est apparu le sida, primitivement appelé le GRID (Gay Related Immune Deficiencyou déficience immunitaire associée à l’homosexualité). Les premiers malades  appartenaient au « club des 10.000 », c’est-à-dire au groupe de gays américains se vantant d’avoir déjà eu  au moins 10.000 partenaires sexuels différents. L’un d’entre eux,  Michael Collen, a même écrit en 1982 un article retentissant intitulé « Nous savons qui nous sommes »,  dans lequel il confesse cette promiscuité hallucinante et la relie au syndrome dont lui et ses amis souffraient. C’est seulement avec la découverte du HIV, en 1984, que cette prise de conscience de l’influence du mode de vie s’est effacée au profit d’une explication pasteurienne. Et c’est alors que les malades ont été soignés avec l’AZT,  un remède anti-cancer délaissé en raison de sa haute toxicité et de ses puissants effets … immunosuppresseurs. Tout cela, « Bohemian Rhapsody » n’en parle pas. Et plus aucun média n’en parle.  Au contraire, le film et les commentaires qu’il suscite consolident le mythe de l’origine virale du sida et de sa contagiosité. L’occasion était pourtant belle  de rappeler des faits que Néosanté vous a racontés dans ses tout premiers numéros, les n° 2 et n° 6 précisément.
 
Si vous lisez notre mensuel depuis longtemps, vous savez  que nous sommes fermement engagés aux côtés des « repenseurs du sida », ces médecins et scientifiques qui ont le courage de proposer une autre vision de la maladie et de ses causes. Nous avons notamment fait honneur au plus célèbre d’entre eux, le virologue  californien Peter Duesberg, en publiant en 2012 (Néosanté n° 17)des extraits de son livre « L’invention du virus du sida ». En 2016, nous avons également publié une « Enquête chez les sérodissidents » (Néosanté n° 53), ces séropositifs qui ne suivent pas de traitement, s’en portent plutôt  bien et mettent ainsi à mal la théorie officielle sur la charge virale et le taux fatidique de lymphocytes CD4. Dans mes éditoriaux et divers articles de la rubrique « Santéchos », je souligne aussi régulièrement combien l’hypothèse infectieuse est entachée d’absurdités et d’incohérences. Dans le numéro de décembre, je  reviens par exemple sur cette affaire qui a récemment  défrayé la chronique judiciaire au tribunal de Nancy : un quadragénaire y a été condamné à deux ans de prison, dont 10 mois fermes, pour avoir caché sa séropositivité à ses deux ex-compagnes. Or aucune des deux n’a contracté le virus malgré des années de rapports non protégés, un « détail » qui n’a même pas intrigué les chroniqueurs du procès ! À force d’être matraqués de propagande, il semblerait que certains cerveaux  soient totalement hors-service.  Vous allez voir que d’ici samedi,  journée internationale du bourrage de crâne, toute la  presse imprimée et audiovisuelle va encore  nous rabâcher que le salut vient des antiviraux mais que l’épidémie continue à progresser  par la faute des  dizaines de milliers de porteurs du VIH ignorant leur état. Or si c’était vrai, les hôpitaux continueraient à se remplir de sidéens déclarés au lieu de se vider, comme c’est le cas depuis plusieurs années ! Affirmer simultanément que l’infection est jugulée par des médicaments mais qu’une foultitude d’infectés non médicalisés ne s’aperçoit de rien, voilà le genre de débilité antilogique qui va encore se débiter sans sourciller le 1erdécembre. Mon conseil : sortez couverts et bouchez-vous les yeux et les oreilles pour échapper à ce rituel  annuel de désinformation.
 
Pour en revenir à Freddie Mercury, ce serait lui rendre meilleur hommage d’éclaircir les véritables raisons de son décès : victime de ses excès, de l’AZT ou d’un virus ? Vu qu’il menait une vie rangée avec son dernier compagnon, je penche évidemment pour la deuxième solution. Mais contrairement à la frange la plus radicale de la « sidadissidence », je ne suis pas persuadé que le rétrovirus soit purement hypothétique. Contrairement également à Duesberg,  qui admet son existence mais en proclame l’innocence, je pourrais même imaginer que l’agent infectieux soit impliqué dans l’effondrement immunitaire appelé « sida ». Comme on le découvre de plus en plus, TOUTES les maladies sont associées à une présence bactérienne et/ou virale et je ne vois pas trop  pourquoi l’immunodéficience ferait exception. L’important n’est pas tant de débattre du VIH et de son rôle éventuel que d’interroger le sens du symptôme immunologique. Au risque de lasser,  rappelons que  l’immunité est au corps ce que l’identité est au psychisme. La première est le reflet physique de la seconde.  En amont d’une chute immunitaire, on retrouvera  dans l’histoire du patient  une grande souffrance identitaire. À cet égard,  le film « Bohemian Rhapsody » met en lumière le drame secret du chanteur de Queen : il reniait à peu près  tout ce qu’il était ! Né Farrokh Bulsara, ce fils d’émigrés indiens d’origine persane s’était déjà choisi un autre prénom avant  même de troquer son patronyme pour un nom de scène. Il était si peu fier de ses racines et de sa famille qu’il avait  quasiment coupé les ponts. La religion zoroastrienne de ses parents, il ne l’a adoptée que  sur son lit de mort en demandant que ses funérailles en respectent les rites. Mais plus que tout, c’est son sexe masculin que  Freddie Mercury a eu toutes les peines à endosser. Non pas en devenant transgenre  – ce n’était pas encore à la mode –,  mais en pourchassant le fantasme d’être homme et femme à la fois. En spectacle, ses tenues et ses attitudes jouaient clairement sur l’équivoque. Avec ses copains de beuveries orgiaques, ils s’appelaient entre eux de surnoms féminins. Le sommet de la confusion intentionnelle  est atteint dans le clip de « I Want to break free », interdit aux États-Unis, où il apparaît travesti en poupée sexy mais sans masquer sa pilosité et toujours affublé de sa virile  moustache. Cette chanson résume en quelque sorte la soif de liberté qui dévorait Freddie Mercury, jusqu’à vouloir s’émanciper des contraintes chromosomiques. Quand d’autres ont provoqué par la gestuelle (Jagger, Bowie, Prince..), lui s’est rêvé affranchi des frontières sexuelles. Ce n’était pas, il me semble,  un homo honteux, mais un homme qui ne se résignait pas à n’être que ça. Le problème, c’est que l’être humain n’est pas un escargot : hormis les rarissimes cas d’hermaphrodisme, il est conçu avec un sexe irrémédiablement déterminé. On vient au monde mâle ou femelle et c’est irréversible, quoi qu’en dise l’idéologie du genre. Qui s’oppose à cette fixité identitaire s’expose à un désordre immunitaire que viendra déclencher une accumulation de comportements risqués (coke et autres drogues dures, poppers, antibiothérapies répétées, malnutrition,  manque de sommeil nocturne, sexualité anale démentielle…).  Que le fléau ait émergé en Amérique sur fond de luxure sans entrave est tout sauf un hasard. Qu’il ait frappé une idole du rock en proie à ses démons transgressifs ne l’est certainement pas non plus. Pour appréhender les vraies causes du sida, il  faudrait que les films bien-pensants  ne nous cachent plus les circonstances exactes de sa naissance.

La poliomyélite Canada Dry

Si vous avez un certain âge, voire un âge certain, vous vous souvenez peut-être du slogan publicitaire choisi lors du lancement de la boisson  pétillante Canada Dry : « Elle a le goût de l’alcool, l’odeur de l’alcool, mais ce n’est pas de l’alcool, c’est du Canada Dry ». En lisant la presse médicale, j’ai parfois l’impression que le même stratagème est utilisé  pour nous faire croire que deux maladies en tous points identiques sont néanmoins étrangères l’une à l’autre et sans causalité commune. Exemple frappant : la poliomyélite et la paralysie flasque aiguë (PFA), appelée aussi myélite flasque aiguë ou « syndrome de pseudo polio ».  La première est censée avoir quasiment disparu grâce au vaccin – seuls 22 cas ont été signalés dans le monde en 2017 – tandis que la deuxième devient un réel problème de santé publique. On savait déjà que la PFA  sévissait particulièrement en Inde, où environ 50.000 cas sont détectés chaque année.  Mais on découvre à présent que cette maladie paralysante touche aussi le monde occidental. Le 16 octobre dernier, les  CDC américains (Centers for Disease Control)  ont annoncé que 386 cas ont été rapportés aux États-Unis entre août 2014 et septembre 2018, et que plusieurs dizaines d’entre eux sont survenus en août et septembre de cette année. Même inquiétude au Canada, où des médecins-pédiatres viennent de tirer le signal d’alarme : dans le seul Hospital for Sick Childrende Toronto, le nombre de cas approchait déjà la vingtaine fin octobre. Certains praticiens de terrain n’hésitent plus à prononcer le mot « épidémie ». 
 
Officiellement, la cause de cette flambée de PFA est encore inconnue. Le virus de polio ? Impossible, affirment les autorités sanitaires, puisque cet agent viral a déserté les intestins occidentaux par la magie de la vaccination.  Le vaccin lui-même ? Impossible également puisque la formule injectable employée chez nous contient un virus inactivé qui ne peut pas se réveiller et se recombiner avec un cousin sauvage, contrairement au vaccin oral toujours utilisé en Inde. Dans ce pays, il est manifeste que l’émergence de la paralysie flasque  a coïncidé avec la mise en place de la vaccination antipolio.  Selon les propres chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé, le nombre de cas de PFA comptabilisés dans le sous-continent indien est passé de 1005 en 1996  à 54.633 en 2012.   Or 1996 est l’année où l’Inde a commencé à vacciner massivement avec le vaccin oral ! Évidemment, l’OMS s’est ingéniée à nier la relation de causalité : il fallait  à tout prix sauver le soldat Big Vax et détourner le regard de ses énormes méfaits collatéraux. Et vous savez ce qu’elle a trouvé pour faire diversion ?  Les morsures de serpent. Les venins de certains insectes et de certains reptiles peuvent en effet provoquer des troubles neurologiques semblables à ceux de la PFA.  La majorité des indiens paralysés  aurait préalablement été mordue par un apode à écailles, le reste des paralytiques devant leur malheur à  d’autres entérovirus que celui de la polio, ainsi qu’à  diverses infections bactériennes. C’est   du moins ce que soutient une étude providentiellement publiée en 2014. Très mystérieusement, l’agressivité des animaux rampants aurait donc également explosé à partir de 1996.  Vous avez dit absurde ? Ces sornettes à serpents sont racontées en détails par le neuroscientifique Pierre-Jean Arduin dans son livre « Pourquoi vacciner ? », un ouvragetrès bien documenté et solidement  argumenté.Dans un autre bouquin salué à sa sortie par Néosanté (« L’apport des vaccinations à la santé publique »),  le biologiste Michel Georget rappelle pour sa part que la prétendue disparition de la poliomyélite dans nos régions  doit beaucoup à un phénomène d’auto-persuasion sur l’efficacité du vaccin : avant  lui, les médecins voient la polio partout ; après son arrivée, ils ne la voient plus nulle part.  Ainsi, à partir des années 60, beaucoup de cas légers ont été classés « méningites » tandis que les cas graves n’étaient étiquetés « polio » qu’après 60 jours de paralysie et isolement du virus chez le malade. On se demande ce que le clergé de l’église pasteurienne va pouvoir inventer pour cacher l’échec vaccinal maintenant que les myélites sévères sont de retour. 
 
Car ne vous laissez pas prendre à la propagande façon Canada Dry : entre la PFA et la terrifiante maladie qui épouvantait nos parents au siècle dernier, les similitudes vont bien au-delà des apparences.  On peut même considérer que ce sont deux pathologies siamoises.  Comme sa jumelle poliovirale, la myélite flasque  affecte la partie de la moelle épinière contrôlant les mouvements. Et parmi ses symptômes, on retrouve la paralysie d’un ou plusieurs membres,  la difficulté à bouger les yeux et à avaler, ainsi que des problèmes d’élocution. Si elle évolue mal, les enfants peuvent aussi souffrir d’insuffisance respiratoire et avoir besoin d’un respirateur artificiel en raison de la faiblesse musculaire. Eh oui, malheureusement,  les équivalents contemporains des sinistres poumons d’acier reprennent également  du service ! Apparemment, les médecins nord-américains n’ont encore déploré aucune issue fatale. En Inde, par contre, la PFA ferait deux fois plus de victimes que la poliomyélite, avec un taux de mortalité de 8,5%, selon une étude datant de 2005. Les conditions de vie et d’hygiène  ne sont évidemment pas les mêmes à New-York et à New-Delhi. Le plus interpellant, c’est que cette « pseudo-polio » n’est clairement  pas contagieuse (les cas déclarés ne sont pas regroupés au sein de familles, de clubs ou d’écoles)  mais que la piste  infectieuse est cependant privilégiée par les chercheurs (il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de serpents à Toronto ou à Boston). On devrait donc logiquement découvrir  que l’infection virale est tout au plus un co-facteur,  et non une cause de la PFA. Pour nous préparer à cette éventualité, les CDC américains évoquent d’ailleurs le rôle   probable de « toxines environnementales ». Vous voyez le topo ? Oui, c’est toute l’idéologie vaccinaliste qui pourrait vaciller sur ses bases si l’on fait le rapprochement entre la « vraie » poliomyélite (bientôt éradiquée, on connaît la chanson) et sa parfaite imitatrice (pas éradiquée du tout) . D’où les efforts déployés pour nous faire avaler que les deux maladies sont différentes et méritent des noms différents malgré  l’étroite ressemblance de leurs tableaux cliniques. Ce camouflage fera-t-il illusion ? J’espère bien que non !

Quelle couleur, un poumon de fumeur ?

Attention, question politiquement incorrecte : faut-il croire les images montrant les dégâts du tabac sur les poumons des fumeurs ?  Sont-elles authentiques, ces photos et ces vidéos répugnantes montrant des poumons censément prélevés sur des cadavres et affreusement noircis par les goudrons inhalés ?  Personnellement, je doute quelque peu de leur véracité. Mon scepticisme s’est éveillé au mois de mai dernier, lorsqu’une vidéo terrifiante a été postée sur internet et qu’elle a été partagée par les médias numériques du monde entier,  et notamment par de nombreux journaux médicaux en ligne. Un « buzz » énorme puisque ce petit film en deux séquences a déjà été visionné plus de 50 millions de fois ! Si vous ne l’avez pas encore vu et si  vous avez le cœurbien accroché, vous pouvez le voir en cliquant ici. Selon tous les sites qui l’ont diffusée, cette vidéo a été réalisée par une infirmière américaine ayant recueilli des poumons sains et malades sur des donneurs décédés et ayant comparé leur fonctionnement  devant une caméra. Le poumon complètement noir serait celui d’un patient  souffrant de BPCO (bronchoneumopathie chronique obstructive) et qui avait fumé un paquet de par jour  pendant 20 ans. La différence est flagrante et elle serait une nouvelle preuve, indubitable, de l’extrême nocivité de la cigarette. 
 
Si je fais usage du conditionnel, c’est parce que les dizaines de sites que j’ai consultés ne permettent nullement de vérifier que ce test comparatif n’est pas un « hoax », autrement dit  un canular fabriqué de toutes pièces, ou une « fake news », c’est-à-dire une expérience réelle mais faussée dans son déroulement et ses conclusions. Début mai, la plupart des « grands » canaux d’information (France-Info, entre autres)  ont diffusé cette vidéo, mais pas un seul n’a pris la peine de vérifier la source et d’en évaluer le sérieux ! Il existe bien un profil Facebook au nom de Amanda Eller, infirmière en Caroline du Nord, qui semble bien avoir posté la vidéo le 23 avril. Mais rien ne permet d’affirmer qu’elle en est l’auteure puisqu’elle n’y apparaît pas. Et rien ne permet  d’en mesurer la crédibilité. En cherchant un peu sur la toile, j’ai découvert que ce n’est pas la première fois  que de telles images y circulent et  y font… un tabac. En 2011 et en 2013 déjà, des expérimentations semblables ont été filmées et diffusées sur le net, par exemple ici et ici. À l’époque, cependant, quelques journalistes ne se sont pas contentés de faire des commentaires horrifiés et  ont fait preuve de circonspection. Dans cet article du Huffington Post, l’un d’entre eux  évoque la possibilité qu’il s’agisse de poumons de cochon et que ceux-ci noircissent « naturellement » après la mort. Pour le site du magazine Womens’Health, une journaliste américaine a interviewé un expert de la fonction pulmonaire et ce dernier se montre pour le moins dubitatif :  pour lui, le poumon noir ne ressemble pas à celui d’un fumeur-type mais à celui d’un cancéreux au dernier stade ou d’un tuberculeux gravement infecté.  En outre, il se gonfle difficilement et se dégonfle facilement, ce qui ne correspond guère au mécanisme de l’emphysème tabagique, lequel gêne au contraire l’expiration sans contrarier l’inspiration. Bref, ce spécialiste ne semble pas convaincu que l’herbe à Nicot soit à même de repeindre une cage thoracique en noir et de transformer l’appareil bronchique en une  espèce de vieux pneu calciné. Alors, info ou intox ? Je serais curieux d’avoir l’avis d’un pneumologue attitré…
 
Sur internet, on peut également voir une autre vidéo horrible, celle qu’aurait réalisée il y a quelques années un professeur de médecine chinois pour impressionner ses étudiants et les dissuader de fumer. Dans un premier temps, il fait fumer des clopes (60 ou 60 paquets, je ne sais pas lire le chinois) à un poumon fraîchement prélevé. Puis il dissèque l’organe et y retrouve un jus brunâtre visiblement imputable à cet enfumage massif. Enfin, le scientifique le compare avec un poumon sain et montre que ce dernier est bien rose tandis que le poumon enfumé a viré au jaune. Rien à voir avec les paquets de viande carbonisée des expériences précédentes, mais assez spectaculaire quand même. Un fumeur s’encrasserait donc les bronches à ce point ?  Minute papillon !  D’abord, ça n’arrive jamais qu’un fumeur s’enfile 3 paquets (ou 60 ?) d’affilée en ne se donnant même pas la peine de respirer entre les bouffées. Ensuite, la machine est clairement conçue pour aspirer la clope à toute vitesse, ce qui ne colle pas non plus avec les aptitudes humaines. Last but not least, il s’agit forcément d’un poumon mort et non d’un organe vivant, ce qui n’est pas un détail anodin ! Chez un individu en vie, tous les tissus peuvent se défendre contre les agressions toxiques. Et si leurs défenses ne sont pas submergées, se débarrasser des molécules nocives. C’est encore plus vrai du poumon puisque celui-ci est un émonctoire, c’est-à-dire un organe qui effectue un travail d’épuration, en l’occurrence par oxygénation. La démonstration chinoise n’a donc guère de valeur car elle reproduit quelque chose qui n’existe pas dans la vraie vie. Un poumon vivant, ce n’est pas  une baudruche rosâtre qui va passivement se salir et se laisser envahir sans réagir !
 
Ce qui serait beaucoup plus convaincant, c’est  de prélever le poumon d’un fumeur  toujours vivant (le poumon, pas le fumeur) et d’observer son aspect et sa couleur (idem). Et justement, regarder des poumons encore palpitants de vie, n’est-ce pas ce que font régulièrement les chirurgiens réalisant des transplantations pulmonaires ? La semaine dernière, une étude parue dans la revue Lung Cancer a fait également un tabac sur internet. Elle relate qu’une femme greffée est morte à l’hôpital universitaire de Montpellier deux ans après avoir reçu les poumons… d’une fumeuse. Et que cette donneuse d’organe de 57 ans , figurez-vous, fumait un paquet par jour depuis 30 ans ! Quoi, les médecins avaient transplanté deux organes malades, deux affreux amas viandeux tout noirs comme on en voit dans les vidéos ? Que nenni : les as du scalpel n’avaient rien remarqué d’anormal  au moment d’effectuer l’opération.  D’ailleurs, nous apprend-on, il est fréquent de transplanter des poumons provenant de personnes souffrant de tabagisme. Ce décès fortuit change la donne et les auteurs de l’étude recommandent dorénavant la prudence en formulant l’hypothèse que le cancer fatal à la receveuse aurait commencé au cours de la vie de la donneuse. Mais que nous révèle surtout cette histoire ? Objectivement, elle témoigne qu’on peut fumer un paquet de cibiches par jour pendant trois décennies et ne présenter aucune anomalie au niveau pulmonaire. Ni apparence ni couleur suspecte. Cela discrédite donc un tantinet les vidéos made in America qui inondent les réseaux sociaux depuis quelques années et qui prétendent illustrer la très grande toxicité du tabac. 
 
Bien entendu, je ne me fais pas l’avocat du diable (quoique..) et je ne soutiens pas que fumer est inoffensif pour la santé. L’objet de cette infolettre n’est pas de nier les méfaits de la cigarette mais d’inciter au discernement quant à son  véritable impact pathogène. L’affaire de Montpellier indique incontestablement que celui-ci est très variable et qu’un être humain n’est pas l’autre. Non seulement l’habitude de fumer ne mène pas automatiquement au cancer, mais cette assuétude n’empêche pas de conserver des poumons parfaitement sains. La donneuse française aux poumons impeccables était encore plus accro que le  putatif porteur américain  de poumons complètement grillés ! Dès lors que cette évidence sera honnêtement admise et que la lucidité sera de retour, on pourra sereinement s’interroger sur  les vraies causes des maladies pulmonaires et sur le poids respectif de ses différents facteurs de risques. Blond ou brun,  le tabac ne condamne pas à  se goudronner les bronches et à les réduire en cendres.

Quelques anecdotes portugaises

La semaine dernière, j’étais au Portugal avec ma femme pour rendre visite à notre deuxième fille qui effectue un stage à Coimbra dans le cadre de ses études, et pour faire un peu de tourisme en sa compagnie. Si ce court séjour m’a valu quelques mésaventures, notamment l’annulation du vol retour et une prolongation involontaire, ses péripéties m’ont également apporté quelques sujets de réflexion  en rapport avec la santé. Je me permets de les partager  ici, en espérant que ces anecdotes vous soient également profitables. 

Burn-out ou dépression ? 

Notre escapade portugaise avait plutôt mal commencé puisqu’une grève du zèle des douaniers bruxellois et une panne des panneaux d’affichage a failli nous faire rater notre avion. Heureusement, nous avons trouvé juste à temps la bonne porte d’embarquement. Dans la file d’attente, je tombe sur une vieille connaissance, un camarade côtoyé il y a près de 40 ans à l’école de journalisme. Il me raconte que sa santé est minée depuis plus d’une année par une maladie très répandue : le burn-out.  Il  a basculé dans cet enfer à force de gérer seul tout un service réclamant au minimum deux employés. Personnellement, je suis très sceptique quant à la réalité de cette nouvelle « maladie du siècle ». Pour moi, le  burn-out  est un simple changement d’étiquette pour désigner la dépression nerveuse et le sentiment d’épuisement qui l’accompagne. On a plaqué un néologisme anglais sur un fléau déjà ancien mais qui explose avec la précarisation et la déshumanisation du travail. Pour preuve, les personnes atteintes par cette épidémie ne sont pas seulement victimes de surmenage : elles vous racontent systématiquement qu’elles sont en conflit avec des collègues ou avec un supérieur hiérarchique. Or le conflit de territoire est l’invariant psychobiologique de la dépression. Quand quelqu’un se sent impuissant à conserver son territoire privé ou professionnel, il va déprimer pour échapper à la pression et ne plus être contraint de lutter. Dans le cas de mon copain de fac, ça s’est encore vérifié : il m’a rapidement confirmé qu’il était en pétard avec sa direction et que cette situation avait eu raison de son énergie et de sa motivation.  Nous n’avons  pas eu le temps de poursuivre la conversation, mais j’espère qu’il a compris l’origine « territoriale » de son mal-être et qu’il pourra bientôt reprendre le boulot sans risque de se cramer.  En m’informant plus avant sur le burn-out, j’ai trouvé un site bien fichu où les difficultés relationnelles sont pointées parmi les causes du syndrome. De plus, les conseils de prévention et de traitement me semblent très pertinents.  Si vous êtes concernés, prenez-en connaissance en cliquant ici  . 

Une saine colère

En arrivant à l’aéroport de Porto,  ma femme et moi  devions prendre livraison d’une voiture de location réservée et payée à l’avance. Et en remplissant le formulaire de réservation sur internet, j’avais bien précisé que le véhicule serait rendu à l’aéroport de Lisbonne. Mais c’était sans compter sur la duplicité du loueur local : au moment de bloquer la caution par carte bancaire, il me prélevait subrepticement 120 € de supplément, qu’une ligne sibylline du contrat prévoyait en cas « d’aller simple ». J’étais censé comprendre que cet alinéa s’appliquait à ma réservation pourtant dûment finalisée. Qu’à cela ne tienne,  pour éviter cette dépense imprévue, j’ai alors  exprimé mon souhait de rendre la voiture à l’endroit d’enlèvement. Mais l’employée  et son boss m’ont affirmé que ce n’était plus possible ! Là, j’avoue avoir pété un câble en m’insurgeant contre cette « arnaque » et cette « escroquerie » de type mafieux. À l’heure qu’il est, le bureau de l’agence doit encore résonner de ma colère rouge. Après coup, ma moitié m’a dit que je n’aurais pas dû  « me mettre dans un état pareil ».  Mais je lui ai répondu que les hôpitaux sont remplis de malades qui se fabriquent des maux par incapacité d’exprimer leurs émotions. Comme le souligne le Dr Julien Drouin, qui en parle dans son livre (voir Néosanté n° 79) et en a d’ailleurs fait le sujet d’une pièce de théâtre, les pathologies les plus sérieuses affectent particulièrement les « superdiplomates » qui s’accommodent de tout, ne s’offusquent de rien et ne font jamais de vagues. Et comme l’a écrit le psychothérapeute Thomas d’Amsembourg, la maladie guette généralement les gens qui veulent être gentils au lieu de rester vrais et fidèles à eux-mêmes. Moi, je ne supporte pas la malhonnêteté et l’abus de pouvoir. C’est comme ça et je trouve très sain de manifester l’indignation qui me monte au nez.  Le grand avantage de la colère, c’est qu’elle est passagère et vous permet d’évacuer le ressentiment au lieu de le laisser vous ronger. Le lendemain, cet épisode était déjà oublié et je n’avais rien somatisé. 

Tous sorciers

À Porto, ma fille a voulu visiter la librairie Lello, une  très vieille et magnifique librairie tout en boiseries et parquets cirés, avec un superbe escalier torsadé menant à l’étage. Ce décor néo-gothique a inspiré l’auteure britannique Joanne K. Rowlings  quand elle enseignait l’anglais  au Portugal et qu’elle écrivait les premiers chapitres  de la saga Harry Potter. Pour intégrer l’école des sorciers, Harry et les autres élèves doivent se procurer leurs manuels dans un commerce de livres qui ressemble beaucoup à la librairie Lello. Ses propriétaires actuels ont flairé le filon et le magasin est devenu une attraction touristique à entrée payante, où se vendent toutes sortes de gadgets « harrypotteriens ». Néanmoins, le lieu a su garder son cachet authentique et sa vocation à séduire les bibliophiles car le billet d’accès peut être transformé en ristourne sur l’achat de bouquins. Mes enfants ont toujours été fans de la série Harry Potter et moi aussi. Ce sont des romans à portée initiatique qui sont riches en messages subtils et en métaphores inspirantes, notamment pour les praticiens de santé globale ! Rappelez-vous : dans sa prime enfance, le petit Harry voit ses parents mourir sous la baguette maléfique du sinistre Voldemort  et il échappe lui-même à la mort au prix d’une cicatrice frontale qui se réveille douloureusement à l’adolescence. Va-t-il céder à ses démons intérieurs ou surmonter cette tragédie qui le tourmente ? Tel est précisément le sujet de cette œuvre décrivant parfaitement comment un drame originel laisse des traces dans le cerveau et peut influencer toute une existence. La genèse des mauvaises vies et des maladies  graves se situe bien souvent dans un conflit périnatal imprimé épigénétiquement sur l’ADN.  La semaine dernière encore, une étude médico-sociale a montré que deux tiers des jeunes délinquants ont subi des maltraitances  précoces. Mais il y a une issue « magique » à la programmation funeste des traumas périnataux : c’est la résilience chère à Boris Cyrulnik,  favorisée par de belles rencontres, par un travail de conscience et par le courage  de faire les bons choix. Harry aurait pu virer Serpentard, il deviendra cependant Griffondor et triomphera du Mal. La passionnante histoire imaginée par JK Rowlings est celle d’une guérison obtenue quand on ne se résigne pas à la fatalité et qu’on fait confiance à sa nature spirituelle profonde. Nous sommes tous des sorciers en puissance !

Des boutons en balance

Le problème des guérisons, c’est qu’elles ne sont pas toujours durables. Si vous « retombez dans le conflit », comme disent les thérapeutes en biologie totale,  vous replongez dans le « mal-a-dit ». Toutes les affections chroniques peuvent être vues comme des oscillations entre des phases de stress actif et des phases de réparation vagotoniques. On  dit alors que le conflit est « en balance ». Petite illustration avec ma fille seconde-née, dont je vous ai déjà raconté qu’elle avait pas mal « dégusté » à l’aube de sa vie. Elle a notamment survécu à un accident de voiture  de sa maman durant la grossesse, choc émotionnel transplacentaire logiquement suivi par une infection à cytomégalovirus. À l’adolescence, cette petite rescapée a souffert d’un acné assez sévère,  dysfonctionnement cutané  qui renvoie à une problématique psychique de dévalorisation et/ou de souillure (Voir le décodage dans Néosanté n° 55). Aujourd’hui, à 24 ans, sa peau est plus ou moins rétablie et est même franchement assainie depuis qu’elle s’est trouvé un amoureux. Mais elle demeure fragile. Le lendemain de l’arrivée de sa mère et moi à Coimbra,  son acné juvénile a récidivé et les boutons ont  fleuri  en grappes sur son joli visage. Stress activé ?  Que du contraire : comme la plupart des symptômes dermatologiques, la poussée acnéique se produit en deuxième phase de la maladie, celle qui traduit l’effort du corps pour effacer les stigmates du conflit actif. C’est très probablement l’éloignement dans une ville inconnue qui a rallumé ce dernier et c’est clairement les retrouvailles avec ses parents qui ont donné le coup d’envoi de la guérison. Pour que celle-ci se pérennise, il faudrait que ma fille comprenne bien que les boutons sont des signes positifs de santé retrouvée et qu’il vaut mieux accompagner le processus avec de l’argile, des huiles végétales et un régime alimentaire approprié plutôt que de le combattre avec des crèmes chimiques. Il faudrait aussi que la deuxième de mes trois filles réalise que son goût pour les séjours à l’étranger et son désir tenace de s’expatrier sont sans doute dictés par un besoin inconscient de fuir ses traumatismes d’enfance. Mais  que partir loin ne va pas forcément  aider à les cicatriser.  Petite merveille,  tu es super belle et tu es la prunelle de nos yeux. Puissent tes boutons balancer définitivement dans la position « off ». 

L’industrie de la maladie

En arrivant à Lisbonne, dernière étape de notre escapade, nous nous sommes procurés un plan de la ville. À mon grand étonnement, j’ai constaté que la capitale du Portugal, deux fois moins peuplée que Bruxelles,  comptait pas moins de sept grands hôpitaux. Et en nous baladant, nous sommes aussi passés devant d’imposantes cliniques même pas mentionnées sur la carte. Visiblement, le business de la santé est florissant dans ce pays pourtant durement frappé par la crise financière. Industrie de la santé ou de la maladie ? En ce mois d’octobre, j’ai justement entrepris de relire les livres d’Ivan Illich, pionnier de la pensée écologiste et auteur du fameux « Némésis médicale ». Dans cet ouvrage qui fit beaucoup de bruit à l’époque, l’intellectuel érudit introduit et développe le concept de « iatrogénèse », autrement dit l’effet pathogène d’un excès de médecine. Multiples exemples à l’appui, il explique que l’interventionnisme médical et pharmaceutique a atteint un stade – nous sommes dans les années 70 –  qui devient contre-productif :  l’abus de médicaments engendre morbidité et mortalité, l’inflation des mutilations chirurgicales augmente le nombre d’handicapés, le dépistage de masse commence à manifester ses méfaits,   si bien que l’espérance de vie en bonne santé se met à décliner dans les pays industrialisés. Illich en arrive à la conclusion dérangeante que les infrastructures et les dépenses de santé sont devenues des indicateurs sanitaires négatifs ! Plus de 40 ans après ce diagnostic, je me suis fait la réflexion qu’il serait grand temps d’en méditer la justesse avant-gardiste. De beaux hôpitaux et des cliniques prospères, ce sont des points de croissance économique mais des signes extérieurs de déglingue sociétale.  Au Portugal comme ailleurs. 

Diabète au petit-déjeuner

Au moment de rejoindre l’aéroport lisboète pour rentrer en Belgique, nous avons été avertis par Brussels Airlines que notre vol était annulé.  Pour  toute explication, on nous a prétendu que les circonstances atmosphériques étaient trop mauvaises pour faire atterrir un avion à Bruxelles. C’est con, car il suffisait de surfer sur un site météo pour constater que le ciel était parfaitement dégagé au-dessus de la capitale belge. La vérité, c’est que le vol était loin d’être plein et que la compagnie aérienne pratique sans doute  l’overbooking à l’envers.   Il revient moins cher  de payer logement, taxis et restaurant aux passagers lésés que de faire voler un avion à moitié vide. Nous avons donc, ma femme et moi, passé une nuit inhabituelle dans un hôtel de luxe, aux frais de la princesse. Le lendemain matin, nous avions le choix entre un petit-déjeuner dit continental (café, croissant et confiture), une formule qualifiée d’américaine (bacon et œufs) et une troisième possibilité présentée comme le « petit-déjeuner santé ».  Au menu ? Des céréales industrielles allégées en sucre et du lait écrémé ! J’en ai bien ri mais je trouve désolant que de tels aliments bénéficient encore d’une telle aura. Dans la revue Néosanté,  notre chroniqueur naturopathe Jean-Brice Thivent vient  justement de terminer une série d’articles  où il raconte notamment comment les corn-flakes du Dr John Kellogg ont envahi les tables occidentales et déclenché ainsi l’épidémie d’obésité. Et dans son nouveau livre (voir « offre de la semaine » ci-dessous), notre collaborateur relate comment ce genre d’erreur alimentaire  conduit au diabète et à d’autres maladies métaboliques. Rappelez-moi d’emporter ces lectures et de les laisser traîner la prochaine fois que je voyagerai avec Brussels Airlines. 

Propagande vaccinale

Condamnés à séjourner un jour de plus à Lisbonne – il y a pire, comme sanction -, nous avons donc re-flâné dans les rues de cette belle ville et profité de son climat estival en plein automne. Nous n’avions plus de bagnole pour rejoindre une plage et nous baigner dans l’Atlantique, mais nous avions déjà lézardé sur le sable et joué dans les vagues vivifiantes les jours précédents. En parcourant la capitale du Portugal, j’ai découvert que la propagande vaccinale y est encore plus intense et abrutissante qu’en France ou en Belgique : sur des panneaux électroniques publics, des messages angoissants avertissent les passants que le retour de la grippe est imminent et qu’il est plus que temps de se vacciner. Les concepteurs du message publicitaire rudimentaire avaient même ajouté quelques virus stylisés pour dramatiser la menace infectieuse. Risible, mais sans doute efficace pour effrayer la populace. En voyant ça, je me suis souvenu que mon confrère Xavier Bazin, éditeur de la revue  Santé Corps Esprit, avait envoyé une lettre sur le thème du vaccin antigrippal le 17 octobre dernier.  Je l’ai retrouvée dans ma boîte mail et je vous invite à la lire en cliquant ici, car  c’est un texte qui, pour être bref, n’en est pas moins percutant et argumenté. Cet antidote au matraquage vaccinaliste saisonnier conclut ces quelques anecdotes ramenées de mon petit périple portugais. J’espère que vous y aurez trouvé diverses informations et notions propices à la santé. Ce soir, je lèverai un verre de vieux porto à la bonne vôtre !
 

Bye bye diabète

Mon papa était gravement diabétique. À la fin sa vie, il continuait à suivre scrupuleusement les conseils diététiques aberrants de son endocrinologue.  Parmi ces injonctions stupides, je me souviens qu’il pouvait manger des fraises, même arrosées de sucre blanc, mais toujours sur une tranche de pain non beurrée.  À l’époque,  il y a 20 ans,  les  (bons) naturopathes étaient déjà au fait des associations alimentaires peu judicieuses, ils connaissaient les notions d’index glycémique et d’index insulinique, et ils ne diabolisaient plus les graisses. Seuls les médecins et les médias classiques se permettaient encore de prodiguer des recommandations complètement dépassées au plan scientifique. Les choses ont-elles beaucoup changé ? J’en doute. Ainsi, je n’ai vu aucun journal francophone, médical ou grand public,  relater le formidable parcours thérapeutique de Tom Watson, le chef du parti travailliste anglais. C’est sur le site LaNutrition.fr que j’ai appris comment cet homme politique britannique avait réussi, en un peu plus d’un an,  à perdre 40 kilos et à inverser son diabète de type 2.  Tom Watson a simplement éliminé le sucre, les aliments ultra-transformés, réduit le pain et  les féculents, suivi un régime low carb, pratiqué le jeûne intermittent et s’est mis à faire du sport.  Il est aujourd’hui complètement guéri et ne prend plus aucun médicament. Élémentaire, mon cher Sherlock ! 
 
Le politicien d’Outre-Manche n’a pas dû aller bien loin pour  trouver la méthode qui l’a tiré d’affaire : c’est à l’Université de Newcastle qu’elle a été conçue par des chercheurs en nutrition. Ceux-ci ont eu l’audace de remettre en cause les dogmes officiels favorables aux glucides et de tester cliniquement un régime hypocalorique strict. Les résultats ont tellement dépassé leurs attentes qu’ils affirment aujourd’hui que le « protocole de Newcastle » permet de normaliser la glycémie de neuf patients sur dix, pourvu que le dysfonctionnement pancréatique ne soit pas trop ancien. Lorsque les troubles remontent à plus de 20 ans, la cure ne fonctionne plus qu’une fois sur dix. Peut-on faire mieux ? Probablement que oui. Dans son centre de santé naturelle, le médecine américain Gabriel Cousens se fait fort de réduire le diabète au silence en 21 jours grâce à unrégime totalement végétalien. L’association canadienne des diabétiques recommande d’ailleurs à ses affiliés de devenir vegan. Pour d’autres naturothérapeutes, c’est le régime cétogène qui offre les plus  belles perspectives de guérison. Plusieurs études montrent que l’alimentation pauvre en hydrates de carbone et riche en lipides de qualité permet de régulariser la glycémie. De son côté, notre consultant-naturopathe Jean-Brice Thivent a mis au point une approche holistique combinant un régime de type paléo-cétogène, le  recours au jeûne, l’activité physique,  le sommeil réparateur,  l’épuration du foie et l’équilibrage de la flore intestinale. Il en détaille les principes dans son nouveau livre « En finir avec le diabète et les maladies métaboliques » que nous venons d’éditer et qui arrivera prochainement en librairie.Mais la grande originalité de sa démarche globale, c’est qu’elle intègre le décodage psychobiologique de la « mal-a-dit » diabétique : comprendre pourquoi on développe ce type de pathologie est un atout supplémentaire de son protocole de guérison en 12 semaines. Et puisque c’est la spécificité de  Néosantéde décrypter le sens des maux,  c’est bien évidemment la partie de l’ouvrage consacrée aux pistes conflictuelles du diabète que nous vous offrons en reproduction dans la revue du mois de novembreChez certains animaux, l’afflux de glucose dans le sang est une manière naturelle de résister au froid et d’hiberner paisiblement grâce à ce système antigel. Or pour l’espèce humaine, la froideur peut prendre bien d’autres formes que la seule rigueur climatique : à méditer et à décoder ! 
 
Reste que de nombreuses guérisons sont obtenues uniquement par le changement d’alimentation conjugué à la (re)mise en mouvement du corps. Le diabète est un fléau contemporain qui peut refluer en remédiant aux deux  défauts majeurs de la vie moderne que sont la sédentarité et la malbouffe.  Le rôle de cette dernière se signale dans les études d’observation ou d’intervention qui isolent l’influence de certaines habitudes alimentaires. Dans notre prochain numéro, notre rubrique « Nutri-infos »  en atteste plutôt  quatre fois qu’une : des recherches ont révélé que la pomme de terre n’était guère diabétogène sauf par abus de frites,  que l’édulcorant sucralose diminuait bel et bien la sensibilité à l’insuline,  que la consommation de noix avait probablement l’effet inverse et, last but not least, que le risque de syndrome métabolique décroissait en proportion de la part accordée aux aliments biologiques dans son assiette. C’est encore un indice indirect que certains pesticides sont de sournois perturbateurs endocriniens . Le mois prochainnous relayerons une autre découverte digne  d’intérêt : selon des chercheurs danois qui ont suivi 100.000 femmes enceintes,   l’incidence du diabète insulino-dépendant chez l’enfant est  fortement corrélé à la consommation de gluten par sa maman ! Les auteurs en concluent que cette maladie n’est pas sans lien avec la construction de l’immunité, la composition du microbiote et la perméabilité intestinale.  Plus que jamais, le diabète fait figure de dommage sanitaire consécutif à l’invention de l’agriculture.  Mais les possibilités de le vaincre n’ont jamais été aussi évidentes.

Trois études biaisées

Lorsqu’ils échafaudent des études scientifiques, leurs auteurs doivent se méfier des « biais de confusion »,  c’est-à-dire des variables qui influencent les résultats sans qu’ils s’en rendent compte et qui leur font rédiger  de mauvaises conclusions.  Sans être un faussaire, un chercheur peut se tromper et tromper de bonne foi s’il ne prend pas en considération  toutes les données qui peuvent fausser sa recherche. Tronquer n’est pas truquer mais c’est quand même duper.  Pour éviter ce qu’on appelle également les «  facteurs confondants », il faut que la méthodologie soit impeccable et que le protocole  de recherche permette de les éliminer ou de les corriger. Le problème, c’est que les dogmes de la médecine classique peuvent  être aveuglants et lui masquer complètement la vue.  Ainsi, son incapacité à admettre le rôle des émotions dans la genèse des affections et son inaptitude à discerner le sens biologique des maladies débouchent fréquemment sur  des travaux qui semblent lui donner raison  mais qui sont entachés d’erreurs d’interprétation. Seuls les praticiens de médecine naturelle et/ou de médecine nouvelle peuvent percevoir les lacunes et repérer les raisonnement erronés.  Pour illustrer mon propos,  voici trois exemples d’études biaisées piochés dans l’actualité médicale de ces derniers mois. 
 
Publiée dans le Journal of American Medicine Association, la première étude a comblé d’aise les mandarins de la médecine officielle qui se sont empressés de lui faire écho dans la presse spécialisée et de rameuter les médias grand public : sur la base des statistiques américaines du cancer, les chercheurs ont découvert que les patients refusant les traitements conventionnels avaient un plus grand risque de mortalité, jusqu’à deux fois plus élevé. Selon cette étude, la  faible adhésion  aux protocoles cancérologiques classiques est la cause principale de cette mortalité accrue puisque les adeptes des médecines douces ne refusant pas de soigner « durement » leur cancer avaient un taux de survie similaire à celui du groupe contrôle. Conclusion apparemment imparable : le recours aux  thérapies complémentaires fait perdre des chances de guérison aux cancéreux qui ne s’en remettent qu’à elles. Il y a pourtant un biais énorme qui saute aux yeux un tant soit peu décillés : ces patients « radicaux » sont forcément des gens peu médicalisés,  qui ne consultent  pas au moindre symptôme et dont la maladie est par conséquent diagnostiquée plus tardivement, avec un degré de gravité plus élevé. À l’inverse, ceux que ne rebutent ni la chirurgie, ni la chimiothérapie ni la radiothérapie sont très certainement des patients qui se font dépister régulièrement et qui se précipitent chez le médecin à la moindre alerte. Ipso facto, ils sont souvent traités pour des tumeurs peu agressives, voire totalement inoffensives. Voilà le vrai motif  de leur plus faible mortalité !
 
