Médecin psychothérapeute spécialisé en libération émotionnelle, via l’EFT (Emotional Freedom Technique) et la méditation, Julien Drouin est l’incarnation de cette médecine intégrative qui gagne du terrain, jetant un pont fécond entre maux du corps et souffrances de l’esprit. À travers son expérience personnelle, ses patients, ses recherches, il éclaire le lien possible entre répression des émotions et cancer. Car ce qui ne s’exprime pas, s’imprime…

Propos recueillis par Carine Anselme

En quoi consiste votre accompagnement de médecin psychothérapeute ?

Au cabinet, je reçois près de 80 % de patients souffrant de cancer, pour un travail de libération émotionnelle, au travers d’outils tels que l’EFT (1), la méditation ou encore le Matrix Reimprinting (« Réencodage de la Matrice »), dérivé de l’EFT. Dans cette approche, le thérapeute stimule lui-même les points d’acupuncture sur le patient (dans l’EFT, c’est le patient qui le fait, NDLR), pendant que ce dernier se reconnecte à un souvenir traumatisant. L’enjeu est de recréer de la sécurité dans le souvenir. J’accueille également des personnes souffrant de phobies, de traumatismes, mais aussi des comédiens, sportifs, etc. Je propose par ailleurs une activité de méditation et d’EFT en groupe, dans une clinique de Marseille (Saint-Roch), pour des personnes souffrant de dépression, de syndromes anxieux.    

Comment êtes-vous passé d’un profil « classique » de médecin généraliste à psychothérapeute, spécialisé en psychologie énergétique (2) et interpellé par le lien entre émotions et cancer ?

C’est la maladie de mon père, en 2012, qui a été le déclencheur. Il avait 60 ans et préparait le marathon de Bordeaux. Ayant consulté pour un état de fatigue, on lui a diagnostiqué un cancer du colon et du foie. Une question s’est imposée : « Comment est-ce qu’un marathonien sexagénaire qui mange bio, sans antécédent familial de cancer du colon, peut-il développer un tel cancer ? » Influencé par mon travail en clinique psychiatrique (où j’ai exercé comme médecin durant 10 ans), je me suis rapidement orienté vers le stress psychologique.

C’est là que vous touchez du doigt l’influence délétère de la répression des émotions…

En effet, en ce qui concerne mon père (aujourd’hui, décédé), c’était clair : super diplomate, il exprimait peu ses émotions et fuyait les conflits comme la peste. Au cours de l’enquête émotionnelle, j’ai découvert un stress passé inaperçu, car non exprimé, les mois précédant le diagnostic : mon père avait appris sur un réseau social la vente de la maison familiale par ma mère (dont il était divorcé ; un divorce « houleux »). Maison à laquelle il était encore attaché et qu’il souhaitait léguer à ses enfants. Il a littéralement ruminé cette rage… Il m’avait pourtant dit que « l’orage était passé » et, avant que l’on ne pose ce diagnostic, il était heureux, profitant de ses enfants et de ses petits-enfants, et préparant joyeusement le marathon du Médoc (nous, ses cinq enfants, avions promis de le faire avec lui, déguisés !). Les conflits familiaux semblaient réglés et il avait même guéri « spontanément » d’une hypertension artérielle. Je ne comprenais donc pas grand chose à ce diagnostic…

Qu’avez-vous suggéré comme traitement complémentaire pour « dénouer » ce qu’il n’avait visiblement pas digéré ?

Parallèlement à une chimiothérapie, et sous mon insistance, il a accepté de faire un travail sur ses émotions. Mais mon père n’était pas ouvert à ça, en raison de son éducation.  Il a rencontré à deux reprises Jean-Michel Gurret, psychothérapeute, spécialiste français en EFT. Si ces séances lui ont fait du bien, j’ai senti qu’il n’adhérait pas vraiment. Pour lui, le traitement des émotions était secondaire. Il ne fera jamais le travail en profondeur requis (Silence)… Après plusieurs traitements et opérations (mais aussi des perfusions de vitamine C ; mon mémoire pour mon diplôme en micro-nutrition – ma première spécialité – portait sur « Vitamine C & Cancer »), entrecoupés de rémission, il entrera en soins palliatifs et s’éteindra, le 16 mars 2013, après 12 mois de lutte.

