Le D.I.P. aux œufs d’or

D.I.P. : retenez-bien cet acronyme. Il signifie Déficit Immunitaire Primaire (ou primitif) et il désigne la nouvelle grande maladie à la mode, celle qui va bientôt ringardiser la maladie de Lyme et surclasser le sida dans les scénarios d’épouvante. Sur le marché de la peur, c’est le nouveau produit qui fait fureur.  Pensez : cette maladie n’est pas infectieuse mais elle est d’origine génétique,  probablement héréditaire, potentiellement grave,  et peut frapper tout le monde, du bébé à l’adulte, sans raison apparente,  au petit malheur la malchance ! C’est du moins le message angoissant que diverses autorités publiques et de puissantes associations de patients, sans doute discrètement sponsorisées,  s’efforcent en ce moment de répandre dans la population, en Belgique comme en France. Sites internet, newsletters, conférences de presse,  placards publicitaires dans les journaux, « journées familiales » pour rassembler les victimes et exposer leur détresse face aux caméras : rien n’est laissé au hasard pour doper la popularité de cette affection et la faire grimper au hit-parade des urgences sanitaires. Signe de cette notoriété croissante , le D.I.P a sa page Wikipédia et donne déjà 257.000 résultats sur le moteur de recherche Google !

Qu’est-ce que le Déficit Immunitaire Primaire ? Pour faire simple, c’est une immunodéficience, donc  un abaissement de l’immunité qui rend plus vulnérable aux infections, des plus banales (rhume, otites, mycoses…) aux plus sévères (pneumonies, encéphalites, méningites…), ces dernières étant alors appelées « opportunistes ». Comme le sida, alors ? Non, non, vous n’y êtes pas : ce D.I.P bizarre n’est associé à aucun germe. En tout cas, aucun chercheur futé n’a encore eu l’idée de traquer un débris cellulaire quelconque, de le baptiser virus, d’en faire l’agent causal du syndrome  au mépris des postulats de Koch et de faire fortune grâce aux tests de séropositivité. Le D.I.P. n’a pas (encore) son H.I.V., mais il a déjà beaucoup mieux pour effrayer les foules : il est la résultante d’anomalies génétiques  aléatoires qui peuvent faire dérailler tant l’immunité spécifique (celle que nous recevons en héritage à la naissance) que l’immunité non spécifique (celle que nous développons par adaptation à l’environnement). Les chercheurs ont déjà repéré pus de 140 gènes possiblement abîmés, si bien que toutes les cellules impliquées dans l’immunité peuvent en être affectées. Pas moins de 200 dysfonctionnements immunitaires (certaines sources disent 300) sont susceptibles de se déclarer par la faute de ces défauts congénitaux.

Comme le sida, le D.I.P. n’est donc pas une maladie en tant que telle. C’est une fragilité qui expose à une multitude d’ « attaques » infectieuses puisque les « défenses » ne sont pas en état de riposter adéquatement. Le cas le plus anodin, c’est le bébé souvent encombré avec la goutte au nez. Le cas le plus extrême, c’est le fameux « enfant bulle »,  qui doit vivre en chambre stérile car il ne peut pas mettre le nez dehors sans se choper un microbe mortel. Entre les deux, vous avez toute une palette de situations pathologiques plus ou moins inquiétantes. En France, le nombre de nouveaux cas par an est évalué à un pour 4.000 naissances, soit environ 200 chaque année. Et plus de 4.000 enfants et adultes vivraient déjà avec un tel déficit.  En Belgique, on voit les choses en beaucoup  plus grand car  l’incidence est estimée à une personne sur 1.000, soit 10.000 individus touchés dans le seul plat pays. Si on extrapolait pour l’hexagone, ça donnerait 66.000 Français concernés ! Des deux côtés de la frontière, les épidémiologistes redoutent que leurs estimations soient très inférieures à la réalité car le mal peut se déclencher à tout âge  et il faut généralement 10 à 15 ans de recul avec un patient pour que le médecin envisage cette solution diagnostique. La cacophonie  règne dans les chiffres, mais il est certain que le nombre de « dipeurs » et « dipeuses » va très fortement augmenter dans un avenir proche.

Car visiblement, l’instruction a été donnée d’élargir le marché. Dans leurs campagnes de communication, les associations de médecins et de patients font en effet tout ce qu’il faut pour affoler les gens et les compteurs. Elles ont dressé une liste de signaux d’alarme qui doivent faire suspecter un D.I.P : 1) Plusieurs épisodes d’otites  par an  2)  Plusieurs épisodes de sinusite par an 3) Au moins une pneumonie par an chez les adultes ou deux chez les enfants 4) Des infections virales à  répétition (rhumes, herpès, verrues…) 5) Des infections fongiques récurrentes ou du muguet buccal persistant 6) Des abcès fréquents de la peau ou des organes 7)  Des infections bactériennes invasives ou opportunistes nécessitant une besoin d’antibiotiques par voie intraveineuse  8) Une diarrhée chronique avec perte de poids 9) Des antécédents familiaux de déficit immunitaire primaire. Si les gens présentent deux de ces signaux alarmants, ils sont priés d’en informer sans tarder leur médecin traitant. Vous voyez le topo ?  Si vous avez par exemple une mycose aux orteils et un abcès sur la fesse, vous êtes probablement un immunodéficient qui s’ignore. Si votre bébé fait plusieurs maladies ORL en moins de douze mois, il est peut-être atteint. À la limite, si le petit dernier est souvent enrhumé et son frère aîné aussi, ils sont hautement suspects d’être génétiquement tarés ! Sans être devin, je vous fiche mon billet que de tels critères font faire rapidement exploser le taux de déficients primitifs.

La démocratisation du D.I.P. va bien sûr de pair avec la (sur)médicalisation de ses porteurs. Comme d’habitude, on nous fait craindre que le diagnostic soit posé trop tardivement et que des chances d’améliorer le pronostic soient ainsi perdues. « Au plus vite un traitement correct est initié, au moins le patient a de risques de présenter des dégâts permanents aux organes » avertit la publicité que j’ai sous les yeux, parue en pleine page d’un journal populaire. Quels traitements ? Aucune thérapie génique n’a encore fait ses preuves. Et vu le nombre de gènes concernés, cet espoir est sans doute illusoire. En fait, c’est la bonne vieille recette chimique qui fait office de panacée. Comprenne qui pourra, mais alors que l’antibiorésistance est un des indices du déficit, la médecine préconise notamment de l’antibiothérapie massive et prolongée. Dans son arsenal médicamenteux, elle va également chercher les immunomodulateurs censés pallier les défaillances. Dans les cas les plus graves, on va procéder à des greffes de cellules souches ou de moëlle osseuse. La chirurgie n’est pas en reste puisque l’ablation de la rate est parfois préconisée. Mais les deux grandes techniques allopathiques les plus utilisées,  ce sont les transfusions de sang (de plasma ou de plaquettes) et l’injection d’immunoglobulines, c’est-à-dire d’anticorps prélevés chez l’être humain ou reproduits en laboratoire. Vous imaginez le business ? Outre qu’elle ne soit pas sans risques, la deuxième méthode est des plus lucratives. Comme le précise Wikipédia,  on inocule au patient des immunoglobulines d’origine sanguine qui sont puisées chez 1000 personnes différentes, histoire de couvrir un large spectre de maladies potentielles. Les flacons de 10 g coûtent entre 250 et 300 euros à l’assurance maladie. Sachant que la dose moyenne injectée se situe entre 20 et 30 g et qu’il faut recommencer l’opération toutes les 3 semaines pendant des mois,  je vous laisse calculer la montagne de dépenses pour la sécu et le pactole pour l’industrie pharmaceutique. Le D.I.P., c’est une véritable poule aux œufs d’or pour  Big Pharma !

C’est à mes yeux un gigantesque scandale car cet interventionnisme effréné repose sur le dogme dépassé du fatalisme génétique.  Tout comme chacun d’entre nous est porteur d’oncogènes susceptibles de donner le cancer, tout un chacun présente probablement l’une ou l’autre faiblesse sur le plan de l’immunité. La perfection n’est pas de ce monde. Hormis l’absence totale  de réponse immunitaire  à la naissance ou dans la prime enfance, il n’y a pas de raison de paniquer. D’autant que la science actuelle découvre de plus en plus l’importance de l’épigénome, autrement dit  de l’influence de l’environnement sur l’expression ou le silence des gènes. Ce n’est pas tant la valise génétique qui compte, ce sont les circonstances de vie qui vont faire qu’elle va s’ouvrir ou rester fermée. Pour en savoir plus, (re)lisez notre dossier sur la « révolution épigénétique » (Néosanté  n° 27)   Pour moi, il est clair que la médecine agite un épouvantail  fabriqué en bonne partie  par elle-même : en perturbant l’immunité naturelle et ses mécanismes,  les vaccins, antibiotiques, médicaments antipyrétiques et autres anti-inflammatoires font bien plus sûrement le lit des déficiences que les gènes accusés à tort. S’ils ont le courage de refuser les vaccinations ou de les réduire au strictement obligatoire,  et s’ils laissent la fièvre faire son travail lors des épisodes infectieux, les parents ne devraient pas se soucier du D.I.P. pour leurs enfants. Moyennant quelques règles d’hygiène naturelle (absence de toute médication palliative, alimentation équilibrée, jeûne au besoin,  sommeil réparateur et activité physique), ils peuvent également facilement affronter la plupart des troubles trahissant une immunité faiblarde.  Faut-il la stimuler ? Ne comptez pas sur moi pour vous recommander toutes sortes de remèdes et  de plantes immunostimulantes. Avec de bonnes habitudes alimentaires,  vous avez votre quota de vitamines et minéraux nécessaires. La seule subcarence à éviter absolument, c’est celle en  vitamine D, une quasi hormone qui joue un rôle crucial dans le système immunitaire  : papas et mamans, laissez donc courir vos enfants au soleil sans les tartiner de crème antiisolaire !

Il faut surtout avoir conscience de ce qu’on ne vous dit jamais : le pire ennemi de l’immunité, c’est le stress psychique et émotionnel. Une discipline comme la psycho-neuro-immunologie a allègrement démontré comment l’immunodépression s’installe, via le circuit hormonal, chez les individus soumis à un stress chronique. Depuis Henri Laborit et ses expériences, on sait également que l’absence d’issue par la lutte ou la fuite érode la résistance immunitaire et  conduit les sujets stressés à somatiser.  Et depuis les travaux du Dr  Hamer,  on comprend  qu’un seul stress aigu, une seule émotion brutale,  peut suffire à désactiver les protections  et à déclencher des maladies, des plus inoffensives aux plus sérieuses. Petits ou gros, les conflits en rapport avec le système immunitaire sont des conflits liés à la quête identitaire. L’immunité est au corps ce que l’identité est au psychisme. Mais qu’est-ce que l’identité, au fond ? C’est l’importante question à laquelle je tâcherai de répondre la semaine prochaine. 

     

Yves Rasir

Réponses à trois objections

Après 66 numéros du mensuel  Néosanté  et près de 220 numéros de la lettre hebdomadaire, tout reste encore à faire : une grande majorité de gens reste accrochée au paradigme médical officiel et demeure persuadée que les maladies ne sont que très rarement d’origine psycho-émotionnelle. Que la plupart des médecins pensent de la sorte, je peux très bien le comprendre.  Comme je l’ai déjà souligné, les étudiants en médecine  ne reçoivent que quelques de cours sur la psychomatique. Non pas quelques heures par semaine, par mois ou par an, mais à peine quelques heures sur l’ensemble de leur cursus ! On ne peut donc guère compter sur l’allopathie classique  pour être ouverte à la causalité psychique des pathologies somatiques. Et comme les patients font naturellement confiance à leur toubib, on peut également comprendre que l’influence de l’esprit sur le corps soit encore si négligée en ce début de 3ème millénaire. En revanche, je suis toujours surpris et un peu déçu que certains de nos lecteurs continuent d’adhérer à la vulgate matérialiste et dualiste selon laquelle le stress et les émotions n’ont pas, ou à peine, le pouvoir de rendre malades. Régulièrement, je reçois du courrier ou du courriel critiquant cette « théorie » et faisant valoir que d’autres fauteurs de troubles sont à blâmer : les gènes, les microbes, la pollution et bien sûr l’alimentation moderne.

Ces objections saturent surtout ma boîte mail lorsque j’aborde le sujet du cancer, une maladie dont la médecine académique exclut effectivement qu’elle puisse être causée par le seul psychisme et qu’elles attribue tantôt aux mutations aléatoires de l’ADN, tantôt à des facteurs environnementaux et à un mode de vie funeste. Suite à l’infolettre intitulée « Le crabe n’est pas dans l‘assiette », je me suis évidemment ramassé une nouvelle volée de griefs et de messages désapprobateurs. C’est un peu usant mais c’est aussi très chouette, car ça me permet d’identifier ce qui est mal compris dans mes propos et de repérer les objections les plus courantes. C’est à trois d’entre elles que je désire aujourd’hui répondre afin, si je puis dire, de plaider pour ma chapelle psychosomatique.  Les voici résumées en gras avec, à leur suite,  mes arguments développés brièvement :

  1. Beaucoup de personnes vivent des situations très stressantes sans faire de cancer.

    Si elle semble coulée dans le bronze du bon sens, cette objection manque pourtant de la plus élémentaire logique. Par exemple, si je vous dis que « tous les hommes sont barbus », vous saisissez immédiatement que cette phrase est fausse tant les individus glabres et imberbes courent les rues. En revanche, si j’inverse la proposition en déclarant que « tous les barbus sont des hommes », vous admettrez volontiers qu’elle a 99% de chances d’être correcte. Quand ils dénigrent la médecine nouvelle ou la biologie totale, leurs détracteurs leur font dire que tous les hommes sont barbus (le stress rend malade) alors que ces deux disciplines se contentent d’affirmer que tous les barbus sont des hommes (les maladies proviennent du stress). En clair, le fait que beaucoup de gens résistent au stress sans le somatiser n’empêche pas que toute somatisation soit imputable au stress. Pour le dire autrement et selon une formule fréquemment employée en science, « l’absence de preuve n’est pas une preuve de l’absence ». Pour sortir de cette confusion, il faut être bien informé que la pierre angulaire de la psychobiologie, c’est la notion de ressenti.  Même très intense, un choc émotionnel ne sera pas pathogène s’il n’est pas ressenti comme tel. Par exemple, vous serez complètement indifférent au décès de votre belle-mère, voire plutôt content(e), si celle-ci  était une veille harpie grincheuse. Si elle était au contraire une femme charmante et que vous la considériez comme votre deuxième maman, vous en serez affecté(e) au point de ressentir la perte très douloureusement. Tout dépend de l’émotion ressentie et non de l’événement en lui-même. Et quand bien même le choc émotionnel est durement ressenti, encore faut-il qu’il prenne complètement au dépourvu, qu’il  laisse désemparé, et qu’il soit vécu dans le silence ou l’isolement. Ajoutés dès le début ses travaux par le Dr Hamer, ces deux autres critères pathogéniques  sont  également toujours oubliés par ceux qui le pourfendent. Le médecin allemand a trouvé que l’écrasante majorité des barbus sont des hommes et les raisons pour lesquels tous les mentons ne sont pas poilus. C’est une trouvaille capitale mais qui ne peut être appréciée à sa juste valeur si on persiste à lui faire dire que la pilosité est une fatalité virile. Tout cancer, ou presque, est déclenché par un conflit ressenti comme un drame. Ce qui ne signifie nullement que toutes les tragédies humaines donnent lieu à des conflits psychiquement ingérables. J’espère que la nuance est désormais bien assimilée…

  2. Le cancer est plus fréquent aujourd’hui alors que nos aïeux n’avaient pas la vie belle.
  3. En apparence, cette objection est tout aussi pertinente que la précédente : si le cancer était une maladie psychosomatique,  on n’assisterait pas de nos jours à une telle aggravation de son incidence. Au contraire, les pathologies cancéreuses auraient dû se raréfier car nos parents et grands-parents ont vécu une vie plus stressante que la nôtre avec deux guerres mondiales, la grande crise de 1929 sans protection sociale, la misère et même la disette pour beaucoup de familles. Jadis, le travail était encore plus précaire, la violence plus répandue, les morts par homicide  plus nombreuses, bref,  la vie était plus dure à tout points de vue. Que répondre à cela ?  D’abord qu’il ne faut pas se laisser duper par les statistiques.  Si le cancer est un fléau en pleine croissance, c’est d’abord et avant tout parce qu’on en diagnostique davantage. D’une part parce que les seniors vivent plus longtemps et d’autre part parce que la médicalisation à outrance et le dépistage  systématique alimentent les compteurs. Qui cherche trouve : le dicton vaut aussi pour les tumeurs. Ensuite, ne perdons pas  de vue la pierre angulaire évoquée ci-dessus : seul le ressenti est pathogène et non les événements intrinsèquement. Que nos ancêtres aient eu une vie moins confortable et moins rose ne signifie pas nécessairement que les occasions de  somatiser  étaient plus courantes. Au demeurant, cet argument « psycho-sceptique » peut aisément être retourné en scepticisme environnemental : les guerres d’antan furent synonymes de privations alimentaires et les carences nutritionnelles étaient autrefois  omniprésentes sans impacter le taux de cancer. Au contraire, plus le contenu de l’assiette s’est amélioré, plus le crabe s‘est invité dans les chiffres de mortalité. Enfin, soyons assez sages  pour ne pas comparer les contextes psycho-émotionnels d’époques incomparables. Par exemple, il  y a peine plus d’un siècle, le mariage d’amour était plus l’exception que la règle.   Et il y a seulement cinquante ans,  le divorce était rarissime.  En termes de relations sentimentales, il n’y a donc pas photo. Au lieu de postuler qu’une société banalisant la séparation des couples et le déchirement des familles soit plus enviable et moins stressante, on peut imaginer exactement l’inverse. Pour ma part, je suis convaincu que la prévalence affolante des cancers du sein  et de la prostate a bien plus à voir avec l’évolution de la vie intime qu’avec de quelconques conditions extérieures matérielles. Plus globalement, je crois que le « bon vieux temps » était moins propice aux somatisations cancéreuses du fait que le seuil d’émotivité y était plus bas et – cela expliquant peut-être ceci –  qu’on y accordait moins d’importance aux sentiments. Selon une lecture qui m’est personnelle, le contraste entre nos exigences romantiques contemporaines et la crue réalité des moeurs  forme un cocktail autrement plus  cancérigène que les guerres et les crises économiques.

  4. Contrairement au stress, dont le potentiel cancérigène demeure à démontrer, d’autres causes sont capables d’engendrer la maladie.
  5. Cette troisième objection est tout aussi légitime si l’on s’en tient aux  rengaines de la médicine officielle reprises en chœur par les journaux de médecine naturelle. Je m’inscris cependant en faux : ce qui est prouvé, c’est que de multiples facteurs de risque favorisent les emballements cellulaires qu’on appelle cancers. Le tabac, l’alcool, la pollution et le déséquilibre de l’alimentation sont clairement impliqués dans l’expansion des maladies cancéreuses. Pour ma part, je suis surtout inquiet  des perturbateurs endocriniens, je redoute que les vaccins  et leurs effets sur l’immunité soient sous-estimés, et j’attire régulièrement l’attention sur le facteur iatrogène, à savoir la toxicité  des médicaments et thérapies chimiques. Mais des facteurs de risques, ce ne sont pas  des causes. Une cause, c’est ce que vous devez retrouver dans  presque 100% des anamnèses chez presque 100% des patients.  Par exemple, au 19ème siècle,  on s’est aperçu que la quasi totalité des personnes atteintes du cancer du scrotum exerçaient le métier de ramoneur. Il fut facilement établi que le frottement de la suie sur le tissu péritesticulaire était responsable de sa cancérisation. Ce serait divaguer que d’invoquer un conflit émotionnel sous-jacent chez les nettoyeurs de cheminées. De même, tous les premiers pompiers accourus à Tchernobyl après l’explosion du réacteur sont certainement décédés d’irradiation massive. En revanche, je ne vois quels autres cancers peuvent être attribués à leurs facteurs de risque. Même le cancer  de la thyroïde n’a pas explosé en Biélorussie ; même le cancer de la plèvre concerne une petite minorité de gens en contact avec l’amiante ; même le cancer du poumon affecte 15% de personnes qui n’ont jamais fumé. Ce qui est par contre démontrable, c’est que 100% des cancéreux pulmonaires ont ressenti une violente peur de mourir avant de déclarer leur maladie. Bien sûr, il faut tenir compte de l’accumulation multifactorielle. Si vous fumez comme un turc, buvez comme un trou, mangez n’importe quoi, ne faites aucun sport,  habitez en bord d’autoroute et jardinez vos plates-bandes à coup d’herbicides,  le niveau d’intoxication peut être suffisant pour vous expédier chez l’oncologue. En dehors de ces cas exceptionnels, ce dernier sera cependant bien en peine de distinguer un facteur méritant l’épithète « causal ». La cause du cancer,  c’est dans le cerveau que le Dr Hamer l’a cherchée et qu’il l’a trouvée, scanners cérébraux à l’appui ! Certes, cette avancée médicale extraordinaire est encore loin d’être scientifiquement reconnue. Il n’empêche que des centaines de thérapeutes à travers le monde en ont vérifié la validité en retrouvant, chez des milliers de patients, un surstress psychiquement ingérable ayant précédé de peu l’apparition de la maladie. Ils n’y arrivent pas à tous les coups ? Ça ne veut pas dire que la causalité émotionnelle ne flirte pas avec le plafond des 100%. Absence de preuve n’est pas preuve de l’absence….

     

Yves Rasir

Quelques « santéchos »

Pour l’essentiel, notre mensuel Néosanté est alimenté par les quelques journalistes professionnels qui y collaborent et par des praticiens de santé, médecins ou (naturo)thérapeutes. Sa partie centrale, le Cahier Décodages, est généralement l’œuvre de notre auteur Bernard Tihon, tandis que Jean-Philippe Brébion anime sa chronique  l’Évidence du Sens . Mais il y a aussi plusieurs rubriques que j’ai le plaisir de rédiger moi-même. Notamment la rubrique Nutri-Infos, où j’évoque les recherches de pointe dans le domaine de l’alimentation,  et la rubrique Espace Livres, où je recense chaque mois les sept ouvrages les plus intéressants parmi tous ceux reçus en service de presse.  Il y a surtout la rubrique Santéchos, qui occupe deux pages à l’avant du journal, juste après mon éditorial.  Comme son nom l’indique, cette rubrique est constituée de brèves nouvelles sur la santé. En général, ce sont des résumés et des commentaires d’études scientifiques dont je glane les résultats via des publications médicales ou des sites spécialisés. La collecte des infos nécessaires à la rédaction de ces échos est très stimulante car j’y retrouve souvent la confirmation de ce que nous défendons, à savoir l’influence prépondérante du psychisme dans la genèse des maladies. Chaque jour davantage, la science apporte de l’eau au moulin de la médecine nouvelle du Dr Hamer et  de la biologie totale du Dr Sabbah.

Dans le prochain numéro, je vais par exemple vous parler d’une étude menée à l’Université de Boston (États-Unis). Basée sur le suivi de 32.000 hommes entre 1992 et 2010, cette recherche fait état d’une réduction significative du risque de cancer de la prostate proportionnelle à la fréquence d’éjaculation. Chez les hommes âgés entre 20 et 29 ans qui connaissent l’orgasme au moins 21 fois par mois, le risque de développer une tumeur prostatique est réduit de 19% par rapport à ceux qui éjaculent moins de 8 fois.  Pour la même fréquence de jouissance, la diminution du risque est de 22% chez les quadragénaires. Pour les auteurs, l’éjaculation régulière constitue donc un bon moyen de prévention qui pourrait réduire les traitements inutiles des tumeurs à faible risque.  Toutefois, les chercheurs n’apportent aucune explication sur le mécanisme protecteur. Ils ne pigent pas pourquoi éjaculer contribue à protéger la prostate des atteintes cancéreuses. La vision psychobiologique permet cependant de comprendre  de quoi il retourne. La fonction principale de la prostate, c’est de fabriquer le sperme. En augmentant de volume, elle peut contenir encore plus de spermatozoïdes. Or cet organe entre en souffrance suite à des conflits d’ordre génital, dans une tonalité d’anormalité  ou de répulsion. Parmi sa collection de cas cliniques, Claude Sabbah citait volontiers celui de l’  « accoucheur malgache », un homme contraint d’accoucher lui-même sa femme en pleine jungle de Madagascar. Ce stress intense a précédé de peu le démarrage de son cancer et la maladie récidivait à chaque fois qu’une des ses filles tombait enceinte. Le souvenir de sa nuit de cauchemar lui faisait revivre le choc. Il coule de source, si je puis dire, que l’éjaculation permet de « nettoyer » le terrain souillé par ce genre de ressenti. Faire souvent l’amour, c’est une véritable « détox » émotionnelle pour la prostate !

Dans la rubrique Santéchos, j’inclus également des informations relatives aux dérives et aux errements de la médecine classique, notamment le danger de certains médicaments  et les effets funestes d’une médicalisation abusive. Dans le numéro de mai, j’attire par exemple l’attention sur une nouvelle étude montrant que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofen, Diclofénac…) semblent augmenter le risque d’accident cardiaque. Songez-y avant de foncer à la pharmacie à la moindre inflammation ! Je mentionne aussi un travail très étonnant effectué à l’université d’Harvard par la biologiste Katie Hinde : d’après les études faites sur les animaux et sur l’être humain, la composition et la quantité de lait maternel diffèrent selon que le « consommateur » soit de sexe masculin ou féminin.  Les filles reçoivent davantage de lait, donc plus de calcium,  alors que celui offert aux garçons est moins abondant, mais plus riche en protéines et en graisse. Selon la chercheuse, cette trouvaille permettra peut-être de mettre au point des laits maternisés plus adaptés aux enfants malades ou prématurés.  Mais n’est-ce pas aussi le signal que l’allaitement artificiel équivaut déjà à jouer les apprentis sorciers ? Si je ne m’abuse, aucun fabricant de laits pour bébés ne personnalise sexuellement ses produits. On peut légitimement se demander si les poudres lactées ne sont pas impliquées dans des phénomènes modernes comme l’abaissement de l’âge de la puberté ou la multiplication des troubles de l’identité sexuelle. Si ça tombe, beaucoup de « transgenres » ont été nourris au biberon et personne ne s’en est encore rendu compte. On ne peut pas rivaliser avec la lactation mammaire et prétendre remplacer la nature,  elle est bien trop parfaite !

Toujours dans le prochain numéro, je vais évoquer deux autres éléments factuels qui concernent les femmes.  Le premier a trait aux statistiques d’accouchement par césarienne. En Scandinavie, la fréquence de cette délivrance chirurgicale est de 17%, alors qu’elle est passée à 27% dans l’ensemble des autres pays  dits développés. Pourquoi un tel écart ? Parce que les pays nordiques privilégient la naissance naturelle et que les obstétriciens y évoluent en retrait des sages-femmes. Moins les hommes sont mis à contribution, plus les parturientes échappent au bistouri. Le deuxième fait interpellant, c’est la déclaration de Benoît de Sarcus, chef de service de la maternité de Nanterre, selon lequel « l’épisiotomie ne sert souvent  à rien ». Alors que 44% des femmes françaises subissent cette incision de la paroi vaginale et/ou du périnée lors de leur premier accouchement, l’OMS évalue sa nécessité à  20% des cas. Or à Nanterre,  ce taux a été réduit à 2,5 % sans augmentation des déchirures intimes ! Voilà une preuve supplémentaire que la naissance est scandaleusement médicalisée dans nos pays prétendument civilisés où la barbarie médicale règne en maître.

Dans le Néosanté de mai, il y  aura encore d’autres surprises car ma rubrique contient chaque mois une douzaine de « santéchos ». L’ennui, c’est que je dois faire un tri et que je suis parfois obligé de supprimer des infos intéressantes. Leur quantité excède nos capacités éditoriales, particulièrement dans le domaine des vaccinations. Par exemple, je ne vais pas pouvoir imprimer que des chercheurs ont bon espoir de mettre bientôt au point un vaccin contre la peste. Dommage, car ça m’aurait permis de rappeler que cette effroyable maladie a disparu de nos régions sans l’aide d’aucun vaccin ni médicament. Son bacille est toujours omniprésent dans l’environnement (on a récemment découvert qu’il pullulait dans le métro de New-York)  mais les petites flambées épidémiques actuelles sont quasiment cantonnées aux bidonvilles de Madagascar. N’est-ce pas l’évidente démonstration que cette pathologie est synonyme de misère et d’absence d’hygiène élémentaire ? Au lieu de plancher  lucrativement sur un vaccin, Bill Gates and Co feraient beaucoup mieux de combattre la pauvreté et la malnutrition. Dommage aussi que je n’aurai pas la place pour mentionner une dépêche de l’AFP. Selon l’agence de presse française, il y a à peine 46% des professionnels de santé dans l’hexagone qui se sont fait vacciner contre la grippe cet hiver.  Les médecins ont été plus nombreux (75 %), mais leur couverture vaccinale n’atteint pas l’épaisseur requise pour contrer les épidémies.  Pourtant, arrêtez-moi si je me trompe, mais nos médias n’ont signalé aucune flambée épidémique hivernale chez les pharmaciens, les infirmiers ou les toubibs. Ce sont pourtant bien eux qui sont en première ligne et qui devraient redouter la circulation d’un virus réputé pour sa haute transmissibilité. Tiens donc, Pasteur se serait trompé et les maladies infectieuses ne se contractent pas comme ça ? Tu m’étonnes….

Au rayon des « santéchos » que vous ne lirez pas sur papier, j’ajoute pour conclure cette information sensationnelle pêchée dans un journal  belge: selon une étude égyptienne présentée début avril dans un congrès médical à Malaga,  la quantité de cheveux blancs serait un bon moyen de prédire les accidents cardiaques ! Des chercheurs de l’Université du Caire ont comparé chez 545 hommes les facteurs de risques cardiovaculaires (hypertension, diabète, tabagisme, dyslipidémie et antécédents familiaux de maladie coronarienne) avec  leur nombre de cheveux blancs objectivé par tomodensitométrie. Verdict : il y a bien  un lien entre le blanchiment capillaire  et la vulnérabilité du cœur. Selon les chercheurs, c’est parfaitement logique car l’athérosclérose et la tendance à grisonner procèderaient de la même cause, à savoir une perte d’élasticité des vaisseaux sanguins. Autrement dit, demain, la médecine va peut-être évaluer vos risques d’infarctus à la couleur de votre chevelure ! C’est une très bonne nouvelle pour les coiffeurs l’industrie de la coloration,  car imaginez que les assurances revoient leurs tarifs à la mine de votre toison ! Elles le font bien en discriminant les hommes, pourquoi pas en se méfiant des mâles prématurément dépigmentés ? Au passage, cette découverte jette un éclairage psychobiologique intéressant sur l’argument charme des chevelures grisonnantes : comme l’arrêt du cœur frappe préférentiellement les dominants en butte à des conflits de territoire,  on comprend mieux que beaucoup de femmes voient dans le cheveu argenté un argument de séduction masculine. Le hic, c’est que l’attribut viril dissimulerait une santé fragile : affaire à suivre par tous les passionnés de psychologie évolutionniste !

À propos de cheveux blancs, j’en termine en revenant brièvement à ma lettre de la semaine dernière. Beaucoup d’entre vous m’ont reproché de minimiser les vertus anticancéreuses de l’alimentation crue. Certes, j’avais attiré l’attention sur les faiblesses des études montrant l’absence de protection des fruits et des légumes. Elles ne font pas la distinction entre  les différents végétaux ni entre ceux obtenus par agrochimie ou par culture biologique. J’aurais dû ajouter qu’elles n’évaluent pas non plus les répercussions nocives de la cuisson. C’est comme pour la viande : on met toujours dans le même sac les charcuteries et les viandes séchées, les grillades et les carpaccios, les steaks poêlés et les steaks tartares. À ma connaissance, aucune recherche scientifique digne de ce nom n’a démontré les vertus anticancer du crudivorisme végétalien.  En revanche, on ne peut pas nier que des expérimentations empiriques plaident en ce sens, par exemple les cures pratiquées au célèbre Institut Hippocrate de Floride. J’ai relevé que la recommandation « fruits & légumes » n’influençait pas le taux de cancer mais je n’ai pas voulu balayer l’intérêt éventuel du « raw food » et de la « crusine ».  J’ai d’ailleurs une anecdote à ce sujet : un de mes amis, maître-cuisinier de profession et fervent adepte de l’alimentation vivante, m’a raconté un jour comment il protégeait ses cheveux châtains des pâles intrus. Dès qu’il voit poindre quelques cheveux blancs, il se plie à  une cure 100% crue pendant quelques semaines et il constate que la couleur d’origine peut revenir grâce à ce régime drastique. L’année dernière, ce chef-coq renommé a été victime d’un grave accident de vélo.  Mais il peut se consoler en se disant que ses habitudes alimentaires l’ont probablement protégé des accidents cardiovasculaires.  Et peut-être du cancer.

 

Yves Rasir

Le crabe n’est pas dans l’assiette

Lorsque les informations bousculent les idées reçues, elles passent généralement inaperçues. Soit nos médias censurent purement et simplement les nouvelles dérangeantes, soit ils les relaient très discrètement. Par exemple, les découvertes scientifiques qui contredisent  le discours médical dominant ont peu de chances de passer la rampe médiatique. C’est ce qui s’est passé dernièrement avec une étude japonaise publiée dans la revue Journal of Epidemiology. J’en ai seulement entendu parler via le site internet LaNutrition.fr. Elle n’a pas fait la une des quotidiens et des télévisions alors qu’elle aboutit à la saisissante conclusion que la consommation de fruits et de légumes ne diminue pas le risque  de cancer. En analysant les données de plus de 250.000 hommes et femmes, les chercheurs nippons n’ont pas trouvé qu’une alimentation riche en végétaux est synonyme de protection contre les pathologies cancéreuses. Ça fait pourtant des décennies qu’on nous raconte le contraire. Dans la grande église de la médecine classique comme dans les nombreuses chapelles de la médecine naturelle,  on nous sermonne sur nos moeurs alimentaires et  on nous incite à mieux manger pour échapper aux pinces du crabe. Or c’est bien ce credo qui vient de voler en éclats ! 

Certes, un léger effet protecteur des fruits et légumes est apparu dans d’autres études préalables. Certes encore,  la recherche japonaise a trouvé  un faible bénéfice préventif de ces deux  catégories d’aliments sur des cancers spécifiques comme celui de l’estomac, du poumon et du sein. En outre, ce travail a le défaut qu’il ne fait pas la distinction entre les  fruits et les  légumes (ce sont surtout ces derniers qui sont bénéfiques) ni entre les différents légumes (ce sont surtout les crucifères qui contiennent des agents anticancéreux). Si l’enquête avait porté sur les baies rouges ou le seul chou brocoli, ses résultats auraient probablement été différents. De plus, elle met dans le même sac les produits conventionnels et ceux issus de l’agriculture biologique alors que les fruits et légumes bio renferment davantage d’antioxydants et pas (ou très peu) de résidus de pesticides. Enfin, l’analyse japonaise porte sur le régime habituel d’une large population et ne s’intéresse nullement aux monocures végétales, encore moins à l’ingestion de fruits et légumes sous forme de jus. Il serait donc abusif d’en déduire que toute stratégie nutritionnelle est impuissante à éloigner ou soigner le cancer. Le rôle précieux de certains minéraux et vitamines est d’ailleurs bien démontré, notamment depuis la fameuse étude SUVIMAX.  Et les atouts  la diète méditerranéenne sont suffisamment prouvés.