Une deuxième recherche biaisée a été présentée en septembre à Toronto, lors du Congrès international sur le  cancer du poumon.  Plus de 600.000 personnes âgées de 50 à 70 ans ont été contactées aux Pays-Bas et en Belgique entre 2003 et 2006 pour répondre à un questionnaire de santé. Trente mille d’entre elles présentaient un risque accru de cancer du poumon et ont été invitées à participer à un dépistage pilote. Seize mille  ont répondu positivement et ont été réparties en deux groupes, fumeurs actifs ou anciens fumeurs : la moitié a bénéficié de dépistage au moyen de quatre scanners à intervalles réguliers tandis que l’autre moitié, le groupe témoin, n’a pas eu de CT-scan. Après 10 ans,  un cancer du poumon a été diagnostiqué chez 443 personnes du groupe dépisté alors que dans le groupe témoin, 394 personnes ont déclaré un cancer du poumon, généralement à la suite de plaintes. Surtout, dans le groupe non dépisté, près de 50% des patients se trouvaient dans une phase incurable, contre 10% seulement dans le groupe dépisté qui a compté environ 26% de décès en moins. Conclusion logique : il faut généraliser un dépistage précoce du cancer pulmonaire chez les fumeurs et les anciens fumeurs. C’est oublier un peu vite que cette pathologie est très hautement létale (seulement 16% de survie à 5 ans) et donc que les avantages du dépistage constituent un mirage particulièrement trompeur. C’est parce que les malades dépistés  atteignent plus nombreux le cap des cinq années que la thérapie classique est jugée opérante, et non en raison de son efficacité réelle. Mais au-delà de ce mensonge récurrent, il y a un facteur confondant que les chercheurs ont superbement ignoré, à savoir l’effet nocebo. Dans le groupe dépisté, les radiologues ont observé des petites tumeurs récentes et ont sans doute tenu des propos rassurants sur les chances d’en guérir. Dans le groupe non dépisté, les tumeurs étaient déjà plus avancées  et les médecins ont très probablement infligé aux patients ce que le Dr Hamer appelait un « conflit du diagnostic » : le choc d’apprendre qu’on est atteint d’un mal incurable et  qu’on  va sûrement y passer. Comme c’est précisément ce type de peur qui se somatise dans les poumons, il est tout à fait normal d’enregistrer plus de décès chez les non-dépistés. Mais cela n’a rien à voir avec une quelconque vertu du suivi médical ! Ce que cette étude révèle,  ce n’est pas le bénéfice du dépistage mais le danger d’encaisser un diagnostic brutal et un pronostic pessimiste. 
 
Troisième exemple d’affirmation hâtive qui ne résiste pas à l’examen : en analysant 71 études sur les effets de l’aspirine, des chercheurs de l’Université de Cardiff (Royaume-Uni) ont découvert qu’elle aurait des effets insoupçonnés sur le cancer.  Plus précisément,  ils ont trouvé que la prise régulière d’acide acétylsalicylique allait de pair avec une réduction de 25% du nombre de décès par cancer du côlon, de 20% par cancer du sein et de 15%  dans le cas de cancers de la prostate.  Les auteurs ont ajouté qu’il existait des preuves d’une diminution significative du risque de dissémination métastasique pour ces trois cancers, et même des preuves en faveur d’une réduction de la mortalité dans tous les types de maladies cancéreuses. À vos tubes d’aspirine pour repousser le crabe   ? Minute papillon. Comme tous les travaux d’observation, celui-ci ne certifie nullement une relation de cause à effet. Si l’aspirine semble prévenir le cancer, c’est peut-être pour une raison totalement étrangère à son principe actif. Par exemple, on pourrait imaginer que les bénéficiaires d’une meilleure espérance de vie sont des adeptes de l’automédication qui fuient les médecins et se contentent volontiers d’un cachet en vente libre pour traiter leurs troubles de santé. Le médicament serait alors le marqueur d’une certaine insouciance ou d’une méfiance salutaire envers la corporation médicale. Mais pour ma part, je penche pour une toute autre explication : les effets anticancéreux de la fièvre ! Il faut effectivement savoir que l’élévation de la température interne n’est  pas uniquement la réaction naturelle d’un organisme sain confronté à une maladie infectieuse. C’est peut-être aussi une tactique automatique du corps pour résorber les proliférations cancéreuses. De nombreux patients rapportent avoir ressenti des états grippaux aux premiers stades de leur maladie. La fébrilité est un symptôme survenant notamment chez deux tiers  des porteurs de cancers bronchiques. On n’a pas la preuve qu’il s’agit d’un mécanisme de défense, mais des indices en ce sens ont été fournis dans les années 70  par  un certain James M. Larkin, médecin et chercheur américain. En soumettant des malades à une hyperthermie de 42°C, il a pu  réduire de moitié le volume de leurs tumeurs. Nous avons résumé son étude clinique dans notre dossier sur la « fièvre guérisseuse » (Néosanté N°62)  et vous pouvez la lire (en anglais) en cliquant ici. Depuis lors, d’autres équipes ont mis en évidence le potentiel anticancéreux de l’hyperthermie. Or réfléchissons un peu : qui est tenté de prendre de l’aspirine, sinon celui qui se sent fiévreux ? Si ça se trouve, ce n’est pas l’antipyrétique qui éloigne le cancer, mais bien la fièvre que le médicament va malheureusement faire baisser !  La science confond fréquemment les causes et les conséquences et ce ne serait pas étonnant que pareille méprise se soit produite à Cardiff. D’ailleurs, un article récent publié dans le New England Journal of Medicine est venu infirmer tout ce qu’on pensait de positif sur l’aspirine : non seulement son utilisation  ne diminue pas  la mortalité toutes causes, mais son usage régulier semble entraîner une surmortalité par cancer, du moins chez le sujet âgé. Échec et mat pour ce médoc si populaire ? À la différence des trois études citées plus haut, celle-ci est un  essai clinique de vaste ampleur mené contre placebo avec plus de 19.000 participants suivis pendant 5 ans.  Ses conclusions sont donc bien  plus crédibles que celles d’études épidémiologiques  souvent parasitées par  les facteurs confondants. Il ne faut pas prendre ces dernières pour argent comptant, surtout quand les biais peuvent rapporter des tas de billets à Big Pharma.

Les programmes de mort

Il y a quelques mois, un étudiant et deux policières ont péri dans un attentat terroriste commis à Liège, en Belgique. En lisant dans la presse le portrait  des victimes, j’ai été frappé par le parcours des deux agentes de police.  La première avait déjà vécu un drame personnel il y a une dizaine d’années, lorsque le père de ses enfants, un commissaire,  s’était suicidé. Leurs deux filles sont désormais orphelines. La deuxième policière avait également donné naissance à deux enfants, mais l’un des deux était décédé d’un accident de la route il y a tout juste dix ans. Voilà donc deux femmes tragiquement endeuillées à la même époque et qui, une décennie plus tard, perdent à leur tour la vie en croisant le chemin d’un assassin islamiste. Peut-on décemment parler d’une coïncidence, d’un sinistre clin d’œil du hasard ? Personnellement, j’y vois plutôt la présence de ce que le Dr Claude Sabbah, dans son enseignement de biologie totale,  appelait « les programmes de mort ». A l’instar des maladies, les accidents et les événements dramatiques sont en effet « programmés » dans le subconscient. Ils n’arrivent pas fortuitement car ils sont des solutions de survie crées ou attirées par le cerveau, cet ange gardien qui nous habite. 
 
La mort, une solution de survie ?  C’est évidemment absurde mais ça ne l’est  qu’en apparence car notre ordinateur cérébral ne se trompe jamais : il y a toujours un sens biologique à mourir à ce moment-là, dans ces circonstances-là. Toute famille pourrait  citer le nom d’un aïeul ou d’une aïeule qui est parti(e) juste après l’arrivée d’un petit-enfant ou d’un arrière-petit-enfant, comme si cette assurance de descendance constituait un bon de sortie. Il est dans l’ordre naturel et cyclique des choses que les anciens cèdent la place aux nouvelles générations. Chez l’être humain comme chez les animaux, le clan et l’espèce priment sur les individus. Mais quid des morts prématurées, accidentelles ou criminelles ? Aussi insensées qu’elles paraissent, elles répondent aussi à une logique de vie, sauf que celle-ci se niche dans l’histoire familiale : quand une personne meurt trop jeune, vous pouvez être sûr qu’un de ses ascendants doit la vie à la mort de quelqu’un d’autre. Prenons l’exemple extrême, que j’ai lu quelque part,  d’une femme battue qui tue son mari alors qu’elle est enceinte: quand il viendra au monde, l’enfant aura intégré dans son inconscient qu’il ne serait pas là sans le crime commis par sa mère. Avec les coups sur le ventre, c’était la fausse couche assurée.  Son équation sera donc  MORT = VIE. Et  plus tard, comme par hasard,  un  de ses descendants portant le même prénom va passer toute son existence à flirter avec la mort (drogues, excès de vitesse, sports dangereux…) pour se sentir vivant. Le choix d’un métier risqué, comme celui de policier, peut aussi s’éclairer à la lueur d’un vécu périnatal ou parental ayant programmé l’association funeste entre mort et vie. 
 
Parfois, cette programmation peut prendre une tournure particulièrement impressionnante. Connaissez-vous Kathleen Folbigg, la « femme la plus haïe d’Australie » ?  En 2003, cette mère de famille a été condamnée à 40 ans de prison pour le meurtre de ses quatre enfants. Or la tueuse en série n’en est peut-être pas une : elle va probablement bénéficier d’une révision de son procès au cours duquel des experts médico-légaux de la défense entendent démontrer que les deux premiers enfants sont morts du  syndrome de la mort subite, le troisième d’une crise d’épilepsie et le quatrième d’une myocardite. Quadruple matricide ou pas, Kathleen Folbigg est la fille d’un homme qui avait assassiné sa femme à coups de couteau devant ses yeux. Alors âgée de 2 ans, elle avait été confiée à des parents d’accueil. Que les quatre bébés soient décédés naturellement ou non,  il tombe sous le sens qu’ils seraient toujours de ce monde si leur maman n’avait pas subi un tel traumatisme dans sa propre enfance. Mais si elle est innocente, ça voudrait dire que le « programme de mort » s’est accompli autrement, par maladie interposée.   Inconcevable ? Vous serez peut-être moins sceptique quand vous aurez lu ce qui suit : des chirurgiens américains viennent de rapporter que quatre de leurs patientes ont déclaré un cancer du sein après avoir bénéficié d’une transplantation d’organes… de la même donneuse, laquelle n’était pas  diagnostiquée cancéreuse avant de trépasser. Cette histoire  à peine croyable  a fait l’objet d’un article publié dansl’American Journal of Transplantation que vous pouvez lire (en anglais) en cliquant ici.
 
Bien sûr, les médecins se sont empressés de fournir une explication purement matérialiste à ce phénomène étrange. Selon eux, la donneuse d’organes était sans doute porteuse de « micrométastases » qui se sont disséminées ensuite chez les receveuses. C’est nouveau, ça vient de sortir ! Après le mythe des cellules cancéreuses nageant dans le sang ou la lymphe pour  transmigrer ailleurs, il y a aurait donc des métastases invisibles échappant aux radars et capables de proliférer à distance de leur lieu d’arrivée. Imaginons un  instant que cette hypothèse ne soit pas un conte à dormir debout : ça voudrait dire que la transplantation est une roulette russe et qu’il faudrait d’urgence mettre un terme aux transfusions sanguines, beaucoup trop dangereuses car potentiellement cancérigènes !  Pour moi, cette étude de cas illustre beaucoup plus certainement la réalité des  mémoires cellulaires et des « programmes de mort » à l’origine de maladies  graves comme le sida ou certains cancers. Avec son foie et ses reins, la donneuse a  transmis des données de son passé gravées épigénétiquement sur son ADN. Et comme les  personnes transplantées sont privées d’immunité par traitement médicamenteux pour supporter la greffe, elles doivent littéralement changer d’identité  (l’identité est à l’esprit ce que l’immunité est au corps) pour espérer survivre à l’opération. Chez une des quatre patientes, il a suffi de retirer l’organe et de restaurer les défenses immunitaires pour que la tumeur mammaire s’évanouisse : n’est-ce pas la preuve que ce cancer du sein n’était pas le sien, que ce n’était pas son programme conflictuel ? 
 
Au lieu de s’inventer de nouvelles menaces microscopiques, la médecine ferait beaucoup mieux de s’intéresser à la psychogénéalogie, cette discipline qui permet précisément de repérer les répétitions transgénérationelles, de soulever des secrets de familles et de désactiver ce qu’Anne Ancelin Schützenberger appelait « la loyauté aux ancêtres ». La psychogénéalogie fait partie intégrante du décodage biologique des maladies, c’est un outil thérapeutique qui permet d’aller plus en profondeur et d’identifier la source familiale des problèmes de santé. Et c’est bien pourquoi nous en parlons souvent dans la revue Néosanté. Bientôt, nous allons commémorer le premier anniversaire de la disparition d’Anne Ancelin en publiant un article retraçant son parcours et ses grandes découvertes. À l’occasion de la réédition de son livre « L’intégration transgénérationnelle », nous irons  aussi à la rencontre de Thierry Gaillard, grand explorateur de ces «  histoires qui hantent le présent ». Dans le numéro d’octobre, c’est le Dr Eduard Van  den Bogaert et son épouse Judith que nous avons interviewés : ils ont mis au point une « méthode-minute » qui permet de dessiner rapidement son arbre généalogique et d’en tirer plein d’enseignements, même et surtout si le croquis est mal foutu par manque d’informations. Ce qu’on ne sait pas sur ses aïeux ou ses collatéraux, c’est déjà une info ! Et c’est dans cette zone d’ombre que peuvent roder les programmes de mort qui nous téléguident en se déguisant en destin.

Octobre noir  et cachoterie de Lyme

C’est reparti : Octobre Rose, le grand festival  annuel de désinformation sur le cancer du sein et son dépistage, bat déjà son plein dans les médias.  Comme chaque année, la propagande de masse orchestrée par les autorités et l’industrie va faire croire  aux femmes qu’il est sain de se faire régulièrement radiographier la poitrine afin d’y déceler des tumeurs naissantes. Or c’est  rigoureusement faux : la mammographie n’a aucun impact positif sur la mortalité globale, ni même sur celle des cancers mammaires, et elle génère au contraire un surdiagnostic  aux effets très négatifs. Des millions de femmes sont mutilées et/ou subissent des  traitements lourds  inutiles car la plupart des nodules cancéreux détectés seraient demeurés inoffensifs. En sept années d’existence, la revue Néosanté vous a amplement décrit les ravages du dépistage en général et ceux du mammotest en particulier. Fallait-il remettre le couvert et à nouveau tenter de faire barrage au flot de fake-news dont nous arrose Octobre Rose ?  Je me posais la question quand j’ai reçu la newsletter du « Docteurdu16 »,  un médecin français qui anime le blog « De la médecine générale, seulement de la médecine générale ».   Je ne connais pas son identité, je sais seulement qu’il est généraliste dans le  département 78, mais ça fait longtemps que je suis les écrits de ce toubib blogueur et que j’apprécie son franc-parler solidement argumenté. Quand il émet des critiques sur certaines pratiques médicales,  c’est toujours en citant des sources scientifiques et en donnant des références de livres et de sites permettant d’en vérifier le bien-fondé. 
 
Justement, le Docteur du 16 vient de se fendre d’un billet percutant qui est une sorte de bref inventaire d’arguments-chocs et qui est assorti de liens menant à des documents accablants pour ce qu’il appelle « Octobre noir ». Pour toutes celles (et tous ceux) qui cherchent la vérité et ne veulent plus se laisser manipuler,  c’est un excellent début de désintox et un bon point de départ vers des informations honnêtes. Si vous suivez tous les liens de ce billet (cliquez ici pour y accéder) , vous posséderez l’antidote aux publicités mensongères et vous pourrez sereinement dire « no mammo » en connaissance de cause. Certains textes ont  déjà quelques années mais ils n’ont rien perdu en pertinence. Vous n’avez pas le temps de consulter ces sources ? Je vous recommande encore et toujours la vidéo de 8 minutes réalisée par des médecins « dissidents » et  figurant en page d’accueil du site Cancer rose . Rien de tel que ce mélange d’humour et de pédagogie pour démasquer le discours officiel et prendre rapidement conscience des faits réels  plaidant en défaveur de la mammographie. Vous arrivez à l’âge du dépistage et vous avez un peu plus de temps pour vous forger une opinion éclairée ? Je vous recommande alors la « foire aux questions » publiée en 2016 et actualisée par le Dr Dominique Dupagne. Tout en restant très mesuré dans ses propos, cet autre médecin blogueur et chroniqueur à France Inter démystifie magistralement les prétendus avantages du dépistage organisé. Cliquez ici pour parcourir cette FAQ à laquelle on ne peut qu’ajouter une chose : CQFD ! 
 
 Outre la vague rose annuelle, il y a une autre déferlante de fausses nouvelles qui a repris vigueur en  ce  début d’automne. Je fais bien sûr allusion à la pseudo-épidémie de Lyme chronique, dont on nous rebat régulièrement les oreilles.  Cette fois-ci, sa plus illustre lobbyiste, l’ex-malade et naturopathe (?) Judith Albertat, nous gratifie d’une « lettre ouverte » de 20 pages censée confirmer la réalité d’une invasion de tiques et d’une explosion des infections à borrélies.  Rien de bien neuf dans ce document  complaisamment relayé par mes confrèresd’Alerte santé : l’ancienne pilote d’avion ne fait que survoler le sujet et se dispense comme de coutume de références sérieuses pour affirmer que les borrélioses silencieuses sont en pleine expansion. Tout en vouant un culte aux « Lyme Doctors »  classiques  et en s’étant soignée elle-même à grand renfort d’antibiotiques, la passionaria des Borrélia promeut désormais les  médecines naturelles  et  les approches thérapeutiques holistiques : où est la logique ? Quand bien même Mme Albertat réhabilite la notion de terrain, découvre l’importance du microbiote et se rallie à l’hypothèse toxique, elle persiste dans l’alarmisme microbiste dont elle a fait son fond de commerce. Mais je ne vais pas me fatiguer à commenter cette lettre ouverte qui mérite pour moi d’être prestement refermée. Je vous laisse juge (vous pouvez la lire en cliquant ici et je vais seulement   en épingler un passage un tantinet intéressant, celui où Judith Albertat écrit que : « Nous sommes tous porteurs de la maladie de Lyme ! ». Enfin, non, ça c’est la citation tronquée reprise par le diffuseur de la lettre pour en faire une accroche publicitaire et appâter le lecteur. La phrase exacte est la suivante : « Nous sommes probablement tous, sur terre, peu ou prou porteurs de ces borrélies ».Comme quoi, il suffit de changer quelques mots pour faire dire à quelqu’un ce qu’il ne dit pas et transformer une vérité en mensonge  éhonté…
 
La vérité, c’est celle que ne veulent pas  voir  les activistes du Lyme chronique ni leurs adversaires académiques unis dans le même aveuglement pasteurien  : quel que soit le contexte environnemental, il n’y a pas de lien causal entre la présence de la bactérie Borrélia dans un corps humain et une affection quelconque. Dans sa lettre, Judith Albertat avance que 90% de la population mondiale est porteuse du germe vieux de 300 millions d’années. C’est aussi le pourcentage brandi par l’inénarrable Luc Montagnier, l’inventeur impénitent de nouvelles pathologies très lucratives. Mais pourquoi pas 100% ? Qu’est-ce qui les retient de viser plus haut et d’admettre cette éventualité ? J’ai ma petite idée.  Parmi les tests de dépistage plus sensibles réclamés par les activistes de Lyme, il y a celui de la « goutte épaisse », une méthode qui consiste à tenter de repérer la microbe à l’œil nu, sous un microscope, à partir d’un peu de sang. Or cette technique, couramment employée en Allemagne, a fait l’objet d’une  discrète expérience menée  en 2016 à Garches dans le service du Pr  Christian Perronne, le « pape » français du Lyme chronique. Mené par la microbiologiste Muriel Vayssier-Taussat, directrice de recherche à l’INRA et grande spécialiste des tiques,  l’essai de laboratoire a été raconté par cette dernière au magazine Le Point. Je vous laisse lire tranquillement l’article en cliquant ici car il vaut son pesant de cacahuètes. Ça y est, vous  avez lu ? Oui, vous avez bien lu : pour cette expérimentation, les scientifiques ont eu le bon sens d’observer le sang de personnes diagnostiquées et celui de personnes en bonne santé. Résultat inattendu : tous les participants, malades ou non, se sont révélés positifs à la bactérie ! Dans 100% des prélèvements, le microscope a permis de voir de petits serpents spiralés , la forme typique d’une borrélie,  sortir des cellules sanguines et se dégourdir gaiement les anneaux.  On comprend que le professeur Perronne n’ait pas cru bon de relater cet épisode dans son livre « La vérité sur la maladie de Lyme », pourtant publié postérieurement.  
 
Car  elle signifie quoi, cette étude soigneusement  gardée sous le boisseau ?   Elle est la démonstration que corrélation  ne fait pas causalité et que Béchamp et Bernard avaient raison contre Pasteur. Ce que les chercheurs ont très probablement vu, ce sont les fameux  mycrozymas identifiés par le premier nommé, c’est-à-dire des particules endogènes et polymorphiques qui adoptent une apparence changeante, tantôt bactérienne ou tantôt virale,  en fonction du terrain de l’hôte, et notamment de son équilibre acido-basique. Elles ne causent pas les maladies, elles en sont les révélateurs, les signaux avertisseurs, voire les auxiliaires guérisseurs si l’on adhère à la naturopathie authentique et/ou à la médecine nouvelle du Dr Hamer. À elle seule, la présence d’une bactérie, d’un virus ou d’un champignon ne veut strictement rien dire sur la santé d’un individu et l’infectiologie est une patascience quand elle fait d’un agent infectieux un criminel à abattre. On savait déjà qu’une majorité d’entre nous se balade avec la  terrible bactérie H. Pilory dans le ventre sans s’ulcérer l’estomac pour autant. On sait à présent que 80 à 90% des humains  hébergent le méchant virus Esptein-Barr  sans souffrir des nombreuses maladies auquel il est associé.  On a également oublié que 95% des enfants abritaient naguère le  terrifiant virus de la poliomyélite et que seule une infime minorité était frappée de paralysie. Tout le monde se trimbale avec  Candida albicans  dans les intestins sans nécessairement contracter la candidose ;  et tout le monde – si l’on en juge par l’expérience de Garches –  tolère dans son sang le spirochète tenu pour responsable de la borréliose de Lyme,   version aiguë ou version chronique. C’est pas bientôt fini, la parano antimicrobienne ? Il serait temps d’arrêter de chercher les petites bêtes (si c’était vital, l’œil humain les verrait sans lentilles)  et de changer de vision sur la genèse des maladies. Vous connaissez la nôtre, je ne vous fais plus un dessin.

Le grand écart du Dr Khayat

Avec une semaine de recul, je n’ai pas changé d’avis:  la conversion « psychosomatique » du célèbre cancérologue David Khayat pourrait faire date, conduire à une (r)évolution historique de la médecine et la propulser vers un nouveau paradigme. Qu’un des plus grands médecins du cancer affirme désormais sa conviction intime que cette maladie peut  résulter d’un choc psycho-émotionnel, c’est déjà une rude secousse pour la science oncologique classique. Si ce même spécialiste suggère de surcroît que la vision conventionnelle de la maladie est dépassée et obsolète, c’est un véritable séisme qui est en train de se produire. Or c’est exactement ce que fait le toubib-vedette de feu Johnny Hallyday :  lors de ses apparitions télévisées, il ébranle les dogmes et expose des preuves que la compréhension actuelle du cancer ne tient absolument pas debout !  Visionnez par exemple, en cliquant ici, sa récente prestation devant les caméras de France 5. Vous verrez qu’à plusieurs moments,  le Dr Khayat présente le cancer sous un angle très différent de celui qu’on montre généralement.  Le méchant crabe aux pinces cruelles est en réalité un prodige de créativité et d’intelligence !

En atteste notamment le mécanisme d’angiogénèse, que le cancérologue résume très rapidement. Ce mot savant désigne le processus par lequel une tumeur naissante se vascularise progressivement pour assurer son approvisionnement en sang frais, en oxygène et en éléments nutritifs. Si elle ne le faisait pas, elle ne serait qu’un amas de cellules incapables de survivre et de prospérer. Les nouveaux vaisseaux sanguins lui permettent de fonctionner comme un véritable organe et non comme une excroissance tissulaire anormale.  Ce processus physiologique est d’ailleurs identique à celui qui se produit chez l’embryon après la conception : c’est bien la preuve qu’il n’est pas anarchique ni désordonné, sinon le développement embryonnaire devrait également être qualifié de la sorte ! Ce qui est vrai, c’est que la prolifération cancéreuse peut être assimilée à un corps étranger que certaines composantes du système immunitaire cherchent à éliminer. Mais justement, c’est aussi un corps étranger que l’hôte finit par accepter et tolérer, tout comme une femme enceinte accepte d’héberger  un œuf composé pour moitié d’un ADN qui n’est pas le sien. Comme le souligne très bien David Khayat, ce sont les mêmes molécules endocrines qui interviennent dans la nidification utérine et dans l’éclosion des cancers. Elles ont pour fonction de désactiver partiellement l’immunité et de permettre  au « soi » d’abriter du « non soi » en son sein. On peut donc dire que la formation d’une tumeur est semblable à celle d’un petit  être humain dans un ventre féminin : dans les deux cas, tout se passe comme si la tolérance était planifiée d’avance. « C’est de la vie que nous combattons », s’exclame avec lucidité le cancérologue. On applaudit sa prise de conscience, mais on lui fera remarquer que le parallèle entre  embryogenèse et  cancérogenèse a déjà été fait maintes fois dans les pages de Néosanté, entre autres sous les plumes du Dr Eduard Van den Bogaert et du Dr Olivier Soulier.  

Ne tirons cependant pas sur le pianiste qui découvre la partition. Non content d’apercevoir une logique vitale dans le processus cancéreux, le Dr Khayat a le mérite de bouter le feu à deux préjugés bien ancrés dans sa discipline médicale. Le premier d’entre eux consiste à nier que le stress soit cancérigène parce que les événements stressants sont très minoritairement  suivis de la maladie. Ben oui, et alors ? Ce que les études montrent, ce n’est pas tant le caractère pathogène des chocs existentiels en tant que tels – elles sont à cet égard contradictoires et peu concluantes – mais bien leur impact émotionnel : lorsqu’un individu est socialement isolé et/ou qu’il est doté d’une personnalité introvertie, il court beaucoup plus de risque de déclencher un cancer et d’en mourir. En d’autres mots, c’est la façon de ressentir les événements et de gérer les émotions qui président à leur somatisation, et c’est exactement ce qu’a découvert le Dr Hamer au siècle dernier. Grâce à Khayat, on peut espérer que la science médicale cherche dorénavant les clés perdues  dans la pénombre, là où elles sont,  et non au pied du réverbère. Le deuxième a priori que le professeur propose d’abandonner, c’est celui de la linéarité oncogénétique. La doxa actuelle veut que les cellules cancéreuses se multiplient linéairement, à un rythme régulier répondant aux principes de l’arithmétique. Or ce n’est pas vrai : la cancérisation peut très bien être non-linéaire, c’est-à-dire progresser de façon irrégulière,  à cadence très variable, lente ou fulgurante. Comme le note très justement Khayat, nous avons tous en nous des cancers débutants qui ne vont pas dégénérer. Inversement,  il est  prouvé que des tumeurs peuvent atteindre un stade invasif quelques mois seulement après un dépistage négatif. La théorie officielle d’une pathologie progressant à bas bruit pendant des décennies est bonne pour la poubelle.

Ce qui est  dommage, c‘est que l’auteur de « Vous n’aurez plus peur du cancer » a visiblement peur de faire le ménage. Sur le plateau de « C’est à vous », Il parvient dans la même minute à contester l’évolution linéaire du cancer et à prétendre qu’une tumeur mammaire met 25 ans à se développer ! Que cette contradiction cocasse ne saute pas aux oreilles de la journaliste est assez pathétique car tout le monde peut se rendre compte de l’incohérence des propos tenus. Dans cette même émission, le déroutant David Khayat parvient également à décrire le cancer comme un escadron de la mort et, l’instant d’après, comme une manifestation de la vie : faudrait choisir, non ? De toute évidence, le chouchou des médias navigue à hue et à dia, est assis entre deux chaises et ne parvient pas encore à intégrer ce qu’il a compris. Il voit bien que la terre est ronde mais s’entête toujours à la considérer comme plate. Il est aux prises avec ce que les psychologues appellent la « dissonance cognitive », autrement dit la tension interne entre des pensées incompatibles. Il perçoit bien que ses croyances anciennes sont fausses mais n’ose pas encore se l’avouer et l’avouer urbi et orbi. C’est trop dur d’admettre 43 années d’égarement.  Par compassion, nous aimerions lui faire lire le  mensuel Néosanté  d’octobre 2017, un numéro dans lequel le Dr Robert Guinée dressait l’inventaire des failles et des absurdités de la cancérologie contemporaine. La lecture de ce seul dossier pourrait l’aider à se libérer définitivement de connaissances caduques.  Mais faisons confiance au temps : tout comme son équivalent corporel, le grand écart intellectuel est intenable dans la durée. On ne peut pas rester crédible en continuant à proclamer une chose et son contraire. S’il est une solution de survie, le cancer n’est pas à traiter en meurtrier. Si sa causalité est émotionnelle, ses facteurs de risques ne sont pas si délétères qu’on le dit. Les approches préventives et curatives doivent être complètement revues. David Khayat est à la croisée des chemins et je suis confiant qu’il va prendre le bon. Avec lui, le rôle de l’esprit arrive enfin dans la lumière. Le plus réputé des cancérologues français déclare désormais que les émotions, « ça joue avant,pendant et après » le cancer. Et il martèle que cette maladie prospère lorsque la tristesse et le désespoir se conjuguent à la solitude. L’ère du déni s’achève et les sorties médiatiques du Dr Khayat en sonnent le glas. Vivement la suite !

Une date historique ?

La vie est amusante. Avant-hier matin, je reçois un message un peu déprimant de Joseph Stutz, fidèle abonné de Néosanté mais surtout auteur  d’un petit livre formidable (« Être bien »)dont je vous ai déjà dit beaucoup de bien.  Dans ce courriel, l’écrivain  suisse me met en copie un extrait du magazine Ma Santé, qui est un peu le Test-achatsou le 60 Millions de consommateursde nos amis helvètes. Dans cet article intitulé « Stress & cancer : la fin d’un mythe », le journaliste conteste qu’il y ait le moindre lien, et certainement pas causal, entre le stress et le cancer, une maladie dont il attribue la cause à « la faute à pas de chance » (sic). Pour lui, le cancer n’a rien de psychosomatique, le stress n’en est pas un facteur déclenchant ni même aggravant, et la pensée positive ne peut nullement aider à en guérir. Tout ça relève de la croyance populaire et de la rumeur, circulez il n’y a rien à voir ! À sa décharge,  le plumitif n’a pas sucé ces sottises de son pouce car pour appuyer  son argumentaire démythifiant, il cite deux pontes de la cancérologie helvétique, l’un président de la fondation Recherche Suisse contre le Cancer et l’autre présidente de la Société suisse de psycho-oncologie. Ces deux sommités nient formellement que le psychisme puisse avoir la moindre influence sur les cellules cancéreuses. Tout juste admettent-elles que des individus stressés peuvent se fabriquer une tumeur en fumant, buvant et bâfrant davantage. Le reste ne serait que spéculations scientifiquement infondées. 

Dans son mail, Joseph Stutz me suggère de réagir vigoureusement à cet article.  Mais c’est plutôt le découragement que sa lecture m’inspire et qui me plombe mon lundi matin.  Faudrait-il encore remettre l’ouvrage sur le métier ? Faudrait-il encore contester la vision officielle du cancer et tenter de la faire évoluer ? N’ai-je pas déjà maintes fois abordé ce sujet dans mon infolettre hebdomadaire et dans la revue  Néosanté ? Cette dernière n’a-t-elle pas publié des dizaines de dossiers et d’interviews de médecins et chercheurs montrant au contraire les liens étroits entre le stress et le cancer ? Faudrait-il à nouveau préciser que  toutes ces personnalités interrogées dans notre mensuel  ont été précédées par d’illustres figures de la médecine comme le psychanalyste Georg Groddeck, le neurobiologiste Henri Laborit, le Dr Michel Moirot ou le Dr Ryke Geerd Hamer ? Et devrais-je signaler une nouvelle fois que le Dr David Khayat, le célébrissime cancérologue français, est aujourd’hui de nôtre côté puisqu’il est convaincu du lien entre les émotions négatives et l’apparition du cancer ? Dans la nuit de lundi à mardi,  je me suis réveillé plusieurs fois en me demandant si je devais remonter au front  et attaquer ce pitoyable torchon de désinformation Made in Switzerland. En me levant, je me posais encore la question. Mais en arrivant au bureau mardi matin, une sacrée surprise m’attendait ! Dans ma boîte de réception, j’ai  en effet trouvé la dernière newsletter du Dr Julien Drouin, ce médecin marseillais que nous avons déjà interviewé deux fois (Néosanté n° 60, Néosanté n° 79), dont nous avons aussi publié plusieurs textes,  et qui a été radié pour avoir affirmé publiquement la relation étroite entre le cancer et le vécu émotionnel et préconisé des approches thérapeutiques différentes. Dans son infolettre d’hier, Julien s’enthousiasmait justement d’avoir entendu le Pr Khayat la veille au micro de la radio RTL ! J’adore ces signes de l’univers qui se déguisent en coïncidences pour nous fournir une aide providentielle. En l’occurrence, je n’avais plus besoin de me mettre martel en tête puisque le cancérologue parisien a apporté le plus cinglant des démentis au magazine Ma Santé : pour lui, il ne fait plus de doute que le stress et le cancer sont aussi indissociables que le corps et l’esprit ! 

Ce n’est pas la première fois, disais-je,  que David Khayat tient de pareils propos. Il y a deux ans, dans les pages du  magazine Psychologies, l’auteur des « Chemins de l’espoir » avait déjà déclaré ceci : « En tant que cancérologue et homme de science, je vous dirais qu’à ce jour, aucun lien entre stress et cancer n’est démontré. Il faut donc persévérer et mettre en place de vraies études, sérieuses, contrôlées. Mais en tant qu’honnête homme, je vous dirais aussi que, après avoir accompagné pendant 35 ans des milliers de personnes, je n’ai pu m’empêcher de constater l’existence d’un drame psychologique dans les années qui précédaient l’apparition d’un cancer chez la plupart de mes patients ». En réalité, ces lignes étaient déjà écrites dans le livre « Prévenir le cancer : ça dépend aussi de vous »que le professeur a publié en 2014. Depuis lors,  le chef du service d’oncologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ne s’est pas renié et a confirmé plusieurs fois sa « conversion » à l’hypothèse psychosomatique sur la genèse du cancer. Aujourd’hui, Khayat achève son chemin de Damas et il publie un nouveau livre intitulé « L’enquête vérité. Vous n’aurez plus jamais peur du cancer »,  dans lequel il étaie son intuition par des références d’études scientifiques. Dans ce nouvel opus qui lui a valu les honneurs matinaux d’RTL, le médecin des stars et star lui-même expose en effet les fruits de ce qu’il appelle une enquête : il s’est plongé dans la littérature médicale et il y a trouvé quantité de données montrant que le stress et la détresse psycho-émotionnelle favorisent bel et bien le cancer. Non seulement les chocs psychiques le favorisent, mais ils en sont les  éléments déclencheurs ! Ce qui est assez curieux, c’est que le distingué professeur ne confesse pas s’être trompé il y a quatre ans en déplorant un manque de preuves sérieuses.  S’il avait lu Néosanté et lu les livres qui y étaient présentés (ceux d’Yvane Wiart et de Gustave-Nicolas Fischer, notamment), il aurait vu que les recherches probantes étaient déjà bien là, disponibles, nombreuses et plus anciennes que son avant-dernier bouquin.   Mais soit. Il est déjà très réjouissant que le plus célèbre cancérologue de France ait « viré sa cuti » et qu’il invite aujourd’hui les gens à ne plus considérer le cancer comme une fatalité ni comme une maladie dénuée d’intelligence. C’est pourquoi je rejoins Julien Drouin et partage volontiers la vidéo de ce grand moment radiophonique. Pour la visionner, cliquez ici.

Certes, comme dit Julien, Khayat réinvente l’eau chaude et fait mine de défricher une terre déjà labourée depuis des lustres, voire depuis un siècle. Il ne semble toujours pas connaître les travaux précurseurs de Groddeck, Moirot, Laborit et Hamer.  Il persiste à voir dans le cancer un odieux criminel qui veut tuer le malade  en le « suicidant » lorsque le stress devient trop grand. Il maintient donc sa pleine confiance dans les traitements qui veulent tuer le tueur et lutter belliqueusement contre le fléau. Il n’allait quand même pas remettre en cause le business qui a fait sa gloire et sa fortune ! À longueur de chroniques et d’interviews,  il continue de vanter les prétendues victoires curatives de la médecine classique. Et il ne s’étonne pas que l’Institut National du Cancer, dont il est le père fondateur, ne recense toujours pas le stress parmi les neuf principaux facteurs cancérigènes. On peut aussi soupçonner Khayat de surfer sur une tendance « psy » et de s’approprier les mérites d’autrui, comme il l’a fait naguère en publiant « Le vrai régime anticancer », sorte de réplique  jalouse du livre « Anticancer » de David Servan-Schreiber. Il n’empêche que son virage à 180° ne passe pas inaperçu et que c’est un tournant important pour la cancérologie orthodoxe. Dorénavant, il sera clair que  les détracteurs de la nouvelle médecine du sens sont en infraction avec la pensée d’un de leurs maîtres ! Aussi suis-je d’accord avec Julien Drouin : ne boudons pas notre bonheur et marquons d’une pierre blanche ce lundi 17 septembre 2018 qui a vu David Khayat bousculer le dogme actuel en déclarant haut et fort que « nous sommes notre meilleur anticancer » puisque « nous sommes nos cellules ». M’est avis que dans le futur, les historiens de la médecine retiendront peut-être cette date comme le point de basculement de l’ancien vers le nouveau paradigme. C’est à la fois mon pressentiment et mon vœu le plus ardent.

NASH : n’en faites pas déjà une maladie !

 À moins d’avoir passé l’été sur la planète Mars, vous avez forcément entendu parler de la NASH durant ces trois derniers mois. Tous les médias conventionnels ont consacré au moins une séquence ou  un article à cette « nouvelle maladie » désignée par l’acronyme de son nom anglo-saxon (non-alcoholic steatohepatitis), autrement dit la stéato-hépatite non-alcoolique en bon français. Comme son appellation l’indique, cette affection se caractérise par une inflammation du foie consécutive à une stéatose, c’est-à-dire à l’accumulation de cellules graisseuses. Et comme le précise l’épithète négative, cet engraissement du foie ne résulte pas de la consommation excessive d’alcool, vu que nombre de ses victimes n’ont aucun problème de boisson et que certaines sont même totalement abstinentes. C’est d’ailleurs l’absence de corrélation avec l’alcoolisme qui est à l’origine du cri d’alarme lancé aux États-Unis. Dans ce pays, les hépatologues ont fait litière des préjugés et ont remis en cause  la théorie dominante voulant que la stéatose hépatique menant à la fibrose, à la cirrhose  et au cancer du foie soit exclusivement la conséquence d’une infection virale ou d’une addiction à l’alcool.  En constatant que de nombreux patients cirrhotiques non-buveurs et non porteurs de virus étaient en revanche souvent obèses et/ou diabétiques, ils en ont déduit que l’accumulation de graisse au niveau du foie était davantage liée à une mauvaise hygiène alimentaire, et principalement à la consommation abusive de sucre. Outre-Atlantique, la NASH a d’ailleurs rapidement été surnommée « la maladie du soda ».  Dans les congrès médicaux,  on parle désormais de « pandémie mondiale » et on avance que  30% de la population occidentale est déjà concernée par ce fléau appelé à devenir une urgence sanitaire planétaire. Or il y a au minimum quatre raisons de tempérer l’inquiétude et de mettre en doute ce scénario-catastrophe.
 
La première, c’est que les statistiques les plus alarmistes proviennent d’Amérique. Chez l’Oncle Sam, il est  vrai que l’éthylisme n’est plus la principale cause des greffes du foie. Cette solution chirurgicale radicale est désormais proposée à des patients majoritairement sobres. Mais que cache cette évolution proportionnelle : une baisse de l’alcoolisme ou une hausse de la stéatose imputable à d’autres facteurs ? Ce n’est pas très clair. Aux États-Unis, l’obésité dite morbide, c’est-à-dire de stade réellement pathologique, est également beaucoup plus répandue qu’ailleurs, ce qui pourrait expliquer une différence de prévalence avec l’Europe. D’ailleurs, comment peut-on affirmer que la NASH menace d’envahir le vieux continent ? En France, par exemple, les décès liés à ce tableau clinique sont si rares qu’ils ne sont même pas comptabilisés par l’INSERM. Il est donc strictement impossible de quantifier le phénomène et de distinguer la part putative de la malbouffe dans la destruction mortelle du foie.  Rien n’indique que les médecins d’ici rencontrent la NASH de plus en plus souvent.  Par contre, des études épidémiologiques ont mis en évidence la responsabilité du paracétamol dans trois quarts des lésions hépatiques graves. Ça  s’appelle « la cirrhose médicamenteuse » et c’est un scandale iatrogénique bien connu des disciples d’Hippocrate. On peut donc se demander pourquoi le sucre fait tout à coup figure d’ennemi plus redoutable qu’une drogue pharmaceutique aussi dévastatrice pour l’émonctoire majeur du corps humain. La NASH serait-elle de la fumée sans feu ? C’est à peu près ce que soupçonne le Dr Dominique Dupagne. Dans un article publié sur son blog, ce médecin chroniqueur  à France Inter confie n’avoir pas eu à déplorer un seul cas en 30 ans de carrière. Et il ajoute que beaucoup de ses confrères  généralistes sont dans la même situation : pas une seule stéatohépatite non-alcoolique grave parmi leur patientèle ! Personnellement, j’accorde énormément de crédit au Dr Dupagne. C’est quand même ce  valeureux praticien  qui a été le premier à dénoncer le dépistage systématique du cancer de la prostate et les conséquences tragiques de son surtraitement. On lui doit aussi des critiques  solidement argumentées sur la mammographie,  sur le vaccin antigrippal,  ou sur des médicaments comme les statines et le Lévothyrox. Mais ce franc-tireur n’hésite pas non plus à défendre des médicaments comme les anti-hypertenseurs, les tranquillisants ou la  dompéridone (Motilium). Qu’elles soient ou non favorables à la médecine classique, Dupagne  s’appuie sur des données scientifiques et se méfie à juste titre des emballements médiatiques. S’il dit avoir cherché en vain dans la littérature médicale les preuves d’une épidémie de NASH, je pense qu’on peut raisonnablement partager son scepticisme. 
 
Mais alors, pourquoi tout ce foin ?  Ces sonneries de tocsin seraient-elles destinées à fabriquer de la peur ?  C’est ce que suggère le médecin-blogueur et c’est une deuxième bonne raison de dédramatiser le dossier. Comme l’a cyniquement reconnu un récent rapport de la banque d’affaires Goldman-Sachs, la guérison des maladies est très mauvaise pour le business de l’industrie pharmaceutique.  Un malade guéri est un client de perdu. Pour gagner de l’argent, rien ne vaut des médicaments  destinés au traitement chronique d’une maladie longue et incurable, touchant de préférence des populations riches. Et si les pathologies font défaut, il suffit de les inventer ! On sait aujourd’hui que Big Pharma a créé de toutes pièces des troubles de santé qui n’existaient pas (cholestérol, ménopause,  ostéoporose, hyperactivité…) afin de médicaliser des foules de bien-portants et  trouver de nouveaux débouchés. Selon Dupagne, nous assistons à la répétition d’une pareille escroquerie avec la NASH : on sensibilise peu à peu le public à son existence,  on agite le spectre d’une terrible maladie touchant des millions de gens  et on décrète qu’il est impératif de la dépister massivement.  Comme l’a révélé un journaliste du Figaro, la  première « journée internationale de la NASH »  a été lancée le 12 juin dernier à l’initiative  du PDG de Genfit, une société pharmaceutique occupée à développer un produit pour la soigner.  Car s’il n’existe pour l’heure  aucun traitement médicamenteux,  l’étape suivante sera bien sûr d’annoncer triomphalement la mise au point d’une molécule prometteuse. Tous les grands laboratoires planchent actuellement sur la formulation du remède salvateur et il y a plusieurs dizaines de  médocs candidats au jackpot. Quelques-uns sont déjà  en dernière phase d’études cliniques. Selon les prévisions du secteur, le chiffre d’affaire mondial des médicaments anti-NASH atteindra 60 milliards de dollars dans 10 ans, dont « seulement » 3,5 milliards pour la France. Or, assure Dupagne, ce plantureux gâteau est bâti sur du sable puisque les prédictions pessimistes (qu’il taxe de « délirantes ») s’appuient sur la confusion entre la banale surcharge graisseuse, l’inflammation chronique du foie et l’inflammation grave qui mène à la cirrhose. Dire que trois Français sur dix sont menacés,   c’est un peu comme si on affirmait que 30% des grains de beauté  vont se transformer en mélanomes malins. Dans son livre « NASH, la maladie de la malbouffe », sorti en mars dernier, le Dr Dominique Lannes (hépatologue et gastro-entérologue à Paris) admet qu’il y a exagération et qu’une fraction seulement des stéatoses non-alcooliques débouche sur des complications. Mais il est de ceux qui nourrissent la panique  en pronostiquant à court terme un raz-de-marée de patients. Le cas très médiatisé du commentateur sportif Pierre Ménès, sauvé de toute justesse par une transplantation, sert aussi d’épouvantail aux prophètes du pire. Tout est en place pour que l’opinion publique manipulée croie à la pandémie et succombe aux sirènes hurlantes de la médicalisation. Attendons sagement de voir ce qu’il va advenir.  Ce ne serait pas la première fois que les télés et les  canards (gazettes alternatives incluses) nous bombardent de bobards dans le domaine de la santé.
 
