JEAN-PHILIPPE BRÉBION « Passons de la la survie à la Vie ! »

Nous lui devons l’Empreinte de naissance… Ce cycle biologique cellulaire de 27 mois correspondant à nos programmes personnels de naissance. Pour lui, la vie est une « reconnaissance permanente de notre vérité profonde ». Une voie d’expérimentation… Ce que l’on sait moins de Jean-Philippe Brébion, concepteur de la Bioanalogie, c’est le parcours qui l’a mené à la rencontre du bouddhisme. Avec humour, il dit qu’il n’est pas bouddhiste… mais qu’il est poursuivi par les bouddhistes ! Ces rencontres lui ont fait prendre conscience de la corrélation entre le premier sermon du Bouddha – dit « des Quatre Nobles Vérités » – et les quatre dates fondatrices de l’Empreinte de naissance. Il y consacre un petit (grand) livre (1) qui nous permet d’accéder à un chemin vers la cessation de la souffrance.

Propos recueillis par Carine Anselme

Dès l’enfance, vécue dans une famille croyante, Jean-Philippe Brébion déroule un chemin spirituel. Ses lectures de chevet, à 7 ans, ce sont les best-sellers de Saint François d’Assise ! À cet âge précoce, il se destine à une vocation ecclésiastique. C’est sans compter sur la puberté… qui a tôt fait de l’éloigner de cette voie ascétique, mais pas de cette quête de sens. Humaniste. Incarnée. Vers 16 ans, la lecture de (l’hérétique) Teilhard de Chardin provoque chez lui un électrochoc : « La vie est expérimentation. » Il y trouve la pierre angulaire de son cheminement : l’important n’est pas le résultat, c’est ce qui se vit dans l’expérience.
Entre autres lectures initiatiques, une citation de Schwaller de Lubicz l’éveille à lui-même : « Il ne faut rien imaginer : il faut se taire… et écouter… il faut regarder dans le silence sans vouloir voir et accepter le Rien, car ce que l’homme appelle ‘rien’, c’est cela la réalité. » Il n’aura de cesse d’aller à la rencontre d’éveillés : Mâ Ananda Moyî, Gitta Mallasz, Nisargadatta Maharaj… Non par fascination, mais pour voir comment ces êtres, qui incarnent la nouvelle conscience, témoignent de leur expérimentation du ciel, du spirituel. La suite, il nous la raconte de vive voix… I shin den shin, comme on dit dans le Zen – de son être à notre être.

Comment peut-on vous présenter, à l’aune de votre parcours pluriel ?

Au départ, je suis kinésithérapeute, ostéopathe, praticien en médecine traditionnelle chinoise et, depuis toujours, je me suis intéressé au sens des événements de notre vie, de nos pathologies… C’est ce qui m’a amené à créer la Bioanalogie, qui aborde la vie de façon non-duelle.

Cette non-dualité campe au cœur du bouddhisme, avec lequel vous faites le lien dans votre ouvrage (1). Votre approche est-elle avant tout spirituelle ?

Je n’ai pas choisi ma rencontre avec le bouddhisme : elle m’a été proposée par la vie ! Ma démarche est avant tout humaniste. Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre le fonctionnement humain, afin qu’il puisse réaliser cet être unique qu’il est. Dans ce cheminement propre à la Bioanalogie, l’objectif est de sortir de la fonction animale – la survie – pour passer à la conscience, qui est la vie. Ainsi, lorsque je rencontre la Biologie Totale de Claude Sabbah, je l’ai vite intégrée, car c’est évident, pour moi, que la maladie a du sens. Par contre (et je dis ça sans aucun jugement), le conflit ne m’intéresse pas ; la dualité ne m’intéresse pas. Le rapport à la cause – « Pourquoi je suis malade ? » – est justifié, mais cette cause mène à une cause qui mène à une cause, etc. Pour moi, travailler sur la cause permet la réparation, qui n’est pas la guérison.

Qu’est-ce alors que la guérison ?

C’est quand on prend le risque de faire vivre l’être unique que l’on est. Sans aucune attente, sans chercher un résultat, ni vouloir modifier l’extérieur.

L’expérimentation est centrale dans votre approche. Outre, la découverte précoce de la citation de Teilhard de Chardin, il y a-t-il eu un autre événement déclencheur à ce paradigme sous-tendant votre parcours ?

Oui… et il est essentiel ! Il faut savoir que dans ma famille, les références ont toujours été de brillants universitaires. Or, j’avais une scolarité difficile. J’ai donc longtemps cherché à rivaliser, en faisant plein de choses. Lors du premier séminaire que j’ai co-organisé (vers 1980) avec un ami prof de yoga, je suis venu avec des sacs pleins, au propre comme au figuré. Et le savoir, c’est lourd (Rire) ! Or, à ce séminaire était présente une agrégée de sciences orientales. Cela a été un cauchemar, car elle me reprenait quasi à chaque mot. J’avais la réponse dans les livres… mais on était loin de l’époque de Google qui permet de tout trouver en un instant. Cette expérience a été tellement forte que je me suis juré de ne plus jamais animer un séminaire avec un papier. Autrement dit : si je ne suis pas capable de m’appuyer sur ma propre expérimentation, mieux vaut que je me taise ! Cela m’a fait faire un bond quantique. La clé est qu’il n’existe aucune vérité extérieure, il n’y a qu’une vérité : c’est ce que nous expérimentons. D’où ma découverte, notamment, de l’Empreinte de naissance.

Vous nous avez dit que c’est la vie qui vous a proposé cette rencontre avec le bouddhisme… Comment cela s’est-il passé ?