Il n’empêche que l’étude en question marque un tournant. Elle montre qu’il n’y a aucune association inverse significative entre la consommation de fruits et légumes et le risque de cancer en général. Et ce n’est pas la seule étude du genre.  En cherchant les références de l’étude japonaise, j’ai par exemple trouvé une autre étude parue en 2011  dans le prestigieux  British  Journal of Cancer.  Son auteur explique qu’il n’y a pas de preuve solide que les gros mangeurs de denrées végétales développent moins de tumeurs. Il est donc permis d‘en inférer qu’on ne crée pas – ou très modestement –  cette maladie avec ses dents  et que les principaux facteurs cancérigènes ne se situent pas dans nos assiettes. Logique : si une « bonne » nourriture est impuissante à repousser le crabe, on ne voit pas pourquoi une moins bonne lui ferait office de nid.  Quels sont alors les vrais catalyseurs  de cancer ? L’abus d’alcool et de tabac bien sûr. La pollution de l’environnement évidemment. Mais un mode vie et un cadre de vie malsains ne sont-ils pas aussi des boucs émissaires trop commodes ? En tout cas, ils obnubilent les mêmes médecines qui nous vantent sans désemparer l’illusoire bouclier des fruits et des légumes. Il serait temps de leur mesurer notre confiance et de s’intéresser, enfin,  à la causalité psycho-émotionnelle des maladies.  Car il ne faut pas compter sur elles pour le faire.

Dans une précédente infolettre, je vous ai par exemple exposé la véritable omerta entretenue par L’INCa (Institut français du cancer).  Dans toutes ses campagnes d’information et de prévention, cet organisme ne cite jamais le stress et les conflits existentiels parmi les causes des pathologies cancéreuses, ni même parmi les facteurs de risques favorisant leur déclenchement. On ne peut pas tabler sur les autorités de santé et les associations parastatales (souvent financées par l’industrie pharmaceutique) pour avertir le public que la genèse des cancers se situe bien davantage dans le vécu émotionnel que dans des habitudes et assuétudes délétères. Normal puisque la médecine officielle repose entièrement sur des postulats matérialistes et dualistes séparant le corps et l’esprit. Mais pourquoi diable les médias de médecine naturelle, en principe acquis aux conceptions holistiques de l’être humain,  font-il la même erreur ?  C’est pour moi un grand mystère.  Récemment, j’ai encore été stupéfié par ce que j’ai lu sur un site internet très populaire se présentant comme le champion de la médecine intégrative et le héraut des méthodes de santé alternatives.  Dans une newsletter, ce géant du web a dressé le liste que voici des « 10 plus grandes causes de cancer » : 1) Le tabac 2) La pollution 3) L’alimentation 4) Les virus et bactéries 45) Le soleil 6) La prédisposition génétique 7)  L’exposition à des radiations 8) L’alcool 9) Les médicaments 10) Les perturbateurs endocriniens.

Outre le fait que cet inventaire verse dans l’héliophobie et dans l’orthodoxie pasteurienne, vous remarquerez qu’il ne fait aucunement mention du stress, du psychisme et des émotions. C’est quasiment du copié-collé de la communication de l’INCa et d’autres institutions censées nous informer sur le cancer. Quand je vois ça, je vous avoue que je suis un peu découragé. Ça fait bientôt trente ans que j’ai écrit mon premier article sur les thèses révolutionnaires du Dr hamer.  Ça fait  une trentaine d’années également que j’ai rencontré le célèbre neurobiologiste  Henri Laborit  et que celui-ci, sans la moindre hésitation, m’a confié sa certitude que le cancer était bien une maladie psychosomatique. Et ça fait  six ans que j’édite un mensuel  de santé globale reposant essentiellement  sur les travaux de ces deux grands découvreurs. Nous y avons interviewé bon nombre de médecins et chercheurs défendant également l’idée, largement étayée par la science, que le cancer est avant tout une maladie de l’âme, prenant sa source dans le cerveau. Le message tarde à percoler, mais j’espère bien qu’il finira un jour par percer le granit des vieux paradigmes dépassés. En attendant, je vous souhaite de prendre conscience que les  principaux facteurs protecteurs et promoteurs de cancer ne sont pas d’ordre alimentaire. Mangez équilibré mais ne traquez plus compulsivement le crabe dans votre assiette !

 

Yves Rasir

Une taupe, ça voit très clair

Dans une de ses dernières lettres, mon confrère Jean-Marc Dupuis compare les médicaments antimicrobiens à des herbicides et il écrit qu’ « un antibiotique, c’est le Roundup des intestins. » Je souscris complètement à cette comparaison horticole que j’ai moi-même déjà utilisée. De leur côté, les célèbres agronomes Lydia et Claude Bourguignon usent de la métaphore inverse en décrivant la couche d’humus comme « l’intestin de la terre ». Pour ces grands défenseurs de l’agriculture bio, éliminer la vie du sol équivaut à détruire la précieuse flore intestinale. Le rapprochement entre les deux écosystèmes est d’autant plus pertinent que, comme le souligne volontiers l’agro-écologiste Pierre Rabhi, le mot « humus »  et le mot « humain » partagent une même racine étymologique. Son microbiote est à l’espèce humaine ce que la microfaune est à la terre. L’analogie est tellement évidente qu’elle a même sauté aux yeux de la multinationale Monsanto ! Selon une source américaine (1),  le géant agrochimique a en effet obtenu plusieurs patentes pour  pouvoir utiliser le glyphosate en tant que médicament. Sa récente acquisition par Bayer est probablement en partie liée à ce projet de se diversifier dans la médecine humaine et d’y proposer ses solutions biocides. Si ça tombe, le Roundup sera bientôt chassé des jardineries mais va faire  son entrée en pharmacie sous un autre nom, mélangé à d’autres molécules ! 

Il  n’est dès lors pas farfelu de méditer sur la santé de l’Homme  en observant ce qui se passe lorsque des jardiniers emploient du glyphosate. Par chance ou par malchance, j’ai justement eu l’occasion de m’en faire une idée en séjournant souvent dans la maison que je possède à la campagne. Il y a cinq ans,  le jardin de cette ancienne ferme a été complètement retourné afin d’y implanter une citerne d’eau de pluie et une mini-station d’épuration. Lorsqu’il a fallu recréer une pelouse, les jardiniers m’ont vivement conseillé un traitement herbicide sous peine d’y voir proliférer des tas de « mauvaises herbes ». J’ai bien sûr refusé en leur expliquant que je préférais un gazon moins anglais mais plus respectueux du vivant. À peu près au même moment, les autorités du village ont rénové la maison voisine pour en faire une crèche et elles ont également retourné le jardin avant d’y semer de l’herbe. La différence, c’est que les ouvriers communaux ont recouru à l’arme chimique pour faire place nette.  On allait donc bien voir la différence entre les deux surfaces séparées seulement par une clôture en bois !

La première année, il n’y avait pas photo. De mon coté, la nature a rapidement repris ses droits et toutes sortes de plantes et de fleurs ont fait concurrence à mes semences herbeuses.  Dans ce gazon hétéroclite, j’ai notamment identifié pas mal de pissenlit, de trèfle, de chardon, et quelques plaques de mousse aux endroits plus humides. De l’autre côté de la clôture, le tableau était très différent : un vrai green de golf  bien vert et sans le moindre intrus. Mais dès la deuxième saison, ce beau tapis a commencé à perdre de sa superbe en jaunissant et en s’effilochant, tandis que ma robuste parcelle bio restait toujours aussi drue et verte malgré les périodes de canicule. D’année en année, cette différence s’est accentuée et le jardin voisin fait désormais pitié à voir : l’herbe y est de plus en plus pâle, malingre et clairsemée. Et toujours aussi seule à occuper un terrain raviné par les pluies alors que le mien, foisonnant de vie, se gorge d’eau comme une éponge avant qu’elle s’évapore ou qu’elle pénètre le sous-sol schisteux. Devant ce spectacle, je me suis fait la réflexion  que les effets secondaires des antibiotiques étaient certainement sous-estimés et que leur action toxique était sans doute plus durable qu’on le dit. Certes, les diarrhées s’arrêtent à la fin du traitement et la flore intestinale se reconstitue quantitativement. Mais on sait maintenant que la composition du microbiote s’en trouve modifiée et que sa diversité en est profondément affectée.  Comme celle-ci est le gage d’une bonne immunité, on peut en déduire que la santé globale des patients s’étiole sur le long terme.  Tout comme le Roundup semble déséquilibrer le sol par son action sélective,  il se pourrait  bien que les  médicaments antibactériens aient des conséquences funestes longtemps après la cure et dans l’ensemble du corps humain.

Mes soupçons m’apparaissent d’autant plus fondés que cet automne, un événement intéressant s’est produit dans mon jardin : des taupes y ont élu domicile. Au début, j’ai cru que c’était encore un blaireau qui venait se régaler dans ma pelouse en creusant une galerie sous la barrière. Les blaireaux adorent la mousse, c’est assez pratique, mais ils abîment quand même beaucoup avec leur groin. Le week-end suivant, je me suis  cependant fait une raison : quelques taupes très costaudes avaient manifestement pris possession du sous-sol  et s’en donnaient à cœur joie pendant la semaine.  Elles doivent vraiment être grosses car elles déplacent des monticules de terre énormes. Entre mon jardin aujourd’hui et la plaine de Verdun en 1916 après la bataille, le paysage doit être plus ou moins identique. Pourtant, j’ai ri et même jubilé en découvrant le désastre, car j’ai constaté qu’il s’arrêtait pile-poil à la clôture. Chez le voisin « chimique », pas la moindre taupinière à l’horizon ! De toute évidence, les mammifères fouisseurs ont un instinct qui les guide en sous-terrain hospitalier et leur fait éviter les biotopes appauvris. Sinon, ils n’auraient pas stoppé net  à la « frontière ».

Cela m’a fait beaucoup réfléchir, car je vous rappelle que l’épandage dans la parcelle mitoyenne a eu lieu il y a un lustre. Cinq ans après la pulvérisation d’herbicide, la composition des sols est encore si dissemblable que les animaux se réfugient dans le mien  et boudent totalement le voisin.  Ces petites bêtes sont très myopes, mais elles voient  visiblement très clair quand il s’agit de distinguer un bon et un mauvais terrain. Chez moi, la diversité est reine et la nourriture abonde tandis qu’une terre « roundupée » demeure très longtemps hostile et stérile. Il en va très probablement de même dans les intestins humains : un seul bombardement chimique peut y faire des dégâts qui ne se remarqueront que des années plus tard et ne seront sans doute pas reliés à l’antibiothérapie. Il n’est pas surprenant que des recherches récentes indiquent une plus grande incidence de maladies chez les adultes ayant reçu dans leur enfance beaucoup d’antibiotiques.

 

Entre cet arsenal allopathique et les méthodes culturales conventionnelles, la comparaison est d’autant plus appropriée que les deuxièmes ont un impact direct sur l’écologie intestinale. En 2014, des chercheurs allemands ont découvert que le glyphosate affectait négativement la flore bactérienne des vaches exposées. Et tout dernièrement, une étude néozélandaise (2) a révélé que cet herbicide participait au phénomène de biorésistance : quand elles  sont mises en contact avec la substance anti-herbes, les bactéries apprennent aussi à résister aux antibiotiques. Moralité : ce n’est pas seulement l’élevage industriel qui fait muter les microbes, mais aussi le désherbage antibiologique. Bref, je n’en veux pas à mes amies les taupes et je les remercie de m’avoir ouvert les yeux sur les méfaits insoupçonnés de la lutte biocidaire. Ceci dit, je serais quand même content qu’elles aillent prêcher la bonne galerie ailleurs que dans mon jardin. Si vous avez un truc  100% naturel  pour les faire déguerpir, n’hésitez pas à m’en faire part.

 

Yves Rasir

(1) et (2) : Natural News, 22 mars 2017 

Une guérison spectaculaire

La semaine dernière, je suis allé écouter une conférence de Daniel Miron, de passage à Bruxelles. Après plusieurs années essentiellement consacrées à ses consultations, le thérapeute canadien est en effet reparti dans une grande tournée de stages et de réunions informatives aux quatre coins de la francophonie(1). D’ici fin 2017, il lancera aussi une formation destinée aux professionnels.   Bien qu’il ait écrit le livre « Décodage psychosomatique des maladies et comportements connexes » (2),  ce sympathique Québécois ne se la pète pas et il se définit lui-même comme un « homme des bois » sans prétention intellectuelle. Il connaît bien la théorie psychobiologique pour s’être formé longtemps auprès du Dr Claude Sabbah,  mais son truc, c’est la pratique concrète du décodage des maladies et la relation d’aide. En 15 ans, il a rencontré et aidé pas moins de 5.000 patients ! Cette expérience humaine extraordinaire le mène aujourd’hui à proposer sa propre méthode d’accompagnement (3), basée sur l’écoute attentive, la bienveillance et la compassion. Dans sa belle province natale, on a surnommé Daniel Miron « l’homme qui murmure au subconscient ».

Évidemment, je n’ai pas appris grand chose à cette soirée d’information sur le sens des maladies, puisque j’ai moi-même suivi l’enseignement de « la  biologie totale des êtres vivants », fondée en bonne partie sur les découvertes du Dr Hamer. En revanche, j’ai adoré les moments où Daniel a raconté des « cas cliniques » de malades qu’il a suivis et qui sont aujourd’hui guéris.  C’est à travers ces histoires de vie et ces récits de guérison que la genèse psycho-émotionnelle des maladies s’exprime le plus  lumineusement et que leur dénouement peut inspirer d’autres personnes souffrantes. Dans la revue Néosanté,  la rubrique « Le plein de sens » a précisément pour but de partager les témoignages de gens soignés ou soignant avec succès par décodage biologique. Nous en avons déjà publié plus d’une centaine.  Parmi les cas évoqués ce soir-là, il en est un qui aurait largement mérité d’être imprimé dans les pages de notre mensuel.  Mais comme Daniel Miron est plus un homme d’action qu’un homme de plume, je me permets de résumer moi-même la belle histoire qu’ils nous a contée.

Appelons la Betty.  Betty est une femme d’une quarantaine d’années à qui on vient de diagnostiquer un cancer du sein gauche. Les médecins lui ont précisé que sa tumeur était de « grade 4 », qu’elle se métastasait aux ganglions et que les traitements seraient très probablement vains. Avec une délicatesse assez typique de sa profession, l’oncologue lui a pronostiqué une espérance de vie de…. deux mois. C’est alors qu’elle échoue chez Daniel Miron. Comme la femme est droitière (4), ce dernier sait déjà qu’il peut suspecter une grave « conflit du nid » avec un enfant réel ou symbolique. Dans la nature, la tumeur mammaire  est en effet la solution du cerveau animal pour produire ou acheminer un lait maternel plus abondant et plus riche. C’est ainsi que certaines femelles mammifères réagissent lorsque leurs petits se perdent ou qu’on les arrache à leurs mamelles. Il en va souvent de même chez l’être humain. Le cancer du sein est un programme « turbo » destiné en quelque sorte à compenser la séparation spatiale par une lactation plus efficace. Le thérapeute demande donc à sa patiente si un de ses enfants n’a pas  brutalement  déserté le nid familial relativement récemment. De fait, Betty confie que sa fille chérie de 16 ans a quitté le foyer il y a 3 ans sans crier gare et qu’elle n’a plus donné signe de vie. Malgré d’intenses recherches,  les parents  n’ont pas réussi à localiser la fugueuse et ils ne savent même pas si elle est encore vivante.  Ce drame les a pris complètement au dépourvu.

Le choc causal étant clairement identifié, Daniel Miron réfléchit à toute allure et se dit que la solution pratique du conflit – les retrouvailles mère-fille – est ici impossible, du moins à court terme, et qu’il faut trouver autre chose. Il demande donc à Betty d’imaginer que sa fille chérie est décédée et qu’elle-même a surmonté la tragédie.  Par un exercice de visualisation, il l’invite à se projeter dans ce futur fictif,   à se voir survivre à sa peine et à retrouver goût à la vie. Heureusement pour elle, la maman éplorée réussit cet exercice guidé et parvient à se visualiser dans un état émotionnel apaisé. La consultation suivante doit avoir lieu trois semaines plus tard. Entretemps, Betty se soumet à de nouveaux examens dont elle reçoit rapidement les résultats : ses médecins n’en reviennent pas car elle totalement guérie, toute trace de sa tumeur mammaire et des atteintes ganglionnaires ayant disparu ! Cela se passait il y a 17 ans et l’ex-cancéreuse n’a pas rechuté. Grâce au travail de deuil express ?  Difficile à dire, car Daniel Miron n’a pas seulement décodé la fugue en tant qu’élément déclencheur. Par des questions précises, il a fait prendre conscience à sa patiente qu’elle-même, à 16 ans, avait été « mise à la rue » par sa mère violente et alcoolique. Elle s’était jurée de ne pas reproduire le scénario mais un schéma relationnel différent s’est quand même soldé par un « désenfantement » similaire. C’est ce qu’on appelle, en psychobiologie, un conflit « programmant ». À la naissance, Betty est née avec le cordon autour du cou et n’a dû son salut qu’à une coupure anticipée du lien ombilical. C’est ce qu’on appelle un conflit périnatal « pré-programmant ».

Par une belle intuition, qui est le propre des bons thérapeutes,  Daniel Miron  a également interrogé Betty sur ses rapports avec son mari. Celle-ci a avoué que le couple battait de l’aile et qu’elle ne se sentait plus désirée ni désirable. Le thérapeute canadien a alors incité sa compatriote à forcer une discussion avec son époux et à lui ouvrir son cœur à défaut de lui dévoiler son corps.  L’échange a eu lieu le soir-même, le mari a sangloté qu’il se sentait mal-aimé aussi, les deux conjoints se sont retrouvés et la réconciliation s’est achevée au lit ! Sans doute la mésentente conjugale était-elle étrangère à la somatisation au sein gauche, mais il va de soi que la poitrine dans son ensemble a bénéficié du rapprochement amoureux.  Quand il s’agit de renouer avec un ciel bleu, tous les nuages sont à chasser et cette éclaircie-là a peut-être été décisive.  En tout cas, Daniel Miron ne conçoit pas un parcours de guérison sans que les dévalorisations connexes et les conflits adjacents ne soient eux aussi résolus par « l’ouverture du cœur ». À Betty, il a demandé de pardonner intérieurement à sa propre maman qui l’avait mise à la porte à 16 ans et qui, à son corps défendant, lui avait passé la corde au cou à l’accouchement. Il n’y a ni victime ni coupable en biologie, seulement les lois de la biologie….

L’épilogue de cette guérison spectaculaire est encore plus interpellant. Peu avant  la deuxième consultation  (ou peu après, je ne sais plus très bien),  le téléphone sonne et Betty décroche : c’est sa fille disparue qui appelle au secours ! Elle avait fui sa bourgade québécoise trois ans plus tôt  pour suivre un mauvais garçon à Toronto, 600 kilomètres plus loin. Battue par ce compagnon et obligée de se prostituer, elle venait de se décider à reprendre son destin en main et à appeler ses parents à l’aide. Vous pouvez le croire, ça ?  Si vous ne le pouvez pas, allez demander l’identité de Betty et vérifiez vous-même ce que Daniel Miron raconte. Moi, je n’en ai guère besoin car ce n’est pas la première fois qu’en j’entends le récit de ce genre de coïncidences magiques. Qu’on les appelle « synchronicités » ou  phénomènes résultant de la « loi d’attraction », elles témoignent que le monde extérieur bouge et se transforme lorsque s’accomplit une évolution intérieure. Tout comme la maladie est un jeu de poupées russes où les conflits sont imbriqués, la guérison est un bowling où une quille renversée peut faire basculer les autres et aboutir au strike. Encore faut-il croire en ses chances, s’emparer d’une boule et oser entamer la partie….

 

Yves Rasir

  1. Toutes les dates des conférences et stages en rapport avec le décodage psychobiologique des maladies, du moins toutes les activités dont nous avons connaissance en France, Belgique, Suisse et Québec,  sont publiées dans le  Décodagenda  du mensuel Néosanté.
  2. Aux éditions Quintessence. Ouvrage disponible dans la boutique de notre site,  en catégorie Médiathèque.
  3. Pour plus d’infos sur la méthode Miron, cliquez ici
  4. S’agissant des organes doubles, le côté où se produit la somatisation dépend en effet de la latéralité. Chez une femme gauchère, le ressenti d’ « enfant tombé du nid » affectera le sein droit. C’est encore une des découvertes majeures du Dr Hamer.

Sortir du manichéisme médical

Créé par le perse Mani au IIIe siècle de notre ère, le manichéisme est une doctrine religieuse qui fut âprement combattue par l’église chrétienne au motif que sa philosophie était outrageusement dualiste. En effet, les Manichéens considéraient que le monde était divisé en deux : d’un côté  la lumière, le royaume de la vie divine, et de l’autre les ténèbres, le royaume de la matière et de la mort. Enfermés dans cette logique binaire, les adeptes de cette pensée opposaient le corps à l’esprit et  ils méprisaient les plaisirs de la chair. Comme dans d’autres  sectes gnostiques et plus tard chez les Cathares, les élus devaient rester célibataires, se purifier de toute sensualité et ne pas procréer pour échapper au cycle des réincarnations sur cette terre dévolue au Mal. Si ces hérésies avaient pris le dessus sur Rome, nous ne serions peut-être pas là pour déplorer une conception aussi simpliste et aussi négative de l’existence humaine. Quoique : le manichéisme avait quand même le mérite de déceler un peu de lumière dans les ténèbres et un « noyau » d’esprit dans le corps : tout n’était donc pas si tranché dans cette doctrine inspirée du bouddhisme et ressemblant un  peu au taoïsme. En revanche, les dualismes séculiers  modernes s’affranchissent souvent de toute subtilité et ils sacrifient volontiers la variété des couleurs pour résumer l’univers à un affrontement entre noir et blanc (*). Que l’on songe par exemple à la bêtise géopolitique d’un Georges Bush Jr scindant naguère les nations entre deux axes, celui des bons et celui des méchants ! Dans le domaine de la médecine, c’est surtout  l’idéologie pasteurienne qui fait office de couteau trancheur : selon la théorie du germe, l’Homme serait en effet  la victime innocente des mauvais microbes et son système immunitaire  une sainte armée chargée de repousser des assaillants. Depuis plus d’un siècle, l’Occident impose à la planète cette conception dichotomique du vivant.

La découverte du microbiote est en train de tout changer.  On sait désormais que le corps humain abrite d’innombrables micro-organismes et que ceux-ci vivent en symbiose avec leur hôte. Certes, il y a encore des scientifiques qui croient bon de distinguer les « bonnes et les « mauvaises » bactéries intestinales. Mais les recherches les plus récentes brouillent cette frontière artificielle au profit des notions d’équilibre et d’homéostasie. Réalisant qu’il n’y a pas de germe intrinsèquement pathogène, les chercheurs de pointe vantent la diversité de la flore et nous conduisent vers des stratégies de santé probiotiques et non plus antibiotiques. Cette (r)évolution est en marche  dans les labos et déjà un peu dans les hostos, entre autres  par le transfert fécal à but thérapeutique. Malheureusement, le manichéisme médical a encore beaucoup d’autres visages. En cancérologie, par exemple, il est courant de séparer les tumeurs du Bien (les bénignes) et les tumeurs du Mal (les malignes). Or la science oncologique elle-même reconnaît l’inanité de ce classement puisqu’elle admet l’existence d’une troisième catégorie, celle des tumeurs « borderline » situées entre les deux autres et leur ressemblant par certains aspects. Cette distinction ternaire est à son tour jugée trop grossière car la recherche médicale a aussi identifié des formes intermédiaires de pathologies cancéreuses. La vieille opposition binaire entre cellules tumorales agressives et inoffensives semble en tout cas dépassée. Idem pour le phénomène du vieillissement.  Depuis plusieurs décennies, on nous rabâche que les vilains radicaux libres génèrent un stress oxydatif funeste et que les gentilles molécules anti-oxydantes viennent nous préserver du terrorisme radical. Minute, papillon ! Ce n’est pas aussi simple et on découvre aujourd’hui que les prétendus ennemis ont une certaine utilité.  Une concentration modérée en radicaux libres permet notamment d’augmenter la durée de vie des cellules en favorisant leurs réactions enzymatiques naturelles.  Dans sa rubrique « Avantage Nature » du prochain numéro de Néosanté, Jean-Brice Thivent entame une série d’articles qui vont rectifier le tir et réhabiliter quelque peu les particules honnies. Un organisme  n’est pas un studio hollywoodien où de courageux cow-boys se battent contre de cruels indiens. La vie, c’est beaucoup plus complexe que ça !

La tendance est malheureusement tenace de trier  le microcosme en deux camps et de voir le monde en noir et blanc. Le manichéisme médical n’est pas mort  et il faudra encore du temps avant que les œillères tombent. Tant que la maladie sera envisagée comme maléfique et insensée, il ne sera guère possible d’y voir un processus  psychobiologique à finalité positive. Durant leurs études de médecine, les carabins sont formatés par la pensée guerrière et  formés à combattre les symptômes. Seuls les plus héroïques font une chemin pacifiste et deviennent des médecins conscients des impasses belliqueuses. Dans la corporation des gynécologues, la traque aux virus et aux (myco)bactéries est devenue un réflexe pavlovien et c’est pourquoi les femmes en ont marre que leur appareil génital soit réduit à un nid de microbes. Il est donc  réjouissant d’assister à leur rébellion qui prend notamment  la forme de la « gyn-écologie » sans gynéco  et de l’auto-observation des sécrétions vaginales. Ce sont deux sujets qui seront également  abordés dans le mensuel Néosanté du mois d’avril. À travers  ces deux autres articles, notre revue s’inscrit résolument dans ce mouvement contemporain nous éloignant de l’obscurantisme manichéen.

 

Yves Rasir

(*) Nouvelle synchronicité amusante : j’étais en train d’argumenter sur le fait que le manichéisme « noir/blanc »  empêche de voir les couleurs lorsque je reçois une notification Facebook d’une amie enthousiasmée par un documentaire de la chaîne Arte précisément consacré à la perception du spectre coloré selon Goethe. Passionné d’optique, le grand penseur allemand avait pris conscience que les couleurs seraient invisibles sans l’alternance du jour et de la nuit. Les couleurs disparaissent quand il fait trop sombre et quand il fait trop clair, c’est donc bien un mélange de noir et de blanc qui colore la vie. Le pot aux roses, si je puis dire, est révélé dès les premières minutes du film : « C’est l’alliance de la lumière et de l’obscurité qui crée les couleurs et permet de reconnaître le monde ». Pour visionner le documentaire, cliquez ici.

Vieillir comme Hugues Aufray

Santiano, Stewball, Céline,  Le petit âne gris,  Les portes du pénitencier….Je dois avoir chanté des milliards de fois chacune de ces chansons lors de veillées scoutes, autour du feu de camp. Et dans les années 60-70, j’ai usé plusieurs saphirs pour écouter en boucle, sur mon « tourne-disques » de l’époque, tous les tubes de mon idole gravés en 45 ou 33 tours. Je m’identifiais tellement à lui que j’ai même, qu’il me pardonne, massacré ses morceaux en gratouillant de la guitare.  Incroyable Hugues Aufray !  À 87 balais,  le chanteur folk de mon enfance fait encore partie de la tournée Âge tendre, une troupe d’anciennes gloires qui multiplie les concerts aux quatre coins de France et de Navarre. Mais comment fait-il ?  Comment ce vieillard s’y prend-il pour rester aussi vert et conserver une allure de fringant jeune homme, n’étaient sa crinière blanche et les rides assumées ?  Ce n’est pas la peine d’aller lui poser la question, car la star y a déjà répondu il y a 10 ans,  dans un livre intitulé « La jeunesse n’a pas d’âge ». Publié chez Michel Lafon, cet ouvrage avait précisément pour objet de partager les secrets de sa forme et  de révéler ses remèdes de jouvence.  Je me le suis acheté d’occasion l’été dernier et je l’ai lu la semaine dernière en vacances.

Sur le plan littéraire, il faut bien dire que ce bouquin est un peu décevant. On sent bien que le poète-musicien, tout bon cavalier qu’il soit, n’est pas seul en selle et  ne tient pas les rênes. C’est « avec la collaboration » d’une plume professionnelle que ce livre a été écrit, et ça lui enlève quelque chose. Ce que le texte gagne en propreté, il le perd en  spontanéité. L’écriture manque furieusement de naturel.   Mais ce n’est pas ça qui est important. Sur le fond, l’œuvre répond aux attentes car on y apprend vraiment comment Hugues Aufray s‘est bâti  cette belle santé qui semble défier le temps. Dès l’avant-propos, le chanteur vend la mèche et dévoile ce qui est, à mon avis, sa principale recette de longévité : « J’ai toujours été très actif et je ne me souviens pas m’être jamais ennuyé, tout simplement parce qu’il est dans ma nature de vivre mes passions à fond. Je me dis souvent que j’aurais pu faire n’importe quoi, vu toutes les envies que j’ai, dont j’ai réalisé certaines : la course automobile, le cheval, le ski, la peinture, la sculpture, l’agriculture, le chant, la guitare… sans compter toutes les formes de complicité, ainsi que le plaisir sans cesse renouvelé d’être entouré de mes proches ». Tout est déjà dit, il me semble, dans ce paragraphe. Il attribue sa grande vitalité à sa passion de vivre et à une existence bien remplie, tant sur le  plan professionnel que privé.  Il le dit textuellement : il est et a toujours été  guidé par ses nombreuses envies. Or, comme le souligne volontiers un de mes amis médecins, il n’y rien de tel que les « en-vies » pour se protéger des « tu-meurs ». Être animé de désirs est à coup sûr le meilleur moyen de  bien vieillir et de repousser l’heure de mourir.

À condition, bien sûr, que la fureur de vivre reste compatible avec une existence équilibrée. Hugue Aufray confie qu’il a longtemps fumé, et même beaucoup, mais qu’il n’a jamais été gros buveur et gros sorteur. Les  virées en boîtes de nuit, très peu pour lui ! Ses trucs de santé ?  Hugues Aufray prévient d’emblée : « Je ne possède pas de recette miracle, seulement quelques fruits secrets de mon attachement aux traditions. Fruits également de mes rencontres, de mes découvertes et de mes expérimentations. Le tout étant toujours frappé au coin du bon sens ». Dans le premier chapitre, le Bod Dylan français dévoile  cependant une chose très importante : on peut construire du solide sur des fondations qui le sont beaucoup moins. Bébé, il n‘a pas pu être allaité par sa maman, et il ne supportait ni le lait de vache ni le lait de chèvre. Il dépérissait à vue d’œil quand le médecin de famille eut l’idée de lui donner du babeurre, autrement dit du petit-lait.  C’est ce qui l’a sauvé de la dénutrition, de même que la vitamine D a enrayé un début de rachitisme.   Â l’âge de 7 ans, on lui a diagnostiqué une hyperthyroïdie qui a été soignée par des piqûres d’iode. Un peu plus tard,  on découvre également que cet enfant fragile est asthmatique,  gaucher et dyslexique.  « Les tracas de santé m’ont appris un chose, confie-il septante ans plus tard : il ne faut pas se comparer aux autres, ni se tourner vers son passé, ni penser à l’injustice, sous peine d’aller un peu plus vers les ennuis. Ce qu’il faut faire, (…), c’est prendre la maladie comme un défi ». Non sans sagesse,  le chanteur diminue toutefois ses propres mérites dans l’édification de son corps robuste : « Je reste persuadé qu’à capital santé égal, un enfant issu d’une famille respectueuse de l’individu, à même de lui donner tout ce dont il a besoin pour grandir, aimer et se sentir bien dans la vie, aura beaucoup plus de chances d’avoir une santé florissante qu’un gamin maltraité, désorienté, triste ou stressé ». Autrement dit, selon lui,  il récolte aujourd’hui les fruits de son enfance heureuse.

Le chapitre qui suit est beaucoup moins intéressant car il aborde l’alimentation. Relevant de la diététique la plus classique, les conseils sont  dépassés et d’une consternante banalité. J’ai cependant retenu deux confidences dissonantes, et non des moindres. La première, c’est qu’Hugues Aufray est sobre comme un chameau.  Malgré ses efforts, il boit très peu d’eau et ne parvient pas à respecter la consigne des deux litres par jour.  Pour compenser, il s’efforce de consommer  une boisson drainante dont il ne révèle malheureusement pas la composition. La deuxième, c’est qu’il a guéri son asthme infantile en arrêtant complètement le lait. Dès le jour où il a stoppé les produits laitiers, ses crises ont disparu.  En revanche, l’artiste se plie quotidiennement à la consommation d’un jus de citron dans un verre d’eau tiède, avalé avant le petit-déjeuner. S’étant informé, il en loue les vertus antioxydantes et  l’action dépurative pour le foie. Pour le reste,  il suggère de « ne consommer que ce qui est nécessaire à l’équilibre du corps, afin de rester sain et de vivre plus longtemps. » Et si on tombe malade ? Voici son judicieux conseil : « avant d’aller chez le médecin, réfléchissez à ce que vous avez vécu récemment et repassez-vous le film de vos émotions, vos repas, vos déplacements, vos contacts avec les autres, un changement dans votre vie… Et suivez la piste qui vous paraît la plus plausible ». Je ne vais pas vous résumer le reste du livre, mais épingler quelques astuces de santé originales et méconnues.

Dans le chapitre sur la respiration, Hugues Aufray insiste sur l’importance de débloquer le diaphragme et de l’ouvrir au maximum. Pour ce faire, il a  notamment recours à la méthode Salmanoff, laquelle consiste à chauffer le foie par l’application  d’une compresse ou d’une bouillotte. L’idée est d’activer la circulation des vaisseaux capillaires hépatiques et de favoriser ainsi le relâchement du muscle voisin. Si vous ne connaissez pas cette technique, voici un lien  qui vous permettra de la découvrir et de vous l’approprier. Mais pour se décontracter les viscères et relaxer les tissus musculaires qui les entourent, le chanteur pratique aussi  régulièrement un exercice qu’il qualifie d’extraordinaire et qu’il appelle le « barattage ». Selon lui, cet exercice procure un état de détente et de bien-être proche du Nirvana, rien que ça !  En voici la description précise :

  • Au préalable, en position debout : vider ses poumons en expirant complètement par la bouche.
  • Fléchir les jambes légèrement, appuyer les mains sur les genoux et pencher le buste à l’horizontale. Dans cette position, toujours les poumons vides, relâcher complètement le ventre comme s’il pendait dans le vide.
  • Toujours sans respirer, lever l’estomac, comme si on voulait le faire passer par dessus la gorge, ce qui donne un mouvement de contraction/relâchement assez rapide que l’on peut répéter trois ou quatre fois. Pour mieux vous représenter la position, imaginez un loup ou un chien qui vient de courir : observez bien son ventre, qui sort et rentre au rythme de sa respiration. Le barattage doit ressembler à cela, vu de l’extérieur.
  • -Se remettre en position verticale et inhaler une bonne bouffée d’oxygène par le nez. Puis expirer à nouveau en vidant les poumons par la bouche, et recommencer.

L’ami Aufray confie qu’une des amies a soigné sa dépression de cette manière, tant cet exercice lui procurait du bonheur !

Dans le chapitre  suivant,  l’artiste raconte un tournant très important dans sa vie : en 1955, en  l’espace de quelques mois, son frère se suicide et son meilleur copain se tue accidentellement. Après ce double choc émotionnel, il reste littéralement sans voix, ne parvient plus à chanter et est viré du cabaret qui l’employait.  Heureusement, il fait la connaissance d’un musicien américain qui l’envoie chez une enseignante d’art vocal, une certaine Mme Sandra. Il va suivre son enseignement durant deux ans, en travaillant sa respiration, son maintien, la fréquence, le ton et le volume d’une voix qu’il retrouve peu à peu. Il découvre que l’appareil phonatoire mobilise pas moins de  300 muscles et que leur entraînement le remet complètement d’aplomb sur tous les plans.  Moral retrouvé et santé restaurée,  il gagne deux ans plus tard le radio-crochet qui va lancer sa carrière et le propulser en tête des hit-parades. C’est en retrouvant sa voix, dit-il, qu’il  a véritablement trouvé sa voie.  Plus tard, il expérimentera également les bienfaits de la musicothérapie et  la  psychophonie,  une méthode d’exercice vocal destinée à rétablir l’harmonie globale chez l’être humain. Sa fondatrice,  Marie-Louise Aucher,  s’était aperçue des correspondances vibratoires existant entre les sons et le corps humain. Elle  les a codifiées de manière à créer un lien entre les différents plans de l’existence (physique, émotionnel, énergétique, mental et même spirituel)  et à les harmoniser.  Pour faire connaissance avec cette approche, cliquez ici .