C’est donc à partir de cet événement fondateur que vous focalisez votre travail sur l’importance de la libération émotionnelle sur le chemin de la guérison…

Absolument, car au cours de la maladie de mon père, habité que j’étais d’espoir, je m’étais intéressé aux rémissions spontanées de cancer (voir plus loin, NDLR). Or, d’après les recherches et témoignages des patients, la libération des émotions réprimées était l’une des clés de leur rémission. Même tardive.

Comment les émotions réprimées agissent-elles sur l’organisme ?

Même si la science académique ne reconnaît pas le lien de cause à effet entre émotions et cancer, toutes une série d’études montrent qu’il y a un lien d’association (voir à ce sujet, l’excellent article, très documenté, sur le site de Julien Drouin, NDLR). Il n’y a donc pas de preuves formelles, mais à l’aune de mon expérience familiale et des patients que je reçois, je perçois ce lien comme majeur. Concrètement, si vous vivez un stress, il y a deux comportements possibles, soit vous exprimez ce que vous ressentez, soit vous gardez tout pour vous…  

Alors, les femmes, généralement plus enclines à exprimer ce qu’elles ressentent, seraient-elles mieux loties ?

Oui… et cela explique, peut-être, qu’elles aient un meilleur taux de rémission (face au cancer). Pleurer, par exemple, est un mécanisme naturel de libération émotionnelle. Trop souvent, on dit encore : « Un garçon, ça ne pleure pas ! » Pleurer n’est pas une faiblesse, c’est une force ! Ce mécanisme allège la charge allostatique.

Qu’est-ce que cette charge allostatique ?
C’est la charge de stress émotionnel qui va peser sur le système nerveux autonome. Ce dernier régule les fonctions biologiques du corps et, notamment, la prolifération des cellules souches du cancer. Quand vous avez une charge allostatique qui grossit, grossit, grossit au fur et à mesure de l’existence, cela provoque l’activation du système sympathique, qui nous met en tension et libère des neurotransmetteurs « stressants » et inhibe les neurotransmetteurs relaxants. Une fois activé, le système sympathique modifie l’expression de nombreux gènes, créant un terrain à même de favoriser la prolifération des cellules souches du cancer. Inversement, lorsque vous libérez cette charge allostatique, le système nerveux autonome bascule en réponse « réparation/ relaxation », activant le système parasympathique qui libère un neurotransmetteur essentiel : le GABA (acide gamma-aminobutyrique) qui inhibe la libération d’hormone de stress et bloque la prolifération des cellules souches du cancer. D’ailleurs, le Dr Maurice Israël, auteur d’un article sur le cancer du pancréas, a titré sa publication : « Le déficit en GABA (dans le pancréas endocrine), une des premières causes du cancer » (3).

Si je comprends bien, des activités, telles que la méditation ou encore l’EFT, activent ce fameux GABA…

Exactement ! Tout ce qui permet de libérer les émotions va activer la réponse de relaxation, et va donc entraîner la libération de GABA endogène. Dès lors, le yoga, la méditation, mais aussi, par exemple, le théâtre – qui favorise l’expression cathartique des émotions – ont un effet, je pense, sur le GABA. Je conseille toujours aux patients de pratiquer ce qu’ils aiment – que ce soit marcher dans la nature, danser, chanter… – car c’est la meilleure façon d’activer la réponse de relaxation.

À l’aune de ces découvertes, quel est l’avenir de ce courant de la psychologie énergétique, auquel appartiennent l’EFT, Matrix Reimprinting (etc.) ?

Nous sommes à un moment-clé, où chacun est amené à devenir capable de gérer ses émotions. En écho à l’actualité, la peur et la colère sont partout : c’est un peu comme si l’univers nous les présentait sur un plateau, afin de nous offrir l’occasion de nous interroger sur ce qu’on en fait… Or, la psychologie énergétique offre des outils permettant une libération émotionnelle (en complément des traitements). Une étude vient de sortir portant sur : « Quel est l’effet de l’expression émotionnelle via l’EFT sur l’expression des gènes (l’épigénétique) ? » Les chercheurs se sont aperçus qu’il y avait 72 gènes qui étaient ainsi modifiés – dont 4 gènes suppresseurs de tumeur qui sont activés. Mais d’autres gènes sont également activés, comme ceux qui régulent la réponse inflammatoire ou d’autres gènes qui régulent le métabolisme de l’insuline. Il faut savoir que dès qu’il y a une réponse de stress, il y a libération d’insuline, entraînant la production de glucose. À la lumière des recherches menées par le Dr Otto Warburg, on sait que les cellules tumorales se nourrissent principalement de glucose (d’où l’intérêt du régime cétogène, sans sucre, ou du jeûne). Mais c’est le stress qui déclenche ce mécanisme insulinique : si vous agissez en amont sur le stress, vous obtenez une diminution de l’insuline, donc du glucose.