Alors que j’ai « coursé » les maîtres sur toute la planète, il y a eu cette rencontre décisive à… 100 mètres de chez moi, chez un ami médecin, de Lochen Tulku Rinpoche (chef spirituel de la vallée de Spiti), dont la marraine réside à Clermont-Ferrand. Je ne suis pas bouddhiste, mais cette rencontre a été ma porte d’entrée dans l’expérimentation du bouddhisme. Ce Tulku était là pour une semaine et, en-dehors de voir sa marraine, il n’avait rien prévu. J’avais alors un cabinet ; j’ai décommandé tous mes rendez-vous. Lors de cette semaine, j’ai eu l’impression de rencontrer un frère, malgré nos univers différents. Considéré comme la XIXe réincarnation de Lotsawa Rinchen Zangpo (dit le « Grand Traducteur », car il a voyagé jusqu’en Inde pour recueillir et traduire les enseignements du Bouddha, et a construit les premiers monastères bouddhistes tibétains), Lochen, en dépit de son statut, est un homme simple. Il s’est confronté à la vie en partant, à 26 ans, sans sa robe de moine, deux ans aux États-Unis, où il a travaillé dans un restaurant. Ce sage incarne cette expérimentation. Suite à notre rencontre, il m’a invité l’hiver suivant dans son monastère. Jusqu’en 1947, cette vallée himalayenne de Spiti était Tibétaine. Lors de l’indépendance de l’Inde, elle est passée sous gouvernement indien. Lorsque les Chinois ont annexé le Tibet, ils n’ont pas envahi cette vallée, berceau du bouddhisme tibétain. Fermée jusqu’en 1995, enclavée, elle est restée préservée.

Vous lui devez la rencontre – symbolique, réparatrice – avec le dalaï-lama…

Il faut savoir que mon histoire familiale est marquée par la mort de mon grand-père à l’âge de 30 ans. Toute la famille a toujours vécu avec cette injonction : « Si seulement il avait été là ! ». Sous-entendu, on n’aurait pas eu tous ces problèmes… Au ciel, donc, l’être manquant ! C’est là qu’intervient ma rencontre avec le dalaï-lama, en 2000, lors d’une grande cérémonie (« Kalachakra ») dans cette vallée de Spiti. À l’époque, je pratiquais beaucoup de thérapie sur le déroulement du pied au sol. J’ai donc demandé au dalaï-lama s’il accepterait que je fasse son empreinte. C’était un acte hautement symbolique : analogiquement, je prenais les empreintes de pieds d’un des hommes les plus élevés spirituellement, à l’un des endroits les plus hauts de la planète – là où la terre est la plus proche du ciel.

Je crois que cela vous a « marqué » tous deux, en miroir…

Le dalaï-lama m’explique alors vouloir comprendre pourquoi, habitué pourtant à l’altitude, il a mal à la tête lorsqu’il arrive à Kunzum pass. Ce col à +/- 5000 m est un passage obligé pour atteindre Spiti. Or, de là, on voit le Tibet… Je lui explique que s’il a mal à la tête, c’est parce qu’il « se rapproche du père ». Enfant, il a été arraché à sa mère pour ses fonctions spirituelles (donc analogiquement au père), puis il va être forcé de quitter sa terre-mère, comme vous le savez. De Kunzum pass, il voit sa terre-mère natale. Quand je lui dis ça, il me prend dans les bras, avec une accolade qui vibre encore dans mes cellules. Je vais même pousser l’histoire… Mon grand-père, lors de la guerre 14-18, a reçu un éclat d’obus sur son casque. Il est mort, le 3 mars 1933, d’une tumeur cérébrale causée, a-t-on dit, par l’impact de l’obus…

Ça alors… nous sommes le 3 mars !?

(Blanc) Quoi ? Je n’avais pas réalisé ! Le 3 mars, c’est aussi la date de sortie de l’Empreinte de Naissance, il y a 11 ans. C’est extraordinaire…

Mais je vous ai coupé…

Je reviens à l’empreinte de pieds du dalaï-lama. Sur mon site, vous verrez une photo où il s’appuie sur ma tête. Sur le moment, j’ai l’impression qu’il tombe et qu’il se rattrape. J’ai alors ressenti une douleur pariétale, sur le côté droit de la tête. Mais, en observant la photo, on voit qu’il est tout sourire. En fait, il s’appuie exactement là où mon grand-père a été blessé par l’obus, et où il a été opéré d’une tumeur cérébrale. Incroyable histoire ! D’autant qu’en l’an 2000, on célébrait la date anniversaire du décès de ma grand-mère… Pour couronner le tout, de retour en Europe, nous faisions, avec la mère de mes filles, des travaux dans une petite maison. Dans la cave, les entrepreneurs ont trouvé… un obus. Les démineurs ont dit : « Ce n’est rien, il est désamorcé. » Quand on se laisse guider par la vie, ça devient un monde incroyable !

Encore faut-il accepter, comme vous le suggérez, que tout est proposition d’évolution…

J’ai une phrase-clé : il s’agit d’avoir la certitude absolue que chaque chose a un sens au service de la conscience. Ce n’est pas à nous à donner du sens à la vie. Chaque fois que je veux donner du sens, je fais marche arrière, car je ne peux que donner le sens que je connais. Je retourne dans le passé. Ce que nous avons à faire, c’est de laisser la vie faire son œuvre en nous. C’est de se laisser ÊTRE dans cette expérimentation. Être l’expérience et l’observateur de l’expérience.

Vous avez rencontré bien d’autres bouddhistes (Arnaud Desjardins, Guendun Rinpoche…). Comment cela a-t-il impacté votre approche de la Bioanalogie ?

Là où c’est venu percuter ma pratique professionnelle, c’est que j’ai toujours eu la conviction que, pour que la santé physique puisse évoluer grâce à un travail sur le sens de la maladie, il faut d’abord avoir la certitude absolue que la maladie a bien un sens. Donc, qu’elle n’est pas un « coup de malchance », comme on le pense souvent dans notre culture. Or, j’ai eu la confirmation de cette conviction en recevant en consultation des habitants de la vallée de Spiti. Pour eux, il est évident que la maladie a un sens ! Lorsqu’on leur expose le sens de la maladie qui les touche, ils le reconnaissent, ils l’accueillent et l’intègrent immédiatement. Ils « savent » être malades ! On peut alors constater un réel changement dans leur état de santé.