Curieux et ouvert d’esprit, Hugues Aufray n’hésite pas à expérimenter des thérapies alternatives, et même  des techniques quelque peu ésotériques. Saviez-vous, par exemple, qu’il porte en permanence un bracelet de cuivre ?  C’est un vieux médecin, appelé à son chevet pour une sciatique très douloureuse, qui lui a un jour refilé le truc. Depuis lors, effet placebo ou pas, il n’a plus jamais eu mal au dos ! Il se soigne également avec les bains hyperthermiques d’Alexandre Salmanoff (voir supra), la visualisation créatrice, la pensée positive et l’autosuggestion.  Contrairement à Emile Coué,  il ne répète pas 20 fois de suite 3 fois par jour que « tout les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». Pour sa part, tous les matins, il se contente de respirer l’air frais  et de dire « Merci mon Dieu », avant d’aller se poster devant le miroir et de se lancer un grand sourire. Dans la deuxième partie de l’ouvrage, celle consacrée à la santé psychique, l’auteur  de « La jeunesse n’a pas d’âge »  confie également  qu’il est un adepte de la « sweat lodge » (tente de sudation) et de la  « roue de médecine », deux rituels d’origine amérindienne. Par une heureuse coïncidence, cette deuxième technique chamanique fera l’objet d’un article  de Carine Anselme dans le Néosanté du mois d’avril.

Pour expliquer son éclatante santé,  Hugues Aufray confie cependant que son principal secret est le travail de deuil et la gestion des émotions négatives qui ont jalonné sa vie. Pour lui, « faire le deuil » consiste à se tourner vers le Ciel, c’est-à-dire vers les forces spirituelles, vers ce qui est plus grand et plus éternel que soi. Il n’est pas croyant au sens classique du terme, mais il pense que l’homme a naturellement besoin d’élever son esprit vers la nature et d’entrer en communion avec elle. Cet état d’esprit, écrit-il « permet de nous tourner vers nous-mêmes, de comprendre nos blessures intérieures et peut-être même celles de personnes qui nous ont heurté à un moment ou un autre ». S’il avait une devise,  celle du vieux chanteur serait certainement « donner et recevoir » : « En fin de compte, je crois qu’il n’y a pas de plus puissant élixir de bien-être et de longévité que le don. Quoi qu’il arrive, celui qui donne n’est jamais perdant. Il transporte autour de lui une atmosphère bienfaisante pour les autres, et parce qu’il transmet, il reçoit en échange ».  Mais comment vieillir  aussi bien que lui ?  Le but n’est pas de paraître jeune ou de ne pas vieillir, répond-il, mais plutôt de profiter du temps qui passe pour atteindre une certaine harmonie, avec soi et avec les autres. Citant Pablo Picasso (« La vieillesse ne se guérit pas, elle se prépare » »), Hugues Aufray exprime la sensation de récolter aujourd’hui les fruits de ce qu’il a semé : « la vieillesse n’est que le résultat de l’existence qu’on a menée ».

Pour conclure son livre, l’idole de ma jeunesse rappelle ce qu’il a martelé dans son introduction, à savoir que la plus puissante des motivations pour « rester jeune », c’est de créer. Quelle que soit le type de création, « la seule véritable raison de vivre est, pour l’être humain, la possibilité d’être créatif ». Une dernière recette de jouvence ? Laissons-lui la plume et apprécions sa métaphore culinaire : « Pour bien vieillir, prendre une grosse cuillérée de gentillesse et de bon cœur. Une pincée de prévoyance. Une larme de soins corporels. Mettre dans un saladier rempli d’envies, de voyages intérieurs ou extérieurs, et de quelques pousses de nature. Faire cuire avec des tonnes de passion et d’entraide. Servir chaud et souriant, avec un air de guitare ».  Perso, je ne suis pas convaincu par le conseil de cuisson, mais cette  salade me semble  très appétissante. Il n’y a pas d’âge pour commencer à la composer et pour la déguster.

 

Yves Rasir

Les mudras, gestes de santé millénaires

Magie de l’informatique : je suis en escapade familiale à l’occasion des vacances de Carnaval et je vous envoie quand même une infolettre. Non,  je ne suis pas un drogué de travail et je ne bosse pas entre deux champs de bosses sur les pistes. Quand je suis à la montagne, je déconnecte complètement et je profite du moment présent.  J’ai préparé ce Néosanté hebdo avant de partir et l’envoi a été programmé pour ce mercredi. Cette semaine, je vous laisse en compagnie de notre journaliste Carine Anselme, grande découvreuse de méthodes de santé naturelles et surtout de techniques énergétiques orientales.  Dans sa rubrique « Bon plan Bien-être »  du mois de février, elle a publié un article sur les mudras, ces gestes des mains et des doigts que connaissent bien les praticiens de yoga et les amateurs de danses indiennes. Dans la tradition hindoue,  ces postures manuelles et digitales sont reliées aux différents chakras et ont la réputation de favoriser  la santé, chacune d’entre elles ayant le pouvoir d’harmoniser un organe ou un système.  Je vous avoue que je ne connaissais pas du tout. Mais ça m’a beaucoup intéressé et j’ai voulu en savoir en plus sur ces gestes de santé ancestraux. Depuis un mois, je suis même devenu accro  du Mudra Kshepana, un rituel d’éveil spirituel que Carine vous explique ci-dessous. Je reproduis son article afin d’en faire profiter tous les lecteurs de la lettre hebdomadaire qui ne sont pas abonnés au mensuel.  Cela vous intéresse aussi ? Sachez qu’il existe bon nombre de sites internet qui démystifient gratuitement ce « yoga des doigts », images à l’appui.  J’en ai visité plusieurs et je pense pouvoir vous conseiller de suivre ce lien http://yoga-et-vedas.com/mudras/ pour vous initier aux mudras.  Les textes sont brefs mais suffisamment informatifs, et les photos très explicites. Je vous laisse vous amuser en vous faisant du bien, et je vous donne rendez-vous le 8 mars pour de nouvelles aventures.

 

Yves Rasir

LES MUDRAS : faire un geste pour notre santé

Simples et néanmoins puissants, les mudras (1) sont indissociables de la tradition indienne et de pratiques telles que le yoga ou la danse. Accessibles à tous, ces gestes des mains renforcent et purifient l’esprit, le corps et l’âme, en permettant la libre circulation de l’énergie de guérison naturelle, ou prana. Paix, équilibre et concentration… à portée de main !    

Les mudras ou « sceaux » énergétiques présentés dans ce récent ouvrage (1) proviennent de l’héritage indien (notamment du hatha yoga), mais on trouve, de tout temps et dans le monde entier, des traces d’utilisation de gestes rituels des mains : sur les pyramides égyptiennes, les tablettes sumériennes et les statues maya, mais aussi dans les inscriptions hébraïques. Expressives, les mains sont les antennes du cœur.

Des gestes millénaires pour le bien-être actuel

Si l’on dispose de peu de temps pour prendre soin de soi, les mudras sont parfaits : on peut les pratiquer à l’arrêt de bus, devant l’ordinateur ou en regardant la télévision. « Si les mudras sont précieux, c’est qu’ils renforcent le bien-être général et nous permettent de puiser dans des réserves d’énergie cachées. Les pratiquer apporte des bienfaits physiques, tels qu’une plus grande mobilité ou un meilleur équilibre, et des bienfaits mentaux, comme une plus grande concentration. Sur le plan émotionnel, les mudras favorisent le pardon et la compassion », explique l’auteur, Swami Saradananda, qui a découvert les bienfaits des mudras à travers l’enseignement du yoga. Depuis les temps anciens, la philosophie indienne professe que la façon dont les doigts bougent et se touchent a un impact sur le flux de l’énergie vitale qui circule dans notre corps, et les yogis, forts de ce savoir, mettent à profit des gestes précis des mains et des doigts – les fameux mudras – pour canaliser le prana dans un but de guérison physique et psychique, et d’éveil spirituel. La science moderne appuie cette intuition millénaire ; d’après les recherches récentes, bouger différentes parties des mains active diverses aires du cerveau. Si ce livre puise dans la science indienne ancienne, il offre plus de 70 mudras appropriés à la vie d’aujourd’hui. « Vous y trouverez des mudras pour stimuler l’acuité mentale et pour vous apaiser, des mudras pour laisser s’échapper la pression et pour entrer en contact avec les autres, des mudras pour vous dynamiser ou vous détendre, et des mudras pour alléger les symptômes des affections courantes », souligne l’auteure.

L’énergie sur le bout des doigts

Les mudras offrent un moyen simple d’accéder à notre énergie et de la libérer. Pour que corps et esprit soient en équilibre, il est en effet important de décongestionner les « bouchons » qui provoquent des blocages énergétiques et de stimuler le prana pour qu’il puisse circuler librement le long des nadis (méridiens ou canaux d’énergie), diffusant une énergie guérisseuse à chaque région du corps. « Comme la plupart des nadis majeurs démarrent ou aboutissent dans les mains (ou les pieds), pratiquer des mudras est une façon efficace de nettoyer les canaux subtils de leurs impuretés, de résorber ce qui fait obstacle et d’orienter le prana dans des directions plus saines », relève Swami Saradananda. Selon cette approche, chaque doigt de la main est connecté à l’énergie de l’un des cinq éléments de la philosophie indienne :  le pouce correspond au feu (matière sous forme rayonnante), l’index à l’air (matière sous forme gazeuse), le majeur à l’éther (espace), l’annulaire à la terre (matière solide) et l’auriculaire à l’eau (liquides). Alors que la paume, elle, se rapporte à l’esprit. Les mudras qui utilisent principalement certaines parties de la main ont donc des bienfaits physiques, émotionnels et spirituels différents, en fonction des énergies élémentaires et des chakras (2) qui sont le plus impactés par la position spécifique des mains (voir « Pratique »). Contrairement aux sept chakras principaux situés au niveau de la colonne vertébrale, les chakras de la main, bien que considérés comme mineurs, sont des antennes énergétiques essentielles. « Liés au chakra du cœur, ils transmettent un flux d’énergie de guérison en provenance du centre du cœur. Sans les chakras des mains, il nous serait difficile de recevoir les informations du monde et d’envoyer l’énergie vers l’extérieur, en projetant, par exemple, des sentiments de compassion ou en nous tournant vers les autres », précise Swami Saradananda. En stimulant ces chakras spécifiques, nous pouvons mieux ressentir la connexion entre nos mains et notre cœur, et devenir plus sensibles à l’énergie subtile de guérison naturelle de notre chakra du cœur. Ainsi, avoir naturellement le cœur sur la main !  

Carine Anselme

(2)La tradition indienne appelle chakras – mot sanscrit signifiant « roue » – les gros centres d’énergie, points d’intersection où les nadis majeurs se rejoignent.

POUR ALLER PLUS LOIN
(1) Les Mudras en pratique. Des gestes millénaires au service de notre bien-être, Swami Saradananda (Le Courrier du Livre, 2016).

PRATIQUE
Mudra Kshepana pour lâcher prise
Ce mudra aussi appelé Uttarabodhi – le sceau bouddhiste de l’éveil spirituel – nous aide à lâcher tout sentiment de stress et de négativité, ce qui nous rapproche d’un état de joie pure. Si vous maintenez ce mudra pendant 3 à 5 minutes par jour, vous commencerez à sentir un changement d’énergie subtile qui rappelle la liberté allègre ressentie en nature. Sur le plan physique, ce mudra améliore la respiration en renforçant l’expiration, ce qui accroît la capacité à se débarrasser de tout ce dont vous et votre corps n’avez plus besoin. Cela peut être un moyen utile pour relâcher le stress avant une tâche éprouvante ou difficile, ou se débarrasser du trac.
Comment pratiquer ?
Assis, agenouillé ou debout, entrecroisez les doigts des deux mains, puis libérez vos index pour qu’ils soient joints et qu’ils pointent vers le haut. Tenez cette position devant votre cœur ou avec les bras tendus au-dessus de votre tête.
Comment ça marche ?
En combinant l’énergie de vos indes (qui représentent l’air), vous stimulez l’élément air, ce qui crée une douce « brise » intérieure qui emporte la pollution de la vie et les idées rances.

Mollo avec le bio parano

Revenons un instant à ma newsletter de la semaine dernière  et au fameux témoignage provaccinal d’une certaine Amy Parker. J’y ai relevé l’énorme incohérence relative à l’abus d’antibiotiques, mais je n’y avais pas distingué d’autres éléments bizarres. Dans cet article, des lecteurs plus perspicaces (ou moins naïfs) que moi ont repéré des anomalies et des phrases louches qui laissent penser que son auteure est un personnage fictif et que son récit a été fabriqué de toutes pièces, afin de discréditer les parents ne faisant pas vacciner leurs enfants.  Non sans sagacité, une lectrice  m’a glissé que cette madame Parker s’appelle plus probablement   Mme  Glaxo ou Mme Sanofi.  La toile est en effet devenu un champ de bataille où Big Pharma se permet  de plus en plus de coups tordus. Je confesse donc ma candeur et remercie ceux qui m’ont ouvert les yeux sur le caractère éminemment douteux de ce témoignage. Certains d’entre eux m’ont signalé que mon confrère Jean-Marc Dupuis avait déjà fait sa petite enquête à ce sujet.  Cliquez-ci pour lire la lettre où il exprime son scepticisme envers ce qu’il considère comme de la propagande malhabilement déguisée.  Pour ma part, j’ai trouvé une autre analyse qui va dans le même sens et qui  réfute  vigoureusement l’authenticité du texte suivez ce lien pour découvrir d’autres trucs qui clochent dans le témoignage  suspect de l’hypothétique Amy Parker.  

Mais admettons qu’elle existe et que son récit soit, sinon véridique, du moins marqué du sceau de la sincérité. Imaginons qu’elle a vraiment eu l’enfance bio qu’elle a eue et  les parents bio qu’elle s’attribue. Un autre évidence m’a frappé à la lecture et a fait réagir  aussi le lectorat de Néosanté Hebdo : cette pauvre Amy Parker fut une petite fille malheureuse à force d’être frustrée sur le plan alimentaire.  Condamnée aux fruits et légumes, elle en était réduite à jalouser les encas  et les repas de  ses petites camarades. Privée de friandises sucrées et d’aliments farineux, elle a subi le diktat d’une mode de vie écolo-radical dépourvu de saveurs douces, ce qui, chez un enfant, peut se ressentir comme une absence de douceur, voire une carence d’amour. Dans leurs réactions,  plusieurs d’entre vous ont suggéré qu’il ne fallait pas chercher plus loin la raison de ses nombreuses maladies infantiles et de leur sévérité. Par son martyre infectieux, le corps de la petite Amy aurait manifesté  son indicible frustration. En tout cas, ses parents bien intentionnés auraient eu le tort de lui imposer un régime restrictif et de lui communiquer leur paranoïa à l’égard de l’alimentation non naturelle. Je suis assez d’accord avec ça et je l’ai récemment  confié à un lecteur  très bio qui s’étonnait de mon laxisme en la matière. Comment, s’étonnait-il,  quelqu’un comme vous peut-il laisser ses filles se nourrir n’importe comment ?

Dans ma réponse, j’ai expliqué à ce correspondant ma conception de l’éducation : informer, dialoguer, partager mes connaissances et mon expérience,  inspirer par l’exemple,  convaincre (= vaincre avec) mais ne rien imposer.  Par exemple, ce matin, deux de mes filles se sont légèrement querellées parce que la deuxième trouvait anormal que la première ne prenne pas de petit-déjeuner.  Je suis intervenu pour dire à la cadette que l’injonction diététique du petit-déj’ copieux était aujourd’hui battue en brèche  par les recherches scientifiques en nutrition.  Et qu’au contraire, le saut du repas matinal permettait de pratiquer le fasting ou jeûne intermittent, une habitude très favorable à la santé. En conclusion de mon intervention, j’ai exprimé mon opinion que l’abstinence était de loin préférable à une orgie de glucides malmenant la glycémie.  Mais je n’ai pas empêché mon ado glucivore de se préparer trois crêpes et d’avaler deux jus d’oranges même pas frais. Pourquoi ? Précisément parce que je ne tiens pas à priver et frustrer ma progéniture, ce qui à mon sens ne pourrait qu’attiser son attrait pour les denrées prohibées. Durant l’enfance et l’adolescence, les jeunes ont grand besoin de s’identifier  aux autres et de s’imiter les uns les autres. Ils se construisent bien d’avantage avec ce qu’ils échangent entre ami(e)s, en cours de récréation,  qu’avec ce qu’ils entendent à la maison.  Sur le plan alimentaire, cette « éducation par les pairs », comme disent les psychopédagogues,  est bien sûr parasitée par les interférences publicitaires et la malbouffe ubiquitaire. Mais je préfère que mes enfants en soient victimes que de les élever dans le sentiment d’être marginaux et marginalisés. Pour faire aimer le bio, ce n’est pas une bonne idée d’instiller la peur du non bio.

Dans son courriel, le lecteur interrogateur m’avouait d’ailleurs que sa famille à lui était mal vue par les habitants du village, qu’elle se sentait ostracisée et qu’elle manquait de contacts sociaux. Je lui ai alors conseillé d’aller voir le film Captain Fantastic,  qu’a mon avis tous les parents hyper écolos et  limite orthorexiques devraient avoir vu tant il fait réfléchir.  Ce long métrage américain raconte l’histoire d’un couple  retiré en pleine nature, élevant ses trois enfants à la dure  et persuadé de leur offrir  l’environnement le plus propice à leur épanouissement. De fil en aiguille, le père va cependant s’apercevoir qu’il se conduit comme un khmer vert et que tout n’est pas rose dans son petit paradis isolé du monde. La scène la plus emblématique du film, c’est quand la  famille est obligée de retourner brièvement à la civilisation et qu’elle fait étape dans un fast food. N’en déplaise au paternel, sa descendance découvre alors que le Coca-Cola et le Big Mac ne sont pas les poisons mortels qu’il lui a dépeints.  C’est une belle œuvre cinématographique, car elle traduit bien que l’enfer est pavé de bonnes intentions : à trop vouloir inculquer ses idées bio, on finit par tenir un discours parano !  Certes, une alimentation équilibrée est bénéfique pour la santé et la vitalité. Dans Néosanté, nous préconisons même une approche plus pointue, la paléonutrition.  Mais dans le même temps, nous ne souscrivons nullement à la croyance selon laquelle manger sainement protège de toutes les maladies, ni à celle qu’une alimentation peu biologique suffit à les déclencher.  Le dicton stipulant qu’ « on creuse sa tombe avec ses dents » nous semble très exagéré car il pousse à négliger l’indispensable hygiène psycho-émotionnelle.

Pour rappel, le  célèbre régime du  brave Dr Seignalet n’a pas empêché ce dernier d’être emporté en quelques mois d’un cancer du pancréas. J’ai connu aussi bon nombre de naturopathes fauchés prématurément par la camarde.   Au rayon des disparitions précoces, on eut aussi citer Corinne Gouget,  une activiste qui a mené une longue croisade contre les additifs industriels en général et l’aspartame en particulier, mais qui n’a pas réussi à dompter ses démons intérieurs et à surmonter les conflits de sa vie privée. On ne l’a pas fait taire, contrairement à ce qu’ont insinué certains amateurs de complots : elle s’est jetée sous un train en 2015. Dans les discussions autour de l’alimentation, j’aime aussi rappeler le cas de Sigmund Freud et du cancer de la mâchoire  qui a fini par l’emporter. Selon certains de ses biographes, l’inventeur de la psychanalyse a été traumatisé dans son enfance par un père qui l’obligeait à manger des épinards, un plat qu’il détestait. Est-ce un hasard si c’est dans la bouche que ses tourments se sont somatisés ? Ne pas surestimer  le manger sain et ne pas l’imposer à son prochain, ça me semble très sage.  Et ne pas diaboliser l’alimentation moderne, c’est également, à mon avis, une saine attitude de vie.  La viande, c’est pas du cyanure ni de l’acide chlorhydrique. Le gluten ou le lactose, ça ne fait pas du bien aux intestins mais ce n’est pas non plus de la mort-aux-rats. Quant aux résidus de pesticides, et c’est un adepte convaincu du bio qui l’admet,  ils sont généralement inférieurs aux seuls de toxicité. Bref, il faut arrêter de (se) faire (trop) peur avec la bouffe pas très naturelle.  Pour reprendre une formule que j’affectionne, les nourritures affectives conditionnent davantage la santé que la nourriture tout court. S’ils ont existé, les parents dogmatiques d’Amy Parker ont perdu ça de vue et se sont fourvoyés dans un bio beaucoup trop « anti non bio ». Du moins côté assiette.

J’étais en train d’entamer l’écriture de ce billet quand – heureuse syncronicité – j’ai  reçu le mail d’une lectrice épousant complètement mon point de vue. Et en pièce jointe, elle m’a envoyé la copie d’un extrait du livre  d’ Anita Moorjani,  cette jeune femme « revenue guérie de l’au-delà », ou plutôt  sortie du coma mystérieusement  débarrassée d’un  cancer en phase terminale.  Dans cet extrait, la rescapée raconte comment sa NDE a transformé sa vision de l’alimentation  et de son rapport  avec la santé. Contrairement à celui de Mme Parker, je trouve que c’est un témoignage à méditer et à partager :

«  Auparavant,  j’étais paranoïaque sur tout ce que je mangeais.  J’étais strictement végétarienne, je ne mangeais que de la nourriture biologique, tendais vers la macrobiotique, prenais des suppléments de vitamines et de jus d’herbe de blé – ceci avant que je tombe malade. Je pensais que tout provoquait le cancer, des micro-ondes aux conservateurs. J’avais pris l’habitude manger très sainement, mais je le faisais par peur.  Maintenant, je mange tout ce qui m’attire. Je prends plaisir au chocolat et de temps en temps au vin et au champagne. Je m’assure simplement de prendre du bon temps avec la nourriture et avec la vie ! Je pense que le plus important, c’est d’être heureux. »

Et la miraculée ajoute :

« Ce n’est pas amusant de ne manger que des aliments prétendument sains par peur de tomber malade, de s’y sentir obligé et d’en être malheureux. L’anxiété ne fait que provoquer une autre série de problèmes. Notre corps est en fait plus résistant que nous le supposons, particulièrement si nous sommes heureux et libres de stress. Même quand je choisis de manger sainement, je le fais par amour et non par peur. C’est la méthode que j’ai adoptée dans tous les aspects de ma vie et je vous invite à vivre de la même manière »

 

C’est exactement le style d’invitation que je désirais transmettre dans mon  infolettre de cette semaine. Merci à l’univers pour cette belle coïncidence !

Le TOC antibiotique

Vendredi dernier, je me suis laissé embarquer dans une discussion sur Facebook à propos des vaccins. C’était sur le mur d’un homme politique qui avait assisté la veille à la projection du film Vaxxed et avait posté une réflexion pour ouvrir le débat.  Naïvement,  je pensais que mes positions critiques sur la vaccination seraient accueillies avec respect et intérêt sur la page d’un élu écologiste. Erreur ! Dès le début des échanges, on m’a taxé d’irresponsable et d’extrémiste. Après 10 minutes, j’étais déjà traité de criminel pour ne pas avoir vacciné mes trois filles et  qualifié de  « gourou illuminé » pour mes idées psychosomatiques.  C’est dingue que même dans l’entourage des Verts, le dogme vaccinal demeure si  intouchable et la conception de la santé  reste à ce point engluée dans le matérialisme cartésien.  Dans un de ses messages agressifs, un des participants m’a envoyé un lien menant vers un article qui se partage beaucoup sur internet. C’est devenu une référence incontournable des lobbies provaccinaux. Il a été écrit par une Anglaise, une certaine Amy Parker, qui y raconte une enfance sans vaccins et néanmoins gâchée par de multiples maladies. Sans condamner ses parents, cette femme apporte son témoignage pour défendre la vaccination et justifier son choix d’y recourir pour ses enfants.   J’avais déjà lu distraitement  cet article et je l’ai relu un peu plus attentivement.  Je vous laisse à votre tour  le (re)lire en cliquant ici et je vous rejoins tout de suite après.

C’est fait ?  Vous avez bien lu ?  Rien ne vous a sauté aux yeux ?  Moi, en tout cas, j’ai été frappé par un énorme détail : Amy Parker prétend avoir eu « l’enfance la plus bio qu’on puisse imaginer » alors que rien  n’est moins vrai ! Certes, son papa et sa maman « ayatollah » étaient visiblement des écolos convaincus. Pour allaiter son enfant pendant un an,  lui interdire le sucre,  lui imposer des légumes, le rationner en viande et lui faire avaler de l’huile de foie de morue, il faut avoir les convictions « bio » bien accrochées. L’hygiène alimentaire de la famille et sa prédilection pour les médecines douces dénotent clairement d’une volonté de vivre en harmonie avec les lois de la nature.  Le cadre y était propice et la petite Amy  avait aussi de saines habitudes (sport, marche, danse…) favorables à une belle vitalité et à une robuste immunité.  Elle ne comprend donc pas pourquoi elle a contracté tant de maladies infectieuses et en a tant souffert. Sous-entendu : les microbes se fichent du terrain et vous tombent dessus par malchance, il faut donc s’immuniser artificiellement.  Le hic, c’est que Mme Parker dévoile  une information capitale plus loin dans son texte : « J’ai eu tellement de maladies nécessitant un traitement aux antibiotiques que j’ai développé une résistance, ce qui m’a conduit à 21 ans à être hospitalisée pour une amygdalite purulente résistante à la pénicilline ». Très curieusement, cette idyllique « enfance bio » a donc été marquée par un recours systématique  à la médecine classique et à son arsenal antibiotique. Elle a été tellement gavée de médicaments antibactériens que son organisme a fini par épuiser toutes ses capacités de défense et à frôler la mort lors d’une banale  inflammation des amygdales.

Apparemment,  Amy Parker n’est pas consciente de la contradiction flagrante de son récit.  Elle est persuadée d’avoir reçu l’éducation la plus biologique qui soit alors ses géniteurs se précipitaient sur les drogues chimiques à la moindre infection bénigne.  Ils essayaient peut-être les huiles essentielles et les granules dans un premier temps, mais ils se ruaient ensuite chez le médecin et à la pharmacie pour se procurer des traitements conventionnels.  Si ça tombe,  la fillette recevait aussi  de l’aspirine ou du paracétamol pour faire tomber la fièvre, et des anti-inflammatoires pour contrer cette réaction normale du corps. Cette incohérence ahurissante, ce n’est pas la première fois que je la constate.  Je la vois souvent à l’œuvre dans mon entourage et même dans des familles acquises aux médecines alternatives.  Je l’ai observée plusieurs fois chez des écologistes militants qui n’avaient pas du tout l’air de comprendre où était le problème. Ils mangent bio et s’indignent qu’on puisse déverser des pesticides dans les champs, mais ils trouvent normal d’en épandre dans leurs intestins. Car c’est bien là que la passionaria anglaise se fourre complètement le doigt dans l’œil : on ne peut pas à la fois prétendre à la solidité immunitaire et abuser des antibiotiques.  Ceux-ci détruisent rapidement la flore intestinale et en déséquilibrent durablement la composition.  Toutes les recherches récentes sur le microbiote l’ont amplement démontré, et la science a  saisi depuis longtemps  les liens étroits entre le fonctionnement de l’intestin et celui de l’immunité. Le phénomène  de l’antibiorésistance  commence d’ailleurs – il est grand temps ! – à alarmer les autorités  de santé.  De toute évidence, la vulnérabilité infantile de Mme Parker s’explique beaucoup moins par l’absence de vaccins que par l’usage immodéré de substances biocides.  

Sur Facebook, j’ai bien sûr attiré l’attention de mes contradicteurs sur  l’illogisme et l’irrationalité de cette plaidoirie vaccinaliste. Impossible de faire confiance à la vie tout  en arrosant ses organes de produits « antivie ».  Et pour appuyer mon argumentation, j’ai précisé que personnellement, je n’avais pas non plus donné d’antibiotiques à mes enfants. Leurs très rares maladies infectieuses (varicelle, impétigo, otites et autres menues infections ORL), elles les ont surmontées sans  aucun remède « anti », et surtout sans cette classe de médicaments nuisibles au microbiome. Vous pensez que cette confidence fut bien accueillie ?  Au contraire, elle m’a valu une nouvelle volée de bois vert de la part de ces écologistes décidément très conformistes.  Selon eux, j’avais eu énormément de chance et j’étais un parent indigne pour avoir ainsi exposé ses enfants au péril microbien.  En guise de torpille ironique, un interlocuteur  m’a balancé que « les antibiotiques étaient des champignons » et que les partisans des médecines naturelles devraient donc les plébisciter. Là, je vous avoue que j’en suis tombé sur le cul et que j’ai laissé tomber le débat.  En 2017, il y  encore des gens qui ne font pas la différence entre une molécule naturelle et un principe actif isolé et synthétisé en éprouvette !  Il y en a  encore qui pensent qu’une pharmacie est une sorte  d’herboristerie améliorée par la modernité. Certes, la pénicilline est une toxine secrétée par certaines moisissures naturelles, mais son administration massive par voie orale ou transdermique n’a rien de naturel. Et tous les antibiotiques de générations ultérieures doivent encore plus à la  biochimie. Si un antibiotique est un vulgaire  champignon, alors le caoutchouc est du latex, l’aspirine de la poudre de saule  et l’aspartame un sucre comme un autre. Tant qu’on y est, les avions sont des oiseaux et les missiles nucléaires des aiguillons de guêpe. Si Flemming peut être considéré comme un pionnier du biomimétisme,  son invention n’a strictement  rien de biologique car elle attaque la partie  (la flore bactérienne)  en nuisant au tout (l’être humain dans sa globalité). Apparemment, même les défenseurs des écosystèmes sont en train de perdre ça de vue…

À leur décharge, il faut dire que le culte antibiotique, un véritable TOC (trouble obsessionnel compulsif),  se répand absolument partout. Jusque dans les rangs des  plus vibrants avocats des médecines naturelles. J’en ai encore eu l’illustration à  la vision  du film Vaxxed  et à l’issue de la projection. Dans son documentaire, Andrew Wakefield tend le micro à l’illustre professeur  Luc Montagnier. Et dans  le panel de personnalités conviées à s’exprimer sévèrement sur les vaccins,  les organisateurs avaient également cru bon d’inclure le célèbre Prix Nobel de médecine, co-découvreur du HIV. Ça va durer longtemps, cette comédie ?  Depuis qu’il ne traque plus les virus, ce grand prêtre de l’église pasteurienne s’est pris de passion pour les bactéries qu’il accuse de tous les maux.  Il fait notamment partie des médecins menant croisade pour que la maladie de Lyme chronique soit reconnue et combattue  par pilonnage antibactérien.  Dans le dossier de l’autisme, l’inventeur du sida comme maladie infectieuse démontre encore une fois l’étendue de son TOC : il aurait identifié l’ennemi, une bactérie de la famille Sutterella. C’est elle qui serait la cause première de l’affection autistique régressive.  Étrangement, son laboratoire ne cherche pas à mettre au point un vaccin mais il suit des enfants soignés à grand renfort d’antibiotiques à large spectre prescrits pour de longues cures. Les résultats ? « Encourageants », déclare-t-il.  Mais vu le contexte, il ajoute quand même que l’amélioration n’est pas garantie et que la solution n’est sans doute pas idéale à long terme. Il n’a rien contre l’homéopathie et l’aromathérapie. Ouf….

Attention : je ne suis pas un  impitoyable détracteur  de monsieur Montagnier auquel je trouve énormément de qualités. Je trouve très courageux de sa part d’avoir délaissé les honneurs des milieux académiques pour s’aventurer du côté des médecines parallèles et pour  effectuer de passionnantes recherches sur l’empreinte électromagnétiques des molécules. Â l’âge où il pourrait profiter d’une retraite dorée, le savant continue sa quête éperdue de savoir.  Ce que je lui reproche, c’est une certaine inconséquence et une certaine tendance à renier ses  propres propos. Je m’en suis expliqué naguère dans un éditorial du mensuel Néosanté. Au-delà de ça, je ne comprends pas que son acharnement antimicrobien trouve tant d’écho dans les cercles hostiles aux vaccins. La vaccinologie et l’antibothérapie, c’est la même logique myope envers les subtilités de la vie.  Pour moi, ce type est en train de pasteuriser les esprits et de refiler son TOC à autrui. Évidemment, mon jugement est très influencé par ma petite connaissance des travaux d’Antoine Béchamp sur le polymorphisme microbien,  mon adhésion à la vision du Dr Hamer sur le système ontogénétique des microbes et par mon expérience pratique de la naturopathie hippocratique. Au risque de radoter, j’écris encore une fois que TOUTES les maladies  se verront un jour découvrir un germe associé. Aujourd’hui l’autisme, l’obésité et le diabète, demain la dépression, la fatigue chronique et l’éventail complet des pathologies mentales. C’est écrit dans les astres, mais il est également prévisible qu’on fera un jour justice aux découvertes hamériennes et qu’on pigera qu’aucun agent infectieux n’est jamais la cause initiale des solutions de survie appelées « maladies ». Braquer les regards sur ce qui se passe avant les troubles de santé, dans le vécu psycho-émotionnel, c’est mon obsession compulsive à moi. Un TOC toutefois  résolument probiotique.

1987 ou 2017 ?

Quand la journaliste Sylvie Simon a publié son livre « La nouvelle dictature médico-scientifique », j’ai trouvé qu’elle poussait le bouchon un peu loin. Le mot « dictature » me semblait excessif. Aujourd’hui, je me demande si notre regrettée collaboratrice n’avait pas raison de dénoncer  l’emprise tyrannique des lobbies pharmaceutiques et  la dérive despotique des autorités de santé.  En tout cas, quelques événements récents semblent accréditer sa crainte que l’establishment  médical se comporte de plus en plus de manière autoritaire, voire totalitaire. Exemple tout frais : demain, je devais me rendre au Parlement Européen pour assister à une conférence de presse de la députée française Michèle Rivasi consacrée à la sûreté des vaccins. L’événement est maintenu, mais à la suite d’intenses pressions, la parlementaire écologiste a été priée de le déménager en dehors des bâtiments dévolus aux élus : interdit d’y projeter le film « Vaxxed », déjà censuré à plusieurs reprises en Europe et aux Etats-Unis,  au motif  que ce documentaire américain  fait le lien entre le vaccin ROR et l’épidémie d’autisme infantile.  Dans un tweet se réjouissant de la censure, une lobbyiste  acharnée a même prévenu qu’elle allait tenter de faire interdire la projection privée déplacée dans un théâtre bruxellois. C’est alarmant : en 2006, le député belge Paul Lannoye avait pu organiser un débat dont plusieurs participants remettaient carrément en cause la vaccination. Dix ans plus tard, il semblerait que cette thématique ne puisse  même plus se discuter derrière les murs, ni même en dehors des murs du parlement européen.  La liberté d’expression et de réunion est manifestement en péril.

L’omnipotence croissante du dogme vaccinaliste est particulièrement perceptible en France. Dans ce pays, la ministre de la santé a récemment mis sur pied un simulacre de concertation ayant abouti à la conclusion qu’il fallait rendre obligatoire une dizaine de vaccins (et non trois actuellement) avant de pouvoir accorder la liberté vaccinale (sic).  Durant cette période transitoire, les parents pourraient être exemptés en acceptant que leurs enfants soient exclus des crèches et des écoles. Or  même cette clause d’exemption vient d’être contestée par l’Académie de Médecine. Pour elle, il faut à tout prix étendre la couverture vaccinale en étouffant toute velléité d’échapper aux injections forcées. Au pays de Pasteur, aucun mouton ne doit manquer dans le troupeau à inoculer.  Autre signe du raidissement autoritariste :  le Conseil National de l’Ordre des Médecins  vient de confirmer une sanction de radiation à l’encontre d’un généraliste d’Annecy soupçonné d’avoir falsifié un carnet de vaccinations.  Ce brave homéopathe, qui conteste les faits et a demandé en vain des contre-expertises,  se voit ainsi condamné à la mort professionnelle pour avoir manqué à « l’obligation de soins consciencieux fondés sur les données de la science ». Au siècle dernier, des médecins rebelles  comme Alain Scohy et Marc Vercoutere ont été radiés  parce qu’ils ne voulaient plus vacciner et qu’ils ne cachaient pas leurs opinions dissidentes. Désormais, un disciple d’Hippocrate peut se faire assassiner professionnellement parce qu’il aurait peut-être cédé à la demande d’une maman inquiète. De toute évidence, les instances ordinales françaises ont décidé d’accroître la répression à l’égard des praticiens réfractaires. Si ce n’est pas une dérive totalitaire, c’est très bien imité.