L’expectative est d’autant plus de mise  que « la maladie du foie gras » est toujours incomprise.  Comme le confesse également le Dr  Lannes, la science hépatologique ne peut en effet expliquer par quel processus physiologique  l’organe s’alourdit en lipides et  finit – ou pas –  par s’enflammer, se fibroser et se cancériser. Une hypothèse circule sur un mécanisme auto-immun, mais ce n’est qu’une supputation parmi d’autres.  Le mystère de l’évolution péjorative demeure. Et si l’engraissement du foie n’était pas vraiment une maladie, du moins pas au sens où l’entend généralement la médecine ?  Dans son cours de biologie totale consacré à la cirrhose, le Dr Claude Sabbah convoquait, comme  à son habitude, un exemple puisé dans le monde animal : lorsqu’elle se prépare à la migration, l’oie sauvage fait des réserves de glycogène en s’engraissant le foie. Contrairement à ce qu’affirment  parfois les défenseurs des animaux, la stéatose hépatique n’est donc pas que  le résultat artificiel du gavage des oies domestiques car c’est aussi une solution gagnante imaginée par la nature. Dotée de ce viatique graisseux, les migrantes ailées peuvent survivre au long voyage et arriver à bon port. Dès lors, la nouvelle médecine du sens postule que cette adaptation biologique traduit identiquement chez l’être humain le besoin de se prémunir contre la faim. C’est la solution parfaite, trouvée par le cerveau archaïque,  au conflit de la peur du manque. Et c’est seulement si la peur de manquer perdure ou se répète que la phase de réparation/inflammation dégénère en fibrose et en cirrhose. Dans ce schéma explicatif, l’hépatite ne serait jamais qu’un bref épisode infectieux de guérison et la NASH un simple témoin que le propriétaire du foie atteint se comporte  inconsciemment à la manière d’une oie sauvage. Voilà un éclairage qui pourrait dissiper les zones d’ombre, aider  à saisir pourquoi la forme bénigne de la maladie évolue  rarement en sa forme sérieuse, et permettre de discerner le rôle exact des  habitudes alimentaires. Dans l’état actuel des connaissances,  il n’est pas évident que la surconsommation de sucre soit davantage un cofacteur causal qu’une conséquence du conflit psycho-émotionnel. Méfions-nous de la malbouffe émissaire !
 
La quatrième bonne raison  de ne  pas prêter foi  aux discours anxiogènes se cache encore chez les producteurs de foie gras, ou plutôt chez les plus scrupuleux d’entre eux qui ont cherché le moyen de fabriquer ce mets délicieux sans gaver cruellement la volaille. Et qui l’ont trouvé dans les travaux d’un certain Rémy Burcelin, chercheur à l’institut des maladies cardiovasculaires de l’INSERM à Toulouse  ! Ce spécialiste du microbiote humain  a découvert  que la flore intestinale pouvait augmenter le stockage des lipides dans le foie et donc le rendre plus gras. Le scientifique s’est alors intéressé à ce même mécanisme chez l’oie sauvage qui fait naturellement des réserves de gras avant son périple migratoire. Avec un pharmacologue et une vétérinaire, il a créé une ferme expérimentale dans l’Ariège où il a pu identifier les bactéries responsables du phénomène. Les chercheurs ont ensuite élaboré un cocktail de ces ferments intestinaux pour les donner en biberon à des oisons tout juste éclos. Bingo : au bout de 20 semaines, un tiers de ces jeunes oies avait déjà  emmagasiné de quoi ravir les gourmets. Nettement moins que dans un foie issu du gavage, mais sans stress pour l’animal et avec un procédé qu’on peut qualifier de naturel. Or ce que peuvent faire ces probiotiques, d’autres peuvent certainement le faire pour dégraisser l’organe hépatique : gageons que dans un proche avenir, la NASH pourra être contrôlée par ce type de tactique thérapeutique. Mais pourquoi escompter un remède  extérieur ? Dans son bouquin, Dominique Lannes ne joue pas seulement les oiseaux de mauvais augure et  délivre un message encourageant : la stéato-hépatite  non-alcoolique peut très bien être enrayée par des changements  d’ordre diététique et par l’exercice physique, deux manières performantes de modifier la composition du microbiote. Ça veut dire que la  douteuse pandémie potentielle possède déjà une double solution gratuite à portée des intestins et des mollets ! Le hic, c’est que cette approche purement somatique fait fi des circonstances psychiques à l’origine des excès glucidiques et du dysfonctionnement hépatique. Et donc que les marchands de peur, dépisteurs frénétiques  et industriels pharmaco-chimiques,  conservent leurs chances de  transformer la grande arnaque de NASH en fleuves d’argent cash.  Soyez lucides et n’en  faites pas prématurément  une maladie ! Pas besoin d’être Donald Trump, qui boit  quotidiennement une quinzaine de coca-cola, pour  subodorer une fake-news dans la « maladie du soda ».

Une pierre mal lancée

 C’est toujours ça de pris.  Je suis généralement ravi que d’autres journaux de santé naturelle se risquent à parler du sens biologique des maladies et des découvertes révolutionnaires du Dr Hamer. Même si leurs articles pèchent souvent par imprécision ou par défaut de compréhension, mes confrères  manifestent au moins leur ouverture d’esprit et leur curiosité envers cette médecine radicalement nouvelle qui attribue un rôle central à la vie émotionnelle. Il est d’autant plus important d’évoquer les « thèses hamériennes » que leur concepteur est décédé il y a un an  et que certains de ses émules  ont tendance à les déformer, voire à les trahir. Revenir à la source n’est jamais inutile pour étancher la soif de connaissance. C’est donc avec un large sourire que j’ai entamé la lecture d’un long texte de cinq pages intitulé « Ryke Geerd Hamer et la  biologie totale » et publié dans le numéro de septembre du mensuel « Alternatif Bien-être », un des fleurons informatifs de l’éditeur franco-suisse Santé Nature Innovation.
 
Ma bienveillante disposition à  apprécier cet article était d’autant moins feinte que son auteur s’appelle Pierre Lance, un écrivain, philosophe et journaliste que je tiens en haute estime pour avoir lu ses ouvrages « Savants maudits, chercheurs exclus » et pour avoir été longtemps abonné à sa revue « L’Ère Nouvelle ». Lui et moi avons eu naguère l’occasion  de dialoguer et je garde le souvenir d’un homme  intelligent,   cultivé, intègre  et toujours bien informé des sujets qu’il traitait. Au-delà de nos différences et de nos différends, nous partageons certainement une même défiance pour la pensée médicale  unique et une même sympathie pour les pionniers qui osent défier l’ordre établi. Du haut de ses 85 ans, ce pro de l’écriture dispose en outre d’une expérience qui en impose et d’une plume qui produit de la belle prose. Sûr que j’allais me régaler en dégustant sa chronique !  Je n’ai pas été déçu car ces cinq pages  relèvent du tour de force journalistique : elles parviennent  à résumer l’œuvre du Dr Hamer  et à vulgariser ses « cinq lois biologiques » sur l’origine conflictuelle des maladies,  leur évolution en deux phases, la logique ontogénétique de leur développement, le rôle exact des microbes dans leur déroulement et leur finalité positive en tant que « programmes spéciaux de la nature ». Certes, tout ce passage est en réalité emprunté au Dr Éric Ancelet, auteur du livre « Pour en finir avec Pasteur ». Mais l’art du journaliste n’est-il pas de bien trier  ses sources et de les  citer honnêtement ?
 
Cette compilation de citations permet en tout cas de décrire fidèlement les travaux du Dr Hamer et de mesurer l’émoi qu’ils ont suscité au siècle dernier. Un bref inventaire des persécutions subies par le médecin allemand est assorti d’éléments factuels montrant que celui-ci a eu quand même beaucoup d’ouailles et que ses trouvailles ont été validées à plusieurs reprises en milieu universitaire. Dans son introduction, Pierre Lance relate très bien comment tout a commencé (la mort tragique  de leur fils Dirk et les cancers du testicule et de l’ovaire apparus  peu après chez les époux Hamer) et ouvre les guillemets pour laisser le père endeuillé narrer lui-même sa « constatation stupéfiante » que la maladie a pour fonction de permettre la survie. Avec à-propos, le chroniqueur rappelle toutefois que le médecin français Michel Moirot avait, 20 ans auparavant,  précédé Hamer pour postuler  l’origine psychique des cancers. Et il s’insurge à juste titre sur la dérive  du toubib teuton rebaptisant sa médecine nouvelle de « germanique ». Malheureusement, tout ce beau travail est en partie gâché par la dernière partie de l’article, celle où Pierre Lance prend ses distances et se permet de lapider lapidairement « la loi d’airain du cancer », première dénomination de la première loi biologique. Pour que vous puissiez comprendre mon dépit, voici le passage qui m’a terriblement déplu :
 
« Ainsi, la formule « loi d’airain du cancer est-elle vraiment judicieuse ? Je la trouve pour ma part quelque peu excessive. Qu’il existe une loi biologique reliant le cancer à un choc émotionnel, soit. Mais en quoi cette loi serait-elle d’airain ? La vie étant elle-même caractérisée par un permanent processus d’évolution, les lois qui la régissent sont dans le même cas, sans compter que chaque individu étant différent, ses réactions ne peuvent pas être stéréotypées et je suis sûr que certaines personnes  seront capables de supporter un énorme choc émotionnel ou affectif sans développer le cancer. »
 
Mais qui a jamais dit le contraire, cher Pierre ? Sûrement pas le Dr Hamer ni aucun des connaisseurs avertis de son œuvre. La première loi n’édicte nullement qu’un traumatisme psycho-émotionnel  débouche inéluctablement sur une pathologie, cancéreuse ou autre. Ce qu’elle affirme, c’est que toute pathologie est invariablement précédée par un traumatisme psycho-émotionnel. Ce n’est pas du tout la même chose, et il faut singulièrement manquer de logique pour ne pas percevoir la nuance ! En ne la percevant pas, Pierre Lance se rend même coupable d’un illogisme indigne de son intelligence : nier que toute maladie provienne du stress  en prétextant  que le stress ne rend pas toujours malade, c’est une faute de raisonnement qui vaudrait d’être recalé au bac de philo !  Dans une infolettre précédente, j’ai déjà expliqué que ce genre d’erreur équivalait à dénigrer quelqu’un disant que « tous les barbus sont des hommes » en lui faisant dire que « tous les hommes sont barbus » : la confusion saute aux yeux et devrait faire rougir de honte ceux qui la font.  Elle est courante chez les détracteurs du Dr Hamer mais je ne m’attendais pas du tout à la trouver dans cet article d’Alternatif Bien-être. C’est d’autant plus curieux que Pierre Lance souligne lui-même que les réactions individuelles ne  peuvent pas être stéréotypées,  autrement dit que le ressenti du patient prime sur  l’événement stressant, ce qui constitue très exactement le fondement du paradigme psychosomatique hamérien. Il faut croire que l’âge aidant, l’écrivain ne voit plus très clair et  s’embrouille les synapses. Si je lui reproche cette pierre lancée à très mauvais escient,  j’ai en revanche beaucoup aimé sa conclusion : « Quoi qu’il en soit, je considère pour ma part que Ryke Geerd Hamer a ouvert à la médecine une voie très féconde qu’il serait criminel de traiter par le mépris ». Le problème, c’est que la méprise discrédite autant que le mépris.

Traversée d’une phlébite

Ravi de vous retrouver après les cinq semaines de congé que s’est arrogée cette infolettre hebdomadaire. Vous avez  passé un bel été ? Le mien aurait pu être gâché  par un pépin de santé que je vais vous raconter car ce fut une expérience instructive et  enrichissante. Tout commence début juin, lors d’un match de minifoot, quand un jeune adversaire impétueux me shoote dans le mollet en croyant taper sur la balle. La douleur est vive mais je m’en sors avec un gros hématome et une plaie superficielle qui ne m’empêchent pas de reprendre part au jeu. Quinze jours plus tard, je suis également d’aplomb pour jouer le dernier match de la saison. Sauf que le lendemain, mon mollet et ma cheville se mettent à gonfler anormalement et à me faire très mal.  En 24 h, la partie inférieure de ma jambe gauche avait quasiment doublé de volume ! Incité par mon entourage à consulter, j’ai  obtempéré et j’ai consulté… internet pour comprendre ce qui m’arrivait. Vu que j’avais tous les symptômes d’une phlébite profonde (œdème important,  fièvre, douleur sourde, sensation de brûlure, peau dure et brillante…) j’ai visité plusieurs sites médicaux animés par des phlébologues et j’ai découvert que cette maladie, appelée également thrombose veineuse, pouvait effectivement résulter d’une blessure sportive. Suite au choc, un caillot s’était manifestement formé dans une veine et ce bouchon y bloquait partiellement la circulation sanguine.
 
Et c’est grave, ça, docteur ? Oui, si l’on en croit ce qu’on peut lire sur la toile. Non content d’obstruer la veine et de l’enflammer, le vilain caillot peut en effet migrer jusqu’aux poumons et y provoquer une embolie mortelle. La seule solution, nous disent les doctes spécialistes, est de prendre des médicaments anticoagulants pendant plusieurs mois. Et de les prendre à vie en cas de récidive. Problème : ces molécules fluidifiant le sang ne sont pas sans risque puisqu’elles peuvent causer l’inverse de la thrombose, à savoir une hémorragie interne. En voulant éviter chimiquement l’embolie pulmonaire, on s’expose donc  à un accident de santé tout aussi grave, d’origine iatrogène cette fois. Rien qu’en France, ce genre de médicament entraîne 17.000 hospitalisations et 4.000 décès par an. On nous dit que la balance bénéfices/risques reste favorable, mais est-ce bien vrai ? En creusant un peu, j’ai trouvé que moins de 10% des phlébites non soignées conduisent à l’embolie, et  aussi que seulement 10% des embolies s’avèrent fatales au patient. Au final, je n’avais donc  qu’une « chance »  sur 100 de mettre ma vie en péril en renonçant aux anticoagulants et à leurs effets secondaires redoutables. Mon choix a été vite fait, d’autant que les statistiques médicales sont forcément établies sur une population médicalisée, c’est-à-dire avec des gens qui ont probablement l’habitude de combattre des symptômes tels que la fièvre, la douleur et l’inflammation. C’est un biais qui fausse complètement l’évaluation de l’abstention thérapeutique, d’autant que ce renoncement aux soins classiques n’est pas  nécessairement synonyme d’inaction. J’étais d’autant moins inquiet que j’ai personnellement connu quelqu’un ayant résolu un problème similaire par des voies alternatives.
 
C‘était il y a une bonne trentaine d’années, lorsque j’ai fait la connaissance du naturopathe André Passebecq. Pour illustrer le reportage que je faisais sur lui et sur son école de naturopathie, il m’a présenté plusieurs de ses patients guéris, dont une dame belge ayant souffert d’artérite des membres inférieurs. Ses artères étaient tellement obstruées  par les plaques d’athérome que les médecins avaient cédé le relais aux chirurgiens, lesquels voulaient l’amputer d’une jambe. Ils ont dû ranger leur scie car leur patiente s’en est remise aux traitements naturels du Dr Passebecq. Lesquels ? Je n’ai pas retrouvé son récit parmi les cas cliniques que ce dernier présentait dans son bulletin périodique, à travers une rubrique intitulée « les incurables que j’ai connus ». Mais je me souviens très bien du protocole principal suivi par la  miraculée : l’application répétée d’un cataplasme d’argile verte que la malade devait faire sécher au soleil avant de recommencer.  Au bout de quelques semaines,  le risque d’amputation était écarté et ma compatriote avait retrouvé des jambes  de jeune fille, bien qu’elle n’ait pas cessé de fumer et que le tabagisme soit un facteur favorisant notoire de l’artérite. Photos et examens médicaux à l’appui, j’ai pu  vérifier  à l’époque la réalité de cette guérison inespérée.  Et trente ans plus tard, j’ai puisé dans ce souvenir la conviction que ma phlébite pouvait pareillement se résoudre naturellement,  sans pis-aller allopathique.
 
 Avant d’oser la traversée,  il m’a cependant fallu affronter un obstacle de taille : la peur de mon entourage. Il est vrai que la vue de mon mollet hypertrophié, virant au bleu foncé et comme gangrené par endroits, avait de quoi susciter quelque appréhension. Les craintes de ma famille étaient d’autant plus compréhensibles que je devais prendre l’avion mi-juillet pour partir en vacances et que  le transport aérien est totalement décommandé en cas de caillot sanguin. Histoire de rassurer mes proches, j’ai donc acheté des gélules de Ginkgo biloba, la plante la plus couramment prescrite pour les problèmes circulatoires. Elle n’a  pas  le pouvoir de dissoudre les caillots ni de récurer les vaisseaux, mais ça  sécurise ceux qui vous aiment de vous voir avaler quelque chose. Le vol fut un peu pénible pour ma jambe Bibendum mais je suis arrivé en Espagne sans encombre et ma cure naturopathique pouvait débuter dès le lendemain. Au menu : détente au grand air, baignades en mer, bains de soleil et applications récurrentes de la pâte d’argile verte en tube emmenée dans ma valise. Sans oublier les longues promenades  et le jogging car l’immobilité et la sédentarité sont de très mauvais conseils prodigués aux phlébiteux. Au bout d’une semaine, le mollet avait quasiment retrouvé sa taille normale mais la puissance de l’argile s’accompagnait d’un dessèchement prononcé de l’épiderme. Au terme de la quinzaine, tout était rentré dans l’ordre, ma peau ne pelait plus et ma phlébite était totalement guérie. À ce jour, je n’ai pas rechuté et j’ai déjà repris le football sans éprouver la moindre gêne. Là où il est, André Passebecq a dû apprécier ma traversée et ma confiance bien placée dans ce qu’il appelait « les facteurs naturels de santé ».
 
Comme vous vous en doutez, j’ai également cherché le sens de cet ennui de santé. Même quand elle résulte d’un choc physique et bien réel,  toute maladie procède d’un traumatisme immatériel d’ordre psycho-émotionnel. L’état du corps reflète l’état d’esprit au moment de l’accident et la pathologie développée est porteuse d’une solution biologique en termes de survie. Dès que j’ai identifié le mal dont je souffrais, je me suis empressé  de lire ce qu’écrit Bernard Tihon à propos de la phlébite, d’abord en version concise dans LE BIODICO, puis dans un texte plus détaillé publié dans son ouvrage LE SENS DES MAUX (tome II). En gros, les problèmes liés au sang sont toujours en rapport avec une problématique de clan (familial). Et comme le système veineux a pour mission de purifier le sang oxydé en le ramenant au cœur, les varices ou la phlébite indiquent que  ce processus d’épuration a subi une sérieuse avarie, laquelle peut être en relation avec une « dévalorisation dans la filiation », un conflit de frustration sexuelle sous-jacent et/ou  des mémoires de grande séparation. La formation d’un caillot révèle clairement que la boue doit être remuée et qu’un vigoureux débouchage s’impose.
 
Dans mon cas, je ne suis pas sûr d’avoir bien décodé le mal-a-dit, d’en avoir compris le message et d’avoir corrigé ce qui devait l’être dans mon intimité, dans mes relations  à mon clan. Mais ça n’a guère d’importance car je savais de toute manière, grâce  à la médecine nouvelle du Dr Hamer, que mon organisme avait déjà bien travaillé à mon insu. En effet, selon la loi biphasique des maladies, la plupart d’entre elles  se manifestent  lors de la deuxième phase, celle qui succède à la résolution du conflit causal. C’est particulièrement vrai pour les maladies  infectieuses et inflammatoires se terminant en « ite » et dont les symptômes accompagnent la réparation des tissus nécrosés durant la phase conflictuelle active. La fièvre, l’inflammation  et les douleurs expriment une guérison en cours et c’est pourquoi il est malvenu de les réprimer tant qu’elles sont supportables et que les organes ou systèmes essentiels ne sont pas menacés.  N’ayant pas pris de fébrifuge, d’analgésique ou d’anti-inflammatoire, j’étais pleinement confiant que le caillot n’allait pas faire de vieux os et que mon sang allait retrouver sa fluidité provisoirement perdue. C’est ce qui s’est passé et je suis bien content d’avoir effectué cette traversée naturelle de la phlébite. Une odyssée téméraire ? Non pas : je pense avoir bravé un bien moindre danger que si j’avais cédé à la peur et  confié mon sort aux docteurs. Dimanche dernier, le compagnon de ma belle-mère s’est vilainement ouvert le coude en se cognant très légèrement à une portière de voiture. En voyant nos  mines ahuries devant ce début d’hémorragie, il nous a confié être sous anticoagulants…

Les virus attaquent… les dogmes pasteuriens

Il y a des périodes, comme ça, où l’actualité médicale  foisonne de publications intrigantes et convergentes. Nous vivons une période semblable, avec la sortie d’une série d’études  relatives à différents virus. Il y a d’abord cette vaste analyse parue dans le journal Neuron : les chercheurs ont trouvé un lien très significatif entre la maladie d’Alzheimer et la présence de deux virus de l’herpès dans le cerveau de malades décédés. Non seulement ils ont établi la corrélation, mais ils sont parvenus à classifier les différentes interactions entre ces souches virales et les différentes zones  neuronales affectées. Il en ressort que la production de la fameuse protéine bêta-amyloïde, qui détruit les synapses et finit par tuer les cellules cérébrales, est en réalité un mécanisme de protection envers les agents infectieux. C’est exactement ce que soutient le Dr Dale Bredesen dans son livre « La fin d’Alzheimer » (Voir Néosanté N° 78) ! Avec son protocole naturel ReCODE, ce médecin américain a trouvé le moyen d’inverser le processus et de stopper le déclin cognitif.  Le hic, c’est évidemment que les scientifiques « classiques » ignorent le  terrain et se focalisent sur les virus qualifiés péjorativement de pathogènes. Un de ces quatre, ils vont sans doute nous inventer un vaccin anti-Alzheimer. Il  leur faudra probablement encore beaucoup de temps avant de réaliser que l’intervention d’agents viraux est elle-même la conséquence biologique d’un stress psycho-émotionnel. En attendant, cette découverte démontre qu’une affection  psychique va de pair avec une infection herpétique, ce qui n’est pas rien car  ce type de virus  opère exclusivement dans les tissus ectodermiques (nez, yeux, lèvres…). La piste  explicative d’Alzheimer par une accumulation de conflits relationnels mal cicatrisés s’en trouve donc renforcée. Avantage au décodage.
 
Parue dans la revue Nature Genetics, une autre étude récente a fait sensation : elle révèle que le virus Epstein-Barr (VEB) de la mononucléose augmente également le risque de développer sept maladies auto-immunes majeures : le lupus érythémateux systémique,  la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite juvénile idiopathique, la maladie intestinale inflammatoire, la maladie cœliaque et le diabète de type 1.  Les chercheurs de l’hôpital pour enfants de Cincinnati ont en effet découvert qu’une protéine produite par le VEB se lie à de multiples endroits du génome humain qui sont associés à ces sept maladies. Ce qui est important à savoir, c’est que plus de 90% de la population est infectée par ce virus avant  l’âge de 20 ans dans les pays développés, et avant l’âge  de 2 ans dans le Tiers-Monde. Cela montre bien, encore une fois, que la présence d’un microbe n’est rien sans les circonstances épigénétiques qui vont le mettre en action. Un vaccin en vue ? Ce serait une belle bêtise car les troubles auto-immunitaires sont beaucoup moins répandus dans les pays pauvres, ce qui indique bien que l’infection naturelle précoce joue un rôle positif. Dans sa newsletter commentant l’étude, le Dr Olivier Soulier rappelle très justement que la mononucléose est la maladie typique et bénigne des adolescents éprouvant des difficultés à trouver leur identité et à gagner en maturité. Selon le médecin lillois, le fait que le même agent viral intervienne dans sept autres maladies est l’indice que celles-ci représentent autant d’ « épreuves maturatrices » consécutives à des blocages de cet ordre. Merci à la science de faire avancer la nouvelle médecine du sens !
 
Le meilleur pour la fin : dans The New England Journal of Medicine, une équipe de scientifiques américains vient de publier les résultats encourageants  d’un essai consistant à administrer le virus de la poliomyélite  en traitement du glioblastome, forme agressive de tumeur cérébrale.  Le succès n’est pas spectaculaire, mais la technique  a quand même hissé à 21% la survie  des patients à 2 ans, contre 14% dans le groupe contrôle. Voilà donc qui allonge encore la liste déjà longue des virus aux vertus oncolytiques (voir Néosanté n° 73). Of course, les chercheurs ne voient pas plus loin que la mise au point d’un éventuel vaccin contre le cancer du cerveau. Mais grâce à eux, voilà encore une preuve que les agents infectieux ne sont pas des ennemis  pernicieux et qu’ils exercent des missions thérapeutiques insoupçonnées par l’idéologie pasteurienne.  À propos, c’est le moment de rappeler que l’épidémie de polio des années 40-50 a coïncidé avec la manie médicale d’enlever les amygdales, et que les personnes opérées avaient statistiquement plus de risques d’être affectées par le poliovirus. Dès lors, on peut se demander si l’amygdalectomie n’est pas un facteur de risque pour le glioblastome et si la poliomyélite n’est pas, comme le suggère la médecine nouvelle, la réparation d’un choc psycho-émotionnel. Dévoilant de plus en plus leur côté médecin, les virus ébranlent en tout cas la médecine de grand-papa Pasteur. Un an après sa mort, le Dr Hamer doit en sourire dans sa tombe.

Alerte fumisterie de Lyme !

portrait de Yves Rasir

 Vous le savez : je n’adhère pas du tout au discours anxiogène relatif à la maladie de Lyme. Sur ce sujet, je me démarque complètement des autres médias de médecine naturelle qui en ont fait leur fond de commerce et qui entretiennent une psychose  totalement irrationnelle en racontant beaucoup de sornettes. Dans ce dossier, la hantise des tiques et  la phobie des bactéries  sévissent du côté « alternatif » alors que la médecine classique officielle relativise sagement l’ampleur du fléau et fait preuve d’une rationalité de bon aloi. Ça ne cesse de m’étonner. Ce qui me surprend par dessus tout, c’est que les balivernes pasteuriennes du microbe maléfique soient reprises en chœur par des gens censés défendre d’autres approches thérapeutiques fondées sur la notion du terrain. Ceux-ci renient celles-là et se convertissent à la « théorie du germe » aussi vite qu’ils oublient les principes hippocratiques invitant à ne pas nuire pour se fier aux forces d’autoguérison. Bonjour la contradiction et les contorsions ! Pour ma part, je conserve une ligne éditoriale rectiligne et je m’inscris en faux contre ce que j’ai appelé « l’hystérie de Lyme ».  Il y a juste un an, j’ai publié une infolettre vous incitant à fuir cet affolement absurde, à ne pas craindre les tiques et à ne pas appréhender leurs morsures. Vous pouvez la (re)lire en cliquant ici. Aujourd’hui, je vais vous donner d’autres raisons de ne pas paniquer et vous dévoiler  des choses que les vendeurs de peur omettent toujours de signaler dans leurs messages mercantiles.
 
La première info apaisante que je vous propose repose sur un travail effectué en Belgique. Dans le cadre de sa mission de surveillance épidémiologique, le centre de recherche fédéral Sciensano a analysé en 2017 plus de 1.500 spécimens de tiques qui lui ont été envoyés par des citoyens belges. Le but ? Évaluer la proportion d’acariens piqueurs contaminés par la bactérie Borrelia, l’agent infectieux incriminé dans la maladie de Lyme.  Le résultat ? À peine 14% d’entre eux était porteurs de borrélies ! C’est important à savoir car le lobby alarmiste ne se contente pas de dramatiser une légère augmentation de la population de tiques en parlant de prolifération et d’invasion, il prétend aussi  que les arachnides vecteurs sont de plus en plus infectés. Dans diverses publications, le pourcentage de 50% est couramment évoqué. Or le travail scientifique belge vient battre en brèche cette surestimation et remettre les pendules à l’heure, d’autant que le pourcentage de  14% correspond aux données recueillies ailleurs en Europe.   Qui plus est, les tiques envoyées par mes concitoyens mordus  ont été testées par rapport à d’autres agents  bactériens réputés pathogènes, et  ces derniers n’ont été trouvés que  dans 1,5 à 2,8%  des cas, à l’exception de la bactérie Rickettsia helvetica présente chez 7% des tiques. On est loin de l’acarien gorgé d’assaillants microbiens que nous agitent les militants de Lyme. Il y a d’autant moins motif à inquiétude  qu’une morsure par un insecte infecté ne signifie nullement transmission de la bactérie et développement d’une borréliose ou d’une rickettsiose. En commentaires de leurs travaux, les chercheurs belges soulignent  en effet que seulement 1 à 3% des morsures débouchent sur une maladie, laquelle se soigne facilement sans laisser de séquelles  Pas de quoi fouetter une Borrelia et ne plus oser s’aventurer dans les sous-bois….
 
Contrairement à ce qu’avancent les activistes de Lyme, les rares évolutions pathologiques ne sont pas non plus, le plus souvent,  d’origine infectieuse. À l’occasion  des 19e  journées françaises de l’infectiologie qui ont eu lieu à Nantes du 13 au 15 juin, le Pr Éric Caumes a présenté les résultats d’une étude qu’il a menée dans sa consultation à la Pitié-Salpétrière.  Son équipe a rouvert les dossiers de 333 patients qui sont venus à l’hôpital pour une supposée maladie de Lyme ces quatre dernières années.  Parmi eux, 91% avaient été exposés aux tiques et 54% se souvenaient d’avoir été piqués. Chaque patient souffrait en moyenne de trois symptômes, avec une durée moyenne de seize mois. Tous étaient convaincus d’être atteints de cette infection, la plupart étant d’ailleurs suivis et traités sur base de ce diagnostic. Problème : le ré-examen de leur dossier médical a révélé que près de neuf patients sur dix n’étaient pas atteints de la borréliose de Lyme. D’après leurs analyses sanguines et leur tableau clinique, seulement 9,6% l’étaient manifestement,  et 2,9% possiblement. En somme, la très grande majorité de malades venant consulter pour un Lyme n’avait probablement pas cette maladie ! Pour les 87,5% de patients mal aiguillés, le Pr Caumes et ses collaborateurs ont  procédé à une nouvelle et longue consultation (plus de 45 minutes en moyenne) avec l’assistance d’un psychologue. Surprise : les plaintes étaient fort diverses, la plupart  sans origine infectieuse connue (fatigue, migraines,  insomnies, apnées du sommeil…),  et un tiers d’entre elles étaient de nature psycho-émotionnelle (épuisement professionnel, stress post-traumatique, harcèlement, dépression masquée, etc.). Rien à voir avec les symptômes cutanés, neurologiques, oculaires et/ou  articulaires typiques d’un Lyme authentique ! Selon le Dr Caumes,  l’incidence de cette infection reste stable en hôpitaux et l’augmentation de sa détection dans le réseau de médecins généralistes ne serait due qu’à sa médiatisation croissante. Pour ce médecin conventionnel, la prétendue « épidémie niée » n’existe pas et la hausse des douleurs physiques inventoriées serait davantage le signe d’une  expansion de la souffrance morale,  le reflet des « maux de notre société ». Or parmi les sujets de l’étude, certains prenaient plus de 20 médicaments par jour  et d’autres avaient subi deux ans d’antibiothérapie sans la moindre efficacité.  Qui est dans le déni, sinon les toubibs qui médicalisent à outrance et se débarrassent de la patate « psy » en accusant un agent bactérien innocent ?
 
Honte à ceux qui contribuent à la fumisterie du Lyme  en répandant également  des contre-vérités sur les techniques de dépistage. Selon ses détracteurs, les tests sérologiques  Elisa  et Western Blott ne seraient pas fiables  car ils donneraient beaucoup de « faux négatifs ». C’est pourtant exactement le contraire : ces méthodes d’examen pèchent par leur haute sensibilité et par leur manque de spécificité,  autrement dit par leur tendance  à  réagir intempestivement  et à multiplier les « faux positifs ».  Si l’on se basait uniquement sur le test Elisa, il y  aurait au minimum 5 personnes sur 100 qui seraient déclarées séropositives à tort et qui s’inquiéteraient donc à tort. Ce que d’aucuns dénoncent comme un « calibrage intentionnel » pour dépister moins de malades est en réalité un garde-fou conçu par les fabricants pour limiter les fausses alertes. Même avec deux tests positifs, il faut encore  que l’examen clinique confirme le diagnostic  sous peine d’erreur. Et qu’est-ce qui est diagnostiqué exactement ?  Rien de plus que la rencontre du système immunitaire avec  Miss Borrelia, attestée par la présence d’anticorps dirigés contre l’importune.  La rencontre peut être récente mais peut être également très ancienne, le dépistage n’étant pas capable de faire la différence entre une infection active et  la trace d’une infection passée,  que la science appelle « cicatrice sérologique ». Pour comprendre les tenants et aboutissants de la querelle des tests sérologiques, je vous invite à lire cette interview du Pr Didier Raout, professeur de microbiologie et directeur de recherche sur les maladies infectieuses à l’Université de Marseille.
 
Ce nom vous dit quelque chose ? Peut-être parce que nous avons parlé dans la revue Néosanté de son dernier livre, un ouvrage (légèrement) critique envers les vaccinations, ou du moins certaines d’entre elles. Dans la controverse sur la maladie de Lyme, Didier Raout désavoue entièrement son confrère Christian Perronne,  chef de service en infectiologie à l’hôpital de Garches et principale caution médicale des patients étiquetés porteurs de la forme chronique. Mais qui est le professeur Perronne ? C’est un fanatique des  antibiotiques et un vaccinolâtre invétéré. En 2008, il fut le premier à plaider pour une vaccination massive contre la  pseudo-pandémie de grippe porcine. Et l’an dernier, il fut l’un des premiers médecins  à signer en faveur des onze vaccins  rendus obligatoires en France. Il est vrai que dans son bouquin « La vérité sur  la maladie de Lyme »,  cet allopathe pur jus tient des propos affables envers plusieurs  médecines douces, comme la phytothérapie ou l’aromathérapie. Il est même ouvert à certaines thérapies « complémentaires » non éprouvées et  copieusement décriées parmi sa corporation. Il n’en demeure pas moins que ce gourou en blouse blanche  appelle constamment à faire la guerre aux microbes  au moyen de vaccins ou de médicaments biocides.  Dans son bouquin, il en rajoute une couche en  disculpant l’aluminium vaccinal de tout effet toxique, flinguant ainsi au passage les travaux de Romain Gherardi et les appels à la prudence d’Henri Joyeux.  Ce qui me laisse pantois, c’est que certains médias de médecine naturelle  continuent à vénérer ce prélat de l’église pasteurienne, et que de nombreux naturopathes s’en amourachent sous prétexte qu’il les a à la bonne et qu’il se pose en rebelle dissident. Comme si séditieux rimait avec sérieux !
 
Dans la polémique sur la maladie de Lyme, je persiste à trouver les instances académiques et les autorités sanitaires beaucoup plus convaincantes  que les Perronne, Horowitz, Montagnier et consorts. Bien qu’il m’en coûte de vous renvoyer à cette source excessivement rationaliste et souvent inquisitrice, je vous recommande la lecture du dossier rédigé l’année dernière par le magazine Sciences & Pseudosciences. Il répond d’excellente façon à tous les arguments déployés par le lobby de Lyme et les associations de patients (dés)abusés.  À mes yeux, une médecine véritablement nouvelle et globale ne verra jamais le jour si la vision de Louis Pasteur contamine les esprits et continue à dévaluer celles de Claude Bernard, Antoine Béchamp, Louis-Claude Vincent ou Ryke Geerd Hamer. Pour faire avancer la vérité, il ne faut pas faire le tri des impostures et il convient de débusquer les menteurs de tous bords, surtout ceux infiltrés dans ses rangs. Alerte aux fumistes de Lyme qui  jouent sur les peurs et nous enfument avec leur prétendue pandémie cachée  transformant les forêts et jardins en foyers infectieux hautement dangereux. Ce sont des foutaises car cette maladie est beaucoup plus rare qu’ils l’affirment. Si elle échappe parfois aux radars, c’est précisément parce que sa rareté est telle que les médecins de terrain ne sont pas habitués à la rencontrer.  En poussant des tas de gens  dans le piège du surdiagnostic et du surtraitement chimique, les faux amis des médecines naturelles en sont les adversaires les plus pervers.

Les infirmières, c’est tout le contraire !

mon infolettre du 6 juin aux grèves des médecins. J’y exposais qu’elles ne portaient pas à conséquence et qu’elles coïncidaient même étrangement  avec une baisse de la mortalité. Ce n’est pas une fake news et ça n’a rien d’une rumeur car des études scientifiques l’ont démontré : à chaque fois que les toubibs se croisent les bras quelque part dans le monde,  les croque-morts dépriment et les fossoyeurs locaux enterrent beaucoup moins. Le report d’interventions chirurgicales ne pouvant tout expliquer,  ce phénomène avéré pose la question de la iatrogénie et de la balance bénéfices/risques de la médecine classique moderne.  Penche-t-elle du bon côté ? Les dégâts collatéraux occasionnés en hôpitaux et cabinets médicaux ne dépassent-ils pas  leurs atouts thérapeutiques ?  Les vies sauvées par les traitements et opérations ne sont-elles pas  moins nombreuses que celles perdues suite aux erreurs médicales, infections nosocomiales et effets pervers des médicaments ? Si les autorités sanitaires dressaient l’état des lieux complet de l’allopathie, elles s’apercevraient peut-être que ses coûts financiers et humains ne sont plus supportables par des sociétés évoluées. Et ce jour-là, elles prendraient peut-être au sérieux les approches naturelles offrant des solutions alternatives et non moins curatives.
 
À la suite de ma newsletter, j’ai reçu un message de mon confrère Xavier Bazin, éditeur de la revue Santé Corps Esprit. Il souscrivait entièrement à mon analyse et m’envoyait en pièce jointe un article qu’il avait écrit l’année dernière mais toujours inédit. Basé sur les mêmes sources, ce texte relate les mêmes faits vérifiés par la science et en arrive aux mêmes conclusions iconoclastes pour le système de soins occidental actuel. Mais dans son article, l’ami Xavier mentionne également une curiosité qui m’a complètement échappé : si les grèves de médecins vont de pair avec un ralentissement du remplissage des cimetières, il en va tout autrement des grèves d’infirmières ! Lorsque les femmes en blanc décident de débrayer, on ne broie plus du noir dans les funérariums car la mortalité augmente sensiblement. C’est en tout cas ce qui s’est produit l’an dernier au Kenya. Début juin 2017, plus de 27.000 infirmières se sont mises en grève pour protester contre des conditions de travail déplorables. En quelques jours, 12 personnes sont décédées, faute d’avoir eu accès à des soins adéquats (chiffres issus du journal médical The Lancet). Exception africaine ? Pas du tout : des chercheurs de l’Université de Cornell, aux États-Unis, ont analysé l’impact de 50 grèves d’infirmières survenues à New-York entre 1984 et 2004. Et ces statisticiens ont découvert que la mortalité des patients augmentait en moyenne de 19,4 % pendant ces mouvements sociaux ! Dans leur étude, que vous pouvez consulter en cliquant ici, les scientifiques américains ont aussi mis à jour que le taux de réadmission en hôpital était 6,5% plus élevé pour les patients initialement admis en période de grève des infirmières, ce qui signifie clairement que leur première hospitalisation s’est mal passée.
 
Une des raisons possible de ces chiffres alarmants est évidemment que les malades ne sont plus soignés convenablement. Soit les infirmières ne sont pas remplacées et les aides-soignantes se contentent d’assumer l’intendance,  soit les hôpitaux embauchent à la hâte des intérimaires mal formées. Par exemple, lors d’une grève dans l’hôpital Abbott Northwestern en 2016, une remplaçante a gravement lésé un patient asthmatique en lui injectant de l’adrénaline contre l’avis du médecin. Mais la baisse brutale de la qualité et/ou de la quantité des soins peut-elle expliquer une surmortalité de 20  % ?  L’absence des grévistes est-elle dangereuse et mortifère par le seul fait qu’elles ne sont plus là pour accomplir correctement les actes médicaux prescrits ? J’ai personnellement des doutes et je formule une toute autre hypothèse : ce qui pénalise surtout les patients et les met en danger, c’est le manque soudain d’humanité et de compassion !  La vocation première  d’une infirmière (ou d’un infirmier, foin de clichés sexistes) est en effet d’aider autrui et d’apporter à son prochain tout le soutien dont il a besoin. Durant leur formation, les infirmières ne sont pas seulement évaluées sur leurs connaissances médicales et  leurs compétences techniques, mais aussi sur leurs capacités d’empathie et leur faculté à écouter le patient. Je le sais bien car j’ai une fille qui achève actuellement ses études d’infirmière. En plus du savoir et du savoir-faire, on les juge aussi sur leur savoir-être et sur leur aptitude à soulager la détresse morale et la douleur psychique. Demandez à toute personne qui sort d’un séjour hospitalier : elle va moins vous parler de l’habilité et de la dextérité des infirmières que de leur gentillesse, leur douceur, leur sollicitude,  leur dévouement, voire leur bonté. Dans l’univers froid et déshumanisé des hôpitaux, les femmes en blanc représentent la quintessence de la chaleur humaine et de la fraternité, sinon de la charité et de la miséricorde, pour employer  des termes quelque peu désuets.  En deux mots comme en cent, l’infirmièr(e) est l’incarnation de l’altruisme et de l’amour là où des gens sont en train de souffrir et craignent parfois de mourir.
 
Il n’est donc pas étonnant, à mon sens, que l’absence de tels anges soit synonyme de mortalité augmentée.  Mon postulat est que le manque de bienveillance et de compassion est bien plus durement ressenti que la suspension ou la dégradation des soins. Si ce n’était pas le cas, pourquoi les grèves d’infirmières auraient-elles un effet contraire à celles des médecins ? À mon avis, les conséquences positives de la grogne sociale de la corporation médicale sont aussi à chercher dans la différence de  vocation et de formation des carabins : aux  futurs médecins, on demande  d’avoir des têtes bien pleines mais pas de manifester leur ouverture du cœur. Dans ses articles et dans sa rubrique « Santéchos », le mensuel Néosanté a plusieurs fois attiré l’attention de ses abonnés sur cette anormalité : les études de médecine sélectionnent de véritables experts de la maladie mais de piètres conseillers de santé, de très bons mécaniciens du corps envisagé comme une machine mais de médiocres psychologues et de pitoyables thérapeutes de l’âme,  souvent dépourvus d’intelligence émotionnelle. Plusieurs recherches ont montré que le don d’empathie était peu répandu dans les facultés de médecine et que ce don maigrichon  s’étiolait encore au fil du cursus universitaire. Autrement dit, le disciple d’Hippocrate jurant de soigner globalement est déjà formaté pour  bafouer son serment ! Dans le Néosanté N° 57, nous avons même commenté une étude anglaise avançant  que le profil psychologique du toubib diplômé était proche de celui d’un terroriste djihadiste ! Bref, tout ça pour dire que l’effet délétère des grèves d’infirmières et celui, salutaire, des grèves de médecins ne me paraissent pas tant être imputables à des considérations matérielles. Ce que ce double phénomène inversé me semble révéler, c’est que l’essentiel de la santé, de son rétablissement ou sa détérioration,  réside dans les subtilités de la vie intérieure et du vécu psycho-émotionnel. Une pensée pour le Dr Hamer, le redécouvreur de cette vérité décédé il y a bientôt un an.