Comment expliquez-vous que les Occidentaux ne sachent pas être malades ?

Pour ces habitants de la vallée de Spiti, la maladie est liée à leur karma. S’ils sont malades, ça leur appartient. Ils en prennent la responsabilité. En ce qui nous concerne, nous sommes trop dans le mental, coupés de notre dimension spirituelle et de notre responsabilité. On est davantage dans notre fonction animale de survie – acquérir, donner du sens à notre vie, etc. Ce qui fait que, face à la maladie, perçue comme venant de l’extérieur et ne pouvant donc pas nous informer, il faut lutter (contre elle) ! Si je suis malade, cela ne me concerne pas. J’ai une tumeur, il faut l’enlever. Souvent, nous ne sommes pas prêts à faire le lien.

Cette déresponsabilisation frappe certains patients qui vont consulter des praticiens du « sens » comme il le ferait avec des médecins classiques…

C’est juste ce que vous dites ! Certains se disent : on va me donner le sens… et je n’aurai rien à faire. C’est la limite de notre culture : on cherche une solution miracle, quelle qu’elle soit. Sous-entendu, c’est au praticien de me guérir. Or, selon moi, on a beau donner le sens, ce n’est pas le sens qui guérit. C’est l’intégration qui guérit. « Est-ce que je me reconnais dans ce sens-là ? ». Telle est la clé. Seule la reconnaissance de soi guérit. Soigner ne peut pas se faire en force. Le thérapeute n’est pour rien dans la guérison du patient. Il est un accompagnant qui ouvre des portes.

Comment en êtes-vous venu à la découverte de l’Empreinte de naissance ?

Lorsque j’entends Claude Sabbah, créateur de la Biologie Totale, dire : « Notre biologie est issue de la mémoire animale ; la fonction de l’animal, c’est la survie », cela résonne en moi ! Nous reproduisons ce que nous connaissons par survie. Nous ne savons pas faire autre chose. C’est ce qui m’a permis de comprendre cette Empreinte de naissance. L’embryon enregistre ce que vivent le père et la mère. Notre Empreinte est faite du vécu/ressenti de nos parents, autour de notre naissance (2). Cela ne peut se comparer : ce que vos parents et les miens ont vécu est unique, original et singulier. Mais à vrai dire, ce n’est pas cette empreinte-là qui m’intéresse… Certes, elle permet de comprendre nos fonctionnements. Mais en remontant dans le transgénérationnel, on s’aperçoit que le vécu de nos parents dépend de l’histoire de nos grands-parents, et ainsi de suite… Notre vécu/ressenti contient l’histoire de notre généalogie proche, mais il porte aussi la mémoire de l’origine de l’humanité. Plus nous remontons dans notre arbre généalogique, plus nos ancêtres sont communs – notre arbre généalogique se referme comme un losange. On arrive à l’inconscient collectif de Jung (avec ses archétypes), que j’appelle « l’inconscient universel ».

Quelle est la caractéristique de cet inconscient universel ?

C’est un principe neutre, ni positif ni négatif. Il EST. Le monde tout entier s’exprime à travers cette Loi. La première manifestation de l’univers, c’est une rencontre entre le temps et l’espace. On ne sait pas concevoir l’univers, sans qu’il y ait du temps et de l’espace. Or, quand nous sommes dans la dualité, nous restons accrochés, soit au temps – donc, analogiquement, à la reconnaissance (le « moi », la descendance, la pérennité), soit à l’espace : l’acquis, le matériel, etc.

Comment incarner cette non-dualité ?

Le temps et l’espace est une rencontre. La vie est dans cette expérimentation. Nous avons l’habitude de dire que le monde est duel, mais il ne l’est pas ! Pour marcher, il faut deux jambes qui fonctionnent et un sol. Si les pieds ne touchent pas le sol, je ne marche pas ! S’il y a un haut et un bas, c’est qu’il y a un milieu. S’il y a un positif et un négatif, c’est qu’il y a un neutre. Cette notion, insaisissable, immatérielle, n’est plus accessible par le mental… Cela nous renvoie à la physique quantique.

En quoi ce principe neutre impacte-t-il notre vie ?

Pour moi, notre Empreinte de naissance est neutre – ni positive ni négative. Elle est faite du vécu/ressenti des parents, qui est ce qu’il est. Nous allons reproduire cette empreinte, parce que nous ne savons pas faire autre chose. Or, si nous sommes 100 % programmés, nous sommes 100 % libres de le vivre autrement ! Soit nous allons rester dans la même tonalité que nos parents. Soit on vivra cette empreinte à partir de ce Principe neutre d’un événement (le troisième plan dont je parle), au travers d’une expérimentation libre, point d’appui de notre créativité.

Un exemple ?
Imaginez : au moment où mes parents m’attendent, ils sont en voiture et ils font une sortie de route. Ma peur sera de « sortir de la route ». Partant de là, soit je reproduis le programme et je suis toujours « en sortie de route » (un marginal) ou je suis quelqu’un qui sort de la voie, en innovant. Sortir de la route, en soi, n’est ni positif ni négatif.

Notre empreinte n’est donc pas un fardeau ?

C’est essentiel ! Aujourd’hui, nombre de personnes travaillent sur cette empreinte, mais beaucoup ne l’utilisent pas dans le sens que je propose… Sur leur site, on lit : « Déprogrammez les empreintes négatives de votre naissance. » Comme notre empreinte n’est ni négative ni positive, il n’y a rien à déprogrammer ! Il serait plus juste de dire : « Venez révéler la créativité de cette empreinte. » Dans cette ère de la conscience, nous ne sommes plus dans le positif ou le négatif, nous sommes dans l’expérimentation. Dans cette rencontre neutre. Inédite.

Comment cela s’exprime-t-il au travers des quatre dates-clés de notre Empreinte de naissance ?