S’il est interdit de mettre en doute le bien-fondé des vaccins, il est aussi très malvenu de sortir du rang  en matière d’approche de cancer. Le Dr Julien Drouin vient d’en faire l’amère expérience puisqu’il vient également d’être radié par l’Ordre. Dans une précédente infolettre, nous vous avions dit tout le bien que nous pensions de ce médecin marseillais interviewé dans le Néosanté d’octobre dernier.  Interpellé par plusieurs cas  de cancer dans sa famille et intrigué que la maladie se soit déclarée à la suite de traumatismes psychiques, ce toubib dynamique s’est plongé dans la littérature scientifique pour examiner le rapport entre le stress et les pathologies cancéreuses.  Il y a moissonné  des dizaines d’études montrant que les conflits existentiels et le vécu émotionnel n’étaient pas sans lien avec l’éclosion de tumeurs et le risque de leur succomber.   Pour rappel, il partagé ses  recherches dans une vidéo très instructive  postée sur Youtube.  Sauf erreur de ma part, le Dr Drouin ne s’est jamais revendiqué de la médecine nouvelle du Dr Hamer ni de la biologie totale du Dr Claude Sabbah. Il n’est donc pas suspect d’appartenir à ces prétendues « mouvances sectaires ».  Tout ce qu’il partage, il l’a puisé dans des publications se conformant aux exigences de l’Evidence Based Medicine.  En dépit de quoi, on  vient quand même de le clouer au pilori et de lui interdire à vie d’exercer son métier. Son crime ?  Celui d’avoir plaidé pour la médecine intégrative et d’avoir joint le geste à la parole en prescrivant, à côté des traitements conventionnels, la gestion du stress par la méditation et la libération des émotions par la thérapie EFT (Emotional Freedom Technique). La cancérologie orthodoxe n’a visiblement pas supporté ce qu’elle a considéré comme des incartades coupables. Privé du jour au lendemain  du droit d’exercer, Julien Drouin  a cependant décidé de ne plus se défendre et il a sereinement décloué sa plaque. Se définissant dorénavant comme psychothérapeute,  il se consacre à l’écriture d’un livre sur les rémissions spontanées du cancer et à la publication d’une infolettre baptisée « Ascension santé ». Pour le soutenir dans sa nouvelle vie de communicateur, je vous incite vivement à vous abonner à cette newsletter gratuite en cliquant ici .  De notre côté, avec la permission de Julien, nous allons régulièrement  imprimer dans le mensuel Néosanté certains de ses textes apportant une  regard neuf et holistique sur le cancer. Big Pharma et ses sbires médicaux oseront-ils les faire censurer ? On verra bien.

Si vous me croyez parano, détrompez-vous :  la mise en place d’une dictature médico-scientifique se vérifie aussi par une brutale mise au pas médiatique. Suite à l’élection-surprise de Donald Trump obtenue sans leur soutien, les grands médias américains ont sommé Facebook et Google de scruter la toile et d’y traquer les « fake news » (fausses infos). Les  deux multinationales US ont répondu positivement et elles vont surveiller le web afin d’identifier les sites jugés peu fiables. De ce côté-ci de l’Atlantique, le moteur de recherche et le réseau social viennent de s’allier avec 16 rédactions françaises (France Télévision, Le Monde, Libération….) qui auront la mission de signaler  aux internautes les contenus douteux. Concrètement, ce consortium vient de créer un outil, le Décodex, pour classifier les sources selon qu’elles disent le vrai ou le faux. Vous voyez vers où on va ? Comme dans le roman 1984 de George Orwell,  on s’oriente vers une police de la pensée exercée par le Ministère de la Vérité au profit du dictateur Big Brother. Dans un premier temps, des journalistes triés sur le volet vont affubler de feux rouges les sites d’actualité jugés déviants. Dans un deuxième temps, il coule de source que Google  va les désindexer et que Facebook va manipuler ses algorithmes pour diminuer leur fréquentation.  Ces deux géants du Big Data le font déjà ! Vous imaginez l’aubaine pour Big Pharma : moyennant des accords similaires, l’industrie des médicaments et des vaccins  pourrait à son tour saper les  sites d’info qui lui déplaisent. Et si ça trouve, elle ne devra même pas bouger le petit doigt  pour faire la loi !  Je m’explique : pour alimenter le Decodex,  sont par exemple mobilisés les Décodeurs du journal Le Monde. Sur la médecine en général et sur les vaccins en particulier, ces journalistes « fact chekers » (vérificateurs de faits)  se contentent bien souvent de copier-coller la propagande officielle « fondée sur la science ».  Je vous fiche mon billet que les sources critiques envers la vaccination et à l’égard d’autres dogmes médicaux seront bientôt estampillées « fake news ». J’ai vérifié : Néosanté n’est pas encore recensé ni  a fortiori évalué par les gendarmes du Décodex.  Il y a sans doute d’autres priorités. Mais comme je vous l’ai déjà signalé, notre maison d’édition et ses collaborateurs sont, depuis un lustre,  dans le collimateur du site Psiram. Or selon le Dr Marc Girard, qui en a minutieusement analysé la désolante prose délatrice, ce site anonyme est très probablement l’œuvre d’un ou plusieurs laboratoires pharmaceutiques.  Dans le contexte actuel de chasse à l’info dérangeante, je ne serais pas du tout étonné que les inquisiteurs se coalisent et que notre site internet soit subitement privé de référencement ou que notre page Facebook subisse une soudaine  perte de trafic. Ce serait alors  le début de la fin de nos aventures éditoriales.

Serais-je donc pessimiste ? Pas du tout. À moyen et long terme,  je suis convaincu que la liberté de penser autrement la médecine et la santé n’est pas menacée. Je pense que le public est de moins en moins dupe,  que la censure électronique va échouer et que les internautes auront toujours accès à des sources d’information alternatives. À court terme, je pense toutefois que  l’offensive des médias de masse en cheville avec la Silicon Valley pourrait ouvrir une parenthèse orwellienne dans l’histoire et faire taire des voix comme la nôtre.  Comment l’éviter ?  D’abord en profitant de ce qui existe encore : n’hésitez pas à partager cette infolettre (suivi de courriel en entête, icône Facebook ici-bas) et à « liker » notre page. Ensuite en nous donnant les moyens de ne pas trébucher financièrement : achetez nos livres et abonnez-vous à la revue ! Mais il n’est pas obligatoire de se cotiser pour nous aider : je vous rappelle qu’il y a beaucoup d’autres façons de fortifier Néosanté.  Au passage, je remercie chaleureusement toutes celles et ceux qui ont déjà  fait usage de ces fortifiants. Ensemble, faisons en sorte que la réalité  de 2017 ne ressemble pas à la sombre fiction 1984.

Mon cordonnier est épatant

Le cordonnier de ma rue n’est pas seulement un artisan  habile auquel je confie régulièrement des chaussures en réparation. C’est devenu un ami parce qu’on se croise  aussi sur les terrains de football lorsque nos deux équipes s’affrontent amicalement. Et quand je passe devant sa petite boutique,  je fais souvent escale pour  causer matchs, commenter les résultats du week-end en Belgique ou papoter sur les dernières surprises du Calcio.  Car le cordonnier Giovanni, comme son prénom l’indique, a des racines italiennes – ou plutôt siciliennes, faut pas confondre ! –  et n’a jamais perdu le contact avec ses origines malgré toute une existence passée à Bruxelles. La dernière fois que je  suis allé le saluer, je lui ai raconté mon accident footballistique (voir ma newsletter « Un genou à terre ») et le pronostic de l’orthopédiste me décrétant foutu pour  le foot  et promis rapidement à la prothèse. « C’est de la foutaise, ça »,  m’a lancé Giovanni. « Moi aussi on m’a déjà dit que je ne pourrais plus jamais taper dans un ballon. Et pourtant, je joue encore le lundi et le vendredi ». Et il joue plutôt bien, le bougre. C’est un attaquant véloce qu’il est difficile de contrer une fois qu’il est lancé vers le but.  Petit détail : il a presque dix ans de plus que moi et va bientôt fêter ses 66 printemps….

Il ne fait pas  son âge et il jouit manifestement d’une belle santé car je n’ai jamais vu son magasin fermé pour cause de maladie. Pourtant,  Giovanni est loin d’être un modèle de vie saine. Il est même tout le contraire. Primo, il fume comme un pompier toute la journée. Chaque dois que je passe devant sa vitrine, je le vois travailler avec la clope au bec dans le nuage bleuté qui lui  tient lieu d’atmosphère. Il ne sort même pas pour s’adonner à son vice tabagique et il n’aère visiblement pas son minuscule atelier. Secundo, il respire également 8 heures par jours les vapeurs de colle, les produits chimiques de traitement du cuir et toutes les autres saloperies présentes dans les cirages. Avec les volutes de fumée, toutes ces émanations cancérigènes composent assurément un détonant cocktail toxique. Tertio, mon copain n’est pas italien pour rien  et il se nourrit très volontiers de pâtes et de pizzas. Avec de telles quantités de gluten, de fromage et de sauce tomate acide,  son intestin grêle et le reste de sa tuyauterie devraient en principe implorer grâce. Sans oublier que Giovanni se défend également en troisième mi-temps et qu’il n’est pas le dernier à lever son verre de bière. Bref, ce type est le prototype du patient mécréant  et son infidélité à tous les édits de la médecine préventive devrait logiquement  lui valoir mille  et un tourments.  Au lieu de quoi, il a l’air de très bien se porter.

Quels sont ses secrets ? J’en discerne au moins trois.  D’abord, il y a évidemment  son amour du foot. En compensation de son métier statique et de ses funestes habitudes, mon cordonnier continue à pratiquer une  discipline qui a le grand atout d’être ludique et  qui exige par ailleurs beaucoup d’efforts musculaires et respiratoires. Au risque de lasser, je répète encore une fois que l’être humain n’est pas fait pour la sédentarité et l’immobilité. Pour satisfaire des gènes façonnés au paléolithique, il a besoin  de bouger et de se dépenser jusqu’à la sudation et à l’essoufflement. Une activité sportive qui contraint au mouvement et à l’exercice intense est le meilleur allié du corps. À ce propos, je signale une bonne nouvelle venue de France : dans ce pays pionnier en la matière, les médecins peuvent désormais officiellement prescrire du « sport sur ordonnance » à leurs patients souffrant d’une affection chronique.  Les modalités de prescription viennent d’être coulées dans un décret et publiées dans le Journal Officiel.  C’est une avancée dont les nations voisines feraient bien de s’inspirer et que l’Europe devrait promouvoir derechef.  Non content de rester sportif, Giovanni est également toujours  actif sur le plan professionnel. À son âge, il pourrait « partir à la pension » et jouir d’une retraite bien méritée dans son patelin sicilien natal. Chaque fois que je le vois, il me dit qu’il en marre,  qu’il va céder son commerce, mais il  n’en fait rien.  Je crois qu’il a du mal à raccrocher parce qu’il aime toujours son boulot et que celui-ci lui est riche en contacts sociaux. Or, il s’agit là d’une attitude fréquente chez les « super centenaires » :  quand on les interroge, les champion(ne)s de la longévité révèlent souvent qu’ils (elles) ont travaillé bien au-delà des nécessités légales pour continuer à jouir d’une vie relationnelle épanouissante.  Attention : ne me faites pas dire que je plaide pour l’allongement des carrières dont je ferais miroiter des avantages sanitaires !  Pour que le travail soit la santé,  encore faut-il que l’individu choisisse librement  de rester en activité sans y être obligé. Dans ce cas-là, le bénéfice  est au rendez-vous en termes de bien-être  et de réalisation de soi.

La troisième « botte secrète » de mon ami italien, c’est son violon d’Ingres : en dehors du foot,  Giovanni voue une grande passion  à la musique et à la chanson. Il  écrit ses propres textes et compose ses propres mélodies qu’il interprète dans des cabarets, des mariages ou des fêtes populaires. Il a même gravé plusieurs CD où il reprend aussi des grands standards de la chanson romantique italienne. Quand il me  refile un exemplaire de son dernier bébé  et qu’il me demande mon avis, je vois des étoiles  briller dans ses yeux de crooner  amateur. Bon, j’avoue que ce n’est pas un registre que j’adore.  Mais j’aime bien écouter épisodiquement et je suis convaincu que la  « canzone d’amore » possède de sérieux pouvoirs thérapeutiques.  Comme le chantait Nicole Croisille, il n’y a rien de plus gai qu’un Italien qui sait qu’il y aura de l’amour et du vin. Et dans la chanson « ritale », il y a beaucoup de soleil,  de tendresse et de sensualité.  Au lieu de soigner les gens avec des tubes de médicaments, on devrait leur prescrire des tubes d’Umberto Tozzi, Richard Cocciante ou Eros Ramazotti !  Pour celui  qui est sur scène, il y a en outre le plaisir puissant d’exprimer sa créativité et de toucher le coeur des auditeurs.  Je suis donc  persuadé que le principal secret de  jouvence de Giovanni réside dans sa « deuxième vie » d’artiste et de chanteur sentimental. Le talent ? On s’en fout un peu,  ce n’est pas ce qui compte, mais je vous laisse juge : cliquez ici pour voir et entendre mon  épatant cordonnier à l’oeuvre. Moi, je trouve que cette « Vita » candide e néanmoins bella et qu’elle est susceptible de distiller de la joie.  Or cette émotion-là, insistions-nous dans le dernier dossier du mensuel Néosanté, c’est l’émotion-clé  de la santé globale. Chapeau bas, Don Giovanni !

 

Yves Rasir

Le revenu universel pour révolutionner la santé

Chanceux citoyens français : en la personne de Benoît Hamon,  candidat-surprise au deuxième tour des primaires de la gauche, ils possèdent un potentiel futur président qui ose porter le projet d’offrir à chacun un « revenu universel d’existence ».  Enfin un homme politique de premier plan qui a l’audace de proposer cette réforme consistant à octroyer une rente mensuelle à l’ensemble de la population  adulte, et ce de manière inconditionnelle et individuelle. Pour le rival de Manuel Valls, la somme offerte sans contrepartie à tous les habitants de France pourrait s’élever à 750 € par mois. De quoi déjà dormir sous un toit et manger à sa faim. Et chacun(e) serait libre  ensuite de compléter ce viatique par un travail rémunérateur, le marché de l’emploi étant lui-même dopé par la viabilité des petits boulots et la moindre attractivité des indemnités de chômage du fait de l’existence du revenu de base. Un rêve irréaliste ? Une utopie impayable ? Cette idée est au contraire considérée comme parfaitement réalisable par de nombreux économistes. A l’instar des congés payés et de la semaine de 40 heures au siècle dernier,  il suffirait seulement de volonté politique pour la mettre en œuvre. En Belgique aussi, le thème de l’allocation universelle  revient sur le devant de la scène. Bien que ses adversaires de droite la qualifient de lubie marxiste récompensant l’oisiveté et que ses détracteurs de gauche la voient comme une menace fatale pour la sécurité sociale, il se trouve des politiciens de tous bords pour en défendre le principe.

Personnellement,  j’ai toujours été un chaud partisan du revenu universel. Il y a 40 ans,  lorsque j’ai modestement contribué à fonder ce qui allait devenir le parti écologiste belge, je me rappelle que ce point figurait en bonne place du programme des Verts. Comme ceux-ci ont progressivement rougi et qu’ils ont relégué la revendication au second plan, j’ai voté plus tard pour une formation  libérale qui en avait fait son cheval de bataille. Tout dépend évidemment de son application, mais à mes yeux le revenu d’existence transcende le clivage gauche/droite et ne présente que des avantages. Il permettrait, entre autres, de simplifier drastiquement l’État-Providence et d’en supprimer l’embonpoint bureaucratique. Il valoriserait, aussi, toute une série d’activités aujourd’hui bénévoles comme l’éducation des enfants, le travail ménager ou le jardinage. Je ne vais pas exposer ici tous les bienfaits sociaux et sociétaux qu’une telle réforme pourrait à mon avis procurer. Mais il en est un qui me tient à cœur, qui n’est jamais cité, et qui est  à mon sens primordial : son impact très certainement positif pour la santé ! Bien conçu, le système pourrait par exemple favoriser l’allongement des congés de grossesse et le temps d’allaitement, ce qui bénéficierait immanquablement aux mères et aux enfants. Dans le Néosanté de février, on va notamment vous parler d’une étude qui a évalué les bénéfices de la « méthode kangourou », autrement dit le contact prolongé de peau à peau entre les mamans et les bébés. Non seulement ces derniers sont en meilleur santé,  mais le résultat est encore perceptible 20 ans plus tard sous forme d’une meilleur équilibre psychologique : les jeunes gens  ayant bénéficié de la méthode kangourou  sont  moins exposés au risque d’hyperactivité, sont moins enclins à avoir des comportements agressifs ou à commettre des incivilités, et ils ont  un taux d’absentéisme scolaire réduit de moitié par rapport au groupe témoin !

Si elle peut contribuer à humaniser la naissance et la période périnatale,  la rente mensuelle pourrait surtout  permettre de satisfaire deux grands  besoins de l’être humain : le besoin de sécurité et le besoin d’être reconnu inconditionnellement. Dans nos pays industrialisés, tous les types de revenus sont toujours conditionnés. Même le minimum vital n’est accordé que  moyennant le respect de telle ou telle condition, comme la recherche d’un travail.  Et aucune allocation de remplacement n’est strictement individuelle. Ce modèle de fonctionnement est à la fois très violent et excessivement stressant puisqu’il implique que vous n’avez pas le droit de survivre si, par malheur, vous passez entre les mailles de la sécu. Et si elle vous repêche, vous n’êtes jamais qu’en sursis puisqu’elle peut vous couper les vivres. Comme je l’ai relevé dans une précédente infolettre,  un tel système est aberrant car la perte d’un emploi est dès lors souvent ressentie comme un événement tragique, un véritable drame. Selon certains chercheurs, le chômage subi et subit provoquerait pas moins de 20.000 décès prématurés en France, par maladie ou par suicide. La perte d’un job occasionne des blessures psycho-émotionnelles dont on ne mesure pas suffisamment la gravité. Le grand mérite de l’allocation universelle, c’est qu’elle ne se conjugue pas au conditionnel. Le simple fait d’être né  et de respirer vous donnerait droit au revenu de base. Son caractère automatique représente son  côté révolutionnaire sur le plan social comme sur le plan sanitaire. En donnant à tout individu les moyens de subvenir à ses besoins vitaux (nourriture et logement) sans rien devoir justifier, la société n’éliminerait pas la précarité mais combattrait le corollaire de la pauvreté absolue, à savoir la peur de manquer de l’essentiel.

La réalité et la haute toxicité de cette peur archaïque est une des grandes découvertes du Dr  Ryke Geerd Hamer. En établissant les correspondances entre le corps et les différentes aires du cerveau, le médecin allemand a compris  que la somatisation de la détresse psychique ne se produisait pas au hasard ni n’importe où.  Il a notamment montré que le foie était un organe particulièrement sensible  aux difficultés financières. Pour secourir ses patients atteints de pathologies hépatiques, il avait même le reflexe de sortir son portefeuille et de proposer une aide pécuniaire immédiate. Pourquoi ? Parce que le foie, biologiquement parlant, est une réserve de graisse.  Dans la nature, le sur-fonctionnement du foie est la solution biologique des situations de disette. Par exemple, un oiseau migrateur va se fabriquer une stéatose, autrement dit un foie gras, pour parcourir de longues distances sans manger. Si la famine se prolonge, un animal pourra développer une cirrhose sans avoir bu une goutte d’alcool. Chez l’être humain, les problèmes financiers réveillent inconsciemment cette solution de survie puisqu’il faut du fric pour se procurer à manger. La peur de manquer d’argent réactive la peur primitive de mourir de faim.  Cette peur du manque, réel ou virtuel,  est donc l’invariant psychosomatique des troubles hépatiques. La preuve, c’est que le cancer du foie est beaucoup plus répandu  dans le tiers-monde que dans les pays riches ! Chez nous, le carcinome hépatocellulaire représente 1% de tous les diagnostics cancéreux.  Cette proportion grimpe à 50%  en Afrique et dans certaines parties de l’Asie. Contrairement à ce qu’on croit souvent, tous les types de cancers ne sont donc pas plus fréquents au Nord : il en est un qui sévit bien davantage dans l’hémisphère Sud.  Bien sûr, la médecine conventionnelle explique tout autrement cette exception étrange. Les hépatites étant également un fléau ravageant le tiers-monde  et celles-ci faisant le lit de la cancérisation, il est logique que les 750.000 victimes annuelles du cancer du foie se dénombrent très majoritairement dans les pays pauvres.  Le principal coupable serait donc l’agent viral profitant du manque d’hygiène pour accomplir ses méfaits pathogènes. Chez nous, l’imprégnation alcoolique serait la grande responsable des évolutions cyrrhotiques et cancéreuses.

L’explication est  cependant un peu courte. Comme toujours avec la médecine classique,  on fait porter le chapeau  aux facteurs de risque, on confond le pompier infectieux avec un pyromane et on néglige les causes profondes. Les éléments dérangeants sont prestement dissimulés sous le tapis. Qu’est-ce qui peut expliquer, par exemple, que le cancer du foie, partout dans le monde, frappe beaucoup plus les hommes que les femmes (80% des cas sont masculins) ?  Comment se fait-il que ce cancer progresse régulièrement en Occident, de 3 à 4% par an, depuis les années 70 ?  D’où vient que, comparativement, un pays comme l’Inde soit sensiblement moins touché que d’autres pays asiatiques, et beaucoup moins que la plupart des pays africains ?  Et en Europe, qui peut éclairer  le fait que la tumeur au foie soit  dix fois plus fréquente en Italie qu’aux Pays-Bas ? Avec un regard psychobiologique, on peut fournir des réponses satisfaisantes à ces différentes énigmes. La vulnérabilité du « sexe fort » n’est plus mystérieuse si l’on se rappelle que le mâle, dans la plupart des espèces animales et dans la plupart des cultures humaines, assume le rôle de pourvoyeur de nourriture. L’homme est naturellement plus enclin à éprouver en premier la peur de manquer. La progression occidentale des cancers hépatiques ? On pourrait à mon avis tracer des courbes montrant le parallélisme avec les crises économiques et l’expansion du chômage. L’Inde épargnée ?  C’est un pays où règne encore la malnutrition mais où les épisodes de grande famine font partie du passé. Au pays des yogis ascètes,  les privations suscitent peut-être aussi moins d’épouvante qu’ailleurs. Quant au « miracle hollandais », il peut se comprendre par la grande forme de l’économie batave et  le niveau très élevé de protection sociale. J’ai un ami chômeur de longue durée à Amsterdam et il  n’est près de dormir sous les ponts. Bref, les lunettes de la médecine nouvelle permettent de corriger la myopie allopathique sur les pathologies du foie. Cet organe entre en souffrance lorsque la perspective  de mourir d’inanition  devient concevable pour le cerveau inconscient. Évidemment, le fait que les personnes les plus précarisées soient également enclines à se réfugier dans l’alcool, les drogues et les médicaments n’arrangent rien à l’affaire.

A contrario,  je suis convaincu que l’instauration du revenu d’existence serait une aide précieuse pour les individus fragilisés. J’en suis d’autant plus persuadé que la tradition hippocratique, tout comme la médecine traditionnelle chinoise, accorde au foie une importance prépondérante. De la vitalité de cet émonctoire dépend largement le bien-être global. Mais il n’y a pas que les cellules hépatiques qui pourraient bénéficier de l’octroi d’un minimum vital. Je pense notamment aux tissus osseux, dont la santé est très vulnérable au ressenti de dévalorisation. Le fait d’être payé sans devoir travailler augmenterait certainement le sentiment d’avoir de la valeur en dehors des rapports marchands.  Et vu qu’il y a encore d’autres façons de ressentir positivement la sécurité financière, je pense que beaucoup d’autres maladies pourraient régresser et se raréfier  grâce à la réception mensuelle d’un « salaire » inconditionnel.  Plus que sociale, cette décision politique serait, je crois,  une grande mesure de santé publique ! Il serait très intéressant que les Finlandais, qui vont tester la formule à petite échelle, en évaluent dans quelques années les retombées sanitaires. Je prends le pari qu’elles seront surprenantes !  Ceci dit, chers lecteurs français, ne comptez pas sur moi pour m’immiscer dans le débat et m’autoriser des conseils de vote. Je n’ai pas lu les programmes de tous les acteurs en course pour la présidentielle. Mais vous savez au moins ce que je pense de la proposition-phare de Benoit Hamon. Elle contient en germe une révolution de la santé.

 

Yves Rasir

Une fissure dans le dogme des métastases

C’est le Pr David Khayat, chef de service de cancérologie à l’hôpital Pitié-Salpétrière,  qui a relevé cette nouvelle importante dans sa contribution mensuelle au magazine Science & Avenir :  en séquençant le génome de biopsies tumorales, des chercheurs américains se sont aperçus que le profil génétique des métastases divergeait fortement de celui des tumeurs primaires. Ces chercheurs ne sont pas n’importe qui, puisqu’ils appartiennent au Broad Institute de Cambridge, dans le Massachusetts. Fruit de la collaboration entre le célèbre M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology) et la non moins célèbre Université de Harvard, cet institut est notamment à la base du Metastasic Breast Cancer Project,  un ambitieux programme de recherche destiné à comprendre comment les tumeurs mammaires, dans 30% des cas environ,  évoluent en métastases et pourquoi ces cellules migrantes résistent souvent aux traitements.  Quand ils sont métastasés, les cancers du sein n’offrent en effet qu’une espérance de survie de 3 ans en moyenne. Et rien qu’aux États-Unis,  150.000 femmes vivent actuellement avec un cancer du sein métastasé. L’enjeu est donc de taille.  En effectuant le séquençage génétique complet de 149 prélèvements tumoraux qu’ils ont comparé au profil génétique des tumeurs primaires, les scientifiques ont découvert de nombreuses différences, des mutations et des altérations qui ne sont pas présentes dans le tissu d’origine. Autrement dit, les cellules voyageuses n’ont plus du tout le même aspect lorsqu’elles arrivent dans un autre endroit du corps et qu’elles y forment une tumeur secondaire.

Cette découverte est  potentiellement cruciale dans la mesure où elle va à l’encontre de ce  qu’on nous racontait jusqu’à présent. Selon la théorie classique du cancer, les métastases (du grec métastasis : changement, déplacement) sont en effet des cellules tumorales qui s’éloignent du site initialement atteint, empruntent la voie sanguine ou lymphatique,  et s’en vont coloniser un  ou plusieurs autre(s) organe(s).  Nul n’a jamais observé ces cellules migrantes dans le sang ou la lymphe ? Qu’à cela ne tienne, la réalité du périple serait attestée par la grande ressemblance entre les cellules de départ et celles qui arrivent à destination. Certes, la science officielle admet que les émigrées n’ont pas tout à fait la même apparence que leurs consoeurs restées sur place. Pour accomplir leur odyssée, on nous explique que les cellules baladeuses doivent acquérir certaines caractéristiques (par exemple la « perte d’adhésion ») qui les différencient des cellules sédentaires. Néanmoins, on nous soutient qu’il s’agit bien des mêmes agents cancéreux, aisément repérables malgré leur déguisement. Ainsi, si le cancer du sein métastase dans le poumon, la  tumeur pulmonaire est qualifiée de cancer du sein  métastasé et non de cancer du poumon. Or, cette prétendue gémellité est à présent battue en brèche  par les chercheurs du Broad Institute : selon leur étude, les cellules du sein envahissant le poumon sont génétiquement très éloignées d’un tissu mammaire ! On va encore nous dire que le voyage transforme les bourlingueuses, et que leur malignité est décidément diabolique, mais on peut se demander si ce n’est pas le début de la fin pour le dogme des métastases.

Car il s’agit bien d’un dogme, c’est-à-dire d’une vérité assénée malgré qu’elle soit très difficile à croire en raison de ses innombrables incohérences et contradictions. Comment se fait-il que le cancer fasse des métastases chez un malade et pas chez un autre ? Concomitamment ou parfois dix ans plus tard ? Par quel miracle une prolifération cellulaire dans l’estomac ou l’intestin peut-elle engendrer une lyse osseuse en migrant vers les os ? Pourquoi les tumeurs primitives essaiment-elles souvent vers les mêmes lieux (poumons, foie, os)  et pourquoi n’entend-on jamais parler de tumeurs allant du cerveau vers un organe ? Dans le sens inverse, qu’est-ce qui explique que les  supposées métastases au cerveau demeurent de structure gliale ? Et est-ce logique que des cellules cancéreuses parviennent à franchir la barrière hémato-céphalique ? Il y a d’innombrables questions sans réponse laissées derrière elle par la cancérologie officielle. En revanche, la vision du Dr Hamer, selon lequel il n’y a pas de cancers secondaires mais toujours de nouveaux cancers générés par de nouveaux conflits psycho-émotionnels, éclaire lumineusement ces nombreuse zones d’ombre. (*) La découverte faite au Massachussets fissure le dogme conventionnel et fait farine au moulin de la  nouvelle médecine psychosomatique.

 

Yves Rasir

(*) À lire ou à relire, l’article « Le mythe des métastases à la lumière de la médecine nouvelle »,  Néosanté  N° 18 de décembre 2012.

Adieu Guy Corneau

Comme vous sans doute, j’ai été secoué par le décès inopiné de Guy Corneau. Je me souviens l’avoir interviewé pour la première fois il y a presque 30 ans, lors de la sortie de son livre « Père manquant, fils manqué ». Cet ouvrage reste à mon sens le  plus audacieux et le plus judicieux  de tous ceux que le psychanalyste québécois a publiés.  Par la suite, j’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises et d’apprécier son extrême gentillesse, sa grande disponibilité, la pertinence de sa pensée et les multiples facettes de son talent. Son principal apport au monde de la santé et du développement personnel restera probablement  d’avoir mis à la portée de ses lecteurs et auditeurs les concepts de la psychologie jungienne. Tout comme Carl Gustav Jung, Guy Corneau était animé par la vibrante conviction que nos maladies sont des efforts de la nature pour nous guérir.  Lorsqu’il a développé son cancer,  j’ai su rapidement que le psy canadien avait décidé de mettre toutes les chances de son côté en explorant des approches alternatives, dont notamment la biologie totale du Dr Claude Sabbah. Il a suivi des formations données par le médecin marseillais et il a travaillé avec lui le décodage  de ses conflits.  Je n’ai donc pas été très étonné qu’il s’en sorte et qu’il raconte ce parcours de guérison dans son  avant-dernier best-seller « Revivre ! », sorti en 2010.

Je ne sais plus dans quelle mesure ce bouquin a influencé ma décision de créer la revue Néosanté, mais je me souviens avoir absolument voulu que son auteur soit la première personnalité rencontrée par notre experte en interviews, la journaliste Carine Anselme. Et je me souviens avoir éprouvé une grande joie  en apprenant que Guy acceptait d’inaugurer avec nous le premier numéro du mensuel. Comme il symbolise un peu la naissance de Néosanté, c’est toujours sa photo en couverture qui sert d’image à nos propositions d’abonnement. C’est dire si nous avons perdu le 5 janvier quelqu’un que nous estimions beaucoup et dont nous nous sentions proches. Aujourd’hui, je n’ai pas trop envie d’exprimer ma tristesse ni de rédiger des éloges funèbres. Depuis jeudi, il en fleurit assez dans la presse et sur la toile. J’ai simplement envie, en guise d’hommage, de reproduire ci-dessous l’interview qu’il nous avait accordée pour le Néosanté n° 1. Ils auront bientôt six ans, mais ces propos recueillis par Carine Anselme restent à mes yeux  très précieux tant ils sont riches en sagesse, en lumière et en espoir. Merci pour tout, Guy Corneau, en te souhaitant une belle ascension vers les étoiles.

 

Yves Rasir

PS : si vous préférez (re)lire cet interview dans sa mise en page originale, je vous rappelle que la version PDF du Néosanté n° 1 de mai 2011 est accessible gratuitement sur notre site. Cliquez ici pour le télécharger.

 

GUY CORNEAU « Ma traversée du cancer »

 

En avril 2007, le célèbre psychanalyste québécois Guy Corneau apprend qu’il est atteint d’un lymphome cancéreux de grade 4…le plus avancé. Un an plus tard, il s’entend dire par la même oncologue : « Je ne sais pas ce que vous avez fait, mais ça a marché. » Dans son livre Revivre !, il témoigne de sa traversée et plaide pour une approche intégrative de la maladie. Un livre éminemment humain, porteur d’un message d’espoir, d’une invitation à la réflexion sur le sens de la maladie et d’une incitation à prendre sa vie en main…sans attendre d’être malade. « Ce n’est pas la médecine qui va décider de l’issue de cette maladie, c’est moi », s’était-il promis. Pari réussi.

Guy Corneau s’est levé tôt ce matin pour méditer avant notre rencontre. Il a pris des engagements intérieurs pour ne pas replonger dans la spirale qui l’a mené au pied du mur, au seuil de la mort. « Ce matin, j’ai beaucoup de silence en moi », reconnaît-il. Alors qu’il vient d’entamer une nouvelle tournée internationale de conférences, on sent l’homme pris entre deux feux. Entre l’envie de communiquer son expérience et celle de conserver un rythme lui permettant de garder ce contact avec son être profond et ses besoins. Aussi, veille-t-il à alterner moments de ressourcement et de travail. Après notre long entretien, les yeux brillants, il souhaitera aller (bien) manger chez son ami restaurateur, Jamil, à L’Intemporelle. Nous y parlerons du goût de soi, du goût de l’autre. Du goût de la vie retrouvé.     

Néosanté : Dans « Revivre », vous dénoncez le trop-plein d’activités qui a contribué à vous éloigner de vous-même et de vos besoins profonds. Alors que vous avez repris vos voyages et conférences, comment arrivez-vous à rester proche de votre essentiel ?

Guy Corneau : C’est un effort quotidien ! Après le temps d’arrêt imposé par la maladie et la convalescence, la reprise demande une grande vigilance. Nous vivons des vies stressantes : garder notre état d’âme bien vivant exige de la discipline. Un cocktail de mesures, d’exercices et de prudence pour ne pas foncer dans le même mur et garder un détachement intérieur qui permet de relativiser la réalité quotidienne. Je pratique entre autres du Tai Chi Chuan, de la méditation ou encore du Qi Gong. Cela me procure une joie, un plaisir indépendants de ce que je fais, de ce que je produis professionnellement. Je suis ainsi ramené à un essentiel qui préserve mes élans créateurs. Il m’arrive aussi d’amener ma guitare sur scène en conférence (Rire). S’amuser, c’est encore ce qu’il y a de mieux pour rendre la vie pétillante, comme des bulles de champagne ! Un cœur heureux éloigne les médecins… 

« Revivre » est un véritable plaidoyer pour une approche intégrative, globale, de la maladie…

J’ai une longue histoire avec la maladie, notamment une colite ulcéreuse qui m’a ravagé durant des années. Pendant ces années de souffrance, j’avais acquis des outils. Et là, il a fallu que je les utilise. Même s’il n’existe pas de recette universelle, j’avais envie au travers de cet ouvrage de légitimer une approche globale. Bien humblement, j’y témoigne de ce qui m’a ramené à la santé sans chercher toutefois à déterminer lequel des nombreux outils que j’ai utilisés a été le plus utile et déterminant. C’est l’éventail de ces approches qui m’a aidé, leur synergie qui m’a tiré d’affaire. Soit l’association de la médecine allopathique, celle des médicaments et traitements hospitaliers (chimiothérapie, radiothérapie…) ; de la médecine naturelle des herbes et des plantes (phytothérapie, alimentation, jus verts, suppléments naturels…) ; de la médecine énergétique, qui agit directement sur la vitalité de l’être (visualisation, acupuncture, homéopathie, holoénergétique, méditation…) ; et de la psychothérapie, qui harmonise les émotions. Après à chacun de composer sa formule : le plus intéressant est ce que ces moyens mettent en branle à l’intérieur de l’être.