En parlant de répression émotionnelle, vous évoquez le rôle central du  « syndrome de la cocotte-minute ». Quel est ce syndrome ?

Je me suis tourné vers la prise en charge des émotions, entre autres parce que recevais beaucoup de végétariens et de végétaliens, menant une vie « exemplaire », atteints pourtant de cancer. Au niveau émotionnel, il y avait souvent, en eux, beaucoup de colère et de peurs. Ce que j’ai observé (chez eux, mais aussi chez nombre d’autres patients), c’est ce « syndrome de la cocotte-minute » : quand les gens viennent me voir, il y a une grosse accumulation de colère, de rage, au centre de la cocotte-minute. Pourquoi ? Parce qu’il y a un « couvercle ». Fermé. Un couvercle fait de peur. En interrogeant les personnes atteintes de cancer, on se rend compte qu’intervient souvent, durant leur enfance, la perte (réelle ou symbolique) de quelqu’un qu’ils aiment : un parent, une mamie, un papy, un frère, une sœur, un ami… voire un animal de compagnie. Cet événement va graver dans le subconscient la peur de perdre ceux que j’aime. Ce programme nous pousse à fuir le conflit, à ne jamais dire « non », à avoir peur de déranger, de faire de la peine, etc. Même si on a des avis, des besoins, on ne va pas les dire, de peur de perdre l’amour ! Du coup, on n’exprime pas ses émotions et la colère va s’accumuler… C’est ce que j’appelle « le syndrome de la cocotte-minute » : la pression monte et elle va déséquilibrer le système nerveux autonome, évoqué plus haut. Jusqu’à arriver à un moment où se produit l’événement de trop, qui va faire « exploser » la cocotte-minute !

Est-ce un mécanisme avec lequel vous êtes familier ?

Oh oui  (Rire) ! Cela me ramène à un épisode douloureux de l’enfance où j’ai été envoyé en colonie de vacances, loin de ma famille. Pour faire court, traumatisé, je me suis mis à pleurer et, du coup, j’ai été humilié par une éducatrice… Cela m’a transformé en « huître », n’exprimant plus rien par peur du rejet, de la solitude – par peur de perdre ma famille, mes amis. Peu à peu se met alors en place le couvercle de la cocotte-minute: on vit pour les autres, on se retrouve dans des situations dont on ne veut pas, on ne se respecte plus. La colère s’accumule. Problème : la peur agit comme un aimant… « Ce que j’ai redouté m’est arrivé » (Job 3 ; 25). Donc, j’ai revécu des situations similaires plusieurs fois ! Quand la pression est trop forte, il arrive bien que le couvercle se soulève un peu, mais comme les émotions exprimées sont alors inadaptées, voire disproportionnées, cela provoque en face la colère et le rejet – ce que l’on redoute ! Alors, plus le temps passe, moins les émotions sont exprimées, puisque le couvercle devient la porte blindée d’une prison. Or, ce qui ne s’exprime pas s’imprime dans le corps (maladie). Les émotions réprimées créent un barrage énergétique qui place les cellules en aval en situation de survie.      

En accompagnant les patients, vous travaillez donc à (faire) relâcher la pression de la cocotte-minute…

La première chose sur laquelle je travaille, c’est la colère réprimée au cœur de la cocotte-minute. On va donc chercher à libérer la colère, la rage. Mais cela ne suffit pas, car le couvercle est toujours en place ! Il est donc nécessaire de travailler la peur – la peur de perdre ceux que j’aime. Avec l’EFT, mais aussi avec une méditation spécifique de traitement de la peur (voir encadré, NDLR).  