Ces quatre temps fondateurs de notre naissance nous donnent des informations sur la façon dont nous expérimentons le temps et l’espace, et ce que nous retirons de cette expérimentation. Pour schématiser (plus de détails dans les ouvrages de Jean-Philippe Brébion, NDLR), avec l’Empreinte de naissance, nous pouvons déterminer les quatre Lois ontologiques de notre incarnation. Ce sont quatre temps particuliers qui sont des injonctions de vie. C’est-à-dire qu’elles représentent un ordre absolu que chacun de nous a à vivre dans le principe, mais qu’il peut vivre soit en dualité (dans la souffrance), soit en conscience (dans la lumière). Résumons ces quatre énergies qui structurent notre vie : 1/Il s’agit d’abord et avant tout de se situer, 2/Ensuite, d’agir – cela vient nous parler d’action juste (pas en réaction, ni en entretenant l’idée que l’événement est la cause de notre malheur/bonheur), 3/On en arrive au « constat », à la concrétisation – c’est ce qui me laisse en paix et qui demande de ne pas vouloir une autre réalité que celle qui se présente, 4/Enfin, tout l’enjeu est de « se respecter ». Cette quatrième loi est liée à ce que je sais au fond de moi de par mon expérimentation, qui doit être ma seule et unique référence. Or, regardez comment, dans notre vie, nous ne respectons pas ce que nous savons au fond de nous, par peur d’être rejetés, de ne pas être aimés, d’être incompris. Le principe ontologique de ces quatre dates fondatrices m’a amené à découvrir 36 Clés de naissance (ou archétypes), qui sont incroyables pour comprendre le fonctionnement de l’humain – je ne parle pas, ici, de psychologie humaine.

Comment en êtes-vous venu à faire le lien entre ces quatre temps fondateurs de notre naissance et les Quatre Nobles Vérités du bouddhisme ?

Lors d’un voyage dans la vallée de Spiti, on m’a parlé du premier sermon du Bouddha, réalisé à Sarnath (près de Bénarès), après qu’il eût trouvé l’Éveil sous l’arbre de la Bodhi (à Bodhgaya). La légende dit que le prince Siddhârta Gautama, en se promenant hors du palais, rencontra un vieillard, un malade et un enterrement ; ce qui l’a mené à méditer durant six ans sur la souffrance de l’homme. Dans ce sermon des Quatre Nobles Vérités, le Bouddha traite : de la reconnaissance de la souffrance, de son origine, de sa cessation et du chemin qui mène à cette cessation (de la souffrance). Pourquoi l’homme souffre ? Premièrement, cette lumière qu’il voit à l’extérieur de lui, il s’en croit coupé. Deuxièmement, face au monde, aux événements, il souffre parce qu’il réagit : il veut attirer les choses bonnes pour lui ou rejeter ce qu’il considère comme mauvais. Troisièmement, il n’a pas la certitude absolue que, dans le monde tel qu’il est, il peut être en paix. Enfin, la quatrième Noble Vérité, c’est ce que les bouddhistes appellent « Le chemin qui mène à la cessation de la souffrance » (« Noble Octuple Chemin »). Il s’agit de respecter son Dharma. Le Dharma, c’est sa vérité… que nous ne respectons souvent pas. Là, je fais illico le lien : c’est exactement la définition que je donne à propos des quatre dates fondatrices de l’Empreinte ! En faisant cette connexion, on peut voir comment la biologie rejoint les lois ontologiques, sacrées de la vie. Lorsque je suis à Spiti et que je vais lire aux personnes que je rencontre les Quatre Nobles Vérités du bouddhisme, à travers leurs clés de naissance, c’est comme si, tout à coup, ce texte traditionnel, millénaire, leur parlait personnellement ! Ils en pleurent. J’ai des émotions rien que d’en parler… Ils sont si touchés de se reconnaître. De comprendre leur fonctionnement. D’où ce livre.

L’équation mystérieuse de la vie ne peut donc se résoudre que par l’expérimentation ?

Oui, et c’est pour ça que toute mon histoire de vie a été d’être incompris. Ce cheminement ne peut pas être compris, on ne peut que l’expérimenter. D’où la conclusion du livre : « Ne croyez rien de ce qui est écrit, expérimentez… Car il n’est qu’une vérité : la vôtre ! »

Votre cheminement témoigne de cette expérimentation libre. Expérimenter, c’est prendre un risque. On comprend les réticences…

J’ai 65 ans et aucun capital, parce que j’ai toujours tout remis en question. Mais la vie me donne à chaque instant ce dont j’ai besoin. Même s’il faut un grain de folie pour vivre ainsi, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi. Il suffit de se situer. Quand on se situe, la vie nous amène ce dont nous avons besoin. Vous savez, nous sommes dans une ère extraordinaire ! À l’aube de l’ère de la conscience, dans ce passage de la survie à la vie. Dans les balbutiements de l’humain. Une ère pionnière, un peu comme la conquête de l’Ouest (Rire) !

LYDIA MÜLLER : « Il est possible de réussir sa mort ! »

Et si le contraire de la mort n’était pas la vie… mais la naissance ?! Après avoir accompagné nombre de personnes en fin de vie, après avoir vécu elle-même et transformé l’épreuve d’un cancer grave, la psychologue et psychothérapeute Lydia Müller a développé une nouvelle approche – audacieuse – de la « mourance », en la mettant en parallèle avec la naissance (1). Ces deux traversées initiatiques sont un peu comme les deux pans d’une même porte. Pourquoi, dès lors, ne voir qu’une calamité et une épreuve, là où pourrait se révéler une aventure de l’esprit et de la conscience ? Telle est l’invitation, sensible et sensée, de Lydia Müller. Car s’il paraît normal de se préparer à l’accouchement et à la naissance d’un bébé, il est tout aussi logique de se préparer à la mourance et à la mort. Il y a une vie avant la mort ! Propos recueillis par Carine Anselme Lire la suite

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YVANE WIART : « Oui, le cancer est lié au stress »

Chercheuse en psychologie à l’Université Paris Descartes, Yvane Wiart s’est livrée à la synthèse de plusieurs centaines d’études scientifiques afin d’établir si, oui ou non, le cancer est lié au stress. Sa réponse, elle la partage sous la forme d’un ouvrage dense et passionnant (*) où l’on découvre que le stress chronique prédispose certainement  au cancer et que  certains fonctionnements psychiques font sans doute  le lit de la maladie. « Dans un domaine où il est extrêmement difficile d’avoir des preuves chiffrées, Yvane Wiart a réalisé une découverte scientifique qui pourrait avoir des applications cliniques dans le long terme », estime Bernard Asselain, chercheur Inserm et  chef du département d’épidémiologie et de bio-statistiques de l’Institut Curie.