Vous soulignez le rôle des approches énergétiques pour dialoguer avec nos états intérieurs et les changer…

Absolument, et dans cette catégorie, à la visualisation d’images positives, au dialogue avec les cellules ou encore aux exercices de cohérence cardiaque (entre autres), j’ajouterais aussi les promenades dans la nature, la contemplation, la poésie… tout ce qui agit sur la vitalité et permet d’entrer dans une transformation intérieure (voir sur www.guycorneau.com, exercices pratiques de dialogue avec les cellules, ndlr). Là où la chimiothérapie détruit, en abattant le système immunitaire, la médecine énergétique reconstruit : elle nous permet de créer le nouveau style de vie dont nous avons besoin pour retrouver la santé. De plus en plus de recherches montrent que les états qui entraînent une expansion joyeuse de l’être contribuent fortement à la santé.    

Cette approche intégrative est-elle une voie d’avenir ?

La célèbre clinique Mayo, aux États-Unis, à la pointe de la médecine moderne, a publié en 2007 un livre complet dédié à la médecine alternative où il est fait la promotion d’une médecine intégrative, avec évaluations et recherches à l’appui*. On y retrouve la plupart des approches que j’ai expérimentées et dont je parle dans « Revivre ! ». Un palmarès des dix meilleures approches alternatives y est même établi. L’imagerie mentale dirigée vient en deuxième place, juste après l’acupuncture. La méditation vient en cinquième dans une liste qui comprend aussi l’hypnose, le massage, la musicothérapie, la spiritualité (la prière), le tai chi chuan, le yoga…    

Votre livre pose un regard positif sur la maladie, « séisme salutaire » offrant une opportunité d’évoluer…

En fait, ce livre en soi n’est pas essentiel, mais il me permet de communiquer avec les personnes concernées de près ou de loin par la maladie. Il ne s’agit pas de raconter ma vie, mais de partager mon expérience. Et d’inciter les gens à ne pas se comporter en victimes, quelle que soit la gravité du diagnostic. Même si les traitements sont indispensables, il ne faut pas les subir passivement. C’est à nous de nous « reprogrammer » pour la santé. Par cet ouvrage, je voulais engager une réflexion, non seulement de survie, mais aussi de vie, en disant que le cancer est une opportunité de se retrouver, de se transformer, de se développer. 

Vous mettez en lumière le sens psychologique de la maladie, qui représente l’effort de la nature pour nous guérir, selon l’expression de Jung, ou la solution parfaite de survie déclenchée par le cerveau, selon la biologie totale… Diriez-vous que la maladie a toujours un sens ?

Je le crois. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, on meurt moins vite d’un cancer que d’un stress qui s’est transformé en détresse, ou d’une sensation intenable à laquelle on ne trouve pas de solution viable. Toute maladie donne à voir notre déséquilibre intérieur et trahit une rupture avec soi-même : on néglige ses besoins, on épuise ses réserves, on se dit qu’on verra plus tard…mais la maladie vous attend au tournant. Dans le cas du cancer, bien sûr, il s’agit d’une rupture plus fondamentale, qui remonte généralement à l’enfance. Mon impression est que les « grandes » maladies aident à démanteler les structures les plus profondes et sont initiatrices de grandes transformations. Pour ma part, j’ai eu une enfance difficile, sur laquelle je ne souhaite pas m’étendre. Pour survivre, j’ai été obligé de rompre avec mon essentiel, avec une partie importante de mon moi profond. J’ai dû rentrer dans le moule, renoncer à ma spontanéité et laisser certains des mes talents en friche. J’ai ainsi développé ce que l’on appelle un « soi de survie », qui m’a éloigné de mon authenticité, de ce que je voulais et de qui j’étais vraiment. Selon moi, beaucoup de cancers prennent racine ainsi. Il faut comprendre que les parties reniées, écrasées, humiliées de soi mènent une existence de sans-abri à l’intérieur de l’être. Tôt ou tard, elles agissent comme des zones d’inflammation qui bloquent le fonctionnement habituel.

La maladie serait donc l’expression de ce déni ou de ce refoulement ?

Oui, les parties reniées de l’être forcent une déstructuration pour une restructuration de la personne. En d’autres mots, elles engagent un bouleversement suffisant de l’organisation psychique pour permettre une réorganisation, si l’on est à même d’entendre le message des profondeurs. Pensez par exemple à un abcès qui se développe sous une couronne dentaire et qui forcera le démantèlement de la superstructure imposée à la dent pour pouvoir être soigné. Une maladie agit comme un abcès qui un jour ou l’autre va obliger une remise en question de l’équilibre global de la personne. Plus vous êtes à même de favoriser cette remise en question, plus vous favoriserez les mécanismes de retour à l’équilibre. La maladie vient en quelque sorte vous aider à retrouver votre essentiel, à guérir les blessures les plus profondes. La compréhension du sens de la maladie débloque la vie, donc la vitalité.

C’est une libération de l’être ? 

Comme dans un cataclysme collectif qui attire la compassion et favorise la naissance d’une nouvelle fraternité humaine, le séisme personnel de la maladie rend possible une nouvelle unification des forces de l’individu et une réorganisation de sa vie, faisant éclater le soi de survie. La personne a alors l’impression de se libérer d’un poids énorme. En somme, la maladie offre la possibilité d’une simplification salutaire de la vie d’un individu au niveau psychique. Il cesse de se saboter lui-même et devient plus apte à se reconnaître et à s’aimer parce qu’il a retrouvé le lien direct avec ce qu’il ressent véritablement. Il est en contact avec son soi authentique. Il cesse de survivre pour vivre pleinement.

Pourtant, malgré cette ouverture au sens de la maladie, vous résistez à l’interprétation que vous fait Claude Sabbah, en décodage biologique…

J’ai la résistance facile ! Peut-être que les psychanalystes sont des animaux un peu rébarbatifs (Rire) ?! Quoi qu’il en soit, cette approche intéressante – j’ai d’ailleurs suivi plusieurs séminaires de Claude Sabbah – permet de réfléchir dans une direction donnée. Les propositions de la biologie totale prennent place à côté des démarches proposées par la médecine psychosomatique, la psychanalyse, l’ostéopathie ou encore la médecine traditionnelle chinoise. Toutes se basent sur une psychologie qui met un organe en relation avec un émotion et un conflit émotionnel la plupart du temps inconscient. Quand j’annonce à Claude Sabbah que le cancer qui m’affecte est un lymphome dont le foyer principal est l’estomac, il m’explique que cet organe est l’un des premiers organes de préhension du monde pour le nouveau-né, qui a tendance à toute mettre à sa bouche. L’estomac nous met ainsi sur la piste de nourritures affectives qui, dès le premier âge, ont été difficiles à assimiler par l’enfant. En général, il s’agit d’humiliations et de dévalorisations. Jusque là, je le suis bien, mais comme la tumeur affecte la partie supérieure de l’estomac, le pylore, Claude Sabbah m’invite à regarder du côté du père. Et là, je suis étonné. Bien que j’aie écrit Père manquant, fils manqué, je n’ai jamais pensé que notre relation se situait dans une dynamique de dévalorisation. En fait, je ne rejette pas ce qu’il me dit. Je trouve simplement que ça ne colle pas tout à fait à mon expérience et qu’il me faut du temps pour y penser.

Vous n’aimez pas être enfermé dans une interprétation ?

En fait, je trouve cette approche intelligente et je pense que le décodage biologique offre un outil de diagnostic intéressant, mais je crois que personne ne détient une interprétation définitive : il s’agit d’hypothèses, de pistes de réflexions, pas de dogmes. J’ai besoin d’un certain flou artistique, car il me permet de penser par moi-même. L’essentiel réside dans le fait que ces hypothèses soient porteuses de sens pour la personne qui les reçoit de la part d’un intervenant. Toutes les démissions sont douteuses, même s’il s’agit de s’en remettre à Dieu. D’une manière générale, il ne suffit pas de croire ce que l’intervenant dit (qu’il vienne des médecines alternatives ou de la médecine conventionnelle, d’ailleurs), ni d’accepter les choses passivement pour que le problème disparaisse. Il faut s’en mêler : c’est soi qui est malade. Plus que trouver vite, le plus important est de chercher : de  se mettre en chemin vers soi-même.  

Entre autres ressources, vous pointez le rôle de la nature dans votre processus de réunification intérieure, de guérison…

La maladie vient souligner un divorce intérieur : l’écart entre le personnage que l’on est devenu et l’être vrai qui cherche à s’exprimer. Or, par essence, la nature permet de retrouver l’unité. Regardez les arbres : ils sont vrais, abandonnés en union avec la vie universelle. Si nous pouvons nous détacher de notre être essentiel grâce à notre esprit, le même esprit qui nous détache peut nous ramener à l’union. Quand je passe deux heures dans la nature, durant la première demi-heure je continue à gamberger, puis je regarde la nature et elle me dégage du souci de moi-même. Elle permet de se reconnecter à une sorte d’amour inconditionnel de soi. On y est en contact avec la plénitude, avec l’air, la lumière, le biotope : avec l’abondance naturelle de la vie qui nous ramène à l’essentiel. Un essentiel qui n’a rien à voir avec le travail, l’argent ou la réussite. Je ne crois pas que l’on puisse revenir à l’équilibre sans goûter à la paix intérieure, une paix que la tranquillité de la nature peut réveiller en nous.  

Le slogan qui assure la promo de « Revivre ! » dit : « N’attendez pas d’être malade pour lire ce livre ! » Il est donc aussi porteur d’un message préventif ?

Absolument ! Il n’est jamais trop tôt pour renouer avec son authenticité profonde et s’engager dans une manière de vivre respectueuse de la vie. Que l’on soit malade ou en bonne santé, il est essentiel d’apprendre à lever le pied, à se retrouver. Le corps se régénère dans la détente. Un stress qui dure nous ferme et nous met en mode « combat », ne permettant pas aux cellules de se régénérer et d’éliminer les toxines. Nous avons besoin de plages régulières de ressourcement, tant pour notre santé que pour notre équilibre intérieur. 

Le problème, c’est que tout cela ne nous est pas enseigné ni par nos parents ni à l’école…

C’est vrai. La joie est notre nature profonde. Une joie absolument indépendante du fait d’être malade ou en bonne santé (bien qu’elle favorise la santé). Mais nos activités diurnes voilent cet état-là. Regardez les enfants, chez qui cela n’est pas encore masqué : c’est la joie qui triomphe ! Pour préserver le dialogue spontané de l’enfant avec ses profondeurs et son ressenti, il est important de ne pas définir le monde pour lui. Plutôt que de lui dire : « Tu as vu comme c’est beau », demandez-lui : « Comment trouves-tu ça ? », « Qu’est-ce que tu ressens ? », etc. Ces questionnements le ramènent à son ressenti, donc à son être profond. Le problème, c’est la coupure avec ce qu’il ressent vraiment ; coupure induite par l’éducation, la société… Or, ce problème nous suit dans notre vie d’adulte. Arriver à établir cet autre dialogue avec un enfant permet aussi aux parents d’oser se poser la question : « Qu’est-ce que je ressens vraiment : face au monde, face à une personne, à un paysage, un événement ? » La vie n’est pas toute-faite, il faut pouvoir accepter la part de clarté, d’ombre, d’insécurité, de remises en question, etc. C’est ce qui permet de rester en contact avec l’étincelle de vie. Avec soi.        

Dans « Revivre », vous soulignez l’importance de prendre le temps de guérir, mais tout le monde n’a pas l’opportunité ni les moyens de se mettre en retrait et de pratiquer toutes les approches dont vous parlez ?

Oui, c’est évidemment un luxe, j’en suis conscient. Mais tout le monde peut aménager son quotidien pour se donner plus de temps à soi-même. Il est essentiel de trouver par tous les moyens une sorte de détente. Quelle que soit sa situation familiale ou professionnelle, il faut oser demander de l’aide. Essayer de s’en sortir de façon isolée est un chemin d’autodestruction. Si l’on prend le temps de se reposer, de voir des amis, de partager des moments avec les enfants, de manger avec des êtres qui nous sont chers, cela participe au goût de vivre et à l’envie de continuer. De toute façon, vous n’avez pas le choix : ou bien vous vous couchez pour mourir, ou bien vous faites de la maladie une opportunité de changement. De transformation profonde. 

On a l’impression que cette transformation intérieure est encore plus essentielle à vos yeux que la guérison…

Déjà, le mot « guérison » n’est pas juste parce qu’il sonne définitif. Personne ne guérit une fois pour toutes, puisque nous sommes tous programmés pour mourir. La santé est un mouvement, une quête perpétuelle de retour à l’équilibre. Les facteurs de dégénérescence sont là ; on peut juste les ralentir grâce à l’amitié, l’amour, la réjouissance, la créativité, la conscience de soi et du moment présent, etc. En ce sens, la maladie nous rend plus vigilants. Plus réceptifs à notre propre vie et à la vie en général. Chaque jour, je décide de mes émotions, de ma joie, de qui je fréquente, de ce que je fais ou de ce que je mange pour maintenir l’équilibre intérieur.

Et il n’y a pas que la guérison physique…

C’est vrai, quand on parle de « guérison », on n’entrevoit généralement que la guérison physique, mais il y a aussi la guérison psychique, spirituelle. Même s’il n’y a pas guérison physique, il peut y avoir travail sur soi, transformation profonde. Une guérison de l’être intérieur qui permet de faire sereinement le passage vers l’autre rive. La mort n’est pas la fin de la vie. C’est cette perspective-là que l’on perd trop souvent de vue. Quand il m’est arrivé d’être au plus mal, j’ai traversé des états de béatitude qui me laissaient entrevoir que j’avais trouvé la vie dans sa plénitude. Je n’avais plus de revendications ; peu importe si je continuais d’un côté ou de l’autre. Si j’étais mort, je serais mort le sourire aux lèvres. Parce que je serais mort avec l’idée que quelque chose d’un retour à un équilibre psychique profond s’est quand même passé. C’est le message de mon livre : la maladie aide à être pleinement vivant. Mais cela ne veut pas dire que l’on n’en mourra pas. Bien sûr que je vais mourir. Peut-être même du cancer. Mais je mourrai heureux de ma trajectoire.   

propos recueillis par Carine Anselme

Un genou à terre

Bye bye 2016 ! Personnellement, je ne suis pas fâché de lui tourner le dos, à cette année noire marquée en Belgique par les attentats de Bruxelles. Exprimée le lendemain de ce jour tragique (lire ou relire ma lettre du 23 mars), ma colère n’est pas encore retombée vis-à-vis des médias traditionnels et de la classe politique qui nous racontent n’importe quoi dans le dossier syrien. En attentant ainsi à la vérité, ils se rendent littéralement complices de l’effroyable violence terroriste. Rien d’aussi dramatique n’a affecté mon existence durant les douze mois passés, mais je suis quand même content d’en prendre congé car ils m’ont apporté quelques soucis de santé. Je vous ai déjà parlé de mes ennuis dentaires et de ma capsulite rétractile,  je ne vous ai pas encore entretenu de mon entorse du genou survenue fin octobre sur un terrain de football.  Victime d’un « tackle par derrière », autrement dit d’une agression caractérisée,   le vétéran amateur que je suis ne pourra peut-être plus jamais jouer au foot ni chausser des skis. Reçu récemment, le diagnostic précis est en effet celui d’une « triade malheureuse » (unhappy triad, dans le jardon médical),  c’est-à-dire la conjonction d’une rupture des ligaments croisés, d’une déchirure d’un ligament latéral interne et d’une lésion au ménisque. Bref, la totale ! L’orthopédiste qui m’a prescrit l’IRM m’a même pronostiqué une arthrose galopante et la pose d’une prothèse dans moins de 10 ans…

Évidemment, je m’applique à moi-même le conseil que je dispense à tout vent depuis si longtemps : accepter pleinement le diagnostic mais ne pas se laisser dicter un pronostic. Moyennent un long travail de revalidation, je compte bien regoûter aux plaisir du foot et aux joies de la glisse.  Le deuxième orthopédiste consulté (toujours demander un deuxième avis !) s’occupe de footballeurs professionnels et m’encourage à y croire.  Je fais de la kiné trois fois par semaine pour compenser la nécrose ligamentaire grâce à un renforcement musculaire. Comme première mesure thérapeutique, je me suis bien sûr empressé de décoder ce qui m’est arrivé. Dans l’optique psychobiologique,  rien n’arrive par hasard et les accidents ne sont pas plus fortuits que les maladies.  Selon le Dr Robert Guinée (voir son livre « Les maladies, mémoires de l’évolution »),  le genou est impliqué  dans trois grands types d’hyperstress :  1) La dévalorisation sportive ;  2) Le conflit de devoir se soumettre, qui peut s’énoncer « mettre le genou en terre »  3) La notion de dévalorisation dans un contexte où il faudrait changer de direction. Il ne m’en a pas  fallu davantage pour  prendre conscience des causes psycho-émotionnelles de ma mésaventure.

D’abord, je suis un footeux plutôt teigneux.  Ce samedi-là, mon équipe se faisait battre à plate couture et je n’aime pas du tout ça. J’étais dans un état d’esprit négatif qui me voyait engueuler mes équipiers et vouloir jouer individuellement. Après avoir dribblé trois adversaires, rien d’étonnant que le quatrième vienne arrêter ma course fautivement. Il n’y a ni victime ni coupable en biologie, on convoque toujours les événements correspondant à son état de conscience, ou plutôt d’inconscience. Ça m’apprendra à ne pas accepter les défaites humiliantes et à rompre le lien du « je » avec le « nous », à savoir mes partenaires d’infortune sportive. Voilà pour le  conflit déclenchant. Du côté programmant, j’ai également identifié ce qui m’a fragilisé.  Depuis environ cinq mois,  la santé financière de Néosanté s’est dégradée et ma société flirte carrément avec la cessation de payement. Sur le plan professionnel, je suis donc aussi sur le point de mettre « le genou à terre », comme les taureaux ou les cerfs qui abandonnent le combat et signifient ainsi leur soumission au rival plus fort.  En l’occurrence, j’ai échoué en 2016 à stabiliser le nombre d’abonnés au mensuel et mes campagnes de recrutement ont fait chou blanc. L’hiver débute mieux mais l’automne a été assez pénible à vivre. J’en étais au point où je songeais à changer de cap et à faire aveu de faillite pour « passer à autre chose ». Cependant, à d’autres moments, je me fixais pour objectif de « relancer la machine » et de rester sur les rails. Pour les ligaments, ce n’est jamais bon d’être écartelé entre deux directions possibles. Avant de jouer ce match fatidique, j’étais bien dans un contexte  psychique de stress directionnel et de génuflexion forcée. Dans sa grande sagesse, mon cerveau archaïque a choisi la solution qui a permis à mon genou de se raidir (dans un premier temps, grâce au gonflement,  pour ne pas fléchir), puis de se relâcher complètement, (dans un deuxième temps, puisque les ligaments croisés ne sont plus là pour le soutenir). Il n’y a pas plus explicite que le langage du corps.

Maintenant que j’ai compris le message, c’est à moi de mettre en place les conditions de guérison. Outre le travail de musculation compensatoire, je dois d’abord apprendre à relativiser  l’importance de mes loisirs préférés. Je suis perdu pour le foot, et alors ? Je m’étais toujours dit qu’en raccrochant les crampons, je pourrais  devenir entraîneur et initier des jeunes aux joies de ce sport collectif au demeurant très bon pour la santé. C’est peut-être le moment de franchir le pas.  Je peux faire une croix sur le ski ? Il paraît que les randonnées en raquettes sont également très agréables. Me préparer au deuil de mes deux hobbys est probablement la meilleure façon de ne pas y renoncer dans l’immédiat. Et si je redeviens joueur de foot,  je me promets de ne plus somatiser stupidement les défaites cinglantes et de capituler de bon gré.  Sur les deux autres aspects de mon problème, j’ai pris ensuite les décisions qui s’imposaient : j’oublie mes projets de reconversion et je persiste à éditer la revue Néosanté, ainsi que des livres sur le sens des maladies. J’avance vers l’avant et je vais même allonger la foulée (trois nouveaux livres en préparation) pour dissuader l’adversité économique de me faucher par derrière. Mais pour réussir, je sais maintenant que mon « je » a  plus que jamais besoin de « nous », c’est-à-dire de vous, les lecteurs actuels du mensuel  et de l’infolettre hebdomadaire. Une nouvelle fois, je vous rappelle que vous  pouvez contribuer à fortifier Néosanté : cliquez ici pour vous remémorer les onze manières de vous mobilier pour nous soutenir et assurer notre pérennité. 

De mon côté, je suis plein d’optimisme et d’énergie en ce début 2017, qui est numérologiquement une année de renouveau. Et en plus, je vais sur mes 57 ans, ce qui me fera entrer dans un nouveau cycle saturnien prometteur de redémarrage. Je suis d’autant plus confiant que j’ai reçu dernièrement deux preuves que je ne faisais pas fausse route en gardant foi en ce que je fais.  La première, c’est que vous avez été très nombreux à réagir à la newsletter de la semaine dernière.  Dans une prochaine édition, je vais pouvoir partager les magnifiques pépites récoltées pour ma « petite collection ». La deuxième, c’est la lettre d’une lectrice témoignant être en rémission complète d’un cancer du sein depuis 14 ans sans être passée par la chimio, les rayons ni la chirurgie. Quand je reçois pareil courrier, je suis complètement reboosté dans ma conviction de faire œuvre utile.  Mon genou droit a touché terre mais je suis à  nouveau debout et bien décidé à le rester.  Bonne année et bonne santé  à chacun(e) d’entre vous !

 

Yves Rasir

Ma petite collection

Un sujet léger  et amusant pour cette dernière newsletter de l’année envoyée entre deux fêtes : les noms de famille prédestinés ! Je veux parler des personnes dont la vocation professionnelle semble directement  inspirée par le patronyme qu’elles portent. Un exemple ?  J’ai bien connu Michel Boulanger, un artisan boulanger bio qui a mis la main à la pâte en Belgique avant de s’installer avec succès dans le Sud de la France. Comme la plupart des noms de famille, le sien a sans doute été accolé  jadis au prénom d’un de ses ancêtres qui fabriquait du pain. Et en sautant plusieurs dizaines de générations, ce métier est redevenu celui du lointain descendant. Est-ce une coïncidence exceptionnelle ? Je me permets d’en douter.  Nous sommes tous le résultat d’une histoire familiale et le vécu de nos aïeux exerce encore son influence sur nos existences, même à des siècles de distance. Nous croyons maîtriser notre destin mais celui-ci est bien souvent dicté par des programmes inconscients transmis « transgénérationnellement ». Le poids de cette hérédité peut se manifester négativement par des problèmes de santé ou, plus positivement, par le choix d’une profession en adéquation avec nos talents. Ce n’est donc pas un hasard si certains expriment ce qu’ils font jusque dans leur nom. L’étrange et fréquente parenté entre l’activité professionnelle d’un individu et son patronyme reflète à mon sens la dimension magique de la vie, et son côté franchement comique.

 Enfant déjà, j’avais observé  que les adultes portaient parfois des noms rigolos. Dans le village voisin du mien, il y avait un boucher qui s’appelait, non  pas Boucher ni Sanzot, mais bien monsieur Gigot !  Dans la ville la plus proche, Monsieur Bartholomé gérait une entreprise de  confitures. Rien d’étonnant là-dedans, sauf que  ce brave confiturier a épousé une certaine Mme… Lepot. Preuve évidente, à mes yeux enfantins, que Cupidon ne décochait pas ses flèches au petit bonheur la chance. Plus tard, j’ai continué à m’amuser de ces curieuses collisions entre noms et professions. Et lorsque j’ai découvert la psychogénéalogie, j’ai commencé à les noter. Car pour moi, c’est une bonne manière de faire prendre conscience à mon prochain que des énergies invisibles sont à l’œuvre dans l’univers.  Si Dieu ne joue pas aux dés avec les destinées, il laisse aussi des traces verbales permettant d’enquêter sur les soucis de santé. Aujourd’hui que je possède une belle petite collection de patronymes  associés à une activité, je vous en  partage avec plaisir un échantillon. Par lequel commencer ? Allez, par le dernier en date : récemment, j’ai reçu en service de presse le livre  intitulé «  Tout déprimé est un bien-portant qui s’ignore ». C’est le dernier opus d’un médecin-psychiatre parisien qui s’est spécialisé dans le traitement naturel de la dépression et qui a fait des recherches sur l’impact des émotions positives sur la santé. Son nom ?  Michel Lejoyeux ! Ça ne s’invente pas…

Dans ma petite collection, j’ai pas mal de noms prédestinés à une carrière dans l’agriculture ou dans l’agronomie, comme si d’ancestrales racines rurales  reconnectaient leurs porteurs à la terre et ses métiers. Il y a par exemple une madame Semaillle qui travaille à la Fédération Wallonne de l’agriculture. A l’INRA, en France, un monsieur Dufumier fait des recherches sur le compost et une madame Porcher supervise les travaux relatifs à l’élevage… porcin. Un qui porte également très bien son nom, c’est le pépiniériste Christophe Pépin.  De même que Robert Green, chercheur américain mondialement réputé dans le domaine des engrais verts. En Belgique, un Luc Lepomme anime l’association Ecoculture,  un Serge Peerebooom (en flamand, ça veut dire « poirier ») a fondé le Cercle des Amis de l’Arbre et une Anne Ronse effectue des recherches botaniques sur les plantes invasives.  Dans mon pays,  j’ai aussi noté que Mr Canon vendait du vin, Mr Dubois des poêles à bois et Mr de Brauwere (on peut traduire par « le brasseur ») de la bière. En France, il y a un vigneron assez réputé qui s’appelle Vincent Pinard et un herboriste renommé qui s’appelait Ludo Chardenon (toponyme qui vient de « chardon »). Quant à Pierre Ramaut, sa profession n’a pas de rapport avec la ruralité : il est psychanalyste. Mais un psy passionné d’analyse transgénérationnelle qui aide ses patients à dessiner leur arbre généalogique. Des branches et des rameaux, c’est quand même plus décent que le nom suggestif d’Armand Lequeux, thérapeute sexologue de son état. Son confrère Salvatore d’Amore  (« sauveur d’amour ») est un psychologue liégeois considéré comme un expert dans la thérapie de couple.

Vous en voulez d’autres ? Je pourrais vous parler du bien nommé Pr Christiaen,  historien des religions,  de Christian Lagrange, constructeur de cabanes et de maisons écologiques, de Hubert Sauvage, architecte de maisons organiques, d’Yvan Mayeur, maire de la ville de Bruxelles, de Xavier Canonne, directeur du Musée de la photo de Charleroi ou de Mr Philippe Leplat, gérant d’une entreprise de plats préparés.  Mes deux préférés sont Marianne Lerouge, leader syndicale de la très socialiste FGTB, et Jean-Pierre Relier, célèbre professeur en néonatologie. La prédestination de ce dernier ne saute pas aux yeux, sauf que cet obstétricien a consacré toute sa vie à relier médecine de la naissance et spiritualité et à  faire le lien entre la prématurité et le vécu maternel. Avant-hier, une amie journaliste m’a raconté que son ancienne dentiste s’appelle Dominique Tourmente, comme dans le verbe « tourmenter ». Apparemment, ça n’effraie pas les candidats à la torture car elle exerce toujours l’art dentaire à Toulouse. Vous en voulez encore ? Désolé, je vais en rester là et ne pas exposer toutes mes perles. Mon but, c’était d’attirer votre attention sur le sens qui peut se cacher dans un destin professionnel et sur l’éclairage éventuel du passé familial. Au-delà de leur drôlerie, les coïncidences « métiers-patronymes » permettent de soupçonner une hérédité immatérielle remontant très loin dans le temps et  laissant pourtant son empreinte sur notre psychisme. C’est un pan potentiel de la psychogénéalogie qui reste à explorer.

J’en viens donc à l’objectif  final de cette infolettre : si vous voulez faire avancer la science, aidez-moi à enrichir ma petite collection ! Je suis sûr que chacune et chacun d’entre vous connaît au moins une personne au nom prédestiné dans son entourage ou son milieu professionnel. Ecrivez-moi à l’adresse info@neosante.euet donnez-moi leur identité et leur métier. Attention : je ne tiens pas  à introduire des faux dans ma collection  et je dois pouvoir vérifier que ces personnes existent et  qu’elles travaillent dans la branche indiquée. Joignez donc des liens ou des documents attestant de la véracité de vos trouvailles.  Dans une prochaine édition de Néosanté Hebdo, je partagerai le fruit de cette récolte. Sur ce, je vous salue et vous dis à l’année prochaine en vous souhaitant plein de bonnes choses en 2017.  Mais avant de vous quitter, voici LE clou de ma collection : saviez-vous que Mme Soleil s’appelait vraiment madame Soleil, Germaine de son prénom ?  Tour le monde croit que cette astrologue vedette avait choisi un pseudonyme astral pour asseoir sa popularité, mais il n’en est rien, c’était son vrai patronyme !  Rien que ça, je trouve, devrait décourager les plus cartésiens de mes lecteurs de m’envoyer des commentaires moqueurs. Car ce n’est pas parce qu’il fait beaucoup rire que mon hobby n’est pas sérieux.

 

Yves Rasir

Roses de Noël

Vous connaissez désormais la tradition.  Deux fois par an, je partage avec vous les fleurs reçues à  la rédaction de Néosanté, c’est-à-dire  un florilège des messages d’encouragement  et de félicitations que nous recevons par courrier ou par courriel. Je le fais une première fois en été, c’est le « bouquet estival ». Et une deuxième fois fin décembre, ce sont les « roses de Noël ».  Ce sont bien sûr des compliments authentiques, pas des inventions marketing. Le but est néanmoins publicitaire car on espère ainsi convaincre les lecteurs de la lettre hebdomadaire gratuite de s’abonner au mensuel payant,  source principale de nos modestes revenus. En fin de la newsletter, vous trouverez d’ailleurs une promotion sur l’abonnement numérique. La semaine prochaine, je proposerai une ristourne sur la version papier de la revue. Voici donc une sélection des louanges qui nous sont arrivées ces cinq derniers mois. Et si ça vous amuse de lire les éloges reçus précédemment, sachez qu’ils figurent dans le « Livre d’Or » de notre site.

Je vous en souhaite bonne lecture et vous souhaite un joyeux solstice d’hiver, ainsi que de merveilleuses fêtes de Noël.

 

Yves Rasir

PS: Si vous avez aimé cette infolettre, faites-la suivre à vos contacts et/ou partagez-la sur les réseaux sociaux.  Vous pouvez  retrouver et (re)lire tous les numéros de Néosanté Hebdo ( plus de 200 à ce jour) en cliquant ici. Sous la version en ligne, vous pouvez également laisser vos commentaires et témoignages.  Profitez-en pour visiter notre site et faire des emplettes dans sa boutique….

 

Tout d’abord, recevez par la présente toutes mes félicitations pour votre revue et vos infolettres, toujours remplies d’éléments forts intéressants. C’est une chance immense que de recevoir votre revue (en tout cas me concernant). (…) Ce que vous nous proposez est vraiment fantastique.

Laurent C. (France)

Merci de trouver ci-joint les détails de mon réabonnement. Le virement a été fait hier, 1er décembre. Votre revue est extraordinaire.

Candice B. (Allemagne)

C’est toujours avec un réel plaisir que j’apprécie votre mensuel sur lequel on peut lire ce qui n’est pas permis d’éditer en France. Soyez-en vivement remerciés !

Madeleine B. (France)

Je vois qu’on peut envoyer la demande de réabonnement à Néosanté par e-mail. Alors la-voici en pièce jointe ainsi que la preuve du virement. En vous félicitant et en vous remerciant pour cette revue bien intéressante.

Marie-Paule J. (Belgique)

Comme je suis heureuse de lire cet article ! (…) Bravo pour vos lettres et vos prises de position, surtout ne vous arrêtez pas.

Dr Dominique B. (France)

J’ai un grand plaisir à lire votre revue qui est une vraie source dans mon activité professionnelle d’art-thérapeute analyste,

Isabelle P. (France)

MERCI BEAUCOUP de nous accompagner à bien vivre! Vous faites un SUPER travail !

Julie M. (Belgique)

Bravo pour votre article "Trump ou la rançon des tromperies" : magistral. Analyse fine des dérives des médias classique aux ordres, des mensonges avérés des puissants et de la lâcheté des ministères, notamment de Santé . Pourquoi faut-il trouver une info de qualité sur des sites comme les vôtres  et jamais dans la presse écrite ou radio/tv ??? Vous nous êtes précieux.

Isabelle D. (France)

Bravo pour cet article, comme tous les autres d’ailleurs que je lis avec grand intérêt. Je suis actuellement à San Francisco chez mes enfants et  je vais m’empresser de leur faire lire, ainsi que tous mes amis, Encore bravo pour tous vos écrits.

Solange M. (France)

Je souhaite vous signaler ma nouvelle adresse mail et vous demander de bien vouloir la modifier dans votre listing afin que je continue à recevoir votre magnifique magazine d’information svp. Je profite de l’occasion pour vous remercier pour votre excellent travail journalistique et vos enquêtes utiles et fouillées, vos prises de risque journalistiques et votre énergie à démanteler la désinformation et nous permettre d’accéder à un média libre et sincère. Je vous admire beaucoup et tenais à vous le dire.

Nathalie V. (France)

Et toujours bravo pour votre revue, votre courage et votre indépendance !

Elisabeth C. (Canada)

Je lis avec beaucoup d’attention votre revue et je la trouve toujours aussi intéressante.

M-P T. (Belgique)

Encore merci pour votre revue brillante et passionnante à travers laquelle je ne cesse d’apprendre beaucoup de choses et qui me permet de regarder la maladie avec un tout autre regard !

Dr François A. (France)

En tous cas cher Monsieur Rasir, merci encore 10000000 fois pour votre excellent travail de vérité et de bon sens, cela me rassure de savoir qu’il existe des hommes de votre trempe et de votre courage… il faut en avoir pour balancer de telles vérités… et moi j’aime ça.

Sylvie M. (France)

Je suis vraiment très contente d’avoir reçu hier le Néosanté.
Chaque numéro est un vrai moment de plaisir, de réflexion et de partage.

Marguerite H. (Belgique)

Encore merci pour toutes les vraies informations sur la médecine intégrative, auxquelles des patients peuvent accéder grâce à votre revue.

Gilles C. (France)

Je suis une lectrice attentive et curieuse depuis quelques années et j’ai la chance d’avoir tous les numéros Néosanté. Continuez ce travail de fourmi, quelle joie de découvrir, chaque mois, un regard neuf sur les choses ou simplement de nouvelles choses !

Isabelle K. (Belgique)

Un immense BRAVO pour la revue Néosanté à laquelle je suis abonnée depuis sa parution en 2011 et dont les articles, témoignages et dossiers, sont d’un réel intérêt !  

Anne H. (Belgique)

Bonjour à toute l’équipe de Neosanté que je félicite au passage de continuer à publier une revue telle que Neosanté contre les vents et marées contraires…..

Éliane M. (France)

Je voudrais vous remercier de toutes ces newsletters que vous postez semaine après semaine et que je ne manque jamais de lire – de déguster, devrais-je dire…

Lyliane B. (France)

Je tenais à vous dire à quel point votre curiosité pugnace et votre irrésistible enthousiasme font chaud au cœur !

Dr Renée P. (France)

Je suis pleine de reconnaissance pour tout ce travail déjà accompli et vous souhaite de beaux succès à venir dans la fortification de Néosanté.

Evelyne V. (Belgique)

Je vous soutiens beaucoup et j’adore votre revue, vos analyses et votre ouverture d’esprit. Merci pour ce que vous faites, pour qui vous êtes.

Dominique S. (France)

Merci  pour votre travail d’information toujours de grande qualité, qui nous apporte régulièrement des articles éclairés et des apprentissages sur notre santé !

Dominique R. (Belgique)

Je suis thérapeute et aide au mieux mes patients en les orientant vers les sources d’informations fiables et les hommes debout. Merci de être là.