Dans la foulée, vous vous êtes intéressé au lien entre libération émotionnelle et rémissions spontanées de cancer…

J’ai commencé à m’y intéresser lors de la maladie de mon père, car son cancer était résistant aux traitements conventionnels… donc, évidemment, on cherche alors tous azimuts, notamment en étudiant les cas de ceux qui, contre toute attente, ont guéri. J’ai notamment lu le rapport publié par l’Institut des Sciences Noétiques (fondé par l’ancien astronaute Edgar Mitchell), étudiant 3500 cas de rémissions spontanées (de cancer, de maladies infectieuses…). J’ai lu également les travaux de Bernie Siegel. Ce chirurgien, qui a répertorié 57 cas de rémissions spontanées de cancer, a observé que ceux qui ont guéri avaient libéré leurs émotions : ils avaient notamment fait la paix avec leurs proches. Le troisième ouvrage-phare est une étude réalisée par le Dr Turner aux États-Unis (« Radical Remission », non traduit) qui répertorie plus de 1000 cas, pointant 9 facteurs mis en action par les patients qui ont vécu une rémission spontanée. Et, dedans, se trouve un point essentiel : « J’ai libéré toutes les émotions que j’avais en moi. » Il y a aussi changer d’alimentation, pratiquer une activité physique, écouter son intuition, retrouver une activité spirituelle (sens de la vie), etc. Autre ouvrage qui m’a inspiré : « Revenue guérie de l’au-delà » d’Anita Moorjani. Atteinte d’un lymphome, plongée dans le coma, elle a vécu une expérience de mort imminente, où elle a « reçu » le message qu’elle devait libérer ses peurs et son sentiment de dévalorisation. En trois semaines, elle n’avait plus rien ! Ce qui est central dans son livre, c’est qu’elle dit avoir libéré la peur. Toutes ses peurs.     

Où en êtes-vous de vos émotions et de votre « cocotte-minute » ? Autrement dit, êtes-vous un cordonnier bien chaussé ?

En tout cas, je peux dire que je suis très heureux ! Je mets en pratique ce que je propose aux personnes que j’accompagne. Ainsi, chaque jour, je travaille mes peurs et la dévalorisation, en pratiquant une demi-heure de méditation de pleine conscience, accompagnée d’EFT. Ma vie a changé lorsque j’ai commencé à lire des livres relatant les expériences de mort imminente ; cela a fait tomber les peurs. Ainsi, sur un plan concret, avais-je très peur de m’exprimer en public. À présent, je fais du théâtre. Vivre sans peur, c’est génial !

Vous avez une fille de 6 ans et un garçon de 4 ans : faites-vous de l’EFT en famille ?

Nous faisons mieux que ça (Rire) ! Le psychothérapeute Jean-Michel Gurret, s’est rendu en Haïti afin de soigner les traumatismes avec l’EFT, suite au séisme de 2010. Pour accompagner les enfants, il a positionné les points travaillés en EFT sur un ours en peluche. Du coup, les enfants ont appris facilement les points à tapoter. Ils étaient plus détendus. Inspirées par cette initiative, ma femme et ma sœur ont lancé « Doudou ZEN », des Doudous EFT (1). Comme les points EFT sont représentés par des cœurs en couleur, ils permettent aux enfants (accompagnés par les parents et/ou un thérapeute) d’apprendre de façon ludique à exprimer et se libérer de leurs émotions. Lorsqu’il s’agit, comme pour mon père, de « soulever le couvercle » à 60 ans, de remonter jusqu’à l’enfance, vous imaginez tout ce qu’il faut libérer ! Or, si on « écope » au fur et à mesure les traumatismes, la charge allostatique – dont j’ai parlé plus haut – ne grossit pas. D’autant que si les enfants apprennent tôt à se libérer de leurs émotions, cela devient un jeu… d’enfant pour eux ! Hier, pour la rentrée des classes, mon fils souffrait d’une angoisse de séparation. Nous avons fait une séance, et la rentrée s’est passée sereinement.    

Comment faites-vous pour rester relié à des émotions positives mais aussi au monde, sans être contaminé par la peur ambiante ?

Je me protège, en faisant attention aux sources d’information. Je sélectionne rigoureusement ce qui rentre. J’évite, ainsi, les images (violentes, anxiogènes), car elles « impriment » le subconscient. Je prête également attention à mon état émotionnel. Je ne laisse pas traîner longtemps des peurs, des colères. Et je fais ce que j’aime (Rire) !