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Dr Jean-Claude Fajeau : « Un médecin n’a jamais guéri personne »

« Souvent la peur d’un mal nous conduit dans un pire », philosophait Nicolas Boileau. Ce n’est pas Jean-Claude Fajeau qui le contredira ! Ce dernier voit en nos peurs « un poison émotionnel » qui porte gravement atteinte à notre santé et notre bien-être. Ce docteur en médecine a exercé la médecine chinoise, l’homéopathie, la médecine naturelle, la phytothérapie et se consacre, depuis 1997, à la recherche en Psycho-Somato-Généalogie (1). À l’articulation entre le psychologique et le biologique, cette approche permet d’approfondir la compréhension des mécanismes et principes de la vie. Nous rappelant par là que le corps est l’exutoire des conflits biologiques « animaux » que vivent les humains. « Comprendre, c’est devenir maître de soi », aime à répéter ce chercheur inlassable, qui s’érige contre tout dogme et toute pensée unique. Il est libre, Jean-Claude !    

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ISABELLE CHALLUT : « Il faut rendre la maternité aux femmes »

Infirmière diplômée en 1986, Isabelle Challut a d’abord travaillé dans le milieu hospitalier en France et en Suisse avant de s’installer au Québec, il y a plus de 20 ans. À travers son cheminement personnel et professionnel, elle est devenue accompagnante à la naissance. Elle a développé une expertise et une passion pour l’accouchement naturel, respectueux du rythme physiologique de la mère et de l’enfant. En 2005, elle a créé au Québec le Centre Pleine Lune, un lieu d’accompagnement et d’enseignement pour les parents et les professionnels. Ses activités de formatrice en périnatalité l’emmènent aussi en France, en Belgique et en Suisse . Elle partage son parcours et ses connaissance à travers son livre : La maternité au féminin , et dans deux ouvrages collectifs : Devenir soi et Dire oui à la vie . Elle nous livre ici de précieuses réflexions concernant la naissance dans nos sociétés.

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PIERRE LEMBEYE « Le symptôme, est un acte créatif »

 « Au commencement, le symptôme ». Tel est le titre-pierre angulaire du récent ouvrage du psychiatre et psychanalyste Pierre Lembeye. Dans ce livre-entretien, porté par les questions éclairées d’Anne Christine Fournier, l’auteur pose les bases de sa vision du symptôme, porteur de sens. Si nombre de thérapeutes sont atteints, selon lui, de « la fureur de guérir », cherchant à tout prix à faire taire et disparaître le symptôme en l’écrasant sous les neuroleptiques et autres psychotropes, il s’en démarque en pratiquant une écoute globale, holiste (de holos, tout) de la personne et de ce que le symptôme cherche à dire. Sur un plan philosophique, il interroge le rôle du thérapeute dans notre civilisation postmoderne, hyper-technologique, globalisée, uniformisée et profondément en crise, qui nous déconnecte de la présence – à soi, à l’autre, à plus grand que soi. Plaidoyer pour une médecine « pensante »… plutôt que « pansement ».

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Dr CATHERINE AIMELET-PERISSOL « La logique des émotions est celle du vivant »

 Docteur en médecine,  Catherine-Aimelet Périssol fait partie de ces praticiens  de terrain qui ont « viré leur cuti » et sont devenus psychothérapeutes après avoir pris conscience du rôle pathogène des émotions et découvert la fonction de la maladie comme solution de survie .  Bien que familiarisée à la médecine nouvelle du Dr Hamer et à la biologie totale du Dr Sabbah, c’est dans les travaux d’Henri Laborit qu’elle a puisé les idées qui lui ont permis de mettre au point le processus thérapeutique de la « Logique Emotionnelle ». A travers l’Institut du même non,  elle enseigne aujourd’hui l’art de décoder « le sens bio-logique  des émotions contenu dans le sens psycho-logique des comportements ». Ecrit avec sa fille journaliste, son dernier livre abord le thème de la culpabilité. Pour Catherine Aimelet-Périssol,  culpabiliser est une bonne chose et il faut faudrait apprivoiser cette émotion au lieu d’essayer – vainement – de s’en débarrasser.

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Dr DANIEL BALLESTEROS « Se soigner, c’est s’écouter »

Dans son ouvrage « Se soigner, c’est s’écouter » (Ed. Robert Laffont), le Dr Daniel Ballesteros invite les lecteurs à découvrir la Vitalothérapie,  une méthode thérapeutique qui associe plusieurs approches naturelles orientales et occidentales. Ce qui a retenu notre attention,  c’est que ce livre à succès est sous-titré «repérer et décoder les signaux avant la maladie ».  Bien qu’il ne traite nullement de décodage biologique (dont son auteur semble tout ignorer),  ce « plaidoyer pour une médecine de la vie » illustre le besoin actuel  de trouver un sens aux maux,  l’intérêt croissant envers le rôle des émotions dans leur apparition et la prise de conscience que la médecine allopathique fait fausse route en niant les processus d’autoguérison. Parce qu’il va dans une direction qui nous paraît bonne en affirmant, fort de ses 40 ans de carrière,   que « l’on tombe malade pour guérir », nous avons souhaité rencontrer le Dr Ballesteros et lui donner la parole.  
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Dr PIERRE-JEAN THOMAS-LAMOTTE « Je considère la maladie comme un comportement, or un comportement peut changer »