Catherine V. (France)

 

Votre revue a le mérite de m’avoir ouvert sur d’autres sens de la maladie, d’avoir élargi mon regard d’infirmière et je vous en remercie ! Je sais aussi que si je devais chercher quelque chose par besoin, je pourrais le trouver dans vos articles

Sabine L. (Belgique)

Les 5 lois du Dr Hamer

Parmi les suggestions que m’envoient régulièrement les lecteurs de Néosanté, il en est une qui est revenue plusieurs fois, celle de rappeler systématiquement dans notre mensuel les découvertes du Dr Ryke Geerd Hamer. Il est vrai que notre approche éditoriale repose essentiellement  sur les travaux de ce  médecin allemand et sur ce qu’il a appelé la « médecine nouvelle ». Il est vrai aussi que de nombreux articles de la revue font référence aux « 5 lois biologiques de la nature » énoncées par le Dr Hamer. Il est vrai également que dans chaque édition, nous interviewons des médecins et thérapeutes pour la plupart familiers des thèses hamériennes, comme par exemple le neurologue Pierre-Jean Thomas-Lamotte dans notre numéro à paraître en janvier. Faut-il pour autant imprimer chaque fois un « mode d’emploi » explicatif ? En page 2 du magazine, nous reprenons déjà le texte suivant :

Les Editions Néosanté sont  indépendantes  de tout pouvoir politique ou financier et libres de toute attache avec  un quelconque mouvement philosophique ou religieux.
Ne bénéficiant ni de subsides ni de rentrées publicitaires, nous finançons nos activités avec le produit des abonnements, la vente de la revue au numéro  et la commercialisations de livres compatibles avec notre approche de la santé. Celle-ci  repose principalement sur les recherches du biologiste Henri Laborit et sur  les découvertes du médecin Ryke Gerrd Hamer, lesquels ont mis en lumière l’origine conflictuelle et le sens biologique des maladies. Selon ce nouveau paradigme médical, ces dernières  ne sont pas des erreurs de la nature mais, au contraire, des solutions de survie déclenchées par le cerveau inconscient en réponse à des situations de stress. Avec les méthodes naturelles de prévention et  les techniques thérapeutiques considérant l’être humain dans sa globalité,  la divulgation de ce processus vital représente l’axe  majeur de nos objectifs éditoriaux.

C’est un très bref résumé, je vous l’accorde.  Mais dans Néosanté, nous avons déjà présenté plus en détail les fameuses  5 lois du Dr Hamer. C’était notamment le cas dans le tout premier numéro, via un dossier intitulé « Le sens biologique des maladies ».  Ce Néosante n° 1 est accessible gratuitement en ligne sur notre site, il suffit de cliquer ici  pour le télécharger.   Dans les numéros suivants, nous avons également publié une série d’articles du Dr Michel Henrard  passant au crible et explicitant les 5 lois hamériennes. Ces textes de 2011 et 2012  sont  eux-aussi accessibles gratuitement sur notre  site en cliquant ici.  Bref, nous ne ressentons pas la nécessité impérieuse de rappeler mensuellement les grandes lignes de ce que nous nommons pour notre  part « la nouvelle médecine du sens ».  Ce serait un peu lourd, assez coûteux, et redondant pour tous les abonnés de la première heure, d’autant que les   abonnés plus récents peuvent acquérir dans notre boutique toute la collection numérique à prix sympathique.  

En revanche, rien ne nous empêche de « replanter le décor »   à travers l’infolettre hebdomadaire, laquelle touche un public beaucoup  plus large que le mensuel payant. Nous le faisons d’autant plus volontiers qu’une lectrice très coopérative a fait le travail à notre place en rédigeant  une synthèse des cinq grandes découvertes  faites par le Dr Hamer.  Comme ce résumé n’est pas mal fait du tout, je vous l’ai copié-collé ci-dessous.  J’espère ainsi combler le besoin exprimé par plusieurs  « anciens » lecteurs et permettre  aux « nouveaux » de se familiariser avec le paradigme médical  qui est le nôtre. Dans les catégories « nos livres », « DVD » et  « médiathèque » de notre boutique,  les plus curieux trouveront une centaine d’outils leur permettant de s’informer plus avant.   

 

Yves Rasir

PS: Si vous avez aimé cette infolettre, faites-la suivre à vos contacts et/ou partagez-la sur les réseaux sociaux.  Vous pouvez  retrouver et (re)lire tous les numéros de Néosanté Hebdo ( plus de 200 à ce jour) en cliquant ici. Sous la version en ligne, vous pouvez également laisser vos commentaires et témoignages.  Profitez-en pour visiter notre site et faire des emplettes dans sa boutique….

 

LES CINQ LOIS BIOLOGIQUES FONDAMENTALES DE HAMER
Première loi : la loi d’airain des maladies
L’origine psychologique des processus biologiques de la nature

1er critère – Tout Programme Biologique Spécial de la nature (type cancer) débute par un syndrome conflictuel appelé DHS (Dirk Hamer Syndrome), caractérisé par un choc a) brutal, b) prenant au dépourvu, c) ressenti de façon dramatique, d) vécu dans la solitude, et qui se produit simultanément aux niveaux psychique, cérébral et organique.
Sans ces caractéristiques, se déroule un programme biologique ordinaire obéissant à la même logique, mais à des degrés inférieurs n’entraînant pas les mêmes conséquences.
2ème critère – Au moment du DHS, le choc génère un conflit biologique dont la teneur subjective détermine d’une part l’emplacement du relais cérébral impacté, appelé Foyer de Hamer (FH), d’autre part l’organe touché ou la fonction concernée (voir la 3ème loi).
3ème critère – La maladie se déroule de façon synchrone aux trois niveaux – psyché, cerveau, organe – depuis l’instant du DHS jusqu’à la résolution du conflit (voir la 2ème loi). La durée et l’intensité du conflit déterminent son ampleur et l’importance des modifications biologiques.

Deuxième loi : la loi biphasique des maladies
Toute maladie évolue selon deux phases : une phase conflictuelle active (CA) – où l’on s’éloigne de l’équilibre concernant un besoin particulier – et une phase de réparation naturelle, post-conflictuelle (PCL), où l’on ramène le besoin à l’équilibre.

Troisième loi : le système ontogénétique des maladies
L’évolution de la maladie est déterminée par l’origine embryologique de l’organe touché.

Quatrième loi : le système ontogénétique des microbes
Le microbes sont les témoins de l’état du terrain, acteurs de la réparation. Ils construisent et assistent les processus métaboliques. Le type de microbe intervenant dans la 2ème phase est déterminé par l’origine embryologique de l’organe touché. Ils sont inactifs en 1ère phase.

Cinquième loi : la loi de la quintessence
qui rassemble toutes les autres

Toute maladie fait partie d’un programme biologique bien fondé de la nature qui s’explique par l’histoire de l’évolution des espèces.

Se nourrir de gratitude

Toutes les belles histoires ont une fin : après 5 ans et demi de collaboration concrétisée par 62 articles de 2 pages, notre ami et chroniqueur Jean-Jacques Crèvecoeur a décidé de se retirer du mensuel Néosanté. Sa rubrique « Prendre soin de sa vie », qui avait succédé aux « Sentiers de santé », ne sera donc plus présente dans la revue à partir de janvier 2017.  En signe de gratitude, j’ai décidé de reproduire dans l’infolettre hebdomadaire (lire ci-dessous)  la dernière contribution de J-J C à notre périodique, son « dixième défi pour une meilleure vie ».  Son thème concerne précisément la gratitude, et tout ce que cette attitude positive peut apporter  en termes de bien-être et d’harmonie intérieure. Merci à Jean-Jacques pour cet ultime partage de connaissance, de réflexions et de conseils avec les abonnés de Néosanté.  Je lui souhaite plein succès pour les projets qui l’accaparent désormais et qui l’empêcheront de rester à nos côtés. Je regrette bien évidemment son retrait, mais je comprends sa décision de mettre toute son énergie dans le développement ses nouvelles  activités  sur internet.

Ceci dit, Jean-Jacques Crèvecoeur ne nous quitte pas vraiment. D’abord, il a seulement décidé de ne plus s’astreindre à une collaboration régulière, à l’animation obligée d’une rubrique chronophage et source de stress en raison des délais stricts. Il est cependant prévu qu’il puisse reprendre ponctuellement la plume et nous proposer des articles plus longs et plus approfondis, donc plus intéressants encore. Ensuite, il va continuer à inspirer notre « revue internationale de santé globale » dont il fut, dès le début, un précieux contributeur et un fidèle soutien. Depuis plus de 35 ans, lui et moi nous rejoignons sur la nécessité d’offrir aux gens  les informations et les outils permettant de transformer leur vie par une conscience croissante, une autonomie plus large et une santé meilleure sur tous les plans. Nous avons découvert en même temps le Dr Hamer et perçu le potentiel révolutionnaire de la nouvelle médecine psychosomatique.  Sa légende personnelle, qui est voisine de la mienne, consiste à promouvoir l’épanouissement des individus par la révélation de vérités cachées sur le sens des maladies, la divulgation de méthodes d’autoguérison et le dévoilement de techniques de changement efficaces.  La qualité de ses formations et la richesse de son enseignement sont pour moi des modèles à suivre sur mon chemin éditorial. J’avais placé sa rubrique au cœur du magazine, il en restera l’âme.

Enfin, Jean-Jacques Crévecoeur sera toujours réellement présent de plusieurs manières. Il y a par exemple la possibilité de relire certains de ses articles en accès libre sur notre site (Cliquez ici).  Il y a aussi, dans notre boutique, l’opportunité de les consulter en achetant à la pièce les anciens numéros  ou de les compiler  en acquérant la collection complète (en format numérique seulement, vu que certains numéros sont épuisés). Il y a également la chance de télécharger gratuitement une série de 7 articles regroupée en e-book et intitulée « Les 7 conditions d’une santé permanente ». (Cliquez ici ). Vous pouvez en outre vous procurer trois livres de Jean-Jacques que nous commercialisons à travers la « Médiathèque Néosanté ». D’autres sont en préparation et nous ne manquerons pas de les diffuser.  Last but not least, les éditions Néosanté demeurent partenaire de l’AVM (Académie de la Vie en Mouvement), l’école en ligne crée et dirigée par Jean-Jacques Crèvecoeur.  Vous serez informés des prochaines rentrées académiques et de la publication de vidéos pédagogiques gratuites. Bref, l’éloignement de JJC n’est nullement synonyme d’adieu à Néosanté.  Nos vies sont tellement parallèles et nos démarches tellement complémentaires que nous sommes forcément appelés à perpétuer nos synergies. Avec mon amitié et toute ma gratitude, Jean-Jacques !

 

Yves Rasir

PS: Si vous avez aimé cette infolettre, faites-la suivre à vos contacts et/ou partagez-la sur les réseaux sociaux.  Vous pouvez  retrouver et (re)lire tous les numéros de Néosanté Hebdo ( plus de 190 à ce jour) en cliquant ici. Sous la version en ligne, vous pouvez également laisser vos commentaires et témoignages.  Profitez-en pour visiter notre site et faire des emplettes dans sa boutique….

 

Se nourrir de gratitude

Le philosophe Platon résumait à trois le nombre de conditions pour vivre une vie harmonieuse et épanouissante. Ces trois conditions étaient la vérité, la beauté et la bonté. C’est cette pensée de Platon qui m’a inspiré le thème des trois derniers défis que je vous ai lancés dernièrement. Souvenez-vous. Dans le numéro d’octobre (voir Néosanté n° 60), je vous encourageais à oser l’authenticité dans votre vie relationnelle. Dans le numéro de novembre (Néosanté n° 61), je vous sensibilisais à l’importance de la beauté sur tous les plans (physique, psychologique et spirituel) pour créer une meilleure vie. Avec le présent article, nous bouclons non pas une, mais trois boucles différentes. Tout d’abord, nous complétons la trilogie des valeurs chères à Platon. Ensuite, ce défi est le dernier de la série de dix défis proposés pour que vous puissiez créer une meilleure vie sur les plans individuel et collectif… Enfin, et ce sera probablement une surprise pour beaucoup d’entre vous, cet article constitue ma dernière contribution mensuelle au magazine Néosanté.

En effet, j’ai fait partie de cette aventure passionnante depuis le tout premier numéro du magazine, en mai 2011. Cinq ans et demi plus tard et après soixante-deux articles écrits avec passion et amour, c’est avec un pincement de cœur que j’ai décidé de mettre fin à ma contribution à ce magazine que j’affectionne pourtant beaucoup. Le développement de mes activités sur Internet et la préparation d’une nouvelle dimension de mon activité requièrent toute ma concentration pour concrétiser les nouveaux défis que je me suis lancés. Car moi aussi, en tant qu’entrepreneur, je me suis lancé le défi de créer une meilleure vie à une échelle de plus en plus vaste. Quand je regarde mon parcours auprès de mon ami Yves Rasir pendant toutes ces années, je ressens de la gratitude à l’égard du projet qu’il porte à bout de bras, avec courage et ténacité. Je souhaite donc longue vie à ce magazine qui DOIT continuer à exister, avec votre soutien.

La gratitude, ça s’apprend !

Aussi curieux que cela puisse paraître, la gratitude n’est pas un don qui serait distribué de façon inégale entre les êtres humains. C’est une attitude intérieure qui résulte d’un choix conscient, c’est un acte qui est à la portée de tout un chacun… Cultiver la gratitude, se nourrir de gratitude, c’est faire le choix délibéré de s’entraîner à être reconnaissant envers la vie. C’est aussi faire le choix d’apprendre à repérer un maximum de moments de bonheur dans une seule journée, l’entraînement se faisant un jour à la fois. La bonne nouvelle donc, c’est que cette disposition peut s’acquérir comme n’importe quelle autre compétence comportementale : avec de la discipline, tout simplement.

La bonne nouvelle aussi, c’est que la gratitude pratiquée régulièrement peut nous apporter de nombreux avantages sur les plans physique, psychologique et spirituel. C’est ce que des chercheurs en psychologie de l’UC Davis (Université de Californie Davis), Robert Emmons et Michael McCullough ont démontré à travers de multiples expériences ayant pour objet la gratitude ! Ils ont fait appel à plusieurs centaines de personnes qu’ils ont divisées en trois groupes. Le premier tenait le journal de ses expériences quotidiennes ; le deuxième, seulement des expériences désagréables ; tandis que dans le troisième, chacun devait dresser la liste des événements dont il pouvait être reconnaissant. Dix semaines plus tard, ce dernier groupe présentait l’état général le plus positif, enthousiaste au quotidien et optimiste sur l’avenir. Mieux encore : ces personnes signalaient moins de soucis de santé et prenaient davantage soin d’elles-mêmes, notamment par la pratique d’activités sportives. Les chercheurs ont aussi constaté une baisse du niveau de stress, une meilleure qualité du sommeil, une plus grande détermination, une performance accrue et une chute du risque de dépression.

Le mécanisme de la gratitude

Pour comprendre comment la gratitude peut agir sur notre état général, il faut se souvenir que ce sentiment active certaines zones spécifiques du cerveau au niveau du tronc cérébral et du cortex, et stimule la production de dopamine et de sérotonine. La dopamine est surnommée l’hormone du plaisir. C’est elle qui intervient dans les mécanismes de récompense et de renforcement. En effet, lorsque nous faisons quelque chose qui nous procure du plaisir, nous aurons tendance à vouloir reproduire ce comportement encore et encore pour ressentir encore plus de plaisir… C’est un peu ce que font les dresseurs d’animaux en leur donnant de la nourriture chaque fois que l’animal accomplit un comportement qu’on veut voir répété chaque fois que désiré.

Ainsi, plus je suis reconnaissant (même si je n’en ai pas envie au départ), plus je sécrète de la dopamine à partir du tronc cérébral. Plus la dopamine est sécrétée, plus le cerveau est « récompensé ». Plus le cerveau est récompensé, plus il va avoir tendance à renforcer le comportement à l’origine de cette récompense. Du coup, ce comportement devient une habitude de plus en plus facile à entretenir et à répéter… Je serai encore plus dans la reconnaissance et la gratitude, ce qui m’entraînera dans un cercle de plus en plus vertueux.

Quand on sait en plus que la dopamine est un tonifiant qui augmente le rythme cardiaque, on comprend que cette habitude de la gratitude procure encore plus d’énergie et de motivation, ce qui rend l’apprentissage de la reconnaissance encore plus facile et léger.

Quant à la sérotonine, on sait qu’il s’agit d’une hormone qui régule notre cycle biologique. Plus son taux est élevé, mieux nous dormons, plus nous mangeons de manière adaptée et plus grande est notre énergie pour fonctionner dans une journée. Mais ça va plus loin. On s’est rendu compte qu’un taux élevé de sérotonine favorisait la production spontanée de pensées positives apportant à l’individu douceur et joie de vivre… Alors qu’au contraire, un taux faible de ce même neurotransmetteur favorise l’apparition de pensées suicidaires, d’agressivité et de dépression.

En résumé, vous vous rendez bien compte que plus nous cultivons la gratitude, plus nous retirons des bénéfices physiologiques et psychologiques qui, à leur tour, nous pousserons à reproduire davantage cette attitude de reconnaissance à l’égard de la vie et cette capacité d’émerveillement des moindres choses de l’existence.

Concrètement, quelques pistes…

Comme le disait Martin Seligman (le fondateur de la psychologie positive), nous pouvons passer à côté de la vie si nous n’entraînons pas notre esprit à percevoir ce qu’il y a de gratifiant et de joyeux plutôt que nous concentrer seulement sur les difficultés. À nouveau, cette dimension d’entraînement va être centrale si vous voulez relever le défi que je vous lance ce mois-ci. Et comme pour tout entraînement, il faudra y aller progressivement…

Première étape : entraînez-vous à identifier chaque jour trois petites choses qui pourraient être une source d’émerveillement pour vous. Même si ça vous paraît ridicule, dites-vous que c’est la régularité qui comptera, et non la nature des choses qui vous émerveilleront. Vous pouvez vous émerveiller d’être encore en vie, vous émerveiller d’avoir de l’eau courante dans votre salle de bain, vous émerveiller que votre train est arrivé à l’heure, vous émerveiller de la beauté d’une photo publicitaire sur le mur de votre ville, vous émerveiller du regard qu’un enfant a posé sur vous… L’important sera de chercher activement au moins trois raisons de vous émerveiller !

Deuxième étape : impliquer votre entourage proche à faire de même ! Faites cela comme un jeu en famille, ou à la pause café à votre travail… Chacun étant invité à partager aux autres membres du groupe ses trois sources d’émerveillement. Souvenez-vous, en faisant cela, vous augmenterez la production de dopamine, ce qui apportera à votre cerveau un mécanisme de récompense et de renforcement qui fera que ce jeu deviendra de plus en plus facile et stimulant ! De plus, en pratiquant cela en groupe, il vous sera encore plus facile de pratiquer un entraînement régulier…

Troisième étape : comme dans l’expérience menée par Robert Emmons et Michael McCullough, procurez-vous un carnet de gratitude dans lequel vous noterez tous les événements pour lesquels vous éprouvez de la gratitude et de la reconnaissance. Ce carnet pourrait être complété chaque soir avant de vous coucher. Vous verrez, en quelques semaines, vous serez complètement transformé(e) positivement.

Quatrième étape : rédigez une lettre de gratitude pour chaque personne avec laquelle vous êtes dans une relation privilégiée (conjoint(e), parent, enfant, collègue, collaborateur(trice), ami(e)). Dans chacune de ces lettres, attachez-vous à exprimer à l’autre à quel point sa présence dans votre vie fait une véritable différence, à quel point vous appréciez qui il (ou elle) est ! Nous ne prenons jamais assez le temps de dire à ceux qui nous sont chers à quel point nous les aimons et nous les apprécions…

Cinquième étape : rendez visite à chacune des personnes pour leur lire en direct votre lettre de gratitude. Vous verrez, cette démarche est une des plus puissantes pour créer les conditions d’une meilleure vie pour vous et pour votre entourage !

A vous de jouer à présent…

Une fois de plus, même si ce défi est le dernier défi que je tenais à vous lancer, rappelez-vous que ces dix défis peuvent constituer les dix piliers de votre nouvelle hygiène de vie. À ce titre, dites-vous aussi que ce processus ne prendra jamais fin et que chaque jour, la Vie vous relancera les mêmes challenges, jusqu’à ce que tout cela devienne une habitude complètement intégrée. Enfin, n’oubliez jamais que plus vous vous créerez les conditions d’une meilleure vie, plus vous deviendrez contagieux pour votre entourage, qu’il soit personnel ou professionnel. C’est ainsi que vous aussi, vous ferez une différence dans la vie des autres. Au moment où il est temps pour moi de me retirer de cette rubrique sur la pointe des pieds, c’est le vœu le plus cher que je formule à votre égard. Soyez heureux. Et prenez bien soin de vous et de votre vie !

Jean-Jacques Crèvecoeur

Voyage en Sidabsurdie

Si vous lisez Néosanté depuis un certain temps, vous savez ce que nous pensons du sida : s’il existe – ce que certains scientifiques contestent – , le VIH n’est nullement la cause du syndrome d’immunodéficience acquise. Il est tout au plus un cofacteur de l’effondrement immunitaire, comme l’avait admis le Pr Luc Montagnier avant de se défiler et de se reconvertir dans la médecine alternative. Cette maladie prétendument infectieuse et contagieuse a déjoué tous les pronostics apocalyptiques et ne s’est jamais muée en épidémie, contrairement à ce qu’on veut toujours nous faire croire. Le sida, c’est la plus grande escroquerie médico-commerciale de l’ère moderne ! Dans notre mensuel (numéros 4, 17, 28 et 53, entre autres) , nous avons déjà  expliqué en long et en large comment ce mythe s’est élaboré et comment il a continue à mystifier les foules copieusement désinformées. Et dans Néosanté Hebdo, j’ai épinglé de temps en temps (notamment ici ) certains aspects de cette intoxication médiatique. Cette année, je voulais passer mon tour et ne plus  vous fatiguer avec ça. Mais à l’approche de la Journée Mondiale de lutte contre le sida,  je suis  tombé sur des articles qui m’ont une nouvelle fois interpellé tant ils étaient truffés d’incohérences et de sottises. Je ne peux donc pas m’empêcher  de revenir encore une fois sur  ce pseudo fléau  en relevant trois grandes « sidabsurdités » lues dernièrement dans la presse. C’est ma façon à moi de célébrer le 1er décembre….

Les séropositifs devraient pulluler

Je lis ceci dans mon journal favori : « « Quelque 35% des personnes VIH + sont diagnostiquées tardivement. Et le temps moyen estimé séparant l’infection du diagnostic VIH est de 2,15 années. Période durant laquelle le séropositif qui s’ignore peut, à son insu, contaminer jusqu’à huit à douze personnes ».  Sans être statisticien, on perçoit tout de suite qu’il y a comme un problème : si ces chiffres étaient vrais, les séropositifs courraient les rues ! En Belgique, par exemple, il y a environ 1000 tests positifs par an.  Les 350 personnes découvrant tardivement leur état sont censées avoir infecté chacune 5 partenaires par an, lesquel(le)s ont à leur tour contaminé 5 autres « victimes », et ainsi de suite. Au bas mot, il devrait y avoir des milliers de nouvelles infections annuelles ! Sortie de nulle part, cette évaluation de 35 % de patients ignorants (l’OMS parle de 40  à 50%) a été martelée pour promouvoir l’autodépistage et faire ainsi gonfler la clientèle des trithérapies. Avec le test-minute autorisé en France et en Belgique, gageons que ces deux pays vont enregistrer une forte hausse des ventes d’antiviraux dans les prochaines années.

Les sidas déclarés devraient augmenter

Le plus aberrant, c’est que ces statistiques de « séropositivité ignorée » côtoient l’affirmation selon laquelle le recul du sida serait imputable au succès des trithérapies. On nous dit que ces médicaments sont indispensables pour rester en bonne santé, et dans le même temps on nous explique que 35 à 50% des porteurs du virus ne se soignent pas puisqu’ils ne se savent pas infectés. Bonjour la contradiction ! En toute logique, de nombreux séropositifs « tardifs » devraient être découverts au stade de l’immunodéficience sévère, avec  son cortège de maladies opportunistes typiques. Or c’est exactement le contraire qui se passe.  Les cas de sida déclarés  sont en très forte diminution  et les pathologies associées (sarcome de Kaposi, pneumocystose…) se raréfient. En Belgique, on a même fermé des ailes hospitalières entières par manque de malades ! La seule façon de masquer cette incohérence flagrante,  ainsi que la précédente, c’est de traiter les séropositifs avant même qu’ils le soient. Ainsi, les « experts » pourront prétendre que la médicalisation fait reculer à la fois l’infection et l’immunodépression.  Bingo, Big Pharma a précisément inventé le Truvada, ce médoc que les personnes à risques sont incitées à consommer préventivement.  Le crime sera bientôt parfait et la fausse épidémie sera ainsi accréditée par les fausses victoires  sur un faux coupable.

Les femmes devraient égaler les hommes

Le marché du sida se cherche néanmoins de nouveaux débouchés. Ainsi, depuis quelques années, on nous « informe » que les contaminations se font de plus en plus souvent par rapport hétérosexuel. Dans le journal Le Monde, j’apprends par exemple qu’en France,  56% des personnes ayant découvert leur séropositivité ces dernières années auraient été infectées par un partenaire de sexe opposé. Moi, je veux bien. Mais à ce que je sache, rien ne permet de le prouver. La médecine n’a jamais filmé un virus en train de s’implanter en terrain étranger. Ces statistiques résultent d’anamnèses escamotant un peu vite la bisexualité inavouée, l’homosexualité cachée et la toxicomanie discrète. Mais admettons que ce soit une réalité et que le sida soit en train de s’ « hétérosexualiser ». Dans le même quotidien, on me précise que la contamination intersexuée concerne 37% des hommes et  98% des femmes diagnostiqué(e)s. Normal puisque, selon la théorie classique,  le sperme contamine beaucoup plus facilement que le sang via les muqueuses blessées.  Mais c’est justement là que réside l’anomalie : comme les couples hommes/femmes ne sont pas fans du préservatif (on n’arrête pas de nous le dire en le déplorant) et que la gent masculine est hautement contagieuse, il devrait y avoir beaucoup plus de séropositives qu’il n’y en a. Or,  c’est une constante depuis les débuts de la soi-disant épidémie,  l’écrasante majorité des HIV + sont des hommes. Et parmi eux, la proportion d’ HSH (hommes ayant des relations avec des hommes) demeure également très majoritaire. Si on retranche les ressortissantes africaines venues se faire soigner en Europe, le pourcentage de porteuses « autochtones » est même ridiculement bas (7%. en France).  En Belgique, c’est toujours la même poignée de témoins féminins que les médias exposent depuis 30 ans. Où sont donc toutes les autres ?  Si le HIV était sexuellement transmissible, l’égalité des sexes, ou du moins une tendance vers la parité,  devrait être de mise en matière de séropositivité et de sida déclaré. Comme ce n’est  manifestement pas le cas, il crève les yeux que l’hypothèse virale est une absurdité.

Mon défi tient toujours

Pour conclure ce bref survol d’un nid de canards,  j’aimerais rappeler le défi que j’ai lancé en 2002 dans mon ancien magazine BIOINFO (cliquez ici pour en prendre connaissance).  Dans cet éditorial, je demandais aux partisans de la thèse officielle de me présenter  un(e) seul(e) sidéen(ne)  hétérosexuel(e) ayant déclaré la maladie et qui ne soit ni drogué, ni hémophile, ni polytransfusé, ni traité à l’AZT, ni originaire d’un pays du Tiers-Monde où il (elle) aurait eu à souffrir d’un manque d’hygiène élémentaire. Aujourd’hui, je rajouterais : ni traité aux antirétroviraux, ni ayant subi répétitivement des antibiothérapies à large spectre, ni consommateur de poppers, ces   petites bouteilles contenant un psychostimulant prisé des gays et suspecté par les « repenseurs du sida » d’être le principal facteur causal de la maladie en Occident. Bien sûr, ça fait beaucoup de « ni » et ça limite très fort le panel potentiel, surtout par le fait de la médicalisation généralisée.  Mais un(e) tel(le) patient(e) ne doit pas être impossible à trouver puisque beaucoup de séropositifs sont hétéros,  ignorent leur état et ne se soignent pas (encore). Donc je maintiens ma demande de pouvoir  rencontrer une telle personne immunodéprimée. Et si elle existe, je réitère mon engagement à confesser publiquement mon erreur dissidente et à renoncer au journalisme en guise d’expiation. Ce ne serait pas une pénitence car je suis vraiment lassé de voyager en Sidabsurdie.  Qui aura la bonté de m’obliger à changer de boulot ?

 

Yves Rasir

La vérité sur les caries dentaires

La semaine dernière, ma fille cadette de 15 ans passait une visite de contrôle chez sa dentiste. Rien à signaler, pas l’ombre d’une carie à l’horizon. Moi, à son âge, j’avais déjà les molaires en gruyère. D’un côté, ça ne m’a guère étonné car ses deux sœurs aînées sont également dotées d’une excellente santé dentaire. Mais d’un autre côté, ça m’a épaté car la troisième n’a pas du tout les mêmes habitudes alimentaires que les deux premières.  Elle ne mange aucun légume, très peu de fruits, engouffre des tonnes de bonbons et  engloutit des hectolitres de boissons sucrées. Cette ado sait qu’elle ne doit pas me demander des sous pour un Mac Do mais elle profite allègrement de ma tolérance éducative pour s’alimenter n’importe comment. Outre les sucreries, elle se nourrit  abondamment de pain, pâtes, crêpes, gaufres, chips, pizzas et autres dürüms. Bref,  un régime très éloigné du modèle paléo ! Si elle n’était pas en même temps une grande sportive, je ne pense pas que l’origine essentiellement bio de ses menus pourrait compenser leur pauvreté nutritionnelle.  Selon Weston.A.Price,  pareille malbouffe devrait faire le lit de multiples caries.

Pour info ou pour rappel,  Weston Andrew Price (1870-1948)  est ce stomatologue canadien qui a émis la théorie selon laquelle la nutrition moderne serait  éminemment cariogène.  Il a parcouru le monde pour étudier les dentures de peuplades primitives et il a constaté que les générations les plus anciennes, qui n’avaient pas accès aux produits modernes (farines raffinées, boites de conserve, confiseries, etc) avaient des dents parfaitement droites et ne présentaient presque jamais de caries. Il constata également que le fait d’introduire « la nourriture de l’homme blanc » dans ces populations générait rapidement le rétrécissement  de la mâchoire et la dégradation de la dentition.  Son œuvre majeure, illustrée de photos comparatives impressionnantes,  a été publiée en 1939 sous le titre « Nutrition and physical degeneration ». Peu connus en Europe, les travaux de Price ne sont pas passés inaperçus aux Etats-Unis, où une fondation continue à propager ses idées.  De nombreux dentistes s’en inspirent pour préconiser un régime alimentaire excluant les aliments raffinés et favorisant une reminéralisation de l’organisme. Selon cette théorie, en effet,  la détérioration dentaire serait principalement due au raffinage du sucre et des céréales,  procédé qui appauvrit les aliments en minéraux et oligo-éléments.

Pour la dentisterie classique, l’explication du phénomène carieux est sensiblement différente : un déficit en un seul minéral, le fluor, se conjuguerait avec l’action délétère des sucreries pour installer la plaque dentaire. Composé de sucres et de bactéries, cet enduit collant et incolore serait la cause principale des caries et des maladies des gencives. Comme ce biofilm peut se calcifier et se transformer en tartre, il est recommandé  de l’éliminer quotidiennement et de procéder régulièrement à un détartrage. Selon cette vision orthodoxe, l’ennemie à combattre est  en dernier ressort la bactérie  puisque celle-ci participe en apparence au « forage » de l’émail et de la dentine. Le succès actuel des bains de bouche repose précisément sur leur puissance antibactérienne alléguée. À la télé, l’autre jour,  j’ai vu une publicité vantant la capacité d’une marque à éliminer 97 % de la flore buccale ! Quant aux brosses et aux dentifrices,  leur mission antibiotique indirecte consiste à combattre la plaque dentaire et donc à détruire ce nid à bactéries.  La théorie pasteurienne du germe coupable règne sans partage  chez les dentistes, si ce n’est que certains préfèrent attaquer l’accusé avec des produits naturels comme les huiles essentielles. Les plus engagés sur la voie holistique intègrent la notion de terrain chère à Weston Price et recommandent à la fois l’hygiène alimentaire et l’hygiène dentaire pour prévenir la formation de caries.  Et si tout ce beau monde faisait erreur ?

Ces deux théories matérialistes ne peuvent suffire à éclairer le processus carieux. D’autant qu’elles se contredisent entre elles !  Weston A. Price a observé que les peuples premiers arboraient une dentition parfaite malgré l’absence totale d’hygiène « à l’occidentale ».  C’est donc l’indice que la santé des dents ne repose pas sur leur nettoyage obsessionnel. Personnellement, je connais un médecin qui ne s’est jamais lavé les dents et qui a fait sa première carie à 48 ans ! J’ai aussi un ami originaire  d’une région très pauvre en Italie  et qui n’a découvert le dentifrice qu’en arrivant en Belgique : il n’en a jamais acheté et n’en a pourtant jamais  souffert. À l’âge de 70 ans passés, ses 32 dents sont encore intactes ! Quant à l’hypothèse alimentaire, elle se heurte à une réalité « diététiquement incorrecte », à savoir que la génération junk-food n’est pas plus cariée que la précédente. N’en déplaise à Mister Price et à ses héritiers, ma fille et la plupart des filles de son âge ne jurent que par le pain blanc,  le riz blanc ou le sucre blanc. Si elles étaient vraiment minées par cette alimentation raffinée, le rituel de brossage avec des pâtes fluorées ne pourrait contrebalancer les carences et leurs sourires seraient ravagés.  Puisque ce n’est pas le cas,  il tombe sous le sens que les véritables causes de la carie se situent ailleurs. Où ? Dans le vécu psycho-émotionnel, pardi !

La grande erreur de Weston. A Price, c’est d’avoir  focalisé se recherches sur l’alimentation et sur le passage de la nourriture traditionnelle à la nourriture industrielle. Or,  ce changement n’est qu’une facette d’un profond bouleversement,  celui de la colonisation et de l’asservissement à l’envahisseur. Par exemple, les indigènes brésiliens pouvaient manger du suc de canne à sucre tant qu’ils voulaient. C’est lorsqu’ils sont devenus esclaves dans  les plantations que leur santé dentaire a soudainement empiré. Plus que la farine blanche, l’homme blanc a imposé sa domination aliénante.  Inversement, en Occident,  l’émancipation sociale apportée par le progrès économique a pu jouer un rôle  positif pour la santé dentaire : quoi qu’en disent les pourfendeurs de l’alimentation moderne,  il y a  quand même moins  de vieillards édentés qu’autrefois.  Grâce à Colgate et Oral-B ? Que nenni ! On nous bourre le crâne depuis des décennies avec la théorie microbienne, mais celle-ci est démentie par la réalité clinique : il arrive que des caries se développent là où il n’y a pas de plaque dentaire,   par exemple sur la pointe des canines. À cet endroit, il n’y a pas non plus de débris alimentaires résiduels, pas de contact interdentaire serré, bref aucun des arguments classiques qui puissent « justifier » une carie. Autre mystère  que la dentisterie officielle est bien en peine d’expliquer : la pathologie carieuse symétrique, à savoir l’apparition de caries exactement au même endroit à gauche et à droite, sur les dents qui se font face.  Sans oublier le constat fréquent que de gros consommateurs de sucre conservent pourtant une dentition impeccable.  Dans un article publié naguère dans Néosanté, le Dr Christian Beyer confiait que «  toutes ces manifestations saugrenues de la carie » l’avait conduit, par probité scientifique, à «  déclarer inexacte la loi bactérienne sur la carie ». Je vous invite à (re)lire ce texte courageux et lucide en cliquant ici.

En définitive, seule l’approche psychosomatique permet de comprendre la carie. Celle-ci est la  somatisation d’un conflit intense de dévalorisation. Pour la médecine nouvelle  du Dr Hamer, ce conflit est relié à un ressenti où l’individu est dans l’impossibilité de donner libre cours à son agressivité. Puisque qu’il ne peut pas « mordre » au sens réel et figuré, la solution biologique du cerveau inconscient consiste à creuser la dent et à  la rendre inefficace pour la morsure. Pour d’autres acteurs du décodage, la dent ne sert pas seulement à mordre mais également à attraper la nourriture et à broyer les aliments, donc sa souffrance pourrait exprimer une impuissance à satisfaire ses besoins matériels ou ceux de son clan. Pour d’autres encore, dont le Dr Beyer, la dentition  participe d’une « adaptation verbale » et serait  le  siège de ressentis relationnels, voire d’ordre spirituel.  Le point commun de ces différentes lectures,   c’est qu’il n’y aurait pas de carie sans  un profond sentiment d’être dévalorisé. Bien sûr, chaque dent est différente et raconte une histoire différente. Chaque carie reflète même une tonalité conflictuelle particulière en fonction de  la partie touchée. C’est pourquoi les ouvrages de décodage dentaire (voir notre médiathèque Néosanté) sont-ils extrêmement fouillés.