Cancer : les études qui arrangent et celle qui dérange

Le fonctionnement des médias conventionnels est vraiment déroutant. Début juin,  tous les journaux et magazines ont largement fait écho à deux « bonnes nouvelles » présentées lors de la grande conférence annuelle  sur le cancer à Chicago. La première bonne nouvelle concerne les femmes souffrant d’un cancer du sein. Selon une étude américaine dévoilée au congrès, 70% d’entre elles pourraient éviter la chimiothérapie et se contenter des traitements hormonaux habituellement prescrits en sus de l’éventuelle opération chirurgicale. Après neuf ans de suivi, les chercheurs ont en effet  découvert que chez une majorité de femmes, la chimio n’apportait aucun bénéfice thérapeutique et ne réduisait nullement le risque de récidive. Or  un test génétique déjà existant permet facilement de déterminer si une cancéreuse fait partie des 70% de chanceuses. « Nous allons faire reculer les thérapies toxiques », s’est enthousiasmée la cancérologue Kathy Albain, coauteure de l’étude. Les préserver du bombardement chimique, c’est aussi la promesse qui a été faite aux cancéreux du poumon lors de la grande messe de Chicago : bientôt, ces patients verront leur tumeur analysée génétiquement et si certaines mutations sont détectées, un médicament mieux ciblé et moins délétère pourra leur être prescrit. Une majorité d’entre eux pourrait ainsi éviter les nausées, pertes de cheveux et autres maux  pénibles provoqués par la très agressive chimiothérapie. « C’est un changement extraordinaire, une nouvelle ère» se sont exclamés des cancérologues participant à la réunion. C’est d’ailleurs ainsi que les agences de presse et la plupart des  journalistes ont intitulé leurs dépêches et articles relatant la double bonne nouvelle.
 
Ce qui est étonnant, c’est que pas un d’entre eux n’a rappelé les espoirs déjà déçus par les traitements innovants. Hormis dans certaines formes de mélanome et de cancers du sang, l’immunothérapie  ne semble guère plus efficace que la chimiothérapie. Et les médicaments chimiques administrés pour manipuler l’immunité ne s’avèrent pas non plus moins nocifs que ceux destinés à tuer les cellules cancéreuses. D’ailleurs, de nombreux essais cliniques ont dû être abandonnés en raison de l’évidente toxicité des nouvelles molécules testées. Celles-ci semblent  tout autant nuire aux tissus sains et susciter la  résistance réactionnelle des cellules  anormales. Quelques semaines avant le caucus de Chicago, le Dr Mahin Khatami a publié un article  (1) scientifique doté de 154 références et montrant que le taux d’échec des traitements  et vaccins anticancéreux actuels avoisine les 90%, tandis que leur prix a augmenté de 340% en quelques années. Sont-ce des « fake news » lancées par une illuminée fanatique des médecines douces ? Pas du tout : Mme Khatami a longtemps dirigé l’Institut National de Santé (NIH) et l’Institut National du Cancer (NCI) aux États-Unis. Aujourd’hui, elle n’a de cesse de déplorer le « réductionnisme » de la science oncologique et ses  coûts financiers insupportables en regard  de ses maigres victoires. Non contents d’avoir ignoré ce pavé dans la mare, les médias classiques ont également « oublié » de relever un fait étrange : à Chicago, il y avait unanimité pour souligner l’extrême toxicité de la chimiothérapie. Pendant des décennies, la médecine a minimisé ses  effets secondaires et elle nous a dit que ses petits inconvénients étaient annulés par ses immenses atouts. À présent que la chimio est reconnue superflue pour deux types de cancer très répandus, on se félicite de pouvoir délaisser pareil poison : cherchez la cohérence ! Ce qui est encore plus étonnant, c’est que les articles de presse ont pour la plupart omis de mentionner un détail important: les analyses génétiques permettant d’évaluer les patients ou leurs tumeurs rapportent très gros à leurs fabricants. Par exemple, le test permettant aux cancéreuses du sein  d’échapper à l’empoisonnement chimique coûte au bas mot 3.000 €. Ce que Big Pharma va perdre d’une main, il va  donc le reprendre de l’autre en augmentant encore ses profits. Rien de bien neuf dans cette « nouvelle ère » qui arrange bien le lucratif commerce du cancer.
 
On pourrait croire à l’angélisme si les médias ne s’étaient pas, à peu près au même moment, livrés à une incroyable autocensure. Le 23 mai dernier, le sérieux New England Journal of Medicine  a publié une étude (2) dans laquelle des chercheurs américains ont voulu comprendre pourquoi les cancers du poumon devenaient plus fréquents chez les femmes que chez les hommes. Depuis une vingtaine d’années, les tumeurs pulmonaires sont en baisse chez les deux sexes, mais cette diminution a été moins forte parmi la population féminine.  La  faute à la clope ? Les chercheurs ont examiné tous les diagnostics de cancer aux USA  depuis 1995, ainsi que les statistiques sur le nombre de fumeurs  et fumeuses depuis 1970. Bien entendu, ils escomptaient trouver un lien entre le taux de femmes accros au tabac et la multiplication des cancers bronchiques.  Or l’analyse des données n’a pas permis d’établir cette corrélation !  Oui, vous avez bien lu : il n’y a aucune correspondance évidente entre le vice nicotinique et la propension du sexe faible à déclarer une pathologie du poumon ! Sa vulnérabilité croissante n’est pas liée non plus au tabagisme passif, qui ne l'affecte pas davantage, ni au nombre de cigarettes consommées. Ce serait même l’inverse car les fumeuses fument généralement  moins que les fumeurs. Alors, comment expliquer la plus forte incidence du cancer du poumon chez les jeunes femmes ? Les auteurs de l’étude en sont réduits à supputer  que la diminution  de l’exposition à l’amiante, autre cancérigène notoire, aurait davantage bénéficié aux hommes. Ils émettent aussi l’hypothèse que la différence soit liée aux sous-catégories de cancers pulmonaires frappant plus les femmes. Des travaux supplémentaires sont nécessaires pour tirer ça au clair.  Mais ce qui apparaît déjà clairement, c’est que l’herbe à Nicot n’influence pas tant que ça le risque de contracter un cancer du poumon, sinon l’assuétude féminine aurait rejoint et dépassé celle des mâles au lieu de demeurer inférieure. Autrement dit,  cette étude bat en brèche le dogme officiel faisant du tabac LA cause numéro un des affections respiratoires. Tous les organes de presse n’ont pas passé sous silence ce tournant des connaissances.  Mais les rares qui en ont parlé l’ont fait discrètement et ont abusivement titré sur la disparité défavorable aux femmes, sans mettre en exergue la surprenante découverte de l’absence de lien entre tabac et maladie. Les plus intrépides ont simplement fait état de la perplexité des chercheurs. Moralité : quand la vérité dérange et n’est pas politiquement correcte, elle n’a pas droit aux manchettes….

Médecins en grève, croque-morts au chômage

Il est indéniable que la médecine allopathique moderne sauve des vies et en prolonge d’autres. Il est cependant peu contestable que « l’art de guérir », tel qu’il est pratiqué aujourd’hui, nuit souvent gravement à la santé et provoque sa perte chez de nombreux patients dont elle abrège en définitive le parcours terrestre.  Les erreurs médicales, les infections nosocomiales et la toxicité des médicaments font chaque année des millions de victimes. Beaucoup de maladies sont dites « iatrogènes » (iatros : médecin ; génès : qui est engendré) parce qu’elles sont occasionnées ou favorisées par les traitements médicaux. Si bien qu’on peut se demander si l’enjeu en vaut la chandelle et si la balance bénéfices/risques de la médecine conventionnelle n’est pas devenue négative. Le plus sérieusement du monde, on peut se poser la question de l’utilité à perpétuer un système de soins dont le poids des multiples  inconvénients devient plus lourd que celui des quelques avantages. Pour ma part, j’ai plusieurs fois exprimé l’opinion que le progrès sanitaire devrait passer par la fermeture des hôpitaux et des facultés universitaires,  le démantèlement des cabinets privés et  l’interdiction de pratiquer cette patascience qu’est devenue la médecine pasteurienne contemporaine.  Pour moi, en dehors des services d’urgences et des départements de traumatologie, on peut tout bazarder sans crainte de faire un bond en arrière. C’est une position  moins extrémiste qu’elle n’en a l’air  car de plus en plus de médecins  s’en rapprochent en dénonçant les méfaits de la (sur)médicalisation  et des (sur)traitements qu’elle engendre. C’est notamment le cas du Dr Gilbert Welsh, chercheur américain en cancérologie,  dont nous avons résumé le dernier livre (« Moins de médecine, plus de santé ») dans le mensuel Néosanté du mois de juin.
 
Suite à ma newsletter du 23 mai   évoquant cet article, une lectrice m’a écrit une lettre approbatrice dans laquelle elle me rappelle une histoire édifiante : en novembre 1973, en Israël, une grève des médecins a coïncidé avec une diminution sensible de la mortalité, suivie d’une remontée significative lorsque les praticiens ont repris le travail. Durant les trois mois où les professionnels de la santé se sont croisés les bras, le taux de décès a baissé et les entreprises de funérailles l’ont senti passer ! J’étais adolescent à l’époque, je ne me souviens plus d’avoir lu cette information quelque part,  mais j’en ai souvent entendu parler par la suite. Ce qui ne veut strictement rien dire. Durant mes études de journalisme, j’ai appris à me méfier des « fake news » bien avant que ce terme ne surgisse aux États-Unis et ne  traverse l’Atlantique.  Alors, vraie ou fausse, cette grève salutaire  des docteurs israéliens ?  Rumeur ou réalité ? Événement véridique ou légende urbaine ? Pour en avoir le cœur net, j’ai fait quelques recherches sur Internet. Sans y passer des heures,  je n’ai pas trouvé grand-chose sur ce qui s’est passé en Terre Sainte il y a 45 ans. Il y a effectivement beaucoup de page Web qui  font mention d’une grève du personnel soignant à Jérusalem à cette date-là. Certaines vont jusqu’à préciser que les admissions à l’hôpital ont chuté de 90% pendant l’(in)action de grève et que le taux de mortalité chez les Israéliens a chuté de 50% durant la même période. Le problème, c’est que ces récits ne sont pas référencés et qu’ils semblent repris d’un seul et même ouvrage, « Confessions d’un médecin hérétique » du Dr Robert Mendelsohn (1926-1988). Publié en 1979, ce livre a eu beaucoup de retentissement aux USA et on peut supposer que son auteur n’a pas fabriqué les preuves étayant sa thèse, celle que la médecine classique est plus dangereuse que les maladies qu’elle prétend soigner. En tant que pédiatre vigoureusement opposé aux vaccinations, ce brave Dr Mendelshon fait au contraire figure de précurseur rigoureux sachant se défier des dogmes pour leur opposer les faits. Impossible toutefois de recouper  et de vérifier cet extrait de son essai,  dans la mesure où les articles de presse et les infos télévisées  de 1973 n’ont pas été digitalisées.  Ça sentait malheureusement  le chou blanc…
 
Au cours de mes recherches internautiques, je suis cependant tombé sur une information vérifiable et vérifiée : entre mars et juin 2000, il y a eu une autre  grève des médecins en Israël, et celle-ci a également coïncidé avec une étrange décroissance de la mortalité. Mieux : cette situation insolite a fait l’objet d’un article  paru dans le British Medical Journal,  dont vous pouvez consulter le texte en anglais en cliquant ici. Intitulé « La grève des médecins en Israël peut être bonne pour la santé », cet article  raconte que le journal Jerusalem Post a enquêté auprès des compagnies de pompes funèbres pour savoir  si le débrayage des toubibs et le lock-out des cliniques affectaient la population et faisaient des victimes. À la grande surprise des journalistes, les croque-morts de la capitale leur ont répondu l’inverse : beaucoup moins d’avis nécrologiques et d’enterrements qu’en temps normal ! Même constat dans d’autres villes et même désœuvrement des fossoyeurs dans les cimetières, sauf à Netanya où le mouvement social était moins suivi. Au passage, l’article nous apprend qu’il y avait déjà eu une grève en… 1983 et que la cessation de travail de la corporation médicale avait eu le même impact positif sur les risques de décès. Vous restez sceptique ?  Attendez la suite : ces deux grèves israéliennes ont intrigué des chercheurs qui ont passé en revue toutes les études publiées suite à des mouvements sociaux médicaux. Après en avoir lu 156, il n’en ont gardé que 7 répondant à des critères scientifiques  sévères. Leur méta-analyse, dont vous pouvez lire le résumé en cliquant ici,  a été publiée en 2008 dans la revue Social Science & Medicine. Et que dit-elle, cette étude sur les études ? Qu’il y a objectivement un phénomène « inattendu » et « paradoxal », à savoir une baisse ou une stabilité de la mortalité pendant les grèves des médecins. Quatre études sur sept indiquent  un déclin des décès et les  trois autres montrent que l’indisponibilité des médecins est sans effet notable sur les statistiques de trépas. Autrement dit, la médecine n’éloigne pas de la tombe et semble même l’en rapprocher.
 
Prudents, les chercheurs ont édulcoré cette découverte en formulant des conclusions alambiquées. Pour eux,  ces études d’observation  ne permettent pas d’établir un lien de causalité et  elles montrent seulement que les grèves de médecins n’influencent pas négativement la mortalité à court terme. Ils émettent aussi l’hypothèse que les reports d’interventions chirurgicales non-urgentes pourraient expliquer une bonne part des vies épargnées puisque toute opération, même bénigne,  peut mal se terminer.  À leurs yeux,  les grèves n’ont jamais duré assez longtemps et n’ont pas été suffisamment totales pour conclure qu’il y a bel et bien un paradoxe. Il n’empêche : les auteurs admettent que leurs données posent  question sur l’efficience des soins de santé et sur les liens entre santé et offre médicale.  C’est bien le moins. De mon côté, je la trouve éloquente, cette corrélation entre l’activité  des funérariums et celle du système médical. Je trouve qu’on devrait appliquer le principe de précaution et avertir le public que la médecine allopathique présente de sérieux risques mortels potentiels. J’ai déjà quelques idées de panneaux à mettre à l’entrée des cabinets médicaux et des hôpitaux, genre « consulter peut tuer », « attention endroit dangereux »  ou « tu entres vivant, tu peux sortir les pieds devant ». Si vous avez d’autres suggestions, j’offre un abonnement gratuit  d’un an à Néosanté à celui ou celle d’entre vous qui m’enverra le meilleur slogan.

YVES RASIR

Ebolarnaque, saison deux

Qui revoilà ? Le virus Ebola !  Après le plantage de l’apocalypse Zika, il fallait s’attendre au retour du grand péril viral Made in Africa. Les marchands de panique reprennent du service et repassent à l’offensive médiatique pour nous faire croire que les  prémisses d’une épidémie (quelques dizaines de décès enregistrés au Congo) vont déboucher sur une catastrophe sanitaire d’ampleur planétaire. Les images d’infirmiers noirs en tenues de plastique  jaunes et vertes retournent en boucle comme en 2014,  lors de la flambée de cas enregistrés en Afrique de l’Ouest. Et ce sont bien sûr les grands prêtres blancs en blouse blanche qui défilent au micro pour agiter le spectre d’une nouvelle hécatombe. Les ingrédients de ce deuxième volet de la saga Ebola sont les mêmes : mensonges, exagérations, délires pasteuriens et prédictions foireuses. Les scénaristes ne se sont pas foulés et nous resservent les mêmes plats avariés. La suite de la série s’appuie cependant sur un changement de script important : cette fois,  Big Pharma va terrasser Ebola grâce au vaccin qui n’existait pas dans la saison une. Le vaccin est expérimental, c’est-à-dire qu’il n’a pas encore été sérieusement testé et que ses effets secondaires ne sont pas évalués, que les Congolais vont donc servir de cobayes, mais  c’est un détail sur lequel la presse glisse rapidement.  Elle nous vante déjà l’efficacité du produit vaccinal et nous vend l’urgence justifiant de bafouer  toutes les règles de prudence. Dans ce feuilleton cousu de fil blanc, il est écrit que des milliers de victimes vont succomber sous les assauts de l’ennemi mais que la science triomphante va faire office de cavalerie et sauver des millions de gens d’une mort certaine grâce à la vaccination massive. Tout est en place pour que cette grande « ebolarnaque » passe comme une lettre à la poste. Personne ne va souligner les nombreuses incohérences et absurdités du « story telling » officiel. Il y a quatre ans, je m’y étais collé et j’avais rédigé pour la revue Néosanté n° 41 un dossier intitulé « Ebola : un peu de fièvre, beaucoup de fables ». J’avais en effet structuré cet article en « 10 fables » démenties par des faits et des chiffres bien réels. En le relisant aujourd’hui, je m’aperçois que je pourrais le publier tel quel, en guise d’avertissement critique aux nouveaux épisodes de la fiction. Vu que le texte initial est beaucoup trop long pour une infolettre, je l’ai très fort élagué et n’ai gardé que ses éléments les plus éloquents, en retouchant légèrement le propos pour l’actualiser.  J’espère que ce décalogue de foutaises « ébolaises » vous … vaccinera contre la vague de peur irrationnelle qui revient en ce moment sur les écrans.
 
Fable n° 1 : Ebola est une maladie
 
HIV, HPV, Zika, Ebola… De plus en plus, les médias assimilent les virus avec la maladie qu’ils sont censés provoquer. Le microbe n’en plus la cause, il EST la maladie. Cette dérive de langage n’est pas anodine car elle témoigne que l’idéologie pasteurienne domine irrésistiblement la médecine occidentale moderne. L’ennemi n’est plus la mort ni la maladie, mais la vie infravisible que l’on peut observer au microscope. Cette involution du vocabulaire ne peut déboucher que sur des options biocidaires. Il faut dès lors rappeler haut et fort qu’une maladie et un microbe, ce n’est pas la même chose. Ebola n’est pas une maladie. Et même en se pliant à la théorie dominante, on ne peut nullement dire qu’Ebola entraine une maladie.  Sa présence s’accompagne parfois de fièvre, mais la fièvre n’est pas une maladie, c’est un symptôme. La première des « ébolarnaques » consiste  à embrouiller le public dans un brouillard sémantique et à faire croire que la  particule virale, les symptômes et la maladie sont  synonymes.
 
Fable n° 2 : Ebola est une épidémie
 
En 2014, les « spécialistes » nous avaient prédit que le virus allait se répandre comme une trainée de poudre et se diffuser à  une vitesse exponentielle. Et pour peu qu’il atteigne une zone urbaine  et commence à voyager, le petit foyer africain allait se transformer en gigantesque brasier mondial. Tu parles, Charles ! En fait, tous les experts se sont plantés et leurs projections mathématiques ne se sont pas vérifiées, ni en termes de contamination, ni en termes de mortalité. Certains Cassandre avaient prophétisé des millions de personnes infectées et des centaines de milliers de morts, or la prétendue épidémie en Afrique de l’Ouest en aurait fait tout au plus 11.000. C’est bien sûr beaucoup, beaucoup trop,  mais c’est ridiculement peu en regard des chiffres annoncés. Évidemment, après avoir auguré le pire, les autorités sanitaires et les ONG se sont vantées d’avoir jugulé le cataclysme. Ce qui sautait pourtant aux yeux, c’est que l’incidence de la maladie n’a jamais augmenté rapidement dans les pays touchés. Du moins pas au rythme qui correspond à la définition classique d’une épidémie. Ebola n’en est pas une et n’en sera très probablement jamais une. Vous verrez pourquoi plus bas.
 
Fable n° 3 : Ebola est un tueur sanguinaire
 
Le virus Ebola est un membre très banal de la famille des filovirus, dont le réservoir naturel est une variété de chauve-souris.  Ces sympathiques mammifères ont fait office de bouc émissaire alors qu’ils sont frugivores et ne mordent donc pas les humains. Selon l’hypothèse qui prévaut, le saut d’espèce se ferait quand un chasseur de brousse mange une chauve-souris ou une autre viande contaminée.  Mais où est le problème ? Ni ce carnivorisme ancestral ni une mutation du biotope ne peuvent expliquer pourquoi Ebola serait subitement devenu misanthrope.  D’ailleurs, ce n’est pas le cas : des chercheurs ont découvert que des millions d’Africains étaient porteurs sains du virus.  Au Gabon, par exemple, 15% de la population possède des anticorps sans avoir jamais eu de fièvre hémorragique. En Asie et en Amérique du Nord, des souches semblables ont infecté beaucoup de monde mais  n’ont jamais tué personne. Et en Afrique,  le caractère mortel  du virus varie de 25 à 90% selon le sous-type concerné. Autrement dit, le pouvoir pathogène attribué à Ebola est très hétérogène, ce n’est pas le tueur implacable qu’on nous décrit généralement. Le plus souvent, il est totalement inoffensif.
 
Fable n° 4 : les méfaits d’Ebola sont sous-estimés
 
Il y  aurait de nombreuses victimes échappant au radar et  ignorées par les statistiques. Ça, c’est ce que rabâchent l’OMS et les ONG réclamant des moyens supplémentaires pour combattre le fléau. Et si c’était l’inverse ? Il est en effet hautement probable que parmi les personnes officiellement infectées, beaucoup n’abritent pas le virus dans leurs veines. Pour un diagnostic fiable, il faut isoler le germe dans le sang du patient et le mettre en culture, ou procéder à des analyses encore plus sophistiquées. Parmi les Occidentaux naguère suspectés d’avoir ramené la bête immonde, la plupart ont finalement été déclarés non-porteurs. En Afrique, on ne chipote pas et on catalogue les malades Ebola à tour de bras avec des tests non spécifiques ou sur base de symptômes initiaux ressemblant furieusement à ceux du paludisme,  de la méningite et de plein d’autres pathologies tropicales.  Pire : on « ébolise » tout voyageur qui se sent bien mais  dont la température est mesurée à distance par des pyromètres à infrarouges.  Un soupçon de fébrilité vous vaut d’être emmené manu militari à l’hôpital. Tout porte à croire que le nombre de vrais  malades n’est pas sous-estimé mais au contraire  largement surévalué. C’est le scénario Sida  en plus mystifiant encore.
 
Fable n° 5 : Ebola est à la fois dangereux et contagieux
 
Le pendant logique de cette « ébolisation » hâtive, c’est que la létalité du virus serait  minimisée. Avec 11.000 morts pour beaucoup moins de vrais contaminés par Ebola, l’implication de ce dernier dans le bilan de 2014 serait en conséquence plus importante qu’on ne le pense,  sans doute plus proche de 90% que de 25 %. Bien sûr, je ne suis pas en train de verser dans la paranoïa antivirale : je souligne simplement que cet agent infectieux intervient sur un terrain épouvantablement dégradé. La CIVD (ou coagulation intravasculaire disséminée) n’est pas seulement le symptôme terrifiant des fièvres hémorragiques africaines, c’est aussi le stade terminal  d’autres maladies graves, dont certains cancers. Il tombe sous le sens que la famille Ebola a pour mission biologique de « nettoyer » une énorme souffrance conflictuelle générée dans un contexte de guerre et/ou de misère. Vu sous cet angle, c’est un virus éminemment dangereux. Mais qu’est-ce qu’un virus très dangereux ? C’est un virus très peu contagieux. Et inversement, un virus facilement transmissible sera toujours modérément virulent. C’est une élémentaire loi du vivant dont on  ne nous parle jamais.
 
Fable n° 6 : Ebola n’est pas une maladie iatrogène
 
La raison de cette omerta est que la science virologique est aveuglée par un prétendu contre-exemple parfait : l’épidémie de grippe espagnole de 1918 « causée » par un banal virus H1N1.  Depuis un siècle, on agite  ainsi l’épouvantail d’une effroyable calamité naturelle à laquelle l’interventionnisme médical serait totalement étranger. Comme je vous l’ai raconté plusieurs fois, c’est pourtant une colossale « fake- news » : l’agent grippal aurait fait son boulot sans gros dégât si la médecine de l’époque n’avait pas imposé au même moment des vaccinations de masse parmi les militaires et des traitements fébrifuges à doses de cheval. La principale responsable du gâchis humain de 1918, c’est l’aspirine ! Cent ans plus tard, l’allopathie classique est toujours prisonnière d’une logique guerrière consistant à réprimer les symptômes. Dans les dispensaires de MSF ou de la Croix-Rouge dévolus à « la lutte contre Ebola »,  on s’ingénie encore  à faire baisser les fièvres et à stopper les diarrhées à grand renfort de médicaments chimiques.  On administre également à la volée des antibiotiques à large spectre rarement indispensables mais ravageant la flore intestinale. Ce qui sauve des vies, c’est que le personnel soignant procède au seul geste véritablement précieux, à savoir la réhydratation accélérée des patients en détresse grâce un « bête » mélange d’eau et de sels minéraux. Hélas, les ONG amènent aussi sur place des laits industriels dont ils gavent les enfants majoritairement  incapables de digérer le lactose. Une telle  aberration montre à quel point la médecine des blancs néglige les conséquences iatrogènes de ses multiples interventions intempestives.
 
Fable n° 7 : la science va nous sauver d’Ebola
 
Comme je le subodore, l’épilogue de la saison 2 sera marqué par l’arrivée du Zorro vaccinal : moyennant bidonnage des données et absence de vrai groupe placebo, on va nous faire avaler que le vaccin expérimental injecté aura permis de protéger les populations en contact avec les personnes infectées. Un boulevard sera ainsi ouvert aux labos pour imposer des campagnes de vaccinations massives… qui n’empêcheront pas, comme d’habitude, de nouvelles flambées épidémiques. Tant qu’on ne s’attaquera pas aux vraies causes des fléaux frappant le Tiers-Monde, toutes les victoires apparentes seront provisoires. Ce qui crève les yeux avec Ebola, c’est que le virus sélectionne ses hôtes parmi les  populations les plus déshéritées, celles qui souffrent de la malnutrition, du manque d’hygiène et d’un déchaînement de violence sous forme de conflits armés accompagnés d’atrocités abominables. Ce n’est pas de vaccins ni de médicaments faussement miraculeux dont ont besoin les damnés de la terre. Ce qui leur manque cruellement, c’est de l’eau propre, une nourriture en quantité et en qualité suffisantes, des infrastructures  sanitaires dignes de ce nom et – surtout, surtout – le silence des fusils. Rien de plus pathogène que la hantise de périr par la haine. Le monde en général a moins besoin de savants inventifs que d’artisans de paix.

Fable n° 8 : Ebola ne profite à personne
 
À qui profite le crime de la diabolisation d’Ebola ? Sans tremper dans la théorie du complot, on peut citer toute une série de bénéficiaires des épidémies récurrentes. Il y a bien sûr les fabricants de thermomètres électroniques et d’équipements de protection. On nous répète que les régions frappées manquent de tout,  mais toutes les images nous montrent des infirmiers très bien équipés, avec des masques et des scaphandres  dernier cri, et  avec ces fameux scanners à fièvre portatifs. Sans parler  des désinfectants chlorés qui arrivent visiblement par pipe-line  en Afrique. Ce sont  évidemment de riches industriels occidentaux et industriels qui se remplissent ainsi les poches. Mais bien sûr, ce sont surtout les fabricants de vaccins qui doivent se frotter les mains. Pas désintéressés pour un sou, ceux-ci savent qu’il pourront vendre des millions de doses aux gouvernements et aux organismes internationaux qui règleront l’addition avec le fruit de nos impôts. Fin 2014, le géant pharmaceutique Merck avait payé 50 millions de dollars pour acquérir le brevet d’un vaccin en cours de développement. Comment la multinationale aurait-elle pu payer un prix aussi faramineux si ses actionnaires n’étaient pas assurés de la rentabilité de l’opération ?  Grâce à la providentielle épidémie congolaise, Big Pharma va pouvoir passer de l’autre côté de la caisse et engranger le pactole.
 
Fable n° 9 : Combattre Ebola, c’est aider l’Afrique
 
C’est la fable la plus sordide de ce décalogue. D’abord parce que les vrais bénéficiaires de l’aide prétendument généreuse habitent les pays riches, et ensuite parce que la pauvre Afrique aurait toutes les raisons de se plaindre d’être secourue. Il y a quatre ans, la région ouest-africaine a été littéralement dévastée par l’état d’urgence sanitaire et sa mise en quarantaine.  En quelques mois, le système de santé des trois pays touchés a été anéanti, leur économie s’est écroulée, la famine a refait surface et le progrès social a fait place à une spectaculaire régression. Selon l’UNICEF, 5 millions d’enfants précédemment scolarisés se sont retrouvés à la rue et plusieurs dizaines de milliers de femmes sont mortes en couches en raison du refus des accoucheuses de les assister par crainte d’être contaminées. Tout ça pour combattre une pseudo-épidémie dont le ralentissement naturel était déjà en cours au moment où les secours ont afflué. Rebelote au Congo ? Le nord-est de ce pays instable n’a certes pas besoin de ça pour dysfonctionner.  Mais imaginez que le pronostic le plus  pessimiste s’accomplisse et que le virus descende le fleuve pour être repéré à Kinshasa ?  Si on faisait subir à la RDC le même élan de générosité synonyme d’assassinat économique, ce pays  sombrerait illico  dans le chaos  et ses habitants dans une pauvreté extrême.  Laquelle serait en définitive bien plus meurtrière que le virus Ebola.
 
Fable n° 10 : Ebola est tout, le terrain n’est rien
 
Concluons ce survol d’un nid de canards par un retour insistant à la question essentielle : Ebola est-il coupable des maux dont on l’accuse ? Comme par hasard, la maladie ne sévit  que  dans des pays longtemps affligés par la guerre et la misère. (Angola, Ouganda, Soudan,  Liberia, Sierra Leone, Congo..). Et comme par hasard, les décès y sont provoqués par la défaillance fatale des reins et du foie, deux organes particulièrement vulnérables, selon la médecine nouvelle du Dr Hamer, à ce type de contexte.  Le rein est le lieu où se somatise le ressenti d’effondrement existentiel, le foie celui où s’imprime la peur de manquer et de mourir de faim. Et toujours comme par hasard, les cancers du foie et du rein sont proportionnellement plus fréquents en Afrique que dans les pays industrialisés.  Hasard encore : aucun des humanitaires  contaminés en 2014 et rapatriés en Occident n’a succombé à l’infection.   La médecine classique est bien incapable d’expliquer ces mystères, comme elle est  bien incapable de conjurer les menaces infectieuses. Tant qu’elle ne comprendra pas que le « microbe n’est rien » en comparaison du terrain où il agit, la religion pasteurienne se trompera et trompera ses adeptes. Vous je sais pas, mais moi les ébolarnaques, zikarnaques,  sidarnaques et autres séries télévisées à la con  commencent sérieusement à me gonfler.

Secouer le marronnier

Comme cela arrive parfois, je n’ai pas le temps aujourd’hui de rédiger la lettre hebdomadaire, trop occupé que je suis par le bouclage de la revue Néosanté du mois de juin. Mais je ne vais pas me défiler complètement car je vais me  rabattre sur un marronnier. Dans le jargon journalistique, ce nom d’arbre désigne un sujet d’actualité récurrent, prévisible et donc programmable dans l’agenda des rédactions. Le marronnier par excellence, c’est la célébration d’un anniversaire ou la commémoration d’un événement historique. Cette année, on célèbre le centenaire de la tristement célèbre « épidémie de grippe espagnole » qui a ravagé le globe en 1918 et qui a fait entre 30 et 100 millions de morts. Dans la presse médicale, plusieurs articles sont déjà parus pour rappeler la tragédie et pour agiter le spectre d’une nouvelle pandémie aussi calamiteuse. Dans les semaines et les mois qui viennent, les journaux et les télévisions vont sans doute faire couler beaucoup d’encre et de pixels pour  commémorer à leur tour les 100 ans de cette catastrophe sanitaire sans équivalent dans l’histoire de l’humanité. Les pages spéciales et les dossiers spéciaux vont se bousculer pour raconter comment le virus H1N1 a semé l’effroi en Occident et  a fait en quelques mois plus de victimes que la grande boucherie de 14-18. Mais je prends le pari que pas un média « mainstream » ne va décrire les vraies causes de ce cataclysme grippal de sinistre mémoire ! Bien sûr, ce n’est pas l’agent infectieux qui est à l’origine du désastre survenu il y a un siècle. Depuis lors, plusieurs recherches scientifiques ont permis d’éclaircir les circonstances qui ont transformé une banale épidémie de grippe en fléau épouvantablement mortel. Ces études gardées sous le boisseau par les télés et les journaux, je les ai évoquées le 11 février 2015 dans ma newsletter intitulée « Satanée aspirine ». Je vous propose aujourd’hui de la (re)lire en guise d’antidote à la désinformation qui va prochainement déferler sur papier et sur écran. Elle débute par le récit d’un fait divers survenu à cette époque en Belgique et se poursuit par l’analyse de la grippe espagnole et de ses causes cachées. Suivez les liens, lisez les études  et constatez par vous-mêmes à quel point on vous dissimule la vérité ! Ce marronnier mérite d’être vigoureusement secoué pour en faite tomber les mensonges et pour dévoiler toute l’ineptie d’une médecine belliqueuse faisant la guerre aux maladies et aux symptômes. Il y a 100 ans, c’est cette folie médicale qui a rempli les cimetières, pas le faux coupable viral !
                           

                                                   Y.R.

                              
 

Satanée aspirine

 
J’accuse !  Non, je ne me prends pas pour Zola en pleine affaire Dreyfus, mais c’est un peu kif-kif : j’accuse les autorités de mentir au peuple et de protéger un criminel pour accabler un faux coupable ! En l’occurrence, l’objet de mon indignation remonte au 28 janvier dernier : une petite fille belge  de onze ans est décédée de la grippe, le virus ayant atteint son cœur durant la nuit. C’est son papa qui l’a trouvée, le matin,  inanimée à côté de son lit. Interrogé par les journaux locaux, un virologue en vue, le Dr Marc Van Ranst, a expliqué que ce genre de tragédie rarissime était la conséquence d’une « tempête de cytokines », c’est-à-dire  d’une production  trop abondante de ces substances impliquées dans la réaction immunitaire. Questionné plus avant, le distingué professeur, qui est un peu le « monsieur Grippe » des autorités sanitaires en Belgique,  a ajouté que la tempête de cytokines est un phénomène mystérieux, dont la science ne sait pas encore comment ni pourquoi il survient.  C’est ça, le flagrant délit de mensonge !  Et un mensonge mortel car il risque de faire d’autres jeunes victimes  innocentes!
 
Une « tempête de cytokines »  peut se manifester lorsque le virus de la grippe  entre au contact de la trachée et des poumons. Ces sentinelles de l’immunité déclenchent une inflammation qui n’est en fait que la réponse normale de l’organisme pour aider à repousser le virus. Le problème est que cette tempête est tellement violente qu’elle conduit à une pneumonie et à un syndrome de détresse respiratoire aiguë, contribuant ainsi à l’exceptionnelle sévérité de la maladie.  Les chercheurs ont également constaté que ce phénomène était proportionnel à la capacité du malade de répondre  énergiquement à l’irruption virale. Autrement dit,  qu’il est l’expression d’un système immunitaire vigoureux et en bonne santé. Cela se traduit par la libération de  plus de 150 médiateurs de l’inflammation, dont les fameuses cytokines.  Cette tempête est donc clairement la réponse exagérée d’un corps sain et en pleine forme.
 
Cela ne vous rappelle rien ?  Oui, c’est ça : c’est exactement ce qui s’est passé lors de l’effroyable pandémie de  grippe espagnole en 1918-1919, qui a fait entre 30 et 100 millions de morts.  À l’époque, c’est en grande majorité des jeunes gens en pleine fleur de l’âge, et non des vieillards affaiblis, qui ont succombé. Non pas au virus H1N1, mais à des pneumonies bactériennes secondaires sévères, comme l’a montré une étude parue en 2008, pour laquelle les chercheurs ont examiné les tissus pulmonaires de 58 victimes et épluché 8.000 rapports d’autopsies. Une seconde étude, publiée la même année, a amplement confirmé la première.  Les deux auteurs affirment que ce n’est pas un virus hypervirulent qui a décimé le globe, mais bien  la colonisation des voies respiratoires par des bactéries  responsables de pneumopathies mortelles.  Pourquoi ces ravages bactériens ? Ça aussi, ça a été éclairci grâce à une troisième étude dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois.  Publiée en 2009 par le Dr Karen Starko,  cette étude démontre que la surmortalité enregistrée en 1918 aux États-Unis est imputable aux overdoses d’acide acétylsalicylique, autrement dit à l’aspirine !  Toute cette histoire scientifique a déjà été racontée par un confrère, le magazine Nexus, dans son édition  de novembre 2013.
 
Ce n’est donc pas un virus meurtrier ni une bactérie tueuse qui a dévasté la jeunesse mondiale à l’aube du XXème siècle, mais un produit pharmaceutique maléfique qui a le don de court-circuiter l’immunité et de provoquer des tempêtes de cytokines. Car ces dernières, pro-inflammatoires, ont aussi la mission de déclencher la fièvre, processus naturel qui va éliminer les virus impliqués dans l’infection grippale  et les bactéries impliquées dans les complications pulmonaires.  Il tombe sous le sens que l’usage intempestif de l’acide acétylsalicylique (principe actif de l’aspirine) enraie la réaction normale du corps et que celui-ci riposte par  une inflammation redoublée.  D’ailleurs,  on soupçonne d’autres molécules fébrifuges, comme le paracétamol (Dafalgan..) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofen…) d’avoir le même effet perturbateur. Pour preuve,  il est allègrement prouvé que les médicaments antipyrétiques prolongent la maladie chez les personnes atteintes de la grippe. Serait-ce le cas si la fièvre n’avait pas un rôle positif et précieux à jouer ?
 
Il est donc scandaleux que le Dr Van Ranst  fasse mine d’ignorer les lourds soupçons pesant sur l’aspirine et ses comparses.  La recherche du Dr Starko  a été publiée dans Clinical Infectious Diseases,  qui n’est pas un obscur journal dissident mais une prestigieuse revue scientifique. Comment peut-on faire semblant qu’elle n’existe pas  quand on a la charge de la politique sanitaire  d’un pays face à la grippe ?   Bien sûr, rien ne permet d’affirmer que la fillette décédée a avalé de l’aspirine ou un autre « remède » anti-fièvre.  Mais comme ce genre de produit est en vente libre et qu’il bénéficie d’une réputation médicale très favorable, il y a gros à parier  que ce fut le cas.  La moindre des choses eût été que  le virologue s’inquiète de savoir si la petite fille en  avait consommé à l’apparition de ses symptômes, et en quelle quantité.   Je l’accuse non seulement de mensonge,  mais  aussi de négligence coupable,  risquant d’entraîner la mort d’autres jeunes victimes qui seraient emportées par une tempête de cytokines.
 
Pour nos  enfants, brisons l’omerta !

On a retrouvé une médecine oubliée !

Dans ma lettre du 10 janvier  sur les incidentalomes, je vous parlais du Dr Gilbert Welsh. C’est en effet ce médecin américain qui a lancé l’alerte sur ces  cancers détectés par hasard et dont le sur-traitement galopant conduit à un interventionnisme chirurgical affolant. Chaque année, dans le monde occidental,  des dizaines de milliers de patients sont mutilés inutilement pour des micro-tumeurs qui seraient restées inoffensives sans leur découverte fortuite. Au passage, je vous signalais que le Dr Welsh n’en était pas à son premier pavé dans la mare car il  a écrit plusieurs ouvrages qui ont fait beaucoup de remous outre-Atlantique.  En 2015, il a notamment publié «  « Less medicine, more health » (« Moins de médecine, plus de santé ») , dont le titre ne laisse place à aucune ambiguïté : pour ce  brillant chercheur et professeur, il ne fait pas de doute que la médecine  allopathique moderne nuit davantage à la santé qu’elle n’y contribue. À trop vouloir agir, elle fait pire et transforme l’art de guérir en son contraire, une machine à faire souffrir et à faire mourir prématurément.  Comme aucun éditeur francophone ne s’est décidé à traduire ce livre probablement trop dérangeant, j’ai demandé à notre journaliste Hugues Belin de le lire pour vous et d’en faire une synthèse en trois pages. Les abonnés du mensuel Néosanté pourront découvrir ce résumé dans le numéro de juin. Sans vous en dévoiler le contenu, je peux vous dire que l’article récapitule 7 idées reçues martelées par l’establishment médical et qui sont pourtant complètement fausses, notamment sur les bienfaits du dépistage ou l’intérêt des opérations cardiaques.
 
Parmi les axiomes médico-scientifiques que le médecin américain assimile à des fake-news, il y a l’affirmation que  « l’action est préférable à l’inaction », autrement dit que le praticien de santé est toujours bien inspiré en posant des actes médicaux ou en prescrivant des traitements. Or, exemples à l’appui, l’auteur  démontre que « ne rien faire est quelquefois exactement la chose à faire » étant donné que « le corps humain a une faculté remarquable d’autoguérison ». La question qu’il faudrait toujours se poser, suggère Gilbert Welsh, est donc très simple : que se passerait-il si je ne faisais rien ? En s’interrogeant ainsi, le médecin honnête et compétent  pourra souvent  admettre que les risques d’intervenir sont supérieurs aux bénéfices  sanitaires escomptés. Et qu’inversement,   s’abstenir  d’agir procure de plus grandes chances de retrouver la santé.  Ces propos  vous rappellent-ils quelque chose ? Oui, c’est ça :  l’abstention thérapeutique est exactement ce que recommande le philosophe des sciences  Nassim Nicholas Taleb dans son essai « Antifragile ». Comme je l’ai écrit dans ma lettre du 17 janvier, une des clés de l’antifragilité est de se défier des solutions artificielles adoptées par la modernité et de se fier davantage aux solutions naturelles forgées par le  temps  au long de l’évolution. En dehors des situations d’urgence, Taleb préconise de se démédicaliser l’existence et d’opter en première intention pour la temporisation. Attendre qu’une maladie se guérisse naturellement est pour lui bien plus intelligent que de céder aux sirènes d’une médecine empressée et par trop  iatrogène. Personnellement, c’est un conseil que j’applique depuis belle lurette dans ma vie : ça fait longtemps que je n’ai plus de médecin traitant et que je fais d’abord confiance à mes capacités d’autoguérir mes ennuis de santé avant de consulter qui que  ce soit et d’avaler quoi que ce soit. J’appelle ça, pour rire, la « rien-du-tout-thérapie ». Suite à la newsletter sur l’antifragilité,  une lectrice a réagi et m’a raconté qu’elle et son mari faisaient pareil et qu’ils utilisaient entre eux le terme d’ « expectothérapie »,  le mot latin expectare signifiant attendre. Mais attendez la suite ! En voulant vérifier si le néologisme « expectathérapie » n’était pas plus indiqué, cette lectrice a découvert avec surprise que le mot « expectation » avait un sens médical (celui d’abstention de tout traitement en dehors des mesures d’hygiène et de diététique) et qu’il existait même une « médecine expectante », celle qui laisse agir la nature. Si les deux vocables sont  devenus désuets, ils témoignent tout de même que l’art de guérir n’a pas toujours été interventionniste !
 
Ma curiosité étant piquée au vif, je me suis mis en quête d’informations sur cette fameuse «médecine expectante » d’antan. Elle a bel et bien existé ! Sur internet, on en trouve d’ailleurs plusieurs définitions, dont celle-ci https://fr.thefreedictionary.com/expectante.  Dans Le Littré, il est précisé que la médecine expectante est « celle des médecins qui ont pour principe d’attendre les opérations successives de la nature avant de se décider », par opposition à  la médecine agissante , « celle qui fait usage tout de suite des moyens qui tendent à guérir. » C’est donc une différence d’approche, une controverse qui divisait jadis   la corporation des médecins, et non un sujet de polémique contemporain opposant la médecine académique aux « charlatans » des médecines douces. Pour preuve, j’ai retrouvé sur la toile un ouvrage vieux de plus de 200 ans  et qui a été numérisé par Google : éditée en 1803 par La Société de Médecine de Lyon et écrite par un certain  Louis Vitet, cette somme en plusieurs volumes (au moins six)  a été traduite en anglais et était encore imprimée au début du XXème siècle. Ce qui frappe, en parcourant cette « bible », c’est que les facultés universitaires françaises étaient visiblement en pointe de la médecine expectante et qu’elles n’étaient pas tendres envers les  partisans de la médecine agissante qualifiés de « chymistes guidés par le seul esprit d’innovation ». Bien avant l’apparition des premiers naturopathes anglo-saxons, la médecine hexagonale était clairement acquise aux principes attentistes de la naturopathie ! Pour vous en convaincre, lisez simplement les préliminaires du sixième volume en cliquant ici.
 