(1) L’EFT, thérapie de libération émotionnelle, agit par tapotements sur des points-clés des méridiens, couplés à des affirmations positives.
(2) En travaillant de manière tactique sur le plan énergétique, à l’articulation entre le corps et le cerveau, les outils de la psychologie énergétique cherchent à nous délivrer des blocages et engrammes émotionnels, inscrits dans la mémoire cellulaire, pour rétablir un courant (d’énergie) continu, synonyme de bien-être et vitalité.
(3) http://cancer-therapy.org/CT/v8/A/23.Israel_et_al_171-183.pdf
(4) www.doudous-eft.com

CARNET PRATIQUE
Pour en savoir plus sur Julien Drouin, voir www.eftmarseille.com (infos, articles, vidéos, ateliers, liens, accès aux réseaux sociaux…).
Notez que Julien Drouin animera un atelier « Libération Émotionnelle et Cancer », le samedi 10 décembre 2016, à Paris. Cet atelier s’adresse à tous les publics sans prérequis, et plus spécifiquement aux personnes touchées directement ou indirectement par le cancer afin de leur présenter des méthodes thérapeutiques (EFT, etc.) leur permettant de gérer le stress et de stimuler leur système immunitaire (infos sur son site).
Julien Drouin participera également au Congrès de psychologie énergétique en mars 2017. Infos à paraître sur www.quantum-way.com
Par ailleurs, Julien Drouin est le vice-président de l’IPAGS (Institut pour l’Amélioration Globale de la Santé), dont le but est la prévention active des maladies chroniques et de civilisation par une médecine intégrative. Cette association propose un protocole de jeûne relatif (1 repas par jour pendant 40 jours, au printemps), accompagné de compléments alimentaires naturels, d’EFT, méditation, yoga, etc. La complémentarité de ces outils travaille sur la libération émotionnelle.      

Méditation de traitement de la peur
« Vous pouvez faire cet exercice chaque fois que vous ressentez de la peur », conseille Julien Drouin. En pratique, il est préférable de pratiquer dans un espace tranquille et de préparer une liste des peurs, écrite au préalable. Asseyez-vous confortablement, dos droit. Fermez les yeux. Inspirez profondément et lentement dans votre abdomen, puis expirez aussi rapidement que vous le pouvez. Répétez. Une fois encore : inspirez de plus en plus lentement, puis expirez rapidement. Maintenant, continuez la respiration à votre propre rythme. Examinez votre corps physique de la tête aux pieds afin de trouver l’énergie de la peur. Cherchez où se loge la peur. Si vous n’arrivez pas à la trouver, lisez une de vos peurs sur votre liste et scannez votre corps à nouveau. Une fois la peur localisée dans votre corps, simplement, regardez-la. Ne l’analysez pas, regardez-la simplement. Permettez-lui d’être là. Permettez-lui d’exister. Permettez-lui de grandir et d’être. Cela peut être un inconfort physique, tel qu’un nœud, une douleur, un endroit tendu, ou une pensée, un souvenir… cela peut être aussi juste le sentiment de la peur. Regardez-la simplement. Observez-la. Sentez-la. Permettez-lui d’être là. Et dites, « Peur, tu es la bienvenue ici ». Bienvenue ici. Accueillez la peur et permettez-lui de grandir. Laissez la grandir et grandir encore. Permettez-lui de grossir et de s’exprimer… autant que possible. Mais n’analysez pas. Permettez-lui simplement d’être. Que ce soit des mots, des pensées, des souvenirs, suivez si la peur se transforme en une autre émotion ou change de place dans votre corps. Quoi qu’elle fasse, accueillez son expression. « Tu es la bienvenue ici, pensée… tu es la bienvenue ici, émotion, mots, mémoires… tu es la bienvenue ici ». Faites-y attention. Observez-la. Maintenant, autorisez-vous à vous approchez d’elle… et à étreindre la peur quelle que soit l’expression qu’elle aura choisie. Donnez-lui de l’amour et la lumière, et permettez-lui d’exister. Remerciez-la pour le travail qu’elle aura accompli (quel qu’il soit) pour vous, et pour avoir été avec vous depuis si longtemps. À présent, libérez-la dans l’Unité. Autorisez-la à retourner librement dans la Source. Inspirez profondément maintenant. Inspirez la lumière et l’amour. Et, tandis que vous expirez, permettez que cette lumière et cet amour aillent remplir l’espace dans lequel se trouvait la peur. Maintenant, respirez lentement. En inspirant lumière et amour, et en expirant, permettez que cette lumière et cet amour se répandent à travers tout votre corps et dans votre environnement. À présent, scannez votre corps des orteils à la tête et assurez-vous qu’il n’y reste plus aucune peur. Si la peur persiste, répétez l’exercice de suite. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez utiliser votre liste des peurs pour répéter l’exercice… ou le terminer maintenant en ouvrant vos yeux et en vous étirant. Vous pouvez répéter cet exercice chaque jour, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de peur dans votre vie.