Pour en revenir à ma fille, je ne pense donc pas du tout que sa bonne hygiène soit le motif  majeur de sa belle santé dentaire. Si elle n’a toujours pas fait de caries,  c’est plutôt parce qu’elle est bien dans sa peau et qu’elle n’a pas de raison de se dévaloriser. Bonne élève et sportive accomplie, elle jouit de surcroit d’un contexte familial où ses talents et son tempérament sont appréciés à leur juste valeur.  Elle a des tas d’amies qui lui renvoient également une image d’elle-même valorisante. Bref, je la crois bien partie pour échapper à la fraiseuse et ne pas faire la fortune de la dentiste !  Pour autant, je ne la décourage pas de se brosser les dents matin et soir. Comme dit le Dr Beyer,  cette habitude est positive dans la mesure où on l’accomplit par amour de soi et non par hantise de la carie.  Et comme ill’écrit joliment à la fin de son article, «  se brosser les dents, c’est comme offrir de l’air frais pour l’esprit et une caresse pour le cœur » : ne sous-estimons pas non plus l’impact psycho-émotionnel de cet automassage rafraîchissant ! Enfin, je continue à mettre ma fille en garde contre ses moeurs alimentaires.  Qu’ils soient lents ou rapides, les  sucres ne sont pas les amis des quenottes. Et quand  les dentistes « Westonpriciens » prétendent prévenir et  même guérir les caries par l’application d’un régime de type paléolithique, je veux  bien  les croire.  Ce qui importe, c’est de prendre conscience que tous les maux de dents sont préalablement des « maux dedans ». Et que les caries sont d’abord des blessures de l’âme avant de creuser leurs galeries.

 

Yves Rasir

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Trump ou la rançon des tromperies

Donald Trump à la Maison-Blanche ! Rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans un décryptage socio-politique du triomphe-surprise de Mr Atout (Trump signifie  en effet atout en anglais, et to trump signifie triompher).  It’s not my job. Je laisse la « grande presse » se contorsionner pour nous expliquer à la fois pourquoi elle n’a rien vu venir et pourquoi cette victoire imprévue était hautement prévisible. En revanche, je me sens habilité à risquer une hypothèse valable également de ce côté-ci de l’Atlantique : les gens votent populiste parce qu’ils en ont marre aussi du « quatrième pouvoir » et  de ses mensonges perpétuels. De l’invasion de l’Irak en 2003 au mic-mac syrien en passant par la pseudo-révolution ukrainienne, les exemples sont légion de dossiers où les médias occidentaux ont avalé tout cru le discours officiel pour nous le régurgiter au mépris de la vérité. Passant de l’info à l’intox, nombre de journaux et télévisions se laissent manipuler et ne se rendent même plus compte que le citoyen lambda est mieux informé en naviguant sur la toile. Dans les méandres du web, on trouve le pire (les complotisme et ses délires) mais aussi le meilleur, à savoir des sources journalistiques fiables et indépendantes. Au lieu de prendre tous les électeurs de Trump pour des demeurés, on devrait se demander  si nombre d’entre eux ne sont pas aussi des lecteurs (mieux) éclairés et aptes à sanctionner les menteurs qui les gouvernent et les désinforment. Mon back-ground étant limité en matière de géo-stratégie, je vais prendre deux  exemples de tromperies médiatiques dans un  domaine que je connais mieux,  celui  de la santé.

Le premier cas d’école est celui du virus zika. Après  la grande escroquerie du sida, la grande farce de la grippe A/H1N1 et  la grande « ébolarnaque » (Voir les archives de Néosanté), les médias conventionnels  ont diffusé cette année le nouvel épisode du feuilleton   « méga menace virale mondiale ». Damme, un germe hyper contagieux et capable de provoquer d’affreuses malformations chez les bébés de mères infectées ! Même des journaux et infolettres de médecine naturelle ont gobé le bobard et ont versé dans la surenchère catastrophiste.  Je ne vais pas  répéter ce que j’ai écrit il y a quelques mois ici, ici et ici dans une série intitulée « Non au zikalarmisme ». Je n’en retire pas une ligne mais j’y ajoute un élément factuel récent : la preuve est faite que les médias nous ont menti !  Neuf mois après que le virus Zika ait été déclaré comme « urgence de santé publique de portée mondiale » par l’OMS, celle-ci continue à affirmer un lien causal entre l’infection virale et l’apparition de microcéphalie chez les bébés.  Les faits infligent pourtant un démenti cinglant à ce  « consensus scientifique » : alors que l’épidémie  a touché 650.000 personnes en Amérique latine, dont plusieurs dizaines de milliers de femmes enceintes, elle n’est pas synonyme partout d’une hausse des malformations congénitales. Par exemple, le Honduras n‘en a recensé qu’une seule pour 32.000 contaminations et le Vénézuela zéro pour 61.000 cas déclarés. En comparaison,  le virus a touché  310.000 personnes  au Brésil et y aurait  causé plus de 2.000 microcéphalies. C’est statistiquement aberrant, d’autant que 75% des bébés latinos « abîmés » proviennent d’une même région, à savoir le Nordeste brésilien.  Tous ces chiffres émanent des Nations-Unies et ont été repris par un article du Washington Post évoquant la « perplexité des experts » (Cliquez ici pour le lire) . Or, de toute évidence, ces experts se sont complètement plantés ! Au lieu de faire amende honorable et  d’admettre avoir  trompé ses lecteurs, le quotidien US a seulement ajouté un soupçon d’eau à la grosse soupe qu’il  sert au complexe chimico-pharmaceutico-industriel. Or, pour rappel, ce dernier a largement financé la campagne d’Hillary Clinton….

Deuxième exemple de grande manœuvre désinformative : la sécurité des vaccins. Chez Oncle Barak comme en Europe, celle-ci « ne se discute pas » aux yeux des politiciens et de  leurs valets médiatiques. Aux États-Unis, il est même question de supprimer totalement la liberté vaccinale, d’obliger les parents à se plier aux ordres et de leur retirer la garde des enfants s’ils refusent de respecter le calendrier d’immunisation forcée. Certains états ont déjà voté des lois dans ce sens. Chez nous, cette dérive autoritaire est déjà bien engagée, mais elle fait figure de révolution dans une Amérique très à cheval sur les libertés individuelles. Or, au lieu d’en creuser les enjeux et d’en vérifier le bien-fondé, les canaux d’info conformistes promeuvent activement ce tournant liberticide. En tout cas, ils ne relaient pas les travaux  qui interrogent les dogmes vaccinalistes et  ils laissent peu de place aux associations antivaccins. Parmi les griefs que celles-ci formulent, il y a le risque d’infliger plusieurs vaccins à un nourrisson lors d’une même visite. Un enfant de huit semaines peut recevoir jusqu’à dix valences différentes en une seule fois, ce qui met à mal son système immunitaire immature et décuple le danger de réaction indésirable. On ne compte plus les histoires déchirantes de nouveau-nés qui ont reçu ce cocktail vaccinal et qui subissent  peu après des lésions cérébrales irréversibles, ou qui meurent dans les semaines suivant l’injection fatale. Pures coïncidences temporelles, répètent invariablement les grands prêtres de la religion pasteurienne. Et c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de preuves scientifiques permettant d’incriminer les vaccinations multiples. C’est pourquoi l’enquête effectuée l’été dernier par le journaliste médical indépendant Neil Z. Miller revêt une grande  importance: son travail d‘investigation met en lumière un lien très fort entre le nombre de vaccins reçus et des complications de santé. 

Publié par une revue médicale et intitulé « La combinaison de plusieurs vaccins pour enfants au cours d’une seule visite n’est pas sans danger », l’article de Miller (*)est fondé  sur les données du VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), le système officiel de vaccinovigilance aux Etats-Unis. Après analyse de 38.801 rapports du VAERS,  le journaliste a calculé que sur les 969 nourrissons ayant reçu deux doses de vaccins,  107 d’entre eux avaient dû être hospitalisés, soit un taux d’hospitalisation de 11%. Parmi les 1959 bébés qui ont reçu trois doses de vaccins, 243 ont dû être hospitalisés, soit 12,4%. Pour quatre doses, ce pourcentage grimpait à 14,4 %, à 14,5% pour cinq doses, 16,1% pour six doses,  19,1% pour 7 doses et 23,5% pour huit doses. Bref, le taux d’hospitalisation a augmenté linéairement de 11% entre le seuil de 2 doses et le plafond de 8 doses.  C’est la démonstration difficilement réfutable que plus un nourrisson reçoit de vaccins dans la même seringue, plus il est susceptible de faire des réactions indésirables. Au point d’en mourir ?   Neil Z. Miller et son équipe ont également analysé les chiffres de décès. Chez les nourrissons ayant reçu entre une et quatre doses de vaccin, le taux de mortalité était de 3,6%. Chez ceux qui avaient reçu entre cinq et huit doses,  ce taux était de 5,4%,  soit une hausse statistiquement très significative de 50 % ! Autrement dit, il y a un rapport très clair entre le nombre de valences injectées et celui des issues mortelles. Et quand l’épidémiologie fournit  des données d’une telle clarté, on ne peut que soupçonner un lien de causalité.

Miller a d’ailleurs complété sa démonstration en se demandant si les nourrissons de moins de six semaines qui recevaient plus d’un vaccin étaient davantage susceptibles de souffrir de réactions adverses que les bambins âgés de plus de six mois. De fait : le journaliste a découvert que non seulement l’âge des enfants déterminait si oui ou non ils couraient un risque sanitaire supplémentaire, mais qu’il déterminait aussi le risque de les voir mourir  prématurément. Les décès enregistrés chez les tout petits (6,1%) étaient  presque trois fois plus nombreux que ceux des plus grands (2,1%) ! Conclusion  imparable de l’étude : « Les nourrissons qui ont souffert d’un événement indésirable rapporté au VAERS étaient d’avantage susceptibles d’être hospitalisés et de mourir s’ils étaient plus jeunes au moment de la vaccination. » Vu d’Europe, ce travail d’enquête donne largement raison à la croisade du professeur Henri Joyeux réclamant le retour des trois préparations obligatoires au lieu des vaccins  pentavalents ou hexavalents  imposés par les firmes avec la complicité des autorités. Mais au-delà de ce combat timoré, l’étude de Miller met en cause tous les vaccins puisque le danger de les additionner  et leur action délétère sur l’immunité des jeunes bébés sont  désormais hautement probables, sinon avérés. C’est le principe même de la vaccination, et non seulement ses excès,  qui devrait faire l’objet  d’une vraie remise en question.

Bien sûr, aucun « grand média » américain ou européen n’a répercuté le travail de Miller.  Ici et là-bas, la consigne est de censurer les voix dissidentes. Seulement voilà : à l’heure d’internet, ce filtrage n’est plus aussi efficace qu’avant. Aux USA, les électeurs curieux auront appris que Robert de Niro, acteur très remonté contre  Donald Trump (« J’aimerais lui casser la gueule », a déclaré la star hollywoodienne) a dû déprogrammer il y a quelques mois de son festival un film documentaire associant vaccination ROR  et risque d’autisme.  A contrario, les mêmes électeurs auront noté l’aveu public par Donald et Mélania Trump qu’ils se méfiaient des vaccins  et qu’ils ne les avaient d’ailleurs pas administrés à leur fils William (Si vous ne le saviez pas, lisez ceci ). Il est donc probable que le milliardaire populiste a  engrangé les votes des parents attentifs à cette problématique et aux questions de santé en général.  Je suis abonné à bon nombre de sites et infolettres américaines sur les médecines naturelles, et je peux vous certifier que leurs éditeurs étaient majoritairement moins favorables à Hillary Clinton qu’à son adversaire. La victoire de Trump, c’est aussi la manifestation d’un ras-le-bol vis-à-vis d’un système médical inféodé à Big Pharma.  C’est aussi la rançon des tromperies orchestrées en cercles fermés avec la bénédiction d’un quatrième pouvoir discrédité. Pour éviter la « trumpisation » de nos sociétés, la meilleure recette consiste  à exiger et à faire émerger toutes les vérités camouflées. Surtout dans un domaine aussi primordial que la santé.

 

Yves Rasir

(*) Neil Z.Miller : «  Combining Childhood Vaccines at One Visit is not Safe »  Journal of American Physicians and Surgeons – Volume 2 1 Number 2 Summer 2016

La mort n’est pas un avenir

Cette semaine, je vous laisse en compagnie de Jean-Philippe Brébion, dont je vous offre en primeur le texte de sa rubrique à paraître dans le numéro de décembre de Néosanté. D’un part parce que le thème de cet article est de saison, d’autre part parce que sa lecture m’a enthousiasmé : jamais je n’avais lu une réflexion  aussi pertinente sur la mort et sur la peur qu’elle inspire. En résumé, notre collaborateur explique que la hantise de la mort est absurde puisque celle-ci est au coeur de la vie, qu’elle en est même la condition indispensable et certainement pas l’antithèse. Sans le phénomène d’apoptose, un être vivant ne pourrait pas le rester.  Partant, le concepteur de la Bioanalogie nous invite à considérer le passage de vie à trépas comme un moment de transformation et de naissance à autre chose. Puisqu’elle est vitale, la mort  est un instant présent  et ne peut en aucun cas être un futur ! À la fois profond et simple à comprendre, cet article est à mon avis  un petit-chef d’œuvre de discernement à partager largement. Comme il le fait chaque mois dans sa rubrique, Jean-Philippe Brébion nous éclaire sur « l’évidence du sens » en opérant  une subtile synthèse entre les découvertes de la psychobiologie, les avancements de la science et les principes fondamentaux du bouddhisme.  Je suis fier  et heureux que l’auteur de l’Empreinte de l’âme et de l’Empreinte de naissance participe à l’aventure Néosanté depuis ses débuts et qu’il continue fidèlement à y contribuer.

À propos de livres, je vous rappelle que tous les ouvrages de Jean-Philippe Brébion sont disponibles dans la boutique de notre site,  dans la catégorie « Médiathèque Néosanté ». Et je vous signale que nous venons de rentrer son dernier opus intitulé « Vie ou survie ? Le principe de la maladie comme voie de guérison ». Dans ce premier tome,  Jean-Philippe propose une lecture analogique du système osseux et articulaire. Encore une série de bouquins pour décoder le corps humain et ses problèmes de santé ? Non pas. Selon ce point de vue original, la maladie exprime ce que nous ne savons pas vivre en conscience, il nous propose donc de l’appréhender, non en termes de « conflit »,  mais en termes d’expression créative.  L’approche bioanalogique va au-delà du  « décodage » des pathologies. C’est en effet une vision différente qui les interprète en dehors de toute dualité et de toute causalité. Comme des invitations à passer de la survie à la Vie et à vivre en conscience son talent créatif. On retrouve là encore l’heureuse fécondation de la biologie totale par la physique quantique et la philosophie bouddhiste.  Jean-Philippe Brébion enseigne sa façon de voir à travers de nombreuses conférences et ateliers organisés en France, en Belgique ou au Québec. Nous mentionnons l’intégralité de ses activités dans le « Décod’Agenda » de la revue Néosanté.

À propos d’activités, Jean-Philippe Brébion est aussi l’organisateur des « Congrès de Bionalogie ».  La deuxième édition a lieu très prochainement, les 19 et 20 novembre 2016 à Bordeaux.  Sur le thème  du «  Nouveau paradigme de la réalisation de soi » Jean-Philippe y a convié le  célèbre professeur des sciences Ervin Laszlo, la philosophe Gyorgyi Szabo et le maître tibétain TK Lochen Tulku, grand érudit du bouddhisme.  Je ne sais pas s’il reste encore des places, mais je crois que ces deux journées de rencontres et de conférences vaudront la peine d’être vécues. Pour plus d’info sur cet événement, cliquez ici . De mon côté, je vous invite à lire et à méditer l’article reproduit ci-dessous. La mort est un passé et un présent qui n’ont aucun avenir !

 

Yves Rasir

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La mort n’est pas un avenir

 

Depuis quelques temps, les catastrophes naturelles, la multiplication des conflits et la fréquence accrue des attentats meurtriers partout dans le monde font que la mort est beaucoup plus présente dans notre vie quotidienne.

Pour la plupart d’entre nous, la mort est une « invitée indésirable » dont l’annonce est loin de nous réjouir, même si par la force des choses nous la côtoyons régulièrement.

  • La peur de la mort

En effet, se savoir mortel n’est une surprise pour personne, mais le plus souvent, la mort est associée à de la souffrance et à de l’angoisse.

Elle fait si peur que nombre d’entre nous préfèrent éviter de penser à cette échéance, repoussant tant qu’ils le peuvent l’idée qu’un jour, « peut-être », ils mourront.

Woody Allen, par exemple, met la mort à distance en soignant par l’humour sa névrose existentielle lorsqu’il affirme: « La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible ».

Quoi qu’il en soit, la mort est un processus incontournable qui concerne chaque individu, sans exception.

Expérience propre à chacun, elle ne peut ni se communiquer ni se transmettre et ne s’inscrit pas dans l’inconscient collectif puisque nul n’en est jamais revenu pour témoigner. 1

De même, pour les personnes qui ont vécu une NDE ( Near Death Experience – ou expérience près de la mort ), on pourrait dire cette lapalissade, que quand bien même ils ont vécus une expérience proche de la mort : « si ils sont vivants, c’est qu’ils ne sont pas morts ».
Ainsi, aucun être vivant n’a pu vivre l’expérience véritable de la mort et c’est sans doute cet inconnu total qui en fait quelque chose d’aussi angoissant.

En fait nous avons peur de la mort car elle est une certitude inéluctable que nous mettons devant nous comme un futur, un « à venir » dont nous ignorons tout.

  • La mort « devant nous » est une illusion

Et pourtant, la mort devant nous n’est pas une réalité !

Je m’explique.

Sachons tout d’abord que chaque nuit nous laissons dans notre lit des milliers de kératinocytes 2, autrement dit des cellules épithéliales. En effet, d’après les biologistes, notre corps compte près de cent mille milliards de cellules 3 et vingt milliards d’entre elles meurent chaque jour pour être remplacées par des nouvelles.

Ainsi, les cellules de notre corps sont renouvelées en quasi-totalité plusieurs fois en une vie.

En bref, notre corps est en renouvellement permanent grâce au phénomène de la mort cellulaire programmée. C’est le phénomène de l’apoptose bien connu dans l’embryogénèse, où pendant la grossesse, la plupart des structures creuses de notre corps (cœur, tube digestif, etc.) sont issues de cette action de « sculpture » d’une forme pleine par ce travail de mort cellulaire.4

On pourrait donc dire qu’ 1/5000ème du nombre total des cellules de notre corps disparaît en « cadavre » tous les jours.

Et en poussant le raisonnement jusqu’au bout, une personne de 80 ans à laissé derrière elle 5,8 fois le nombre total de ses cellules, un peu comme 5,8 cadavres !

Autrement dit, non seulement les cellules de notre corps sont plus jeunes que nous, mais nous avons plus de morts (cadavres) derrière nous que nous n’en avons potentiellement devant nous …

  • Nous ne serons jamais un cadavre 

En fait nous avons peur de la mort parce que nous nous identifions au cadavre que nous croyons devenir un jour.

Or, la réalité est que nous ne serons jamais un cadavre !

C’est comme si notre homme de 80 ans s’identifiait aux presque 6 cadavres qu’il a laissés derrière lui.

  • La dimension de l’Homme est la Conscience

Chaque inscription dans le temps et l’espace est soumise à la mort, c’est le propre même de toute manifestation. Il n’existe aucun objet, aucune forme qui ne soit pas en transformation.5

Toute transformation est « mort et naissance ».
Cette transformation est libératrice d’énergie et pour nous humains, cette libération se nomme la Conscience.

Pour que la Conscience évolue, il faut que la matière se transforme, puisque la vie est un mouvement permanent. Il faut donc que les cellules meurent pour naître à autre chose.

Avec notre vision duelle, nous opposons la mort à la vie, mais ce n’est pas la réalité.

La Vie est « mort et naissance » et non « vie et mort ».

Ainsi, nous pouvons dire que la mort n’est pas devant nous, mais derrière nous !

Il faut mourir sans cesse, pour naître à autre chose.

En ce sens, la mort est vitale.

  • Seule la Conscience Est

A partir de la naissance, la conscience de chacun évolue et cette évolution est issue de la transformation permanente des cellules de notre corps, dans cette rencontre permanente entre les cellules qui meurent et celles qui naissent.

Nous sommes l’énergie libérée par cette transformation, nous sommes cette Conscience, cet instant présent de transformation, immatériel et insaisissable.

Alors pourquoi nous identifier au cadavre que notre corps va devenir ?

Un cadavre n’a rien à voir avec la Conscience.

L’instant de notre mort est comme chaque instant de notre vie : un instant présent.
Il n’est pas un futur.

Seule la Conscience Est.

 

Jean-Philippe Brébion

1 Cf le thème du film de Joël Schumacher : « L’Expérience interdite », (1991). Le héros Nelson Wright, étudiant en médecine, réussit à convaincre ses condisciples de provoquer son arrêt cardiaque afin d’expérimenter la mort. Il compte revenir de l’au-delà qui, croit-il, pourrait lui donner quelques réponses sur la mort, et donc sur la vie.

2 Les kératinocytes sont des cellules en renouvellement permanent.Elles constituent la plus grande partie de l’épiderme et des phanères (ongles, cheveux, poils).

3 Ce qui, mises bout à bout, représenterait près de 15 000 kms !

4 Un exemple spectaculaire de ce phénomène est celui des doigts de la main qui ne prennent leur indépendance que par la disparition de la palme qui les unit.

5 Même le diamant s’oxyde à l’air libre.

Notre grande amie la fièvre

La semaine dernière, j’ai  brièvement abordé le sujet de la grippe saisonnière en évoquant le rôle bienfaisant de  la fièvre. En effet, l’élévation de la température interne est un mécanisme naturel qui permet au corps de contrôler l’infection et d’évacuer les agents infectieux. Le grand Hippocrate de Cos avait déjà perçu le rôle positif de ce qu’il appelait la « coction » et qui précédait, selon lui, l’élimination des humeurs en excès. Cette opinion favorable a traversé les âges puisque nos arrière-grands-parents avaient encore le réflexe d’encourager l’hyperthermie des malades en  leur faisant boire des tisanes brûlantes  et en les faisant suer sous des couvertures. Tout a  changé avec le basculement de la médecine dans la religion pasteurienne diabolisant les germes et les accusant d’être responsables des maladies. Non contente de déclarer la guerre aux microbes, la médecine allopathique érigea le dogme qu’il fallait aussi lutter contre la fièvre et la faire baisser coût que coûte. Pour ce faire, l’industrie pharmaceutique naissante lui offrit une arme « magique », l’acide acétylsalicylique isolé à partir de l’écorce du saule. Alors que ce remède végétal était employé dans l’antiquité pour soulager les douleurs et les états  fébriles, son principe actif  baptisé aspirine  eut un succès immédiat car il permettait carrément de supprimer les symptômes par ses propriétés antalgiques et fébrifuges. Aujourd’hui, cette molécule et ses nombreuses imitations sont les médicaments chimiques les plus vendus dans le monde. Pas même besoin d’ordonnance. Seuls les homéopathes et les naturopathes osent encore critiquer l’usage imprudent de cet alcaloïde aux effets secondaires non négligeables.

Mercredi dernier, je vous ai rappelé que le respect de la fièvre était un des fondements de la naturopathie authentique. Je vous ai aussi renvoyé vers une de mes infolettres précédentes intitulée « Satanée aspirine ». Dans ce numéro de Néosanté Hebdo, je signalais notamment l’existence d’études montrant que l’effroyable mortalité de l’épidémie de grippe en 1918 est imputable à la prescription effrénée d’aspirine et non au virus lui-même. À cette époque,  on consommait l’acide acétylsalicylique  à doses de cheval et on ignorait  tout du phénomène des « tempêtes de cytokines ». Cette semaine, il me faut bien  faire un mea culpa : je ne vous ai pas encore parlé d’André Lwoff ! Ce nom ne vous dit rien ?  Considéré comme un des pères de biologie moléculaire,  ce brillant chercheur et directeur à  l’institut Pasteur a pourtant reçu le Prix Nobel de Médecine en1965, en même temps que François Jacob et Jacques Monod.  Ces deux derniers sont passés à la postérité mais les travaux du premier ont été complètement oubliés ! Parce qu’ils dérangeaient trop Big Pharma ? Je serais tenté de le penser puisque le Dr André Lwoff a consacré une bonne partie de sa carrière à étudier  le rôle de la fièvre dans la guérison des infections virales.  Réagissant à ma lettre du 26 octobre, un aimable lecteur m’a signalé l’existence sur la toile d’un document audiovisuel exceptionnel. Il s’agit d’une émission des « Dossiers de l’écran » remontant à  1973.  On y voit le médecin-biologiste expliquer par A +B le rôle salutaire de la fièvre dans les processus infectieux. Il raconte comment il a démontré  ce fait scientifiquement  en injectant le virus de la poliomyélite à des lapins et en évaluant leur réaction à différentes températures. Plus les animaux avaient chaud, plus ils survivaient à la polio !  De même, il a observé que les lapins contaminés succombaient en masse dès qu’on leur inoculait un médicament contre la fièvre. Certes, le chercheur français souligne le danger des virus « thermorésistants » et plaide pour la mise au point de vaccins destinés à les contrer. Mais dans le même temps, son interview est une magistrale leçon de médecine naturelle appelant à ne plus combattre la fièvre ni à chercher à enrayer la réaction inflammatoire de l’organisme. Je vous invite … chaleureusement à visionner cette vidéo d’une heure en cliquant ici.

Ce qui est assez inouï, c’est que les recherches d’André Lwoff  ont été littéralement étouffées. Ses écrits sont devenus introuvables et les comptes rendus de ses expériences moisissent dans les archives de l’Institut Pasteur.  Selon le même lecteur aimable, il semblerait même que les travaux de Lwoff  ne figurent nulle part dans le cursus des études de médecine. Quand il interroge des médecins, ceux-ci ne connaissent  rien  du troisième Prix Nobel 65 ni de ses découvertes sur la fièvre !  Toujours sur indication du serviable correspondant, j’ai cependant retrouvé la trace des trouvailles perdues. Celles-ci ont été exhumées par le naturopathe André Passebecq lorsque ce dernier enseignait à la faculté de médecine de Paris XIII.  Et il les a publiées dans  sa revue Vie & Action, comme il le raconte dans un entretien mis en ligne ici   Enfer et damnation, toute ma collection de Vie & Action a disparu dans une récente inondation de cave !  Si quelqu’un parvient à me retrouver et à me procurer les numéros en question, je lui en serai très reconnaissant ! En espérant que cela se produise, je vous fais un autre aveu contrit qui me coûte un peu : mon confrère et néanmoins concurrent Jean-Marc Dupuis  a déjà parlé d’André Lwoff  bien avant moi, dans une de ses infolettres  datée du 25 février 2014. Intitulé « Laissez monter la fièvre », cet excellent article résume fort bien les expériences de Lwoff, vulgarise joliment le mécanisme antiviral  de la fièvre et se termine par un très utile protocole de « fièvre-thérapie » consistant à provoquer une élévation de température corporelle pour accélérer la guérison. C‘est à (re)lire en cliquant ici. La fièvre est une grande amie et une grande  guérisseuse gratuite dont je n’ai pas fini de chanter les louanges et à laquelle nous allons d’ailleurs consacrer un  dossier dans un prochain  numéro du mensuel Néosanté.

 

Yves Rasir

Trois vidéos à voir absolument

Quelque peu accaparé par le bouclage du Néosanté de novembre (avec un dossier que je vous recommande sur les «  bonnes postures favorisant une bonne santé) »), je me contente aujourd’hui de vous  indiquer trois sources d’information audiovisuelles très intéressantes. La première est une petite vidéo réalisée par Cancer Rose, ce collectif de médecins et scientifiques qui oeuvrent pour une information honnête des femmes en matière de dépistage du cancer du sein. En réponse à Octobre Rose et à sa déferlante habituelle  de propagande en faveur de la mammographie, ce groupement a réalisé un petit film de 8 minutes intitulé « Mammo de dépistage : oui ou non » ? ». Dans cette mini-fiction interprétée par des comédiennes amateurs avec la participation de la radiologue Cécile Bour, celle-ci explique de manière très didactique pourquoi la radiographie des seins présente très peu d’intérêt sanitaire et pourquoi elle peut même nuire gravement à la santé des femmes.  Un petit bijou de désintox de grande valeur pédagogique que vous pouvez visionner en cliquant ici. Si vous voulez approfondir le sujet, vous pouvez ensuite (re)lire que les dossiers que nous avons publiés sur ce thème en mars 2012 (« Les ravages du dépistage ») et en décembre 2014 (« Mammographies : quand le dépistage sème la terreur). Au passage, je signale qu’une nouvelle étude (*) parue dans le New England Journal of Médicine indique encore une fois que le dépistage systématique du cancer du sein entraîne un grand nombre de « surdiagnostics », autrement dit de détections de petites lésions qui n’auraient jamais évolué en tumeurs cancéreuses. La vidéo de Cancer Rose explique très bien que ce phénomène, avec le surtraitement qui en résulte,  annule complètement les bénéfices du mammotest en termes de mortalité. Quand donc les autorités de santé en tireront-elles les conséquences ? 

La deuxième vidéo met en scène ma compatriote Sophie Meulemans, co-fondatrice du collectif Initiative Citoyenne. Pour rappel, cette association belge est née en 2009 lors de la fausse épidémie de grippe A/H1N1 et de la scandaleuse campagne vaccinale expérimentale orchestrée par Big Pharma avec la complicité  de ses relais politiques et médiatiques. À l’époque, la sage Sophie avait mis le feu aux plateaux télé en venant y révéler les manoeuvres des firmes, la corruption de l’OMS, la gabegie consentie par les politiciens et les mensonges d’experts stipendiés par les marchands de vaccins. Depuis, le collectif Initiative Citoyenne est devenu le fer de lance du combat en faveur de la liberté vaccinale et son site internet, riche de plus de 2.000 articles, une base de données incontournable pour qui s’intéresse sérieusement à la pseudo-science vaccinaliste. Dans le même temps, malheureusement, la presse écrite et audiovisuelle a été mise au pas et le collectif  parvient  difficilement à faire entendre sa voix. Il arrive cependant  que le mur de silence  se fissure et que Sophie Meulemans puisse encore s’exprimer devant une caméra. C’est ce qui s’est produit il y a quelques semaines lorsqu’elle a été invitée par l’animatrice de « Pour ou contre », une émission de la chaîne RTL en Belgique, pour y débattre du vaccin anti-grippal. C’est à mon avis un grand moment de télévision : on y voit à quel point Sophie, victime elle-même d’un vaccin infantile lui ayant laissé de lourdes séquelles, est devenue connaisseuse de la médecine vaccinale et de la littérature scientifique qui en démontre  tant les dangers que l’inefficacité. A l’inverse, on y mesure à quel point le médecin contradicteur  est ignorant et ne peut opposer aux arguments que des phrases toutes faites extraites d’un catalogue de slogans. En assistant à une prestation aussi pitoyable de son représentant plus enroué que roué, on imagine que le lobby vaccinaliste a dû être saisi d’effroi. Cliquez ici pour  visionner ce knock-out en un round d’un toubib  piteux par une citoyenne ne s’en laissant pas conter .  Mais permettez-moi d’ajouter quelques mots à la conclusion trop rapide de Sophie sur les alternatives naturelles au vaccin antigrippe annuel. C’est vrai que certaines plantes et huiles essentielles, de même que la vitamine D, sont des atouts préventifs non négligeables. Mais pour ma part, je formulerais 3 autres conseils naturopathiques pour affronter la grippe : 1) Le recours immédiat au jeûne dès les premiers symptômes, car c’est surtout le repos digestif qui permet à l’immunité d’accélérer le nettoyage viral  (d’ailleurs les jeunes enfants grippés s’arrêtent spontanément de manger)  ; 2)  Le non-recours absolu aux médicaments fébrifuges, car ce sont eux qui précipitent les complications bactériennes en empêchant la fièvre de  faire son travail (voir mon infolettre sur  la « satanée aspirine » en cliquant ici; 3) La recherche d’une bonne et saine atmosphère, tant physique que relationnelle, car c’est l’émotion de se sentir envahi et de respirer un air irrespirable qui est la cause première de la « mal-a-dit » appelée grippe. (Voir le décodage de cette affection par le  Dr  Eduard Van den Bogaert en cliquant ici ).

Last but not least, je vous suggère vivement de regarder, si ce n’est déjà fait,  un documentaire dont vous avez sûrement entendu parler. Intitulé « Cholestérol : le grand bluff »,  ce film d’investigation de 83 minutes  a été diffusé  la semaine dernière par la chaîne Arte. Vous pouvez encore le visionner gratuitement pendant 21 jours en cliquant ici.   Ce docu est remarquable car il dézingue complètement le mythe du dangereux cholestérol et des bienfaisants médicaments censés le combattre. Pour démonter ce qui a constitué pendant plus d’un demi-siècle un dogme inattaquable, Anne Georget  donne la parole à une quinzaine de spécialistes – chercheurs en médecine, cardiologues, journalistes médicaux,  nutritionnistes…- qui expliquent clairement ce que l’on sait du cholestérol et réfutent, études à l’appui, ce qu’ils estiment être des conclusions scientifiques biaisées. Dense et documentée, voici enfin une enquête à décharge d’une graisse corporelle et alimentaire injustement diabolisée !  Bien sûr, les révélations de ce film ne nous ont guère étonnés à Néosanté. Il y a quatre ans déjà, dans notre dossier sur « La grande supercherie qui engraisse l’industrie » , nous expliquions pourquoi les anathèmes diététiques envers le cholestérol ne tenaient pas la route. Et depuis ses débuts, il y bientôt 6 ans, notre mensuel se fait le porte-voix des savants dissidents (Michel de Lorgeril, Philipe Even…) qui dénoncent la haute toxicité des statines et qui valorisent leurs alternatives naturelles (le régime méditerranéen et l’exercice physique). Dans notre numéro de novembre, nous relayons encore l’analyse du Pr Even, selon lequel son livre n’a pas fait 10.000 morts par abandon de traitement (l’accusation absurde de ses détracteurs) mais au contraire que l’arrêt  des statines  par de nombreux patients a fait reculer la mortalité cardiaque en France !  Bref, nous  étions en avance sur le dévoilement du « grand bluff » et nous continuons à rectifier la désinformation dont la médecine officielle use et abuse concernant le cholestérol.  Comptez sur nous pour garder le cap et bon  visionnage de ces trois vidéos roboratives.

 

Yves Rasir

(*) Welch H.G. et coll. : Breast-cancer tumor size, overdiagnosis, and mammography screening effectiveness. N. Engl. J. Med 2016;375:1438-47

PS: Si vous avez aimé cette infolettre, faites-la suivre à vos contacts et/ou partagez-la sur les réseaux sociaux.  Vous pouvez  retrouver et (re)lire tous les numéros de Néosanté Hebdo ( plus de 190 à ce jour) en cliquant ici. Sous la version en ligne, vous pouvez également laisser vos commentaires et témoignages.  Profitez-en pour visiter notre site et faire des emplettes dans sa boutique….

Vive le Québec libre !