Ce qui frappe également à la lecture de cette œuvre, c’est que les médecins expectants étaient incroyablement savants. Certes, Molière se serait bien moqué de leurs techniques de « curation » faisant la part belle aux saignées. En revanche, on est impressionné par leur connaissance approfondie des maladies et de leurs manifestations symptomatiques.  Par exemple, il n’y a pas une seule fièvre dont la sévérité est évaluée selon le degré atteint, mais des dizaines d’états fébriles  divers et variés que le praticien se doit d’examiner méticuleusement avant d’intervenir (ou pas). Il n’y a pas que la toux sèche et la toux humide, des sécrétions claires ou foncées, mais bien d’autres façons de tousser et  d’expectorer selon le type de pathologie et le tempérament du patient. Pratiquer la médecine expectante impliquait inévitablement de passer beaucoup de temps au chevet des malades pour les ausculter, les écouter et les observer. Est-ce pour cette raison que cette « slow medicine » a été balayée par sa rivale agissante ? En tout cas, ce sont les adversaires de la temporisation qui ont triomphé de l’école de Lyon pour imposer une médecine du rendement et de l’immédiateté, avec ses remèdes standardisés et antinaturels. Ce qui serait intéressant, c’est qu’un doctorant  en médecine ou en histoire en fasse sa thèse et qu’il sorte de l’oubli cette médecine expectante. Pour l’enseignement de la naturopathie, les travaux du Dr  Vitet et de ses confrères universitaires mériteraient également d’être exhumés. Quoi qu’il advienne, une chose est certaine : les vertus de l’expectative ont longtemps séduit les disciples d’Hippocrate et c’est l’ère moderne qui les a chassées du champ de la médecine officielle. À l’heure où celle-ci s’avère plus nuisible que bénéfique à la santé,   l’art de guérir devrait renouer avec l’humilité du non-agir .

L’homosexualité ou le pat du loup

Le printemps n’est décidément pas clément pour les chercheurs de sens. Après l’enquête bâclée de la télévision belge (voir ma lettre de la semaine dernière), c’est au tour de la presse française d’attaquer la biologie totale à travers Jacques Martel,  un psychothérapeute et auteur québécois. Son crime ? Avoir traité le thème de l’homosexualité dans son ouvrage « Le grand dictionnaire des malaises et maladies », laissant ainsi entendre que cette orientation sexuelle relevait de la psychopathologie. Publié il y a  20 ans et  plusieurs fois réédité, ce best-seller improbable s’est déjà vendu à plus d’un million d’exemplaires dans toute la francophonie  et c’est seulement parce qu’une librairie FNAC de province  en a fait son coup de cœur du mois que le bouquin a attiré l’attention des médias. Non content  de faire rimer homophilie et maladie, Jacques Martel aggrave son cas puisqu’il suggère que l’homosexualité est un choix et que, par conséquent, les gays et les lesbiennes sont parfaitement libres d’y renoncer et d’opter pour l’hétérosexualité. Il n’en fallait pas plus pour déclencher l’ire des associations LGBT et l’indignation des plumes bien-pensantes venues à la rescousse. Selon les défenseurs de ce qu’on appelle aujourd’hui les « minorités sexuelles », il est en effet scandaleux d’insinuer que l’homosexualité est une perte de santé et que cette dernière pourrait être surmontée par un effort de volonté. Pour paraphraser et inverser un slogan célèbre, on ne deviendrait pas homosexuel, on naîtrait avec cette attirance  irrépressible pour l’autre sexe.
 
Vrai ou faux ? Ne comptez pas sur moi pour m’immiscer dans ce débat éminemment délicat. Au-delà de l’orientation sexuelle, la question de l’homosexualité interroge celles de l’amour, de l’identité et de l’intimité. Il faut beaucoup de prudence et de nuances pour en parler sans heurter les sensibilités des un(e)s et des autres. Je me limiterai donc à un constat : jusqu’à présent, la science n’a pas trouvé de gène, ni même de groupe de gènes auxquels elle aurait pu attribuer le caractère inné de l’homosexualité. La causalité génétique reste introuvable. En revanche, certains chercheurs pensent avoir identifié la genèse  de cette tendance dans une imprégnation hormonale du cerveau du bébé au cours de la grossesse.  Dès avant la naissance, le ou la futur(e) homosexuel(le) serait donc conditionné(e)(e) à le devenir pour des raisons de sécrétions glandulaires indélébiles. Mais qu’est-ce qui influe sur les flux de testostérone et  d’œstrogènes chez la femme enceinte ? Ce qui est soi-disant inné peut très bien avoir été acquis durant le séjour utérin, suite à un événement donné ou  à un ressenti particulier. Dans l’état actuel des connaissances, rien ne permet d’affirmer le caractère inéluctable et intangible de l’homosexualité. Elle n’est d’ailleurs pas  gravée  dans l’ADN ni dans le profil endocrinien puisque certains homos se découvrent leur penchant sur le tard et que d’autres, attirés depuis toujours par le même sexe, en arrivent à « virer leur cuti » dans l’autre sens pour devenir bi- ou hétéros. Décrit dans la littérature psychanalytique,  ce genre d’évolution est peut-être moins rare qu’on le croit.  En écrivant que l’orientation sexuelle relève du choix personnel, Jacques Martel ne fait jamais qu’en souligner la réversibilité potentielle et c’est lui intenter un mauvais procès que lui en faire grief.
 
Ceci dit, ne comptez pas sur moi non plus pour plaider la cause du psy canadien et vanter son travail. À mes yeux, son « dictionnaire » est un livre médiocre qui ne mérite pas son succès, ni autant de publicité. Pourquoi ? Parce qu’il trahit copieusement l’approche dont il se réclame,  à savoir « la biologie totale des êtres vivants » enseignée jusqu’en 2008 par le Dr Claude Sabbah. Dès son premier cours, ce dernier mettait les choses au point et montrait métaphoriquement que le libre-arbitre humain  est une illusion aussi grande que celle consistant à prendre le sommet d’un iceberg pour la totalité du bloc de glace. Nous sommes tellement téléguidés par notre cerveau animal inconscient, toute la partie immergée de l’iceberg,  qu’il est absurde d’accorder tant d’importance au néocortex,  la fine pointe de la montagne sous-marine perçant la surface de l’eau. Toutes nos maladies et symptômes, notre façon de fonctionner et jusqu’au moindre de nos comportements, trouvent leur source dans la (majeure) partie archaïque de l’encéphale et du tronc cérébral. En matière de sexualité,  théâtre de tant de pulsions et de fantasmes, il est d’autant plus  illusoire d’affirmer la primauté de la liberté consciente. Parler de choix à propos de l’orientation sexuelle est donc au minimum maladroit. En décoder le sens et la finalité est certes possible, et c’est ce que propose le décodage biologique. Mais Martel  s’écarte complètement de la biologie pour s’égarer, lui et ses lecteurs,  dans la psychologie. La psychologie, comme son nom l’indique, se cantonne aux problématiques psychiques des individus. La biologie, elle, va chercher  « la logique de vie » qui se cache derrière, autrement dit le programme vital qui s’est mis en marche à la suite d’un choc émotionnel. La démarche est très différente, voire carrément opposée car l’interprétation « bio » suppose d’oublier les tourments de la psyché pour réfléchir en terme de besoins et d’instincts animaux : en quoi tel ou tel comportement m’assure la survie ou celle de mon clan ?  Ici, en quoi l’homosexualité est-elle une réponse intelligente de la nature à une menace réelle ou virtuelle ?  
 
S’il n’avait pas bafoué l’enseignement qu’il a sans doute distraitement suivi, monsieur Martel  aurait en effet pu énoncer une vérité cruciale : l’attirance pour un partenaire du même sexe n’est nullement une déviance par rapport  à un supposé  ordre naturel sur lequel les religions ont fixé des règles morales. Dans la nature, c’est même chose courante.  Au sein du règne animal, de nombreuses espèces manifestent, au moins provisoirement, des comportements homosexuels.  Que je sache, aucune espèce de mammifère ne va jusqu’à cohabiter et  à pratiquer la sodomie, mais une foule d’animaux s’adonne aux plaisirs du sexe et des jeux érotiques entre mâles ou entre femelles.  Par exemple la girafe ou le singe bonobo. Le cas le plus emblématique est celui du loup, lequel n’a généralement pas droit à l’hétérosexualité car la reproduction de l’espèce est réservée au chef de meute. Mais pourquoi l’ancêtre du chien subit-il cette privation sans broncher ? Et qu’est-ce que ça nous apprend  de l’homosexualité humaine ? Dans son approche pédagogique transdisciplinaire, Claude Sabbah accordait énormément d’importance à l’éthologie. Des séminaires entiers étaient même consacrés à l’étude de comportements animaux transposables à l’homme et susceptibles d’élucider ses problèmes médicaux. Beaucoup de maladies ont  en effet un équivalent anatomique ou  comportemental « normal » chez nos amies les bêtes, et leur observation peut grandement éclairer Homo Sapiens sur ses  propres (dys)fonctionnements  ! Au moment d’aborder l’homosexualité, le concepteur de la biologie totale ne manquait pas  de le rappeler et de raconter la vie sexuelle des loups. Au contraire d’un Jacques Martel, notre collaborateur Bernard Tihon a tout retenu de ces belles leçons éthologiques et les a fidèlement retranscrites dans son ouvrage en trois volumes « Le sens des maux », paru aux éditions Néosanté. Le chapitre traitant de l’homosexualité figure dans le premier tome et a pour titre « L’homosexualité ou le pat hormonal » . Eh oui, il est bien question d’hormones dans ce choix qui n’en est pas vraiment un ! Et le terme « pat » renvoie au jeu d’échecs car il y a bien une situation de blocage.  Dans son dernier livre,  LE BIODICO,   Bernard Tihon  nous offre un « dictionnaire abrégé du Sens des Maux » synthétisant très drastiquement sa trilogie. À l’entrée « homosexualité »,  il  résume en une douzaine de lignes les pistes conflictuelles à suivre et en quoi cette orientation sexuelle représente une solution  dotée d’un sens biologique décodable. À mes yeux, ce dictionnaire concis est bien plus éclairant que celui de l’ex-ingénieur électricien Jacques Martel et il mériterait amplement un pareil succès populaire salué par les libraires. De surcroît, son auteur manie la langue française avec suffisamment de finesse et de délicatesse pour ne pas froisser la communauté homosexuelle et ses soutiens. Sur le fond comme sur la forme, je trouve objectivement qu’il n’y pas photo et que la FNAC aurait pu s’éviter le tollé en choisissant mieux ses promos.

Avez-vous les intestins sportifs ?

Parmi mes amis, j’ai la chance de compter Gilles Goetghebuer, concitoyen bruxellois et rédacteur en chef du magazine Sport  & Vie.  Disponible en kiosques, ce bimestriel franco-belge d’excellente  facture   contient toujours des articles intéressants  sur des sujets touchant à l’exercice physique, à la santé ou à la nutrition.  Journaliste passionné et passionnant, Gilles est par ailleurs chroniqueur spécialisé pour la radio et la télévision. Comme lui et moi jouons chaque samedi dans la même équipe de foot, nous avons souvent l’occasion d’échanger nos opinions et nos infos sur nos thèmes de prédilection respectifs. Dans le domaine du dopage, son périodique est à la pointe de l’actualité car plusieurs médecins y  collaborent pour dévoiler ce qu’ils constatent sur le terrain ou ce qu’ils glanent dans la littérature scientifique.  Dans le dernier numéro(*), un certain  Dr Christian Daulouède a écrit un texte fascinant intitulé « Un microbiote de champion ». Dans sa première partie,  cette chronique indique que les bienfaits du sport semblent de plus en plus liés à ses effets  sur la flore intestinale. En atteste  notamment une étude sur des sujets obèses soumis à un programme d’entrainement qui a montré que l’amaigrissement des participants était synonyme de  changements bactériens dans l’intestin.  Mais comme son titre l’indique, l’article  révèle  surtout  que la composition du microbiote  pourrait avoir  une grande influence sur les performances sportives et devenir ainsi un instrument de dopage inédit !
 
A l’appui de cette prédiction,  le chroniqueur raconte l’histoire à peine croyable qui est arrivée à Lauren Pertersen, une microbiologiste américaine travaillant dans un service de médecine génomique à Farmington, dans le Connecticut. Dans l’espoir d’améliorer sa santé défaillante,  cette chercheuse a procédé pour elle-même à une transplantation fécale. Comme vous le savez, c’est la technique qui consiste à prélever un échantillon d’excréments chez un donneur sain et à l’injecter dans le côlon d’un patient malade des intestins. Grâce à cet équilibrage bactérien, les gastro-entérologues parviennent à soigner les infections  devenues résistantes aux antibiotiques. Chez Miss Petersen aussi, la méthode a donné de bons résultats. Mais cet apport en selles lui a étrangement donné l’envie de se remettre en selle, autrement dit de  remonter sur son vélo et de consacrer  ses loisirs à la pratique du VTT. Au point qu’elle a pu participer à des compétitions et remporter plusieurs courses dans sa région. Or, elle a découvert que la matière fécale  qu’elle s’était transplantée provenait d’un coureur cycliste s’étant lui-même illustré dans la discipline ! Cette expérience ébouriffante l’a évidemment amenée  à s’interroger sur la relation entre la flore et la réussite en sport. Dans le cadre d’un ambitieux programme baptisé « Athlete Microbiome Project », elle cherche actuellement à identifier les particularités microbiotiques des sportifs d’endurance.  Et elle en trouve ! Il s’avère que les intestins de 100% des coureurs cyclistes étudiés abritent des bactéries Prevotella, une famille qu’on ne retrouve que dans 10% de la population générale. Idem pour l’archée Methanobrevivacter smithii, un germe relativement rare chez les pédaleurs amateurs mais très répandu chez les pros du vélo. Ça signifie qu’il  y a  un profil microbien propice aux performances cyclistes et  probablement des souches favorables à d’autres formes d’efforts. Dans le futur, le dopage pourrait prendre la tournure inattendue de transplantations fécales, à moins qu’on n’arrive à isoler les bonnes bactéries et à les commercialiser en tant que probiotiques. En toute hypothèse, l’impact sociétal serait colossal puisque cette aide médicale naturelle serait logiquement  indépistable, et par conséquent impunissable. C’est rien moins que l’avenir du sport de compétition  qui se joue dans le laboratoire de Lauren Petersen.
 
Le succès d’une carrière sportive dépendrait donc en partie de la microfaune peuplant les voies digestives : voilà qui donne déjà le vertige. Mais pourquoi ce qui vaut pour les exploits physiques ne vaudrait-il pas pour les prouesses psychiques ? Dans la même veine, on va sûrement découvrir que certaines bactéries prédisposent à certaines aptitudes cérébrales et compétences mentales. Le cerveau de la tête et le cerveau du ventre sont tellement reliés que la vie  entérique influe forcément  sur la vitalité des neurones et  sur leurs  connexions synaptiques, en termes de quantité ou de qualité. Demain ou après-demain, on va sûrement nous annoncer qu’on a repéré la bactérie du génie, le microbe des maths, le procaryote des polyglottes ou l’agent bactérien des  grands physiciens ! Ce qu’on a longtemps cherché dans nos gènes humains, on va le trouver dans  notre génome clandestin, ces 100.000 milliards de micro-organismes  qui nous habitent et qui nous déterminent à notre insu. Science-fiction ? Je vous parie une tonne de choucroute que non. Après le dopage probiotique des athlètes, on peut aisément deviner que la science mettra au point une transplantation fécale ou une complémentation alimentaire  affinées en fonction d’objectifs cérébraux spécifiques. Les lacunes d’intelligence à la naissance pourront être corrigées par voie intestinale et l’on verra sans doute apparaître une forme d’eugénisme positif dévolu à la biodiversité intérieure des bébés. Ces perspectives d’humanité naturellement  augmentée me semblent bien plus enthousiasmantes que les délirantes promesses transhumanistes.
 
Mais trêve de projections futuristes ! Ce qui est déjà une réalité en 2018, c’est la compréhension  du lien entre santé intestinale et santé globale. Depuis quelques années, un grand nombre d’études se penchent sur les relations entre le déséquilibre du microbiote et la survenue de maux comme la maladie de Crohn, le diabète, les pathologies cardiovasculaires, l’obésité ou  la rectocolite hémorragique. Des troubles psychiques tels que l’autisme, la dépression ou la schizophrénie sont également  associés à des perturbations intestinales concomitantes ou préalables. En amont de ces événements entériques, la recherche commence aussi à discerner une causalité psycho-émotionnelle, comme notre journaliste Hughes Belin vous l’a exposé dans son dossier « Microbiote & émotions » (Néosanté  n° 76 du mois de mars). Un jour, on parlera peut-être de la bactérie de la colère, de celle du ressentiment  ou de celle de la dévalorisation. Vu que nous en hébergeons  entre 500 et 1000 espèces différentes, vous imaginez l’ampleur de ce qui est à découvrir. La cartographie des états mentaux et des états intestinaux en correspondance avec l’éclosion des affections permettra bientôt de développer des « psychobiotiques » thérapeutiques. En attendant ces avancées imminentes, on peut déjà se convaincre d’une chose très importante : tout ce qui protège et stimule la diversité du microbiote est bon pour son hôte. On sait très bien ce qui l’appauvrit : la naissance par césarienne, l’allaitement artificiel, l’hygiène excessive,  la malbouffe, le stress chronique,  la consommation de nombreux médicaments et bien entendu des plus nuisibles d’entre eux, les antibiotiques. Mais il y a un facteur négligé qui pèse pourtant très lourd : la sédentarité. Dans la revue Néosanté, nous avons déjà évoqué plusieurs études montrant que l’activité physique était très bénéfique pour le cerveau entérique. Plus nous nous activons, plus la population bactérienne de nos intestins se modifie et se diversifie. Voici un article  du  journal Le Monde et un autre du quotidien suisse Le temps rendant compte de travaux scientifiques récents allant dans le même sens. Ça veut dire que Lauren Petersen aurait pu s’épargner sa transplantation fécale. Au lieu de se muer en  Janie Longo grâce aux fèces d’un champion cyclo, elle aurait pu faire le chemin inverse et se forger des intestins plus sains en enfourchant sa petite reine. Même s’ils se dopent aux Prevotella, les athlètes auront toujours avantage à redoubler d’efforts pour devenir plus forts. En résumé, la vie profite au sport  et le sport profite à la vie. C’est précisément le pertinent message que le magazine de mon ami Gilles transmet tous les deux mois à ses lecteurs.

Trois Gramme de sagesse

Il y a une dizaine de jours, j’étais invité à donner  une conférence sur « la compréhension biologique  des maladies » par mon ami Daniel Gramme, dans l’arrière-salle de son herboristerie, La Boutique Santé de Seraing. J’ai passé une chouette soirée et je pense pouvoir dire que le public n’était pas mécontent non plus. J’aime beaucoup Daniel, c’est un  personnage très attachant  doublé d’un naturopathe compétent ouvert aux aspects psychosomatiques de la maladie. Il est connu en Belgique comme précurseur du commerce bio mais aussi comme ancien malfrat repenti : avant de devenir un pionnier de la santé naturelle, il fut un prisonnier de droit commun condamné à huit ans d’incarcération pour une succession de larcins et un hold-up raté. C’est en prison qu’il a découvert les vertus de la nutrition, des plantes,  du yoga et de la pensée positive. Il ne fait pas mystère de son passé et il l’a raconté dans son livre « De l’ombre à la lumière ». On lui doit aussi un ouvrage sur le régime crétois et un autre sur les secrets des centenaires.  Si vous voulez découvrir l’homme et son étonnant parcours, voici un petit film réalisé récemment par de jeunes cinéastes. Après ma causerie, il était trop tard pour se trouver un resto et Daniel m’a convié à manger dans la cuisine du magasin. On s’est régalé d’un boulet à la liégeoise avec sauce aux pruneaux et on a  papoté jusqu’à pas d’heure autour d’un agréable vin  rosé. Rebondissant sur des passages de ma conférence, l’ex-taulard m’a fait quelques confidences que je vais vous partager car ce sont autant de belles leçons de vie et d’attitude adéquate face à la maladie. 
 
La première de ces perles de sagesse remonte à son divorce. Lui et sa femme étaient très amoureux mais leurs tempéraments étaient très différents. Elle rêvait de grands voyages, de restaurants chics et de tralalas. Lui est casanier, se contente volontiers de gargotes et a des goûts très simples.  Sa boutique est située dans un quartier peu reluisant de la cité industrielle et il a toujours refusé de la transférer dans une bourgade bourgeoise  pour faire fructifier ses affaires, préférant rester fidèle à ses racines et à sa clientèle. À la longue, le couple a battu de l’aile et c’est elle qui est partie. Or c’est elle qui a le plus souffert de la séparation  car elle a déclenché un cancer du sein quelques mois plus tard. Elle en a guéri mais en est à sa deuxième récidive. « Pourquoi elle et pas moi ? » me demande Daniel, avant de me donner lui-même la réponse : « C’était triste de divorcer mais j’ai plutôt vécu ça comme une libération. Comme célibataire, je pouvais vivre à ma manière, sans me tracasser et sans chichis ». Ce récit est la parfaite illustration de ce que le Dr Hamer a découvert et que nous répétons inlassablement dans Néosanté : ce ne sont pas les événements qui rendent malades mais la façon dont on les ressent. Ce qui est une tragédie pour les uns peut être une péripétie pour les autres. Tout dépend de la couleur émotionnelle du choc qui peut conduire à broyer du noir ou à (re)voir la vie en rose. Pourvu que le conflit soit résolu et/ou qu’il ne prenne pas au dépourvu, aucun drame existentiel n’est pathogène en soi. En écoutant ses besoins et en positivant la situation, Daniel a traversé le naufrage de son mariage sans jamais menacer de sombrer.
 
 Positiver, c’est assurément la botte secrète de ce D’artagnan naturopathe, comme en témoigne son deuxième récit. Parvenu à l’âge de la retraite,  il a transmis son fonds de commerce à son beau-fils et a fait valoir ses droits à la pension. Mauvaise surprise : ses comptables n’avaient pas versé les cotisations pendant 15 ans et l’État ne lui octroie qu’un peu plus de 600 € par mois. Même le minimum vital accordé aux indigents ne lui est pas accordé. Il aurait pu le prendre très mal,  hurler au scandale,  mandater un avocat et se lancer dans un long combat judiciaire. Ou alors pester dans son coin, en vouloir à la terre entière et se laisser ronger par le ressentiment. Ce n’est pas dans  son caractère et Daniel a accueilli avec philosophie la nouvelle de son entrée en précarité. Vu qu’il se satisfait de peu et n’a nulle envie de luxe, il s’est dit  qu’il allait « faire avec », comme on dit à Liège, c’est-à-dire accepter son sort et vivre  chichement. « Je me débrouille », me glisse-t-il avec son petit  sourire malicieux. En l’écoutant, j’ai songé à Bernard Tapie qui a déclenché un cancer de l’estomac en apprenant que le fisc allait lui reprendre une fraction de sa fortune. Chez Daniel, la sentence administrative d’une retraite dérisoire ne s’est soldée par aucune somatisation : cherchez l’erreur, ou plutôt la bonne réponse aux revers financiers ! Comble de l’avanie, l’herboriste renommé n’a pas pu siéger au conseil communal de sa ville malgré sa victoire aux élections, car une vieille condamnation est ressortie des tiroirs pour le priver de ses droits civiques. Réhabilité mais grand seigneur, l’élu a préféré se désister pour ne pas se compliquer la vie avec la politique. Où Monsieur Gramme puise-t-il ses tonnes de sagesse ? Est-ce dans ses tisanes et ses élixirs que le citoyen de Seraing  trouve le moyen de rester aussi serein ?  Je penche plutôt pour une autre explication ; chaque semaine, il continue à animer un groupe de pensée positive dont les membres s’échangent  mutuellement du soutien et des conseils. Ce remède anti-conflit  est visiblement très efficace.
 
L’ex-braqueur maladroit n’est toutefois pas épargné par les soucis de santé. Mais sa manière de les considérer est une troisième leçon à méditer.  Pendant longtemps, Daniel s’est coltiné une hernie inguinale. Comme cette boursouflure à l’aine est parfois douloureuse et peut s’avérer dangereuse, il s’est laissé convaincre de passer sur le billard. Avant l’opération, un médecin l’examine de pied en cap et lui découvre un anévrisme cardiaque résultant d’une anomalie ventriculaire. Verdict de la faculté : il faudra absolument repasser au bloc opératoire car un risque d’embolie peut le faucher à tout instant. Pour la hernie, le patient a  laissé faire  le chirurgien  mais il n’est plus jamais retourné le voir pour l’anévrisme. Bon sens ou inconscience ? Personnellement, je discerne du discernement dans sa décision de fuir le bistouri. À 69 ans, Daniel sait bien qu’une intervention chirurgicale assortie d’une anesthésie générale est toujours risquée. Sans même parler des complications possibles et des infections nosocomiales. Il a choisi l’épée de Damoclès en se disant que, de toute façon, la vie humaine tient à un fil et peut s’interrompre à tout instant,  par une chute ou un accident. Pas tout à fait fou, c’est à ce moment-là qu’il a décidé de lever le pied et de remettre la boutique pour éviter les grosses fatigues et le stress excessif. Pour le reste, il a pris la sage  résolution d’accepter le diagnostic en refusant le pronostic. Il renvoie la peur à l’expéditeur et fait  confiance  à la vie. À la mort aussi, qui viendra quand sonnera son heure. Son souffle au cœur, il n’en fait pas une maladie. Inutile de se gâcher l’existence en la médicalisant à outrance.  Au moment de prendre congé, j’ai pensé que Daniel Gramme était décidément un poids lourd de sagesse, un champion toutes catégories du détachement et un maître zen qui s’ignore. Ce type doit être la réincarnation de Diogène ayant réglé son karma et s’étant délesté du cynisme pour faire rimer santé et simplicité. Attention : je le soupçonne d’être un faux modeste et de très bien savoir que ses nombreux amis le regardent comme un modèle  à suivre, une source d’inspiration, voire un gourou dans le sens noble du terme.  Je fais partie de ses adeptes  et j’espère bien lui déclarer encore souvent mon admiration. Longue vie à lui !

Hommage à une grande dame

Le 23 mars dernier, une vieille dame s’est éteinte discrètement, quasiment dans l’anonymat, à quelques jours de son 99ème anniversaire. Les journaux et les télés n’en ont presque pas parlé alors que cette psychologue  et psychothérapeute française d’origine russe, professeur émérite à l’Université de Nice, était connue dans le monde entier pour une découverte absolument essentielle, plus capitale peut-être encore que celle de  Sigmund Freud sur le langage de l’inconscient, celles de Carl-Gustav Jung sur l’inconscient collectif  et  les synchronicités, ou celles de Françoise Dolto sur l’image inconsciente du corps et l’intelligence affective des bébés.  De son vivant,  Anne Ancelin Schützenberger avait en effet pris place au panthéon de la psychanalyse en découvrant qu’un être humain n’était pas seulement le produit de son enfance et l’héritier psychique de ses deux parents, mais également le porteur involontaire de leurs mémoires familiales. Bien avant les recherches actuelles en épigénétique, cette pionnière de la santé globale avait compris que les symptômes et les souffrances d’un individu pouvaient trouver leur source lointaine  dans le vécu émotionnel de générations plus éloignées, dans l’histoire de ses deux lignées et  dans les drames ayant marqué ses ascendants. Reconnue comme la fondatrice de la psychogénéalogie, la théoricienne du transgénérationnel et l’inventeuse du génosociogramme, Anne Ancelin  Schützenberger s’était fait connaître du grand public avec ses ouvrages « Aïe mes aïeux » (1993) et « Psychogénéalogie : guérir les blessures familiales et se retrouver soi » (2007). C’est véritablement  une femme d’exception,  une grande dame dont l’apport aux sciences et à la connaissance est inestimable,  qui vient de tirer sa révérence.
 
Si son nom ne vous dit pas grand-chose et si son œuvre ne vous est pas familière,  je vous suggère de lire la brève notice biographique établie par nos amis du site Généasens. Et pour mieux faire connaissance avec cette personnalité hors-du commun et ses travaux révolutionnaires, je vous invite à lire l’interview qu’elle avait accordée en 2009 au magazine Psychologies, le seul média à avoir titré  sur la nouvelle de son décès et avoir manifesté à son égard  une déférence rare. Un qui a dû également ressentir ce départ avec émotion, c’est le Dr Claude Sabbah. Instruit par le Dr Hamer sur la genèse conflictuelle des maladies et sur leur sens biologique, ce médecin français s’est rapidement aperçu que le choc déclencheur ne suffisait pas à éclairer un processus pathologique. Pour enrichir sa pratique thérapeutique et concevoir sa « biologie totale des êtres vivants », il a  puisé  dans les trouvailles de Dolto sur l’influence de la prime enfance et dans celles d’Anne Ancelin sur les racines généalogiques des maux. Pour lui aussi, il était clair que la « mal-a-dit » d’un être se programme dans le vécu de ses ancêtres, et que la logique de vie exprimée par une pathologie fait écho à des traumas mystérieusement transmis « de cerveau à cerveau ». La psychogénéalogie faisait partie intégrante de son enseignement  et la plupart des praticiens de santé formés par le Dr Sabbah ou ses élèves tentent aujourd’hui  d’explorer la « géniale logique » dissimulée dans l’histoire familiale de leurs patients. Certains d’entre eux, comme nos collaborateurs Eduard Van den Bogaert, Jean-Claude Fajeau ou Emmanuel Ratouis, se sont faits une spécialité de grimper aux arbres généalogiques et d’y cueillir des informations cachées porteuses de sens. Pour avoir débusqué quantité de fausses coïncidences dans son parcours personnel et dans la vie d’autrui, Anne Ancelin Schützenberger ne croyait pas non plus au hasard, tout en mettant en garde contre les décodages hâtifs et abusifs.
 
Dans le mensuel Néosanté, c’est peu dire que la disparue aura laissé des traces. Depuis sa création, notre mensuel fait la part belle au transgénérationnel en  recensant les livres sur le sujet et en  donnant régulièrement  la parole à leurs  auteurs. Parmi les figures de la psychogénéalogie que nous avons déjà  interviewées, il y a notamment Elisabeth Horowitz, Serge Tisseron , Thierry Gaillard ou encore Isabelle Dadvisard. Une belle brochette de rencontres à notre actif, mais qui sont forcément éclipsées par les propos que nous avons  recueillis en 2014, il y a tout juste 4 ans,  de la bouche même d’Anne Ancelin Schützenberger.  Je ne pense pas me tromper en  affirmant que cette interview exclusive est la dernière que la vénérable vieille dame, alors âgée de 95 ans,  ait accordée à un organe de presse. À l’époque, j’ai écrit que « la maman de la psychogénéalogie »  faisait le bilan de sa carrière dans nos pages. Je ne savais pas que ce texte deviendrait une sorte de testament médiatique, l’ultime entretien d’une journaliste avec Anne Ancelin  enregistré et reproduit sur papier.   Si vous n’étiez plus ou pas encore abonné(e) à notre revue en mars 2014,  vous pouvez  le (re)lire en cliquant ici car nous l’avons mis en ligne sur notre site, en guise d’éloge funèbre.  Dans les prochains mois, notre experte Carine Anselme va également rédiger un article résumant tout ce que l’auteure de « Aïe mes aïeux ! » aura apporté à la compréhension de la psyché et à celle des troubles et accidents de santé. Après ceux adressés l’année dernière à Guy Corneau, Ryke Geerd Hamer et  Frédérick Leboyer, c’est un peu dommage de devoir multiplier les hommages posthumes. Mais c’est aussi notre rôle de célébrer la mémoire des découvreurs mésestimés  et de contribuer à transmettre leur héritage à la postérité. Merci d’avoir été vous, d’avoir osé vos audaces  et d’avoir si bien servi la vie, Madame Ancelin Schützenberger !

En finir avec la perte des dents

 Ce sont les aléas de l’édition, ou plutôt de la co-édition dans ce cas-ci : il y a deux mois, dans le Néosanté de février, j’ai annoncé la sortie imminente du livre « En finir avec la perte de vos dents », du Dr Jean-Michel Pelé. Ce dernier nous avait accordé une interview à l’occasion de la sortie de l’ouvrage. Malheureusement, un impondérable a retardé son impression et mon co-éditeur Marco Pietteur a mis plusieurs semaines pour arranger la situation. Toutes nos excuses aux nombreux abonnés qui sont venus aux nouvelles et qui se demandaient quand le livre serait disponible. Leur patience est cependant récompensée car je peux maintenant vous le certifier : cet  opus sous-titré « plaidoyer pour une autre approche de l’art dentaire » est à présent gravé sur papier et il est en route pour les librairies et les sites de vente en ligne. Vous pouvez d’ores et déjà le commander. Sur notre site, il sera très prochainement en vente et je vais  incessamment vous le proposer à conditions avantageuses (restez donc attentifs à votre courriel). Attention, ce bouquin est une bombe ! Il va en effet faire exploser toutes les  idées reçues sur les maladies des dents, leur déchaussement et leur chute consécutive à des caries ou à des troubles parodontaux. Il va aussi vous révéler une méthode révolutionnaire pour éviter de devoir les arracher, même si votre dentiste vous dit le contraire !
 
Pratiquant l’art dentaire à Montpellier, le Dr Pelé était un parfait inconnu pour moi il y a à peine trois ans. Jusqu’au jour où j’ai reçu une curieuse invitation émanant de la fille d’un médecin-homéopathe bruxellois. Atteinte d’une sévère maladie parodontale, celle-ci voulait partager la manière dont elle avait sauvé sa dentition en perdition et nous présenter l’homme grâce à qui le miracle était arrivé. Je suis donc allé écouter Jean-Michel Pelé.  A priori, le personnage ne m’inspirait pas trop confiance. Avec ses chemises à fleurs, sa dégaine de soixante-huitard rigolard et sa bouille de chez Bouglione, le chirurgien-dentiste ne transpire pas vraiment la science et le sérieux. Au-delà des apparences,  j’ai cependant très vite saisi que ce type était doté des trois qualités majeures qui font les pionniers et les grands découvreurs, à savoir le bon sens, l’empathie et la curiosité. Le bon sens, c’est celui qui a germé dans son esprit dès ses débuts dans la dentisterie. En constatant que beaucoup de patients se retrouvaient  édentés malgré des soins quotidiens et que d’autres ne développaient jamais de caries en dépit d’une hygiène déplorable, il en a logiquement conclu que l’origine de la destruction de l’émail  n’était pas bactérienne, ou en tout cas que cette explication était insuffisante. L’empathie, c’est celle qu’il a spontanément manifestée le jour où tout a basculé pour lui. Alors qu’une dame d’allure soignée venait de s’installer, d’ouvrir la bouche et lui dévoiler un véritable champ de ruines, sa réaction du cœur fut de lui demander  « ce qui lui était arrivé ». Et la femme de fondre en larmes en lui racontant le suicide de son mari et son douloureux veuvage,  point de départ de sa déglingue buccale. Pour J-M Pelé, cette émouvante consultation sera comme un  chemin de Damas. Il venait de comprendre que la souffrance psycho-émotionnelle était la véritable cause des « mal-a-dit » s’exprimant dans et autour des dents. Lui qui tenait déjà tant à humaniser son art et à déstresser les occupants du fauteuil, le voilà devenu malgré lui un thérapeute de l’âme invitant sa clientèle à lui confier son vécu affectif. Plus jamais il ne manierait la fraiseuse sans prendre préalablement la peine d’écouter les gens  disposés  à raconter les événements déclencheurs de leurs problèmes de dents.
 
Ce qui m’a épaté chez Jean-Michel, c’est qu’il a fait ce trajet sans rien connaître à la médecine nouvelle ou à la biologie totale. Jamais entendu parler du Dr Ryke Geerd Hamer ou du Dr Claude Sabbah. Encore maintenant, il ignore tout du décodage psychobiologique et de ses applications  à l’art dentaire. Il n’avait pas lu son confrère Christian Beyer ni ses consœurs  Estelle Vereeck ou Michèle Caffin avant de découvrir leur existence et leurs travaux dans  le mensuel Néosanté. Il n’est donc pas apte à établir les liens psychosomatiques entre tel ou tel traumatisme émotionnel et telle ou telle pathologie bucco-dentaire.  Cette lacune est à mes yeux insignifiante car le Dr Pelé a fait une découverte encore plus importante, celle de la fonction cicatricielle de la perte des dents. Selon lui, celle-ci n’est en effet rien d’autre que  « la cicatrisation d’une blessure émotionnelle », l’aboutissement logique d’un processus réparateur qui pousse l’organisme à sacrifier une partie pour protéger l’ensemble. En cas de plaie ouverte, le corps se mobilise pour la cicatriser en vue de préserver les organes vitaux. Dans la bouche, ce mécanisme auto-protecteur aboutit à l’élimination de la dent car c’est la seule façon de refermer la gencive et de suturer la blessure. C’est grâce à la disparition de la dent que la muqueuse peut se reconstruire et retrouver une étanchéité indispensable. En d’autres termes, pour Jean-Michel Pelé,  il est parfaitement sain et naturel de perdre une dent, c’est plutôt un signe de bonne santé et l’indice d’une vigoureuse immunité ! D’ailleurs, quand la dent est tombée, tout rentre dans l’ordre et les tissus se réparent à vitesse grand V.  C’est bien la preuve que le but de la manœuvre est atteint. Je vous avais prévenu que ce gars allait vous désarçonner en bousculant certains dogmes établis…
 
N’allez cependant pas croire que ce dentiste dissident vous encourage à faire le deuil de vos dents et à les remplacer par des prothèses. C’est exactement l’inverse ! Il sait très bien que  la chute ou l’extraction sont endurés comme des défaites et qu’un sourire artificiel ne remplace pas le naturel. Dans sa pratique, il s’est  toujours attelé à mettre en œuvre les soins parodontaux permettant d’assainir les gencives, de traiter les racines et d’enrayer le processus bactérien destructeur. Mais si les bactéries accomplissent un programme  biologiquement bien-fondé, n’est-il pas absurde de leur faire la guerre à l’aide de produits biocides ? Guidé par sa troisième grande qualité, la curiosité, le Dr Pelé s’est mis en recherche de méthodes alternatives et a croisé la route d’un confrère américain, le Dr William Hoisington. Décédé en 2010, ce dernier a mis au point la technique B.O.S.T (Bone One Session Treatment) qui consiste à tirer parti de l’élasticité de la gencive pour  insuffler de l’oxygène sous la muqueuse.  Au lieu d’exterminer  indistinctement tous les germes, cet apport d’oxygène permet de chasser les seules bactéries anaérobies présentes dans les poches parodontales. Comme pour  des plaies ouvertes, il s’agit de procurer une aération salutaire,  de stopper ainsi l’infection et de stimuler la cicatrisation gingivale. Et ça marche ? Visiblement oui : dans son livre, Jean-Michel Pelé en fournit la démonstration illustrée par plusieurs cas cliniques  pourtant désespérés au départ. Et dans l’interview accordée à Néosanté en février, il affirme  n’avoir plus jamais arraché de dents fixes depuis près de 20 ans, sauf celles qui étaient fracturées. On reconnaît l’arbre à ses fruits et on peut jauger la valeur de la méthode B.O.S.T à l’aune de cet incroyable résultat. Après l’intervention en une seule session, sans usage d’antibiotiques et parfois même sans analgésie, le dentiste formé à cette approche enseigne au patient comment entretenir l’oxygénation de son parodonte à l’aide d’une  simple curette en bois de forme conique.  Selon Jean-Michel, ce geste préventif est bien plus efficace que le brossage intensif, les brossettes et le fil dentaire !
 
Le Hic,  et je l’écris intentionnellement avec une majuscule, c’est que le Dr Hoisington a transmis son savoir-faire avec parcimonie. En Europe, il n’y a, à notre connaissance, que deux dentistes initiés à la technique : le Dr Pelé à Montpellier et le Dr Micholt, à Ninove, en Belgique. Or depuis que Néosanté en a parlé, la demande de soins B.O.S.T. est tellement boostée que l’offre peine à suivre. Bonne chance pour les Français et les Belges qui voudraient prendre rendez-vous en 2018 ! Je ne peux pas vous tuyauter mais je peux toutefois vous annoncer une bonne nouvelle : lorsque son livre commencera à se vendre, Jean-Michel Pelé pourra lever le pied et s’absenter  épisodiquement de son cabinet pour s’en aller former d’autres chirurgiens-dentistes. Accessible au grand public, l’ouvrage « Pour en finir avec la perte de vos dents » est également conçu  pour intriguer les professionnels et leur donner envie d’approfondir lors de futurs ateliers pratiques organisés en France ou en Belgique. Nous vous tiendrons bien sûr au courant si cela se concrétise. Dans l’immédiat,  faites bon accueil au livre et guettez votre messagerie si vous voulez l’acquérir à prix préf

À propos de Stephen Hawking

Après la pluie d’hommages rendus à Stephen Hawking suite à son décès la semaine dernière, permettez-moi d’apporter trois brefs commentaires. Non pas sur ses recherches en astrophysique, bien sûr, qui sont bien trop hermétiques pour moi, mais sur des aspects de sa biographie qui méritent qu’on s’y attarde. D’abord, il y a un fait que les médias ont souligné sans lui donner suffisamment de visibilité : le  brillant chercheur britannique est décédé à 76 ans alors que la médecine lui avait prédit une mort certaine à 23 ans ! Lorsqu’on lui diagnostique la  maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique (SLA) en 1963, le jeune étudiant de Cambridge est en effet âgé de 21 ans. Et ses médecins le préviennent qu’il survivra tout au plus deux années avant que  cette pathologie neuromusculaire ne le paralyse complètement et ne le condamne à mourir par suffocation. Si la première partie de la prévision s’est avérée correcte, on ne peut pas en dire autant de la deuxième ! Avec une erreur de 43 ans, on peut même dire que la médecine académique s’est royalement plantée dans son pronostic. Bien sûr, elle évoque aujourd’hui une forme rare de SLA à évolution  très lente. Non sans se contredire,  elle qualifie également  Hawking de « miraculé », dont la longévité a déjoué toutes les connaissances sur la maladie de Charcot. Mais qu’en sait-elle, au fond, cette pitoyable pythie ? La sclérose latérale amyotrophique est-elle aussi fatale qu’on le dit ou bien le célèbre rescapé est-il  un arbre masquant  une forêt ? Pour une célébrité faisant mentir la sinistre prophétie,  combien d’anonymes dans le même cas ? Si même la SLA est incurable, rien ne devrait autoriser un toubib à formuler une prédiction à ce point péjorative. Pour n’importe quelle maladie, il existe des exceptions se soldant par des rémissions inattendues  ou des guérisons spontanées inexpliquées. « Les gens ne sont pas des statistiques », répétait volontiers le Dr Claude Sabbah dans ses séminaires de biologie totale. Il voulait dire par là que la science peut établir des moyennes collectives mais qu’elle commet un épouvantable abus de pouvoir en chiffrant des chances de survie ou de rétablissement pour un patient en particulier. En d’autres termes, l’espoir est toujours permis à un individu de ralentir, contrôler ou inverser le cours d’une maladie. Ce devrait être le rôle des médecins de faire miroiter le meilleur au lieu d’annoncer le pire en suscitant, au passage, un stress terriblement pathogène. Puisse la résilience « exceptionnelle » de Stephen Hawking leur servir d’exemple et les inciter à plus de modestie dans leurs oracles calamiteux.