Et si la maladie n’était pas un hasard ?, s’interroge le neurologue Pierre-Jean Thomas-Lamotte, en titre d’un de ses livres-phares(1)… Cette question, ce médecin se l’est posée tôt dans sa carrière, qu’il dévoue depuis aux causes de la maladie. Le clinicien qu’il était au départ a donc « troqué le microscope » pour une pratique en libéral et une approche davantage psychoaffective et spirituelle des symptômes. Après avoir examiné et accompagné près de vingt mille patients, avec une incroyable qualité d’écoute, il est arrivé à la conclusion que la plupart des maladies que nous développons ont pour origine une émotion inavouée – personnelle, transgénérationnelle. Dès lors, la maladie apparaîtrait comme la compensation symbolique d’une souffrance intime, gardée secrète et refoulée(2). « Le simple fait de comprendre ce mécanisme nous permettrait déjà d’éviter les maladies », dit-il. Avec lui, l’expression « s’en rendre malade » prend tout son sens ! Lire la suite

ANNE ANCELIN SCHÜTZENBERGER « Il y a des drames dans toutes les familles »

Psychanalyste et professeur émérite de l’Université de Nice dont elle a dirigé longtemps le laboratoire de psychologie sociale, Anne Ancelin Schützenberger passera à la postérité comme la découvreuse de la psychogénéalogie, cette discipline qui explore les secrets de famille et examine la transmission inconsciente des maladies par delà les générations. À 95 ans, l’auteure de « Aïe, mes aïeux » et de nombreux autres ouvrages a encore la mémoire vive et n’a pas dit son dernier mot. Avec l’humour et l’humilité qui la caractérisent, cette pionnière du transgénérationnel fouille son passé pour nous en livrer les meilleurs extraits. Portait-interview d’une femme hors normes et admirable à plus d’un titre. Lire la suite

Dr CHRISTIAN BEYER Décodage dentaire et sens de la carie

Ce qui ne s’exprime pas s’imprime… Et Montaigne de préciser : « Rien n’imprime si vivement quelque chose à notre souvenance que le désir de l’oublier. » La dent, véritable mémoire vive de notre existence, n’y échappe pas ! À travers ses multiples problématiques, elle révèle les méandres obscurs de notre inconscient, réservoir de nos souffrances intimes. Dans son dernier ouvrage, La nouvelle interprétation de la carie(1), le Dr Christian Beyer – qui n’a de cesse de présenter le Décodage dentaire comme outil de connaissance de soi autant qu’adjuvant thérapeutique aux pathologies bucco-dentaires – explique, à l’issue de nombreuses années de recherche, que « la carie est un échec d’adaptation verbale au monde ». Elle aurait donc des origines psycho-émotionnelles et serait un signal de ressenti non entendu, non exprimé. Au travers d’un entretien « mordant », le Dr Beyer nous convie à la rencontre de ce que nos dents ont à nous dire… Lire la suite

PAUL DEGRYSE « Le chamanisme, c’est retrouver le pouvoir de la conscience »

C’est la tête en bas, sur une barre fixe, que la vie de Paul Degryse, alors en crise, prend un autre tour… Un Chinois, le voyant dans cette étrange posture, l’invite à découvrir la voie de l’énergie, qui déploie l’homme, entre terre et ciel. D’initiation en initiation, Paul Degryse rencontre, en Chine, un chamane sino-vietnamien. Démarre alors une mue intérieure, nourrie de rencontres avec des chamanes du monde entier et de la lecture en boucle des ouvrages de Carlos Castaneda. Devenu éclaireur sur la voie de l’élargissement du champ de conscience, Paul Degryse livre, dans ses derniers ouvrages sur le chamanisme toltèque, une démarche d’autoguérison du corps et de l’esprit passant par le réveil de l’âme et le développement des pouvoirs intérieurs. Il nous met en garde contre toute vision folklorique du chamanisme : ce changement de paradigme exige réalisme et travail pour porter ses fruits. Allez ! On retrousse ses manches. Lire la suite

PIERRE LEMARQUIS L’impact de la beauté sur la santé

Et si l’art pouvait aider chacun de nous à vivre mieux et plus longtemps ? « La beauté sauvera le monde », écrivait Dostoïevski, complété par Sergueï Boulgakov : « et l’art en est un instrument »… On ne sait si elle sauvera le monde, mais il semble de plus en plus probable que la beauté nous sauvera. Si les philosophes ont les premiers pressentis l’impact du beau et des créations artistiques sur le cours de notre vie, nos émotions, notre bien-être et notre santé, ils sont aujourd’hui rejoints par les neurosciences qui nous révèlent, preuves à l’appui, comment notre cerveau et, par extension, notre corps entrent en résonance avec la beauté. Le neurologue Pierre Lemarquis¹, déjà auteur du best-seller « Sérénade pour un cerveau musicien », consacre un ouvrage lumineux à l’importance cruciale de la beauté et de l’harmonie dans notre vie, et nous relate comment elles peuvent nous aider à conserver ou retrouver la santé. Dans ce « Portrait du cerveau en artiste », il nous fait entrer en communion avec la beauté du monde. Lire la suite

MARIO BEAUREGARD Le pouvoir guérisseur de la conscience

Docteur en neurosciences d’origine québécoise, Mario Beauregard est actuellement chercheur au département de psychologie de l’Université de l’Arizona. Auteur de plus de 100 publications en neuroscience, psychologie et psychiatrie, il vient de publier son second ouvrage de vulgarisation intitulé « Les pouvoirs de la conscience. Comment nos pensées influencent la réalité ». Ses recherches sur la conscience et sur la neurobiologie des expériences spirituelles ont reçu une couverture médiatique internationale et ont fait l’objet d’un film documentaire (« Le cerveau mystique », 2007). Entre un voyage en Australie où il était invité à un dialogue avec le Dalaï Lama et le tournage à Los Angeles du film « What the BLEEP : Now What ! ? » (la suite du film à succès « What the BLEEP Do We Know ! ? »), Mario Beauregard nous a accordé cette entrevue, dans sa belle province d’origine. Lire la suite