Non, je ne me prends pas pour Charles De Gaulle ponctuant ainsi son célèbre discours de 1967. Mais c’est la phrase qui m’est venue à l’esprit en  visionnant cet extrait de Tout le Monde en parle, une émission de télévision très populaire au Québec (cliquez ici pour visionner). On y voit  Josée Blanchette, journaliste également très connue des Québecois,  venir parler de son livre « Je ne sais pas pondre l’œuf, mais je sais quand il est pourri ». Un titre étrange et difficile à comprendre de ce côté-ci de l’Atlantique, mais qui résume bien l’état d’esprit de son auteure, laquelle a été confrontée à trois cancers et n’a plus voulu, pour guérir le troisième, subir le calvaire d’une chimiothérapie. L’œuf pourri, c’est la métaphore de ce traitement extrêmement toxique dont elle avoue ne pas pouvoir évaluer le bien-fondé scientifique mais dont elle a éprouvé dans sa chair la redoutable nocivité. À la fois essai, récit et exercice de réflexion, ce travail journalistique bien documenté aborde la question du cancer à travers l’expérience personnelle de Josée Blanchette et les témoignages qu’elle a récoltés. Préfacé par le Dr Jean Rochon, ex-ministre québécois de la santé,   cette enquête sur un sujet majeur donne la parole à de nombreux spécialistes lucides et parfois critiques.  La journaliste y dénonce les accointances entre la médecine oncologique et les firmes pharmaceutiques, y propose une approche globale de la maladie et lance de nouvelles pistes pour prévenir et soigner autrement la maladie cancéreuse. Étant elle-même en rémission de son cancer du côlon malgré un pronostic très sombre et l’abandon de la chimio, Josée Blanchette est bien placée pour savoir que le bombardement chimique des cellules cancéreuses et ses nombreux dégâts collatéraux n’est pas une fatalité : oui, il y a une survie possible en dehors des protocoles officiels !

Ce qui m’a épaté, c’est qu’une grande station de radio-télévision publique ose ouvrir un tel débat dans une émission aussi regardée. Franchement,  je ne suis pas sûr que Thierry Ardisson, inventeur du concept Tout le monde parle, aurait eu le même courage dans son émission éponyme diffusée naguère sur France 2 le samedi en fin de soirée. En France (et en Europe en général),  il y a des sujets tabous auxquels  on ne touche pas ! Pour preuve, qui a déjà entendu parler à la télé de cette étude australienne à laquelle Josée Blanchette fait allusion et qui est parue en 2005 dans la prestigieuse revue Clinical Oncology ?  Qui a déjà lu dans un « grand » journal  un compte-rendu de cette vaste recherche aboutissant à la conclusion que la chimiothérapie n’offre en moyenne que 2% de survie supplémentaire aux cancéreux  adultes ? Personne, puisque les médias de masse ont superbement (auto)censuré ce travail indiquant que les bénéfices de la chimio étaient dérisoires en comparaison de son coût humain et financier.  Dans Néosanté, bien sûr, on vous a informé  plusieurs fois de l’existence de cette étude. Notamment dans notre numéro d’avril dernier,  sous la plume d’une génotoxicologue dont nous avons publié l’article « Chimio : ce qu’on ne vous dit jamais », et également en 2013, dans le dernier article de la regrettée Sylvie Simon intitulé « Chimiothérapie, la vérité très indésirable ». Étayé par d’autres références scientifiques, cet ultime coup d’éclat journalistique de Sylvie Simon est en ligne sur notre site et vous pouvez le (re)lire en cliquant ici.  Pour notre part, nous avons vérifié en 2012 que l’étude australienne indisposait énormément l’establishment médical et ses relais  politico-médiatiques. Pour l’avoir évoquée lors de notre Symposium sur la compréhension des maladies, le Dr Alain Scohy  s’est vu interdire de donner des conférences en France la semaine suivante. Et de mon côté, j’ai été incendié à la télévision belge qui m’a présenté comme le leader d’une dangereuse mouvance sectaire. Le mythe de la chimio salvatrice et du cancer  aussi insensé que maléfique a encore de beaux jours devant lui sur le vieux continent.

Au Québec, par contre,  les langues semblent se délier plus facilement et les thèses « différentes » émerger  plus aisément.  Par exemple, c’est sur un plateau de télé québecois que la chanteuse Lara Fabian a pu raconter quelle avait surmonté « de graves problèmes de santé » grâce à l’éclairage de la biologie totale. Si vous voulez revoir ce grand moment de sincérité, cliquez ici . C’est également devant les caméras de Tout le monde en parle que l’humoriste québécois Pierre Légaré a pu témoigner qu’il avait guéri de son cancer de la vessie en s’intéressant aux idées du Dr Hamer et du Dr Sabbah sur le rôle des émotions. Cliquez ici pour visionner la vidéo. C’est aussi à la télé qu’une autre célébrité canadienne francophone, le psychanalyste et écrivain  Guy Corneau, a confié sans fard qu’il avait vaincu ses trois cancers en explorant plusieurs thérapies alternatives et en décodant biologiquement ses pathologies. Je n’ai pas retrouvé le lien, mais ce témoignage  est par ailleurs relaté dans le livre « Revivre »  édité au Québec, un ouvrage qui nous a incité à interviewer Guy Corneau dans le tout premier numéro de Néosanté en mai 2011. Comme ce numéro un est accessible entièrement et gratuitement sur notre site,  il vous suffit de cliquer ici pour relire l’entrevue. Enfin, c’est encore une fois dans la belle province qu’a été publié  en 2012 le livre du Dr Christian Boukaram « Le pouvoir anticancer des émotions ». Dans cet ouvrage, le radio-oncologue et professeur d’université à Montréal fait référence au Dr Hamer et ne cache pas son intérêt pour sa médecine nouvelle. Vous pouvez relire l’interview que le Dr Boukaram a accordée  à Néosanté en cliquant ici . Et vous pouvez visionner  une de ses interviews télévisées en cliquant ici. De toute évidence,  c’est au Québec que les origines psychosomatiques du cancer  sont le plus sérieusement envisagées, et en tout cas que cette hypothèse jouit d’une considération de la part des canaux d’information.

En Europe, le livre de Josée Banchette ne fera certainement l’objet d’aucun écho, ça ne fait pas l’ombre d’un pli. Publié par la succursale locale de la maison Flammarion,  sa parution n’est d’ailleurs pas annoncée dans le reste de la francophonie. Même Amazon-France ne le diffuse pas.  Le sera-t-il un jour ? On suit  l’affaire de près et on vous tiendra bien sûr au courant. En attendant, nous avons demandé à une amie résidant au Canada de nous envoyer un exemplaire et nous en publierons probablement de bonnes feuilles dans un prochain numéro du mensuel Néosanté.  Quoi,  vous n’êtes pas encore abonné(e) à notre périodique ?  C’est pardonnable, mais vous avez maintenant une petite idée de ce que vous perdez. Totalement indépendante et réalisée sans publicité, notre revue  est à l’affût de toutes les expressions de la vérité sur la cause réelle  des maladies et sur les meilleures pistes à suivre pour en guérir. C’est pourquoi, en souvenir amusé du grand Charles, nous saluons  le Québec et le vent de liberté qui y souffle. Vive le Québec libre !

 

Yves Rasir

     PS: Il y a trois semaines, je vous parlais du Dr Julien Drouin, ce médecin de Marseille qui étudie attentivement  les origines psychiques du cancer et qui le soigne, complémentairement aux traitements classiques, par la « libération émotionnelle ». Nous avons interviewé le Dr Drouin dans le numéro d’octobre de Néosanté. Et nous avons expliqué qu’il faisait l’objet de poursuites de la part de l’Ordre des médecins l’accusant de détourner les patients de la médecine officielle. Il a été blanchi en première instance mais il doit encore se défendre prochainement en appel. Or, il n’a plus les moyens de payer son avocat ! Sur son blog, le Dr Drouin a posté un billet où il exprime son besoin d’un soutien financier. C’est bien volontiers que nous relayons ce message : cliquez ici  pour le découvrir.

Une capsulite très instructive

Ben oui : le cordonnier est rarement bien chaussé et votre serviteur n’est pas toujours épargné par les soucis de santé.  D’abord parce que je suis né avec une énergie vitale modeste et que ma prime enfance n’a pas été rose sur le plan médical, ensuite parce que j’exerce depuis 35 ans un métier sédentaire et stressant, et enfin parce que, comme tout le monde, je suis sujet à des conflits psycho-émotionnels qu’il m’arrive de somatiser. Un de mes points faibles, c’est la dentition.  Je fais partie de cette génération dont les dents ont été massacrées à grands coups de fraiseuse, de pinces arracheuses et d’amalgames au mercure. Aujourd’hui encore, je paie l’involontaire négligence des émotions dissimulées derrière les problèmes dentaires. Comme je l’ai compris récemment en découvrant l’approche du Dr Jean-Michel Pelé (voir Néosanté n° 41 et n° 43), les troubles parodontaux et la perte de dents découlent de la cicatrisation de blessures émotionnelles qui peuvent être très anciennes.  Quand j’observe que mes trois filles totalisent deux ou trois caries en 60 années de vie cumulées, je me dis au moins que je n’ai pas reproduit un schéma familial et que le futur de leur denture est bien plus réjouissant que le mien. Moi, à l’âge de ma fille aînée (24 ans), j’avais déjà une fausse prémolaire et plusieurs couronnes. Pourtant, par rapport à ma progéniture,  je mangeais beaucoup moins de friandises et buvais beaucoup moins de boissons sucrées : cherchez l’erreur !

Une autre de mes faiblesses, ce sont les épaules. Ou plus exactement leur capsule articulaire. Il y a une douzaine d’années, j’avais déjà développé une curieuse affection qui s’appelle la capsulite rétractile, également surnommée le « syndrome de l’épaule gelée ». Vous ne connaissez pas cette pathologie ?  En voici une présentation assez bien fichue sur wikipédia . Décrite pour la première fois en 1945, cette maladie est, paraît-il, très répandue et  de plus en plus fréquente.  Et comme son origine est incomprise par la médecine classique, celle-ci lui attribue volontiers une causalité psychique. Mieux encore : elle admet que les traitements conventionnels ne sont guère efficaces et que la guérison s’obtient de toute façon sans rien faire.  Mais il faut une sacrée patience car la raidissement de l’épaule s’estompe généralement après un an minimum, et jusqu’à trois ans pour les cas les plus sévères. Il y a douze ans, j’avais retrouvé la mobilité de mon épaule gauche après huit mois. Mais cette fois, mon épaule droite met plus de temps à se dégeler. J’ai en effet ressenti les premières raideurs en août 2015, j’étais complètement bloqué six mois plus tard,  et je ne suis pas encore sortir de l’auberge aujourd’hui. Je n’ai toujours pas repris le tennis – impossible de servir – et sur un terrain de foot,  les rentrées en touche sont encore douloureuses. Mais je vois le bout du tunnel  et j’espère bien avoir récupéré toute ma souplesse pour janvier 2017. À ce moment-là, deux ans se seront écoulés depuis le traumatisme causal. 

Car cette « mal-a-dit » n’est évidemment  pas le fruit du hasard, elle est la phase réparatrice d’un sérieux conflit de dévalorisation localisé dans la capsule articulaire. Sur commande de l’ordinateur cérébral, celle-ci se bloque pour empêcher de reproduire le geste qui a déclenché le conflit émotionnel initial. C’est une solution biologique absolument limpide. Il y a douze ans, je n’étais pas sûr d’avoir identifié exactement la genèse du traumatisme. Mais comme je l’ai raconté dans un éditorial, l’échec du décodage a été balayé par l’immense satisfaction d’avoir fortuitement découvert toute la valeur de la médecine nouvelle du Dr Hamer.  Grâce à cette maladie extérieurement invisible, j’ai fait l’expérience qu’un médecin rompu à la lecture des scanners cérébraux pouvait décrypter dans mon crâne un dysfonctionnement de l’épaule !  Vous pouvez (re)lire cet texte intitulé « le jour où on a lu mon cerveau » en cliquant ici. .

 Pour cette deuxième capsulite, je suis certain d’avoir décodé son point de départ. Six mois avant l’apparition des premiers symptômes, j’ai en effet vécu un événement peu banal, à savoir une dispute au cours de laquelle, dans un moment d’intense colère, j’ai lancé une assiette sur une table. Malheureusement, le projectile s’est brisé en morceaux et un éclat a cruellement blessé un être cher qui se trouvait à proximité. Le choc a été rude pour la victime, mais aussi pour moi qui m’en suis énormément voulu. Et comme la consigne familiale était de faire croire à un accident, j’ai ruminé mes remords « dans le silence et l’isolement », la condition sine qua non de toute somatisation. C’est seulement au bout de six mois que la phase active de ce conflit a pu faire place au stade inflammatoire, puis à la fibrose progressive. Je suis persuadé de la réalité de  ce scénario, car  mon épaule n’a pas été gelée dans toutes les directions. Mon bras droit  a conservé une certaine amplitude latérale mais il ne pouvait plus du tout aller de haut en bas.  Alors que je pouvais enfiler sans difficulté mon manteau ou mon sac à dos, le geste fatidique de lancer une assiette sur une table m’était devenu rigoureusement impossible !  Coïncidence ? Je ne crois pas, non…

 Grâce à cette deuxième capsulite, je suis donc plus convaincu que jamais que la maladie est un programme de survie à un grand stress. Elle parle de nous et le corps est un messager des souffrances de l’âme, comme le dit si  bien la célèbre psychothérapeute Isabelle Filliozat, interviewée dans le prochain numéro de Néosanté. Mais la récidive est encore plus instructive car elle m’a permis de vérifier dans ma chair une autre « loi de la nature » du Dr Hamer, celle de l’implication des microbes dans le processus de guérison. Explication : lors de mon premier « frozen shoulder syndrome », je m’étais contenté de faire un peu de natation et de kinésithérapie douce. Cette fois, j’ai opté pour un traitement kiné plus vigoureux consistant à  forcer les choses et à dépasser le seuil de la douleur par des exercices et des étirements. En principe, cette méthode permet d’accélérer le déblocage. Le jeune kinésithérapeute en charge de ma rééducation me garantissait que les autres « capsuleurs » de ses patients en avaient bénéficié pour « se décapsuler » à belle cadence. Seulement voilà : après la première séance, je me suis retrouvé le soir-même cloué au lit par une brutale montée de fièvre. Idem après la deuxième et la troisième séance : je me sentais fiévreux et je  développais tous les symptômes d’une grippe. C’est seulement après 5 ou 6 séances que cette réaction ne s’est plus produite. Ça veut dire quoi ?  Ça veut dire que Hamer a raison et qu’il y a probablement des agents infectieux mobilisés dans la seconde phase de TOUTE pathologie. En voulant brusquer son déroulement naturel – le kiné était épaté par mes progrès -, j’ai sans doute éveillé plus de virus ou de bactéries qu’il n’en fallait pour nettoyer le terrain, d’où mes épisodes grippaux à répétition.  Je n’en ai pas parlé à la rhumatologue chez qui j’étais allé chercher le diagnostic, car soit elle aurait parlé de hasard, soit elle serait devenue hystérique en découvrant la « cause » microbienne de la capsulite rétractile. Pas question pour moi de contribuer à la farce contemporaine consistant à incriminer des germes pour un nombre croissant de maladies et à multiplier les croisades antibiotiques. Tant qu’elle n’y comprend rien et qu’elle lui subodore une explication psychologique, mieux vaut laisser la médecine conventionnelle dans son état d’ignorance sur le syndrome de l’épaule gelée !

Pour ma part, j’ai arrêté la kiné fin juin,  au bout de trois mois de calvaire.  Je suis parti en vacances et quinze jours de repos,  de bains de soleil et  de baignades en mer m’ont fait davantage progresser que 24 séances de torture. Encore quelques semaines et ma deuxième capsulite ne sera plus qu’un  … bon souvenir tant elle m’aura appris de choses sur moi-même et sur la vie.  Le plus chouette, c’est que je sais déjà, pour l’avoir vécu avec mon épaule gauche, que la guérison naturelle va me procurer une épaule droite plus solide et plus mobile qu’avant. C’est aussi ça, le sens de la maladie, celui de rendre plus fort au terme de l’épreuve.

Yves Rasir

Un Nobel pour la médecine naturelle

Tous les médias en ont fait état : avant-hier, le Prix Nobel 2016 de médecine a été attribué au Japonais Yoshinori Ohsumi. Ce biologiste de 71 ans, professeur au Tokyo Institute of Technology, est ainsi récompensé pour les recherches qu’il mène depuis près de 30 ans sur l’autophagie. L’autophagie ? Ce terme a été inventé il y a un demi-siècle par un autre savant ayant reçu le Nobel, le Belge Christian de Duve. Il désigne le phénomène par lequel la cellule dégrade et recycle ses propres composants. Du grec « auto » (soi-même) et « phagein » (manger), c’est à proprement parler la capacité des cellules corporelles à se manger elles-mêmes, à digérer le cytoplasme et les protéines qui les constituent. Pour quoi faire ? Non pour se suicider mais au contraire pour assurer leur survie. C’est en effet un mécanisme de défense ancestral, un processus cellulaire grâce auquel l’organisme peut faire face aux deux menaces vitales principales, les infections et le manque de nourriture. En recyclant en lui-même tout ce qui peut l’être, un être vivant peut ainsi rester en vie plus longtemps. Yohsinori Ohsumi a élucidé les étapes du processus et a identifié la quinzaine de gènes impliqués dans son déroulement. Selon ses pairs, son Prix Nobel est mille fois mérité.

Car au-delà de leur intérêt scientifique, les travaux du biologiste japonais revêtent une importance énorme sur le plan médical. Dans d’autres laboratoires, on a en effet découvert que le cannibalisme autophagique permet à un individu de demeurer en bonne santé. Chez l’animal, ce mécanisme a déjà montré qu’il protégeait de plusieurs maladies comme le cancer, de certains processus inflammatoires ou encore de la résistance à l’insuline. Chez l’être humain, l’autophagie apporterait aussi une solide protection contre les troubles métaboliques. En intervenant également dans la dégradation des lipides, elle contribuerait à empêcher l’installation du diabète et de l’obésité. D’autres travaux ont mis en évidence ses vertus immunostimulantes, anti-oxydantes et protectrices contre les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson…). Oshumi a d’ailleurs prouvé que l’inactivation de certains gènes de l’autophagie entraînait la dégénérescence neuronale chez des modèles animaux. En Belgique, une équipe universitaire vient de se distinguer en révélant comment l’autophagie peut faire mourir une tumeur ou, à l’inverse, profiter aux cellules cancéreuses. L’étape suivante est de mettre au point des médicaments permettant de réguler l’autophagie et de soigner ainsi de nombreuses maladies.

Mais pourquoi miser sur la chimie pharmaceutique alors qu’il existe un moyen très simple de stimuler le fonctionnement autophagique ? Comme le mot l’indique, ce mécanisme conduit le corps à se manger littéralement lui-même. Non pas de manière anarchique et destructrice, mais en favorisant la régénération cellulaire, l’homéostasie et le processus d’autoguérison. Dans leurs articles respectifs de la revue Néosanté n° 22 d’avril 2013, notre collaborateur naturopathe Jean-Brice Thivent et notre expert en paléonutrition Yves Patte expliquaient que cette autolyse intelligente et ordonnée (le corps se déleste d’abord de l’inutile) est l’un des bénéfices notoires du jeûne. Dans la nature, les animaux s’arrêtent spontanément de s’alimenter lorsqu’ils sont malades ou blessés. Depuis des millénaires, avant même Hippocrate, l’être humain expérimente les bienfaits de la frugalité, des monodiètes ou du repos digestif complet. Et depuis quelques décennies, la naturopathie traditionnelle a fait du jeûne thérapeutique un des outils majeurs de son approche. Bref, la médecine naturelle n’a pas attendu le Nobel 2016 pour tirer parti de l’autophagie, et la récompense attribuée lundi est en quelque sorte une validation d’un de ses préceptes fondamentaux : ne plus se nourrir pour s’autoguérir. En affamant des levures et des rongeurs pour en observer les instincts autophages, Yoshinori Ohsumi n’a jamais fait qu’enfoncer une porte ouverte depuis belle lurette ! Mon professeur en naturopathie, André Passebecq, recommandait particulièrement la pratique du jeûne en cas d’épisodes infectieux et fiévreux. Dans ma vie personnelle, j’ai vérifié à maintes reprises que cette technique marchait du feu de dieu pour faire reculer et même anéantir les infections. La semaine dernière encore, ma dentiste m’a prescrit des antibiotiques parce que la dévitalisation d’une dent et le traitement de sa racine allaient probablement entraîner la formation d’un abcès. Et de fait, je me suis réveillé le lendemain matin avec une belle « chique » bien douloureuse. Trois repas sautés plus tard, ma gencive était déjà dégonflée et la douleur évacuée. Après 48h d’abstinence alimentaire, l’attaque microbienne avait totalement cessé sans l’appoint des médicaments antibactériens….

Il est vrai qu’entretemps, j’avais également recouru à une autre façon de favoriser l’autophagie, à savoir le sport intensif. En jouant, comme chaque semaine, au minifoot avec des gamins de 20 ans qui m’obligent à galoper derrière la balle, j’ai sans doute donné le coup de grâce à mon infection dentaire. Car avec le jeûne, l’exercice intense constitue assurément une bonne manière de stimuler l’autoguérison. Tout comme la restriction alimentaire, l’activité physique est de plus en plus étudiée pour ses effets autophagiques chez les souris de laboratoire. Pas par amour du sport évidemment, mais parce que les firmes pharmaceutiques rêvent de pouvoir un jour manipuler les gènes impliqués dans le processus et de trouver une molécule qui le reproduirait artificiellement. Bientôt un ersatz médicamenteux pour les sportifs fictifs ? Du jogging en gélule ou des pilules de fitness ? Du sport en pot chez les apothicaires ? On n’en est pas là, heureusement, d’autant que les chercheurs ont découvert le côté paradoxal de l’autophagie qui peut, de façon assez énigmatique, réprimer un cancer installé ou, au contraire, faire flamber une tumeur. Tant qu’elle n’examinera pas sérieusement les lois biologiques du Dr Hamer, la médecine a peu de chances de déjouer un jour cette ambivalence pro- ou antitumorale. Celle-ci atteste que l’autophagie ne sera jamais une panacée dispensant d’investiguer la causalité psycho-émotionnelle des maladies. Le corps n’a pas la solution si l’esprit demeure empêtré dans ses conflits.

Il n’empêche que les bénéfices anticancereux du sport intensif sont désormais bien démontrés. Dans Néosanté, on vous relate régulièrement les études qui en confirment les vertus. Grâce à l’autophagie ? Ce serait parfaitement logique. Il y a quelques mois, dans un éditorial, j’avais lancé aux lecteurs le défi de me trouver des noms d’athlètes professionnels morts du cancer pendant leur carrière sportive. J’ai reçu deux noms – un joueur australien de waterpolo et une barreuse (praticienne d’aviron), australienne elle-aussi – dont l’activité sportive intensive n’a apparemment pas empêché le développement d’un cancer fatal. Ce sont des exceptions qui confirment la règle, car les autres noms qu’on m’a donnés sont ceux de sportifs pro dont le diagnostic et le décès par cancer se sont produits APRÈS qu’ils aient mis un terme à leur carrière, parfois plusieurs années après. Et dans les deux cas exceptionnels, le verdict médical avait malheureusement poussé les athlètes à cesser tout entraînement pour suivre leurs traitements. Donc, je peux me permettre d’être encore plus affirmatif dans la formulation de mon hypothèse selon laquelle on ne meurt pas du cancer si on pratique un sport intensivement. Couronnées par le Nobel de médecine, les recherches sur l’autophagie pourraient éclairer cette fabuleuse action protectrice. Et par ricochet, Ohsumi et ses confrères pourraient mettre en lumière que la plus grave des maladies peut à tout le moins se contrôler par la pratique du jeûne et/ou par celle d’une activité physique soutenue. Le futur donnera alors raison aux médecines les plus sages, celles qui font appel aux forces de la nature.

Prothèses médicales et conflits médicaux

Hanches en titane,  genoux en carbone,  cœurs en plastique : la médecine moderne s’enorgueillit à juste titre de ses prouesses chirurgicales et de sa capacité à remplacer des parties du corps humain par des équivalents artificiels. Ce que la presse rapporte beaucoup moins, ce sont les très nombreux échecs auxquels est confrontée cette chirurgie prothétique. Malgré le remplacement de leurs organes défaillants, de nombreux patients continuent à souffrir et beaucoup connaissent des récidives et des rejets. Comment expliquer cette triste réalité ? Tout simplement par l’ignorance des causes profondes de la maladie et par la méconnaissance de leur sens biologique.  Dans l’article qui suit, le Dr Jean-Claude Fajeau  rappelle  que les pathologies et les  accidents de santé ont pour origine un conflit psycho-émotionnel, et donc qu’aucune thérapeutique purement matérielle ne peut apporter  de solution durable à cette souffrance psychique. Mais  notre collaborateur souligne surtout  un fait bien connu de la nouvelle médecine psychosomatique : les prothèses médicales remettent systématiquement les malades dans leurs conflits ! Prenant le banal exemple de la myopie,  le Dr Fajeau explique pourquoi les lunettes aggravent ce défaut de vision et pourquoi elles  ne peuvent nullement contribuer à le guérir. Puisant dans ses souvenirs cliniques, il nous raconte aussi les éloquentes mésaventures de plusieurs de ses patients ayant bénéficié de prothèses.

J’ai décidé de diffuser largement cet article parce que le médecin français exilé en Suisse y énonce une vérité à mon sens très importante : non seulement l’allopathie classique ne peut rien contre les vraies causes des maladies, mais elle empêche souvent leur guérison par ses interventions intempestives, qu’elles soient médicamenteuses ou autres.  Ce texte m’a également réjoui parce que Jean-Claude Fajeau y aborde la problématique des conflits médicaux. Non pas, bien sûr, les différends entre médecins ni les controverses scientifiques sur certains traitements, mais bien l’arrière-plan conflictuel de la profession médicale. Formé à la Biologie Totale des êtres Vivants, l’ancien disciple d’Hippocrate devenu psychothérapeute doit en effet à cette approche d’avoir pris conscience de l’omniprésence et de l’omnipotence de… l’inconscient. Il n’y pas que les maladies qui sont des solutions de survie instinctives du cerveau, tous les événements et les  tournants d’une vie sont également  téléguidés par l’ordinateur cérébral. Ce sont des programmes  téléchargés au cours de la petite enfance, de la période périnatale, et même transmis par les ancêtres de génération en génération. Le choix du métier, notamment, est très dépendant de ce type d’influences inconscientes. On ne devient pas médecin par hasard, et on ne choisit pas non plus une spécialité par hasard. Le choix  de telle branche médicale plutôt que telle autre,  c’est dans l’arbre généalogique familial qu’on peut en retrouver la cause ! Avec beaucoup de lucidité, Jean-Claude dévoile pourquoi il s’est lui même orienté vers la médecine générale et la pédiatrie. Et non sans sagacité, il nous propose ses hypothèses sur les vocations de ses confrères dermatologues, urologues ou cancérologues.  Ça décoiffe et ça donne en tout cas à réfléchir avant de pousser la porte d’un docteur censé exercer son art par pur élan du coeur. Vous ne verrez plus jamais les praticiens de santé avec le même regard !

Je vous laisse donc en compagnie de Jean-Claude Fajeau et de son article sobrement intitulé « Les prothèses médicales ». Mais avant de vous quitter, je vous informe d’une grande nouveauté : dorénavant, vous pouvez aussi réagir aux newsletters hebdomadaires et déposer vos commentaires sur notre site.  Comment ?  En allant lire désormais  Néosanté Hebdo  en ligne et en postant vos réactions dans l’espace prévu à cette effet. Ou bien en lisant la version envoyée par mail (plus confortable à lire) et en allant ensuite sur le site écrire vos réflexions et témoignages. Bien sûr, vous pouvez continuer à le faire sur l’adresse courriel  info@neosante.be. Mais je reçois chaque semaine tellement de messages intéressants que je trouvais très dommage qu’ils ne soient pas partagés un maximum. À partir d’aujourd’hui, vous pouvez donc multiplier les lecteurs de vos commentaires en les déposant (aussi) sur notre site internet. C’est moi le modérateur, je fais donc un tri, mais je ferai en sorte de relayer tout ce qui peut profiter à la santé et au bien-être des internautes.

Yves Rasir

Les prothèses médicales

Si on part du postulat que la guérison ne peut venir que de l’intérieur, que la malade est son propre guérisseur, et que la médecine académique peut être un complément à la prise de Conscience du sens de la maladie, pourquoi les malades ont-ils tant de difficultés avec les médecins ? Et pourquoi la médecine obtient-t-elle si peu de bons résultats sur les malades ? Voilà une question qui me trotte dans la tête depuis longtemps et à laquelle je pense avoir une réponse grâce à l’analyse psychosomatique. Ce n’est peut-être pas la seule, mais elle mérite qu’on y réfléchisse.

Comme je l’ai souvent écrit et dit lors de mes conférences, les médicaments, comme toutes les prothèses médicales, quelles qu’elles soient, remettent systématiquement le malade dans son conflit. De la sorte, cela peut apporter un soulagement temporaire, mais à terme ce sera la rechute ou la récidive, sauf si la personne est en Conscience et dans l’Amour. Voyons en détails ce qui se passe.
Si vous êtes  devenu myope, c’est que vous viviez un conflit de danger très proche, qui va vous tomber dessus. Donc en l’absence de solution, le cerveau a réglé votre vue pour tenter de distinguer le danger imminent. Nous savons que c’est  de la paranoïa visuelle. Grâce à la myopie, j’y vois de près et peu m’importe d’y voir de loin car le danger est situé tout près. On me met des verres pour y voir de loin, ce qui en termes biologiques de survie est grave, puisque je dois régler ma vue pour le danger de près. Donc à cause des lunettes (lu-net), la myopie s’aggrave, car pour le cerveau, ce qui est inscrit, c’est toujours danger de près. Donc inutile d’y voir loin.

Si vous avez de l’arthrose à un genou (ou aux deux), c’est que vous refusez de vous mettre à genoux devant le seigneur et maître. C’est une dévalorisation de se mettre à genoux, de supplier, de prier par peur un Dieu hypothétique qui va vous réprimander pour avoir soi-disant péché. Ce n’est  pas par hasard que l’arthrose du genou touche plus la femme que l’homme. Celui-ci a moins tendance à se soumettre à une autorité, quoi que cela soit de moins en moins vrai de nos jours ! Donc, cette femme souffre dans les actes banals de la vie quotidienne à cause de ses genoux. La médecine lui propose alors de lui mettre une prothèse du genou pour la soulager. C’est très bien. Le problème est que le conflit de dévalorisation de soumission (sous-mission et non père-mission) n’étant pas résolu, apparaissent les complications de l’intervention chirurgicale, ou le rejet de la prothèse, ou le déplacement des douleurs vers les hanches. Pourquoi ? Parce qu’il ne faut pas se mettre à genoux, donc le cerveau va trouver un autre moyen de solutionner le problème qui était résolu par l’arthrose, laquelle lui permettait de ne plus se mettre à genoux.

C’est la même chose avec la prothèse de hanche de la femme (encore elle !) et le refus « d’écarter les cuisses ». C’est tout à fait honorable et légitime de refuser la sexualité après un certain âge, et même avant si l’on veut, mais pas à cause de tabous, de raisons artificielles liées au jugement, puisque le corps a parlé : « elle voudrait bien, mais il ne faut pas » ! Grâce à l’arthrose des hanches, elle ne peut pas, ce n’est pas de sa faute, c’est la maladie. La médecine lui met une prothèse, elle peut donc écarter les cuisses, mais c’est toujours le même tabou, le même interdit. Alors le cerveau doit trouver une autre solution pour que l’acte ne se réalise pas. Désinsertion de prothèse ou maladies gynécologiques qui viennent remplacer la solution primitive. Parce que le conflit n’est pas solutionné en Conscience, par la Liberté et l’Amour.

Je pourrais multiplier les exemples, comme cette femme qui rechutait de son problème cardiaque trois mois après la pose d’une prothèse de valve cardiaque. Elle avait une valve (aortique) qui ne fonctionnait plus, c’était la solution biologique de son conflit de clan par rapport à son père. On lui propose de poser une valve aortique de remplacement, et trois mois après, au contrôle, le médecin constate que la valve fuit à nouveau ! Le conflit n’étant pas solutionné, il était normal que cette valve fuie à nouveau, tant que le message n’était pas correctement interprété, analysé et solutionné en Conscience d’Amour.  Les médecins proposaient de recommencer l’intervention cardiaque (et ce n’est pas anodin !) pour remplacer à nouveau la valve. J’ai vu cette femme deux fois avant la réintervention prévue, et je lui ai permis de solutionner son  conflit. Elle m’a donné des nouvelles pendant deux ans, la valve n’était pas changée, son état cardiaque s’améliorait.

Voyons maintenant le problème avec les médecins. Le médecin est en fait une prothèse médicale, puisqu’on lui demande de trouver une solution externe à la maladie, et il ne peut proposer que des prothèses inutiles. Mais cela va plus loin. Pourquoi un individu décide-t-il de pratiquer la médecine ? Et pourquoi telle ou telle spécialité ? Et bien, c’est son inconscient qui a décidé pour lui, pas vraiment lui-même ! Personnellement, je disais dès l’âge de 5 ans que je voulais être « docteur ». Il est évident qu’un enfant de cet âge ne peut pas savoir pourquoi il dit ça. J’ai compris bien plus tard, par l’analyse de mon arbre généalogique, pourquoi j’avais cette vocation. Du côté paternel, mes arrière-grands-parents ont eu 8 enfants : 4 sont décédés avant 2 ans par manque de soins ou de nourriture !  C’est cela qui peut conduire à la pédiatrie (ce fut ma thèse de médecine) ou à la médecine générale en tant que  « médecin de  famille ».  Pourquoi devient-on cardiologue ? Parce que dans l’arbre, le ou les drames sont liés à des peines de cœur dans le clan. Pourquoi devient-on dermatologue ? Parce que les drames sont liés à des séparations tragiques. Pourquoi devient-on gynécologue ? Parce que les drames sont liés à des frustrations, des infertilités, etc.
Pourquoi devient-on rhumatologue ? Parce que les drames sont liés à des conflits de déplacement.
Pourquoi devient-on urologue, je dirais même testiculologue ? Parce que les drames sont liés aux castrations, à la peur d’être infertile. Le médecin qui propose la castration est lui-même un castrateur ou un castré (loi d’ambivalence).  Un médecin qui propose à une femme de lui faire l’ablation des seins règle un conflit inconscient de mauvais sevrage et transpose sur les femmes son conflit avec sa mère.

Et que dire de l’oncologue, qui est devenu un médecin « spécialiste » de la maladie cancéreuse ? En fait, il est surtout spécialiste du traitement du cancer. Or, le traitement est codifié par des protocoles quasi immuables pour chaque type de cancer. Il est pratiquement impossible pour le malade d’y échapper, sous peine, en cas de refus, de mettre sa vie en danger. Ce « spécialiste » de la peur traque la moindre cellule prétendument anormale pour la détruire, en même temps que cela détruit bien plus de cellules normales ! Ces personnes sont dans un programme d’autodestruction qui s’accorde bien avec ce genre de malades qui se laissent détruire. Et  s’ils en réchappent, du fait que leur conflit psychobiologique était solutionné,  il leur est très difficile de se reconstruire.

Chaque spécialité médicale est exercée par des « humanimaux 1» qui, à travers leur spécialité, tentent de solutionner leurs propres conflits. Je pourrais citer bien d’autres exemples. Tout vient de l’inconscient. Celui du malade qui a besoin de vivre ce qu’il vit, et  celui du médecin qui lui aussi cherche inconsciemment à régler ses conflits. Voilà ce qui perturbe la relation thérapeutique avec la médecine et les médecins. Vous avez un problème précis qui parle d’un conflit précis, et vous devez consulter une personne qui doit régler un conflit du même type que le vôtre et qui en est le plus souvent incapable. Sinon, il vous renverrait vers vous-même car il aurait lui aussi compris que la guérison ne peut venir que du malade lui-même, et surtout pas de celui qui règle ses propres conflits à travers les malades, tout cela inconsciemment bien sûr. Il n’est pas question de faire le procès de qui que ce soit, c’est un problème général, qui s’applique à la médecine comme il s’applique à toute la société, à la justice, l’éducation, etc., à la vie en général.

Dr Jean-Claude Fajeau

1 Terme créé par moi-même pour parler des humains encore trop peu en Conscience que nous sommes.

Néosanté Edition