Un deuxième élément a été complètement passé sous silence dans les éloges prononcés par les journaux et les télévisions : la cause probable du mal ayant frappé le cosmologiste. Dans le livre écrit par Jane Hawking, sa première épouse, il y a en effet un passage très troublant (*) où celle-ci raconte comment elle a appris, de la bouche d’une amie  étudiante, que son futur mari souffrait de la maladie de Charcot. Et comme Jane lui demande si on connaît la cause de cette affection, voici ce que la condisciple répond :  « Pas précisément. Il a peut-être été infecté par un vaccin contaminé contre la variole, administré lors d’un voyage en Iran, il y a deux ans, qui aurait introduit un virus dans sa moelle épinière. Mais ce n’est qu’une hypothèse. En vérité, les médecins ne savent guère à quoi s’en tenir ». Certes, la médecine conventionnelle  ne savait pas et ne sait toujours pas ce qui provoque la sclérose latérale amyotrophique. Mais  ce récit révèle que les médecins de l’époque ont procédé à l’anamnèse de leur patient et qu’ils ont mis à jour une étrange « coïncidence temporelle » entre une vaccination et l’apparition des premiers symptômes. L’histoire ne dit pas si l’hypothèse a été creusée, ni si Stephen Hawking lui-même avait fait le rapprochement. Ce qui semble cependant certain, c’est que la responsabilité du vaccin antivariolique a été envisagée par le personnel soignant. Rien de vraiment surprenant car ce « remède » à la variole, depuis sa mise au point par Jenner au 18ème siècle, a toujours suscité la méfiance en raison de ses lourds effets secondaires. À l’aube des Sixties, on savait que ce vaccin pouvait entraîner des réactions sérieuses une fois sur 1.000 et des complications potentiellement mortelles toutes les 20.000 injections. Dans ses publications les plus récentes, l’OMS admet a posteriori « l’existence réelle d’un risque de manifestations postvaccinales indésirables graves et même des problèmes de sécurité que l’on ne connaissait pas auparavant ». Au demeurant, l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu que les campagnes de vaccinations massives avaient échoué et que c’est une autre stratégie, le confinement des contaminés, qui avait permis d’enrayer le fléau infectieux. C’est écrit en toutes lettres dans le rapport final sur l’éradication de la variole. Et dans un autre document, l’OMS indique que les nouveaux vaccins développés en cas de résurgence  de l’épidémie « ne donnent  aucune garantie quant à la survenue d’effets secondaires graves chez les groupes à risques connus ». Bref, il y a de solides indices, tout ce qu’il y a de plus officiels, menant à un possible accident vaccinal dont aurait été victime Stephen Hawking. Curieusement, le film « Une merveilleuse histoire du temps », qui est pourtant basé sur le livre éponyme, zappe complètement cette hypothèse crédible. Il ne fallait sans doute pas effrayer le spectateur et effaroucher les producteurs en alimentant les délires complotistes des milieux antivaccinaux…

En revanche, le long métrage qui a valu à son acteur principal l’Oscar de l’interprétation masculine décrit très fidèlement la personnalité et la manière de vivre de Stephen Hawking. Issu d’une famille d’intellectuels vouant un culte à la culture et aux études, ce dernier était lui-même un « pur intello » assoiffé de performance cérébrale, pénétré par  le désir de comprendre les lois de l’univers et animé par l’envie à peine déguisée d’égaler les plus illustres savants. Le jeune prodige pouvait passer des jours et des nuits à se remuer les méninges et à résoudre intérieurement des équations sans songer à s’alimenter ou à prendre soin de son corps. Mens sana in corpore sano ? Très peu pour lui. Durant sa vie estudiantine, son activité physique  se résumait à quelques parties de croquet,  un loisir qui est bien plus un jeu paisible qu’une discipline sportive.  Une scène du film résume le personnage : il participe à la traditionnelle course d’avirons entre les universités d’Oxford et Cambridge, mais  uniquement pour donner de la voix et encourager ceux qui rament. Avant le déclenchement de sa SLA, le  jeune homme fluet était déjà ce « cerveau ambulant » qu’il allait finalement devenir en se paralysant progressivement. Quand j’étais au collège, j’ai connu ce genre de grosses têtes complètement déconnectées de leurs corps et presque fières de se ridiculiser au cours de gymnastique. Plus tard, c’est dans les facultés de médecine ou les écoles d’ingénieurs que ces matheux maladifs allaient se bourrer le crâne en oubliant toujours autant l’adage latin recommandant sagement  de veiller à sa santé globale. Attention, je n’insinue pas que Stephen Hawking a récolté la déchéance physique qu’il a semée dans sa jeunesse. On ne devient pas paralytique parce qu’on snobe les heures de sport. Un événement très grave – choc émotionnel extrêmement brutal ou attaque vaccinale aux conséquences identiques – a dû se produire du côté affligé par sa maladie de Charcot. Dans sa prime enfance, on pourrait également  retrouver un épisode traumatisant ayant programmé sa pathologie.  La bombe V2 qui a explosé à proximité de l’abri souterrain où lui et ses parents s’étaient réfugiés pendant un bombardement allemand  à Londres ? Je mentionne cette éventualité car j’ai retrouvé exactement le même genre de vécu dans l’ouvrage de Christian Flèche consacré au décodage biologique des problèmes neurologiques. Qui sait si l’acharnement d’Hawking à  percer le secret des trous noirs ne remonte pas à cette mort frôlée dans une cave obscure ? Ce qui est sûr, c’est que l’astrophysicien a inconsciemment sacrifié son enveloppe charnelle au profit de son projet intellectuel. Tous les maux sont biologiquement salutaires et le surdéveloppement de l’intelligence est une solution de survie comme une autre. Pour conclure cette lettre et ce troisième commentaire sur la disparition du chercheur, permettez-moi de terminer sur une petite trouvaille : en cherchant la signification du patronyme Hawking, j’ai découvert que ce nom voulait dire littéralement « roi  (king) de l’aubépine  (haw) ». Or cette plante médicinale est également surnommée l’ « épine blanche ». Percer le noir et apporter de la lumière dans les coins les plus ténébreux du cosmos, c’était vraiment le destin de cet homme hors-du-commun.

 

Yves Rasir

Alzheimer ou le déni de la mort

Il y a trois mois, lors de notre traditionnelle journée Portes Ouvertes, j’ai été abordé par une gentille dame,  dans la septantaine,  qui voulait me demander conseil à propos de son mari affligé de plusieurs maladies. Si je me souviens bien, cet homme souffrait à la fois d’arthrose, de diabète, d’hypercholestérolémie et d’un probable début d’Alzheimer car, me dit son épouse, il « commençait à perdre la tête ».  Malgré qu’il soit suivi par « des sommités médicales dans des hôpitaux réputés », ses traitements étaient inopérants et son état s’aggravait de jour en jour. Après ma mise au point habituelle (je ne suis pas médecin et  je ne donne pas de conseil d’ordre médical), j’ai simplement fait deux suggestions hygiénistes, celle de privilégier une alimentation de type paléo/cétogène et celle de pratiquer une activité physique soutenue. J’insistai particulièrement sur ce deuxième  point car les maux du mari étaient  de ceux qui s’accentuent par la sédentarité et qui s’améliorent souvent par le mouvement.  Comme la visiteuse restait silencieuse, je lui demandai à quel genre d’exercices s’adonnait son époux et elle me répondit tout bas qu’ « il marchait quotidiennement dans l’appartement ». Interloqué, je m’enquis alors de son âge : « 93 ans, me dit-elle, il a presque  20  ans de plus que moi ». Là, c’est moi qui me suis tu, car je préfère me taire que de blesser autrui par des réflexions maladroites. C’est intérieurement que j’ai pensé : mais pourquoi diable cet homme si âgé n’accepte-t-il pas son âge et les inévitables outrages de la vieillesse ? Pourquoi, alors qu’il a déjà allègrement dépassé l’espérance de vie masculine en Belgique, ne se prépare-il pas sereinement pour le dernier voyage  au lieu de « courir » les cabinets médicaux et les cliniques ? Serait-ce la peur de mourir ? Et celle-ci serait-elle liée à la démence sénile ?
 
Pour moi, cette dernière question n’est plus une interrogation : je suis persuadé que la maladie d’Alzheimer trouve sa cause dans la peur du trépas et  l’inacceptation de l’inéluctable. Je sais que tous les ouvrages de décodage avancent une autre explication – celle d’une accumulation de conflits et de leur résolutions qui finissent par détériorer inexorablement le cerveau – , mais je ne partage pas cette interprétation teintée de matérialisme et de défaitisme.  Si la dégénérescence cérébrale était le résultat « mécanique » de multiples cicatrices émotionnelles,  ce fléau serait encore plus répandu qu’il ne l’est et ne serait pas l’apanage de notre époque contemporaine, ni  une quasi exclusivité de la civilisation occidentale. En revanche, ce temps (l’ère moderne) et ce lieu (les pays industrialisés) sont le théâtre spatio-temporel de ce que maints sociologues et philosophes ont appelé le « déni de la mort ». Celle-ci n’est plus vécue comme le point d’orgue d’une existence bien remplie mais comme une ultime maladie repoussante à repousser au maximum. Le rêve transhumaniste d’empêcher le vieillissement et de réparer indéfiniment le corps humain constitue le paroxysme de ce  cette évolution sociétale conduisant les individus à craindre leur fin dernière et à ne même plus l’envisager. À mon avis, cette anxiété croissante est d’autant moins étrangère à l’ « épidémie » d’Alzheimer que le sens biologique de cette  pathologie est extraordinairement clair: la destruction du tissu neuronal permet d’échapper à l’angoisse et de fuir la réalité pour se réfugier « ailleurs ». C’est la solution parfaite pour affronter la mort sans éprouver la hantise qu’elle suscite ! Il est vrai que la démence sénile permet aussi de perdre la mémoire et d’éviter ainsi le réveil de conflits enfouis. Mais n’est-ce pas seulement  un effet collatéral dissimulant la véritable relation causale ? Pour ma part, l’intelligence de ce « mal-a-dit »  me semble   d’avantage résider dans l’effacement du futur que dans l’oubli du passé. C’est parce que l’échéance approche et que la mort  lui fait terriblement  peur qu’un malade d’Alzheimer débranche les synapses nécessaires à la conscience.
 
À l’appui de mon hypothèse, je pourrais vous raconter la disparition de mon père, emporté en quelques mois par une sorte de dégénérescence cérébrale fulgurante qui a tellement intrigué ses médecins qu’ils ont demandé une autopsie. Lors des épisodes de lucidité qui ont jalonné son agonie, il m’a plusieurs fois confié sa grande peur de mourir. Je trouvais ça bizarre chez un catholique fervent et un grand lecteur de Jean d’Ormesson, mais c’était un fait : mon papa paniquait à l’idée de trépasser et je pouvais voir  cet effroi dans le fond de ses yeux. Les analyses post-mortem n’ayant pas confirmé le diagnostic, je ne peux cependant pas imputer sa mort à Alzheimer. Par contre, je peux baser mon postulat sur un ouvrage publié il y a presque 30 ans : « Le crépuscule de la raison », du Dr Jean Maisondieu. Ce psychiatre français a été confronté aux drames des « déments » séjournant en institution et a tenté de communiquer avec eux. À l’écoute de nombreux patients, il a découvert que ces personnes au cerveau altéré étaient pour la plupart « malades de peur » : la peur de mourir. « En réalité, écrit le médecin, la démence n’existe pas. C’est une maladie imaginaire, l’histoire absurde, liée à la peur de la mort, de miroirs humains qui se regardent, ne veulent pas se voir  et ne peuvent éviter de le faire. (…) Elle est la concrétisation pathologique de l’échec d’une rencontre entre ceux, plus jeunes, qui ont la vie devant eux et ne veulent pas entendre parler de la mort, et ceux, plus âgés, dont la mort barre l’avenir et qui voudraient ne pas savoir. (…) Les vieux sont les reflets effrayants des jeunes et ils s’épouvantent de ne plus être comme leurs descendants qu’ils envient. De ce face-à-face terrible qu’aucun mot ne vient atténuer,  peuvent naître la démence et la souffrance qu’elle promet ».  Pour Jean Maisondieu, c’est donc la société, son culte de la jeunesse et son déni de la mort, qui sécrètent le fléau Alzheimer. Et pour l’enrayer, la seule issue est que toutes les générations abandonnent l’illusion que le chemin n’ait pas de fin et que celle-ci ne soit pas précédée par le déclin. « Nous ne pourrons espérer prévenir (sinon guérir) la démence que dans la mesure où nous accepterons de réintroduire une certaine familiarité avec la mort dans notre vie pour perdre l’illusion tenace qu’elle est un accident qui n’arrive qu’aux autres, les vieux. À ce prix, les vieillards cesseront d’être des épouvantails et nous pourrons apprendre à dialoguer avec eux alors qu’actuellement nous les renions pour ne pas leur ressembler dans l’espoir fou de conjurer le mauvais sort qu’ils représentent. » Selon la jolie formule reprise en couverture du livre, il faudrait « avoir la mort présente à l’esprit pour éviter la mort de l’esprit ».
 
 
À l’époque de sa sortie, Le crépuscule de la raison fut pas mal décrié. On  reprochait au Dr Maisondieu de déconseiller la médicalisation de la démence et de douter de la victoire médicamenteuse. Son crime de lèse-médecine était surtout d’affirmer que la répression  des symptômes était vouée à l’échec puisque le mal pouvait se comprendre comme un « mécanisme de défense » ayant sa logique propre. Pour lui, seule une approche humaniste,   centrée sur la personne et destinée à partager ses angoisses,  offrait une perspective thérapeutique encourageante. Le message serait-il resté lettre morte ? Non pas : le livre a été constamment réimprimé et une nouvelle édition vient encore de sortir chez Bayard en janvier de cette année. Plus réjouissant encore : Jean Maisondieu a fait un émule en la personne du Dr Henri Rubinstein. Dans un livre paru en 2016 (« La vérité sur la maladie d’Alzheimer », Éditions Presses Universitaires de France), ce psychosomaticien spécialiste du système nerveux estime lui aussi que « le déclin progressif de la mémoire, du jugement et la raison est surtout causé par la peur de se voir vieillir, la hantise de la maladie, la terreur de mourir ». Mais l’auteur va encore plus loin que son mentor en expliquant que les alzheimeriens « choisissent » de sombrer dans la démence pour mieux oublier ce qui leur pend au nez. Le suicide du cerveau serait en quelque sorte une solution de survie adoptée par sa partie inconsciente ! Étonnant, non ? On croirait que ces propos sont empruntés à  un  syllabus de biologie totale ou à un ouvrage de médecine nouvelle. Mais Rubinstein n’est pas  vraiment un monsieur Jourdain qui s’ignore : dans son opus décapant, dont j’ai feuilleté quelques pages sur internet,  il compare Jean Maisondieu à Georg Groddeck ! Pour rappel, Georg Groddeck  est un médecin et psychanalyste allemand contemporain de Freud, dont ce dernier dira qu’il était un « analyste incomparable » avant de se brouiller avec lui. Bien avant le Dr Hamer, Groddeck avait deviné que les maladies étaient porteuses d’un sens biologique et qu’elles témoignaient d’un effort du « Ça » (la force vitale) pour guérir un individu de ses conflits. Inutile de vous dire que j’ai commandé le  livre d’Henri Rubinstein et que je vais m’empresser de le lire en entier. C’est manifestement un bouquin qui conforte l’hypothèse selon laquelle la démence sénile  serait la rançon pathologique du déni de la mort, et non la résultante cicatricielle d’une vie excessivement conflictuelle. Si cette deuxième interprétation était valable,  la maladie d’Alzheimer serait effectivement irréversible et incurable. Or ce dogme, commun à la  médecine officielle et à certains « biodécodeurs », est aujourd’hui battu en brèche ! Un médecin américain vient en effet de mettre en point un protocole 100% naturel qui permet d’inverser la dégénérescence cérébrale et de récupérer toutes ses facultés cognitives. Tout comme le diabète de type 2, l’Alzheimer peut parfaitement se guérir ! Le livre dévoilant cette excellente nouvelle et détaillant le programme curatif  vient d’être traduit et sera tout prochainement édité en France. Avec l’accord de l’éditeur, la revue Néosanté en publiera  de larges extraits dans son numéro de mai prochain.  Car s’il s’attache à décrypter « le sens des maux », notre mensuel poursuit également l’objectif de vous informer sur leurs « solutions bio ». Puisse le conjoint nonagénaire de sa gentille épouse attentionnée y trouver des pistes pour retrouver sa tête dans la sage acceptation de sa mortalité. 

Sauve qui peut, il pleut des microbes !

 Il y a des microbes partout : dans le sol, dans l’eau, dans l’air, mais aussi très haut dans l’atmosphère. Par le phénomène d’ « aérosolisation », les virus et les bactéries peuvent en effet  s’envoler vers le ciel et  retomber  beaucoup plus loin sur terre. Mais combien de ces micro-organismes sont-ils ainsi précipités sur le plancher des vaches (et des humains) ? C’est ce qu’a voulu savoir une équipe de chercheurs américains, canadiens et espagnols. Ces scientifiques se sont intéressés à ce qui se passait entre 2500 et 3000 mètres d’altitude, juste au-dessus de la couche limite atmosphérique, la zone de la troposphère la plus proche du sol. Ils ont trouvé que chaque jour, un mètre carré de surface reçoit des milliards de virus et des dizaines de millions de bactéries. Parue dans  le journal ISME (International Society for Microbial Ecology), leur étude indique plus précisément que le nombre de virus atterrissant par jour et par mètre carré varie entre 260 millions et sept milliards, le taux de dépôt viral étant 9 à 461 fois plus élevé que celui des bactéries. Quotidiennement, nous sommes donc « bombardés »  par des myriades de microbes !
 
En fait, on savait déjà qu’il pleuvait des virus. De précédentes recherches menées par le Service des Forêts des Etats-Unis avaient  établi qu’environ un billion (un million de millions) d’agents viraux immigraient ainsi illégalement  chaque année sur chaque mètre carré du territoire américain. Ce que montre cette  nouvelle étude, c’est que leur nombre était  largement sous-estimé. L’analyse de la manne céleste a été menée dans la Sierra Nevada, en Espagne.  L’intérêt de cette chaîne de montagnes  est d’être particulièrement exposée aux mouvements de poussières en provenance du Sahara, mais aussi aux brumes océaniques. Les chercheurs ont  ainsi pu mesurer que la plupart des virus  redéposés sur terre via l’atmosphère provenaient en réalité des embruns, ces fines gouttelettes d’eau de mer projetées dans l’air lorsque celle-ci est agitée. L’étude montre également que les averses de pluie apportent surtout des bactéries et les vents de sable des virus. Last but not least, le travail scientifique éclaire le mystère de la présence, un peu partout dans le monde, de virus génétiquement très similaires se trouvant pourtant dans des environnements très différents.  L’importance des transports atmosphériques de virus clandestins explique probablement le phénomène, et il est tout à fait concevable qu’un virus s’envole d’un continent pour atterrir sur un autre. L’exode aérien des passagers microscopiques se joue des distances et des  frontières !
 
Mais que fait donc la police ? Comment cette terrible nouvelle a-t-elle été accueillie par les académies de médecine et les autorités de santé ? Jusqu’à présent, elles n’ont pas réagi et n’ont donc pas conseillé la construction d’un  dôme géant ou le déploiement d’un parapluie planétaire pour nous protéger des assaillants. Pas trace non plus d’un projet de pasteuriser les océans et les déserts pour traiter le problème à la source. Nos élites sanitaires ne suggèrent pas davantage le port du scaphandre obligatoire. Est-ce parce que les conclusions de l’étude leur ont coupé la chique ? Les chercheurs formulent en effet l’hypothèse que les virus survivant au voyage atmosphérique auraient pour fonction d’ensemencer les écosystèmes dans lesquels ils échouent. Ils s’appuient sur de récentes découvertes attribuant aux virus un rôle clé dans la régulation du carbone et sur d’autres travaux postulant que la transhumance virale servirait à détruire les bactéries nocives pour l’homme. Décidément,  après toutes les révélations de la science sur les missions salutaires du microbiote, le temps se gâte pour la religion pasteurienne et sa phobie des microbes. 

La meilleure manière de mincir

portrait de Yves Rasir

 Dans l’histoire des sciences, il y a des recherches qui font date et qui marquent un tournant pour l’évolution des connaissances. Je ne suis pas devin, mais je pense que l’étude publiée en janvier dans le prestigieux journal JAMA (Journal of the American Medical Association) appartient à cette catégorie de travaux scientifiques susceptibles de bouleverser le paradigme actuel dans le domaine de la nutrition et de la minceur : on ne pourra plus jamais  réduire le surpoids corporel à une question quantitative (les calories consommées) sans prendre en compte la qualité des aliments absorbés. Christopher D. Gardner et ses collègues de l’Université Stanford ont mené cette étude avec 609 participants, âgés de 18 à 50 ans, qui ont été assignés au hasard à adopter, pendant un an, une alimentation saine faible en glucides ou une alimentation saine pauvre en lipides.  Les deux groupes ont assisté à des cours durant lesquels des diététiciens leur apprenaient à choisir de bons aliments entiers, peu ou pas transformés, riches en nutriments et cuisinés à la maison autant que possible. Par exemple, le groupe « faible en gras » a été incité à éviter les sodas sucrés, les jus de fruits, les pâtisseries, le riz blanc et le pain blanc, pour les remplacer par des céréales complètes, des légumineuses, des viandes maigres et des fruits frais. Dans le groupe « faible en glucides », on apprenait à opter pour des aliments comme l’huile d’olive, le saumon, les avocats, les légumes, le fromage, les noix et les viandes d’animaux nourris à l’herbe. Dans chacun des deux groupes, la consigne était de manger à satiété sans se priver.
 
 À votre avis, que s’est-il passé ?  Je vous pose la question car j’ai moi-même été surpris des résultats. Au bout d’une année, aucun des deux régimes ne s’est avéré supérieur à l’autre. Le groupe faible en glucides a perdu en moyenne 6 kilos et celui faible en gras s’est délesté de 5 kilos, ce qui n’est pas une différence significative. Certes, les  pertes de poids furent très variables selon les individus : certaines personnes n’ont quasiment rien perdu et d’autres ont fondu de 27  kilos. Il y en  a  même que l’expérience a fait grossir !  Mais pour une grande majorité des « cobayes »,  l’amincissement était au rendez-vous sans privation quantitative.  Les analyses génétiques n’ont pas confirmé l’hypothèse selon laquelle certains gènes influençant le métabolisme des graisses ou des sucres conditionnerait l’efficacité des deux types de régimes. Les chercheurs ont également examiné si les participants secrétant  au départ plus d’insuline s’en sortaient mieux en réduisant les hydrates de carbone, mais ce n’était pas le cas. Puisqu’il y a d’autres facteurs mystérieux en jeu, Gardner et son équipe continuent d’explorer les données collectées pour voir si le microbiome (le génome des bactéries présentes dans l’intestin) ou l’épigénétique (l’expression des gènes selon le mode de vie) ne seraient pas responsables d’une telle variabilité individuelle. Cela augure de nouvelles découvertes, notamment sur l’influence du stress et des émotions, mais on peut d’ores et déjà en conclure une chose : pour maigrir, il ne sert pas à grand-chose de manger allégé en gras ou en glucides sans revoir le contenu de son assiette.
 
Concernant la surcharge pondérale, les partisans d’une alimentation « low carb » et les supporters d’une alimentation « low fat » sont donc renvoyés dos à dos. Selon Walter Willet, le célèbre directeur de l’école de santé publique à Harvard, le message le plus important de l’étude est « qu’un régime alimentaire de grande qualité entraîne une perte de poids substantielle et que la proportion de calories provenant de matières grasses ou de glucides n’a pas d’importance ». Gardner précise toutefois  que la question calorique ne doit pas être évacuée trop vite. Après tout, les deux groupes ont fini par consommer moins de calories en adaptant leur alimentation. À la fin de l’étude, la charge glycémique de leurs rations  (énergie totale pondérée selon l’index glycémique des aliments) était également plus basse. Ce qui est  remarquable, c’est que les sujets de l’expérience sont arrivés à ce résultat sans effort, en privilégiant seulement les aliments sains qui comblaient leur faim.  Les membres des deux groupes ont en outre constaté des améliorations dans d’autres marqueurs de santé comme le tour de taille, la masse grasse, la glycémie et la tension artérielle. Tout ça rien qu’en adoptant une nourriture plus naturelle et moins industrielle ! Si vous voulez plus de détails sur cette étude, allez lire le compte-rendu qu’en fait  le site LaNutrition.fr, qui est pour moi la référence francophone incontournable en la matière. Créé par le journaliste scientifique Thierry Souccar, ce coin de toile  abreuve ses visiteurs en infos nutritionnelles de pointe et il permet à ses abonnés de repérer toutes les « fake news » répandues par la diététique classique, laquelle est constamment influencée par les lobbies de l’agro-business.
 
C’est d’ailleurs dans un livre de Thierry Souccar que j’ai appris une chose très importante qu’il faudrait toujours garder à l’esprit : au départ,  dans les années 70, la fameuse pyramide alimentaire louant les produits d’origine céréalière et diabolisant les graisses a été conçue au sein du  ministère américain de l’agriculture, et non dans le département de la santé. Depuis un bon demi-siècle, nous sommes victimes de cette manœuvre de désinformation  qui pousse à consommer des aliments (blé, soja, maïs…) produits dans  les méga-exploitations US et transformés à grands coups d’additifs par des multinationales également étasuniennes. D’autres ouvrages parus aux éditions Thierry Souccar ont relaté comment la malbouffe contemporaine s’était ainsi installée pour satisfaire les appétits agro-industriels habilement camouflés en recommandations sanitaires. À son catalogue, l’éditeur français vient récemment d’ajouter un livre très percutant : « Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai », du chercheur en nutrition Anthony Fardet. Dans ce bouquin,  il est clairement expliqué comment manger à la fois sain, éthique et durable, ces trois clés faisant indissociablement partie d’un même trousseau. On peut maintenant, grâce à l’étude  de Gardner et de  ses collègues, en ajouter une quatrième : la minceur. C’est en fuyant les aliments excessivement transformés et bourrés de sucre ajouté qu’on peut le plus  facilement affiner sa silhouette et soulager sa balance.
 
Manger vrai, ça consiste simplement à cuisiner chez soi des denrées à l’état brut,  non raffinées et non manufacturées, autrement dit tout ce qui peut s’acheter sans emballage, en vrac ou au détail,   et dont la liste d’ingrédients se réduit à sa plus simple expression. Que vos aliments soient plus ou moins riches en lipides ou en glucides n’a finalement pas grand intérêt et vous pouvez ranger votre calculette à calories si l’embonpoint vous guette. Bien sûr, à Néosanté,  nous sommes plus loin dans la démarche et nous faisons la promotion de la « Paléonutrition », autrement dit  un mode d’alimentation qui ne retient que les aliments ancestraux, ceux  dont se nourrissaient les peuples chasseurs-cueilleurs et qui existaient dans la nature avant l’invention de l’agriculture. Dans son best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité » Yuval Noah Harari parle de la révolution agricole comme de « la plus grande escroquerie de l’histoire » car l’introduction simultanée des aliments céréaliers et laitiers, il y a environ 10.000 ans,  a ruiné la santé des Hommes sans leur apporter le moindre avantage, si ce n’est celui de se multiplier pour compenser une effroyable mortalité infantile.  Manger originel et pré-agricole, c’est donc le « top du top ». Mais manger  pré-industriel, c’est déjà très bénéfique et ça vous offre de sérieuses chances de vous alléger, même si les causes profondes du surpoids, d’ordre psycho-émotionnel,  échappent encore aux recherches actuelles.

Vaccin rougeole : un cas d’école

L’affaire a fait grand bruit : début février, au CHU de Poitiers, une femme est décédée des complications de la rougeole. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une polémique tombant à pic  pour les promoteurs de l’obligation vaccinale étendue à 11 maladies. Ceux-ci ne se sont pas privés de monter au créneau et de fustiger les  parents  qui se montrent réticents à faire vacciner leurs enfants. Sur  les forums et les médias sociaux, les pro-vaccins se sont déchaînés avec une incroyable virulence contre tous ces « irresponsables ignorants » qui hésitent à protéger leur progéniture et qui mettraient également en danger l’ensemble de la société. Certains n’ont même pas hésité à affirmer que la défaite médicale de Poitiers était due, non pas aux Sarrasins, mais aux assassins qui ne se vaccinent pas et qui sacrifieraient ainsi la santé de leur prochain sur l’autel de leur égoïsme. La charge a rarement été aussi violente et elle a même ébranlé quelques lecteurs de Néosanté peu préparés à subir de telles attaques. Faut dire que les inquisiteurs vaccinateurs n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère : ils ont proféré à peu près tous les mensonges et contre-vérités  qu’il est possible de répandre sur la rougeole et son vaccin. Un véritable cas d’école pour qui veut étudier les mécanismes de la désinformation  dans le domaine médical ! Devant ce déferlement de mauvaise foi, je m’apprêtais à replonger dans le dossier et à remettre l’ouvrage sur le métier quand un internaute m’a envoyé un lien menant au blog du Dr Michel de Lorgeril : coup de bol, ce dernier a fait le boulot et a démonté l’argumentaire vaccinaliste jusqu’à le mettre en pièces !

Pour rappel, le Dr de Lorgeril est ce docteur en médecine, cardiologue et chercheur au CNRS qui est à l’origine du changement de paradigme en cours à l’égard du cholestérol. Dans plusieurs ouvrages retentissants, le brillant scientifique a démontré que cette graisse corporelle et alimentaire n’était pour rien  dans la mortalité cardiovasculaire et que les médicaments destinés à faire baisser le cholestérol  –  les fameuses statines – n’étaient  pas utiles ni efficaces. Leurs bénéfices sanitaires sont en tout cas surévalués et leurs effets secondaires sous-estimés alors que de simples mesures préventives (régime méditerranéen, activité physique) seraient bien plus profitables à la santé du cœur et des vaisseaux. Pas étonnant que l’empêcheur de médicaliser en rond soit devenu, en quelques années, la bête noire des académies de médecine et des laboratoires. Dans deux dossiers déjà anciens (septembre  2012, décembre 2015) le mensuel Néosanté a donné la parole à ce grand monsieur courageux qui n’hésite pas à affronter les lobbies industriels et l’establishment médiatique pour rétablir certaines vérités. Son confrère Michel Cymes doit encore se souvenir des passages du trublion sur son plateau ! Or donc, voici que Michel de Lorgeril s’attaque à la question des vaccins avec sa rigueur de chercheur, sa légitimité de médecin et sa compétence supplémentaire d’épidémiologiste.  Et devinez quoi ? Il découvre que dans ce domaine aussi, l’opinion dominante est démentie par des faits et  des chiffres  soigneusement dissimulés. Après avoir compulsé quantité d’études et de statistiques, il s’est aperçu que le discours vaccinaliste tenait plus de l’idéologie que de la science et il met actuellement la dernière main à un ouvrage qui s’annonce décapant pour les préjugés pro-vaccinaux. Sans doute le  brûlot sera-t-il boycotté par les médias de masse, mais ce livre prometteur permettra certainement aux parents désemparés de se rebeller en meilleure connaissance de cause. En attendant la sortie du bouquin, je leur suggère vivement de visiter le blog du Dr Lorgeril , sur lequel ils trouveront déjà beaucoup d’éléments de réflexion sur la vaccination en général, et celle contre la rougeole en particulier.

Dans un premier article, le cardiologue revient d’abord sur le cas fatal de février  en Aquitaine. Ce que les journaux ont peu dit, voire carrément passé sous silence, c’est que la « victime » était déjà gravement malade avant de contracter la rougeole et de décéder. Cette personne était atteinte d’obésité morbide et tellement handicapée par son surpoids qu’elle ne sortait plus de chez elle (ce qui, entre parenthèses, met à mal la thèse du virus « chopé » chez un non-vacciné). Elle-même n’était pas vaccinée : et alors ? C’est précisément parce qu’il existe des contre-indications  et que tout le monde ne peut pas être vacciné que les autorités déploient tant d’énergie à inoculer tous les enfants en bonne santé. Si ça se trouve, cette femme trop bien-portante ne s’est jamais assez bien portée pour être vaccinée ! L’année dernière, on a eu droit au même mensonge par omission lorsque la ministre a déploré une quinzaine de morts par rougeole en France depuis 2008 : seuls deux étaient des enfants et tous souffraient de dépression immunitaire ou de pathologies nécessitant des traitements immunodépresseurs. On est loin du fléau infectieux fauchant les foules et  frappant au hasard par la faute  des réfractaires !  Mais n’ouvrons pas ici le débat sur la couverture vaccinale et l’immunité de groupe, notions dont nous avons déjà amplement montré qu’elles étaient sujettes à caution. Ce qui importe, c’est ce que Michel de Lorgeril met d’emblée en évidence :  la rougeole mortelle avait quasiment disparu du territoire français AVANT la vaccination de masse. Cette maladie infantile n’est une menace vitale que dans le Tiers-Monde, là où les conditions d’hygiène sont encore déplorables et le déficit en vitamine A encore endémique. Chez nous, les enfants en bonne santé peuvent facilement passer ce cap. Malheureusement, les apprentis-sorciers de l’immunisation forcée ont ouvert une boîte de Pandore appelée « phénomène de déplacement ». Depuis le vaccin, ce ne sont plus des enfants mais  des nourrissons et des adultes qui développent la maladie. Et chez eux, c’est beaucoup plus dangereux. Pour Michel de Lorgeril, il est très clair que la rougeole mortelle est une conséquence de la vaccination de masse et que celle-ci présente plus d’inconvénients que d’avantages. Usant de  mots très durs contre l’ « hystérie vaccinaliste », il déplore aussi « l’inversion cynique de la réalité des faits ». Ça  fait du bien de lire ça, car voici bientôt 8 ans que Néosanté a alerté sur cette réalité inversée. Dans son article « Vaccin rougeole : chronique d’une catastrophe annoncée » (Néosanté n°15), la docteur en sciences  Cyrinne Ben Mamou décrivait déjà le phénomène de déplacement  et expliquait que la vaccination massive était responsable d’une détérioration dramatique des défenses immunitaires.

Dans un deuxième billet tout aussi peu piqué des vers, Michel de Lorgeril déconstruit un autre antienne de la religion vaccinaliste, selon laquelle la maladie serait beaucoup plus périlleuse que le vaccin. En l’occurrence, il y aurait un cas d’encéphalite pour 1.000 cas de rougeole et seulement une inflammation de l’encéphale par million de doses vaccinales. C’est un argument en apparence impressionnant  mais qui ne l’est pas tant que ça, comme le décrypte le chercheur blogueur. Primo  parce que l’épidémiologie des encéphalites est très mal connue et ne permet pas de conclure à la fiabilité de ces chiffres ; secundo parce qu’a peine une encéphalite sur dix laisse des séquelles et que les  rares cas sévères affectent les sujets immunodéficients ; et tertio parce que les autres valences du ROR à virus vivants peuvent interférer avec le système immunitaire et augmenter le risque de pathologies virales jusque là bénignes, sans parler des virus mutants créés par le « bricolage » vaccinal. Or, comme le dévoile Michel de Lorgeril, il y a au moins une étude qui permet de douter de l’efficacité anti-encéphalite de la vaccination. Réalisée sur plus de 30 ans, cette recherche anglaise montre une augmentation des cas d’encéphalite de l’enfant entre 1979 et 2011, mais surtout à partir de 1994, date de la généralisation du vaccin ! La vérité est donc qu’il y a plus d’encéphalites depuis que le ROR a  été introduit. En conclusion de cet article sur « Les illusions de la vaccinologie », le cardiologue français fait aussi remarquer que les encéphalites survenant  pendant une rougeole sont toujours attribuées à cette dernière, tandis que le même symptôme survenant  après vaccination n’est quasiment jamais attribué au geste médical.  Elles ont bon dos, les coïncidences !

Dans un troisième article, et non des moindres, Michel de Lorgeril rétablit la réalité des faits sur « l’épidémie de rougeole et la couverture vaccinale ».  Pour rectifier ce qu’il appelle « un des points les plus rocambolesques de cette hilarante propagande », l’épidémiologiste s’est basé sur les chiffres officiels de la non moins officielle ECOC, l’agence européenne qui collecte toutes les données nationales concernant les maladies épidémiques et les taux de couverture vaccinale. Tableaux colorés à l’appui, cet organisme a recensé le nombre de cas de rougeole  en 2017 dans les pays membres et le taux de vaccination de la population. Or, en confrontant les deux cartes, on peut constater qu’il n’y a pas de parallélisme (pas de correspondance) entre la couverture vaccinale et la fréquence des cas de rougeole. Par exemple, les Allemands se vaccinent plus que les Français mais font plus de rougeoles qu’eux. Les Espagnols et les Anglais sont également davantage vaccinés qu’en France mais des flambées rougeoleuses s’allument tout autant en Espagne et en Angleterre. Pour le Dr de Lorgeril, c’est la démonstration limpide qu’on nous mène en bateau avec cette « immunité de troupeau » qui est prise en défaut dans la réalité. Et il écrit : « Les concepts de couverture vaccinale et de vaccin altruiste doivent être ré-examinés de toute urgence par de vrais experts vraiment indépendants de l’industrie et du ministère ». On se réjouit énormément de lire son livre et de voir comment Michel Cymes va digérer cet énorme pavé dans la mare des idées reçues…

Petit bémol : Michel de Lorgeril ne semble pas s’être encore penché sur un aspect très important du dossier, à savoir l’effet anticancéreux du virus rougeoleux. Comme le mentionnait Cyrinne Ben Mamou dans son article de 2012, l’action oncolytique de l’agent infectieux fait l’objet de rapports dans la littérature scientifiques depuis le XIXème siècle. Et à la fin du XXème siècle, plusieurs essais thérapeutiques ont fait état d’une régression totale et spectaculaire de divers types de tumeurs à la suite d’une infection rougeoleuse. Se pourrait-il que l’interférence de la vaccination avec l’interaction naturelle entre le système immunitaire et le virus de la rougeole compromettent la prévention et la guérison du cancer ?  Découvrira-t-on un jour que le vaccin n’est pas pour rien dans l’explosion des pathologies cancéreuses ? C’est une hypothèse qui mérite à tout le moins d’être creusée. Ce qui est déjà vérifié chez le singe, c’est que le vaccin antirougeole entraîne un retard de développement neurologique. Il existe également des indices, et pas seulement les travaux controversés d’Andrew Wakefield, montrant que le ROR contribue au syndrome autistique et aux troubles entéro-psychologiques. Autrement  dit, il y a de sérieuses raisons de penser que l’immunisation artificielle contre la rougeole détraque la fonction intestinale et endommage le système nerveux, ces deux « dégâts collatéraux » pouvant alors engendrer une vulnérabilité immunitaire face au cancer. Dans mon édito du Néosanté de mars intitulé « Vaccinations : les autres raisons de dire non », je termine par ces deux phrases : « L’écologie microbienne et l’immunité humaine sont des systèmes tellement complexes qu’en les manipulant, l’homme s’expose à des périls supérieurs aux maux qu’il cherche à vaincre. En découvrant voici 30 ans que les agents infectieux sont des agents de guérison et non des agresseurs, le Dr Hamer aurait logiquement dû expédier la vaccinologie dans les poubelles de l’histoire médicale ». Espérons que ce ne soit que partie remise et que l’engagement remarquable du Dr de Lorgeril puisse accélérer le mouvement.

 

Yves Rasir

Le Candida n’est ni bon ni mauvais

Il y a trois semaines, dans ma lettre du 31 janvier ,   je vous invitais à ne pas céder à la psychose envers les mycoses. Et j’ajoutais : ne craignez pas non plus la candidose, c’est-à-dire la colonisation de l’organisme  par des champignons microscopiques  de type Candida albicans. Comme j’aurais dû m’y attendre, j’ai  reçu des volées de bois vert de la part de personnes atteintes de cette maladie  et se plaignant que je la minimise. Il est vrai que j’ai  tendance à dédramatiser des affections dont, d’après moi,  les autres journaux de santé naturelle  exagèrent la prévalence et les dangers, par exemple la maladie de Lyme ou la candidose digestive. Pour autant, je ne nie pas que ces patients manifestent des symptômes et en souffrent dans leur chair, parfois sévèrement. Ce n’est pas manquer d’empathie envers les malades que de critiquer la vision  de leur pathologie par la médecine officielle. Ce n’est pas non plus leur manquer de respect que de mettre en doute la justesse du diagnostic et  la pertinence des prescriptions reçues de la part de praticiens  s’autoproclamant « alternatifs » mais partageant  la même idéologie biophobique que l’allopathie pasteurienne classique. Je peux continuer avant de me faire injurier ? Je peux défendre mon point de vue sans déchaîner les passions ?

Alors,  allons-y franco : tout comme la forme froide de la maladie de Lyme, la candidose chronique est  certainement surdiagnostiquée. À l’instar de la véritable borréliose, l’invasion massive  du tube digestif par la levure Candida est sans doute moins répandue qu’on  ne le prétend. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce diagnostic est  souvent émis en l’absence de vérification objective. Pour être confirmée, une candidose devrait être objectivée par une prise de sang ou  un prélèvement d’urine,  voire par une analyse de selles. Or de nombreux professionnels de santé, qu’ils soient médecins ou naturothérapeutes, ne prennent même pas la peine d’étayer leur verdict sur ces bases scientifiques. Il est vrai que les tests ne sont pas infaillibles et  qu’un certain nombre de symptômes (fatigue constante, ballonnements fréquents, migraines vespérales, mycoses à répétition, démangeaisons anales…) peuvent alerter sur une éventuelle prolifération candidosique. Mais de quel droit des disciples d’Hippocrate fixent-ils leur jugement sans le confronter à des preuves matérielles ? Pourquoi se contenter du tableau clinique  quand les labos d’analyses biologiques permettent de trancher avec un haut degré de certitude ? Sous la pression de patients en quête d’explications à leur mal-être, moult soignants préfèrent hypocritement écourter l’enquête et désigner un coupable fongique. Attention : je ne leur reproche pas d’interpréter les messages du corps et de se forger une opinion après avoir soigneusement examiné et interrogé leurs patients. Les médecins d’antan étaient capables de déceler le champignon levuriforme sur base d’indices encore plus ténus,  tels que la langue chargée ou l’aspect de la peau. Ce qui me pose question, c’est que ce savoir ancien est aujourd’hui détrôné par la manie moderne d’étiqueter un trouble sur la base de quelques symptômes généraux. Si vous avez plusieurs d’entre eux, ça suffit à vous cataloguer ! Le problème, c’est que ces listes de signes cliniques sont des inventaires à la Prévert. Si vous  manquez de tonus, souffrez de céphalées et digérez difficilement, on peut songer à une multitude de dysfonctionnements autres que la candidose. Mais de nos jours, il est commode et à la mode de clouer les microbes au pilori.

Faisons-nous donc  l’avocat de ce diable de Candida. Sachez d’abord, mesdames et messieurs les jurés, que cette variété de levures est naturellement présente chez chacune et chacun d’entre nous. Nous hébergeons toutes et tous ce type de champignon miniature dans notre bouche, nos voies génitales et nos entrailles. Sa fonction est de recycler les débris cellulaires qui encombrent l’organisme,  en particulier les muqueuses. Sa présence intérieure est donc normale, ce n’est pas un agresseur venu de l’extérieur qui entre par effraction dans l’intention de nuire.  Le Candida n’est pas pathogène en soi, il n’est ni bon ni mauvais. C’est seulement le terrain sur lequel il évolue qui mérite ce genre d’épithète. Si ce terrain est en mauvais état, la flore bactérienne ne contrôle plus le développement de la flore mycotique et le déséquilibre intestinal s’installe, avec son cortège de désagréments. Ce qui  rompt la symbiose et abîme le terrain ? On le sait très bien. La sédentarité, le stress, la pilule contraceptive et les autres perturbateurs endocriniens (pesticides, phtalates, bisphénol…) , l’usage de médicaments biocides (antibactériens, antiviraux et …antifongiques),  une alimentation trop riche en glucides et en protéines céréalières qui fragilisent la paroi intestinale.  Rayon solutions, il est particulièrement important d’adopter un régime beaucoup moins sucré. Le Candida albicans raffole du sucre raffiné, qu’il soit candi ou non. Plus une personne en mange, plus le champignon va l’utiliser pour  satisfaire ses propres besoins énergétiques et pour proliférer dans l’intestin. Ce dernier n’ayant plus sa part du festin glucidique, se créent une sensation de manque et une envie décuplée de consommer sucré. C’est un cercle vicieux à briser impérativement pour aller mieux. Un nutritionniste averti vous conseillera également  ce que mon amie Catherine Piette, experte en cuisine saine, appelle les frères « biotiques » se prénommant « pré » et « pro », autrement dit  les fibres bifidogènes des fruits et des légumes et les  compléments ou aliments lactiques  (yaourt, kéfir,  choucroute et autres légumes lacto-fermentés) propices à un microbiote équilibré. Dans ce bref protocole alimentaire, mentionnons aussi que l’ail a la réputation de faire fuir Candida et que l’huile de coco est reconnue pour ses vertus antifongiques. Mais n’oublions surtout pas deux remèdes radicaux à la candidose : le jeûne et  l’activité physique. L’efficacité de ces deux méthodes tient à leurs effets bénéfiques sur le transit et la flore microbienne. Des jeûneurs qui traînent une dysbiose ou des sportifs chroniquement constipés, ça n’existe pas ! Le mieux, c’est d’associer ces deux manières de rétablir l’équilibre microbiotique. En cherchant un peu sur le net, vous allez trouver plusieurs centres de santé naturelle qui organisent des cures de revitalisation spéciales « candidose » combinant le jeûne et la randonnée.