ÉLISABETH HOROWITZ Les nouveaux secrets de famille

Propos recueillis par Carine Anselme

Et si nous exhumions les cadavres de la « malle » familiale ? Il y a en effet des héritages encombrants (souvent inconscients) qui empêchent la vie de circuler librement… Ainsi, serions-nous dépositaires des conflits, drames, trahisons et autres secrets qui ont ébranlé les générations précédentes. Par loyauté, certains descendants répètent alors, à leur insu, les scénarios familiaux et paient symboliquement les « dettes » de leurs ancêtres, avec de lourdes conséquences sur l’accomplissement personnel, voire la santé. Élisabeth Horowitz, thérapeute spécialisée dans l’analyse transgénérationnelle et fondatrice de l’Association Française de Psychogénéalogie, accompagne les personnes sur le chemin de la libération. Dans son dernier livre, elle se penche sur « Les Nouveaux Secrets de famille » (1), en lien avec les mutations de notre société. Elle nous éclaire sur l’art de secouer les branches de notre arbre généalogique pour en assainir les racines et les futures floraisons. Lire la suite

BERNARD TIHON Le Sens des Maux, suite et fin

Propos recueillis par Michel Manset

Et de trois ! En deux ans à peine, l’auteur belge Bernard Tihon aura publié les 3 tomes de son ouvrage « Le Sens des Maux ». Le collaborateur de Néosanté clôture ainsi une trilogie riche désormais de 240 articles consacrés à autant de maladies, états de mal-être ou dysfonctionnements. La grande originalité de cette œuvre unique en son genre, c’est qu’elle n’est pas un Xème manuel de décodage mais un travail de synthèse explorant plusieurs pistes interprétatives d’ordre biologique ou symbolique. C’est aussi une oeuvre littéraire où la forme, servie par un talent d’écrivain, une âme d’artiste et une rigueur de juriste, apporte au fond un supplément de force. Avant qu’il ne s’attable à d’autres projets d’écriture, l’auteur s’est confié à son éditeur… Lire la suite

Dr JEAN LERMINIAUX La Thérapie par l’Inversion du Ressenti

Propos recueillis par Carine Anselme

Et si, inconsciemment, nous avions avantage à tomber malade, à déprimer ou encore à entretenir des comportements à risque ? La question peut sembler provocatrice, mais elle a le mérite de nous ébranler et de venir interroger notre manière d’être au monde. En tout cas, elle est au cœur de l’Inversion du Ressenti par le dialogue tonico-émotionnel, le processus psychothérapeutique élaboré par le Dr Jean Lerminiaux, neuropsychiatre. Basée sur les neurones miroirs et l’empathie, cette psychothérapie intègre de nombreuses disciplines et bénéficie de l’avancée des neurosciences. Un travail transformateur qui permet d’entrevoir une autre possibilité de vivre, non de survivre. Lire la suite

JOËL MONZÉE : « Arrêtons de doper les enfants ! »

INTERVIEWPropos recueillis par Cyrinne Ben Mamou, PhD

D’origine belge (Liège), installé au Québec depuis 20 ans, Joël Monzée est docteur en neurosciences et psychothérapeute. Il est directeur-fondateur de l’Institut du développement de l’enfant et de la famille, professeur à l’Institut de psychothérapie corporelle intégrée et chercheur au Laboratoire Santé Éducation et Situation de Handicap de l’université de Montpellier. Sa vie se partage désormais entre la pratique psychothérapeutique, la recherche universitaire, la formation continue de professionnels de la santé ou de l’éducation, et l’écriture de livres ou de chroniques pour les médias canadiens. Il est de ceux qui dénoncent le surdiagnostic de l’hyperactivité et la médicalisation à outrance des troubles de l’attention. Lire la suite

ALAIN MOENAERT : « Les 12 étapes de guérison »

Quand le diagnostic s’avère sombre, il est encore temps de « réagir ». Dans son livre Les douze étapes de guérison, le psychologue Alain Moenaert propose ainsi des pistes concrètes, pour que chacun puisse devenir auteur de la transformation à même de conduire de la maladie à la santé. Lire la suite

CHRISTIAN FLÈCHE : « L’avenir est au sens»

Collaborateur de la première heure de Néosanté, Christian Flèche est l’un des principaux formateurs en Décodage Biologique en France et à l’étranger. Lire la suite

Dr CHRISTIAN BOUKARAM : « Nous vivons un changement de paradigme»

Le voici enfin. Sorti il y a un an au Canada, où il a fait beaucoup de bruit, le livre « Le pouvoir anticancer des émotions » (*) arrive fin septembre dans les librairies du continents européen. Lire la suite

ILIOS KOTSOU : « Les émotions positives sont des agents protecteurs »

A l’instar de l’argent, la santé ne fait pas le bonheur, mais elle y contribue largement.
C’est d’ailleurs un des indicateurs principaux permettant aux sociologues d’évaluer le bien-être des gens et des populations . Lire la suite

BERNARD JUNOD : « Notre définition du cancer est fausse ! »

Dans notre dossier sur « Les ravages du dépistage » (Voir Néosanté N° 10), nous avons déjà évoqué les travaux dérangeants de Bernard Junod, ex-enseignant à l’Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique de Rennes. Lire la suite

DANIELLA CONTI : « Mes 3 clés pour une santé vraie »

Agée aujourd’hui de 70 ans, la Lyonnaise Daniella Conti a derrière elle une carrière de professeur de Lettres. Parallèlement à cette vie d’enseignante, elle s’est formée à plusieurs approches thérapeutiques innovantes qu’elle enseigne à son tour depuis une vingtaine d’années en France et en Italie . Lire la suite