Vous aurez remarqué que je ne vous ai pas encore parlé du sens psychobiologique de cette « mal-a-dit ». Normal : c’est typiquement le genre de trouble qui ne nécessite pas, pour être guéri, de remuer le passé et de se creuser la cervelle à la recherche du conflit originel. Pour basculer en guérison, ce que nous appelons « la voie du corps »  peut parfaitement suffire. Trop d’acteurs de la nouvelle médecine psychosomatique négligent  encore l’axe somatopsychique de la santé holistique. Ceci dit, tout ce qui se passe dans le « deuxième cerveau » abdominal n’en est pas moins relié à ce qui se déroule  à l’étage cérébral. Dans le dossier « Microbiote et émotions : les liaisons étroites » que nous publions dans le mensuel  Néosanté de mars, notre journaliste Hugues Belin décrit des travaux de recherche récents qui montrent bien que le fonctionnement du cerveau entérique traduit et trahit des problématiques psychiques. Au départ d’une dysbiose intestinale, il y a souvent afflux de cortisol. Et en amont de cette réaction hormonale, la « cause de la cause » est un stress émotionnel mentalement ingérable. L’air de rien, la gastro-entérologie de pointe est en train de  valider les découvertes empiriques du Dr Hamer. Il n’est donc pas superflu de tenter de décoder une candidose digestive rebelle aux techniques thérapeutiques mentionnées ci-dessus. Plusieurs auteurs s’y sont risqués, et notamment Bernard Tihon dans le Tome 3 de sa trilogie Le Sens des Maux. En substance, notre collaborateur avance l’hypothèse de la blancheur : dans son étymologie comme dans son langage phonétique, la candidose renvoie à la couleur blanche et à ce qu’elle symbolise, la quête de pureté et de virginité. Le sens biologique de cette affection résiderait dans le besoin vital  de résoudre un deuil non fait et de repartir à zéro, d’une page blanche,  comme si de rien n’était. Cela vous laisse songeur ? Rappelez-vous pourtant la double fonction des champignons dans la nature : recycler la matière morte et faire mourir ce qui doit mourir pour le bien de l’écosystème. Quitte à menacer l’individu ? C’est en effet la dure loi de notre monde, où la perpétuation des espèces importe davantage que la survie individuelle. Quand il pullule dangereusement chez un être humain, Candida albicans témoigne clairement  que son immunité, c’est-à-dire le miroir corporel de son identité, est terriblement mal en point. C’est d’ailleurs chez les patients soumis à de puissants traitements immunodépresseurs que la médecine observe les plus graves infestations mycotiques. J’en ai personnellement connu deux : un sidéen avec un long passé de toxicomane et de séropositif traité à l’AZT, et une cancéreuse au stade terminal qui avait subi plusieurs chimios expérimentales très agressives. Chez ces deux personnes, le champignon invasif débordait littéralement en mousse blanchâtre de leur bouche à l’haleine putride. Ce sont des cas extrêmes, mais qui illustrent bien la mission neutre du Candida,  chargé d’ébouer ce qui peut l’être et de trucider par le blanc les noirceurs de l’âme. Si vous lui faites confiance en corrigeant votre terrain déficient et en acceptant en conscience que votre trajectoire de vie ne soit pas immaculée, la pleine santé sera de retour.

 

Yves Rasir

Plaidoyer pour les cons

Sapristi. Avec ce mois de  février de 28 jours,  il va m’en manquer  deux pour boucler  confortablement votre Néosanté de mars. Je suis donc un peu à la bourre et n’ai pas trop le temps de rédiger la lettre hebdomadaire. En guise de missive du mercredi, je me permets de vous renvoyer un édito publié il y a tout juste cinq ans. Le titre est un peu trompeur car il n’y est nullement question de défendre la connerie humaine, que du contraire. Les éléments factuels de ce texte ne sont plus très actuels mais la réflexion de fond me semble toujours pertinente. Et en plus, elle convient plutôt bien à cette journée de Saint-Valentin. J’espère qu’elle aidera les amoureux  à ne pas sombrer dans la phobie microbienne entretenue par la médecine à l’égard du sexe féminin. Les vagins de ces dames et demoiselles méritent mieux que cette hantise irrationnelle.  Je vous laisse donc à la (re)lecture de ce plaidoyer aux accents érotiques. La semaine prochaine,  je reprends la plume et je reviendrai comme promis sur le thème ébauché il y a 15 jours, celui de la candidose.

Y.R.

 

Plaidoyer pour les cons

Cette fois, je monte aux barricades : il est grand temps de prendre la défense des cons ! Je ne parle pas des gens qui disent ou font des conneries, mais bien du sexe de la femme. A l’origine, ce mot dérivé du latin « cunnus » (vagin) et dénué de connotation péjorative désigne en effet  l’organe sexuel féminin. Ce n’est qu’au XIXe  siècle que le vocable français acquiert un sens figuré injurieux et que son emploi devient le témoin de la phallocratie ambiante. Est-ce un hasard si ce glissement sémantique s’opère  au moment où Pasteur impose sa théorie du germe et où se construit la médecine dite « scientifique » ? Je n’en crois rien,  car la religion allopathique pasteurienne a tout de suite trouvé en la femme une cible de choix pour fustiger la repoussante  saleté de son « continent noir ».  De la chaude-pisse au sida en passant par la syphilis et l’herpès,  l’histoire médicale est pleine de ces maladies  infectieuses dont il faudrait se protéger en se méfiant du sexe, et en particulier du fourreau féminin grouillant de microbes hostiles.  Dans son livre que je vous recommande encore une fois (*), le Dr Marc  Girard explique très bien comment la maltraitance de la femme par la médecine moderne s’est peu à peu substituée à l’oppression de l’Église. Sa prétendue malpropreté intime n’est qu’un des aspects de la « brutalisation » du corps féminin par une médecine misogyne  engluée dans des fantasmes pré-freudiens.

Et ce n’est pas l’actualité récente qui va  démentir la pertinence de cette analyse.  Début mai, les autorités américaines ont lancé une mise en garde très alarmiste contre ce qu’elles ont appelé la « superbactérie du sexe ».  Résistante aux traitements antibiotiques, cette souche de gonorrhée découverte au Japon en 2011 serait potentiellement aussi mortelle que le sida, mais bien pire que lui puisqu’elle serait beaucoup plus agressive que le brave HIV et capable de toucher très rapidement des millions de personnes exposées à un risque de choc septique fulgurant.  Aucun cas fatal n’a encore été détecté sur la planète ? Qu’à cela ne tienne, le Congrès US a déjà débloqué des millions de dollars pour développer  un biocide capable de terrasser l’ennemie.  En attendant, la population est invitée à « se protéger et à faire un test avant toute nouvelle relation ». Comme le principal facteur de risque serait « la mauvaise hygiène des parties génitales »,  tous les regards se tournent évidemment vers les femmes et leur si dangereux vagin, peu accessible aux produits de nettoyage. On le croyait jadis muni de dents, le voilà à présent soupçonné de détenir l’arme atomique !  

Le con devient également l’obsession des oncologues. À leurs yeux, plusieurs cancers seraient en effet d’origine virale.  Celui du col de l’utérus  serait dû au trop fameux papillome humain (HPV), dont les jeunes filles devraient se prémunir en se vaccinant dès avant le premier rapport sexuel. Elles rechignent à le faire ? La propagande vaccinaliste vient de se trouver un nouveau porte-parole  inattendu en la personne de l’acteur Michael Douglas.  En rémission d’un cancer de la gorge, la star hollywoodienne a en effet confié à un journal anglais que sa maladie n’était pas due à un abus de tabac et d’alcool, mais bien à son goût du cunnilingus. Et de fait, des recherches suédoises ont établi un lien entre la présence du HPV et la fréquence de ce type de tumeur.  Haro sur les sales cons qui viendraient  donc contaminer les gorges des mâles via leurs langues aventureuses ! Comme quoi l’obscurantisme allopathique est décidément en train de pulvériser tous les records de stupidité. Que l’on sache, la pratique sexuelle consistant à lécher le sexe de son partenaire n’a jamais tué un seul bonobo, une espèce de singes pourtant friande de ce genre d’hommages.  Et bien que les caresses bucco-génitales appartiennent à l’art érotique oriental depuis des millénaires, elles n’y ont jamais posé problème.  Les cancers de l’utérus et de la gorge sévissent même moins en Asie que chez nous. La vérité, c’est qu’aucun microbe  ne peut être jugé responsable d’aucune maladie . Et puisque leurs hôtes microscopiques sont innocents,  il n’est que temps de disculper les cons !

Certes, il ne faut pas minimiser les déséquilibres de la flore microbienne vaginale, favorisés notamment par les antibiotiques, la contraception chimique, l’alimentation industrielle et les soins antiseptiques agressant  les muqueuses. Après tout, il n’est point sot de penser que les agents infectieux peuvent se muer d’alliés en adversaires si leur nombre et leur virulence excèdent les capacités immunitaires d’un individu ou d’une population. Mais c’est l’erreur capitale de la médecine  occidentale d’en faire la cause majeure de nombreux maux humains. Avant de gober tout cru l’explication virale de son cancer, Michael Douglas était persuadé que celui-ci était lié à l’emprisonnement de son fils Cameron pour trafic de drogue. Au lieu d’accueillir cette évidence psychosomatique (la tumeur est apparue quatre mois à peine après le stress de la condamnation), ses médecins ont malheureusement choisi d’accabler les pauvres cons. Après la capote, vont-ils nous inventer le condom lingual ? Quelle connerie !

Yves Rasir

(*) « La brutalisation du corps féminin par la médecine moderne »

Un cancer, ça régresse spontanément

C’est un événement considéré comme rarissime qu’ont rapporté des chirurgiens de Singapour  dans un article publié en décembre dernier dans l’International Journal of Surgery Case Reports : la régression spontanée (*) d’un cancer du pancréas chez un homme de 77 ans. Ce septuagénaire a été hospitalisé en janvier 2015 pour une jaunisse associée à des démangeaisons, à des urines foncées, ainsi qu’à une importante perte de poids. Lors de l’examen clinique, les médecins palpent l’abdomen et découvrent une grosseur suspecte du côté droit. Les prélèvements de sang confirment la présence massive de la protéine habituellement dépistée en cas de cancer prostatique,  tandis qu’un scanner révèle une dilatation marquée des canaux biliaires. Au vu des symptômes et des résultats de l’imagerie,  l’équipe médicale conclut très logiquement que ce patient est atteint d’un adénocarcinome de la tête du pancréas. Comme la tumeur est opérable, décision est prise de procéder immédiatement à sa résection chirurgicale. Mais lors de la consultation d’anesthésie, l’auscultation des vaisseaux du cou révèle un rétrécissement de la carotide dû à une plaque d’athérome. Étant donné que celle-ci peut entraîner un accident vasculaire cérébral lors de l’opération, les chirurgiens optent pour son ablation préalable. Suite à ce bref passage au bloc opératoire, le patient fait malheureusement un infarctus du myocarde compliqué d’un œdème pulmonaire. L’intervention sur le pancréas est donc postposée et le patient quitte l’hôpital après trois semaines.

Prévue à une date ultérieure,  la pancréatectomie n’aura pourtant jamais lieu. Car au cours des semaines qui suivent, l’incroyable se produit. Le bilan hépatique du patient s’améliore, jusqu’à se normaliser complètement.  L’appétit revient et le patient reprend du poids.  Un scanner abdominal est réalisé et il ne montre plus de dilatation des voies biliaires. Et surtout, la tumeur de la tête du pancréas n’est plus visible. Pour la retrouver, les médecins  effectuent un scanner par émission de positons (PET-scan), un examen qui consiste à injecter par voie intraveineuse une substance radioactive qui va se fixer sur la tumeur. Mais là encore, aucune trace de protubérance. Les résultats sont relus par plusieurs spécialistes qui ne peuvent que se rendre à l’évidence :  l’adénocarcinome a disparu et l’opération programmée n’a plus aucune utilité. Réalisés  plusieurs mois plus tard,  les deux scanners de contrôle se révèlent également normaux. Les dosages sanguins réalisés en mai 2016 attestent eux aussi d’une guérison totale. Deux mois plus tard, le rescapé ne va cependant pas échapper à la mort car il succombe à une  attaque cardiaque en dehors de l’hôpital. C’est  donc à titre posthume qu’il a eu les honneurs de la littérature médicale.

L’empressement des médecins singapouriens à lui consacrer un article est compréhensible car le cancer du pancréas est une maladie de très mauvais pronostic. On estime que 4 patients sur 5 décèdent l’année même de leur diagnostic. De plus, à ce jour, on ne comptait dans les annales de la médecine que quatre cas de régression spontanée de tumeur pancréatique. Dans l’article où il relate tout ça, le blogueur et journaliste scientifique  Marc Gozlan cite deux autres exemples documentés et mentionne aussi une autre guérison « miraculeuse », d’un cancer colorectal cette fois, rapporté en décembre 2017 par des médecins japonais dans la revue Surgical  case Reports. Il rappelle aussi que depuis les travaux du Dr Williaw Coley, il y a plus d’un siècle, on sait que les infections et les fortes fièvres sont parfois  associées à une subite évaporation des tumeurs. C’est d’ailleurs une des hypothèses retenues par les auteurs puisque l’infarctus myocardique s’accompagne fréquemment  de fièvre et d’un taux élevé de globules blancs. Dans ses commentaires, Marc Gozlan précise que des régressions spontanées ont déjà été observées dans beaucoup d’autres cancers (peau, rein, sein, vessie, sang, etc.) mais il ajoute que cela ne se produit qu’une fois sur 60.000 à 100.000 cas . D’où sort ce chiffre curieusement imprécis ? Sur quelles études est-il basé ? Mystère et boule de gomme. Cette affirmation est largement sujette à caution, ne fût-ce que parce que  des tas de cancers  naissent et meurent à l’insu de leurs « propriétaires ». De surcroît, ce pourcentage pessimiste repose sur une véritable mystification. Pour être comptabilisé comme volatilisé, il faut en effet que le cancer  soit repéré et qu’il ne soit pas du tout soigné. Or ça ne se produit quasiment jamais. Les traitements entrepris récoltent le mérite des rémissions éventuelles alors qu’il s’agit peut-être, et bien  plus probablement, de guérisons naturelles étrangères au protocole thérapeutique. Le cas singapourien est emblématique car il illustre très bien ce que nous répétons régulièrement, à savoir que la maladie cancéreuse est un programme biologique comme un autre, 100% réversible à tous les stades, pour toutes les formes de tumeurs,  et susceptible de disparaître très rapidement comme par enchantement. Mais nulle magie là-dedans. Depuis l’annonce du diagnostic jusqu’au décès inopiné du patient,  la médecine nouvelle du Dr Hamer peut facilement supputer ce qui s’est passé à Singapour.  Pour bénéficier de cet éclairage « néomédical », rendez-vous dans un prochain numéro  du mensuel Néosanté car nous avons demandé à un expert de se pencher sur le sujet.

Dans d’autres journaux de santé naturelle, j’ai lu récemment  des choses qui commencent sérieusement à m’agacer.  L’un d’entre eux publie par exemple une interview du Dr Jean-Christophe Charrié, auteur du livre « Les clés de l’alimentation anti-cancer ». Au cours de l’entretien, ce brave  docteur se permet d’énoncer que « le cancer est une maladie environnementale avant tout » et que c’est pour ça qu’il ne suffit pas d’avoir une bonne hygiène de vie pour éviter de tomber malade. Dans un autre périodique se targuant d’explorer la santé corps/esprit, c’est le Dr Jean-Pierre Willem qui répond aux questions de la rédaction  et qui déclare qu’un facteur environnemental est forcément en cause « si les cancers hormonodépendants sont en forte augmentation et si les deux sexes sont touchés ». Et pourquoi donc la pollution serait-elle l’explication ? En quoi la parité hommes-femmes exclurait-elle un processus psychosomatique ?  Sans minimiser l’influence délétère des perturbateurs endocriniens, il est aberrant de se focaliser sur des facteurs extérieurs dont la culpabilité est  incertaine et controversée. En soi, la réalité des régressions spontanées démontre l’inanité de la causalité environnementale. Si les toxiques étaient en cause, on voit mal par quel prodige leur action cancérigène serait soudainement annulée et par quelle opération du Saint-Esprit les malades guériraient si promptement en l’absence de tout traitement. Pas aussi rare que le prétend la médecine conventionnelle, la guérison naturelle du cancer permet de présumer que la genèse de cette maladie est à chercher dans le vécu psycho-émotionnel. Et la régression spontanée de tumeurs aussi mortelles que celles du pancréas vient fortement accréditer la présomption. À l’heure où la cancérologie classique commence à ouvrir les yeux, il est assez désolant que Charrié,  Willems et consorts demeurent frappés de cécité.

Yves Rasir

Mycose & candidose : halte à la psychose

Qu’ils soient allopathes de stricte obédience  ou avocats des médecines naturelles contaminés par les dogmes pasteuriens, les biophobes de tous bords vous incitent constamment à vous défier des microbes. Et parmi ces derniers, les champignons remportent la palme d’ennemi public numéro un. Si  les bactéries et les virus trouvent parfois grâce à leurs yeux, il en va autrement des envahisseurs fongiques invariablement considérés comme des fauteurs de troubles dans le corps humain. Qu’il opère en surface (mycoses) ou en profondeur (candidose digestive), le microcosme mycotique suscite effroi et hantise. Il y a même un médecin italien qui situe l’origine du cancer dans une infection par des champignons. À l’instar de la mérule dévorant les boiseries humides, des moisissures attaquant les fruits trop mûrs ou du mildiou ravageant un potager,  ces eucaryotes présents dans nos organismes sont perçus comme des agents nuisibles dépourvus de toute fonction positive. Il est vrai que dans la nature, le champignon semble synonyme de mort et de putréfaction. Tout le vivant qui pourrit et meurt est colonisé par des spores avant ou après de pourrir et de périr. Mais encore une fois, les adeptes de Saint Pasteur se trompent lourdement en postulant que le champignon est un assaillant maléfique à combattre absolument. Le rôle de ce microbe est beaucoup plus subtil que ça.

Pour vous en convaincre, je vous invite à faire un petit tour dans mon jardin. Il y a  quelques années, un beau  poirier que j’aimais beaucoup est tombé malade et a succombé à un hiver rude. Comme je suis plutôt du genre paresseux dans les travaux de jardinage, je me suis contenté d’abattre l’arbre mort sans toucher à la souche. Bien m’en a pris : en quelques semaines, celle-ci était déjà la proie de champignons divers et variés qui, à force de la grignoter, l’ont fait disparaître en moins de deux années. Dans un autre coin du jardin, j’ai un noisetier  très vigoureux qu’un ex-voisin ronchon avait pris en grippe au motif qu’il débordait sur sa parcelle et lui faisait de l’ombre. J’avais promis de le tailler mais ce voisin, médecin de son état, n’a probablement pas eu la patience d’attendre. Un jour, j’ai remarqué qu’un produit blanchâtre dégoulinait sur le tronc le plus proche du mur mitoyen. Quelques semaines plus tard, la partie du noisetier empoisonné perdait ses feuilles, était envahie de lierre et manifestait tous les symptômes d’une maladie fongique. Quelques branches n’ont pas survécu mais l’arbre s’en est tiré et affiche une belle santé dont ne prend pas ombrage mon nouveau et sympathique voisin. Moralité de ces deux histoires ? Dans la nature sauvage – ou en tout cas suffisamment laissée à elle-même – , les champignons ont une double mission : recycler la matière morte et accélérer l’agonie des végétaux toujours vivants mais trop affaiblis. 

Il y a d’ailleurs deux catégories de champignons distinguées par les botanistes : les saprophytes qui se nourrissent d’arbres en décomposition et les lignivores qui s’alimentent avec de la matière organique vivante, la cellulose et  la lignine du bois. Seuls les membres de la deuxième catégorie peuvent être qualifiés de parasites puisqu’ils  s’attaquent à de la matière végétale vivante en causant leur dépérissement.  Mais attention : le microbe n’est rien et le terrain est tout.  Quand le parasitisme se produit, c’est  souvent en réponse à un stress important que l’arbre a subi. Par exemple le bris d’une branche lors d’une tempête, l’attaque de l’écorce par un mammifère ou l’empoisonnement par un bipède de type Homo pas très sapiens. Bref, les champignons n’agressent, pour le bien de l’espèce,  que les individus condamnés. Ou, chez un individu, les parties trop amochées pour survivre. Trop amochées ou – et c’est ici que je réclame toute votre attention – devenus gênantes pour l’ensemble du biotope ! Dans un magnifique ouvrage dont je vous ai déjà fait l’éloge, « Jamais seul »,  le biologiste Marc-André Selosse explique notamment  que dans une forêt, les champignons lignivores ont pour fonction d’élaguer les branches basses des arbres et de favoriser ainsi la pénétration de la lumière, condition indispensable à la régénération du milieu boisé. Ce n’est qu’un petit aperçu des innombrables relations symbiotiques qui unissent l’univers végétal au monde microbien.  Dans un autre best-seller inattendu, « La vie secrète des arbres », le garde forestier Peter Wohlleben dévoile pour sa part que le mycélium, c’est-à-dire la partie souterraine de la microfaune mycotique,  véhicule des informations et permet aux arbres de communiquer entre eux. Bien davantage que la compétition, c’est la coopération qui fait loi dans la nature et qui préside à sa merveilleuse harmonie.

Quel rapport avec la santé humaine ? Pour moi, il est évident : un être humain est une créature naturelle qui peut être comparée à un arbre. À un arbre  et pas à une plante cultivée à grand renfort de pratiques horticoles ou agricoles. L’agriculture, c’est déjà une offense à la nature car celle-ci ne supporte pas la monotonie et la domination d’une espèce par une autre. Si le terrible mildiou et les autres vecteurs de maladies cryptogamiques envahissent les champs, les potagers, les vignes ou les vergers, c’est parce que cet environnement domestiqué et cette absence de biodiversité ne plaisent pas du tout à la vie sauvage. Même bio, le jardinage oblige à lutter sans cesse contre les prédateurs et les  « pathogènes ». Il est particulièrement difficile de se passer de fongicides chimiques sans faire appel à toute la science (choix des variétés rustiques, association des plantes, rotation des cultures, etc…)  de l’agrobiologie. À mon avis, le futur de la production alimentaire biologique se situe dans la permaculture, cette approche agricole qui calque au maximum les écosystèmes naturels. En tant qu’écosystème naturel, l’Homme n’a rien à craindre des champignons. Ceux-ci  s’invitent chez lui uniquement pour recycler ses cellules mortes ou pour « élaguer » ce qui doit l’être. Dans la quatrième loi de sa médecine nouvelle, le Dr Hamer a démontré que les champignons  et mycobactéries opérant dans les tissus endodermiques et mésodermiques ont en charge le démontage des tumeurs  et autres pathologies équivalentes « créant de la masse ». Au-niveau de l’ectoderme, siège des conflits relationnels et  du ressenti de séparation, la réparation consistera à reboucher les micro- ulcérations ordonnées en phase active  par le cerveau archaïque.  C’est alors que la médecine classique va diagnostiquer une mycose cutanée et, en prenant malheureusement le pompier pour un pyromane, déclarer la guerre aux champignons.

Bien malgré moi, j’ai longtemps commis cette erreur belliqueuse. Pendant plus de 20 ans, j’ai été affligé d’une mycose récurrente entre les orteils. Cette infection à champignons est aussi appelée « pied d’athlète » parce qu’elle toucherait davantage les sportifs  exposés aux spores des vestiaires. Enfermés dans des chaussures où règne l’humidité de la transpiration et mal séchés après la douche, les orteils des sportifs seraient d’autant plus vulnérables. Cette explication n’est pas complètement bancale car il est clair que les pieds humains sont faits pour vivre au sec et à l’air libre. En été, saison des tongs et espadrilles,  mes mycoses podales prennent aussi des vacances.   Ceci dit,  il y a des tas de gens actifs qui ne se chopent jamais le microbe et des tas de sédentaires qui le contractent. Comme d’habitude, la médecine d’école confond cause et facteurs de risque. La première est à chercher dans un conflit psycho-émotionnel et pas ailleurs. Avant de le savoir, j’ai vraiment tout essayé pour guérir mes pieds d’athlète. Au début, je croyais encore à l’utilité des crèmes, sprays et médicaments antimycosiques. Mais après des améliorations éphémères, la récidive et l’aggravation étaient systématiquement au rendez-vous, ce qui est parfaitement logique en regard de l’approche hamérienne. Par la suite, je me suis tourné vers l’homéopathie et j’ai pu constater que de nombreux remèdes administrés en diverses dilutions étaient parfaitement inefficaces. En aroma, même la puissante huile essentielle de tea-tree n’a rien pu pour moi. Idem pour l’eau oxygénée ou le bicarbonate de soude, pourtant vantés  comme des parades radicales aux mycoses. Pour tout dire, même les applications d’argile verte ou blanche ne m’ont procuré qu’un léger soulagement symptomatique. Ce qui m’a permis de guérir à 90% – j’ai encore deux interstices un tantinet incommodés -, c’est une toute autre stratégie : le lâcher-prise et une confiance renouvelée envers mon corps.

Comme j’ai un problème de fond avec mes pieds – leur sécheresse chronique -, je n’ai gardé que trois habitudes préventives à leur égard : les hydrater à l’huile d’argan, gratter la corne à la pierre ponce et les plonger régulièrement dans de l’eau vinaigrée.  L’eau bruxelloise étant en effet très chargée en calcaire, ce détartrage de la peau facilite grandement son hydratation. Contre les champignons, je n’ai plus rien entrepris du tout. Et devinez quoi ? La mycose s’est aggravée dans un premier temps. Non contente de toucher les dix orteils, elle s’est répandue sur et sous un ongle. La médecine parle alors d’onychomycose, qu’elle juge  souvent incurable sans traitement antifongique par voie orale. Je suis resté serein et j’ai observé mon ongle jaunir puis noircir progressivement. Au bout de quelques mois, le « miracle » s’est produit : l’ongle atteint est tombé et j’avais à la place un embryon d’ongle tout neuf. Il a maintenant poussé et semble très sain. Dans le même temps, les champignons ont reflué des autres orteils et me fichent désormais une paix royale. Plus de desquamation, plus de démangeaisons. Seule une petite garnison semble monter la garde pour intervenir en cas de besoin. Car c’est bien là la clé : comme dans la nature,  les champignons dermatophytes sont là pour déblayer la matière  morte et les autres pour faire mourir ce qui doit mourir. Si on accepte ça sans s’effrayer et qu’on laisse faire sans intervenir, le corps finit toujours par s’auto-réparer. La  patience est la plus grande alliée du patient, lequel n’a pas forcément besoin de décoder ce qui lui arrive.

Bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher d’explorer des pistes de décodage. Celle de plusieurs auteurs sur la « dévalorisation sportive » m’a toujours semblé farfelue et biaisée par la vision pasteurienne. En revanche, la lecture de Christian Flèche me paraît beaucoup plus pertinente : pour cet ancien élève du Dr Hamer, la mycose traduit nécessairement un deuil non fait ou une séparation mal vécue. Puisque le champignon rime avec mort et putréfaction, il faut chercher le défunt qui hante la généalogie ou la menace mortelle ressentie dans la zone soumise à un arrachement affectif. Sur le conflit déclencheur de mes ennuis podaux et sur ses lointaines racines familiales, je vous avoue n’avoir rien trouvé. En revanche, la  probable programmation périnatale du problème m’a été inspirée peu après ma décision de lâcher prise.  Les pieds et les orteils, c’est ce qui sort généralement  en dernier du ventre maternel. Une mycose à cet endroit pourrait exprimer à quel point la fin du séjour utérin et l’entrée dans le monde aérien n’ont pas été faciles. Chez moi, la prédisposition au pied d’athlète est augmentée par le fait que mes orteils sont littéralement collés les uns aux autres, sans aucun espace d’aération entre eux. Signe d’une crispation natale ou anténatale ? Toujours est-il que je m’efforce à présent de  détendre mes pieds et d’inviter doucement mes orteils à se déployer en éventail. J’ai bon espoir que je pourrai ainsi convaincre les quelques champignons résiduels de se démobiliser. C’est lorsque j’ai décidé de les prendre en amitié et de leur faire confiance qu’ils ont très nettement reflué, donc je continue dans cette voie. Aucun microbe ne devrait jamais être taxé de pathogène et même les micro-organismes impliqués dans les mycoses devraient être réhabilités. Même le Candida albicans « responsable » de la fameuse candidose et d’autres infections  plus graves ? Oui, même lui ne devrait pas susciter une telle psychose . Comme j’ai déjà trop écrit pour aujourd’hui, j’y reviendrai dans une prochaine infolettre.

Yves Rasir

Une blessure sportive est d’abord affective

À l’instar des maladies, les accidents n’arrivent jamais par hasard : ils sont l’expression biologique d’un stress psycho-émotionnel. Ils ne sont donc pas vraiment … accidentels mais sont la conséquence d’un évènement ressenti intérieurement comme dramatique. En amont de ces conflits déclencheurs, le thérapeute et son patient pourront également mettre à jour des programmations dans la période périnatale et des pré-programmations dans l’histoire familiale, comme  Emmanuel Ratouis en débusque fréquemment lors de ses consultations d’accompagnement psychogénéalogique. Dans son livre « Les accidents ont-ils un sens ?  » et dans l’article qu’il avait publié dans Néosanté lors de la sortie de cet ouvrage, notre collaborateur  savoyard donne des exemples très éloquents de cette triple influence prédisposant les « victimes » à jouer de « malchance ». Qu’ils manifestent le vécu douloureux de nos aïeux, les souffrances refoulées de notre prime enfance ou une affliction plus  récente, les accidents ne se produisent jamais fortuitement et expriment toujours par maux ce qui, à un moment donné,  n’a pas été mis en mots. Même si elles semblent totalement imprévisibles et contingentes, les blessures sportives n’échappent pas à la règle et sont aussi, sous le masque de l’infortune, l’expression d’un mal-être antérieur, d’un tourment intérieur préalable. De la simple ecchymose à la plus vilaine fracture en passant par l’infinie panoplie de déchirures et lésions musculaires ou ligamentaires, tous les coups durs endurés à l’occasion de la pratique d’un sport sont la traduction dans le corps des blessures de l’âme.

Cette vérité occultée par le scientisme matérialiste et la médecine qui s’en revendique s’est encore imposée à moi le week-end dernier. De vendredi à dimanche, ma fille de 16 ans  participait au championnat d’Europe de hockey en salle opposant la Belgique à sept autres nations. Dans son équipe de « Red Panthers », ma cadette s’alignait notamment aux côtés d’Amélie (*),  une  hockeyeuse solidement charpentée et  chevronnée, par ailleurs capitaine de la formation belge. Toutes les joueuses avaient suivi un programme d’entraînements, de rencontres amicales et de préparation physique qui les avaient progressivement amenées au sommet de leur forme. Pourtant, dès l’entame du premier match, Amélie s’est écroulée en se tenant la cheville. Ni bousculée ni même touchée par une adversaire, elle s’est tordue le pied toute seule en réussissant à se déchirer les ligaments, l’entorse sévère étant encore aggravée par un arrachement osseux. Inutile de préciser qu’elle est revenue de l’hôpital avec des béquilles et qu’elle a passé le reste du tournoi sur le banc de touche. Fatalité ? Coup du sort ? J’aurais pu le croire si je n’avais pas appris une heure plus tard que la jeune fille vivait assez mal le divorce de ses parents et que ceux-ci se séparaient non sans se quereller et se faire des reproches mutuels. Quand un papa et une maman se déchirent, il ne faut pas trop s’étonner que l’enfant se déchire aussi. Interprétation hâtive ? Certes. Seul un décodage approfondi pourrait tirer l’affaire au clair.  Les circonstances étaient  cependant réunies pour susciter une somatisation à la cheville, l’articulation qui est précisément sensible aux tiraillements émotionnels et aux problématiques directionnelles. Depuis que j’ai conscience de la dimension affective des blessures sportives, j’ai toujours observé que le ressenti de déchirement entre des directions opposées était à l’œuvre dans les chevilles meurtries. L’entorse et le plâtre, c’est la solution parfaite du cerveau d’un individu à qui il est imposé de prendre une décision pénible à suivre,  sur le plan privé ou sur le plan professionnel. Si une dévalorisation sportive vient se greffer là-dessus – Amélie est  justement une des anciennes qui a failli sortir de la sélection  pour être remplacée par une plus jeune – , le risque s’accroît que les chevilles trinquent. Le hasard et la déveine n’ont strictement rien à voir là-dedans.

Il est vrai que le hockey est une discipline assez propice aux blessures. Exigeant pour le système musculo-squelettique, ce sport se joue  avec des balles dures et des sticks relativement lourds. Depuis que je viens regarder ma fille s’adonner à son loisir favori, j’ai déjà vu pas mal d’arcades ouvertes, de lèvres fendues et de dents cassées malgré les protections obligatoires. Rien que l’année dernière,  deux équipières de son club sont passées sur le billard après rupture de leurs ligaments croisés. Et le week-end dernier, le tournoi européen s’est également soldé par un nez brisé et un tibia fracassé. Mais je maintiens : aucun sport, aussi dangereux soit-il, n’entraînera d’accident chez ses pratiquants qui sont « bien dans leur tête » et dans leur vie. Si accident il y a,  c’est qu’il y a anguille sous roche, ou plutôt angoisse et mal-être sous le crâne. En voici une belle preuve : en dépit d’un tempérament fonceur et d’une combativité épatante, ma cadette ne s’est jamais  sérieusement blessée sur un terrain de hockey. Des bobos à droite et à gauche, des bleus et de légères contusions, mais jamais rien de bien grave en onze ans de compétition. Sauf une fois ! Il y a quelques années, ma Juju  a reçu un coup de stick à l’arrière de l’oreille, entre la tempe et l’occiput. Le choc était violent et a laissé une marque pendant plusieurs jours. Accidentel, Mister Holmes ? Non pas, mon cher Watson : la veille de ce match fatidique, nous nous étions disputés et dans un geste d’énervement, j’avais  levé la main  et asséné une tape à cette pré-adolescente insolente. Pas de quoi faire mal mais une sanction impulsive quand même, infligée  pile-poil à l’endroit où elle allait être blessée le lendemain ! Les os, nous dit la médecine nouvelle du Dr Hamer, sont le tissu corporel où s’inscrit le sentiment de dévalorisation et l’impression d’être dévalué aux yeux d’autrui. La localisation du traumatisme renseigne sur l’émotion conflictuelle et la provenance du choc.  De manière évidente,  ma fille a   reproduit le « coup de bâton » que je lui avais symboliquement donné et manifesté ainsi combien cet épisode l’avait profondément blessée. Ce jour-là, je me suis juré de ne plus jamais user de brutalité pour asseoir mon autorité, fût-elle défiée avec effronterie.  

Comme la cheville, le genou peut également pâtir de l’auto-dévalorisation sportive et d’un stress psycho-émotionnel relatif à un blocage directionnel. Mais cette articulation est surtout le siège des émotions en rapport avec la domination et la soumission. Quand on se sent obligé de  céder et de plier devant quelqu’un ou devant une situation, il y a des risques que cette défaite s’imprime à hauteur de la rotule sous forme de pathologies ou d’accidents. Chez mes partenaires de foot, j’ai maintes fois remarqué qu’une blessure du genou était synonyme d’un climat relationnel toxique, au travail ou dans le cercle familial. Le sens biologique est d’empêcher la génuflexion  ressentie comme insupportable. J’ai moi-même fait l’expérience de ce « programme bien-fondé de la nature » lorsque je me suis occasionné une triade malheureuse, c’est-à-dire une triple déchirure des ligaments croisés, d’un ligament latéral et du ménisque. Je vous ai raconté mon auto-décodage de cet accident dans ma lettre intitulée « Un genou à terre ». Si j’y reviens aujourd’hui, c’est parce que les plus compatissants d’entre vous m’ont demandé des nouvelles et que la suite ne manque pas d’intérêt. Pour rappel, le premier orthopédiste consulté m’avait pronostiqué l’impossibilité de pratiquer à nouveau  le ski et le football. Le second était nettement plus optimiste et ne m’a pas dissuadé de rechausser bottines et crampons. Quatre mois plus tard, je dévalais des pistes bleues et rouges, m’abstenant uniquement d’emprunter les noires. Le foot, il a fallu presque dix mois pour  que disparaissent raideurs et douleurs mais je le pratique à nouveau hebdomadairement du haut de mes 57 ans. Moralité : ne jamais croire les médecins qui vous condamnent à l’immobilité et sous-estiment les capacités de récupération du corps humain. Bien sûr, j’ai pris soin de ne pas me soigner, c’est-à-dire de jeter à la poubelle les prescriptions d’anti-inflammatoires, et de muscler la zone pour compenser les pertes d’élasticité. J’ai beaucoup couru et recouru au stretching. J’ai également « travaillé sur moi » en demandant à mon cerveau animal de renvoyer le stress pathogène  à l’expéditeur cortical : je me sens dorénavant  plus apte à gérer une éventuelle obligation de m’avouer vaincu dans mon métier d’éditeur.  C’est surtout  par la gestion de leurs causes affectives que l’on prévient et guérit les blessures sportives. Et comme dirait notre chroniqueur Jean-Philippe Brébion, avec la conviction absolue que tout a un sens.

Yves Rasir

Les clés de l’antifragilité

Plus qu’une quinzaine de fois dormir, et les abonnés du mensuel Néosanté auront le privilège de lire dans le numéro de février un passionnant dossier consacré à l’antifragilité. Aïe, mon correcteur orthographique automatique vient de souligner ce mot en rouge ! Normal puisqu’il n’existe pas encore au dictionnaire. Il  est pourtant indispensable à la langue française puisqu’aucun autre substantif ne  désigne l’inverse de la fragilité. Certes, des termes comme « robustesse » ou « solidité » semblent remplir ce rôle sémantique. Mais ce qui est robuste ou solide ne fait que supporter un certain niveau de chocs et de pressions sans gagner en résistance. Ce qui est antifragile va au contraire s’améliorer en étant modérément maltraité, à l’image d’un muscle ou d’un os qui se renforcent lorsqu’on les sollicite. L’antonyme exact de la fragilité, c’est donc l’antifragilité. Ce néologisme a été inventé il y a  une dizaine d’années  par Nassim Nicholas Taleb. Statisticien et philosophe des sciences, cet écrivain américano-libanais  exerçait naguère la profession de trader. Il fut le seul  de sa corporation à prédire et anticiper la grande crise financière de 2008. Dans deux livres antérieurs à l’effondrement des banques et au krach boursier, il avait  parfaitement (d)écrit ce qui risquait d’arriver à un système aveugle aux « cygnes noirs », c’est-à-dire aux événements improbables se produisant chaotiquement. Dans un troisième ouvrage paru en 2012 et intitulé « Antifragile » (*), Taleb forgeait ce concept et développait sa pensée en expliquant qu’à vouloir protéger les empires bancaires et les grosses entreprises, les autorités en font des colosses aux pieds d’argile.  Mais dans ce best-seller traduit en 33 langues, l’auteur au succès planétaire ne vante pas seulement les « bienfaits du désordre » et de la non-intervention étatique dans le domaine économique : il accuse aussi notre société moderne de ruiner la santé des individus en prétendant s’affranchir du passé et faire mieux que la nature.

Pour appuyer son argumentation, Nassim Nicholas Taleb se fonde sur la notion d’hormèse, autrement dit la capacité des êtres vivants à profiter de l’adversité pour s’adapter, se régénérer et croître harmonieusement. Et en guise d’illustration, il prend justement l’exemple de la musculation : l’effort imposé aux muscles les rend plus forts et plus volumineux en raison des micro-déchirures occasionnées à la fibre musculaire. Sans ce  minimum de stress, pas de musculature apte à mouvoir notre squelette, dont les os ont à leur tour besoin d’être sollicités pour acquérir densité et solidité. Et que dire du système immunitaire ? Aujourd’hui, on sait qu’il se construit en bonne partie en se confrontant aux microbes présents dans l’environnement.  La fameuse « hypothèse de l’hygiène » postule que l’excès de propreté ne serait pas étranger à notre piètre immunité et à l’explosion contemporaine des allergies. Trop de confort et trop de défiance envers le microcosme microbien fabrique des enfants fragiles alors que leur tendance instinctive est de progresser en résilience au contact de la nature. Non contente de brimer leur « biophilie » spontanée, notre époque expose les petits d’hommes  à un grand danger puisqu’elle use et abuse de produits biocides, rendant ainsi les bactéries de plus en plus antifragiles ! On l’aura compris : Taleb n’est pas tendre du tout avec la médecine occidentale officielle, dont il estime qu’elle bafoue les sages principes hippocratiques consistant à « d’abord ne pas nuire » et à  se fier à la puissance guérisseuse de la nature. Pour lui, l’aptitude du corps humain  à s’autoguérir est une réalité attestée par le temps long de l’évolution. Les vertus du jeûne et l’utilité de la fièvre  sont également des évidences que la science redécouvre mais que des millénaires de connaissance empirique ont déjà amplement  démontrées.  Sauf menace vitale imminente, il préconise carrément de fuir les médecins et  de s’abstenir de toute médication pour rester en bonne santé !  Son maître mot ? La temporisation.  À ses yeux, aucun traitement ne vaudra jamais la patience chez un patient suffisamment sain.  Dans la lignée d’un Ivan Illich, Nassim Nicholas Taleb se pose en détracteur féroce de la (sur)médicalisation et d’un « art de guérir » dévoyé par des intérêts commerciaux.  Il souligne à l’envi que les erreurs et la iatrogénie médicales font désormais plus de victimes que la maladie.

Comment échapper au piège et redevenir antifragile ? L’auteur du bouquin éponyme (une brique  de 650 pages, ardue mais captivante)  y partage quelques unes de ses méthodes personnelles. Notamment la bonne habitude de ne pas petit-déjeuner (« aucun animal ne mange avant d’avoir chassé ») et de jeûner par intermittence,  celle de fuir les aliments industriels pour leur préférer la nourriture originelle et les cuisines traditionnelles, ou celle de s’activer à bon escient en variant l’intensité de l’exercice physique et en privilégiant les mouvements fonctionnels.  Le renoncement aux médicaments de synthèse et même aux compléments alimentaires  (« Si une pilule du bien-être existait, la nature l’aurait inventée ») fait également partie de sa stratégie quotidienne. Dans son dossier à paraître, Yves Patte relève que ce sont précisément les conseils dispensés depuis sa création par le mensuel Néosanté, et singulièrement par ses rubriques Paléonutrition et Naturo pratique. Non seulement nous sommes le premier journal de santé  à en parler, mais l’antifragilité était déjà au cœur de notre projet rédactionnel avant  même la naissance du mot !  Comme de bien entendu,  ce concept novateur est encore largement ignoré des milieux médiatiques et académiques. Ce sont ses lecteurs qui font connaître l’œuvre érudite de Taleb et qui en tirent des enseignements pratiques et concrets dans toute une série de domaines. C’est  surtout sur la toile que la notion d’antifragilité fait son chemin dans les intelligences et les consciences. En matière de santé, je vous suggère de surfer sur le site sante-enfants-environnement, où une série de cinq articles explique « comment rendre antifragile la santé de nos enfants ». Toutes les idées fortes de l’ancien trader s’y trouvent résumées, avec des extraits du livre en rapport avec la thématique santé. La citation que je préfère est la suivante : « Si une substance n’est pas directement issue du monde naturel, aucune preuve de préjudice n’est nécessaire pour la considérer comme suspecte a priori. Celui qui crée artificiellement une substance se doit de démontrer son innocuité et cette innocuité ne doit pas être déduite d’une absence de preuve de toxicité ». À méditer par tous les irresponsables qui sont occupés à fragiliser les générations futures en sacrifiant le principe de précaution sur l’autel de l’imprudence.

Yves Rasir

Épidémie d’incidentalomes

 Avant d’aborder le mystérieux sujet du jour, évoquons brièvement la disparition de France Gall.  Voilà encore une célébrité dont le parcours pathologique illustre à suffisance l’origine psycho-émotionnelle des maladies.  En 1993, moins de 8 mois après la crise cardiaque foudroyante qui a emporté son mari Michel Berger, la chanteuse  avait développé un cancer du sein qu’elle savait lié à ce drame, comme en témoigne cet extrait d’une interview au magazine Gala en 2012 : «  À l’annonce de la mort de Michel, j’ai ressenti une douleur dans le ventre, dans le corps, tellement forte, je me suis dit qu’elle devait ressortir d’une manière ou d’une autre. Mon cancer était la concrétisation de mon mal intérieur ». À l’époque, un praticien de décodage biologique aurait facilement pu lui expliquer que sa tumeur mammaire prenait sa source dans ce que le Dr Hamer a défini comme un « conflit du nid élargi », c’est-à-dire un ressenti de séparation brutale avec le partenaire amoureux. Je n’ai pas trouvé l’info, mais il est hautement probable que le sein touché était le droit si elle était droitière, car la glande gauche d’une non- gauchère est plutôt vulnérable à la perte d’un enfant. Pourquoi n’a-t-elle pas somatisé de l’autre côté lorsque, quatre ans plus tard, sa fille Pauline est décédée d’une mucoviscidose ? Simple à comprendre si l’on se souvient qu’un choc émotionnel n’est pathogène qu’à condition de prendre totalement au dépourvu. Le docteur Hamer précisait que l’événement causal devait nécessairement donner la sensation d’être pris à contre-pied, à l’image d’un gardien de but surpris sur penalty.  Or la mucoviscidose est une affection incurable à évolution lente, donnant aux proches le temps de se préparer à l’inéluctable. L’infection pulmonaire qui vient d’emporter l’artiste à 70 ans ? Impossible d’émettre des hypothèses sans connaître les détails de sa vie privée. Ce qui est sûr, puisqu’elle l’a raconté, c’est que France Gall avait eu très peur de mourir à l’annonce de son cancer du sein.  Sur ce terrain fragilisé, il ne fallait pas grand chose pour réveiller la frayeur et précipiter une issue fatale. En 2016, elle avait été hospitalisée pour insuffisance cardiaque et avait passé 9 jours en soins intensifs, ce qui est tout sauf rassurant. Paix à cette belle âme qui avait puisé dans la foi la sérénité pour surmonter les épreuves.