WILLY BARRAL : « Le corps de l’enfant raconte l’histoire émotionnelle de ses parents »

Eczéma, bronchites chroniques, autisme… Et si, par ces symptômes, l’enfant exprimait les non-dits familiaux, transmis de génération en génération ? Des « dire du corps » du tout-petit qui n’a pas encore la parole pour s’exprimer. Lire la suite

ROGER LENGLET : « ce sont nos neurones qu’on assassine ! »

Attribuées aux gènes ou au vieillissement, les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques…) touchent pourtant des personnes de plus en plus jeunes. Pour Roger Lenglet, ce fléau s’explique surtout par l’omniprésence de substances neurotoxiques dans l’environnement, les médicaments, les vaccins et les amalgames dentaires. Lire la suite

Dr OLIVIER SOULIER : « Oui, la sclérose en plaques est guérissable »

Evénement : à l’initiative du Dr Olivier Soulier, se tient à Paris les 24 et 25 mars un congrès intitulé « Sclérose en plaques : comprendre pour guérir ». Après avoir suivi plus de 300 patients atteints de cette maladie, le médecin homéopathe lillois s’est en effet décidé à partager son expérience de la SEP et de sa causalité psycho-émotionnelle. Lire la suite

MICHEL ODOUL : « Le respect du vivant commence par le respect de soi»

Fondateur de l’Institut Français de Shiatsu, conférencier et auteur à succès estampillé « médecines douces », Michel Odoul nous interpelle dans Aux Sources de la maladie sur le développement troublant des maladies malgré les progrès des sciences. Lire la suite

PIERRE PELLIZZARI : « J‘ai vérifié la Médecine Nouvelle »

Dans l’ouvrage portant ce titre (*), le naturopathe belgo-italien présente une série de cas cliniques montrant ce qu’il appelle « la merveilleuse logique » de la Médecine Nouvelle. Pour lui, les lois définies par le Dr Hamer ne sont d’ailleurs pas des hypothèses ou des concepts mais des découvertes, c’est-à-dire des mécanismes de la nature dont chacun peut facilement vérifier la réalité. En Italie, le nouveau paradigme médical a pris quelques longueurs d’avance. Lire la suite

Dr NICOLE DELÉPINE : «Les médecins sont devenus des marchands de médicaments »

Oncologue pédiatrique dans un hôpital universitaire, Nicole Delépine est aussi un médecin engagé qui défend avec acharnement sa liberté de soigner autrement, de manière humaine, individualisée, et en explorant de nouvelles pistes thérapeutiques. Dans son nouveau livre (*), elle dénonce crûment « la face cachée des médicaments » et d’un système de santé soumis à « l’impérialisme du fric ».
Interview d’une résistante révoltée mais néanmoins optimiste. Lire la suite

Dr MICHEL HENRARD : « Les travaux de Hamer changent tout »

Cocorico : les médecins belges sont à la pointe de la Médecine Nouvelle ! A la suite de son confrère namurois Robert Guinée (*), le bruxellois Michel Henrard vient en effet de publier un livre entièrement consacré aux découvertes du Dr Hamer (**). Ce sont les deux seuls ouvrages écrits sur le sujet en langue française par des docteurs en médecine qui se revendiquent ouvertement de la vision hamérienne sur le sens biologique des maladies. Fruit de plus de 20 années d’expérience, celui du Dr Henrard réussit l’exploit d’être à la fois très complet, rigoureux et accessible à tous. Nous l’avons lu dès sa sortie de l’imprimerie et interrogé son auteur. Lire la suite

MARC GIRARD : «  Nous sommes malades de la médicalisation »

Vioxx, Avandia, Mediator… les affaires de «  médicaments toxiques » se succèdent, toujours plus nombreuses, et mettent en lumière le fait que les labos pharmaceutiques s’engraissent souvent au détriment de la santé publique. La faute à qui ? Dans un petit livre pas cher (*), le Dr Marc Girard, médecin et expert en pharmacovigilance, apporte une réponse dénuée de toute démagogie : tous les acteurs du système sont coupables, à commencer par les (sur)consommateurs de soins qui acceptent sans rechigner la «  médicalisation délirante » de la société . Au passage, l’auteur d’ «  Alertes grippales » prend le pari que
les marchands de vaccins vont encore berner le citoyen en agitant le spectre de la grippe aviaire.
Interview décapante. Lire la suite

MARIE MANDY : « Ce que mon cancer du sein m’a appris »

Réalisatrice de documentaires engagée, Marie Mandy décide, quand elle apprend qu’elle souffre d’un cancer du sein, de filmer son parcours au plus près pour témoigner et accompagner sa quête vers le sens. D’une sincérité absolue, son film profondément intime ne tombe cependant jamais dans le pathos ni le voyeurisme. Il est une incitation à aller de l’avant en mettant toutes les chances de son côté. Soit en optant pour une approche intégrative, qui ne sépare pas la guérison physique de la guérison intérieure.
Voici le condensé de quatre heures d’interview intense… Lire la suite

GUY CORNEAU : « Ma traversée du cancer »

En avril 2007, le célèbre psychanalyste québécois Guy Corneau apprend qu’il est atteint d’un lymphome cancéreux de grade 4… le plus avancé. Un an plus tard, il s’entend dire par la même oncologue : « Je ne sais pas ce que vous avez fait, mais ça a marché. » Dans son livre « Revivre  ! », il témoigne de sa traversée et plaide pour une approche intégrative de la maladie. Un livre éminemment humain, porteur d’un message d’espoir, d’une invitation à la réflexion sur le sens de la maladie et d’une incitation à prendre sa vie en main… sans attendre d’être malade. « Ce n’est pas la médecine qui va décider de l’issue de cette maladie, c’est moi », s’était-il promis. Pari réussi. Lire la suite

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