Venons-en maintenant au thème principal cette lettre hebdomadaire : l’épidémie d’incidentalomes. Non, ce n’est pas le nouveau virus tendance qui va dépasser Ebola ou Zika au hit-parade de l’hystérie médico-médiatique. Pour ça, il faut déjà un nom en « a », comme Sida ou grippe A. Ce n’est pas non plus la nouvelle maladie à la mode qui va détrôner le Lyme chronique en chargeant de  mille maux un nouveau microbe émissaire. Comme le renseigne Wikipédia, un incidentalome (d’après l’anglais « incidentaloma ») ou accidentalome (néologisme français) est une masse d’allure tumorale découverte  de façon fortuite chez un patient asymptomatique, le plus souvent à l’occasion d’un examen radiologique. Par extension, le terme est maintenant employé par les spécialistes pour évoquer des problèmes de santé débusqués lors d’examens de routine ou  d’investigations prescrites pour une toute autre cause. Le mot n’est pas encore entré au dictionnaire mais gageons qu’il finira par s’y introduire grâce aux efforts du docteur  Gilbert Welch. Lui et ses collègues du Dartmouth College de Hanover (États-Unis) ne cessent en effet de tirer la sonnette d’alarme depuis de nombreuses années.  Lorsqu’elle tombe par hasard sur des micro-tumeurs, la médecine moderne les traite inutilement et cette médicalisation excessive conduit trop souvent à des interventions chirurgicales  dramatiquement mutilantes.  À l’instar du dépistage systématique, les diagnostics incidents contribuent  à gonfler les statistiques oncologiques et mènent des tas de patients sur le billard ou dans un corbillard sans que leur état de santé justifie le risque.

Pour illustrer le phénomène des « fortuitomes » (un troisième synonyme barbare qui fait florès dans la littérature médicale), Welch et ses confrères s’intéressent particulièrement aux petits cancers silencieux du rein. Parue dans le JAMA Internal Medicine du 26 décembre dernier, leur  plus récente étude indique clairement que la détection non-intentionnelle de ces discrets amas de cellules à proximité des surrénales conduit tout droit au surdiagnostic et au surtraitement. En travaillant sur les données du système de santé américain,  les chercheurs  ont constaté qu’entre 2010 et 2014, plus de  40% des personnes de 65 à 85 ans avaient subi un scanner abdominal ou thoracique.  Or selon leurs calculs, chaque augmentation de 1.000 examens de ce type se traduit par 5,5  néphrectomies supplémentaires, que ce soit  par  chirurgie,  cryo-ablation ou radiofréquence. Cela pose question puisque le nombre de ces interventions a augmenté de 40% outre-Atlantique alors que la mortalité par cancer du rein n’a pas évolué. De plus,  des études de suivi de patients chez lesquels une tumeur de petite taille avait été détectée montrent que 25% d’entre elles régressent spontanément.  En outre,  d’autres travaux ont montré qu’entre 1,2 et 1,7% des personnes décédées et autopsiées sont porteuses de cancers rénaux ne s’étant jamais manifestés. Les auteurs s’interrogent d’autant plus sur l’intérêt des interventions qu’elles  ne sont pas anodines : la mortalité après néphrectomies s’élève à 2,1% à 30 jours et 4,3% à 90 jours. Plus globalement, 30 à 40% des patients opérés ont eu des complications, sans parler des douleurs et du stress.

Gilbert Welch et son équipe estiment donc que la surveillance active devrait constituer une « option importante » à proposer aux porteurs d’un cancer du rein asymptomatique de petite taille, en particulier pour les personnes âgées. Prudemment, ils concluent que « les chirurgiens ne réalisent pas volontairement des opérations non nécessaires, pas plus que les radiologues ne font volontairement du surdiagnostic ». Mais que ces deux corporations font face à de nombreuses incitations à intervenir hâtivement : des intérêts financiers, la peur des actions en justice, la croyance du public en l’intérêt du diagnostic et du traitement précoces.  Dans un éditorial de commentaires, Rebecca Smith-Bindman (Université de San Francisco) rappelle pourtant que 30 à 50% des scanners réalisés actuellement aux États-Unis sont jugés non nécessaires. Elle propose notamment que les zones étudiées lors de ces examens soient limitées à l’organe sur lequel on recherche une anomalie. Sage conseil, car les incidentalomes rénaux ne représentent sans doute  qu’une infime partie de l’iceberg. D’après la littérature scientifique,  des petites tumeurs sont fréquemment trouvées par hasard sur beaucoup d’autres organes comme le pancréas, le cœur et l’encéphale.  Pas plus tard que la semaine dernière,  un ancien collègue m’a informé qu’on venait de lui découvrir un cancer de l’œsophage suite à une radio de l’estomac en prévision d’un bypass gastrique. Le lendemain, il entamait déjà le protocole de chimiothérapie classique. Je lui souhaite bon rétablissement, mais je crains qu’il soit une victime supplémentaire de l’épidémie qui sévit actuellement dans les hôpitaux occidentaux et que Gilbert Welch dénonce en prêchant dans le désert. Si vous voulez vous prémunir de cet interventionnisme outrancier, le mieux est de ne pas donner à la médecine l’opportunité de trouver ce qu’elle ne cherche pas.  Parlez-en à votre médecin avant d’accepter n’importe quel examen.

Yves Rasir

Santé et synchronicités

Vous ai-je déjà raconté mon étonnante rencontre avec  un taximan qui voyait des cancers métastasés sur la route ? Je ne crois pas. La scène se passe il y a une quinzaine d’années à Bruxelles. Je venais d’assister à un séminaire du Dr Claude Sabbah sur « la biologie totale des êtres vivants », journée au cours de laquelle le médecin marseillais avait gratifié l’auditoire d’une phrase provocatrice dont il avait le secret. « Le cancer, nous avait-il lancé, ce n’est pas plus grave qu’un rhume ! ». Son intention n’était pas de choquer les malades ni de banaliser leur grave maladie, mais bien de montrer que les processus pathologiques d’une tumeur cancéreuse et d’une simple rhinite étaient semblables, qu’elles procèdent toutes deux d’un conflit psycho-émotionnel dont la somatisation est identiquement décidée par le cerveau archaïque  à des fins de survie. Ce sont deux programmes adaptatifs prévus par la nature et l’un ne devrait pas susciter l’épouvante et le désespoir alors que l’autre passe pour une péripétie. Ce soir-là, j’étais pressé de rentrer à la maison et j’ai renoncé au tram pour m’engouffrer dans un taxi. Mais après quelques hectomètres à peine, le véhicule « tombe » dans un embouteillage causé par des travaux sur la chaussée. Fataliste et un brin râleur comme la plupart des taximen, mon convoyeur me lâche alors qu’ « à Bruxelles, les chantiers routiers sont comme le cancer : quand il y  en a un qui commence, il y a des métastases partout ». Et moi de lui répondre à brûle-pourpoint, sans réfléchir une demi-seconde,  que « le cancer, ce n’est pas plus grave qu’un rhume »….

Je ne vous dis pas la tête du chauffeur dans le rétroviseur. Sur le coup, il m’a sans doute pris pour un fou et a dû regretter de m’avoir embarqué. Mais il a repris contenance et m’a demandé ce que j’entendais par là. En quelques phrases, je lui ai alors résumé les découvertes du Dr Hamer sur la genèse des maladies et sur leur sens biologique, y compris en matière de cancer. Là-dessus, le conducteur me confie que ça l’intrigue beaucoup parce qu’un de ses neveux a déclaré une leucémie et que ce drame familial lui fait énormément de peine. Grâce aux files immobilisant l’automobile, j’ai poursuivi sur ma lancée en lui racontant comment ma propre nièce  s’était guérie du même mal suite à la prise de conscience parentale initiée par un ami toubib. C’est une guérison que j’ai déjà relatée aux lecteurs du mensuel Néosanté  dans un éditorial intitulé « La leucémie, c’est de la vie ». Comme il est en ligne sur notre site, vous pouvez le (re)lire en cliquant ici . Non seulement le taximan n’a pas été dérouté par mon récit (l’intuition que les maladies ont un sens est beaucoup plus répandue qu’on ne le pense), mais il m’a encore pressé de questions jusqu’à la fin de la course. Et avant que je descende, il m’a demandé des références de livres et des noms de thérapeutes pratiquant cette approche. Malheureusement, je n’ai pas eu la présence d’esprit de prendre ses coordonnées et je ne connais pas la suite donnée à cette conversation. Elle m’a cependant beaucoup marqué car elle n’aurait pas eu lieu sans une série de coïncidences défiant les lois de la statistique. La probabilité que je converse précisément ce soir-là avec un type comparant des chantiers routiers au cancer et qui soit très concerné par le problème, me semble en effet très mince. J’y ai vu pour ma part une synchronicité, c’est-à-dire un hasard qui n’en est pas un, qui est chargé de signification et qui apporte une information  importante à qui est disposé à l’accueillir. Ce jour-là, j’ai véritablement compris que mon projet d’orienter ma carrière vers la divulgation des travaux du Dr Hamer n’était pas voué à l’échec. J’avais providentiellement rencontré des oreilles ouvertes à ce bouleversement du paradigme médical officiel…

Pour l’inventeur du vocable, le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, la synchronicité est l’occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit. Tout le monde en fait couramment l’expérience, par exemple quand on reçoit un appel ou qu’on rencontre inopinément la personne à laquelle on est en train de penser. Pour les cartésiens obtus, ce ne sont là que des coïncidences fortuites imputables au hasard. Ils oublient un peu vite que ce mot d’origine arabe signifie en fait « providence divine ». Plus exactement, le « al-zahr » était jadis un jeu de dés par lequel les joueurs musulmans interrogeaient les desseins d’Allah à leur égard. C’est en Occident que l’étymologie s’est perdue et que le substantif désigne  aujourd’hui quasiment le contraire de ce qu’il veut dire.  Dans la psychologie analytique jungienne, le hasard renoue avec son sens originel, à la différence près que la notion de dieu est remplacée par celle d’inconscient collectif agissant mystérieusement sur les destins individuels. À peu près à la même époque, la physique quantique et ses expériences sur la non-séparabilité sont venues démontrer que la science contemporaine rejoignait les traditions spirituelles plus qu’elle ne s’en écartait. La matière étant en réalité de l’énergie et celle-ci une vectrice d’informations, on sait désormais que les êtres vivants sont interconnectés sur un plan vibratoire et que cette interconnexion est affranchie des contraintes de l’espace, voire de celles du temps. Dans ses séminaires, Claude Sabbah  se fondait  à la fois sur les travaux de Jung et sur les recherches des physiciens quantiques pour postuler que les êtres vivants communiquent « de cerveau à cerveau » en dépit de la distance qui les sépare. Et qu’en dépit des apparences, il n’y a rien qui se produise fortuitement dans la vie d’un individu. Pour illustrer cette thèse, il s’amusait à interpeller « au hasard » deux personnes assises côte-à-côte dans la salle. Au bout de quelques minutes, ces deux participants se découvraient tellement de points communs (dates, lieux, enfance,  métiers…), de parcours similaires et d‘attentes complémentaires qu’il ne faisait plus de doute que leurs cerveaux inconscients  avaient poussé leurs corps à s‘asseoir l’un près de l’autre. L’éloquence de ces synchronicités provoquées avait de quoi convaincre les plus sceptiques.

À ma connaissance, Elisabeth Horowitz n’a jamais assisté à un cours de biologie totale. Elle est une spécialiste en  psychogénéalogie – une autre discipline intégrée par le Dr Sabbah dans son enseignement – mais c’est par un  autre itinéraire qu’elle est devenue une experte reconnue du transgénérationnel, c’est-à-dire de l’influence du vécu émotionnel des aïeux sur le parcours de vie et sur les maladies de leur descendance. Nous l’avions  interviewée en juin 2013 à propos de son livre sur « Les nouveaux secrets de famille ». Il y a quelques semaines, j’ai demandé à Carine Anselme de rencontrer à nouveau cette psychothérapeute et auteure passionnante. Sous le titre « Quelle coïncidence !», celle-ci a en effet récemment publié un nouvel ouvrage entièrement consacré au phénomène des synchronicités et des « hasards étranges » qui jalonnent toute existence humaine. Pour elle, ce sont des signes qu’ « une supra-conscience nous envoie des informations à décoder » pour nous aider à évoluer et à accomplir notre destinée. Ce serait le langage par lequel l’univers nous encourage à suivre une voie ou au contraire à rebrousser chemin. Un peu comme les panneaux de signalisation  guident l’automobiliste sur la route, à condition qu’il les aperçoive.  Bien sûr,  Carine  a demandé  à Élisabeth Horowitz si elle jugeait important de tenir compte des signes dans le domaine de la santé. Plus qu’affirmative, sa réponse a été formelle : il y aurait de nombreux feux oranges qui s’allument avant l’apparition d’une maladie, et même des feux rouges qui nous avertissent d’un péril mortel. Parmi ses conseils de prudence, elle donne  celui de ne pas se faire hospitaliser dans des lieux où des membres de sa famille sont décédés, ou celui d’éviter les médecins portant le même nom que certaines personnes du cercle familial. Par-dessus tout, l’écrivaine recommande d’être attentif aux coïncidences survenant à l’entame d’une relation amoureuse. La vie sentimentale conditionne tellement le bonheur et la santé que la « supra-conscience » semble multiplier les messages approuvant l’engagement ou alertant sur une mauvaise direction. C’est à ces moments-charnières qu’il convient d’être particulièrement  à l’écoute des synchronicités.

La bonne nouvelle, c’est que cette écoute peut être exercée et améliorée. Dans son livre et dans l’interview qu’elle nous a accordée,  Élisabeth Horowitz partage plusieurs trucs et astuces permettant d’aiguiser sa réceptivité et de distinguer les panneaux malgré le brouillard généré par la vie moderne stressante et trépidante. Elle suggère par exemple de tenir une sorte de « carnet de coïncidences » pour y noter les événements troublants ou surprenants de la journée, et pour les relire le soir à tête reposée. On y notera également les phrases que l’on surprend au vol en marchant dans la rue, les caractéristiques des personnes croisées, les numéros qui se présentent spontanément à notre vue.  « En y consignant les événements quotidiens, évitez de vous laisser influencer par des pensées telles que : ce n’est pas assez important ou cela n’a pas d’importance. Tous les événements concordants ne sont pas forcément extraordinaires, mais il s’agit de les examiner et de n’en rejeter aucun », conseille Élisabeth Horowitz. Au moment de classer et analyser les données de la journée, la psychothérapeute recommande de regrouper et de juxtaposer les faits, de sorte que les répétitions, simultanéités et micro-coïncidences  commencent à surgir de manière évidente. « Un autre exercice peut vous aider à faire des liens : chaque soir, avant de vous endormir, relaxez-vous et déroulez le film de votre journée, repassez en mémoire les événements du matin, ceux de l’après-midi et de la soirée, scène par scène, dans l’ordre chronologique. Vous remarquerez une somme de petits éléments passés inaperçus, nombre de détails importants que votre conscience n’a pas retenus sur le moment. Faites aussi l’exercice en sens inverse : de la fin de la journée vers son début. » préconise encore Élisabeth Horowitz. Selon elle, n’importe qui peut devenir rapidement capable de distinguer les vraies synchronicités des synchronies insignifiantes. « Plus on observe les signes, plus on est en osmose avec ce langage de l’univers ». Vous initier  ainsi à la magie de la vie et à une dimension de la santé dissimulée par une médecine par trop rationaliste et matérialiste, c’est ce que je peux vous souhaiter de mieux en cette année 2018 aussi riche en menaces qu’en promesses de renouveau. Durant ces douze prochains mois, Néosanté sera toujours là pour vous aider à décoder ce qui peut l’être.

Yves Rasir

Les pratiques santé de Guy Corneau

La fin de l’année rime avec beaucoup de contrariétés : comptabilité, TVA, inventaire et formalités administratives en tous genres. Je n’ai pas eu le temps de vous rédiger une dernière lettre en 2017 mais je vous offre en avant-première un petit extrait d’un texte à paraître dans la revue Néosanté de janvier 2018. Dans ce numéro, nous publions un dossier exceptionnel  destiné à résumer tout le travail de Guy Corneau en matière de santé. Décédé il y a juste  un an, le psychanalyste québécois  avait beaucoup exploré le sens  des maladies et s’était  notamment tourné vers la biologie totale pour guérir de son cancer en 2008.  C’est d’ailleurs pour évoquer ce parcours de guérison holistique que  Carine Anselme avait rencontré Guy Corneau pour le tout premier numéro de Néosanté, en mai 2011.  Pour l’avoir interviewé à de nombreuses reprises, notre journaliste est peut-être la plus fine connaisseuse de l’œuvre du psy canadien. Avec tout le talent qu’on lui connaît, elle a condensé dans son dossier toutes les grandes idées et réflexions de Guy Corneau relatives à la santé globale, car ce dernier n’imaginait pas que la santé du corps soit dissociable de celle de l’esprit. Intitulé « De  l’hommage à l’héritage »,  cette brillante synthèse émaillée de nombreuses citations vaut le détour car elle dresse  le bilan de l’apport de Guy Corneau à la compréhension profonde des maladies.  Mais l’écrivain ne se contentait pas de sonder l’âme humaine, il appliquait aussi des méthodes thérapeutiques glanées dans diverses médecines traditionnelles, conçues par des découvreurs contemporains ou développées par lui-même au fil de sa quête.   En guise d’infolettre, je vous propose le passage où Carine présente les trois grandes « pratiques de santé » que l’auteur de Revivre partageait dans ses livres et ses conférences : le dialogue avec les cellules,  la respiration consciente et la transformation des états intérieurs. Bonne lecture, et à l’année prochaine ! Je vous la souhaite riche en belles découvertes  et en émotions positives.

Yves Rasir

LES PRATIQUES « SANTÉ »  DE GUY CORNEAU

Pour Guy Corneau, le retour à l’équilibre, synonyme de santé, est une démarche active. Il aimait citer le Dr Liliane Reuter : « Le médecin soigne, le patient guérit. » Ce qui, pour lui, signifie que la guérison vient de l’intérieur. « Les soins que nous apportent les personnes et les techniques stimulent des mécanismes de réparation et de régulation qui font déjà partie du patrimoine génétique de chaque organisme, de pair d’ailleurs avec les mécanismes d’auto-préservation, d’auto-organisation et d’auto-expression », notait-il dans son livre « Revivre ! », soulignant au passage le rôle essentiel de notre imagination. « La présence consciente à ses propres processus intérieurs constitue un élément fondamental du retour à une santé intégrale qui inclut le corps, l’âme et l’esprit. En tout état de cause, la maladie est une invitation à sortir de l’état de victime qui subit un mauvais coup du destin pour entrer dans celui de la personne qui crée sa vie en collaboration avec les différentes dimensions de son univers tant intérieur qu’extérieur. » Cette participation créatrice à la guérison (plus largement, la santé) signifie souvent l’exploration de pistes et de techniques inconnues, qui peuvent susciter résistance et rejet. Ce qui lui faisait dire que « pour atteindre un nouvel équilibre, il est nécessaire de s’ouvrir l’esprit, en particulier en ce qui a trait aux liens étroits qui existent entre le corps et la psyché ». Ce faisant, il nous convie à quitter nos vérités toutes faites pour nous lancer dans l’aventure de la vie. « Pour passer de la médication à la méditation, il faut parfois faire un pas de géant », reconnaissait-il… Impossible donc de réaliser un dossier sur le regard que portait Guy Corneau sur la (bonne) santé, sans intégrer quelques pratiques qu’il a lui-même apprises, mises en œuvre et transmises.

LE DIALOGUE AVEC LES CELLULES

Lors de sa traversée du cancer, Guy Corneau a découvert le rôle des approches énergétiques pour dialoguer avec nos états intérieurs et les changer (voir « Revivre ! »), notamment avec Pierre Lessard (par la suite, ils œuvreront ensemble dans des séminaires et conférences). Il est éclairant, nous partageait-il, d’apprendre à percevoir les signaux en soi pour stimuler son propre potentiel de guérison. Pour pratiquer l’écoute des cellules, allongez-vous confortablement, seul dans un endroit calme. Commencez par vous détendre, puis portez votre attention sur la partie de vous qui est douloureuse ou affectée. Vous pouvez aussi la visualiser. Puis, demandez-lui : « Quel message veux-tu me transmettre ? » ou « Que veux-tu me dire par cette douleur ? » ou encore « Que veux-tu que je transforme pour être en santé ? » Ce peut être votre foie, votre épaule, votre dos, mais aussi votre tristesse, votre impatience, etc. Écoutez en silence, sans répliquer, sans interpréter, sans justifier, sans expliquer. Votre écoute nécessite une véritable disponibilité à tout entendre, sans vous opposer et sans culpabiliser. Il est fort probable que vous n’entendiez pas lors de la première séance d’écoute. Vous chercherez peut-être à avoir le contrôle ou à obtenir une réponse immédiate qui vous convient et qui ne bouscule pas trop votre vie et vos habitudes. Avec le temps, en établissant une relation d’intimité avec votre corps et votre psyché, vous apprendrez à reconnaître leur voix et à la distinguer de celles de l’ego et de vos besoins. Pour que la complicité s’établisse progressivement et plus facilement, vous pouvez aussi dialoguer avec vos cellules lorsque vous êtes en santé. Sur YouTube, vous trouverez l’exercice guidé de Dialogue avec les cellules, par Pierre Lessard & Guy Corneau. Lire aussi Éveillez votre pouvoir de guérison, de Pierre Lessard, préfacé par Guy Corneau (Le Jour, 2016). 

LA RESPIRATION CONSCIENTE

Les tensions de fond, tout comme les tensions superficielles, affectent la respiration. Et rares sont les personnes qui respirent avec tout leur corps. « Je me rends compte maintenant qu’il suffit d’y porter attention et d’en maintenir l’intention. Lorsque je m’abandonne à cette respiration consciente, douce et profonde à la fois, j’ai l’impression de communiquer avec l’univers par tous les pores de ma peau. Ma présence s’élargit subtilement et je sens que je communie en toute confiance avec mon environnement. Je me nourris d’air, je me nourris de prana, cette quintessence de l’air dont parlent les hindous, que les Chinois appellent le chi et les Japonais le ki. Je respire la lumière, je respire l’eau qu’il y a dans l’air, et je régénère mes cellules en toute conscience. Plusieurs fois dans la journée, je marque une pause pour renouveler mon niveau d’énergie par la respiration consciente », partage Guy Corneau dans « Revivre ! » Pour mettre cette respiration en pratique, c’est étonnamment simple : il suffit de fermer les yeux, de respirer profondément, consciemment, pendant quelques minutes. On peut aussi utiliser son imagination pour guider le processus. « En me visualisant relaxé, j’arrive à respirer plus profondément. Lentement, à travers les épreuves de la vie et de la maladie, j’ai appris à m’abandonner de plus en plus, car la respiration profonde est question d’abandon confiant », confie-t-il.

LA TRANSFORMATION DES ÉTATS INTÉRIEURS

« La maîtrise de nos états intérieurs, que nous soyons malades ou en bonne santé, constitue un atout majeur qui favorise l’équilibre en nous », partageait Guy Corneau, en présentant cet exercice qu’il mettait régulièrement en pratique. Changer ses états intérieurs, en utilisant ses propres ressources, permet de libérer régulièrement la pression de la « cocotte émotionnelle », alors que de plus en plus d’études font le lien entre émotions refoulées, stress et maladies (cancer en tête). Concrètement, la première étape consiste à partir à la rencontre de soi : « De façon à ne pas refouler mes états affectifs, je me mets à l’écoute de ce que je ressens réellement, en accueillant tout (larmes, peur, etc.) sans jugement et sans tenter de changer quoi que ce soit. » La deuxième étape consiste à la création de la réalité imaginaire qui permet de transformer graduellementnotre état en utilisant le pouvoir de notre imagination. « Je ferme les yeux et je vais dans ma réalité imaginaire. Je m’immerge dans un champ de marguerites géantes… Je peux m’y étendre à l’abri dans les herbes hautes et vertes. Je me dore au soleil comme on se fait bronzer sur une plage, ressentant la chaleur des rayons sur ma peau… » À votre imaginaire ! Car les images de Guy Corneau sont les siennes ; laissez aux manettes votre propre imagination. L’étape 3 invite à vibrer de vie. Il s’agit de ressentir la force de vie dans nos entrailles et la vibration de nos talents personnels. « Je me vois debout dans le soleil, habillé de blanc. Je sens cette puissance se répandre dans mon être et, pour la circonstance, je m’imagine éprouvant le bonheur d’une santé parfaite que je laisse resplendir en moi et autour de moi. » L’ultime étape (nous) convie à la dégustation intérieure, en méditant, le sourire aux lèvres, afin de prolonger le plus longtemps possible la sensation de bien-être liée à la visite de notre réalité imaginaire. « Je m’attache simplement à déguster le moment présent en étant ouvert à la vie en moi et autour de moi », conclut-il. Notez que Guy Corneau détaille davantage cet exercice dans Revivre !    

Carine Anselme

Tremblements thérapeutiques

Parmi les 253 infolettres hebdomadaires que je vous ai déjà envoyées depuis la création de Néosanté Hebdo, il y a 5 ans,  celle du 6 décembre dernier est probablement celle qui a suscité le plus de réactions. C’est vraiment très gratifiant de recevoir un tel « feed-back » de la part de ses lecteurs. Intitulée « Tremblez pour votre santé ! »,  cette newsletter vous faisait part de mes découvertes et interrogations sur les effets thérapeutiques des tremblements du corps, un procédé naturel d’évacuation du stress que l’on peut observer chez les animaux sauvages ou domestiques. Vous pouvez relire cette lettre en cliquant ici. Dans leurs commentaires et réflexions,  certains d’entre vous m’ont fait remarquer que le bénéfice des vibrations pour la santé coulait de source puisqu’il est  gravé dans le langage de tous les jours. En effet, ne dit-on pas à quelqu’un qu’il doit « se secouer » pour sortir de sa torpeur et changer ce qui ne va pas dans sa vie ? Voilà encore une expression populaire qui, mine de rien,  renferme un trésor  de sagesse intuitive. D’autres personnes m’ont fait observer que la fébrilité était déjà une réaction instinctive du corps  pour briser un état de léthargie. Les frissons et tremblements involontaires qui accompagnent la fièvre font sortir de l’apathie et peuvent être interprétés comme des mini-secousses salutaires. Dans  leur grande majorité, vos messages consistaient cependant à me signaler l’existence d’approches et de techniques faisant  précisément appel  à l’agitation corporelle. Avant même l’envoi de la lettre, j’ai reçu une première réponse  et une première piste !

Que je vous explique. Depuis quelques semaines, un couple d’abonnés Bretons et serviables (ceci expliquant cela ?) me rend bénévolement le service de relire la lettre électronique et d’y traquer les  fautes de frappe et d’orthographe. Arielle et Hubert font ça très bien puisque je ne reçois plus le  récurrent  conseil de recruter un correcteur, ce que je ne peux me permettre à l’heure actuelle. Et donc, ce précieux  tandem de relecture a  réagi au Néosanté Hebdo du 6 décembre en me signalant l’existence de la Chi Machine. Comme son nom l’indique, cet appareil de massage inventé par un Japonais est destiné à stimuler la  circulation de l’énergie vitale. En faisant bouger les chevilles, elle fait vibrer l’ensemble de l’ossature et de la musculature en procurant un profond sentiment de détente particulièrement profitable à la colonne vertébrale.  C’est une sorte de version minimaliste de la machine dont je vous parlais il y a 15 jours et qui est utilisée par les kinésithérapeutes chinois pour faire vibrer le corps entier. C’est intéressant et je vais sûrement demander à un journaliste de mon équipe de tester le procédé et de raconter son expérience dans un Néosanté de l’année 2018. En surfant sur le net, j’ai  toutefois trouvé  un blogueur  qui nous a précédés et qui partage ses impressions pour le moins enthousiastes. Cliquez ici pour lire le compte-rendu de son essai et visionner une vidéo explicative. Vous conviendrez que c’est plutôt convaincant.

Mais a-t-on besoin d’une machine pour arriver au même résultat ? Le doute est permis car vous avez été également très nombreux à m’écrire que plusieurs méthodes  beaucoup moins modernes comprenaient des exercices spécifiquement conçus pour faire trembler le corps et soigner ainsi l’esprit. Par exemple, le massage shiatsu, lui aussi originaire du Japon, ou le « chamanisme sauvage » de Johanne  Razanamahay, l’épouse chamane et  charmante du Dr Christian Tal Schaller.  Il y a néanmoins une discipline qui  sort du lot et  qui a été mentionnée à de multiples reprises  dans vos courriels. C’est encore un cadeau venu d’Orient puisqu’il s’agit du Qi Gong, cette gymnastique issue de la médecine traditionnelle chinoise qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration. Le terme signifie littéralement  « exercice » (Gong) relatif au Qi, ou maîtrise de l’énergie vitale. Parmi les exercices dynamiques (qualifiés aussi d’externes) du Qi Gong, le Wai Dan Gong exige expressément des adeptes  qu’ils se secouent vigoureusement les mains, les bras, les jambes, puis l’ensemble du corps afin d’évacuer les énergies funestes et de faire le plein de « bon Qi ». Sur YouTube, vous pouvez trouver de nombreuses vidéos montrant en quoi consiste cet exercice « autovibrant », par exemple celle-ci . Un lecteur qui enseigne le Qi Gong en France nous a aussi transmis un lien menant vers  une vidéo d’une heure captée en Chine et illustrant l’importance des  exercices Wai Dan. Cliquez ici  si vous avez le temps de vous initier à cette gymnastique faisant la part belle aux tremblements bienfaisants.

Il y a aussi des approches occidentales qui font rimer la santé avec le verbe secouer, à commencer par la méthode T.R.E. (Trauma Releasing Exercices) de l’américain David Berceli, dont je vous parlais le 6 décembre. Suite  à ma lettre, une praticienne canadienne, par ailleurs docteure en sciences, m’a  confié qu’elle obtenait des résultats époustouflants avec ses patients coincés dans des problématiques psychologiques  ou affligés de troubles somatiques. Reproduire la mini-épilepsie que traverse la gazelle échappant au lion semble vraiment très efficace pour stimuler les processus de guérison. Mais la méthode est bien sûr  plus élaborée que ça. Pour votre info, l’article d’une thérapeute belge naguère publié par Néosanté a été repris sur le site Mieux-Être.org de mon ami Benoît Dumont. Vous pouvez le (re)lire en cliquant ici. Et pour nos lecteurs français, je signale que le site « TRE-France » renseigne les quelques praticiens  formés à la méthode dans l’hexagone. Cliquez ici pour arriver sur la page d’accueil. Pour conclure ce billet, je m’en voudrais de ne pas indiquer une autre piste thérapeutique intéressante, celle tracée il y a plus de 25 ans par  le  français Patrick  Burensteinas.  Ce scientifique passionné d’alchimie et d’anciennes traditions a en effet mis au point une méthode de soins et de bien-être qu’il a appelée « La Trame ». À première vue, cette technique n’a pas de rapport avec les tremblements. Le patient est étendu passivement et confortablement  pendant que le praticien effectue une séquence de touchers légers sur le tronc, les pieds et la tête. Le but est de lever les blocages émotionnels et de rétablir l’équilibre énergétique de la personne. À y regarder de plus près, cette approche repose pourtant sur les vertus de la vibration. Pas celle du corps, mais celle, plus subtile et plus profonde, de chacune des cellules qui le composent. Pour Patrick Burensteinas,  un bonhomme passionnant qui a écrit plusieurs livres et  propose de nombreuses vidéos sur YouTube, un être humain est comme un instrument de musique qu’il faut ré-accorder régulièrement sous peine de sonner faux et d’engendrer des maladies. On est bien  dans le tremblement, mais à un niveau vibratoire. Cliquez ici pour découvrir la Trame,  ses principes de bases et la (longue) liste de praticiens en Francophonie. Intrigué, j’ai bien envie d’envoyer aussi un journaliste pour enquêter et nous ramener un reportage vécu. Mais le programme rédactionnel  2018 du mensuel Néosanté est déjà bien rempli et il faudra voir si je trouve de la place dans un des onze prochains numéros. Quoi qu’il en soit, je ne referme pas  le dossier des tremblements  et de leurs effets thérapeutiques. C’est typiquement le genre d’outils que nous tenons à mettre en exergue car ils mènent à une gestion  autonome et économe de sa santé. Que la vôtre progresse et resplendisse, c’est ce que je vous souhaite en cette veille de solstice synonyme de renaissance et de retour vers la lumière.

Yves Rasir

La preuve par Johnny et ses épreuves

Parmi  les manchettes de journaux annonçant la mort de Johnny Hallyday, la récurrente « On le croyait immortel ! » m’a passablement étonné : qui pouvait croire que le vieux crooner vivrait encore longtemps et mourrait tranquillement dans son lit à un âge  canonique ? Peut-être que certains de ses fans ont adulé le chanteur au point de le croire invincible, mais il était bien connu que sa santé n’était pas des plus reluisantes et qu’il avait déjà frôlé la mort à maintes reprises. Le vrai miracle, c’est que l’idole des (anciens) jeunes ne soit pas décédée plus tôt et qu’elle ait atteint l’âge respectable de 74 ans,  soit à peine 5 années de moins que l’actuelle espérance de vie de la population masculine en France. La semaine dernière, un site médical a publié la liste des multiples ennuis de  santé  qui ont jalonné l’existence de Jean-Philippe Smet. Outre quatre accidents de voiture et une tentative de suicide par barbituriques, ce dernier avait déjà surmonté une syncope en plein concert,  un cancer du côlon, deux opérations à la hanche,  trois autres au dos, des complications post-opératoires suivies d’un coma artificiel, une grave dépression et une sérieuse alerte cardiaque. Et probablement qu’on ne sait pas tout car son entourage a toujours veillé à dédramatiser son état. Si on prend au pied de la lettre le titre d’une de ses chansons (« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »), sa  relative longévité trouve alors un élément d’explication. Mais de là à titrer que tout le monde l’imaginait indestructible…

L’emphase des médias est d’autant plus insolite que ces mêmes médias nous diffusent sans arrêt la même rengaine  sur le lien entre le mode de vie et l’incidence des maladies. Loterie génétique et facteurs environnementaux mis à part, la chance d’être épargné par les pathologies serait massivement dépendante d’une bonne hygiène quotidienne et de saines habitudes très tôt acquises. Selon ce credo officiel, pas de santé sans un minimum d’ascétisme monacal.  Or c’est également un secret de polichinelle que Johnny Hallyday a toujours mené une vie de bâton de chaise et qu’il a brûlé la chandelle par les deux bouts. Fêtard impénitent et fumeur invétéré, épicurien omnivore peu porté sur la diététique,  il avait surtout un gros problème avec l’alcool. Pas du genre à déguster un doigt de porto avec le petit doigt en l’air  mais bien du style à  se bourrer la g….. et à vider des bouteilles de whisky jusqu’à pas d’heure. Tous ceux qui ont côtoyé le chanteur peuvent attester de ses innombrables ivresses, même s’il retrouvait  mystérieusement tous ses esprits au moment de monter sur scène. Et si ce n’était que ça ! Dans une interview, la rock star a confié un jour qu’il soignait aussi ses angoisses avec des drogues telles que le cannabis, l’opium et la cocaïne. Accro à la coke, il en a longtemps consommé quotidiennement et il continuait d’en prendre avant d’entrer en studio ou de partir en tournée. S’il avait croisé l’héroïne, sûr que ce multi-toxicomane n’aurait pas fait d’aussi vieux os. Il est vrai que pour soigner son image de rocker, l’homme faisait  régulièrement de la musculation. Qu’il  entretenait sa musculature avec des poudres protéinées et qu’il se gardait en forme avec des compléments vitaminés. Je me souviens que dans les années 80, des journaux de santé naturelle ont vanté son affinité pour la nutrithérapie. Il n’empêche : cet incurable noceur était tellement « bon vivant » qu’il aurait dû être mort depuis bien longtemps. Avec tant d’assuétudes et de funestes habitudes, il incarnait carrément le contraire de la pondération préventive. Si la théorie du mode de vie était valide, la maladie aurait dû l’abattre bien avant le 6 décembre 2017 ! En mourant à 74 ans, Johnny Hallyday a en quelque sorte fourni la preuve que la médecine orthodoxe fait fausse route en faisant de la matière (gènes,  aliments, alcool, tabac, polluants…) la cause première de la mortalité prématurée. Si c’était vrai que la maladie sanctionne inexorablement l’ingestion de substances toxiques, les cimetières seraient pleins de  Jean-Philippe Smet précocement disparus.

 Les sceptiques vont évidemment me rétorquer que la vieille canaille a succombé par où elle a péché. Comme un Jacques Brel ou un Pierre Bachelet, eux aussi emportés par le « cancer du fumeur », Johnny aurait payé au prix fort sa surconsommation d’herbe à Nicot. Minute papillon ! Comme je l’ai déjà relevé plusieurs fois, il y a entre 15 et 20% des cancéreux du poumon qui n’ont jamais touché une cigarette de leur vie. Il est donc abusif de faire de la clope la coupable d’un mal pouvant parfaitement se passer d’elle. C’est certainement un facteur de risque important,  mais ce n’est pas une cause car un véritable lien causal devrait se retrouver dans 100% des cas. Par exemple, il est sûr à 100% que les nuages provoquent la pluie car il n’y a pas de pluie sans nuages. Ce qui intervient quasiment toujours en amont d’une maladie, c’est un stress psycho-émotionnel prenant au dépourvu et ressenti subjectivement comme un drame indicible. Sans le conflit existentiel qui lui correspond, il n’y a pas d’affection qui puisse se déclarer et se développer dans le corps d’un être humain. En ce sens, on peut affirmer que la quasi totalité des maladies sont psychosomatiques et que leur origine se situe dans l’intimité psychique de leurs victimes. Le cancer du poumon ne fait pas exception à la règle, comme l’avait d’ailleurs pressenti Pierre Bachelet. À son ami Patrick Sébastien, le célèbre interprète des corons avait confié avant de mourir combien sa maladie lui semblait liée à son divorce tumultueux pour épouser la sœur de sa femme. Si vous ignorez tout de cette affaire, voici un article  qui relate les confidences du chanteur à l’animateur. Où l’on voit que le tabac a trop bon dos et qu’on lui fait porter un peu vite le chapeau.

Si ce témoignage éclaire les circonstances du décès de Pierre Bachelet, il laissera cependant sur leur faim les personnes familiarisées avec le décodage biologique.  L’invariant des tumeurs pulmonaires, c’est en effet la frayeur de mourir, et singulièrement la peur panique d’expirer par impossibilité de respirer. Certains « décodeurs » suggèrent d’ailleurs que les méfaits du tabac résident essentiellement dans l’action obstructive des goudrons inhalés. Pour d’autres et en dépit des apparences, l’insuffisance respiratoire serait encore une conséquence du conflit et non sa cause. Quoi qu’il en soit, la médecine nouvelle du Dr Hamer n’envisage pas de cancérisation du poumon sans que survienne un choc émotionnel de type « danger de mort imminente ». C’est pourquoi ce cancer est très souvent secondaire, c’est-à-dire trouvé après un premier diagnostic de pathologie cancéreuse qui fait paniquer le patient. Ou bien à la suite d’un accident où il a bien  failli manquer d’air et  y  rester.   Le sens biologique de cette « mal-a-dit » est de multiplier les cellules alvéolaires afin d’améliorer les échanges de gaz dans les alvéoles. Chez Pierre Bachelet, on ne voit pas trop ce qui a pu déclencher pareille somatisation. Mais chez Johnny, il y a une piste de compréhension qui semble évidente : sa « vie de destroyance », comme il appelait sa tendance à l’autodestruction, ne fut qu’un chapelet d’issues mortelles évitées de justesse.   En 2009, il a dû être hospitalisé  et réopéré d’urgence à Los Angeles à la suite d’une infection nosocomiale contractée à Paris. Sauvé par sa mise sous coma, Il a bien failli y passer et a vraiment vu la mort en face. « J’ai vraiment souffert, racontera-t-il plus tard,  je n’étais plus rien, une ombre, un vieillard, un type que je n’aimais pas, que je ne reconnaissais pas dans le miroir ». En août 2012, il est à nouveau  admis aux urgences  pour un problème au cœur que son producteur qualifiera de « mauvaise bronchite persistante ». Sur pareil terrain pulmonaire, il suffisait d’une étincelle pour mettre le feu et précipiter la fin. Comme par exemple une radiographie de contrôle subie début 2017 et montrant une « tache anormale » dans un poumon, traitée bien entendu par des chimios très agressives.  

Dans sa petite enfance, il n’est pas non plus difficile d’identifier le conflit ayant programmé cette fragilité. En 1944, le futur Johnny à peine âgé d’un an a déjà tutoyé la mort en avalant accidentellement des cristaux de soude caustique. Selon la légende, ses graves brûlures buccales de l’époque n’étaient peut-être pas étrangères à son incroyable puissance vocale. Son « projet-sens », autrement dit les éléments de sa biographie qui plongent leurs racines dans son histoire familiale, est également d’une clarté limpide. Abandonné par son père et délaissé par une mère trop accaparée par sa carrière de mannequin, il sera élevé par une tante paternelle  dont le mari sera arrêté pour faits de collaboration avec les nazis. Ce qui vaudra au petit Jean-Philippe d’être traité dans les cours de récré de « bâtard » et de  « fils de boche », stigmates sociaux qui laissent immanquablement des traces.  C’est la rencontre providentielle avec le mari d’une cousine, un danseur américain se faisant appeler Lee Halliday et qui le  surnomme affectueusement Johnny,  qui sera sa planche de salut et sera le point de départ de sa vocation artistique. Longtemps plus tard, devenu un père aimant et bienveillant pour ses enfants biologiques et adoptés, le monument de la chanson confiera qu’il s’efforçait d’offrir à sa progéniture l’affection parentale qui lui avait tant manqué. L’homme aux 110 millions de disques fut aussi l’incarnation de la résilience psychologique et la preuve vivante que  les épreuves d’enfance les plus cruelles peuvent être sublimées. À son père, il avait sans doute pardonné dans son cœur puisqu’il assista à son enterrement et qu’il avouera y avoir pleuré à  chaudes larmes. Mais à sa génitrice ? Même s’il avait renoué avec elle des liens étroits au point de l’emmener en vacances avec lui, on peut se demander si la plaie était vraiment refermée. Peu avant sa mort, en 2007, il fit une sévère chute qui l’obligea à assister aux obsèques en béquilles. Sur les photos, le visage du rocker endeuillé est un masque de cire  aux traits impassibles et aux yeux secs  Dans tout ce que j’ai lu ces derniers jours, un détail peu banal m’a particulièrement frappé : lors de l’opération pour une hernie discale, le neurochirurgien aurait accidentellement sectionné la  dure-mère, c’est-à-dire la membrane fibreuse qui entoure la moelle épinière et le cerveau. Comme par hasard, c’est cette intervention ratée  qui a donné lieu à une infection presque fatale et qui, selon Johnny, fut l’épicentre chronologique de ses tourments dorsaux. Après des années de bataille judiciaire, le chirurgien et le chanteur avaient conclu un accord d’indemnisation à l’amiable. Mais rien, ni l’argent ni la gloire,  ne pourra jamais réparer l’absence d’une mère assez dure pour abandonner son bébé à d’autres bras. Pour les chercheurs en décodage, la vie et l’œuvre de Johnny Hallyday sont une mine de preuves que les émotions sont les vraies clés ouvrant ou barrant l’accès à la santé.  Qu’il repose  en paix et que ses démons  lui lâchent enfin la grappe !

Yves Rasir

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